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Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Propos confus en italien.
...
Dino, Michael Foster, mon assistant.
-Bonjour.
-On y va.
-S'il vous plaît, un peu de silence !
-Ça fait très longtemps que je voulais faire ce film.
D'ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi
le plus grand écrivain italien de ce siècle était inconnu
-Peut-être.
-Pourquoi avoir choisi Dino Pizani,
plutôt connu comme metteur en scène de théâtre,
assez génial...
-Ou assez cinglé pour accepter qu'un Américain
joue Pavese.
-Vous savez que M. Elliott est un comédien exigeant.
Vous-même n'avez pas la réputation d'un metteur en scène facile.
Lequel des 2 va manger l'autre ?
-Personne ne mangera personne.
Nous allons bâtir un monument dédié au génie de Pavese.
C'est peut-être bien lui qui va nous manger !
-Pouvez-vous nous dire comment vous avez découvert Pavese ?
-Chez un copain libraire, j'ai vu le "Journal" de Pavese.
Je l'ai feuilleté, je ne sais pas pourquoi...
Et j'ai lu qu'il avait commencé à tenir son journal à 28 ans
et qu'il s'était donné la mort à 42 ans, en pleine gloire.
Et j'ai passé 2 jours et 2 nuits à lire,
à lire et à lire ! Sans arrêt !
Sans arrêt parce que... tout au long de ma lecture,
je savais que la dernière ligne de la dernière page...
Le dernier mot arriverait à peine une seconde avant son suicide.
Et voilà ce qu'il a écrit :
"La chose qu'on redoute le plus en secret
"finit toujours par arriver.
"Quand j'y pensais, ça avait l'air facile.
"Tout ça me dégoûte.
"Assez de paroles, un acte !
"Je n'écrirai plus un mot..."
Alors, il a versé de l'eau dans un verre et y a mis 16 sachets
de somnifère, les a regardés fondre et il a avalé...
Et il est mort...
En silence.
Klaxons.
-Vous avez
l'air conditionné ?
Italien.
-Je ne trouve pas Gabriella. Il faut choisir entre ces 4.
Oui, mais elle est allemande.
-Celle-là ?
-Tu as bien dormi ?
-Trop bien... Tu as acheté des brioches !
-C'est ton père. Il ne t'a pas réveillée avec sa machine ?
Maintenant, il commence à 5 h du matin.
-Pourquoi tu ne lui achètes pas une électronique ?
-Il en a une, il ne s'en sert pas.
Pour lui, une machine silencieuse n'est pas une vraie machine.
On doit faire une télé avec le spectacle le 25.
En direct, avec du public.
Tu as envie de le revoir ?
Ce serait une bonne excuse pour venir à Paris, allez !
-Ça va te faire des droits d'auteur.
-J'arrive !
-Jane, tu as un synonyme pour dévotion ?
Dis à ta mère de m'apporter du café.
-Dis à ton père qu'il me lâche un peu !
Machine à écrire.
...
"Le pape se réveille à 6 h, donne un biscuit à son chien,
"puis prend son petit-déjeuner."
-Ça avance ?
-Attention, tu vas arroser le petit-déjeuner du Pape !
J'ai un filon : les magazines qu'on trouve dans les avions.
J'ai des lecteurs dans le monde entier.
Ça, c'est les menus préférés de Jean-Paul II.
-J'écris sur la bouffe et le vin pour faire oublier l'avion.
Le plus drôle, c'est qu'ils mettent ça
près des sacs pour vomir !
J'ai eu les résultats du labo après les derniers tests.
Ils sont rassurants. Les globules blancs ont remonté.
C'est Alexandre le Grand qui a inventé le chiche-kebab.
Il ne mangeait que ça.
-N'importe quoi !
-La cuisine byzantine, c'est lui.
Il l'a répandue dans le monde entier.
Les Romains, tu sais ce qu'ils mangeaient ? Des tétines de truie.
-Des tétines de truie ? Où tu as lu ça ? Il est fou !
Téléphone.
-Allô ?
-Je t'appelle car j'ai une très bonne nouvelle à t'annoncer.
Tu es assise ? Ben, assieds-toi.
*-Ça y est.
-Ils ont téléphoné. C'est toi qui as le rôle.
-C'est pas vrai !
-Ils veulent que tu sois à Rome le 28.
Tu as 3 jours, peut-être 4... Pas sûr.
-Je ne te l'avais pas dit que ça allait marcher ?
Je le savais.
-Je viens d'avoir une idée géniale.
-Pourquoi tu as mis le champagne au freezer ?
C'est un bloc de glace !
-Ta mère dit que je devrais aller à Rome avec toi.
-Tu es folle ? Pourquoi tu veux aller à Rome ?
-Tu ne devineras jamais.
-Ne t'en fais pas. Je vais tout organiser.
-Il fallait que tu te trimballes avec ce truc ?
Si tu te voyais avec ça...
Tu te débrouilles tout seul, d'accord ?
Où est le bureau de la production ?
-Au premier étage.
-Je viens te reprendre ici.
-Saloperie de lampe !
-Ne faites pas de bruit, ils tournent.
...
-Gianni, allume le fond !
Sonnerie.
-Tu arrives à les tirer, toutes ces filles ?
-Toutes.
-Bonjour.
Tony... Tiens.
C'est les pilules dont je te parlais.
-Il me faudrait quelque chose de plus fort.
-Excuse-moi...
Susan au téléphone. Sam aussi a appelé de New York.
Il te rappelera ce soir ou demain.
Pour le dentiste, j'ai reporté le rendez-vous.
Passe-moi les clés de la voiture.
-Demande à l'habilleuse.
J'ai téléphoné hier, c'était toujours occupé.
Je suis sur le plateau, là...
*-Tu te rappelles ?
-Oui... On va tourner, c'est difficile de se parler.
-Oui, je sais.
*-J'ai pleuré toute la nuit.
-Susan, arrête de te mettre dans des états pareils.
*-Alicia s'est mise nue devant Brian dans la salle de bains.
-Enfin, il a tout de même dû dire quelque chose...
Susan, calme-toi...
Il a 7 ans, il a vu une femme nue, ce n'est pas la fin du monde !
-D'accord... Mais tu ne vas pas l'emmener chez le docteur pour ça ?
*-Je vais la virer !
*On lui donne 15 jours, c'est ça ?
*Ça va 15 jours ? Ou je lui dois moins ?
*Quand je pense à tous les endroits où on l'a emmenée.
*Tu te souviens ? D'abord Tahiti, puis Paris.
*Je lui ai donné toutes mes affaires.
*Tu te rappelles ce jean acheté à Paris ?
*Je le lui ai donné.
*Je n'arrive pas à croire qu'elle a fait ça !
-Tu la vires et on oublie.
Elle était nulle, ça n'a pas d'importance.
Elle ne m'a jamais rien montré à moi.
-Moi aussi.
Mon fils a couché avec sa nurse.
Vous imaginez ça ?
Il a 7 ans.
Il faut qu'on parle.
On ne peut pas changer ce type avec le chapeau marron ?
Je n'aime pas... Oui ?
Il va se mettre ici et plein de gens sortiront de l'hôtel.
Il ne sera pas seul.
On peut remettre la voiture en place ?
Italien.
Une minute...
-Michael, tu peux venir ?
Vois avec ce type.
-M. Elliott. J'ai fait plus de 600 km pour lui parler.
-Non, il est occupé, il travaille.
Ça vous fait de la publicité ! Je veux lui parler !
Steve !
-Il veut une interview.
-Fous-le dehors.
-Arnaldo ! Arnaldo !
-S'il vous plaît !
-Steve ! Mais qu'est-ce que vous faites ?
Arrêtez !
Vous allez me lâcher, oui ?
Vous allez entendre parler de moi !
Vous ne savez pas à qui vous avez affaire ! Vous verrez !
-Ce n'est pas un chien ! C'est un journaliste !
Ce journaliste,
je vous signale que c'est mon père !
J'avais vraiment envie de jouer dans ce film.
Mais je ne peux pas travailler avec des gens comme vous !
Votre rôle, vous pouvez vous le mettre au cul !
-Minute !
Restez là !
Je n'ai pas que ça à foutre ! Moi aussi, je travaille !
Les journalistes me font chier ! Et vous aussi !
...
-Attendez !
Ça va, arrêtez ! Je vais faire son interview.
Bon, ça va !
Je vais faire son interview. Ça va ?
Arrêtez de pleurer.
Je m'excuse...
C'est moi...
Ne me regardez pas comme ça...
-Ça va mieux ?
Ça va ?
Attendez.
-C'est ridicule ! Tout le monde nous regarde...
-On s'en fout.
Le chauffeur de taxi me regarde dans le rétroviseur.
Il me dit : "Excusez-moi. Vous êtes Steve Elliott, l'acteur ?"
Je lui dis : "Oui, c'est moi."
Il dit : "Vous connaissez Jerry Lewis ?"
Je lui dis : "Oui, je connais Jerry Lewis."
Alors, il se retourne et il me fait un grand sourire.
Et il me dit : "Vous savez quoi ? J'ai sauté sa secrétaire !"
J'ai failli tomber du taxi !
Tu sais pourquoi ?
-Parce que tu l'avais sautée aussi !
Tout le monde a sauté la secrétaire de Jerry Lewis !
-Il a eu son interview. Il rentre demain matin.
-Steve Elliott, tu l'as vu ? Alors, comment il est ?
-Pas mal.
-Et toi, tu commences quand ?
*-J'ai 5 jours de tournage. Je ne pourrai pas revenir.
Je dois être à Paris jeudi. On commence à répéter.
Il faut que je te laisse. Il faut que tu dormes.
-Tu sais quel sport il m'a dit qu'il préférait ?
La pêche !
Je le trouve très sympathique, ce type.
Si tu te couchais maintenant ? Ça suffit.
Dis...
Tu as un problème
avec ton magnétophone.
-Oh merde !
-Alors, ça va ?
-Bonjour.
-Tu as épaté Pizani. Il aime les gens qui ont du caractère.
Tu es quoi, toi ?
-Anglaise, française, italienne, je n'en sais rien...
-Tu es italienne ?
-Le plus grand poète italien.
Et on a besoin d'argent américain pour tourner la vie de Pavese !
Elliott est très bien.
Mais c'est comme si on prenait Mastroianni
pour la vie d'Hemingway !
-"La mort viendra et elle aura tes yeux."
-Ce n'est pas la même saveur, hein ?
À plus tard. Ciao.
-Paolo ! Merci.
-J'aime bien ton père. Il a l'air intéressant.
Par ici... Il est toujours comme ça ?
Tu sais, Gabriella est une fille comme toi.
Elle est belle, elle a du caractère.
Et un jour, elle rencontre Pavese dans un bal.
Mais lui... Il ne sait pas danser, il ne sait pas bouger.
Il sait seulement écrire.
Et dès qu'il la voit, il tombe amoureux.
Et quand il veut faire l'amour, il ne peut pas.
Mais ce qui est important, c'est que tu es la dernière femme
qu'il a aimée, 3 jours avant sa mort.
Italien.
-Jane !
-Merci.
-Je te la confie. Attention.
-Tu imagines le film avec Jessica Pampers au lieu de Jessica Lange ?
Italien.
-Vous tournez quand ?
Déjà ?
...
-Je ne sais pas danser...
Je suis désolé, je ne sais pas comment faire.
-Qui tu es, toi ?
Tu me regardes depuis tout à l'heure.
-Je m'appelle Pavese. Je suis écrivain.
-Tu écris des histoires ?
-Oui, des histoires sur mes semblables.
-Tu écriras mon histoire ?
-Oui...
Je l'inventerai.
Je voudrais te revoir.
-Je n'en sais rien.
Les gens de la ville, je ne les aime pas trop.
Ils parlent trop bien.
-Coupez !
-J'ai fait au moins 2 km à pied !
-Eh Sam ! Je ne savais pas que tu venais.
-Ce con de taxi s'est gouré de numéro !
-Il fallait le dire, j'aurais envoyé une voiture.
-Tellement de gens m'ont dit de vous embrasser !
-Olga, c'est Sam.
-Bonjour.
-Enchantée.
-Il faut que je sois à l'aéroport à 6 h.
-Il faut que j'aille plus vite que le décalage horaire.
Elle est belle, la maison ! Susan va adorer.
Rien.
-Tu veux me faire croire que tu es venu ici
pour voir si cette maison plairait à Susan ?
-Ça se passe bien le film ?
-Très bien.
-Et les rushs, tu as vu quelque chose ?
-Tu vas te décider à nous dire ce qui se passe ?
-Le projet de la Warner va se faire.
Je leur ai dit que tu étais parti pour 3 mois
tourner un film en Italie sur la vie d'un intellectuel
communiste avec un réalisateur inconnu.
Ils sont prêts
à payer ton dédit.
Téléphone.
-Allô ?
Salut, Susan. Attends une seconde.
-Sam... Si tu veux rester mon agent,
mon ami,
tu ne refais jamais ce coup-là.
Qu'est-ce qu'il y a, chérie ?
Oui...
Je te l'avais dit.
-Je crois que je vais rester un jour ou 2.
-On verra ça plus tard.
-S'il vous plaît, silence ! Merci.
-Un petit rafraîchissement ?
-Merci.
-Je vous en prie, dépêchez-vous !
-Tu as vu, tes acteurs se lancent dans un grand roman d'amour.
-Ah bon ? Parce que rire, ça donne des rides ?
-Attention, on va tourner ! Je demande le silence partout !
-Moteur ! Tourne !
-"Pavese", 10.5, première.
-J'ai failli m'endormir. C'est tellement calme ici...
J'espère que je ne t'ai pas fait peur.
-Pas du tout.
-J'avais envie qu'on prenne un verre ensemble. On peut ici ?
-Je crois que c'est fermé. Mais il y a à boire dans ma chambre.
-On va trouver un bar ouvert. Tu viens avec moi ?
-OK.
-C'est le "Journal" de Pavese.
C'est magnifique.
Il parle de la création,
de son mal de vivre.
Tu lis ses mots et tu dis : "Oui, c'est ça.
"C'est exactement ça !"
C'est ça...
Et tu as l'impression de souffrir avec lui.
Il est tellement exigeant.
Il est...
si seul.
Il n'est pas heureux, mais il continue d'espérer.
Et avec les femmes, c'est pareil.
Il tombe toujours amoureux des femmes,
mais toutes celles qu'il approche, il va les perdre.
Il est tard. Tu es fatiguée ?
Je n'ai pas sommeil.
Je ne dors jamais. Juste un peu sur le plateau.
J'adore marcher la nuit dans les rues. Je fais ça tout le temps.
À New York, à Londres...
-Tu sais où Pavese s'est suicidé ?
Dans un hôtel
qui s'appelait "Hôtel Roma". Exactement comme celui-là.
-Je ne bouge pas d'ici ! Va le chercher.
Tu sais où est sa loge ? Viens, je te montre.
...
-Tu veux que je me coupe en 2 ? On m'appelle...
Je t'embrasse... Oui, c'est ça...
Salut.
Tu veux un verre ?
Regarde ce que John m'a offert.
Viens voir.
...
-Viens, on y va.
...
...
-Pardonne-moi.
Steve hurle.
-Tu me fais mal !
...
-Coupez.
Sonnerie.
-Steve...
Steve... Steve...
C'était bien. C'était très bien.
Mais tu avais la braguette ouverte.
Je te jure que ça se voyait.
-Très bien.
On va la refaire.
-Je ne perds pas Pavese !
Il me colle à la peau ! Tu ne vois rien ou quoi ?
-Tu ne t'attendais pas à ça, hein ?
-Non.
Non...
Tu es là ?
Ça va ?
Tu veux dîner avec nous ce soir ?
-OK.
-Tu es sûre ?
-Oui, je suis sûre.
-D'accord.
On t'attend dehors.
-Jane !
Jane !
Viens !
Non ! On ne touche pas les chaussures !
Merci ! Au revoir !
Monte devant.
Italien.
-J'ai encore perdu mes chaussures !
-Ils ont fini la semaine dernière.
Où tu veux dîner ce soir ? Tu veux dîner à la maison ?
Tu veux passer à ton hôtel ?
-Non, ça ira.
Ils se sont séparés quand j'étais petite.
On vivait à Londres. Il travaillait à la BBC.
Et ma mère l'a quitté. Elle a ouvert une galerie d'art, à Paris.
Elle m'a inscrite dans une école bilingue
pour que je puisse parler anglais avec lui.
On se voyait rarement.
Et quand on se voyait, c'était triste...
C'était comme si ça le déchirait de nous avoir perdues.
-C'est là qu'il a commencé à boire ?
-C'est étrange. Ils ont recommencé tous les 2 à zéro.
Comme s'ils n'avaient rien trouvé de mieux, nulle part ailleurs.
Ils sont comme ça, en fait.
Désenchantés...
-Je trouve ton père très bien.
-C'est un malade !
Mais elle, elle tient le coup. Ça compense.
-C'est pour ça qu'ils se sont mariés ?
-Non, ils se sont mariés parce qu'ils étaient beaux.
-Tu veux rester avec moi, ce soir ?
-Oui.
-Steve !
Steve !
Voilà, Beatrice. Lui, c'est Steve. Et Jane.
Elle ne parle que l'italien.
Mais elle est très gentille. Elle travaille chez Beltrami,
elle m'a rouvert
le magasin à 22 h et ne m'a pas fait payer.
Vous n'avez rien mangé ?
C'est ici, chez Alfredo, qu'on a inventé les "fetuccini".
Vous voulez quoi ?
Garçon !
Et du vin.
-Quoi ?
-Rien.
-Moi non plus.
Bruissement de feuilles.
-Qui est là ?
Qui est là ?
-C'était quoi ? Il y avait quelqu'un ?
-Je ne sais pas.
Ça va mieux ?
-Non...
-Ça doit être l'herbe. Je crois qu'on a un peu trop fumé.
Jane, calme-toi !
-Non !
-Reste là... Ne bouge pas...
OK ? Je reviens tout de suite.
Merde !
Où est-ce qu'elle l'a foutu ?
Tiens, bois ça.
-Non !
Excuse-moi...
-Tu restes ici si tu veux, ou tu viens avec moi...
Je vais regarder la télé dans le salon.
OK ?
*Italien.
*...
-Tu viens ?
*Italien.
-Papa !
-Mon Dieu !
...
-Bonjour... Coucou... Tu dormais déjà ?
Viens... Mais oui !
On va au lit... Il faut dire bonsoir à tout le monde.
Bonne nuit à Dino... et à John et à Sam.
-Bonne nuit, Brian.
-Olga !
Italien.
-Bonsoir tout le monde. Mon avion part aux aurores.
Salut, Michael. À bientôt, Susan. Bonne nuit.
-Bonsoir. Sam. Papa et moi, on vient dans 10 mn.
-À bientôt, Steve.
-Va te faire foutre !
-Je vais leur expliquer que ça va être un très grand film.
Si, même avec toi dedans.
-Ils sont couchés.
Je l'ai laissé là-bas.
-Je ne sais pas ce que c'est... Peut-être le décalage horaire...
En tout cas, je te trouve très bandante.
-Ne me fais pas ce numéro !
-Tu ne me croiras pas, mais je suis ravi que tu sois venue.
-Cet enfoiré a tout fait pour que je reste
à New York !
Je veux faire un remake de "Tendre est la nuit."
Tu joueras Zelda,
ce ne serait pas pour faire un remake !
De toute façon, jamais elle ne partagera la vedette.
D'ailleurs, je ne courrais pas le risque.
C'est elle, la star. Pas moi.
-Il est d'une merveilleuse lucidité,
quand il a un verre dans le nez...
Après 3 ou 4 verres, il lui vient des flashs...
de génie ! Juste avant de s'endormir...
Téléphone.
...
-Allô ?
*-Bonsoir.
*Comment tu vas ?
J'avais envie de t'entendre.
Il est trop tard ?
-Non, ça va.
-Tu n'es pas seule ?
-Non.
-Je t'aime.
*Tu me manques.
Bonne nuit.
...
-Tu as couché avec lui ?
-Quoi ?
-Non, c'est juste pour savoir...
-Arrête !
-De toute façon, je sais que tu as couché avec lui.
Je m'y attendais.
-Pourquoi tu dis ça ?
-Je ne sais pas...
Comme ça...
Tu lui as parlé de moi ?
-Oui.
-Qu'est-ce que tu lui as raconté ?
C'est la meilleure ! En plus, tu lui as parlé de moi !
Qu'est-ce que tu lui as dit ?
Tu vas le revoir ?
-Je ne sais pas...
-Putain, je ne peux plus dormir !
Je te remercie !
-C'est qui ?
-Jane Steiner, elle joue Gabriella.
-Je hais ce mec, je hais ce film
et je hais l'Italie ! On a fait 23 prises !
Il déplaçait sa caméra sans arrêt ! Tu sais ce que c'est ?
-Les 2, s'il te plaît. Bonjour, Susan.
Il y en aura peut-être une de bonne !
-Steve aime beaucoup ce film. Je le sais, il me l'a dit.
Ce n'est pas quelqu'un de facile.
Il est un peu énervé en ce moment.
que tu arrives
sur un tournage, vous vous bagarrez.
-Il a besoin de moi, Michael.
C'est pour ça que je suis venue.
-On a fait 23 prises.
Tu sais ce que ça veut dire, 23 prises ?
-Dino ! J'ai envie de refaire la scène.
Je pense à ce plan. Je crois que le problème, c'est moi.
Je n'étais pas dans le coup... Qu'en penses-tu ?
-Oui.
-Je déteste qu'on se foute de ma gueule !
-Vous croyez qu'il n'est pas content ?
Je crois qu'il n'est pas content.
Téléphone.
-Allô ?
Oui, une seconde.
Paris.
Ce n'est pas le moment.
-Je suis désolée...
-Susan ! J'ai 200 dollars placés sur toi !
Alors, bats-toi.
-Je t'avais dit de ne jamais parier sur ta femme.
-Tu es trop raide, détends-toi !
Tu n'es pas concentrée.
On dirait que tu le fais exprès !
Elle joue mieux d'habitude. C'est une tactique.
Vas-y !
Attends !
Tu n'es pas concentrée, là !
-Ce n'est qu'un jeu, calme-toi. Allez !
-J'oubliais ! Quand monsieur joue,
il a sa doublure pour ne pas avoir l'air d'un con !
-Si on l'appelait, il pourrait supporter ton caractère de merde.
-Pendant que tu y es, envoie-le dans ma chambre !
Il pourra aussi me baiser à ta place !
-Ça m'arrangerait !
-Ce con finira par me rendre cinglée !
Voiture qui démarre.
-Je sais, Michael.
Je sais ce que je fais. Je veux avoir un week-end tranquille.
Je laisse la voiture à l'aéroport.
Lundi matin, je serai à l'heure sur le plateau.
Salut.
Téléphone.
*-Bonjour, vous êtes bien chez Jane et moi, Tarzan.
*Nous sommes dans la jungle. Laissez-nous un message.
*Pour ce qui est professionnel, téléphonez au 42-52-56-28.
*Ou essayez au théâtre pendant la journée. Gros bisou.
...
-Ça va ?
-Comment tu m'as trouvée ? Qu'est-ce que tu fais ici ?
-Je ne sais pas...
-Salut.
-C'est...
Bruno Schloesser,
-Vous aussi, j'aime bien ce que vous faites.
On va bouffer ? Il dîne avec nous ?
-Oui, tu viens dîner avec nous ?
-Oui.
-Tu veux que je change de place ?
-Vous viendrez au spectacle demain soir ?
-Je dois repartir, je regrette.
-Faites voir le vin. C'est moi qui goûte.
Il est très bon ! Très fruité !
-Très bon !
-Il commence à me plaire ! On pourrait le prendre avec nous.
Vous êtes venu à Paris
-Arrête tes conneries, Bruno.
Je vous laisse.
-Bonne idée. Casse-toi, connard !
Non, ne me touche pas !
-J'ai passé une soirée très sympathique.
Ce serait bête de la foutre en l'air. On va en rester là.
Merci.
Au revoir.
Et désolé.
-C'est ça ! Bonne nuit !
J'irai voir le film !
...
Susan est repartie avec les enfants.
Elle a dit que tu avais besoin d'être seul.
-Elle se doute de quelque chose ?
-Je ne sais pas.
-Malgré les quelques incidents techniques...
inhérents à une telle soirée,
il nous faut dire un grand merci
à nos camarades de la technique.
Mais je ne savais pas où te joindre...
-...d'une telle soirée.
...
-Mesdames ?
-Tu sais, en fait...
On n'est pas venus seulement pour ta pièce.
On est venus pour faire un scanner.
Et si on nous dit qu'il n'y a plus
rien à faire...
on envoie tout balader et on rentre en Toscane.
-Je ne peux pas l'appeler, comme ça.
-C'est la vie. Tu te tricotes des souvenirs, c'est merveilleux.
Appelle-le !
Téléphone.
-Allô ?
Une seconde...
Jane.
-Allô ?
Où tu es ?
Tu peux revenir ?
Un billet t'attendra à l'aéroport.
Depuis combien de temps tu n'as pas été amoureux ?
-Je ne sais pas... 5 mn, 1 an...
Je suis toujours amoureux. C'est les autres qui ne m'aiment pas.
-Jane chercha Steve du regard mais ne vit que Michael.
La déception pouvait se lire sur son visage.
Sentant ses secrets espoirs s'évanouir,
Michael se mit à dévorer les fleurs qu'il lui avait achetées.
Il est par là-bas, tu es autorisée à courir.
...
-Et on descend Amsterdam Avenue...
On était 6, 3 garçons et 3 filles. Je me dis :
"Enfin, ce soir, pour la 1re fois, je vais baiser."
Tout le monde se sent bien... On revient à la maison.
On monte au 2 étage. On est chez moi...
Je me dis que ça va être le pied de ma vie !
On sort le vin, les drogues...
On était jeunes, ça remonte à 68.
On baisse la lumière, on monte la musique.
J'entre dans ma chambre, avec un de ces monstres !
Je me dis : "Je vais mourir !"
On est dans ma chambre, moi, le monstre...
Il y a un couple sur le canapé. Et sur mon tapis péruvien,
il y en a 2 autres. Ça fait 4 dans le living, plus nous...
On enlève nos fringues... Plutôt, j'enlève les miennes.
On dirait qu'elle s'est habillée au supermarché...
Je vais chercher le vin... Je réfléchis à la meilleure façon
de m'y prendre.
Elle commence à me parler de sa famille...
Bonsoir...
Olga !
Pourquoi je n'ai pas de dessert ?
...
-C'est un rêve !
Je ne voudrais pas que ça finisse...
...
-On dirait un Indien.
-Je t'aime.
Téléphone.
-Allô ?
Non, tu ne me réveilles pas.
Qu'est-ce qui se passe ?
Susan, je... Susan...
-Je ne peux pas !
-Ferme les yeux.
...
-J'ai gagné !
-Tu as triché ! Il y avait un croissant ici et là !
-Non !
-Elle a triché !
Tu es assise sur un croissant.
-C'était mon 5e !
-Tu es assise sur un croissant !
Et ça, c'est quoi ? Tu en as caché un !
Qu'est-ce que c'est ?
-Il est 8 h 30, il faut y aller.
Café ?
-Merci, non.
Ça te plaît ce que tu fais ?
-Tu veux dire être l'esclave de Steve ?
Ca a toujours été le rêve de ma vie.
Si j'aime ce que je fais ?
Je me fais du pognon, je voyage. Des gens célèbres
se mettent à genoux devant moi. Tu sais ce que je faisais avant ?
Je découpais de la viande à la boucherie Casher de mon père,
à Brooklyn.
Et maintenant, regarde-moi.
Quelqu'un qui voudrait me faire croire que ce n'est qu'un rêve ?
-Il te raconte l'histoire de sa vie ?
Hein ?
La vieille boucherie Casher !
Et la fille d'Ottawa !
-Il n'a pas parlé de la fille d'Ottawa.
-Tu sais que ce type me hait ?
Il vole mes chaussures et les enterre dans des coins bizarres.
Il me tient !
-Elle n'a pas le droit de faire ça...
-Je croyais que vous étiez un couple libre.
-Sauf que je suis très couple et qu'elle est très libre !
-Ça change, non ?
s'il vous plaît.
Au revoir.
...
-Vous voulez quelque chose ?
-Non, merci.
-Tenez.
Elles sont encore chaudes, je viens de les cueillir.
-Merci.
...
Orage.
...
-Qu'est-ce que c'est ?
-Regarde.
-Alors ?
Comment tu me trouves ?
-Je te trouve très belle.
Je vais te montrer quelque chose.
-Quoi ?
Non ! Tu es fou !
...
Klaxon.
-Quoi ?
-Susan ne va pas bien. Elle m'a appelé cette nuit.
Elle était hystérique. Elle a hurlé pendant 3 heures.
-Merde !
-Elle ne supporte plus que je ne sois pas avec elle.
Je crois qu'elle sait quelque chose.
-C'est pour toi.
-Merci.
Elle est superbe !
Quoi ?
-Je voudrais que tu comprennes quelque chose.
Je n'ai pas envie de te voir souffrir.
Mais je crois que Steve ne quittera jamais sa femme.
-Je sais, Michael.
-Coupez.
En position de départ !
-C'est la 15e, non ? Acteur, ce n'est peut-être pas pour moi.
-C'est lui qui te gêne ? Tu veux qu'on le change ?
-Lui, ça va. Non, c'est moi.
Je ne le sens pas ! On va la refaire.
-Très bien, on va la refaire.
*Italien.
-Ça tourne !
-Tu sais pourquoi on voudrait que l'amour ne s'arrête jamais,
qu'il dure toute la vie ?
Parce que si la vie est une souffrance,
l'amour est un anesthésique. Qui voudrait se réveiller
Les femmes qu'il faudrait épouser sont celles dont on se méfie
trop pour les épouser.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Qu'est-ce que tu fais là, toi ?
-Je m'embêtais, j'avais envie de te voir.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce qu'elle fait ici ?
-Elle m'a fait une petite blague, ce n'est pas grave.
-Ses petites blagues, elles me font chier !
Vous me faites chier, tous les 2,
avec vos enfantillages et vos histoires de fesses !
J'ai un film à faire ! Je n'ai pas le temps pour vos conneries !
Tu reviens en place et tu finis ta scène !
Je crois que tu ne devrais pas lui dire des choses comme ça...
Et Jane aussi, elle t'emmerde ! Et quand tu auras retrouvé
ton sens de l'humour, tu n'auras qu'à nous siffler !
"Tu es une petite pisseuse !"
"Une petite pisseuse !"
Une petite pisseuse...
-Je m'excuse, je voulais juste une photo...
-Tu vas voir !
-Que font-ils ?
-Il est con !
-Ils nous suivent toujours !
-Putain !
-Tu sais que ton producteur est en état de choc profond ?
Il n'arrête pas de regarder la photo publiée ce matin.
Tu t'es marré au moins ?
Il y en a pour 60 000 dollars. Cher, pour un pare-chocs...
J'ai bousillé une bagnole, ce n'est pas la 1re fois !
-Ça, on s'en fout ! Elle est sur toutes les photos avec toi.
-Ça ne te regarde pas ! Je fais ce que je veux !
Je ne veux plus voir cette bagnole ici !
Je ne te paie pas pour écouter tes conseils !
-Tu dois être au studio vers 3 h.
*Anglais.
-C'est la cassette préférée de mon fils.
Il l'a vue 100 fois... Il est sûr qu'il va aller dans la Lune.
-Tu crois que je devrais avoir un enfant ?
-Peut-être...
Peut-être pas...
Peut-être...
Je te l'ai dit, non ? Je crois à ça, à la famille.
Je crois que les gens sont faits pour vivre ensemble, en couple.
Comme les loups.
-Et les pingouins.
-Je ne m'attendais vraiment pas à te rencontrer, tu sais.
Ça a été une telle surprise.
Je suis plutôt fermé avec les gens, moi.
Susan raconte que la 1re fois qu'elle m'a vu,
j'avais l'air si distant qu'elle a cru que j'étais pédé.
Elle a toujours été très directe.
Elle est compliquée, très exigeante.
Elle est très forte...
-Ah oui ? Etre la femme d'un acteur, ça lui fait quoi ?
-Elle est très jalouse.
-Tu pourrais la quitter ?
-Peut-être.
-Si tu la quittes un jour, un jour tu me quitteras aussi.
-Mademoiselle, quelqu'un pour vous.
...
-C'est bien, ici...
Peut-être un peu grand, non ?
-Mais qu'est-ce que tu fais là ?
-J'avais envie de te dire bonjour.
Et sinon...
Qu'est-ce que tu fais toute la journée ?
-Rien.
-C'est bien...
Et ça marche ? Enfin, tu es heureuse ?
-Ça va.
-C'est bien.
-Tu ne sais pas où est passée ma chemise grise à rayures ?
Celle que tu dis toujours qu'elle me va formidable...
Je l'ai perdue.
Je l'ai cherchée partout. Pas moyen de mettre la main dessus.
Ça n'a l'air de rien, mais...
Je me suis réveillé 3 nuits de suite en me demandant
où je l'avais foutue...
En ce moment, je perds tout.
Ce n'est pas compliqué, je ne retrouve rien...
Enfin...
La piscine est chauffée ?
-Non.
-Tant pis...
Salut.
-Bruno ! Attends !
-Salut.
...
-À moi, le trésor !
-Je prends à l'abordage ton sandwich !
-Tu n'auras pas mon sandwich !
depuis les thermes de Caligula à pied !
-Caracalla !
-Je sais bien ! J'ai horreur du jogging !
-Qu'est-ce que tu as ?
Ça ne va pas ?
-N'importe qui.
-Quoi ?
-Je t'ai attendu ici toute la journée.
-Je suis désolé, on a bossé jusqu'à minuit.
-Tu aurais pu me téléphoner ! Je ne vais pas passer
mes journées à attendre que tu reviennes !
C'était une scène difficile... J'avais autre chose en tête.
-Autre chose, c'est ça !
-Si tu veux tout foutre en l'air sous prétexte que je ne t'ai pas
appelée, vas-y, fais-le !
Ce serait con.
Ce serait vraiment con.
Je t'adore !
Tu ne veux pas qu'on le fasse sur la table ?
-Non... Pas sur la table.
Alors... elle s'approche et me presse contre le mur.
Il est glacé contre mes épaules...
Elle glisse le long de mon corps, de ma poitrine. C'est très lent.
-OK.
Elle l'a fait glisser lentement
le long de mes jambes et...
elle commence à me caresser.
Elle me caresse très doucement.
Je voudrais qu'elle aille plus vite.
Et puis je sens... ses seins.
-Ils sont tout petits.
Elle pose sa main sur ma cuisse.
Mon corps devient lourd...
Je sens son souffle qui s'approche. C'est chaud !
Elle descend... entre mes jambes.
Là, je me laisse aller...
Ça dure !
Je voudrais que ça ne s'arrête jamais...
Mercredi 5 octobre.
Il a plu. Et puis le soleil est revenu.
C'est déjà l'automne. Je vais avoir 26 ans et je t'aime.
Pour la 1re fois de ma vie, je passe mes journées
à attendre le soir. Tu pars à l'aube.
Le ciel est encore sombre.
Je te vois disparaître comme dans un brouillard.
C'est à ce moment-là que je m'endors.
Nos nuits sont longues. Tu ne dors jamais.
Quelquefois, tu interromps un mot, un geste...
Et tu glisses dans un sommeil si profond qu'il me fait penser
à la mort. Puis brusquement, comme au bord d'un précipice,
tu échappes à une chute sans fin.
Alors, tu ouvres les yeux et tu me regardes.
J'aime cette nécessité qui m'a poussée vers toi,
qui m'a emportée de Paris à Rome.
Je suis monté dans l'avion avec un air mystérieux.
Puis sans un mot, je me suis glissée contre toi.
Et la chambre s'est refermée sur nous.
J'aime t'écrire de cette maison un peu étrange.
Je voudrais y rester des heures à me pencher à l'intérieur de toi,
pour y lire ce que je suis,
ce que je crois être. C'est si paisible, en moi.
Et ça bouillonne.
J'ai la fièvre. Viens vite. Dépêche-toi.
J'entends tes pas dans tous les escaliers.
Téléphone.
-Allô ? Mon bébé ! Ça va bien ?
Oui...
Non, tu lui dis que papa l'a acheté pour tous les 2.
Il doit te le prêter.
Oui, mon amour.
Oui, Susan.
Quel script ? Je ne suis pas au courant !
-Jane !
Elle est dans la maison !
Susan est dans la cuisine
avec Steve ! Habille-toi, grouille !
-Oh non...
-Grouille !
-Comment ça se fait que tu arrives si tôt ?
Il n'y a pas de vol venant de New York à cette heure-ci.
-Je suis venue en Concorde.
J'ai changé à Paris.
Tu veux un peu de sucre ?
-Non.
-Tu veux prendre le café dans le jardin ?
C'est comme tu veux.
-Ça m'est égal.
...
-Tu l'aimes ?
-Oui.
-Tu crois qu'on peut aimer plusieurs personnes à la fois ?
-J'en suis sûr.
-Moi, je crois qu'aimer plusieurs personnes à la fois,
c'est les trahir toutes.
-Si tu crois que tu n'aimes qu'une personne à la fois,
c'est toi que tu trahis.
-Je ne pouvais rien faire.
Quand c'est aussi fort que ça, tu ne peux pas lutter.
Ça s'impose à toi...
Ça t'envahit, ça te submerge...
Tu deviens aveugle et sourd à tout le reste.
Il n'y a plus que ça qui compte, ça efface tout.
-Alors, tu es amoureux ?
-Oui.
-Tu veux vivre avec elle ?
-Je n'en sais rien.
-Je vais repartir.
Steve, j'ai une seule question.
Depuis quand est-ce que tu as arrêté de m'aimer ?
C'est ça que je veux savoir ! Alors, dis-moi la vérité.
Est-ce que tu vas me quitter ?
...
-Allô ?
*-Où étais-tu ? On a essayé de te joindre.
-Oh non ! Elle est juste un peu fatiguée.
-Tu es sûr, hein ?
Je serai là demain.
...
-Ça va.
-Maman...
-Pourquoi je l'ai laissé partir ? Pourquoi je suis aussi con ?
-Attends ! Tu veux que je te dise que tu es con ?
J'en ai plein le cul de vous tous, avec vos sourires hypocrites !
Ce qui vous intéresse, c'est juste que je sois là pour travailler !
Il faut finir le film, en commencer un autre
et tenir le coup !
Ce qui se passe là-dedans, tout le monde s'en fout !
Tout le monde s'en fout de ce que je sens !
Tout le monde s'en fout, Michael !
Donne-moi les clés !
...
-Je ne peux pas me permettre de perdre 100 000 dollars par jour.
Pas question !
-Ne me dis pas que toi, tu ne sais pas où il est !
-Que je le sache ou pas, ça ne change absolument rien.
-Susan, il faut que tu me sortes de là.
-Il n'a envie de parler à personne !
Il a besoin d'une seule chose, de repos !
-Moi aussi,
Vous ne voyez rien, à part la baise, les films et le pognon !
Faites tout ce que vous voulez ! Faites-le arrêter,
foutez-lui un procès au cul ! Foutez la merde !
Mais tant qu'il ne sera pas prêt, il ne tournera pas !
J'ai toujours raison.
-Tu as vu comme elles sont belles ?
C'est les dernières.
Regarde comme c'est beau. L'ombre va tomber.
Et puis d'un coup, la maison va être contre le soleil,
juste avant qu'il se couche. Et puis ce sera la nuit.
Tu te souviens
-Il ne s'était pas sauvé, on l'a abandonné.
-Je savais.
-(Je ne sais pas si je vais m'en sortir...
(Je me bats depuis trop longtemps, je n'en peux plus...)
Tu m'aideras ? Tu promets ?
-Julia !
Regarde qui est là !
-Sandro !
--Julia.
-Sandro !
-Comment tu vas ?
Je suis content de te voir !
Regarde la mine qu'elle a. Et celle-là ?
Viens, on va prendre un verre.
-Alors ?
-Qu'est-ce que tu veux savoir ?
-La vérité. J'en ai marre des mensonges.
-Il faut en dire quand on est médecin.
-Oui, mais pas toi.
-Elle est perdue.
Elle ne peut pas s'en sortir.
Ça peut prendre 6 mois, ou un mois, ou un an...
Personne ne peut savoir...
Tu peux lui dire qu'elle peut compter sur moi.
-Ce soir-là, on a traîné plus de 3 heures à table.
Harry avait acheté des langoustes et du vin blanc.
Julia n'arrêtait pas de parler. Elle semblait gaie.
Elle n'avait jamais été aussi belle. En même temps,
je la sentais ailleurs.
Elle m'a regardée plusieurs fois avec cette espèce de complicité
qu'on avait toujours eue.
-Oh !
Mais je ne bois pas tant que ça !
-C'était ma mère.
Et je réalisais que plus personne ne l'écouterait
avec la même vraie attention.
Je ne voulais pas qu'elle me laisse seule.
-Quand on ne peut plus vivre, on a le droit de mourir.
On a le droit de saisir une dernière étincelle de vie
et de faire de sa mort..
un poème.
La chose qu'on redoute le plus, en secret,
finit toujours par arriver.
Il suffit d'un peu de courage.
Quand j'y pensais, ça avait l'air facile.
Il faut de l'humilité, pas de l'orgueil.
Tout ça me dégoûte.
Assez de paroles, un acte.
Je n'écrirai plus un mot.
...
-Coupez.
Sonnerie.
-Sandro va arriver.
-Il n'était pas fait pour être docteur, celui-là...
Il est trop sensible.
-Tu veux que ça s'arrête ?
Tu veux que ce soit maintenant ?
-Oui...
Je t'en prie...
Oui...
Tu me comprends, hein ?
...
"POUR STRIANO"
...
-Allô ?
-Ma mère va mourir.
Elle s'est battue pendant 3 ans, sans lâcher.
Pendant 3 ans, on n'a pas arrêté de lui dire
de se bagarrer, de tenir le coup, de garder l'espoir...
Mais maintenant, je sens qu'elle n'en peut plus.
Train.
*-J'ai besoin de toi...
Jane pleure.
...
-Pleure...
-Maman ! Maman !
Maman !
...
-Steve est parti le lendemain matin.
J'ai regardé la voiture disparaître
et je suis rentrée dans la maison.
Je ne m'étais jamais sentie aussi seule.
J'ai laissé les fenêtres grandes ouvertes. Vers minuit,
le vent du nord s'est levé et le ciel s'est rempli d'étoiles.
Tout d'un coup, j'ai compris que la force de Julia était en moi.
Je savais que désormais, j'allais pouvoir affronter la vie
comme elle avait affronté la mort.
Cette année-là, je suis restée à la maison et j'ai écrit
jusqu'à l'hiver. Le parfum de ma mère flottait encore
dans sa chambre.
"UN HOMME AMOUREUX"
...
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