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Original subtitles

2e PARTIE

Mes amis, je bois d'abord � l'heureux couple.

� Inga Helms Weiss, le nouveau membre de notre famille

et � mon fils Karl.

Je l�ve mon verre � Monsieur et Madame Helms.

� leur fils Hans.

� tous leurs amis et leurs parents!

Et aux chers parents de ma femme, Monsieur et Madame Palitz.

Arr�te tes discours, du champagne!

Ecoute... ce sont de bons Juifs.

Il est docteur. Son p�re est un h�ros de guerre.

Dommage que vous n'ayiez pas pu repousser le mariage de quelques mois.

- Que voulez-vous dire?. - Le Parti pourrait interdire les mariages mixtes.

Dorf, Erik, 24 ans, n� � Berlin.

Dipl�m� de la Facult� de droit.

Pas affili� au Parti.

Non, pas pour le moment.

Pourquoi cet int�r�t soudain?

J'ai besoin d'un travail.

Quels sont vos sentiments envers les Juifs?

Ils sont neutres.

Nous r�soudrons tous nos probl�mes.

�conomiques, militaires, gouvernementaux.

Simplement en attaquant les Juifs.

Connaissez-vous une femme nomm�e Elke Gutmann?

Oui, c'�tait notre femme de m�nage.

Dr Weiss, vous savez qu'il vous est interdit de soigner les patients aryens.

Je l'ai fait par habitude.

J'ai soign� beaucoup de gentils, y compris vous et votre femme.

Pourquoi ne pas avoir quitt� l'Allemagne?

Nous aurions du partir il y trois ans, apr�s le mariage de Karl.

C'est mon pays autant que le leur.

Je n'ai pas peur de ces barbares.

Vous me surprenez, Dorf.

Veuillez donner l'ordre.

- Je commence � appr�cier ce que peut faire un fin esprit l�galiste.

C'est une id�e remarquable.

Demandez-leur de mettre des costumes de ville.

Et pr�cisez leur bien de ne pas s'attaquer aux biens allemands.

Et toute r�sistance sera sanctionn�e par une balle.

Vous �tes le docteur Josef Weiss?

22 Roning Strasse, n� � Varsovie en Pologne,

Vous �tes d�tenteur d'un visa sp�cial.

Vous allez �tre d�port� en Pologne.

Vous devez �tre � la gare Anhalter demain matin � 6 h,

avec de quoi manger pour un jour et un sac.

- Et ma femme et mes enfants? - Cet ordre ne concerne que vous.

Vous donnerez ceci � l'officier responsable, demain.

Quel crime as-tu commis pour �tre envoy� � Buchenwald?

Je n'ai rien fait.

R�fl�chis. Quel crime as-tu commis?

Je n'ai rien fait.

Je ne suis que Sergent, je ne peux pas fourrer mon nez au QG des SS.

Je veux seulement savoir o� est Karl. Ce n'est pas trop demander.

- M�ller ne vas pas risquer sa carri�re... - Pour? Dis-le!

Pour mon mari juif? C'est bien �a?

Je suis presque s�r qu'il est � Buchenwald.

- Buchenwald! - Une prison pour les civils, ce n'est pas si terrible.

- C'est ce que j'ai entendu dire. - Est-ce que je peux le voir? Ou lui �crire?

Lui �crire peut-�tre. Attention, je n'ai rien dit...

J'aime bien tes parents. Je t'aime bien.

La loi ne pr�voit rien contre les Aryennes qui ont �pous� des Juifs, mais �a pourrait venir.

- Il ne faut pas chercher � le voir. - Il a raison.

M�ller a raison.

Quand je pense � cette famille compl�tement folle.

Un docteur... Et cette femme...

- Ton mariage n'a apport� que des probl�mes. - Je t'en prie!

- Je t'interdis de me parler comme �a. - Pourquoi je ne parlerais pas!

- Tu as amen� sa famille ici. - �a suffit!

Ce n'est pas prudent de cacher des Juifs.

Je peux te poser une autre question? Si j'arrive � lui �crire...

Il y a un moyen de payer les gardiens?

Si on est tr�s riche, c'est possible.

Mais un pauvre artiste comme ton mari, non.

- M�ller, aide-moi! - Non, M�ller!

Ne te laisse pas entra�ner, c'est assez dangereux, avec la folle que tu as mise l�-haut.

J'ai compris, merci, je m'en vais.

Maintenant, tu vas me foutre cette Juive � la porte!

- Et les deux morveux avec! - Non!

C'est ma famille!

Quel dommage, une pure Aryenne, jolie et qui se compromet avec un Juif!

M�ller, vous �tes un ami.

- Je vous demande de ne pas dire... - � propos des clandestins?

Pas un mot.

L'Angleterre et la France ont menac� d'intervenir en faveur de la Pologne.

Mais le F�hrer les repousse en les consid�rant comme...

de pures inventions de la conspiration juive internationale.

Les Polonais doivent se montrer raisonnables,

r�pondre favorablement � la requ�te du peuple allemand

et lui rendre les territoires qu'ils lui ont vol�s.

D'autre part, les milieux autoris�s de Varsovie

ne voient aucun motif de d�clarer la guerre.

Au contraire, m�me...

le peuple polonais est intimement persuad�

que son gouvernement doit c�der les territoires en question.

Pologne, c'est ton tour.

Maman, pourquoi personne ne le croit quand il annonce ce qu'il va faire?

On n'est pas capable de raisonner logiquement quand on a peur.

�a, je le sais...

On n'a pas �t� plus astucieux que ces abrutis du gouvernement,

que ce soit ici ou ailleurs.

Ce gros porc de M�ller croit que Karl est � Buchenwald.

Je vais y aller.

- On ne te laissera pas l'approcher. - Je vais pourtant essayer.

- Il faut que je le voie. - Il y a une chance de le faire sortir?

M�ller ne m'a laiss� aucun espoir, mais je verrai bien l�-bas.

- Moi, je quitte Berlin. - O� veux-tu aller?

J'en sais rien,

je ne veux pas me faire embarquer dans la rue.

- Mais et maman et Ana? - Je ne leur sers pas � grand-chose ici.

Inga, il va falloir que tu veilles sur elles.

Tu me prends pour un l�che, si je m'en vais?

Non Rudi.

Non, tu ne seras jamais un l�che.

Qu'est-ce vous disiez? Tu n'as pas parl� de Karl?

- Non Mamie. - Si seulement Karl �tait l�,

ce ne serait pas trop grave, si on �tait tous r�unis.

- Avec papa. - Papa va bien.

Il travaille dans un h�pital de Varsovie.

- Rudi! Tu m'interroges? - Oui, bien s�r.

On vient de publier de nouvelles lois concernant les activit�s des Juifs.

Elles concernent tous les Juifs sur les territoires d'Allemagne et d'Autriche.

Va te faire foutre!

- �a n'avance � rien. - Oui, mais �a me fait du bien.

- Alors? Tu m'interroges en histoire? - Oui, d'accord.

- 1521? - Invasion de cafards.

- 1618? - D�claration de la guerre de trente ans.

- 1776? - R�volution am�ricaine.

- 1814? - D�faite de Napol�on.

Tous les Juifs poss�dant une arme seront condamn�s � la peine capitale.

Tu as raison de bien apprendre tes le�ons, ch�rie.

Malgr� tout ce qui nous arrive, il faut te pr�parer � affronter la vie.

- Tu sais o� aller au moins? - N'importe o�, l� on ne me trouvera pas.

Et comment tu vas vivre?

Tiens, prends �a, �a peut te servir.

- Il faut que tu m'�crives, pour me dire o� tu es. - Oui, peut-�tre.

Dis � maman de pas s'inqui�ter pour moi. Et occupe-toi d'elle.

Sois gentille avec Ana,

elle est un peu nerveuse, mais elle est adorable.

Rudi...

Si tu vois Karl, dis-lui que je le reverrai un jour.

Au revoir, Inga.

Adieu Rudi.

Adieu, mon fr�re.

Pologne 1939.

Qu'est-ce qu'il y a l�-dedans?

Des espions.

Aucun plan, aucune coordination.

Les Polonais capitulent trop facilement.

Nous avan�ons si vite, qu'il nous manque le temps de nous organiser.

Si le but �tait d�fini, nous le pourrions peut-�tre.

Dites-moi quel est le but, si vous le connaissez.

L'�limination totale de l'influence juive en Europe.

La d�population des territoires occup�s par les Slaves.

L'utilisation des Polonais, Russes et autres Slaves comme ouvriers.

Qu'est-ce que �a donnera? Appauvrissement,

bannissement, d�portation,

st�rilisation, extermination...

Allons, vous avez lu le F�hrer.

L'annihilation de millions de gens est hors de question.

Je ne vous le fais pas dire.

Une certaine forme d'isolement peut-�tre. Une quarantaine.

Est-ce que les Juifs sont utilis�s dans un but pr�cis?

Je ne comprends pas.

Quel le pourcentage de conviction et celui d'opportunisme?

Je ne suis pas psychologue.

Les Juifs doivent-ils dispara�tre de la soci�t�? Bien entendu.

Supposons que cette fixation sur la race soit une erreur.

Les Juifs se marient avec des Aryennes depuis des si�cles.

Alors, pourquoi s'acharne-t-on � �liminer les Juifs?

C'est pratique, c'est tout.

L'antis�mitisme est le ciment qui permet de nous souder.

Les chr�tiens peuvent nous d�savouer sur bien des points,

mais dans leur �me et conscience, ils nous rejoignent dans leur haine du Juif.

Oui, mais les Juifs n'ont-ils pas m�rit� cette haine?

Oui, bien s�r, ils ont tu� le Christ,

empoisonn� les puits,

massacr� les enfants chr�tiens.

Himmler pense que c'est sans importance mais nous savons que c'est utilisable.

Ce sont des mensonges,

mais politiquement des mensonges tr�s pr�cieux.

D'une certaine fa�on, on nous a pr�par� le terrain.

Donc,

id�ologie et tradition ancienne

vont main dans la main, avec une politique moderne et efficace.

Pr�cis�ment.

Pourquoi ne rencontrons-nous pas d'opposition?

Pourquoi les Fran�ais et les Anglais protestent-ils � peine?

Parce qu'au fond d'eux-m�mes,

ils �prouvent une certaine admiration pour notre fa�on de r�gler la question juive.

- Quel est le mot que vous avez utilis�? - Quarantaine.

Isoler les porteurs de germes.

Nous pourrions commencer � l'Est. Qu'en pensez-vous?

On cr�erait d'immenses ghettos dirig�s par des Juifs.

Le mot ghetto pourrait �tre mal interpr�t�.

- Que sugg�rez-vous? - Les territoires juifs autonomes.

Les territoires juifs autonomes... Formidable!

Ils seront peupl�s en permanence des m�mes communaut�s?

Nous verrons � l'usage.

C'est un moyen de r�gulariser leur nombre et d'�liminer ces probl�mes.

Vous me plaisez, vous employez un langage qui traduit ce que je ne pense pas!

Heydrich s'est d�got� une petite perle.

Qui est-ce?

Cette petite perle, c'est ma femme.

Oh, �a alors, oncle Kurt!

Vraiment, si je m'attendais... Je ne savais pas que tu �tais � Berlin.

Je fais l'aller-retour. Ah mon petit neveu! Le jeune prodige, le studieux.

Regarde-toi aujourd'hui, un officier SS.

- Je suis tr�s impressionn�. - Un tout petit officier!

- Qu'est-ce que tu fais l�? - J'ai pass� un contrat avec l'arm�e.

Les g�n�raux trouvent que les affaires se traitent mieux � table que sur le terrain.

- Si seulement papa pouvait nous voir! - Il serait fier.

Marta est �tincelante.

Je l'aime de plus en plus.

C'est plus que de l'amour... C'est de l'admiration. Du respect.

Elle para�t avoir gagn� aussi le respect de ton sup�rieur.

� mon avis, il ne dirait pas non.

- Allons, je t'en prie, - Je disais �a pour plaisanter.

- Vous m'avez fait un grand honneur g�n�ral - Tout l'honneur �tait pour moi.

Dorf, votre femme est bien charmante. Nous devons organiser une soir�e � l'op�ra.

- Oncle Kurt! - Marta!

- Erik! - Ah oui.

Pardonnez-moi mon g�n�ral, mon oncle Kurt Dorf

Je suis tr�s heureux de vous connaitre.

Dorf Kurt... Une minute...

Engag� par le g�n�ral von Broicht...

Ing�nieur civil,

charg� de la remise en �tat des routes des territoires occup�s.

J'�tais loin de me douter que vous �tiez si bien inform� sur un cantonnier!

Excusez-moi.

Erik, tu devrais inviter la femme du major Eichmann.

Tu te souviens comme il avait �t� agr�able � Vienne?

Oui, ch�rie.

Oncle Kurt, tu veux bien danser avec Marta?

Pardonne-moi Marta, je pr�f�re ne pas danser.

Je suis si raide, apr�s tant d'heures pass�es sur les routes.

Je t'offre du champagne.

� toi, � Erik et aux enfants!

Tu as l'affection et les meilleurs v�ux d'un vieux c�libataire.

Merci oncle Kurt.

Un homme charmant ce Heydrich, pas du tout ce que je pensais.

Comment l'a-t-on surnomm�?

- Le jeune dieu de la mort. - Mais c'est horrible!

- Qui a os� dire une chose pareille? - Sans doute un ennemi politique.

Je t'assure que c'est un homme raffin�, d'une grande sensibilit�,

Il aurait pu devenir un grand violoniste, s'il n'avait pas choisi de servir l'Allemagne.

Je suis persuad� que c'est un homme tr�s bien,

mais un policier se fait beaucoup d'ennemis.

Ce n'est pas un simple policier. Erik non plus d'ailleurs.

Je m'excuse ma ch�rie, je ne devrais pas parler politique.

C'est pour �a que je suis rest� civil. Tu es ravissante, tu sais.

Erik a bien de la chance. Une femme, des enfants,

- une carri�re. - C'�tait simple,

- nous faisions partie de la nouvelle Allemagne. - Et vous grandissez avec elle.

- Tu pourrais le dire sur un ton plus convaincant. - J'en fais partie moi aussi.

Le F�hrer a beaucoup fait pour le pays. Tout le monde travaille de nouveau.

Il n'y a plus de gr�ves. Notre monnaie est forte.

Quand la France et l'Angleterre demanderont la paix,

- nous pourrons bien travailler. - Erik est du m�me avis.

La seule diff�rence, c'est qu'il porte un uniforme et pas toi.

Ma ch�re Marta...

C'est merveilleux comme tu as le don de tout simplifier.

Mais tu sais, tu as peut-�tre raison.

Malgr� mon �ge, et mes jambes raides,

- je vais t'inviter � danser. - C'est tr�s gentil.

Varsovie.

Donnez vos bagages � Monsieur Lowy, l�-bas. Il va vous dire o� vous installer.

De huit � dix par caisse.

Donnez vos bagages � Monsieur Lowy, l�-bas. S'il vous pla�t.

Il vous donnera les informations n�cessaires.

Avancez jusqu'au bout du quai.

Je suis le rabbin Karsh.

- Soyez le bienvenu. - C'est un miracle si nous avons surv�cu.

Docteur Weiss, mon fr�re Mo�se.

- Nous faisons parti du conseil juif de Varsovie. - Quelle est la situation?

Pas comparable au jardin d'Eden, mais �a va s'am�liorer.

Un enfant est mort dans ce wagon. La m�re ne veut pas le quitter.

Madame Lowy!

Nous avons besoin de vous.

Madame Lowy va vous conduire � la ville.

Venez, ayez confiance en moi, je m'occupe de vous et du b�b�.

Venez.

N'ayez pas peur.

Dieu vous b�nisse. Merci de nous aider.

Je n'appr�cie pas trop ma nomination au conseil juif de Varsovie.

Nous d�cidons qui va manger quoi...

Qui va dormir o� et comment... Qui va vivre, qui va mourir...

Il faut bien que quelqu'un s'en charge.

Tout le monde te respecte � Varsovie.

- Les gens ont confiance en toi. - Tu crois.

Tr�s franchement, depuis l'�poque o� nous jouions entre ces rails,

Tiens, l�, je m'en souviens. J'ai confiance en toi.

C'�tait toi le plus brillant.

Tu te souviens du jour o� tu as re�u le prix de pharmacie?

Et le proviseur n'a pas accept� que �a se passe dans le lobby.

Oui, parce que tu faisais d�j� partie du mouvement h�bra�que.

Tu as �t� le voler dans son bureau.

- Tu as pris le certificat et les 50 zlotys. - Oui, je me souviens.

Et papa...

Sa boutique qui restait toujours vide.

Il m'a oblig� � m'en occuper parce que c'est moi le plus b�te des deux.

- Tu n'avais pas le choix Mo�se. - Je n'ai pas le choix.

Hier comme aujourd'hui.

Je t'ai vraiment fait mal, il y a longtemps.

Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.

Le petit pr�f�r� a pu �tudier, lui.

- Et je ne t'ai jamais t�l�phon� ou �crit. - Tu �tais trop occup�...

Une femme, une famille, une carri�re...

Je te demande pardon.

Celui-l� a particip� � la premi�re attaque. Il n'en parle pas beaucoup.

Il en a vu de dr�les.

Le 88e a fichu une racl�e aux Polonais, hein, Hans?

Il n'y a que des terreurs. Je suis trop vieux maintenant.

Pas question de fronde, d'ailleurs, je suis mut� � Buchenwald.

- � Buchenwald? - Je serai dans l'administration.

J'aurais pr�f�r� me battre, mais il faut des gardiens pour les prisons.

- Buchenwald! Tu as dit que Karl y �tait. - C'est vrai?

Tu as dit qu'ils �taient presque tous envoy�s l�-bas.

C'est possible, oui.

M�ller, essaie de le trouver s'il te pla�t Il faut que tu saches o� il est.

Il y a dix, peut-�tre vingt mille prisonniers l�-bas.

Tu peux s�rement le trouver, Karl Weiss, un artiste berlinois.

Je suis s�r qu'il va bien. Il est mieux ici qu'en Pologne.

Hans, tu peux lui dire ce qui arrive aux Juifs de Pologne.

J'ai entendu dire que �a devenait malsain.

Les petits vieux � barbe passent les premiers, tous pendus sur la place.

Vous pouvez me croire... �a va empirer pour les Juifs.

En Allemagne aussi.

Tout �a parce que les Anglais et les Fran�ais se battent contre nous.

Tout le monde sait que les Juifs les ont oblig�s � entrer en guerre.

Il a raison et les deux autres � c�t� peuvent �tre dangereuses pour nous.

C'est vrai, ch�rie, M�ller ne dit pas �a pour nous faire peur.

Peut-�tre que ta belle-m�re et sa fille devraient quitter la maison.

Non!

C'est ma famille, tout autant que vous.

Elles vont nous cr�er des probl�mes.

Oui, abriter des criminels, prot�ger des fugitifs, c'est...

C'est pas appr�ci�.

Et tu dois arr�ter de te battre pour retrouver Karl!

- Nos malheurs viennent de lui! - Je ne peux pas croire que vous �tes ma famille.

Vous entendez? Qui a amen� des Juifs � la maison?

Tu n'as pas honte!

Maman,

tu crois que notre piano sert � quelqu'un en ce moment?

A papa?

Je peux toujours essayer.

Nous allons commencer une nouvelle ann�e, elle sera peut-�tre meilleure.

Maman, il ne faut jamais perdre espoir.

- Vous avez les mains froides! - J'ai toujours froid.

Joseph dit que cela vient de mon sang bleu!

Pourquoi vous-�tes vous disput�s?

Rien de bien grave.

- Tes parents veulent nous mettre dehors. - Ana.

On pourrait essayer de trouver une...

une place chez d'anciens patients de Joseph.

Les patients de papa sont partis.

- Ils sont en prison ou ailleurs. - Ana, je t'en prie!

On n'a plus aucune chance.

Karl est en prison, Rudi est parti, on n'a pas de nouvelles.

Papa est en Pologne, enfin on l'esp�re.

Maman, on dirait que tu joues une com�die.

Tu �cris des lettres, tu veux contacter ses patients. C'est ridicule.

- �a ne fait pas de mal. - Tu t'es toujours consid�r�e comme une exception.

Tu es si intelligente, si cultiv�e!

Les Nazis ne devaient jamais te toucher. Ni toi, ni tes enfants!

Regarde-nous, regarde ce qui nous arrive!

Ana, ta m�re n'est pas responsable!

Une nouvelle ann�e commence...

L'un de nous sera-t-il vivant pour f�ter la fin de l'ann�e?

S'il te pla�t, ma ch�rie

Ne pleure pas...

Rudi ne serait pas content s'il �tait l�.

- Rudi va nous envoyer des nouvelles. - Non.

- Il nous aidera, je le sais. - Non!

- Je ne veux plus t'�couter, c'est fini! - Ana, Ana...

- Je m'en vais moi aussi. - Inga, arr�te-la.

Attends, tu n'as pas d'argent...

Tu ne sais pas o� aller. Tu ne pourras pas te cacher.

Rudi, lui, �tait costaud

Laisse-moi tranquille! Je sais que je n'irai nulle part!

Ch�rie!

Ne vous inqui�tez pas.

Les rues fourmillent de policiers, ils vont vite la ramener.

S'il vous pla�t...

Laissez-moi rentrer chez moi.

Avec la capitulation de la France,

le F�hrer a annonc� la fin des conflits territoriaux en Europe

La France a rejoint la Hollande, la Belgique,

la Norv�ge, le Danemark, l'Autriche, la Tch�coslovaquie

et la plus grande partie de la Pologne, pour former la nouvelle Europe.

En ce qui concerne l'occupation de la France,

les citoyens fran�ais qui ne sont ni r�sistants ni membres de la conspiration juive internationale,

seront trait�s d�cemment.

Le F�hrer a aussi r�affirm� son attachement

et son amiti� aux peuples de l'Union Sovi�tique.

Tu verras, un de ces jours, ce sera le tour des Russes.

Et le n�tre, c'est pour quand?

Comment veux-tu que je le sache?

Si j'�tais � la carri�re, il me tueraient plus vite!

Dis pas de b�tises.

J'ai entendu dire qu'un type tr�s riche a achet� sa libert�.

50 000 francs suisses. Sa femme a donn� l'argent au commandant SS.

Sa femme! Je n'ai plus de nouvelles de la mienne depuis un an.

T'es comme les autres mon vieux.

Tiens! � propos de femme, Regarde �a.

- Arr�te, tu m'excites! - C'est une commande, pas une fantaisie.

Un sergent SS me l'a pay�...

C'est un petit cadeau pour sa ma�tresse.

Regarde ce pain.

Un bonus pour la petite culotte. Prends-en la moiti�.

Merci, je n'ai pas le droit, je passe mon temps � me plaindre.

Prends-le!

Merci!

- Avale vite et planque le pain! - J'en ai rien � foutre.

- Weiss!

On a pas le droit de manger ici.

Laisse tomber les kapos sont encore pires que les SS.

T'es un Juif, comme nous, Fous-nous la paix!

Je fais ce qu'on me dit de faire. C'est tout!

Tu vas pas nous faire un cirque pour un morceau de pain!

Tu es le fils d'un toubib de Berlin, Weiss?

Tu crois que tu peux jouer les durs?

- Donne-moi ce pain! - Non!

- Arr�te! Weiss, donne-lui!

- Pas question! - Pourriture!

Donne-lui ce pain bon Dieu! Les Juifs ne se battent pas entre eux.

Allez Weiss, laisse tomber!

- Arr�te! - S�parez-les, voyons!

- Non! - Arr�te Weiss!

- Je vais te crever! - Arr�te!

C'est pas possible! Arr�tez!

Mais arr�tez!

Je garde les baraquements, vous serez tous au rapport.

- Appelez les gardiens! - Weiss n'est pas dans le coup,

- C'est moi qui ai apport� le pain. - Toi, la ferme!

Inga... Inga...

Attention, Weiss! Ne bouge surtout pas.

Je vais leur dire, vous avez gagn�.

Vous pouvez faire ce que vous voulez de moi.

Tuez-moi!

�coute vieux, Je ne suis pas tr�s pratiquant, mais...

J'ai discut� avec un rabbin la veille de mon arrestation, Il a dit...

Pour chacun de nous, vivre est une sanctification.

- Mais je ne veux pas vivre. - Mais si!

Si �a t'aide, tu peux g�mir, pleurer... N'ai pas honte.

Alors, vous �tes le nouveau prot�g� de Heydrich. Asseyez-vous!

Les yeux et les oreilles de Heydrich.

Je suppose qu'il vous a envoy� � Varsovie, pour m'espionner.

Je sais ce qu'on pense de moi.

Hans Frank. La grande gueule du gouverneur g�n�ral de Pologne.

Non, pas du tout, vous �tes appr�ci� en haut lieu.

Tu parles! Je suis l� parce que je suis un bon avocat.

J'ai plus d'une fois sorti Hitler et Goering de prison quand ils militaient.

Je suis au courant des services que vous avez rendus au Parti.

Nous avons un point commun, je suis avocat moi aussi.

Ah oui...

Heydrich engagerait des scribouillards dipl�m�s?

Ne soyez pas vex�.

J'ai beaucoup entendu parler de vous. Un ma�tre de la terminologie.

- Je transmets les ordres d'Heydrich. - Vous �tes trop modeste, capitaine.

Cette ville fangeuse, par exemple,

territoire juif autonome...

votre trouvaille pour d�signer les �gouts o� sont emmur�s les Juifs.

Nous vous avons demand� de construire un mur autour du ghetto,

- Nos ordres �taient particuli�rement... - Nos ordres!

Vous ne donnez pas d'ordres, vous les transmettez!

Cette saloperie de mur...

Alors Heydrich continue � me fourguer les Juifs.

Maladies, d�portation, corruption...

Les Juifs repr�sentent la lie de l'Allemagne,

de la Pologne, la Tch�coslovaquie, l'Autriche,

les territoires juifs autonomes!

Ces Juifs...

- Il va falloir les faire dispara�tre. - Dispara�tre?

Ne prenez pas cet air ahuri, vous comprenez tr�s bien.

Nous n'avons pas de plan de ce genre, en pr�vision.

Vous allez me demander de faire le boulot � votre place!

Ne soyez pas �tonn�s si je n'attends pas votre permission.

Qu'est-ce que vous pouvez savoir?

Je dirigeais d�j� le service juridique du Parti quand vous �tiez en culottes courtes.

Oui, Heydrich a un dossier sur vos activit�s juridiques.

- Ah oui? - Il y a des d�tails int�ressants...

Votre passion pour la justice,

vous vous �tes oppos� � l'assassinat d'Ernest R�m.

Une attitude qu'Hitler ne pouvait accepter du gouverneur de Pologne.

On vous avait d�crit comme un scribouillard, apparemment on s'est tromp�.

Ils ont d�j� ferm� combien de rues?

Il semble qu'ils aient l'intention de nous emmurer.

Seize kilom�tres de murs! Incroyable!

Ils parquent les Juifs d'un c�t� et les Polonais de l'autre. Une v�ritable prison!

J'ai l'impression que les Nazis veulent faire de Varsovie, le ghetto supr�me.

Un ghetto, c'est quelque chose que nous pouvons comprendre.

On nous permettra de cr�er nos �coles, nos h�pitaux.

Une administration. Ils ont besoin de nous!

- Pour combien de temps? - Je ne comprends pas.

Ils ont besoin de nous pendant longtemps?

Que repr�sentent quelques millions de Juifs pour ces barbares?

Docteur Weiss, nous n'avons pas le choix il faut coop�rer.

- D�finir la t�che de chacun, r�partir les logements. - Nous avons vu comment �a se termine...

Les hommes sont emmen�s, ils travaillent comme des b�tes,

ils sont tortur�s ou fusill�s.

J'ai eu de la chance, Je n'ai �t� que tortur�!

Au ghetto de Rezov, le conseil juif n'a pas fourni le quota d'ouvriers.

Les membres du Conseil ont �t� pendus.

Il faut coop�rer avec eux.

La Pologne a �t� conquise et nous sommes ce que nous sommes depuis toujours:

Des victimes!

Pourquoi s'acharnent-t-ils sur nous, si on ne pr�sente aucun danger?

Nous devons ob�ir aux ordres. �liminer les r�sistants et les passeurs.

R�sister, c'est ridicule. C'est de la folie.

Nous ne pouvons que prier pour que tout ceci s'am�liore.

Au d�but, ce n'�tait pas trop grave... Mais, depuis quelques mois...

Elle ne parle plus du tout. Elle ne reconna�t personne.

- Depuis cet incident. - Oui.

- Qu'attendez-vous de moi? - Il n'existe pas de...

De traitement... sp�cial?

Un endroit o� on pourrait la soigner?

Je connais un �tablissement.

Jeanne, nous avons une patiente pour Hadamar. Pr�venez-les.

- Hadamar? - Un h�pital pour les probl�mes mentaux.

Excusez-moi, mais elle sera bien trait�e?

Dans les limites de l'�conomie de guerre.

Votre belle-s�ur peut rester l� aujourd'hui.

Nous prendrons les dispositions pour le voyage.

Vous pourrez lui apporter quelques affaires demain.

Ana...

Tu me reconnais?

Tu sais ma ch�rie, quand tu iras mieux,

je te promets que je viendrai te chercher, avec ta maman.

Attendez! Je ne sais pas...

- Je me demande si j'ai le droit de... - Ces probl�mes rel�vent des sp�cialistes.

- Faites mes amiti�s � votre belle-m�re - Merci.

Au revoir, Ana!

C'est avec un profond regret que nous avons la douleur de vous annoncer,

le d�c�s de votre fille.

Mademoiselle Ana... Weiss.

Maman, je vous en prie, arr�tez de relire cette lettre.

Bien que nous ayons fait tout notre possible,

et malgr� les soins que nous lui avons prodigu�s,

elle a refus� d'avaler toute nourriture. Les soins ont �t� impuissants,

Le 3 juin dernier elle est morte d'une pneumonie et de malnutrition.

�tant donn�...

Les incertitudes de la situation qui r�gne actuellement,

Nous avons pris la libert� de...

De faire incin�rer le corps,

et nous avons enterr� les cendres

pr�s de notre �tablissement.

Maman... C'est peut-�tre mieux comme �a.

Rien ne prouvait que la pauvre Ana, aurait pu gu�rir un jour.

Elle aimait tout le monde.

Il ne sera plus accord� de tickets de ravitaillement aux Juifs.

Tous les Juifs qui ne sont pas inscrits sur les registres de la police,

doivent le faire imm�diatement.

Tous les Juifs doivent �tre en possession de la carte jaune,

� tout moment.

Les Juifs ne peuvent pas utiliser les transports publics.

Les Juifs n'ont pas acc�s aux biblioth�ques municipales.

Les enfants juifs n'ont pas acc�s aux �coles publiques.

Il est interdit de vendre des valises, des sacs,

ou tout article de cuir aux Juifs.

Les Juifs ne peuvent pas porter de sacs sans autorisation de la police.

Il est interdit aux Aryens de vendre quoi que ce soit aux Juifs.

H�! Toi, avec le sac au dos!

Fais voir tes papiers, donne ce sac!

Pas question! Allez!

- Tu me donnes ce sac et vite! - Mais dites donc!

Il est � moi, il ne me a jamais pay�. Je veux le r�cup�rer!

Pourquoi? Tu lui as vendu?

Je lui ai vendu avant que les nouvelles lois ne soient publi�es.

�coute! N'essaie pas de filer comme �a.

Tu me dois de l'argent, s'il confisque le sac, je perds tout.

Vite! Dans l'arri�re-boutique.

- Pourquoi tu as fait �a? - Parce que tu �tais mal parti.

- Tu n'es pas Tch�que? - Je suis Allemand...

- Et Juif. - Que fais-tu l�?

Je me suis enfui. Rudi Weiss.

Je m'appelle Helena Slomova.

Il y a longtemps que je n'ai pas tenu la main d'une fille.

Je suis trop occup� � fuir.

- O� tu vas aller? - Je n'en sais rien.

- Excuse-moi. - C'est pas grave.

J'ai bien aim�.

- Elle est � toi cette boutique? - Non, � mon p�re.

Mes parents ont �t� envoy�s en Pologne.

Je ne sais pas o� ils sont. Je n'ai pas eu de nouvelles.

- On les a arr�t�s pourquoi? - Ils ont dit que mon p�re �tait un agent sioniste.

Sioniste? Les types qui veulent aller en Palestine.

Qu'est-ce qu'il y a de dr�le?

Rien... Il n'y en avait pas beaucoup � Berlin. Des vieux barbus...

Ou des gosses qui faisaient la qu�te au coin des rues.

Ferme, Helena, la Gestapo contr�le les boutiques.

D'accord! Merci!

Viens... Viens avec moi.

Je suis rest� seul trop longtemps. Je suis content de t'avoir trouv�e.

- Tout �a parce que tu avais un sac. - Tu n'as pas de petit ami?

De parents qui pourraient venir et demander qui je suis?

Cela n'a plus d'importance maintenant.

Avant, j'�tais une petite fille bien sage.

Je vis au jour le jour maintenant.

Helena Slomova, � qui je dois la vie parce qu'elle vend des sacs.

La situation va encore empirer.

Tu as vu les nouvelles lois que les Allemands ont publi�es?

D'autres gens vont �tre d�port�s, comme ma m�re et mon p�re.

- Qu'est-ce que tu vas faire? - Si je savais...

Si seulement je pouvais aller quelque part. En Palestine.

- Il doit y avoir un moyen de s'en sortir. - Viens avec moi.

- On n'a pas d'argent, pas de papiers. - Je suis bien venu jusque-l�.

Oui, mais je vais �tre un poids mort. Je vais te g�ner.

Tu seras �tonn�e de voir ce qu'on est capable de faire.

Helena, le pire, c'est de rester seul.

Mon p�re a �t� chass�, mon fr�re est en prison.

Ma m�re et ma s�ur pourrissent peut-�tre dans une prison de Berlin.

J'ai besoin de quelqu'un

� qui parler.

Je t'apprendrai � dormir dans un sac de couchage et � voler les fermiers.

Ce n'est pas tr�s r�jouissant.

C'est quand m�me mieux que d'attendre qu'ils viennent t'arr�ter.

Quand j'�tais petite fille, j'allais � l'�cole h�bra�que.

On m'a racont� l'histoire de Ruth.

Qui est-ce?

Il ne faut en connaitre qu'une partie.

"Partout o� tu iras... J'irai aussi."

Docteur!

Ils ne mangent pas assez pour r�sister � la maladie.

- Nous avons re�u les rations aujourd'hui? - Encore report�es.

J'en parlerai au Conseil.

Nourrissez seulement ceux qui ont une chance de survivre.

Docteur! Docteur!

Docteur! Docteur Weiss! Docteur Weiss!

- Votre femme, je viens de la voir. - Ma femme?

Elle est arriv�e avec le dernier convoi.

- Je l'ai reconnue toute de suite. - Berta!

Berta Weiss, vous la connaissez?

Berta Weiss...

- Berta! - Enfin!

Berta, mon amour, ma ch�rie.

Joseph!

- Joseph, Joseph! - Ma ch�rie!

Viens ch�rie, je vais te montrer o� nous habitons.

Mais il faut que je m'inscrive.

Toujours respectueuse de la loi!

Cela peut attendre. M�me dans ce ghetto, la bureaucratie est inefficace.

Par contre, nous avons un caf�.

Pas tout � fait l'h�tel Adlone,

D�s qu'il y a deux juifs, ils font des pourparlers...

On n'y sert plus de caf� depuis longtemps,

mais nous pouvons nous asseoir et bavarder.

�a nous rappellera quand tu �tais �tudiant.

Je vous en prie, donnez quelque chose pour mon b�b�.

On va faire semblant d'�tre sur le cours Fursendham.

Joseph, tu ne dois pas me cacher quoi que ce soit.

- Je te jure que je ne te cacherai rien. - Plus tard.

On se d�brouille ici.

- Il y a du travail, une communaut�... - Ne me joue pas la com�die.

J'ai vu les mendiants et entendu parler des fusill�s.

Ils vont arr�ter, Goering lui-m�me va y mettre fin.

Ce n'est pas gentil de te moquer de moi, Joseph.

- J'en ai trop vu ces derni�res ann�es. - Nous sommes tous dans le m�me cas.

Parle-moi des enfants.

- Ana... - Joseph...

- Ana est morte. - Ana...

- Ana... Mais o� �a? Comment? - Pneumonie.

- �a a �t� rapide, elle n'a pas souffert. - Mais o� et comment?

� l'appartement, elle est tomb�e malade.

Nous n'avons pas pu trouver de m�dicaments.

Elle est morte paisiblement dans son sommeil.

Joseph, pleure si �a t'aide � supporter, mais elle est morte et...

- C'est peut-�tre mieux ainsi. - Mieux!

La vie est pr�f�rable � la mort.

Je n'en suis plus tr�s s�re maintenant.

- Et les hommes? - Rudi s'est enfui.

J'ai re�u une lettre, il a pu aller � Prague.

Il dit de ne pas nous inqui�ter. Tu connais Rudi.

- Rudi, l'indestructible. - Le bagarreur des rues.

J'aurais du passer plus de temps avec lui.

- Et... Karl? - Karl est toujours � Buchenwald.

Inga a su qu'il �tait...

aussi bien qu'on peut l'esp�rer dans ce cas.

Joseph, nous n'avons pas le droit de nous apitoyer sur nos malheurs.

Tu as raison.

Je... Je vais m'arranger pour que tu t'occupes de l'�cole de musique.

- Moi? - Oui, bien s�r.

Tu vas �tre tr�s �tonn�e par les enfants de Varsovie.

Ils n'ont rien dans l'estomac, mais ils donnent des concerts, des pi�ces.

Joseph, je crois que je ne t'ai jamais autant aim�.

Je t'aime plus que jamais.

Mon Dieu...

Je te regarde et je vois Ana.

Il ne faut pas.

Allez, viens!

Tu vas me montrer les quartiers chics de la ville.

Halte!

- Sergent M�ller? - Soldat Richter, porte F.

Vous pourriez recevoir une visite?

- Madame Weiss. - Oui.

Oui Sergent.

Garde... Ouvrez!

Bonjour.

- J'ai re�u ta lettre. - Comment �a va Inga?

Tu sais pourquoi je suis venue?

Retourne � ton poste, grouille!

- Viens dans la pi�ce pour visiteurs. - Je voudrais voir mon mari.

On va en discuter � l'int�rieur.

Tu disais dans ta lettre que tu pouvais t'arranger.

La s�curit� est renforc�e. Je suis mut� depuis deux mois, et...

J'ai pens� que je devais faire plaisir � une vieille amie.

Je voudrais voir mon mari.

Tu as peur de moi?

Non... Je ne te crains pas.

Ce n'est pas une pi�ce pour les visites. C'est ta chambre!

Allons... Assieds-toi.

Tu veux... Une cigarette?

Du Cognac? Du caf�!

De la grande qualit�, attention.

- Rien n'est trop bon pour nos soldats. - Je veux voir Karl!

T'es vraiment toujours ent�t�e!

Comment va-t-il? J'esp�re qu'il est toujours tailleur.

Malheureusement non... Ce...

Cet idiot s'est battu avec un prisonnier et il a �t� puni.

Ils l'ont mut� dans la carri�re. Il travaille dur, pioche, creuse...

Tu m'as menti!

Je ne pourrai pas le voir.

Ils l'ont fait travailler jusqu'� ce qu'il meure.

- On raconte des tas d'histoires atroces. - Ce sont des calomnies.

Il travaillent et ils sont nourris.

Ne pleure pas.

Ne pleure pas.

Je vais t'aider.

- Tu peux lui donner une lettre? - Pourquoi pas?

Et s'il t'en donne une, tu me l'enverras � Berlin?

Je peux m'arranger.

Nous ne sommes pas des monstres. On a un travail � faire.

- C'est plus qu'un simple travail. - Pour moi, c'est juste un boulot.

Tu me connais depuis longtemps. J'ai assist� � ton mariage.

J'ai pass� une �poque difficile, pas de travail pendant des ann�es.

J'avais pas de p�re assez riche pour aller aux Beaux-Arts.

Je n'�tais qu'un ouvrier berlinois. Pas la peine de faire la d�go�t�e.

Je ne fais pas la d�go�t�e, pas du tout!

Je ne vois pas en quoi tu es diff�rent.

Promets-moi de lui donner mes lettres et de m'envoyer les siennes.

D'accord.

Bon, alors je m'en vais.

Karl n'a pas l'air bien... Le travail en plein air pourrait l'achever.

Quoi?

Qu'est-ce que tu dis?

Je vais prendre un �norme risque mais, je peux peut-�tre convaincre le commandant.

Qu'est-ce que tu peux faire?

Je pourrais peut-�tre le faire transf�rer � l'atelier de dessin.

Je t'en prie!

Il faut que tu essaies. Tu pourras me demander ce que tu voudras.

Bon.

Il faudra que tu apportes tes lettres toi-m�me.

La Poste ici n'est pas tr�s s�re.

Une semaine de plus � casser des pierres et on aura un autre Juif mort.

- Papiers! - Nous n'en avons pas.

Donnez-nous une chance, nous allons en Yougoslavie, par la Hongrie.

- Amenez-vous! - S'il vous pla�t, nous avons de l'argent.

J'ai dit... Amenez-vous!

- Arr�te! Arr�te! Arr�te!

Va-t'en! Va-t'en ou on va crever!

�a suffit! �a suffit!

Vite, cours, d�p�che-toi, On ne peut plus rester ici.

Rudi! �a ne sert � rien.

- C'est fichu! - Non!

Il faudra qu'ils nous tuent pour nous arr�ter.

Entre nous, je ne sais pas o� nous sommes.

- Est-ce que �a a de l'importance? - Oui.

Je ne suis pas encore pr�t � mourir.

La confraternit� de l'amour!

Kiperstein, c'est quoi cette confraternit�?

C'est pas possible, cette organisation n'existe pas.

Quand j'ai quitt� le minist�re luth�rien, j'ai voulu

encourager l'�tre humain � aimer � travers la foi chr�tienne.

- Comment �a s'est termin�? - Tr�s mal, alors j'ai

- rejoint les SS. - Tu viens pr�cher la bonne parole?

Non, non, nous sommes tous convertis � une nouvelle foi.

- Hein, Dorf? - Une nouvelle foi, oui,

et nous en sommes les ap�tres.

�coutez Dorf!

- Qui deviendra Saint Pierre? - Je serais plut�t Saint Thomas.

- Tant que vous n'�tes pas Judas... - Dorf!

Faites attention � lui. Il nous espionne pour Heydrich.

Messieurs, vous avez �t� choisis pour un travail tr�s difficile.

Et vous serez surveill�s.

Le Capitaine Dorf parcourra le front russe, comme repr�sentant.

Il vendra quoi? L'extermination?

Soyez prudent dans vos expressions, Blobel.

Vous devrez faire vos rapports � Dorf. Soyez le plus bref possible.

Messieurs, le F�hrer n'a mentionn� aucun ordre par �crit,

- Alors, �pargnez-moi les phrases pompeuses. - Comment? Quel morveux...

- Ce ne sera pas une t�che facile.

Vous avez plus de mille kilom�tres de front, de la Baltique � la mer Noire.

- Avec moins de trois mille hommes? - En effet.

Notre plan pr�voit le recrutement de milices locales.

Ukrainiennes et lithuaniennes.

Permettez-moi de vous dire que ce nouveau programme,

ces actions de commando, semblent

d�boucher sur quelque chose de plus vaste, plus d�taill�,

- qu'une simple colonisation. - Nous en sommes conscients.

La cl� de cette mission, c'est la mobilit�.

Quand un secteur est pacifi�, cherchez les Juifs, regroupez-les et r�glez le probl�me.

Ne vous inqui�tez pas pour l'arm�e, les g�n�raux nous craignent, comme les Juifs.

Dorf, lisez leurs d�cisions militaires.

Instructions r�glant l'attitude vis-�-vis des leaders politiques,

selon les ordres du F�hrer du 30 mars 1941.

Onze cat�gories de citoyens de l'Union Sovi�tique,

dont la liste est jointe, feront l'objet de notre juridiction.

Notre juridiction... C'est bien tourn�!

Un foss� et une mitrailleuse.

Ces cat�gories comprennent: les criminels de droit commun, les Tziganes,

les officiels sovi�tiques, les membre du Parti,

les agitateurs, les communistes et tous les Juifs.

- L'arm�e a re�u cette liste? - Bien entendu.

Quand le F�hrer a r�dig� cet ordre d�taillant ses projets, elle a approuv�.

Vous pouvez compter sur sa complaisance.

Le F�hrer a insist� sur la guerre contre les Russes.

Elle ne sera comparable � aucune autre.

Je vais vous citer ses paroles.

"Nous devons nous montrer plus impitoyables, et plus implacables que jamais."

Fin de citation.

Les Russes doivent �tre consid�r�s comme une race inf�rieure,

destin�e � l'esclavage. � peine un cran au-dessus des Juifs.

Et il y aura des exceptions?

- Des cas particuliers? - Oui, certains �l�ments dignes de confiance,

les Baltes, les Ukrainiens qui souhaitent travailler avec nous.

- Pour les Juifs, il y aura des exceptions? - Aucune.

On ne peut pas �tre plus clair. C'�tait l'objet de cette r�union.

Il y a deux ans, l'ambassadeur italien a �lev� quelques objections,

sur notre politique juive.

Mussolini �tait offusqu�, et ainsi de suite...

Le F�hrer lui a r�pondu que dans 500 ans,

le nom d'Adolf Hitler sera v�n�r� pour une chose:

il aura effac� les Juifs de la surface de la Terre.

Russie.

Qu'est-ce qui se passe?

Je lui ai dit que nous �tions Tch�ques, que j'ai fait mes �tudes � l'Ecole L�nine.

�a j'ai compris. Dis-lui que nous sommes Juifs.

- Il veut nous obliger � repartir. - Si repartons, nous sommes morts.

Je sais, mais il dit qu'ils ne sont pas en guerre avec les Allemands.

Dis-lui que les routes fourmillent de chars allemands qui se dirigent vers l'Est.

Je lui ai dit que mon p�re �tait un bon communiste.

Embrasse-le, s'il le faut.

- Il demande si tu es un bon communiste. - Oui, bien s�r!

Si �a me permet de sauver ma peau.

Il nous envoie � Kiev!

Demande-lui comment il trouve Kiev.

Il dit que c'est magnifique, une vraie capitale.

O� as-tu trouv� cette id�e d'Ecole L�nine?

En vrai, c'�tait l'Institut Hertzel!

Tu ne vas pas m'en vouloir d'avoir chang� le nom!

Il dit que ce sont des armes russes.

Weinberg, j'en peux plus.

- Faut continuer! - Mais je ne peux plus!

H�, �a suffit! On la ferme!

Et au travail!

Nos amis tziganes...

J'admire leur courage, mais je mets leur intelligence en doute.

Il est peut-�tre pr�f�rable de mourir pour une cigarette.

Eteignez-moi cette cigarette!

Sale pourriture, �teignez-moi cette cigarette!

Enlevez �a!

Kapo... corrige-les!

D�gage! Kapo, �carte-toi ou tu y passes!

Qu'est-ce qui s'est pass�?

Tentative d'�vasion, deux Tziganes. C'est pas grave.

Vous deux! Allez chercher les corps!

Grouillez-vous!

Emportez-les au cr�matorium!

Attendez!

Celui-l� vient avec moi!

Tu as entendu? Toi! Aide-le!

- Ta femme est une correspondante fid�le. - Elle est venue?

Toujours � la m�me date.

M�ller... Est-ce que je peux la voir?

Elle est repartie.

- Tu lui a bien donn� une de mes lettres? - Comme toujours.

Lis la sienne, allez!

Tout � l'heure, quand je serai seul.

Elle te manque � ce point?

M�ller... Tu peux me faire sortir?

T'es un vieil ami de la famille d'Inga. Tu sais � quel point elle souffre.

Si tu me d�testes parce que je suis Juif, aie piti� d'elle.

Qui te d�teste? Comment peux-tu �tre s�r qu'elle...

- souffre? - Je ne comprends pas.

Tu sais, les femmes se d�brouillent toujours.

- Est-ce qu'elle t'a dit quelque chose? - Ce sont les affaires, mon vieux.

Les Juifs ont le sens des affaires.

Tu ne crois pas que je risque ma peau sans �tre pay�?

M�ller... Tu mens!

Pourquoi vient-elle porter les lettres? Elle pourrait les poster.

L'argent ne change pas de mains.

Tu comprends ce que je veux dire? Le probl�me avec vous,

c'est que vous esp�rez toujours obtenir quelque chose pour rien.

C'est pour �a qu'on vous m�prise!

Je ne veux pas de sa lettre, je n'en enverrai pas d'autre!

Si, Weiss!

La vie pourrait devenir plus p�nible si tu refuses.

- J'en ai rien � foutre! - Au contraire...

Tu ne resteras pas ici toute ta vie,

elle n'aura pas du tout chang� � ta sortie.

Essaie d'�tre malin, pour une fois, �cris-lui une lettre d�s ce soir.

Je la lirai... Je lui enverrai.

Je ne veux pas lui �crire... Je ne veux plus la voir.

R�fl�chis! Tu as vu ce qui est arriv� aux Tziganes?

- Je m'en fous! - Tu pr�f�res devenir le petit ami d'Engelman?

Il adore les petits jeunes.

- Mais, tu es peut-�tre un peu vieux pour lui! - M�ller...

�a suffit!

Je peux te faire transf�rer dans l'atelier de dessin.

Non!

- Il me faut cette lettre demain. - Non!

�a m'�tonnerait que tu ne changes pas d'avis.

Vas-y doucement avec mon ami Weiss!

Il a �t� r�quisitionn� pour l'atelier de dessin.

C'est un �tre tr�s sensible.

Allez, au boulot! Grouillez!

Il n'y a eu qu'une poign�e d'arr�t�s, ils viennent d'un village.

Oui... Entendu, on ne fera rien avant votre arriv�e.

Manheim! File dans le ravin,

et dis-leur de ne pas faire de carton avant l'arriv�e du Colonel.

Il am�ne des invit�s.

Boutonne cette veste et mets ton calot!

Je te rappelle que tu es soldat!

Cinq millions de Juifs en Russie et on n'est pas trois mille pour tous les fusiller.

- Qu'est-ce que tu veux toi? - Je viens d'�tre mut�.

- C'est la compagnie C? - C'est pas un pensionnat!

C'est pas vrai, je leur ai dit d'attendre!

Helms, Hans, Caporal, 72e d'Infanterie, Compagnie B.

On a pris du galon! T'a magouill� aupr�s du capitaine?

Je me suis battu, c'est tout... Deux ans en Pologne et en Ukraine.

Jamais personne ne demande � �tre mut� ici...

- T'as fait une connerie, je suppose? - Je me suis endormi pendant la garde.

T'auras tout le temps de dormir...

Ici, on se l�ve et on se couche avec les poules.

Ils m'ont donn� le choix...

Faire mon temps en taule ou �tre mut� dans vos commandos.

Alors, bienvenue chez les SS.

Ne l'ouvre pas � tort et � travers et tout se passera bien.

Tu peux retourner au QG, on va te filer ton �quipement.

- Un dernier petit conseil... - Lequel?

Une fois que les officiers se sont tir�s, on se partage tout.

- On se partage quoi? Je ne comprends pas. - Le pognon, les montres...

Les affaires... Tout quoi.

Il tombe de son armoire ce p�quenot!

Grouillez-vous! Mettez vos uniformes! Voil� les officiers!

Cet abruti de major a os� dire...

Cette boucherie quotidienne n'est pas un concept allemand.

Blobel, surveillez votre langage! Ce n'est pas une boucherie.

Je r�p�te ses paroles, je connais le r�glement.

Mission sp�ciale, r�partition plus �gale...

Relogement, action juridique contre les Juifs.

Je lui ai dit, comment pas Allemand?

L'arm�e r�guli�re baigne jusque-l� dans le sang juif.

Le Feldmarshall von Reichnau lui-m�me...

m'a demand� de tuer les Juifs avec deux cartouches au lieu de cinq.

Pas allemand!

J'aimerais que vous sachiez que nous appr�cions votre travail.

Alors ne me demandez pas l'impossible!

Un million et demi de Juifs fuient vers l'Est.

- On ne peut pas tous les capturer! - Pourtant il le faut Blobel.

Sergent!

Ils ne sont pas nombreux aujourd'hui, les villages sont nettoy�s.

Sergent, ce sont des civils?

- Qui est-ce Wolf? - Des Ukrainiens.

Ils viennent assister au spectacle.

Mais le photographe et le cameraman, qui est-ce?

Ils travaillent pour les archives

- Et cet homme qui prend des notes? - Je ne sais pas.

- Qui est-ce? - Un correspondant de guerre italien.

Il a obtenu un laissez-passer sp�cial du quartier g�n�ral.

- �a ne me pla�t pas du tout! - �a ne vous pla�t pas?

Mais o� vous croyez-vous? � l'op�ra?

- On d�barrasse la Russie des Juifs ou non? - Ce n'est pas efficace.

Pas efficace!

Je vais vous montrer ce qui est efficace.

En ligne imm�diatement!

Je ne veux pas que les civils assistent au spectacle.

Blobel, je vous demande d'ex�cuter mes ordres!

Ni protestation, ni r�volte... Rien!

Himmler a raison, cette charogne est une race inf�rieure.

Colonel Blobel, mon rapport sur vos activit�s, sera n�gatif.

- Pourquoi? - Les ordres �taient discr�tion et discipline.

- Vous orchestrez un carnaval. - Saloperie de bureaucrate.

Il n'est pas question que des civils assistent aux ex�cutions,

il n'y aura pas de journalistes pour prendre des notes,

Il est interdit de fumer. Interdit de boire.

Et eux, que font-ils?

- Ils partagent le butin. - Il faut y mettre fin!

Tous les objets laiss�s par les Juifs sont propri�t� de l'Etat.

Vous aimez la paperasserie, hein?

Dites � ces hommes qu'ils n'ont pas le droit � leur cognac.

Il faut respecter la hi�rarchie, c'est votre r�le.

Heydrich m'a envoy� sur le front russe,

pour v�rifier que ces actions sont men�es efficacement,

et discr�tement, vous avez �chou� sur les deux points.

Je vais vous dire ce que je pense...

Ceux qui sont sur le terrain vous surveillent...

Hollendorf, Nebe, les autres... Les espions nous d�go�tent.

Inutile d'essayer de m'intimider, Blobel.

Je t�l�phone tous les jours � Heydrich.

- Colonel, groupe suivant? - Non!

Chassez d'abord les civils,

et dites au photographe et au cameraman de nous foutre la paix.

Sergent, dites-leur que je veux leurs films.

D�gagez! Allez, rentrez chez vous! Grouillez!

J'veux plus vous voir!

Arr�tez!

Alors, vous t�l�phonez tous les jours � Heydrich?

Blobel... Rendez-moi mon arme.

Un soldat planqu�... qui a peur de se salir les mains.

Descendez l� dedans et finissez le travail vous-m�me!

- Ils me semblent tous morts. - On est jamais s�r.

Descendez!

- Allons, c'est ridicule!

On a les mains qui tremblent? On fait dans son pantalon...

Vous allez faire un rapport n�gatif sur cet ivrogne de Blobel...

Qui n'est pas foutu de respecter les ordres!

Petit morveux!

Descendez l�-dedans et achevez-les vous-m�me!

Vous allez voir, c'est comme les escargots,

quand on a commenc�, on ne peut plus s'arr�ter.

Demandez aux hommes ce qu'ils en pensent.

Quand on a tu� son dixi�me, aucun probl�me pour cent.

Une fois � cent, on peut pousser jusqu'� mille.

Celui-ci, tenez!

Bien, bien... Deux coups, c'est parfait.

Von Reichnau le dit, en tous cas.

Capitaine Dorf!

Pour les guerriers zoulous un homme devient un homme,

le jour o� il a lav� sa lance dans le sang de l'ennemi.

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