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Ceci est l'histoire d'hommes et d'�mes damn�s.
C'est une histoire de vice et de meurtre.
Nous n'avons pas d'excuses � faire aux morts.
Tout est vrai.
L'IMPASSE AUX VIOLENCES
Acad�mie du Docteur Knox Edimbourg, 1828
Veuillez monter mes bagages.
Tr�s bien.
Je vais voir, Davey.
Dr Mitchell !
Vous reconnaissez mieux les maladies que les visages !
Martha !
Pardon. On ne vous attendait que dans huit jours.
Comme toute femme, je varie.
Une femme ! Pourtant, il y a 3 ans...
Etais-je si affreuse ?
Vous �tiez tr�s jeune, Martha.
Et vous voil� si belle !
Et mon oncle ?
Toujours pareil : Brillant, agressif, ironique, verbeux.
Mais il sera, lui aussi, stup�fait en vous voyant.
Le miracle, messieurs,
est un alibi pour les ignorants et les sots.
C'est vous, les m�decins, qui ferez des miracles.
Pour les primitifs, le corps humain �tait un miracle.
Pour nous, c'est un ensemble de 260 os,
de vaisseaux sanguins, de nerfs, de glandes, de tissus.
Un ensemble compliqu�, oui.
Mais pas un miracle.
Aujourd'hui, certains d'entre vous deviennent docteurs.
Ma�tres en anatomie.
Je vous f�licite.
Vous entrez dans la plus honorable profession du monde.
Quelquefois trop honorable.
Si la moiti� de mes confr�res pourchassaient la maladie
avec autant de passion que les honneurs,
le pays serait diablement plus sain.
Mais... vos �tudes ne s'arr�tent pas ici.
Tant que vous combattrez la mort, elles dureront.
D'ailleurs, le Mort n'est pas que votre ennemie.
Elle est votre amie.
La mort est source de connaissances.
Servez-vous-en, et tirez-en des le�ons.
Enfin, rappelez-vous Alexander Pope :
Connais-toi toi-m�me.
L'�tude de l'homme est l'Homme.
Oui, l'Homme. Vivant ou mort.
- Permettez, professeur. - Oui, Jackson ?
Puis-je vous parler ?
Bien s�r.
J'esp�rais r�ussir � l'examen, cette fois.
Pas plus que moi.
Alors ? Je travaille tr�s dur, je t�che de vous contenter.
Vraiment ? Consid�rez-vous que je vous traite mal ?
Injustement ?
Voici la cause de votre �chec :
Vous �tes trop �motif.
Les �motions obscurcissent l'intelligence.
Abordez la science m�dicale d'un esprit plus clinique.
Restez dans l'abstrait. Quand vous en serez capable
alors, vous d�crocherez vos dipl�mes.
Etes-vous � court d'argent ?
J'ai quelques difficult�s, mais...
Pas de discours !
Vous aiderez Davey � traiter les... sujets.
Vous savez faire ?
Cela vous fera une guin�e de plus par mois.
Merci, monsieur, vous �tes tr�s bon.
Trente sorciers de plus l�ch�s sur les populations innocentes !
Pas possible !
Mon enfant...
Mitchell, il faudra remercier Mme Duclos pour ce... miracle !
Mais vous n'y croyez pas.
D'une �coli�re d�gingand�e avoir fait cette merveille !
Tu es ravissante.
Quel tribut � la cuisine fran�aise !
Vous avez �t� tr�s bon de m'envoyer en France.
Mitchell, buvons � la France. Et faites un joli discours.
Je ne saurais vous concurrencer !
Mes discours seraient-ils jolis ?
Dis-moi, mon enfant, as-tu fait bon voyage ?
Excusez, deux hommes apportent un cadavre.
Je vous demande pardon ?
Un... sujet, monsieur.
Occupez-vous d'elle, sans m'attendre.
Dis-lui combien de c�urs bris�s tu as laiss�s � Paris.
Allons, dites-le, combien de c�urs bris�s ?
Votre question est-elle d�sint�ress�e ?
Merveilleux, d'�tre chez soi !
Plut�t morne, apr�s Paris.
La ville la plus romantique du monde !
Elle a des secrets incroyables.
Me montrerez-vous les secrets d'Edimbourg ?
Quelques-uns.
Sain et frais, M'sieur. Rien que 8 jours de tombe.
Vous aurez 5 guin�es. Cinq, c'est tout.
Vu que vous �tes si bon client.
O� irez-vous f�ter cela, ce soir ?
Au Joyeux Duc, M'sieur.
Voici un acompte.
Jackson, vous demanderez � ma gouvernante de changer ceci.
Puis vous irez les r�gler � la taverne.
Merci beaucoup, M'sieur.
Sain et frais !
Le Conseil de l'Ordre ne pourrait-il agir ?
Comment cela ?
Demander qu'une loi nous accorde des cadavres. Le parlement...
Compos� lui-m�me de 500 cadavres, il pourrait en l�cher un ou deux.
Le d�put� d'Edimbourg ferait l'affaire.
Doucement, Jackson. Qu'il ne tombe pas en morceaux !
Allez, viens me faire une petite bise !
Tu vois ces deux-l� ?
Des r�surrectionnistes.
Ils se donnent ce nom-l� pour se poser.
D�go�tant ! �a fait du tort � la maison, de les servir.
Ils se font des sous, quand m�me.
Tu ne voudrais pas d�terrer un pauvre mort
pour de l'argent !
Tu m'affliges.
Ma femme veut des sous. Tu sais ce qu'elle m'a dit ?
Que je devrais travailler.
Aussi vrai que je suis l� !
Toi qui es propri�taire !
D�guerpissez !
Merci beaucoup.
Enl�ve tes sales pattes !
Tu disais pas �a avant que le mossieu entre !
Elles sont sales depuis que t'es n� sur un fumier !
Emp�chez-le, M'sieur !
Rendez-lui sa jupe.
Venez la prendre !
Merci. Je vous dois beaucoup.
Restez, je vous paie � boire.
Non, je dois partir.
Au secours, au meurtre !
Par l�, vite !
Entrez, vite !
Par ici.
O� tu vas ?
T'occupe pas de �a.
Entrez.
Mettez de la lumi�re
Laissez-moi jetez un oeil
Pas grave. Je vais soigner �a. Asseyez-vous.
Vous �tes gentille.
C'est vous qui m'avez rendu service.
Approchez cette chaise.
Ne vous donnez pas tout ce mal.
Ce n'est rien.
Etiez-vous d�j� venu ?
Non, jamais.
Vous �tes �tudiant en m�decine ?
Comment le savez-vous ?
Il en vient souvent, comme vous.
Et ceux des Beaux-Arts.
Pour �tudier les formes humaines.
Anatomie, pas vrai ?
Pas tout � fait, comme on l'enseigne au cours !
Moi, je leur en apprendrais plus qu'au coll�ge !
Vous ne croyez pas ?
Il faut que je parte.
Ils ont pris votre argent ?
Non... Je l'ai toujours.
- Je m'en vais. - Je ne vous plais pas ?
Si, beaucoup.
Restez un peu.
Ta t�te va mieux ?
Tr�s bien.
Quand te reverrai-je ?
Je suis toujours ici.
Je veux dire, pour sortir avec toi.
Sortir avec moi ?
Elle est bien bonne !
Que diraient tes amis en te voyant avec moi ?
Ne ris pas, Mary.
Quand ?
Demain, peut-�tre.
Demain.
File, tu serais en retard pour le cours.
C'est vrai.
Alors, � demain.
Demain ?
Attrape, Jamie !
Elle est jolie, ta pomme.
Plus que la v�tre, M. Hare.
Tu entends, Willy ? Il est malin, ce petit.
Jamie, tu as raison.
La vie est dure pour les idiots.
Monsieur Burke !
Qu'y a-t-il ?
Rentrez chez vous, il est arriv� malheur.
Allez voir.
Si ma vieille s'�tait cass� la figure ?
Ne sois pas m�chant.
Tu es dr�le, toi !
Pauvre vieux John ! Un sac d'os.
C'est bien vrai.
Pas �tonnant qu'il soit mort.
Vous m'en d�barrasserez vite ?
Je ferai au mieux.
�a cause du d�sordre.
- Devine, Willy. - Vas-y, �tonne-moi !
Le vieux John est mort.
Pass� dans la nuit, sans pr�venir.
Un pensionnaire qui meurt sans payer ! Trois livres.
�a ne se fait pas, ces choses-l�.
John s'est d�fil� en douce.
- Les affaires vont bien ? - Pas mal.
Je vais chercher de l'aide, Mme Burke. Il sera vite parti.
Je me demande ce que les autres locataires vont dire.
�a en fait un de moins � se soucier.
Grogne pas, et mets la pancarte Lit � louer.
- Qu'est-ce qu'on mange ? - Des harengs.
Inutile, je rumine encore ceux d'hier.
Si vous gagniez de l'argent, on mangerait du haddock.
Celui qu'on avait est parti.
Comme le vieux John.
Burke, c'est une honte de mettre John � la fosse commune
avec sa dette sur la conscience.
Pas tr�s solide, la fermeture.
Vous mijotez quoi ?
Burke envoie ta femme acheter du gin.
Avec quel argent ?
Criez pas. Respectez les morts.
Voil�.
Vous �tes moins g�n�reux pour payer votre pension.
Ob�issez � votre mari.
On pourrait en obtenir 6 guin�es, chez le professeur.
Et �a lui assurerait son salut.
�a fait plaisir d'�tre charitable.
S'il savait, ce qu'il serait heureux !
Quelle sale t�te ! Pas �tonnant qu'il soit mort endett�.
Dans ce bouquet d'�pines, cueillez cette rose.
Merci pour vos fleurs.
Content qu'elles vous plaisent.
Pourquoi cette r�ception ?
Pour vous lancer dans le monde.
La vraie raison ?
Pour r�unir amis et ennemis, et les insulter tous � loisir.
Oui, la m�decine est rabaiss�e.
La loi nous accorde le corps d'un criminel supplici�.
Mais nous devons l'attendre longtemps.
Le r�surrectionniste, lui, nous rend service.
Le niez-vous ?
Il faut des cadavres pour la dissection.
Mais approuver la violation des tombeaux.
Je n'approuve ni ne condamne, j'accepte.
Vaut-il mieux nourrir des vers que de rechercher la v�rit� ?
Le pasteur croit que violer une tombe, c'est violer une �me.
Vraiment ? Mais quand le corps est argile, l'�me est d�j� envol�e.
Heureusement pour les victimes des violeurs de tombes.
Leur �me a quitt� le corps.
Je me demandais pourquoi je n'en avais jamais trouv�.
Niez-vous que l'�me existe ?
Moi, je peux vous montrer un c�ur. Me montrerez-vous une �me ?
Elle est l�.
O� ? Sous l'aisselle ? Entre les yeux ?
Dans l'abdomen ?
Ne pas la voir ne prouve pas son non-existence.
On ne peut voir une id�e.
Non. Mais sans cerveau, elle ne na�t pas.
Le malheur avec Knox, c'est qu'il est professeur.
On fait toujours trop d'anatomie.
Pour moi, un chirurgien a besoin de patience, et de mains solides.
Parfait pour un ouvrier qui construit un canal !
Vous n'exploitez pas vos talents, Dr Ferguson.
Vous m'insultez !
Je vous complimentais pour votre force, simplement.
Elliott, ce qu'on dit est-il vrai ?
Pour toutes les maladies, vous n'avez qu'un rem�de : Le s�n�.
Vous �tes inf�me !
C'est un avocat qui me l'a racont�.
Faites-lui un proc�s !
Il travaille pour le diable.
Oui, mais si brillamment.
�a fait peur, ici.
Laisse-moi parler.
Un sp�cimen parfait, Votre Honneur.
Burke, laisse monsieur voir notre monsieur.
Il vient de mourir. On sait que vous les aimez frais.
Il est frais comme un lys.
Excellent ! Vous aurez 7 guin�es.
Merci beaucoup, monseigneur.
Est-ce l� votre m�tier ?
M. Burke tient une pension, et voyez-vous...
Je vois.
Dans la saumure, Davey.
Que les saints vous prot�gent !
Que son �me repose en paix !
Par ici.
Comment allez-vous, Miss Knox ?
Bien, merci, M. Jackson.
Vous ne me pr�sentez pas � vos amis ?
Je vous pr�sente Mary Patterson, Miss Knox.
Le Dr Mitchell,
un de nos professeurs.
Vraiment ? Enchant�e de vous conna�tre.
- Quelle belle journ�e ! - Oui... �a, c'est vrai.
Inesp�r�e... pour la saison.
Il fait bien plus beau qu'hier, n'est-ce pas ?
A vous, la barque ?
C'est un canot, Mary.
Il est beau.
J'aimerais en avoir un, Chris.
Je vous le pr�te pour l'apr�s-midi.
Je vous en prie.
Et Chris ramerait ? Non merci !
J'veux pas avoir ma culotte tremp�e.
Nous rentrons, Mary.
Au revoir, Miss Knox.
Elle est tr�s jolie.
Oui, tr�s jolie.
Je suis navr�e pour Jackson.
Ah, pourquoi ?
Tout ce qu'il essaie �choue.
Ce n'est pas faute d'encouragement.
Le professeur est tr�s patient avec lui et l'aide beaucoup.
Mais il ne pense plus � son travail.
Comme moi, du reste.
Qu'y a-t-il, Mary ?
T'avais honte de me pr�senter � tes amis ?
Ce ne sont pas mes amis. Et je n'avais pas honte.
T'en avais l'air.
Ecoute, Mary, je suis fier de toi.
Fier comme personne !
Il te faut une femme, ici.
Oui...toi.
Non... Ce soir.
Je travaille, ce soir.
Ce soir ?
Je dois pr�parer mon cours pour demain.
Je pensais qu'on pourrait aller boire un verre
et revenir ici.
Non, Mary, je...
Ne travaille pas ce soir, Chris.
Burke, r�veille-toi ! Il n'y a plus d'argent.
Plus un rond.
Et pourquoi t'en as d�pens� la moiti� pour elle ?
La vieille Aggie est un placement de premi�re.
Comme disent les financiers.
La pauvre vieille !
�a fait saigner le c�ur de la voir.
Elle se tue � boire.
Aggie, debout... faut pas rester l� toute la nuit.
Aide-moi, Burke.
Qu'est-ce que t'as en t�te ?
La pauvre a besoin d'un bon lit.
C'est le moins qu'on puisse lui offrir.
Viens, Aggie, viens avec M. Burke, le plus gentil des propri�taires.
Personne, ici... pour voir sortir la vieille.
Minuit... tout va bien... minuit !
Donne-lui � boire.
- Qu'est-ce qu'elle fait l� ? - T'occupe pas.
O� je suis ?
Aggie, on est tes amis.
Moi et Burke, l�.
Tu n'es pas en �tat de naviguer.
Burke, donne-lui du whisky.
Bravo ! Je vois les couleurs revenir � tes joues.
H�l�ne, allez guetter dehors.
- Pour quoi faire ? - Fais ce qu'il dit.
Pr�venez si quelqu'un s'approche.
Ce sera vite fait.
Burke, tu ne vas pas la mettre dehors,
elle est si faible.
Qu'est-ce que vous mijotez ?
Aggie, nos intentions sont pures.
Tu pourrais �tre ma m�re !
Dieu ait son �me !
Vous �tes bons, vous deux.
De nos jours, on se moque tant des vieux.
C'que j'ai sommeil...
C'est vrai.
Tu vas dormir...
longtemps.
Tu entends, Burke ? Elle veut dormir.
A peine un r�le !
�a vaut mieux, pour elle.
Elle ne savait o� aller. Terrible, quand on est vieux !
Elle m'a mordu � la main !
Faut pas lui en vouloir.
Mets-la l�-dedans.
Gentiment, Burke.
Quelle salet�... quelle ordure !
Belle petite b�te, h�, Willy ?
Vous l'avez trouv�e ivre morte dans la rue ?
Mais fra�che comme une rose.
Et d�j� conserv�e � l'alcool.
Je pr�f�re l'alcool � l'ext�rieur. Elle va faire explosion !
Son c�ur, je suppose ?
C'est un plaisir de travailler pour vous, docteur. Vous prisez ?
Aimeriez-vous une fourniture r�guli�re comme celle-ci ?
Nous avons toujours besoin de sujets.
Il y en a des centaines comme elle.
Pas d'abri pour dormir, avec ce froid !
Etonnant que la ville ne soit pas jonch�e de cadavres !
Bonsoir.
C'est mieux pour elle, h�, Davey ?
Elle �tait vieille.
Elle sera plus utile maintenant qu'en vie.
Occupe-toi d'elle demain.
Tu sais, on pourrait devenir millionnaire � ce jeu-l�.
Tu crois, Willy ?
S�r !
Et puis, on est fier de soi quand on fait du bon travail.
Pense � �a : Burke et Hare, membres du Corps M�dical !
J'attire votre attention sur la protub�rance du lobe frontal.
Cet homme aurait pu �tre un citoyen utile.
Mais il a �t� pendu il y a 20 ans pour avoir tu� sa famille.
Veuillez monter sur l'estrade.
Expliquez-nous comment la Science Moderne aurait pu sauver cet homme.
La baguette, M. Jackson.
Nous attendons.
Tournez-vous de telle fa�on que la classe vous entende.
En enlevant la protub�rance du lobe frontal.
Que voudriez-vous faire, le scalper ?
Silence !
Pardon, monsieur.
Vous ne savez pas ?
N'aviez-vous pas ce cours � pr�parer, M. Jackson ?
Ce sera tout.
Parlez, M. Smedley.
La chirurgie moderne aurait soulev� une partie du lobe
d'environ 3 millim�tres
pour abolir la pression sur le cerveau.
Parfait. Continuez.
Gar�ons et filles, �coutez-moi !
Je vais vous conter mon destin.
Pourquoi tu me regardes ?
Je regarde.
Pas �a !
C'est fini.
Tu dois me d�tester.
O� es-tu all�e ?
En face, boire un coup. Tu sais ce que c'est.
Oui, je sais.
Tu m'as demand� de penser �...
A notre mariage. Alors ?
Non, Chris.
Je ne te rendrais pas heureuse ?
Tu vois ce que je suis.
Tant�t je veux �tre avec toi, tant�t retourner � ma vie.
Je ne suis pas celle qu'il te faut, Chris.
J'aime sortir, m'amuser,
boire... un peu trop.
Je ne veux pas te rendre malheureux.
A cause de moi, ta vie est triste.
Mais j'ai des examens � passer.
Je veux �tre m�decin.
Je le sais.
Mais je sortirai avec toi plus souvent.
C'est vrai ?
Promets-moi une chose.
Ne va plus l�-bas.
J'essaierai, je te le jure, Chris.
Promets-le-moi.
Je promets.
Demain, on mettra la ville � feu et � sang !
Ne parle pas de feu !
T'es un vrai aristo, Willy.
Quel beau gilet !
Assorti � tes yeux !
Vineux !
Ne sois pas grossi�re, femme.
Rien pour moi ?
Qu'est-ce que c'est ?
J'ai vu la pancarte Lit � louer.
Ne restez pas plant� l� ! Entrez.
Vous �tes entre amis.
Vous �tes le tr�s bienvenu. Pas vrai, Burke ?
Autant qu'un louis d'or.
Vous voulez manger ?
H�l�ne, ma ch�rie, fais manger ce monsieur.
Vous �tes bien bon. Je ne vous g�nerai pas.
�a, c'est s�r. Depuis longtemps � Edimbourg ?
Non, j'arrive.
Je viens du haut des Highlands.
T'entends, Burke ? Le monsieur vient du haut des Highlands.
Vous restez ici longtemps ?
Je ne sais pas. Je cherche du travail.
Je vois. Vous prisez ?
Dites, monsieur... hum...
Angus MacLaren.
On dira Angus.
Dites, Angus, avez-vous...
des amis en ville ?
Non. Je suis fermier, et les temps sont durs.
J'ai pens� que je gagnerais plus dans la capitale.
Pour finir mes jours en paix.
On veut tous �a... finir nos jours en paix.
Vous �tes d�j� venus, je crois.
Certainement, monsieur.
Pour le Dr Knox.
Il est occup�. Je vous verrai � sa place.
Je suis le Dr Mitchell.
Ouvrez le coffre.
Cet homme vient de mourir.
Tout juste.
Et on l'a amen� avant que l'entrepreneur l'enl�ve.
O� l'avez-vous pris ?
Le pauvre vieux logeait chez mon ami
M. Burke.
Il est tomb� malade, et a pass� dans la nuit.
D'o� lui vient ce coup ?
Il a re�u un coup ?
Voyez vous-m�me.
Incroyable ! Tu vois �a, Burke ?
Il a re�u un coup � la tempe.
Surprenant !
Je suis content que vous l'ayez vu.
D'o� lui vient ce coup ?
Inutile d'interroger nos amis, Dr Mitchell.
Nous avons eu de beaux sp�cimens gr�ce � ces... hum... messieurs.
J'essayais d'�tablir la cause de la mort.
Pourquoi ? C'est un de vos patients ?
Je crois que 8 guin�es est le prix courant ?
8 guin�es, c'est �a, monsieur.
C'est un vrai plaisir de traiter avec un monsieur comme vous.
�a, c'est s�r, docteur !
Reconduisez nos amis, Davey.
Bonne nuit, docteur !
Vous �tes persuad� qu'il est mort naturellement ?
Pourquoi cela ?
Ces deux hommes, que savez-vous d'eux ?
Rien, et peu m'importe.
Et vous continuez d'accepter leurs livraisons ?
Je continue d'enseigner l'anatomie avec de bons sujets.
Pour faire des m�decins �rudits.
Rien d'autre ?
Alors, bonsoir, Mitchell.
Le Dr Knox est visible ?
Le docteur ne d�sire pas �tre d�rang�.
Nous venons le voir pour une affaire importante.
Entrez, messieurs !
Quel honneur :
Les quatre plus grands chirurgiens d'Edimbourg !
J'esp�re que vous ne changerez pas d'avis apr�s notre visite.
Rien ne me ferait changer d'opinion sur vous.
Un article sign� Dr Knox.
Page 13.
Ne cherchez pas, Dr Elliott, j'ai une m�moire excellente.
Il y a quelques mois, un homme s'est pr�sent� au dispensaire
atteint d'un an�vrisme.
Bien que le plus humble d�butant e�t pu diagnostiquer l'an�vrisme,
un certain chirurgien distingu�
l'appela abc�s.
Cette c�l�brit�, ancien amateur du ring
qui est plus fier de ses muscles que de sa t�te,
plongea son scalpel dans ledit abc�s et tua le patient.
Offense infernale !
Comment osez-vous ?
Est-ce un d�fi ?
Pourquoi n'avez-vous pas nomm� ce chirurgien ?
Chacun vous conna�t de nom et de r�putation.
Vous m'�tonnez. A votre place, j'aurais pr�f�r� l'anonymat.
Je vous poursuivrai jusqu'� votre dernier sou !
Entreprise fort louable !
Une riche moisson sera une belle excuse pour votre prochain �chec.
Pourquoi le retenir ?
Parce que j'aurais eu devant le tribunal une arme plus forte
qu'une dispute pour un fait �tabli ?
Je vois quatre visages furieux.
Parce que j'ai �crit cet article ?
Que j'ai accus� l'un de vous de meurtre ?
Mes amis,
tra�nez-moi devant un tribunal.
Et poursuivez-moi jusqu'� mon dernier sou.
Excellente affaire !
Je vous souhaite plus de succ�s commercial
que vous n'en remportez dans notre profession.
- C'est tout ce que vous trouvez ? - Non !
Le chemin de la v�rit� n'est pas bord� de roses.
Chaque main est pleine de futiles menaces.
Etre condamn� par l'ignorance est un hommage � la Science.
Allez jusqu'au tribunal, si vous l'osez.
Je vous y attendrai avec une torche pour �clairer vos �mes
comme avertissement � vos futures victimes.
Veuillez tourner la t�te � droite : Vous verrez la porte.
Franchissez-la.
Pourquoi les insultez-vous ?
Vous me critiquez ?
Non, je n'aurais pas cette pr�tention.
Mais ces m�decins vous feront tout le mal possible.
Comment le pourraient-ils ?
En grossissant les plus petits ragots.
Tels que ?
Vos relations avec Burke et Hare.
Qui les �coutera ?
Je crains moins de dire la v�rit� qu'eux de l'entendre.
Il faudra plus que quelques morticoles pour m'effrayer.
Je pr�pare des chirurgiens qui combattront pour l'humanit�.
Et dans mon apostolat, rien... rien ne m'arr�tera.
L'individu ne compte pas.
Quelle heure ?
Qu'est-ce que �a fiche ?
Je devais attendre Chris chez moi.
Maggie ! J'ai un nouveau refrain pour toi.
Ton refrain ! Dis ton refrain, Jamie !
Y a des asticots, Des larves � six pattes
Et des revenants qui se battent !
Tr�s bien, Jamie ! Hein, Maggie ?
Je te donne la pi�ce si tu te rappelles la suite.
Allons au d�bit, Mary.
On nous y paiera des tourn�es pour rien.
Suis-moi, Mary.
Fiche le camp,
ou t'auras une sc�ne !
Tu es ivre. Je te ram�ne.
Je te ram�ne ! Vous entendez �a !
Tu serais un vrai gars, tu m'emm�nerais de force !
Essaie, et je te tue !
Va-t'en, Chris Jackson, va gribouiller
pour que le professeur soit content de toi !
Inutile de m'attendre, je ne reviendrai plus !
J'en ai assez de tes momeries !
Qu'y a-t-il ?
Rien.
J'veux boire.
Bien s�r, ch�rie !
J'suis idiote de pleurer pour lui.
Et je croyais pouvoir en faire un vrai homme !
Il y en a encore l� o� nous allons.
Et o� �a ?
Rien que nous trois, tout gentiment.
On sera bien tous les trois.
C'est tout pr�s.
C'est tout pr�s... tout pr�s.
C'est tout pr�s !
O� est la femme ?
Partie voir sa s�ur.
Attends l�.
Pourquoi, Willy ?
Parce que je te le dis.
Fais pas trop de d�sordre.
Ensemble, Mary,
rien que nous deux !
Je ne veux pas !
Je te paierai.
Tais-toi !
Ma vieille arrive !
Qu'est-ce qu'elle fait l� ?
Elle est morte.
Tu l'as touch�e ?
Personne ne l'a touch�e.
Willy l'a tu�e, c'est tout.
Pas besoin de �a dans la maison. Elle nous porterait tort.
Willy et moi, on a � faire. Couche-toi.
D�barrassez-moi d'abord de �a.
Elle a salement arrang� mon lit.
Qu'elle est belle !
Le bon docteur devra payer plus, cette fois.
La Mort n'est pas que votre Ennemie,
elle est votre Amie.
La Mort est un incident
qui produit de l'argile.
Vous �tes matinal, M. Jackson.
C'est le plus beau de nos cadavres.
Le docteur en veut des dessins avant qu'on le mette en saumure.
Modelez cet argile.
Que se passe-t-il ?
Que vous arrive-t-il ?
Burke et Hare.
Qu'arrive-t-il � Jackson ?
Il est bien bizarre.
Je sais pourquoi.
Burke et Hare ont apport� le cadavre de Mary Patterson.
C'�tait l'amie de Jackson.
Vous avez tu� Mary Patterson !
Je ne l'ai pas touch�e. Filez !
Vous l'avez tu�e !
Retournez dans votre trou.
Vous et votre complice, vous avez tu� ma Mary !
Vous l'avez livr�e au Dr Knox !
Ce sujet-l�, on ne pourra pas le vendre au Dr Knox.
Bonne nuit, M. Hare.
Viens, ami, �a ira mieux demain.
Qu'est-ce qu'il a ?
Rien. A tout � l'heure, Jamie.
Je vais avec vous. Pour vous aider.
Il a l'air malade.
Il a trop bu, c'est tout.
Si je pouvais en dire autant !
Tiens.
Mais... c'est une guin�e d'or !
Oyez... oyez ! Un crime � West Port !
Au nom du roi, si quelqu'un peut donner un indice...
Christopher Jackson.
Vous en �tes certain ?
Oui. Poignard�, dites-vous ?
Oui. Trouv� dans une venelle, � l'aube.
Savez-vous qui aurait eu int�r�t � sa mort ?
Non. Il �tait travailleur, s�rieux. J'ignore sa vie priv�e.
Et vous, Dr Mitchell ?
Je ne vois aucune raison � ce crime.
Merci, messieurs.
Je ne vous retiens pas.
Merci, inspecteur !
Pourquoi n'avoir pas formul� vos soup�ons ?
- Le d�siriez-vous ? - Pourquoi pas ?
Vos ennemis n'attendent qu'une occasion pour vous nuire.
Votre anxi�t� me touche.
Mais si vous croyez que Burke et Hare ont assassin� Jackson,
votre devoir est �vident.
Si la vie d'une prostitu�e vaut plus qu'un progr�s en chirurgie,
allez crier Au meurtre ! Sur la place publique.
Je pensais seulement � Jackson.
T'as vu �a, Burke ?
Le bon docteur sort du bureau de police.
�a l'avancera bien, la police.
Tu as fini, de me bousculer ? Cr�tin !
Il est bien rentr�, le so�lard ?
Tr�s bien rentr�, Jamie.
Moi, j'ai fait une chose terrible. Un p�ch� !
J'ai trouv� un homme dans la venelle. Mort !
Et quel p�ch� tu as fait, Jamie ?
J'ai vol� sa bague.
A confesse, le cur� m'a dit de la remettre � la police.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Tu as �t� � la police ?
Pas encore.
Non ? Tu es tr�s malin, Jamie.
Tu l'as sur toi ?
Suis mon conseil : Vends-la.
La police pourrait croire que c'est toi, l'assassin.
Moi et M. Burke, on pourrait peut-�tre te l'acheter.
Puisqu'on est dans le commerce.
Vous... l'ach�teriez ?
- Oui, hein, Burke ? - Mais bien s�r.
Cours la chercher, Jamie.
Je l'apporte ici ?
Non, chez moi, ce soir.
Et on boira pour f�ter �a.
Rien ne vaut la nuit, pour les bonnes affaires.
Qu'en penses-tu ?
Il n'est pas si b�te que nous le croyions.
Je cherche Mary partout. Tu l'as vue ?
Non, Maggie. Pas depuis deux jours.
�a m'inqui�te.
Tu viens de parler � Hare ?
Oui, pour... C'est un secret !
Geoffrey, je peux vous faire un aveu.
J'ai entendu des �tudiants parler de mon oncle.
D'une fa�on horrible, Geoffrey !
Selon eux, mon oncle ne se soucie pas de l'origine de ses sujets.
Ce n'est pas vrai, dites ?
Geoffrey, c'est vrai ?
Non, Martha.
Nous allons discuter du cours de demain. Vous avez mes notes ?
Le sujet sera... le C�ur.
Ayez confiance !
Bonsoir, M. Burke. Bonsoir, M. Hare !
M. Burke...
vous �tes l� ?
M. Hare...
c'est moi, Jamie.
H�l�ne, allez guetter dehors.
Rentrons-le.
Sortez-le de l�, vite !
Mais, H�l�ne, personne ne crie, que les porcs !
Pr�pare le coffre, Burke.
N'oublions pas la bague.
Il est venu pour �a !
A l'assassin !
Ils ont tu�, Jamie !
Qui a tu� Jamie ?
Burke et Hare... je les ai vus !
Ils ont tu� Jamie !
Je vous le jure, je les ai vus !
J'ai vu ces deux vauriens tuer le pauvre Jamie.
Il faut des preuves, pour une telle accusation.
Rentrez chez vous, vous en aurez des preuves!
Qu'est-il arriv� � Jamie ?
Allons, rentrez chez vous, on ne vous demande rien.
Mme Burke, o� sont-ils ?
- Qui �a ? - Qui croyez-vous ?
On n'envahit pas comme �a une maison honn�te !
O� est Jamie ?
Je ne sais pas.
Je ne l'ai pas vu, je le jure !
Vous mentez. Ils ont tu� Jamie, et vous avez tout vu.
Et Mary Patterson. Salet� !
Arr�tez !
Arr�tez !
Morts, tous les deux !
Ils sont chez le Dr Knox !
Un sujet va vous �tre apport�. Je vous supplie de le refuser.
Pourquoi ?
La police sait que c'est un crime. Une femme est t�moin.
C'est celui-ci ?
On le connaissait ?
Chacun connaissait Jamie.
Et la femme a cri� au meurtre.
Pourtant, Burke et Hare ont pu l'apporter ici sans encombre.
Vous avez plus � perdre qu'eux. Ils comptent sur vous.
M'accusez-vous de collusion avec eux ?
Docteur, je ne sais plus que croire.
Mais je vous supplie d�barrassez-vous du corps, avant...
Vous disiez ?
Il est trop tard.
Ouvre, Davey.
Je ne dois de comptes qu'� ma conscience, Mitchell.
Rien n'est trop tard.
Pardon de vous d�ranger, mais cette femme m'informe...
Je suis au courant, inspecteur.
C'est lui, pauvre Jamie !
Il vient de m'�tre apport� par deux hommes : Burke et Hare.
Vous avez examin� le corps ?
J'allais commencer, inspecteur.
Examinez-le, je vous prie.
De quoi est-il mort ?
De violences, sans aucun doute.
Ils ont tu� sous nos yeux !
Et que fait la justice ?
Punissons-les nous-m�mes !
Willy, ils viennent chez nous ! Ils sont apr�s vous deux.
Que faisons-nous ?
Fini, pour nous, ils arrivent !
Filons dans la grange !
Reste l�. Rien qu'� te voir, ils s'enfuiront.
Ne me laissez pas. L�ches... pourritures !
C'est H�l�ne Burke !
Ils sont dans la grange.
Venez, ils sont dans la grange.
Oh, Willie! Qu'ai-je fait?
Ils approchent, Willy !
Faut jamais se fier aux femmes !
Pr�parons-nous.
Ils les ont !
Burke et Hare sont arr�t�s.
Le roi contre William Burke.
Le premier t�moin � charge.
Appelez William Hare.
Silence !
Votre main sur la Bible.
Jurez de dire la v�rit�, toute la v�rit�, rien que la v�rit�.
Je le jure !
HARE T�MOIN � CHARGE
Oyez, oyez...
Voici le verdict dans le proc�s William Burke !
Burke : Condamn�. Dr Knox : Non-lieu.
Dr Knox... non-lieu !
Le vieux bandit savait pourtant bien ce qui se passait !
Ils m�ritent la mort. Surtout Hare.
Ils n'ont jamais �t� honn�tes de leur vie !
Knox aurait d� �tre au moins condamn� � temps.
Il est aussi coupable qu'eux.
Qui d'autre tient � salir le Dr Knox ?
Asseyez-vous.
Restez assis.
Ce matin, messieurs, le cours portera sur la neurologie.
Je me demande � quoi il pense.
Je maudis le Dr Knox, mon P�re.
Il ne nous a pas pay� notre dernier sujet.
Faites acte de contrition, mon fils.
�a ne me regarde pas, mon P�re.
Mais s'il avait pay� comme un honn�te homme,
j'aurais pu m'habiller plus correctement
pour affronter mon public.
Non-lieu pour vous, M. Hare. Vous �tes libre.
Mais la foule... qui m'attend...
Passez par derri�re.
On m'accompagne ?
Oui, jusqu'� la porte.
Mes yeux... non... pas mes yeux !
Montrez-vous Knox... assassin !
Je peux amener la voiture derri�re la maison.
Faire attendre le Conseil de l'Ordre serait impardonnable.
Je vous en supplie, ne sortez pas !
Prenez soin d'elle.
Assasin! Assasin!
Il est indestructible.
Non, il ne l'est pas, Geoffrey.
Avec ces chacals � ses trousses, il tombera.
Il va affronter des m�decins qui cherchent sa perte.
Pas un ami ne l�vera le doigt pour le sauver.
Ceci n'est pas un tribunal.
Le Conseil ne pense qu'� l'honneur de notre profession.
- N'avez-vous rien � dire ? - Rien.
Vous �tes mes juges, messieurs.
Voici une excellente occasion. Profitez-en.
M. Le pr�sident, messieurs !
Votre pr�sence est inutile, Dr Mitchell.
Je dois vous dire quelque chose.
Tr�s bien.
Je ne viens pas d�fendre le Dr Knox,
ni plaider pour lui.
Nous avons tous achet� des corps vol�s � la tombe.
Ou � leur cercueil, avant d'�tre ensevelis.
En vos longues ann�es d'exp�rience,
le doute ne vous a-t-il jamais effleur� ?
A propos de quoi ?
Des causes de ces morts.
Imputation scandaleuse !
Plus que cela : accusation.
Disciples d'Hippocrate, oui, mais souvent combien hypocrites !
Sondez le fond de vos c�urs.
Et si vous condamnez le Dr Knox,
voyez si vous ne devez pas vous condamner vous-m�mes
et toute la profession m�dicale !
Dr Mitchell! Je demande que vous vous r�tractez!
Monsieur... un p'tit penny, monsieur !
Pour acheter quoi ?
Des bonbons, seulement.
Je n'ai pas d'argent sur moi.
Viens chez moi, je t'en donnerai.
Non ! Vous me vendriez au Dr Knox !
Que je suis heureuse !
Je ne pensais plus vous revoir.
Pourquoi ?
La foule a cri� toute la nuit : A mort, le Dr Knox !
Tu ne t'attendais pas � me revoir entier.
Plut�t comme sujet pour ma table de dissection.
J'ai �t� me promener, Martha.
- Toute la nuit ? - Oui.
Excellent pour la sant�.
Et tr�s �difiant pour l'�me.
L'�me ?
Oui, j'admets son existence.
Ecoute, Martha,
�tant enfant, je croyais en Dieu et au diable.
Une enfant m'a montr� ce que j'�tais.
J'ai �chou�, Martha.
Oui, j'ai �chou�.
Peu m'importe ce que l'on dit de moi,
les cris de la populace, les hurlements du Corps M�dical.
Haine et violence !
Je les m�prisais tous, mes confr�res et les autres.
Tous ?
Jusqu'� ce matin, oui.
Mais une petite fille m'a fait entendre la Voix de la V�rit�.
Et que disait cette voix ?
Elle disait :
Tu es un ogre, Dr Knox. Tu as tu� toute humanit�.
Par amour pour l'humanit� !
Non, pour r�ussir. Par ambition.
Ces pauvres bribes d'argile que Burke et Hare m'apportaient.
Tu sais, Martha,
cela me semblait si petit dans l'ensemble de mes plans.
Mais je savais comment ils mouraient.
Ils sont unanimes,
ils vous innocentent.
Ils laissent donc le monde me juger.
Tr�s courageux !
Voici l'heure. Je n'ai jamais manqu� un cours, Mitchell.
Nouveau, comme exp�rience, de parler � des bancs vides.
Du moins, ne me critiqueront-ils pas !
Merci, mon ch�ri.
Asseyez-vous, messieurs.
Avant d'aborder le cours,
r�p�tons-nous le Serment d'Hippocrate,
ce Serment sacr� de notre profession :
Je soignerai mes malades
au mieux de mes capacit�s.
Et ne ferai jamais tort � quiconque.
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