All language subtitles for The.Island.of.Dr.Moreau.1977.PAL

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Original subtitles

L'�LE DU DR MOREAU

Viens, Charlie. On s'en est sorti.

On est vivants, Charlie.

Il doit bien y avoir de l'eau quelque part.

Bonjour.

Vas-y, M'Ling.

Ce n'est pas parfait mais vous avez l'air mieux.

Qui �tes-vous ?

Je m'appelle Montgomery.

- Charlie ? - L'autre homme ?

Oui. Il va bien ?

Nous l'avons enterr�.

Seigneur !

Mort de soif.

Vous avez de la chance.

Combien de temps avez-vous d�riv� ?

Dix-sept jours ?

Et nuits.

- Vous �tes s�r ? - Non.

Vous �tes un matelot.

Officier m�canicien.

- La Vaniteuse ? - Oui.

Nous avons cass� dans l'orage...

et avons coul� en quelques minutes.

O� sommes-nous ?

Cet endroit...

c'est le paradis.

O� se situe le paradis ?

En plein milieu de l'oc�an Pacifique.

A 1500 km de tout.

Exactement.

Nous n'avons pas �t� pr�sent�s, officiellement.

Je suis le docteur Moreau.

Andrew Braddock.

Naufrag� de la Vaniteuse. Officier m�canicien.

A la d�rive pendant 17 jours.

Ici, depuis quatre jours.

Merci, M. Montgomery.

M. Montgomery g�re cet �tablissement.

J'en suis propri�taire.

Je vais vous examiner.

Dix-sept jours.

Le pouvoir de r�cup�ration de la chair est fabuleux.

Cette �le est approvisionn�e r�guli�rement ?

Un bateau devrait arriver d'un moment � l'autre.

En attendant, nous allons essayer de vous amuser.

- Au moins, vous avez des livres. - Vous aimez lire ?

En mer, qu'est-ce qu'on peut faire ?

S'occuper des machines, arr�ter les bagarres.

Notre biblioth�que est excellente.

Vous �tes ici depuis longtemps ?

Onze ans.

C'est absolument remarquable.

Le pouvoir de r�cup�ration de la chair.

Elle appartient � Moreau.

Il veut savoir si vous voulez d�ner.

Il semble que oui.

Dites-moi...

Quels animaux vivent ici ?

Tous les genres, mon gar�on.

Tous les genres.

M. Braddock.

Maria, voici M. Braddock,

l�ve les yeux.

Il restera quelque temps.

- Est-il venu pour vos travaux ? - Non.

Il attend le prochain bateau.

Le d�ner est pr�t ?

- Je vais voir ? - S'il te pla�t.

- Sa beaut� est remarquable. - Extraordinaire.

Ca me pla�t de l'habiller de cette fa�on.

C'est aussi une naufrag�e ?

Non, je l'ai amen�e.

Je l'ai trouv�e dans un berceau � Panama.

A 11 ans, on aurait pu l'acheter pour une douzaine d'�ufs.

Est-elle aussi jolie ?

Oui. Je ne suis pas moraliste.

Bien.

C'est une cr�ature tr�s d�licate.

Elle a v�cu des situations difficiles.

A propos, maintenant que vous �tes sur pied,

ne vous �loignez jamais de la propri�t� la nuit.

Mais pourquoi ?

C'est une for�t vierge.

Nous n'avons pas encore eu le temps de l'explorer.

J'esp�re le faire un de ces jours.

On a beaucoup entendu parler

d'engins volants...

bien que personne n'ait pu d�coller de plus de quelques m�tres.

Mais ce qui a �t� r�alis� est l'exploration sous-marine

gr�ce � une embarcation qui reste des heures sous l'eau.

- Il y a quelques mois... - Et l'homme ?

On ne doit pas ignorer ces progr�s

mais que dire de l'homme lui-m�me ?

Nous savons comment et pourquoi un moteur fonctionne.

Mais un organisme unicellulaire

est plus myst�rieux que la machine la plus sophistiqu�e.

D'immenses progr�s techniques ont �t� effectu�s,

mais sur l'�tre humain ?

Je n'en ai pas vu.

Vous n'avez pas regard� aux meilleurs endroits.

J'ai regard� autour de moi.

M. Montgomery �tait mercenaire.

Je le suis encore.

Je vais l� o� on paie.

Je dois me retirer. J'ai beaucoup � faire.

Il y a toutes sortes d'animaux sur cette �le.

Quelles sortes exactement ?

Je vais faire un march� avec vous, M. Braddock.

Si vous voulez un verre, mes quartiers vous sont ouverts.

Quant � vos questions, gardez-les pour le Dr Moreau.

Bonne nuit.

Les serviteurs, sont-ils des natifs ?

Il n'y avait personne ici avant le docteur.

Que voulez-vous dire ?

- Il a amen� tout le monde ici ? - Oui.

J'ai cru qu'il vous avait amen� aussi.

Y a-t-il d'autres �les � proximit� ?

Je crois que oui.

A quelle distance ?

Je ne sais pas.

Vous n'avez jamais quitt� l'�le ?

- Il n'y a pas de bateau. - Mais un bateau s'arr�te ?

Quelquefois.

Tous les combien ? Quand �tait la derni�re fois ?

Ca ne fait pas tr�s longtemps.

Vous l'avez vu ?

Non, le docteur me l'a dit.

Je ne l'ai jamais vu.

Pourquoi ?

Il ne le permet pas.

Il a peur que vous partiez ?

Je ne peux pas partir.

Je ne veux pas vivre ailleurs qu'ici.

Comment vous appelez-vous ?

Braddock.

Andrew.

Bonne nuit, Andrew.

Bonne nuit.

"Moreau, Paul. N� le 12 avril 1851

"� Boston, Massachusetts.

"Docteur en chimie, physiologie et anatomie.

"A brillamment d�but�

"avec des monographies sur la croissance cellulaire."

Que cherchez-vous ?

Je suis curieux.

"Il a fait ses plus importantes d�couvertes avant 30 ans.

"Mais son travail fut critiqu� par les acad�miciens,

"qui le jug�rent sp�culatif et sans fondements."

Exactement 44 mots.

S�v�rement critiqu� par les acad�miciens...

et contrecarr� par ses coll�gues.

Les visionnaires, trop souvent, deviennent des exclus.

Mes livres,

le r�sum� de l'exp�rience humaine sur Terre.

Immortalit� de l'�me...

la nature du bien et du mal,

l'univers physique.

Et ici...

Eug�nisme et h�ritage.

Pourquoi une fleur est rouge et une autre jaune ?

Pourquoi un homme est grand ? Un autre petit ?

Je ne vous ennuie pas ?

Pas du tout. C'est fascinant.

Continuez.

Je voudrais vous montrer quelque chose.

Des embryons.

Un chien...

une souris...

un �tre humain.

Ils sont presque identiques. Ils commencent de la m�me fa�on.

Un peu de protoplasme, un noyau, une cha�ne de chromosomes.

Et nous savons ce qu'ils deviennent. Pourquoi ?

Comment une cellule est-elle prisonni�re

d'une destin�e qu'on ne peut changer ?

Pouvons-nous la changer ?

Le devrions-nous ?

Bonne nuit, M. Braddock.

- Bonjour. - Bonjour.

Magnifique.

Je l'ai retrouv�e.

J'ai trouv� �a.

Entrez.

Avez-vous vu le Dr Moreau ?

Si vous voulez de la compagnie, c'est ici.

Un verre, mon gar�on ?

- Non, merci. - Ne refusez pas mon hospitalit�.

Je ne l'offre pas souvent.

Que puis-je vous offrir d'autre ?

L'homme qui sert � d�ner...

- M'Ling ? - Oui.

Je l'ai vu boire de l'eau.

Mais il ne la buvait pas, il l'aspirait.

Une coutume locale.

La fa�on dont il faisait �a, il ressemblait �...

Il �tait � quatre pattes.

Une coutume locale. Moreau pourra vous en parler.

Comme je vous l'ai dit, Moreau peut tout expliquer.

Je ne suis qu'un serviteur.

Pourquoi rester si �a ne vous pla�t pas ?

Je dors mieux ici.

Pas bien...

mais mieux.

Emmenez-le.

Je ne voulais pas que vous assistiez � cette sc�ne.

- C'�tait M'Ling ? - Oui.

- Que lui est-il arriv� ? - Ce qui lui est arriv� ?

Je n'en suis pas s�r.

- Je n'en sais rien. - Pourquoi le mettre aux fers ?

Je n'ai pas dormi. Nous en reparlerons.

Mais son visage ?

Dans votre salle des machines, les choses sont pr�visibles.

Mon travail est insaisissable.

Il n'y a pas toujours de r�ponses, souvent des questions.

Que lui avez-vous fait ?

M'Ling est un �tre humain tr�s sp�cial.

Et sachez simplement que j'essaie de l'aider.

Que s'est-il pass� ?

J'�tais poursuivi.

Poursuivi ? Par quoi ?

Je ne sais pas. Quelque chose.

Je ne suis pas s�r. C'�tait ces cr�atures !

- Que sont-ils ? - Combien �taient-ils ?

Deux, trois, quatre. Je ne sais pas.

- Pour l'amour du Ciel ! - Reprenez-vous, M. Braddock.

Allons voir.

Retournez � la propri�t�. C'est par-l�.

Que sont-ils ?

Qu'est-ce que vous fabriquez ?

Ne vous inqui�tez pas, Braddock.

Vous vous y ferez, tout comme moi.

Occupez-vous des chevaux, M. Montgomery.

Cette cr�ature... Qu'est-ce que c'est ?

Vous le voyez.

C'est un ours, non ?

Un ours ? C'est impossible.

Quoi que ce soit, elle souffre. Que lui avez-vous fait ?

Quand vous �tes arriv� sur cette �le,

j'�tais un peu inquiet.

J'ai voulu vous laisser d�river

mais cette id�e me d�plaisait.

Puis j'ai vu que vous �tiez intelligent et curieux.

Comme l'exige l'esprit scientifique.

Vous ne comprendrez pas ce que je vais vous montrer.

Mais c'est ce que je d�sire.

J'ai prouv�, presque prouv�...

l'existence d'une particule cellulaire

qui contr�le les organismes vivants.

Cette cellule, cette particule,

contr�le la forme de la vie.

C'est la deuxi�me phase du traitement de cette cr�ature.

Ce s�rum est la distillation d'un message cod� biologique,

une nouvelle s�rie d'instructions

qui effaceront l'instinct animal.

Un peu de chirurgie, des implants � divers organes,

et il ressemblera � qui nous voudrons.

Dans ce cas, � l'�tre humain.

Seigneur Dieu !

Vous voyez ?

Le s�rum va agir sur les modifications du corps.

Mais pourquoi faire ceci ?

- Pour quelle raison ? - Pourquoi ?

Pour contr�ler l'h�r�dit�.

Pensez � ce que l'on fera pour l'humanit�.

La souffrance et les difformit�s qu'on pourra �viter.

Les possibilit�s sont sans fin.

Ces femmes, ces servantes...

- M�me elles sont... - Des animaux, oui.

Ca aussi.

Arr�tez !

Tout allait bien. Il �tait parfait !

C'est toujours un animal.

Allez chercher Montgomery !

Tu es humain.

Tu es humain !

Montgomery, qu'y a-t-il l�-haut ?

C'est un homme.

C'est un homme...

comme nous.

Comme nous, il doit apprendre la loi.

Quelle est la loi ?

Ne pas marcher � quatre pattes.

Ne sommes-nous pas des hommes ?

Quelle est la loi ?

Ne point manger de chair.

C'est la loi.

Ne point verser le sang.

C'est la loi.

Quelle est la loi ?

Ne pas marcher � quatre pattes.

C'est la loi.

Quelle est la loi ?

Ne point chasser d'autres hommes.

- C'est... - Arr�te !

On a enfreint la loi.

Celui qui enfreint la loi sera ch�ti�.

A la maison des douleurs !

Ce ma�tre...

Il est comme moi.

Si vous ne lui ob�issez pas, il vous punira.

C'est sa main qui nous cr�e.

C'est sa main qui ch�tie.

C'est sa main qui gu�rit.

Sa maison est la maison des douleurs.

Je comprends ce que vous me dites...

mais ces choses... ces cr�atures, elles...

- Elles sont humaines. - A peine.

- Suffisamment humaines. - Pour quoi ?

Pour la piti�.

La piti� ?

De la compr�hension, de la consid�ration.

Oui, de la consid�ration. Ne les ai-je pas consid�r�es ?

Elles ont �t� �lev�es, choisies entre les animaux.

Je leur ai donn� la parole,

les fondements d'une soci�t�, des lois.

Pour pouvoir les contr�ler ! Vous n'avez pas le droit.

- Il faut de l'�motion. - De l'�motion ?

C'est ce que dit votre c�ur de m�canicien ?

Il saigne pour mes cr�atures ?

Le c�ur n'est plus consid�r� comme le centre des �motions.

Sauf par les amoureux.

Il pompe le sang pour pr�server la vie.

Pour d�couvrir ceci, nous avons charcut� le corps humain.

A cette �poque, la science �tait une occupation cruelle, sauvage.

Mais nous avons gu�ri les maladies cardiaques.

Ces corps �taient morts avant dissection.

- On tue des animaux pour cela. - Ce ne sont plus des animaux.

Exactement. Ils poss�dent une touche d'humanit�,

quelques nobles qualit�s humaines:

La rage, la col�re, la haine.

Une haine meurtri�re.

Vous leur donnez des raisons de ha�r.

Vous tenez � la vie ? Vraiment ?

Ils devront vous craindre.

- Je n'ai rien � y voir. - Vous n'avez pas le choix.

Un bateau de marchandises va arriver.

Mais pas avant deux ans.

Oui.

Deux longues ann�es.

Malgr� vous, vous �tes l'un de nous.

Pour survivre, il faudra vous comporter comme tel.

Il est rare que le r�sultat d�passe mes esp�rances.

Je les conduis tout pr�s de l'humanit�.

Je leur donne l'apparence humaine, la pens�e, la parole.

Mais � la fin, presque toujours,

ils retournent � leur forme premi�re:

Lion, ours, hy�ne.

J'ai souvent �t� d��u.

Mais j'ai appris � attendre, � observer.

Et je r�ussirai.

Ils ont, bien s�r, peur de cet endroit.

De leur douleur.

Et quand ils retournent � leur forme primitive,

ils emportent cette exp�rience avec eux.

Leur h�ritage humain.

A l'image de l'esp�ce humaine,

ils deviennent des meurtriers vengeurs.

Vous comprenez maintenant ?

S'ils versent une goutte de sang, une seule,

ils nous massacreront.

Pr�t, docteur ?

Je veux vous montrer quelque chose.

Il ressemble � la cr�ature qui vous a attaqu� ?

Qu'allez-vous faire de lui ?

Le ramener � la grotte.

Soit ils l'adoptent, soit ils le mangent pour le d�ner.

Ils l'adopteront, ne craignez rien.

Vous nous accompagnez, M. Braddock ?

Non, merci.

Il est de nouveau homme.

- Et c'est bien. - Non !

Ce n'est pas bien.

C'est mieux d'�tre animaux !

Forts...

fiers...

Pas ceci.

C'est un humain.

C'est un homme.

C'est la loi.

Sa loi !

La n�tre !

Non, la sienne !

C'est notre loi.

Ne sommes-nous pas des hommes ?

Ne sommes-nous pas des hommes ?

Voil�.

J'ai presque fini.

Avec de la nourriture et de l'eau,

tous les deux, nous y arriverons.

Il y aura bien un bateau.

O� irons-nous ?

Chez moi.

En Angleterre, un jour.

Que ferai-je en An... en Angleterre ?

Etre avec moi.

J'ai peur.

Tu ne crois pas que je suis marin ?

Ce n'est pas �a.

C'est...

Moreau ?

Je ne peux pas vivre ailleurs qu'ici.

Pourquoi ?

Pourquoi tu r�p�tes �a constamment ?

C'est le seul endroit que je connaisse.

Vous venez avec nous.

Vous aurez besoin de �a.

Vous comprenez ? Vous devez nous rejoindre.

O� est celui qui r�cite la loi ?

R�cite !

Quelle est la loi ?

Ne pas marcher... � quatre pattes.

C'est la loi.

Quelle est la loi ?

Ne point chasser d'autres hommes.

- C'est... - Quelle est la loi ?

Ne point verser le sang.

L'un de vous a enfreint la loi. Qui ?

Qui ?

Qui a vers� le sang parmi vous ?

Celui qui enfreint la loi

retourne dans la maison des douleurs.

Celui qui enfreint la loi

retourne dans la maison des douleurs.

Retourne dans la maison des douleurs.

Personne ne s'�chappe !

Personne ne s'�chappe !

Suivez-moi !

Suivez-moi !

Ici !

Pas la maison des douleurs.

Tuez.

Tuez.

C'est sa main !

C'est sa main !

C'est sa main !

Ils n'ont pas l'air de vous aimer, Braddock.

Tu ne comprends pas ?

- Ne le laissez pas souffrir. - Je ne peux pas l'emp�cher.

Je vous en supplie.

Je vous pardonne d'avoir tent� de vous �chapper.

J'esp�re que vous me pardonnerez ce que je m'appr�te � faire.

Bient�t, il vous sera impossible de bouger ou de parler.

Ca ne sera pas n�cessaire.

Le travail que j'accomplis

m'am�ne toujours devant la m�me barri�re.

Mes cr�atures retournent toujours � leur �tat primitif.

Elles ne peuvent m'expliquer ce qui se passe

quand le moment vient. Jusqu'� maintenant.

Mais vous le ferez.

Vous explorerez ce champ de bataille interne,

cette guerre des cellules,

et reviendrez avec la connaissance.

La connaissance ultime.

Devenir un animal.

Le sentir dans votre corps et votre cerveau.

Ce qu'aucun homme n'a jamais ressenti.

Et vous me le rapporterez.

Que m'avez-vous fait, salaud ?

Qu'est-ce que vous me faites ?

Rel�chez-moi !

Rel�chez-moi, salopard !

Laissez-moi ! Laissez-moi !

Seigneur Dieu !

Vous buvez depuis deux jours. Je sugg�re que vous continuiez.

Lib�rez-le.

J'ai dit: "Lib�rez-le !"

Pour �tudier la nature, on doit �tre sans remords.

Vous devriez le savoir.

Qui est le prochain ? Moi ?

D�verrouillez ces cha�nes...

ou je vous tue.

Tr�s bien, Montgomery.

Les cl�s.

Dans ma chambre.

Vos processus mentaux se transforment.

Votre fa�on de penser change.

Vous commencez � penser en images,

en images concr�tes:

Chaud, froid, lumi�re, obscurit�,

nourriture, faim, douleur.

Je pense comme j'ai toujours pens�.

Les mots n'ont plus de sens...

sauf les ordres les plus �l�mentaires.

C'est en train de se produire.

Vous avez perdu le contr�le. Vous �tes un animal.

C'est vous, l'animal.

Il nous dit...

de ne point tuer.

Et pourtant... il tue.

Vous n'avez pas mang� depuis deux jours.

Vous devez manger comme un animal.

Jamais !

Vous �tes d�j� dans la premi�re phase.

Pas votre esprit, mais votre instinct est de d�pecer...

pour apaiser votre faim et vous remplir l'estomac.

Essayez !

Essayez !

Ca sera bient�t naturel.

Je suis n� � Bolton, Lancashire, en Angleterre...

le 27 mars...

1881.

J'ai deux fr�res:

Philip...

et Robert.

Robert est mort dans un incendie.

Nous faisions de la luge en hiver.

Oui, il y avait une colline...

qui commen�ait en dessous de la gare...

jusqu'au lac.

Le lac s'appelait...

le lac Barrow.

Le vent qui venait du lac �tait si froid...

que les patins de nos luges �taient couverts de glace.

Nos mains �taient gel�es, et nos visages.

Et Bobby riait. Il aimait �a.

Il riait.

J'avais oubli� �a.

Je croyais que j'avais oubli� �a.

Mon premier livre �tait...

Un chant de No�l.

Non, c'�tait...

C'�tait L'Ile au tr�sor !

Vous voyez, je m'en souviens.

Je me souviens de tout !

Vous m'�nervez, Braddock !

Vous m'�nervez !

L�chez prise ! L�chez prise !

Tout le monde dort.

Va chercher Montgomery.

Montgomery est mort.

Mort ?

Va chercher la...

Va chercher la...

- Cl� ? - La cl�, oui.

- C'est Moreau qui l'a. - Va chercher... un...

Maria, aide-moi.

O� est Montgomery ?

Nous l'avons.

Ramenez-le.

J'ai dit: "Ramenez-le !"

R�p�tez la loi.

- Ne point... - Ne point verser le sang !

C'est la loi.

Celui qui enfreint la loi...

doit aller dans la maison des douleurs.

Retournez dans la grotte !

Je vous ai cr��s.

Je vous ai cr��s.

Nous...

avons tu�.

Nous avons enfreint la loi.

Plus de lois !

Plus de lois !

Il faut des lois.

Nous ne sommes pas des animaux.

A la maison des douleurs !

Arr�tez !

Regardez-moi !

Je suis comme vous, maintenant.

Vous �tes un ma�tre.

Allez dans la maison des douleurs.

Maria, descends la porte.

Animal.

Tu es un animal.

Cr�atures de la loi...

il n'est pas mort !

Vous ne pouvez pas tuer Moreau.

Oui...

il vous regarde maintenant,

mais vous ne pouvez pas le voir !

Craignez-le !

Ob�issez � sa loi !

Vous voyez ?

Il n'est pas mort. Il est vivant !

Il n'est pas vivant.

Il est mort.

Ne les lib�re pas !

Ils ne sont pas comme nous.

Non !

N'ouvre pas ces cages !

Il va nous tuer !

Pousse ! Pousse !

Andrew ! Attention !

Sous-titrage: Vdm

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