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Selon les statistiques,

la population f�minine am�ricaine est majoritaire de 5 millions.

Si ce chiffre est exact, ce dont je ne doute aucunement,

pourquoi avons-nous tant de mal � nous imposer ?

Envisageons ces donn�es sous un autre angle :

la proportion hommes-femmes est de 37/38,5.

Je plains cette moiti� de femme !

Vous devinez ce qui lui est arriv�...

On l'a �cartel�e !

Vous n'avez qu'� demander �...

UNE FILLE AVERTIE

226 femmes d�barquent quotidiennement � New York

dans l'espoir de faire carri�re ou de trouver un mari.

Id�alement, les deux...

Elles viennent des 4 coins du pays,

pleines de candeur, les yeux �carquill�s d'�merveillement.

Beaucoup �lisent domicile

� New York...

J'�tais on ne peut plus na�ve.

A peine arriv�e, je me sentais nue comme un ver.

J'ai pass� ma premi�re journ�e au commissariat.

La police s'est montr�e serviable et a m�me mobilis� une �quipe.

M�re m'avait r�serv� une chambre dans un foyer de jeunes filles,

affectueusement surnomm� le couvent.

Les hommes n'avaient �videmment pas acc�s au-del� du rez-de-chauss�e.

Mais les couples se b�cotaient dans les escaliers.

La police s'est vraiment mise en quatre.

En attendant qu'elle trouve mes bagages,

je n'ai rien � me mettre.

L'important, c'est de payer le loyer et d'ob�ir au r�glement.

C'est un d�sastre, hein ?

L�g�rement...

- �a pourrait �tre pire. - Comment ?

Je ne sais pas, je vais y r�fl�chir.

Bienvenue au couvent.

Je suis Jeannie Boyden, du Michigan.

Enchant�e. Meg Wheeler, de Pennsylvanie.

Chambre 27, 2e �tage.

C'est la cellule voisine.

Tu te sentiras fra�che une fois chang�e.

- Comment ? - Je vais y r�fl�chir.

C'est un peu vieillot, mais si �a te va, prends-le.

- Voici le chapeau assorti. - Si j'allais pr�venir la bande ?

S'ils sont longs, enroule-les.

- Essaie ces souliers. - Chouette.

- Trop petites. - Regarde si c'est ta pointure.

Jeannie, je t'adore. C'est parfait...

Voici une jupe de tailleur, dont j'ai perdu la veste.

Lisa, c'est toi la sp�cialiste de l'habillement.

Tu as besoin de dessous.

S'il te faut autre chose, appelle-moi.

Tu ne vas pas trop nager l�-dedans ?

On va voir.

Surtout, rends-le-moi : il a une valeur sentimentale.

- Je l'ai port� � ma 1re �mission. - Premi�re et derni�re !

Jeannie, elle est fine, ta remarque ! Pas comme toi !

Bonne nuit.

Merci beaucoup � toutes.

Comme elles sont gentilles.

Je te pr�terais bien mes affaires mais tu aurais l'air enceinte.

Pas pratique pour trouver du boulot, hein ?

Encore moins un mari !

Je suis ici pour poursuivre une carri�re.

Toute fille normalement constitu�e est � l'aff�t d'un mari.

D�s qu'elle a l'�ge de porter une gu�pi�re,

elle guette l'homme id�al pour plier le genou.

Tu crois qu'elle porte une gu�pi�re par plaisir, toi ?

C'est un app�t pour que l'homme morde � l'hame�on.

Arr�te de jouer les filles cyniques.

Prenons l'exemple du pull.

Jusqu'en 1910, les femmes en portaient pour se tenir chaud.

Maintenant, c'est pour s�duire.

Ne sois pas sotte.

Bonne chance pour ta recherche d'emploi.

Merci pour tout.

Bonne nuit.

Je n'osais pas l'avouer

mais elle avait raison.

Restait � savoir si je disposais d'assez d'atouts...

Le lendemain, je passais mon 1er entretien.

Ainsi s'annon�ait le d�but de ma carri�re.

Je demande � chaque candidate de taper une lettre � la machine.

C'est bien � la port�e d'une secr�taire ?

Alors pourquoi cette page ressemble � de la po�sie arabe ?

J'avais un peu le trac, monsieur.

J'ai convoqu� 8 filles aujourd'hui.

M�me les yeux band�s, elles s'en seraient mieux tir�es.

Mais je vous offre cet emploi.

Pourquoi ?

Parce que mes pulls vous iront � ravir.

M. Maxwell, je vous remercie, mais je ne pense pas...

�a n'a rien de personnel.

En tant que fabricant de tricots,

j'estime que vous sauriez les mettre en valeur.

Vous occuperez le poste de r�ceptionniste,

accueillerez les clients

et serez le mannequin attitr� des Tricots Kampus.

N'oubliez pas de respirer par le ventre !

C'est tout, Mlle Wheeler.

Merci, monsieur.

Accompagnez-la � la r�serve.

Remettez-lui notre collection de pulls.

Une taille en dessous...

J'ai rendez-vous ce midi avec un certain M. Ross Taford.

Inventez n'importe quel pr�texte

pour me lib�rer.

- Un instant. - Bien.

La soci�t� Taford ?

Puis-je parler � M. Taford ?

Non ?

Pouvez-vous lui laisser un message ?

Dites-lui que M. Maxwell a un emp�chement

car il doit se rendre � une inhumation, merci.

Un instant...

M. Maxwell...

J'ai r�ussi � vous d�barrasser de M. Taford.

Bien jou�.

Que voulez-vous ?

Quelqu'un avec qui d�jeuner : je suis Ross Taford.

Je suis navr�e, monsieur.

- Je vais le chercher. - Pas la peine.

Je ne veux pas le d�ranger.

- Je suis affreusement g�n�e. - Avez-vous faim ?

A quelle heure d�jeunez-vous ?

A cette heure-ci.

Peut-�tre souhaiteriez-vous remplacer M. Maxwell ?

Non, je ne pense pas.

- Vraiment ? - Non.

Vous ne voulez pas qu'il sache

que vous avez mis les pieds dans le plat ?

Non, monsieur.

Quel est votre nom ?

Meg Wheeler.

Enfilez votre manteau.

Au revoir, Max.

Au revoir.

On passait notre temps � d�jeuner...

d�ner...

et danser ensemble...

danser...

d�ner...

et d�jeuner ensemble.

�a a dur� des semaines.

A croire que cet homme avait bel et bien mordu � l'hame�on !

Depuis quand on se fr�quente ?

Quelques mois.

C'est flagrant, non ?

Tu es la personne la plus charmante que je connaisse.

As-tu remarqu� que je ne t'ai jamais embrass�e ?

Justement, oui.

Je commen�ais � me faire du mauvais sang.

J'ai un oncle et une tante qui sont merveilleux.

Ce sont mes parents adoptifs.

Ils ont un cottage dans le Connecticut.

C'est ma r�sidence secondaire.

Aimerais-tu y passer un week-end ?

- Quand ? - Quand tu veux.

Vendredi prochain ?

Je passe te chercher � 6 h.

Bonne nuit, ma ch�rie.

A peine me voil� install�e � New York que je suis fianc�e !

Enfin, pratiquement...

C'est dr�le, non ?

Si seulement quelque chose d'aussi hilarant m'arrivait.

J'ai l'art de tomber sur des hommes qui me pincent les fesses.

Personne ne se fait un bleu � cet endroit en dansant !

Qui est sous la douche ?

Jeannie, � coup s�r !

Je m'imagine parfaitement sa tante.

Je parie que c'est une toute petite dame aux cheveux gris.

Une femme au c�ur d'or...

J'esp�re pour toi.

Surtout, ach�te-lui un cadeau.

Une bo�te de bonbons ?

Choisis plut�t un mouchoir

au cas o� elle serait au r�gime !

Une fois qu'on aura annonc� nos fian�ailles,

j'aimerais bien qu'on arrose �a.

J'ai l'air d'une souillon.

Moi qui voulais faire bonne impression...

La maison a l'air vide.

Tu ne les as pas pr�venus ?

Tu es tremp�e jusqu'aux os.

Ross, ils ne sont pas l�.

Le toit fuit.

Laisse-moi te d�barrasser.

O� peuvent-ils �tre par un temps pareil ?

Monte directement te changer

dans la chambre du palier.

Je vais chercher une casserole.

- Et ta famille alors ? - Tu vas attraper une pneumonie.

Je ne vois pas ce qui a pu les retarder.

On n'est pas bien au coin du feu ?

Heureuse, Wheeler ?

Cette pi�ce est ravissante, hein ?

Je suis dans une pi�ce ravissante au coin d'un bon feu

en compagnie d'une fille splendide.

De quoi combler un homme.

Ce n'est pas une bonne id�e.

Arr�te, Ross.

Pourquoi ?

Ce n'est pas une bonne id�e, c'est tout.

Pourquoi ?

Que dirait ta tante si elle entrait � l'improviste ?

- Il n'y a pas de danger. - On ne sait jamais.

�a ne risque pas : elle est en Europe.

Quoi ?

Qu'as-tu dit � propos de ta tante ?

- Elle est en Europe ? - Parfaitement.

Et ton oncle ?

Question idiote !

Ils ne se quittent pas d'une semelle depuis 30 ans.

Tu plaisantes ? C'est vrai ?

- Je n'y crois pas. - Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu m'as attir�e dans un pi�ge.

Comment peut-on tomber aussi bas ?

Qu'est-ce que tu racontes ?

Tu m'as invit�e � passer le week-end avec ton oncle et ta tante.

Comment est-ce possible ? Ils sont en Italie.

Je t'ai simplement invit�e chez mon oncle et ma tante.

Je n'ai jamais dit qu'ils seraient l�.

Ecoute-moi, Wheeler, tu n'es plus un enfant, hein ?

Non.

Toi non plus d'ailleurs.

Qu'est-ce que tu croyais ?

J'imaginais faire connaissance avec ta famille

et passer un agr�able week-end.

J'esp�rais que tu me demanderais en mariage.

Quoi ? Je suis trop jeune pour �a !

Ecoute.

L�che-moi.

Les filles d'aujourd'hui se comportent en gamines.

Elles sont pu�riles.

Pas �tonnant qu'elles restent c�libataires.

Est-ce que tu comptes grandir un jour ?

J'aime mieux �a.

Tu vois, Wheeler...

En quelque sorte, je te rends service.

Je veux que tu m�risses sur le plan affectif.

Qu'est-ce que tu fabriques ?

Je prends le train pour New York.

- Il pleut dehors. - Dedans aussi.

- Le prochain train est demain. - J'attendrai � la gare.

- Je ne peux pas appeler de taxi. - Je ferai de l'autostop.

Tu risques de tomber sur un d�traqu� en cavale.

Avec toi, �a fera deux !

J'ai une id�e.

�a m'aurait �tonn�e !

Tr�s bien, vas-y.

Prends le risque de te faire agresser

alors qu'un bon ami pourrait te faire la cour.

Au revoir, mon bon ami.

J'ai eu une attitude sens�e mais j'ai pris la sauc�e.

M�re aurait �t� fi�re de moi.

Vous avez pass� un bon week-end ?

Trop court malheureusement !

Pardon ?

Le mien aussi a �t� formidable.

Bien s�r, il y a eu h�las quelques impr�vus.

D�sol� de ne pas me sentir pr�t pour le mariage.

Mais tu as ma parole : si jamais je change d'avis,

c'est � toi que je demanderai en premier.

Quelle surprise ! C'est GM !

Regarde, c'est GM !

- Comment allez-vous ? - Bonjour, M. Maxwell.

Alors, vous allez � l'atelier ?

C'est pas parce que vous �tes en cong�,

que le patron doit se tourner les pouces !

D'o� venez-vous ?

J'ai un pied-�-terre � Cold Spring.

Voici ton n�cessaire de nuit.

Cet �pisode suscita un regain d'int�r�t de la part de Maxwell.

Douze mod�les turquoises, 24 beiges et 36...

M. Maxwell, vous avez l'air bizarre.

M. Maxwell, �a va bien ?

On est ici pour l'inventaire.

M. Maxwell, je d�missionne.

Je vins grossir les rangs des ch�meurs.

Avec l'appui de Jeannie et Terri, je saisis l'occasion r�v�e :

tester des cigarettes pour une agence de publicit�.

Inscrivez votre nom en haut et remplissez le questionnaire.

Je suis l�.

C'est dingue, non ?

Que dois-je faire ?

Tire quelques bouff�es puis empoche tes 2 dollars.

Deux dollars et une cartouche de cigarettes !

Parfaitement, monsieur.

C'est le prix de 2 repas.

- Je peux y aller ? - Oui, fais la queue.

Salut, Meg.

Envoie-la directement au bureau de Miles.

Pourquoi ?

Il para�t qu'ils recrutent une enqu�trice sur le terrain.

- En quoi �a consiste ? - Pourquoi pas Meg ?

- Bien s�r. - Qu'est-ce que c'est ?

Relaie-moi. Toi, suis-moi.

Miles est un des directeurs.

C'est l'intello de service, alors �pate-le.

- En quoi �a consiste ? - C'est une fille qui va...

Mlle O'Neill va vous remettre l'argent.

- Mon fr�re est rentr� ? - Non.

Pr�venez-moi quand il sera de retour.

Cette jeune fille vient essayer les nouvelles cigarettes.

Asseyez-vous.

- Donnez-moi votre nom. - Margaret Wheeler.

On me surnomme Meg.

- Votre �ge ? - 21 ans.

En f�vrier.

Faites un effort de pr�cision. 20 ans.

Votre profession ?

J'ai une exp�rience de secr�taire

mais j'aimerais bien changer de voie

et devenir... enqu�trice sur le terrain.

Quand vous est venue cette vocation ?

Vous savez en quoi �a consiste ?

Oui, c'est quelqu'un qui effectue des enqu�tes sur le terrain.

Evidemment.

Combien de personnes compte votre foyer ?

Vous voulez dire la famille proche ?

Juste mes parents et moi.

- Fument-ils ? - Mon p�re, oui.

Il fume la pipe.

Nous menons un sondage sur les cigarettes.

Vous avez demand�...

Aucun membre de votre famille ne fume ?

Non, � part un jeune cousin qui nous rend parfois visite.

Eh bien, commen�ons par votre cousin.

Quelle marque fume-t-il ?

Toutes sortes.

Il en change � chaque fois.

Expliquez-moi pourquoi.

Quand il en est aux deux tiers du paquet,

il le renvoie � la compagnie avec une lettre de r�clamation :

soit elles sont trop serr�es dans le paquet,

soit elles sont trop s�ches.

La compagnie joint une cartouche � sa lettre d'excuse.

Il emploie la m�me tactique pour les autres marques.

Ne faites pas l'int�ressante.

J'essaie d'�tre pr�cise.

Voil� pourquoi il change de marque.

Votre cousin est malhonn�te.

Je sais, mais rassurez-vous, je ne suis pas son exemple.

Dieu merci !

Un de nos clients aimerait conna�tre l'opinion du public

en ce qui concerne des cigarettes aux filtres parfum�s.

Indiquez-nous vos pr�f�rences.

C'est un merveilleux concept.

Le vert est parfum� � la chlorophylle.

Faites-moi part de votre r�action.

�a va ?

Je suis navr�e.

- �a n'a pas l'air � votre go�t. - C'est pass� de travers.

Essayez l'anis.

Avec plaisir... Le bleu ?

A quoi bon poursuivre ?

Veuillez signer cette d�claration.

Mlle O'Neill va vous remettre vos 2 dollars.

M. Doughton...

J'ai cru entendre qu'il y avait

un poste vacant dans votre soci�t�.

M. Doughton !

Je suis d�sol�e.

Quelle �tait votre question ?

J'ai chang� d'avis.

Mlle Wheeler, un dernier d�tail...

Quelle marque fumez-vous ?

Aucune.

Comment ? Vous ne fumez pas ?

�a ne fait pas partie de mes habitudes.

Merci de votre pr�cieuse collaboration.

Comme vous pensez que je suis l� pour de faux motifs,

je renonce � mes 2 dollars.

En ce qui concerne ma consommation de tabac,

sachez que seulement 8 % des femmes de moins de 21 ans fument.

Pas la peine de prendre cette cartouche.

Mon cousin n'est pas difficile.

- Oui, monsieur. - Envoyez-moi un produit d�tachant.

Bien, monsieur.

- L'as-tu impressionn� ? - Notre rencontre a �t� marquante !

Merci, Jeannie.

Au revoir, Terri.

Je vous prie de m'excuser.

Je suis Evan Doughton, enchant�.

Vous avez pass� le test ? L'avez-vous r�ussi ?

Autant inhaler du caoutchouc !

Je le d�visageais malgr� moi.

Il n'arrivait pas � la cheville d'un Apollon

et semblait bien fade � c�t� de Cary Grant !

Pourquoi �tais-je subjugu�e ?

Avez-vous fait des �tudes de march� ?

Nous avons un poste � pourvoir.

Suivez-moi.

- Des messages ? - Votre fr�re vient de...

Ce m�tier consiste � faire du d�marchage

et promouvoir des produits.

Il faut de l'intelligence

et des jambes solides.

Comment sont les v�tres ?

Bien, je pense.

Alors, envoyez-moi ces balles.

C'est pas sorcier.

Il suffit simplement de prendre le pli.

Je vais vous montrer les ficelles.

C'est bien gentil, M. Doughton...

Ne m'appelez pas ainsi.

M. Doughton, c'est mon fr�re !

Justement, j'ai eu l'occasion de le rencontrer.

- Je suis navr�. - Pardon ?

Quand �a ?

Il vient de me faire essayer des cigarettes.

J'ai renvers� de l'encre sur sa cravate.

Voyons, Mlle Wheeler,

ne vous laissez pas dominer par vos �motions.

- Je ne l'ai pas fait expr�s. - C'est vous qui le dites.

Il ne tient s�rement pas � ce que je travaille ici.

En tant que copropri�taire de cette agence minable,

j'ai voix au chapitre.

Excusez-moi.

Oui, Miles ?

Enfin, ce n'est pas trop t�t.

Dis donc, je travaille comme une b�te ici.

- Tu as r�dig� les rapports. - Bien s�r que non.

Depuis quand une b�te sait-elle �crire ?

Entendu, Miles.

Je viens d'embaucher une fille.

- Qui �a ? Toi ? - Tu as int�r�t � bien la traiter.

- Quel est son nom ? - Meg Wheeler.

- Quoi ? - W-H-E-E-L...

Patientez dehors.

Donnez un coup de main aux filles.

O� as-tu d�nich� cette jolie cravate ?

Wheeler me l'a offerte !

Tu perds la t�te ?

Est-elle au moins qualifi�e ?

Ecoute, primo, c'est une fille.

Deuzio, elle a des jambes parfaites.

Tout � fait le profil !

Envoie-moi quelques balles.

Tr�s bien, Evan, je capitule.

Tu connais le dicton :

"Si tu ne peux les battre, fais-en tes alli�s."

Eh bien, je vais rejoindre ton camp

en m'offrant des pauses de 3 heures,

en jouant au golf 4 fois par semaine et en faisant du bateau.

Chaque soir, je m'adonnerai � ton passe-temps favori :

collectionner les femmes.

Je m'en fais une joie.

Si tu fais les 400 coups, l'entreprise en p�tira.

Tous nos biens seront saisis.

Pourquoi m'en soucier ?

C'est injuste.

J'ai le droit d'appr�cier la compagnie des femmes.

Sois reconnaissant car je te rends service.

- Sans blague ? - R�fl�chis.

Que se passerait-il si je ne collectionnais pas les filles ?

Tu les aurais sur le dos et tu ne pourrais bosser en paix.

De gr�ce, marie-toi.

- Et toi, qu'attends-tu ? - J'ai pas le temps.

Moi non plus.

C'est frustrant, hein ?

- Qu'en dites-vous ? - Formidable.

C'est r�volutionnaire !

Imaginez que vous avez bu le midi...

Il n'y a pas de mal � �a, hein ?

Au bureau, pour masquer votre haleine,

vous allumez une de ces cigarettes

et inhalez le menthol.

Vous allez faire fortune.

Elles ne sont pas destin�es � cet usage.

M�lez-vous de vos affaires.

Je prends �a. O� sont mes 2 dollars ?

L�-bas, monsieur.

Vous allez faire fortune.

O� sont mes 2 dollars ?

Vous n'avez pas sign� le...

Bienvenue � Doughton & Doughton.

Afin d'�viter les poursuites judiciaires,

nous vous prions de r�diger les rapports au crayon.

Quel poison !

Et Evan alors ? C'est un amour !

Tu as raison.

Un vrai tombeur. Attends de le voir � l'�uvre !

Pourriez-vous essayer ces 2 parfums ?

Alternez-les et indiquez vos pr�f�rences.

Je ne peux vous en d�voiler la marque

mais ils se nomment Fougue et S�duction.

Je devine pour lequel vous pencherez.

Etant fin psychologue, je vous imagine fougueuse.

Ayez la gentillesse de les essayer.

Mlle Wheeler viendra vous demander votre opinion.

- Mlle Wheeler toute seule ? - Qui sait ?

Vous �tes si charmante

que je serais tent� de revenir seul.

Bonne journ�e, Mme Purby.

Et merci encore.

- Soyez sage. - Entendu.

4 h... �a suffit pour aujourd'hui !

D�tendons-nous au bord de l'Hudson.

Je devrais plut�t me familiariser avec mon travail, non ?

Plus qu'un appartement

et c'est avec moi que vous vous familiariserez.

Entrez.

- Qu'a-t-elle dit ? - "Entrez".

Allons-y.

Ici, l'agence Doughton & Doughton.

Je n'entends rien.

- Ici Doughton... - Elle fait la vaisselle.

- Entrez. - Merci, madame.

Ici Doughton...

J'ignorais que vous �tiez accompagn�.

Vous n'�tes pas ici par hasard !

C'est pour un sondage, mais on vous d�range.

Si on repassait ?

Bonne id�e.

Avez-vous souvent affaire � ce genre de situations ?

Ce m�tier consiste aussi � �tudier le comportement du consommateur.

Son attitude � elle �tait franchement scandaleuse.

En tout cas, vous vous �tes d�brouill�e comme un chef.

Maintenant, vous devez voler de vos propres ailes.

Bonne chance.

- O� allez-vous ? - Je retourne au bureau.

�a alors ! J'ai perdu mon stylo-bille.

Je crois savoir o� il est. Passez � l'�tage du dessous.

- Je ne comprends pas. - A plus tard.

Entrez.

Je n'avais plus qu'� faire une croix sur notre vir�e !

Je priais pour que son stylo soit cass�.

R�capitulons.

Vous avez vu mon fr�re pour la derni�re fois le 24 � 16 h.

- Est-ce correct ? - Oui.

Nous sommes maintenant le 27.

Savez-vous o� il peut bien �tre ?

Il a juste dit qu'il avait �gar� son stylo.

Je pr�f�re aller droit au but avec vous.

En tant qu'employ�e et membre de notre grande famille...

vous avez d� vous apercevoir que mon fr�re �tait...

Comment dirais-je ?

qu'il avait un penchant excessif pour le sexe oppos�.

C'est un chaud lapin ?

Si l'on peut dire.

Vu son temp�rament, il a tendance

� jeter son d�volu sur les femmes de son entourage.

Pour des raisons professionnelles, je vous interdis d�sormais...

de collaborer avec lui.

J'ignore l'image que vous avez de moi

en tant que membre de votre personnel

mais dissipons tout malentendu :

mes m�urs sont irr�prochables.

Pardonnez-moi.

Je vais essayer.

Je fus ensuite arr�t�e pour atteinte aux bonnes m�urs.

Je vais intenter un proc�s � la municipalit�.

Bas les pattes.

Ce sont mes ni�ces.

C'est scandaleux que des filles aussi respectables...

Je ne faisais que distribuer des �chantillons.

C'est bien le probl�me !

Vous pr�tendez qu'il s'agit de votre employ�e.

Je l'affirme.

Quelle est sa fonction ?

Elle est d�marcheuse pour Doughton & Doughton,

dont je suis directeur.

- Les autres aussi ? - Certainement pas.

- Vous les connaissez ? - Non.

- Vous ne les avez jamais vues ? - Ma patience a des limites.

Ne jouez pas � �a avec moi.

On a v�rifi� votre d�position. Allez-y.

Vous aussi.

C'est aimable � vous.

Au revoir, chef !

Une minute...

Je suis d�sol�e.

Sur les 400 filles que j'ai embauch�es,

vous �tes la 1re � �tre arr�t�e.

- Je ne suis pas coupable. - Qui l'est alors ?

Moi, je n'aurais jamais d� la laisser seule.

�a alors ! Un revenant !

J'ai appris la nouvelle au bureau.

Elle a �t� arr�t�e pour atteinte aux bonnes m�urs.

Elle s'en tirera avec 6 mois.

Elle aurait pu �coper de 6 ans avec toi comme t�moin !

Ton humour commen�ait � me manquer.

Bon, je retourne au bureau.

- Demande-moi o� j'�tais. - Je ne te croirai pas.

Il a une dent contre moi.

Je vous offre un petit verre ?

- Je ne bois pas. - Je vous invite � d�ner alors.

�a me remonterait le moral.

Promettez-moi de ne plus perdre de stylos.

Vous ne voyez pas qu'il y a erreur ?

Vous savez lire ?

"Margaret Wheeler, disculp�e de toute accusation."

D�sol�e, mais vous devez partir.

Je g�re un h�tel ancien et respectable.

Ancien, oui !

Sa r�putation ne doit pas �tre ternie par des filles douteuses.

Vous m'accusez d'en �tre une ?

Je vous reproche de vous afficher � leurs c�t�s !

Je vous remettrai votre note demain matin.

Tu vas nous manquer.

Estime-toi heureuse d'�chapper � cette prison.

Foyer de jeunes filles... De vieilles filles, oui !

J'en ai ras la frange.

- Qu'est-ce qu'on va faire ? - Je vais y r�fl�chir.

Dis, Meg...

Si on louait un appartement en partageant les frais ?

�a ne m'�tait pas venu � l'esprit.

On s'en donnerait � c�ur joie.

Oui, c'est une bonne id�e.

On en discutera demain.

J'aimerais r�gler ma note maintenant.

A ta place, je ne me h�terais pas � emm�nager avec Lisa.

C'est comme un l�opard :

c'est joli mais �a ram�ne n'importe quoi � la maison.

Jeannie, je suis majeure et vaccin�e.

Je sais me prendre en charge.

C'est la premi�re fois que je vais pouvoir go�ter � la libert�.

C'est bien l� le probl�me.

Notre cohabitation avait les inconv�nients

de la vie conjugale sans les avantages.

Je me coltinais les corv�es et Lisa se la coulait douce.

Lisa, ouvre la porte.

- Salut, tu rentres d�j� ? - J'ai fini plus t�t.

Que mange-t-on ce soir ?

J'ai achet� des steaks, des petits pains

et une salade de pommes de terre.

Je peux entrer ? Je suis ta colocataire.

D�sol�e, mon tr�sor.

Merci bien.

Je vois que tu as mis de l'ordre.

Je n'ai pas eu le temps de ranger car je suis d�bord�e.

A qui est cette veste ?

- Bert. - Bert quoi ?

On suit des cours d'art dramatique et on a r�p�t� tout l'apr�s-midi.

C'est un vrai foutoir.

D�sol�e, Meg.

Bert...

Bert, je te pr�sente Meg.

T'as pas du ketchup ou de la moutarde ?

Si, je pense.

Ravie de faire votre connaissance.

Comment �a s'est pass� ?

La r�p�tition avec Lisa.

C'�tait bien.

Tant mieux.

Je la trouve extr�mement talentueuse, pas vous ?

Quoi ?

Elle a un don. C'est une artiste-n�e.

Excusez-moi.

Bien s�r, moi, je ne lui arrive pas � la cheville.

Je me croyais dou�e mais ma prof d'anglais m'a d�courag�e.

Je me suis alors mise � la st�no-dactylo.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Vous avez un probl�me ou quoi ?

Comment �a ?

Qu'est-ce que tu as fait de la moutarde ?

Laisse tomber.

Sur l'�tag�re du bas.

Bert, tu ferais mieux de partir.

Je t'appelle.

Garde un �il sur elle.

Elle ne tourne pas rond.

De quoi vous avez parl� ?

Je ne sais pas trop.

C'est un acteur, lui ?

Il est incapable de s'exprimer.

Il a d'autres talents !

Ne quittez pas.

Meg, c'est l'homme � la voix sexy.

Merci.

All�, Evan.

Ce soir ?

Vous ne croyez pas que c'est un peu tard ?

Oui, j'ai un rendez-vous.

Je peux peut-�tre l'annuler.

Non, je vais t�cher de l'annuler.

Je vais essayer, Evan.

Non, �a ne me fait rien.

Ce n'est pas grave, je peux l'annuler.

Je vais essayer.

A quelle heure passez-vous ?

Je me tiendrai pr�te.

N'oubliez pas.

Tu as tout fichu en l'air.

Tu as raison.

La prochaine fois, je d�clinerai son invitation.

�a lui servira de le�on.

Apr�s nos rendez-vous, on se garait sur les rives de l'Hudson,

mais j'avais comme l'impression

de ne pas �tre le type d'Evan Doughton.

Il est l'heure de rentrer.

- Tu admires le paysage ? - C'est magnifique.

Tu vois le panneau sur la rive d'en face ?

Il clignote 420 fois toutes les demi-heures.

Et �a fait deux fois de suite que je compte !

Mon Dieu, je t'ai refait le coup.

D�sol�.

Tu sais quoi ?

J'ai l'impression de te servir de bouche-trou.

Que vas-tu imaginer ? Tout �a parce que je m'endors ?

Je parie que �a n'arrive pas avec les autres.

On dirait que tu m'en veux.

J'appr�cie ta compagnie.

Tu le sais.

Pourquoi ?

Tu es diff�rente des autres.

Tu es gentille...

calme et d�tendue...

apaisante.

Comme une bo�te de tranquillisants ?

Tu es ravissante au clair de lune.

Pas qu'au clair de lune, d'ailleurs.

Tu dois me trouver bizarre par moments,

mais tout est question d'interaction.

Et de synchronisation.

Il y a un temps pour le travail et un pour l'amusement.

Un moment pour l'amiti�

et un pour l'amour.

Quelle heure est-il ?

Onze heures et quart.

- Raccompagne-moi. - Qu'ai-je fait ?

- Ram�ne-moi imm�diatement. - Qu'ai-je fait ?

Je suis en retard.

- Tu as pass� un bon week-end ? - Excellent.

- Je suis sortie avec Evan. - Encore ?

Comment fais-tu ?

Je suis une gentille fille, pardi !

Je peux les prendre ?

En tout cas, il ne laisse rien transpara�tre au bureau.

Au fait, comment va ta colocataire ?

Pas mal.

On en a appris de belles sur elle hier.

Comment �a ?

Je ne veux pas le crier sur les toits.

Jeannie, je ne te crois pas.

C'est vrai.

Je connais un tas de types qui m'ont confirm� la rumeur.

Tu es s�re que c'�tait elle ?

En tout cas, eux, ils en �taient formels.

Vous �tes occup�e ?

J'ai un rapport � taper.

D'accord, finissez-le.

Puis-je vous dicter quelque chose ?

Depuis mon arrestation, j'occupais un poste interne,

l'occasion de me racheter...

Voici une circulaire � envoyer � nos clients.

Intitulez le document ainsi.

L'�tude de motivation rapporte !

De quoi s'agit-il ?

De la solution � vos probl�mes de vente !

Qu'est-ce qui pousse le consommateur � l'achat ?

Pourquoi privil�gie-t-il telle marque ?

Diff�rence de qualit� - rarement !

Diff�rence de technique de vente - souvent !

Doughton & Doughton vend votre produit

en recourant � des m�thodes scientifiques

visant le subconscient !

Ne perdez pas de vue la concurrence.

Rivalisez avec elle gr�ce aux �tudes de motivation !

Vous avez not� ?

- C'est possible ? - Quoi ?

De vendre des produits en faisant appel au subconscient ?

Oui, bien s�r, o� en �tions-nous ?

Au 2e point d'exclamation.

Au quoi ?

Cet apr�s-midi-l�, je me vis confier une mission sur le terrain.

Bonjour, je suis repr�sentante...

- Wheeler. - Au revoir.

Je trouve bizarre que tu partes d�j�.

C'est une visite purement professionnelle.

Tu as sonn� � ma porte.

Oui et si j'avais su, je m'en serais bien gard�e.

Je t'ai bien t�l�phon� dix fois.

J'ai eu ton message.

- Pourquoi ne pas m'avoir appel� ? - �a fait d�j� un bail.

D'accord, je l'avoue, je suis fautif

et je tiens � te pr�senter mes excuses.

Allez, qu'as-tu � perdre ?

C'est vraiment le comble.

D'accord, alors, en partant, qu'as-tu � gagner ?

�a me rappelle le bon vieux temps.

Je t'ai promis des excuses.

Eh bien, voil�.

Le jour o� je t'ai tendu ce pi�ge � la campagne,

je me suis comport� en v�ritable goujat.

Je m'en rends compte.

J'ai agi avec fourberie...

et mesquinerie.

Je m'en suis mordu les doigts.

Pardonne-moi cette fois et je te promets

de ne plus jamais jouer les hypocrites.

Promis ?

Entendu, Ross.

J'ai quelque chose d'important � te demander.

Vas-y.

Veux-tu venir chez mon oncle et ma tante ce week-end ?

- Avec plaisir. - Formidable.

- Sont-ils rentr�s ? - Non.

Mais je promets de me tenir � carreau.

Comment puis-je me laisser embobiner ?

- Qu'y a-t-il ? - J'aimerais que tu m'expliques.

C'est pas pour me plaindre, mais il y a un sacr� boucan l�-haut.

Figurez-vous que le bruit vient de chez vous.

Quoi ?

Si �a ne vous fait rien, j'aimerais me coucher.

- Tu es seule ? - Bien s�r... Ouvre.

J'arrive !

Une minute.

C'est pas trop t�t.

C'est quoi, ce cirque ?

J'ai dormi ici cette nuit.

T'es cingl�e ? Pourquoi ?

Tu ne t'en souviens pas ?

De quoi ?

De ta soir�e.

Si, vaguement.

- Fais attention, mon tr�sor. - A quoi ?

Quand on fait la java et qu'on s'endort dans la baignoire,

il vaut mieux �viter l'alcool.

J'ai r�fl�chi

et j'ai d�cid� de chercher un nouveau logement.

Pour me refiler tout le loyer ?

Attends, tu n'as rien d�bours� depuis qu'on loge ensemble.

Et ton harem masculin ne m'inspire pas outre mesure.

- Vraiment ? - Oui.

Ces types qui d�filent � toute heure du jour

et toi qui te comportes comme une fille facile.

Serais-tu jalouse ?

Jalouse de quoi ?

De moi.

Tu n'es pas fichue de te d�goter un type.

Quoi ?

Eh bien, �a, c'est le bouquet.

Comment �a, je ne peux pas me d�goter un type ?

Cite-m'en un alors.

J'�tais en rogne car aucun ne me venait � l'esprit.

Cinq hommes ?

Elle veut former une �quipe de basket ?

Elle m'a reproch� d'�tre jalouse.

- Elle a raison. - Tu plaisantes ?

En tout cas, elle s'en donne � c�ur joie,

pas comme certaines d'entre nous.

Ne va pas me dire que tu envies ce qu'elle fait ?

Je ne sais pas, j'ai jamais essay�.

Voyons, je rigole.

J'aimerais savoir pourquoi elle en fait tout un plat.

Tu es sur une mauvaise pente.

Rentre chez toi.

Qu'en dis-tu, Jeannie ?

Le sexe : toujours la m�me rengaine.

Je suis d'accord.

Les hommes occupent toutes nos conversations.

Changeons de sujet.

Bonne id�e.

Enchant�.

Vous vous rappelez d'un certain Alvin ?

Alvin quoi ?

Je l'ai fr�quent� dans le pass� : Alvin, le ringard.

- Bien s�r ! - Un gringalet aux dents en avant.

On le comparait m�me � un cheval.

Je m'en souviens, pourquoi ?

Je vais l'�pouser.

Je suis d�sol�e, Jeannie.

C'est pas grave.

Tu es s�re ?

- Pourquoi ? - Parce qu'il me l'a propos�.

J'ai pas d�croch� le gros lot, mais lui non plus !

Il a la chance d'�pouser une fille formidable.

Une grosse affaire !

Je suis s�re que vous filerez le parfait amour.

Alvin est un type merveilleux.

- Il a un bon sens de l'humour. - Indispensable pour m'�pouser !

Il n'y a pas que les femmes qui font du l�che-vitrine.

On est des marchandises que les hommes observent.

S'ils trouvent leur bonheur, ils ach�tent.

Et moi, j'avais la hantise de rester sur le carreau.

Vous faites des heures sup ?

Puis-je vous parler un instant ?

Entrez.

M. Doughton...

Pouvez-vous me regarder ?

Imaginez que je suis un produit et non une employ�e.

D'accord, vous �tes une marchandise.

Une sorte de produit.

Poids : 60 kilos.

Pas mal ficel�e et en rayon depuis 21 ans...

M. Doughton...

J'aimerais me mettre en vente.

En tant qu'�pouse...

On peut vendre n'importe quoi en faisant appel au subconscient.

Est-ce correct ?

C'est le principe de base des �tudes de motivation.

S'applique-t-il �galement aux marchandises humaines ?

Asseyez-vous.

Je suppose...

que vous ciblez un consommateur sp�cifique.

Oui.

En faisant appel � son subconscient, vous voulez inciter

ce consommateur potentiel � vous demander en mariage.

Oui, c'est correct.

Quelle id�e astucieuse !

Parlez-en � Evan, il a les qualifications requises.

Le consommateur potentiel, c'est lui.

R�capitulons la situation.

Vous me demandez de vous aider � inciter

ce Don Juan � se marier ?

Ma r�compense

serait de vous avoir comme belle-s�ur.

Oui, monsieur.

Y voyez-vous un inconv�nient ?

Non, loin de l�.

Apr�s toutes ses...

Ce serait d�j� un progr�s.

Merci, monsieur.

Serait-il juste qu'il vous choisisse � son insu,

aux d�pens d'autres produits ?

Oui, monsieur, car je suis convaincue d'�tre l'�pouse id�ale.

Vous semblez cat�gorique.

En effet, je suis facile � vivre et assez intelligente.

Je sais cuisiner, coudre et tenir une maison.

Je suis affectueuse et j'ai une sant� de fer, monsieur.

Sans oublier mes mensurations : 85, 60, 85.

Un petit format !

En plus, je ne le laisse pas indiff�rent.

Il a besoin d'un petit coup de pouce.

Deux choses me viennent � l'esprit.

Le mariage ferait le plus grand bien � mon fr�re

car il pourrait se concentrer sur son travail.

Je vous le garantis.

Ensuite...

le concept me pla�t.

Alors vous m'aidez ?

Disons que je vous accepte comme cliente.

Merci.

Quelle strat�gie adopterons-nous ?

Levez-vous.

Allez l�-bas.

Faites un tour sur vous-m�me.

Evan �tant sensible � l'habillement,

commen�ons par l'emballage du produit.

Comment est votre garde-robe ?

Ordinaire.

Peut-on faire un crochet par chez moi ?

C'est en chemin et vous pourrez juger sur place.

Prenez vos affaires.

C'est une maigre garde-robe,

mais j'ai des tenues pour toute occasion.

Une femme active doit s'en contenter.

Elle a g�n�ralement une robe classique pour les d�jeuners.

Il suffit de l'empeser pour...

C'est bizarre.

C'est la bonne cl�.

Ma colocataire doit certainement recevoir.

Que veux-tu ?

Comment �a ? Laisse-moi entrer.

Tu oublies que tu as d�m�nag� ce matin.

Ce n'est pas vrai.

Je prends mes affaires et je fiche le camp.

Je garde tes v�tements contre ta part de loyer.

Quoi ?

�a lui fera les pieds !

Je vais la tra�ner en justice

et prendre un bon avocat.

Vous en connaissez un ?

�a peut attendre.

- O� allez-vous dormir ? - Je l'ignore.

Pouvez-vous retourner au foyer de jeunes filles ?

C'est impossible, ils m'ont mise � la porte, enfin...

Je n'y tiens pas.

Je vais r�server une chambre dans un h�tel.

Merci.

Vous n'avez pas de bagages !

Je ne peux pas faire un pas dans cette ville

sans perdre mes v�tements.

J'en ai marre.

Qu'allez-vous faire ?

Je vais devoir trouver une solution.

Cherchons-la ailleurs.

Que dites-vous d'un pyjama d'homme ?

Pardon ?

Que dites-vous d'un pyjama d'homme ?

C'est comme au cin�ma...

Chaque fois que l'h�ro�ne dort chez le h�ros,

elle enfile immanquablement son pyjama,

ce qui lui donne un air attendrissant.

Aimeriez-vous offrir un tel spectacle � Evan ?

Vous voulez que je dorme chez lui ?

Ou chez moi... Nous habitons ensemble.

Vous devez dormir quelque part.

Alors ?

D'accord. C'est dans quelle direction ?

Le quartier r�sidentiel.

Taxi !

Je me sens plus ridicule qu'autre chose.

Laissez Evan trancher.

- Il ne devrait pas tarder. - Est-ce la bonne m�thode ?

Au lieu de faire appel � son subconscient,

je m'offre pratiquement � lui.

Pr�cis�ment.

Quand il entrera, soyez assise sur le canap�

dans la pose la plus aguichante possible.

Et laissez faire...

O� es-tu ?

Je vois.

Au revoir.

C'�tait Evan. Il ne rentre pas ce soir.

Il est avec un client.

A Milwaukee.

Peut-�tre un brasseur.

Inutile de vous dire que je tombe des nues.

Ne croyez pas que je vous ai pi�g�e.

Bien s�r que non.

Vous restez ou vous passez la nuit � l'h�tel ?

J'ai confiance en vous.

Avec Evan, je n'en m�nerais pas large mais vous, vous �tes m�r.

Merci beaucoup.

Autant meubler notre soir�e intelligemment.

Pouvez-vous me taper ceci � la machine ?

- C'est quoi ? - Le carnet d'adresses d'Evan.

Pour quoi faire ?

Tout ceci, c'est la concurrence.

Chacune de ces personnes est dot�e d'atouts exceptionnels.

Si vous voulez lui plaire,

nous devons savoir � quoi correspond sa femme id�ale.

A c�t� du nom de Bonny Storm, il a �crit "Rousse !".

Il a donc un faible pour les rousses.

Mais � quel point ? Renseignons-nous.

Comment ?

Par une �tude concurrentielle.

Mettez-vous au travail.

Mlle Storm ?

Ici Miles Doughton, le fr�re d'Evan.

Il m'a tellement parl� de vous que j'aimerais vous rencontrer.

Non, gardons cela secret.

Quand �a ?

Merveilleux.

Bien... Merci.

Je dois m'absenter.

Vous allez sortir avec tout le carnet ?

Je vais mener une �tude de march� scientifique.

Ne m'attendez pas.

Abbie Ambridge : bonne vivante.

Clarissa Detrie : m�lomane.

Candy Firthwell : aime les jeux de soci�t�.

Voici les accessoires favoris de mon fr�re.

Ceux que ses diff�rentes conqu�tes portent.

Ces longues boucles d'oreille l'amusent inlassablement.

Sa couleur de vernis favorite.

Mlle Thurgood dit qu'il ne jure que par cette teinte.

Voici la longueur de cils que porte Mlle Deborah O'Toole.

Comment arrive-t-elle � voir ?

Il va falloir s'en dispenser.

Mon Dieu, vous n'avez pas ch�m�, hein ?

J'ai �t� par monts et par vaux.

Votre nouvel appartement

a-t-il un tourne-disques ?

Non, mais je peux en emprunter un.

�a pourra servir.

Voici les disques le mettant d'humeur romantique.

Cette liste m'a �t� fournie par une dame passionn�e de musique.

Autre article utile :

Quatre juillet : un parfum envo�tant.

Pour le faire tourner de l'�il ?

- Mettez-en. - Maintenant ?

Il faut bien commencer.

En utilisant ceci, notre �tude de motivation est vou�e � l'�chec.

Evan vous remarque-t-il davantage ?

Non, il fait comme si je n'existais pas.

Ne perdez pas patience, on va lancer l'offensive.

�a cocotte ici.

C'est Quatre Juillet, un parfum envo�tant.

On ne fait pas plus asphyxiant.

Bonjour, Megsie.

- Vous �tes pimpante. - Je suis en pleine forme.

Que faites-vous ce soir ?

Rien de sp�cial.

Avez-vous un restaurant favori ?

Je vous donne carte blanche.

On en discutera au d�jeuner.

C'est �a qui l'inspire ?

J'ignore comment, mais apparemment oui.

Je n'y crois pas.

Vous doutiez du parfum, mais il a fait son effet.

Vous devez viser en dessous de sa conscience.

- Viser o� ? - En dessous de sa conscience.

Vous testerez d'autres stimuli

en copiant le style d'Yvonne, la d�marche d'Ines

et le rire de Marie-Louise, fille charmante que tout amuse.

Comme �a ?

Plus ou moins, oui.

Vous avez d�cor� cet endroit vous-m�me ?

Je suis habile couturi�re.

En tout cas, vous avez du go�t.

Je me suis amus�e � tout retaper.

C'est pas toujours folichon de vivre seule.

Tout devrait s'arranger.

J'esp�re bien.

Notre mission s'av�re de plus en plus satisfaisante pour moi.

Comment �a ?

Je me r�jouis de vous accueillir dans le clan Doughton.

Merci, M. Doughton, c'est aimable de votre part.

Vues les circonstances, autant m'appeler Miles.

Je ne me sens pas � l'aise pour franchir le pas.

Comment appelez-vous Evan ?

Evan.

Et lui ?

Poup�e, mon c�ur, petite bouille...

ce qui lui vient � l'esprit.

Il utilise ces surnoms indiff�remment.

Vous a-t-il invit�e � danser ?

Une fois.

C'est pareil pour toutes, � part Juliet Adams,

dont il ne se lasse pas.

Evan attribue une fonction � chaque femme.

Adams a pour sp�cialit� la danse.

Je connais son secret.

Venez un instant.

Faites-moi une d�monstration.

- Comme �a ? - Non, pliez le bras droit.

Posez la main gauche sur sa nuque.

Renversez la t�te en arri�re.

Redressez-la.

Penchez-la.

Approchez...

Non, seulement le visage.

Comme si nos l�vres allaient s'effleurer.

Comme �a ?

Vous apprenez vite, Mlle Wheeler.

Merci.

- Quel est votre nom d�j� ? - Wheeler.

J'ai connu une Meg Wheeler.

C'�tait pas vous par hasard ?

Une fille de taille moyenne aux cheveux ch�tains ?

C'est moi.

�a alors !

Vous �tes m�connaissable.

- Je ne vous ai jamais vue ainsi. - Vous ne m'avez jamais regard�e.

Je r�ve !

- Vous la connaissez ? - Je l'ai d�j� rencontr�e, oui.

Bonsoir, Miles.

Mlle Gabrielle Dorn, voici Mlle Wheeler.

Vous connaissez mon fr�re.

- Joignez-vous � nous. - C'est pas de si t�t.

As-tu de l'argent de poche ?

Que veux-tu boire, Megsie ?

J'ai oubli�, tu ne bois pas.

Gar�on !

Gar�on !

- Quelle est sa sp�cialit� ? - La cuisine.

Quelques jours plus tard, Miles cr�e l'�v�nement

en arrivant en retard au bureau.

Encore une longue soir�e ?

Avec le cordon-bleu ?

Une autre ?

Qui ?

Ne soyez pas aussi indiscr�te.

Je croyais que vous aviez d'autres informations.

Son plat favori est la mousse de poulet.

- Je croyais que vous... - La mousse de poulet.

Voici la recette.

Essayez-la.

Bien, monsieur.

Envoyez des fleurs ou des bonbons � Mlle Rose Siglund,

accompagn�s du mot : "Merci pour cette splendide...

"soir�e."

Quelle est son adresse ?

380 East 72th Street.

C'est pas l'appartement 3B par hasard ?

Comment savez-vous ?

C'est l� qu'Evan a �gar� son stylo.

Une minute. Qu'est-ce qui vous prend ?

Rien.

Alors, expliquez-moi votre indignation subite.

Je ne peux pas.

J'ai l'impression que vous vous prenez au jeu

et �a me tape sur les nerfs.

Avez-vous pens� aux miens ?

Je m'ab�me la sant� � me creuser les m�ninges !

Vous ne deviez pas vous en plaindre hier !

J'exige du respect de mes employ�s.

Je ne suis qu'une simple marchandise.

�a vous dirait de retourner en rayon ?

On n'a qu'� tout laisser tomber.

Non.

Tenons-nous-en � des relations professionnelles pour �viter

tout conflit personnel.

Quand revoyez-vous Evan ?

Ce soir.

- O� ? - Au salon viennois.

Vous porterez la robe de la couturi�re d'Yvonne

et le parfum de Barbara.

Je serai l� pour juger de l'effet.

Une derni�re chose...

Prenez votre apr�s-midi.

Allez chez le coiffeur de Bonny.

J'ai r�ussi � obtenir une de ses m�ches de cheveux.

Faites-vous teindre ainsi.

Dis, grand fr�re, garde tes distances.

J'ai le droit de boire un cocktail.

A condition de ne pas refaire des tiennes !

Qu'est-ce que tu manigances avec mon carnet d'adresses ?

En vieillissant, j'ai d�cid� de profiter de la vie.

C'est pas les adresses qui manquent.

Comment proc�des-tu ?

Par ordre alphab�tique.

Quelle lettre semble t'avoir le plus satisfait ?

O� proposes-tu de t'arr�ter ?

En ce moment, je suis rendu � S.

Toujours vivant ? Chapeau !

Suis-je en retard ?

Qu'est-il arriv� � tes cheveux ?

- Ils sont roux. - C'est �a.

- �a te pla�t ? - Enorm�ment.

- Qu'en penses-tu ? - Impressionnant.

Tu permets ?

Bonne soir�e.

Arr�te-toi � W, d'accord ?

�a n'a rien � voir avec de la mousse de poulet.

Il devait y avoir une erreur dans la recette.

Il �tait question de "soup�ons".

J'ignore ce que c'est.

Pas un soup�on d'huile de vidange au moins ?

�a a vraiment un go�t bizarre.

Je vais fouiller chez Gabrielle pour retrouver les ingr�dients.

Vous devez commencer � en avoir marre.

J'attends la fin de cette mission avec impatience.

Comment Evan r�agit-il ?

Disons qu'il ne me prend plus pour une gamine.

Que pensez-vous de moi ?

De la nouvelle Meg ?

- Mon avis ne compte pas. - Si.

Vous �tes mon futur beau-fr�re.

Vous n'avez pas l'air enthousiaste.

Je ne peux m'en prendre qu'� moi-m�me.

Veuillez m'excuser.

All�, Evan.

Non, ce n'est pas possible, je suis prise ce soir.

Non, je suis occup�e.

Demain soir me convient.

Merci d'avoir appel�. Bonne nuit.

On est sur la bonne voie.

Il est temps... J'en suis presque � W.

Voulez-vous des �ufs ?

Non, j'ai l'app�tit coup�.

Que pensez-vous des T et U ?

Rien de sp�cial.

A part Ustinoff qui a le type slave.

- Vous allez chez elle ce soir ? - Non, ce soir, je bouquine.

Quelle est sa sp�cialit� ?

Rien de tr�s utile.

Elle semble ma�triser l'art du contact buccal.

Des baisers...

Autre chose ?

Oui et non.

Elle donne � cet acte une dimension spirituelle.

Je ne comprends pas.

C'est dur � expliquer.

Faites une d�monstration.

C'est le dernier service que je vous rends.

Suivez mes conseils.

Pourquoi vouloir am�liorer ce qui est parfait ?

Pendant une semaine, je dansais comme Juliet.

J'�tais aussi agr�able que Marie-Louise.

Je battais des cils � la mani�re de Deborah O'Toole

et je me parfumais comme Barbara.

Tout �a et de la mousse de poulet en plus...

Recommen�ons.

Je vais vous resservir de la mousse.

- Je vais changer de disque. - J'aime celui-ci.

- Je monte le volume. - C'est parfait ainsi.

Veux-tu du caf� ?

Non, j'ai eu ma dose.

Moi, j'en veux.

D�tends-toi.

Impossible, je suis nerveuse.

Trop de caf� !

- Tu ne vas plus tenir en place. - Je veux me lever.

Qu'est-ce qui urge ?

Selon les statistiques, 79 % des Am�ricains r�vent

d'�pouser une fille rang�e.

D'o� tiens-tu ces chiffres ?

Je les invente.

Pour interrompre ce genre de conversations.

Admettons que tu aies raison, en quoi je me d�tache du lot ?

- En rien. - Alors, marions-nous.

Qu'as-tu dit ?

Je fais partie de ces 79 %.

Tu veux te marier ?

Tu plaisantes ?

Je ne badine pas avec ces choses-l�.

Veux-tu m'�pouser, Meg ?

Quand ?

Ne nous pr�cipitons pas.

Demain ?

Jamais, je n'aurais cru...

Miles, tu es r�veill� ?

Que se passe-t-il ?

Salut, grand fr�re.

J'aimerais annoncer les fian�ailles de Meg Wheeler

et d'un certain Evan Doughton.

L�ve-toi au moins.

- Quelle surprise ! - Plut�t.

Si nous trinquions ?

On ne croirait pas, mais elle est � cheval sur les conventions.

Avant d'accepter, elle voulait ta b�n�diction.

Comme tu es l'a�n� de la famille, elle souhaitait ton approbation.

Pas que �a change grand-chose, mais j'approuve.

Tu peux maintenant embrasser la future mari�e.

Vous pouvez mieux faire.

- Bonne chance. - Voil�.

J'aimerais me repoudrer le nez.

C'est signe d'une forte �motion.

Qu'en dis-tu ?

Tu ne m'en croyais pas capable.

Eh bien, moi non plus.

Je ne sais pas ce qui m'a pris tout d'un coup.

Quoi ?

Comment sait-elle o� est la salle de bains ?

Elle a fonc� tout droit.

Elle est peut-�tre voyante.

Les femmes sont intuitives.

Elle est d�j� venue ?

Tu t'en souviendrais ?

Oui, si c'�tait moi qui l'avais amen�e,

mais ce n'est pas le cas.

Tu es s�r de t'�tre arr�t� � W ?

Demande-lui.

Bonne id�e.

Meg, o� se trouve la cuisine ?

L�-bas.

Comment le sais-tu ?

Si la salle de bains est l�-haut, la cuisine est en-dessous.

Comment sais-tu que la salle de bains est en haut ?

Parce que la cuisine est en bas.

C'est logique, non ?

Je te dis que c'est instinctif chez les femmes.

Les maisons sont construites sur le m�me mod�le.

A la future mari�e...

J'ai d�j� mis les pieds ici.

Quand ?

Il y a quelques semaines.

J'ai pass� la nuit ici dans ton pyjama.

Je divague...

Je dois r�ver. Qu'est-ce que tu racontes ?

Je lui avoue ?

Si tu vends la m�che, je vais faire mes valises.

Pourquoi ?

Car tu vas me jeter dehors !

Ne bouge pas.

Etait-ce vraiment n�cessaire ?

Tu oses me le demander ?

Comme c'est grotesque.

Une minute.

C'est moi qui devrais l'avoir mauvaise.

Ma fianc�e a dormi dans mon appartement.

J'ai quand m�me le droit � une explication.

D�trompe-toi.

Je devais me rapprocher du consommateur potentiel.

�a me fait une belle jambe.

Impossible de lui tirer les vers du nez.

On a men� une �tude de motivation sur toi.

Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

Si tu prenais la peine de venir au bureau, tu le saurais.

Est-ce une raison pour qu'elle me pique mon pyjama ?

De mieux en mieux !

Donne-nous ta version.

On a fait appel � ton subconscient.

C'est moi qui ai eu cette id�e.

On a trouv� l'adresse de tes amies dans ton carnet.

Il a d�couvert ce qui te plaisait chez elles

et j'ai copi� leur style.

Tu aimais les rousses, j'ai imit� Bonny.

J'ai appris � danser comme Marie-Louise

et j'ai copi� le rire de Juliet.

J'ai fini par perdre mon identit�.

Je ne peux pas t'�pouser.

Voil� qui r�sume la situation.

Tout, de A � Mousse de poulet !

Ce n'est pas moi que tu as demand� en mariage,

mais une douzaine de filles.

Je suis d�sol�e.

On a vis� en dessous de ta conscience.

La ligne n'est pas en d�rangement ?

Merci.

�a marche, mais elle ne veut pas d�crocher.

O� est-elle pass�e ?

Si je le savais, j'aurais l'esprit tranquille.

Une tasse de caf�.

C'est en quel honneur ?

Aucun, j'avais juste envie de te voir.

Dis-moi, Ross.

Comment tu me trouves ?

Ravissante, comme d'habitude.

Merci, �a me fait du bien.

Tu es dans le p�trin ?

Toujours le m�me refrain...

l'immaturit� affective.

Tu avais raison, Ross.

Je manque de maturit�, je suis une gamine.

Je ne sais pas ce que je veux

et quand je le sais, j'ignore comment m'y prendre.

Il est temps que je prenne les choses en main.

�a me rendrait service, non ?

Eventuellement.

J'ai beaucoup r�fl�chi.

A quel sujet ?

Ces balivernes dont on bourre le cr�ne des filles...

Qu'elles doivent attendre l'homme id�al...

C'est bien gentil, mais s'il tarde � venir ?

Tu sais ce que �a me rappelle ?

Non, quoi ?

Un vieil avare qui passe sa vie � entasser ses sous

et qui, un jour, ne sait plus comment les d�penser.

Je ne veux pas finir ainsi.

Qu'est devenu votre ravissant cottage ?

Il existe toujours.

J'aimerais bien y faire un saut un de ces jours.

Mon oncle et ma tante sont encore en Italie.

Qu'importe.

Le prochain train est � 16 h 40.

Dis-lui.

M. Doughton ?

"Un instant..."

- Qu'y a-t-il ? - On a eu de ses nouvelles.

- Que s'est-il pass� ? - Elle a appel� de la gare.

- Qu'a-t-elle dit ? - Que ce soir, tout serait fini.

- Elle ne va pas se suicider ? - Pire.

Quel est le prochain arr�t ?

Hilldale.

- Et apr�s �a ? - Plus que dix gares.

- Quel est le prochain arr�t ? - Rosemont.

- �a suffit comme �a, non ? - Quoi ?

- Quel est le prochain arr�t ? - Joneses Acres.

- Ecoute... - Joneses Acres.

Quel joli nom !

- Je descends. - Pourquoi ?

Il para�t que c'est joli et que �a vaut un d�tour.

Tu ne peux pas.

Pourquoi ?

Parce qu'on va chez mon oncle et ma tante, tu te souviens ?

Qui t'a mis cette id�e ridicule dans la t�te ?

D�sol�e, mais c'est impossible.

Je suis choqu�e que tu me l'aies propos�.

Pendant six g�n�rations, les femmes de ma famille

ont exig� le mariage sinon rien.

Telle est la coutume.

Tu ne veux pas que je brise la tradition ?

Mais c'est toi qui l'as sugg�r�.

Tu me l'as propos� � l'�picerie.

J'avais du vague � l'�me, mais j'ai retrouv� le moral.

�a va mieux.

- Vous revoil�. - Oui.

- Comment allez-vous ? - �a ne pourrait aller mieux.

Encore une petite escapade ?

- Trinquons... - A votre sant�.

- Quelle jolie cravate ! - Peinte � la main.

Jamais tu n'as conduit aussi sec. O� allons-nous ?

Dites donc, vous !

Emmener une jeune fille dans un autre Etat...

Mon fr�re va vous r�duire en pur�e,

vicelard.

C'est ce monsieur, le vicelard !

Je descends � la prochaine gare.

C'est vous ? Encore pire.

- Bonjour. - Levez-vous.

- Pourquoi donc ? - Vous savez pourquoi.

Il emm�ne Meg dans le Connecticut.

- Fais quelque chose. - Quoi ? Je lui ach�te un billet ?

Regarde dans quel �tat elle est.

Mets-lui la p�t�e.

Une minute.

Si tu aimes cette fille, bats-toi.

Avec lequel dois-je me battre ?

Calmez-vous.

Cette fille est amoureuse de toi.

Puisque �a te soucie, je vais lui r�gler son compte moi-m�me.

Je vous pr�viens...

Une minute.

Peux-tu me dire qui sont ces messieurs ?

Vas-y, vise en dessous de sa conscience.

Un whisky-soda.

O� est pass� Miles ?

Il est dans les parages.

Comment va-t-il ?

Qui, Miles ?

Pas mal du tout.

Tu sais quoi ?

- J'aime Miles. - Je m'en suis aper�u.

- Mais ce n'est pas r�ciproque. - Si.

- Non. - Si.

Crois-moi.

Il est d'une telle gentillesse et d'une telle douceur.

Calmez-vous.

Arr�tez donc.

C'en est trop.

Pourquoi tu n'interviens pas ?

- Qui, moi ? - Vous �tes s�r que �a va ?

Oui.

On descend au prochain arr�t.

Selon les statistiques,

les couples d�pensent 109 millions de dollars

pour leur lune de miel.

Le jeu en vaut la chandelle.

J'ai d�couvert l'homme pour lequel je m'�tais gard�e

et je n'ai aucun regret.

Vous n'avez qu'� demander � une fille...

Euh, une femme avertie...

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