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Rassemblement pour Jimmy Carter Nashville, Tennessee
Votez pour PR�SIDENT CARTER BIENVENUE M. LE PR�SIDENT
Sac � dos rouge, � votre droite, � ma gauche.
Jimmy, quatre ans de plus !
Quatre ans de plus !
- Quatre ans de plus, Jimmy ! - Vous le voyez ?
Attention !
Doucement.
Faites attention.
Excusez-moi.
A�roport Nashville Metropolitan
Je suis d�sol�.
Attention. Vous devez faire la file comme tout le monde.
Je vais rater mon avion. Pensez-vous que je pourrais...
passer devant les autres ? Je ne veux pas rater mon vol.
Ouvrez votre sac, Monsieur.
- Je ne veux pas rater mon vol. - Ouvrez votre sac.
- D'accord, mais je suis press�. - � quel heure est votre vol ?
- Bient�t. C'est l'embarquement. - Ouvrez votre sac, Monsieur.
Wayne.
Seigneur, mon gars.
Venez.
J'esp�rais une journ�e tranquille. Vous avez le droit de garder le silence.
Tout ce que vous direz pourra �tre retenu contre vous.
9 octobre 1980 26 jours avant l'�lection
Reagan dit qu'il n'est pas venu dans le Bronx pour faire des promesses,
mais parce que Carter n'a pas aid� la r�gion d�grad�e comme il l'avait promis.
QG de la campagne Reagan
Quand Reagan a mentionn� son d�sir de faire bouger l'�conomie,
une foule s'est mise � scander et � le huer.
Parlez au peuple, pas aux m�dias !
Reagan s'est alors infiltr� parmi les gens pour leur parler.
- Que ferez-vous pour aider ? - Cr�er des emplois. Vous aurez des emplois.
Un raciste qui veut acc�der � la Maison-Blanche.
- Que ferez-vous pour nous aider ? - J'essaye de vous le dire !
Je ne peux rien faire pour vous tant que je ne suis pas �lu.
- Ronnie, allez. - C'est �a. D�gagez !
Rentrez chez vous.
- Rentrez chez vous. - �teignez �a.
Eh bien. Quel d�sastre.
William J. Casey Directeur de campagne
�a fait la une partout. C'est m�me sur CNN.
Gouverneur, vous devriez vous en tenir au discours qu'on a pr�par�.
Je n'�tais pas pour le laisser me traiter de raciste.
Carter y va fort avec sa rh�torique raciste.
Edwin Meese Chef de cabinet de Reagan
Il veut semer la panique et �a fonctionne. Nous manquons de discipline.
Le sondage du magazine TIME nous fait d�gringoler de trois points.
Et le New York Times soutient Jimmy Carter.
Il y a aussi les rumeurs disant que l'�quipe Carter travaille avec les Iraniens
pour lib�rer les otages juste avant l'�lection.
- La surprise d'octobre. - Le public verra bien leur petit jeu.
Ce que le public verra, c'est 52 Am�ricains lib�r�s.
Quelqu'un a quelque chose � ajouter ?
Je crois que Jim veut parler.
M. Casey. Je sais que je suis le petit nouveau.
James Baker Conseiller de campagne senior
Je n'�tais pas de la partie quand vous meniez par 20 points.
Je trouve qu'on marche les fesses serr�es.
Gouverneur, pourquoi voulez-vous devenir pr�sident ?
Vous l'ignorez ?
Faites comme si.
De la fa�on la plus simple possible, ciblez l'essentiel.
On navigue en mer.
Le pays est perdu et je sais comment rentrer.
Comment ? Comment on rentre ?
All�ger la pression qu'on met sur les gens, r�guler l'�conomie, vaincre les Russes.
�a me semble solide, comme plan.
Je vous ai entendu
donner le plus inspirant discours de ma vie � la convention de 1976.
Vous veniez de perdre contre Gerald Ford, mon candidat.
Parce que vous aviez vol� nos d�l�gu�s.
Mais vous �tes mont� sur la sc�ne apr�s votre d�faite,
sans vous �tre pr�par�, je me trompe ?
Vous avez improvis� un discours.
C'est vrai.
Je n'�tais pas dans votre �quipe et vous m'avez empli de fiert�.
Vous m'avez donn� l'impression
que notre pays avait une raison d'�tre.
Gr�ce � vous, bien des gens ont senti qu'ils avaient choisi le mauvais candidat.
De toute ma carri�re, je n'ai jamais vu quelqu'un donner une telle performance.
Oui, vous avez fait quelques faux pas, vous avez eu des mauvaises journ�es,
mais je crois qu'il serait une erreur de ne pas vous laisser libre
d'aller parmi les foules, l� o� vous vous devez d'�tre.
Que sugg�rez-vous, Jim ?
On doit faire le d�bat contre Carter.
Non. On ne peut pas se permettre une autre gaffe.
- Laissez les gens voir qui vous �tes. - Non, Jim. On est � la baisse, pas morts.
On sera morts et enterr�s si on ne prend pas de risques.
Qu'en dites-vous, Gouverneur ?
Pouvez-vous faire face � Jimmy Carter ?
- O� est tout le monde ? - Allez.
- Le pr�sident est en ville. - Tout le monde est en poste, M. le juge.
- Installez-le ici. - Possession ill�gale.
Quartier de police de Nashville
Posez la main droite sur la bible.
- John Hinckley ? - Oui.
Jurez-vous de dire la v�rit�, toute la v�rit�, rien que la v�rit� ?
Oui, Madame.
Ces armes sont-elles � vous ?
- Tout �a, c'est � vous ? - Oui, Monsieur.
- Vous vouliez d�tourner l'avion ? - Non, Monsieur. Je...
- Je voulais les vendre. - Elles appartiennent maintenant � l'�tat.
Vous payerez 50 $ pour avoir dissimul� des armes,
et des frais de cour de 12,50 $.
C'est 62,50 $ en tout, M. le juge.
Vous avez donc un casier judiciaire. J'esp�re que vous comprenez les cons�quences.
S'il n'y a rien d'autre, je veux �tre rentr� pour le souper.
- Bonne nuit, M. le juge. - Bonne nuit.
- Bonne nuit. - Vous aussi, Millie.
C'est tout. Voil�.
Je peux partir ?
D�s que vous aurez pay�.
Il n'y aura qu'un seul d�bat avant l'�lection.
Il aura donc probablement un impact majeur sur le d�nouement.
Comme l'a dit un repr�sentant de la campagne r�publicaine aujourd'hui, les jeux seront faits
pour les deux candidats.
23 octobre 1980 12 jours avant l'�lection
Et avec des cr�dits d'imp�ts,
on touchera automatiquement � la cr�ation d'emploi dans ce secteur.
Pr�sident Carter.
Ce que sugg�re M. Reagan semble vraiment chouette... si Medicare existe.
Mais avec M. Reagan...
En �lisant M. Reagan, elle sera certainement abolie.
Quand il �tait gouverneur de la Californie, il a fait campagne contre Medicare.
Le voil� reparti !
Tr�s bien, je suis d�sol�. �a n'a aucun sens. Il se sert de �a sans arr�t contre moi.
C'est vrai. Et le pr�sident Carter fera comme lui.
Gouverneur, votre r�action a �t� parfaite.
- Je devrais dire �a au d�bat. - Vous ne pouvez pas dire �a au d�bat.
- Pourquoi pas, Rick ? - �a ne se fait pas.
- �a devrait peut-�tre changer. - Bon, faisons une pause.
Merci, Gouverneur. Vous vous en sortez bien.
Gouverneur, j'ai ceci pour vous.
- Qu'est-ce que c'est ? - Mes recherches sur les positions de Carter.
�a couvre tout. De l'Union sovi�tique � l'industrie du miel.
Ronnie ?
Je vous le vole quelques instants.
Gouverneur, quand vous aurez un moment.
Sans probl�me.
- �a va ? - Oui. Il se fait tard, c'est tout.
Je vais t'aider avec �a.
Ronnie, ils t'en donnent beaucoup trop.
- Ils sont nerveux. - L'es-tu, toi ?
Je serais fou de ne pas l'�tre.
Mais je veux le faire, ch�rie.
Je peux le faire.
C'est le moment o� tu dois dire : "Ronnie, tu as raison. Tu peux le faire."
Je sais. Mais je...
- As-tu chang� d'id�e ? - Non. C'est juste qu'on s'y prend tardivement.
Tu as si peu de temps pour te pr�parer.
- C'est... - Tu sais,
ils nous ont sous-estim�s toute notre vie.
- C'est vrai. - Oui. � Hollywood.
Puis quand j'ai voulu devenir gouverneur, personne ne croyait en nous.
Regarde o� �a nous a men�s.
C'est la m�me chose ici.
Je veux leur montrer, ch�rie.
Je veux avoir la chance de parler aux gens
en me tenant � c�t� de Jimmy Carter.
Je peux y arriver. Je le sais.
Mais pas sans ta confiance.
Est-ce que je l'ai ?
Tu sais bien que oui.
Bien.
Parce que je veux battre ce mis�rable con.
Je vais aller voir ce que veut Ed.
Michael.
Oui, Nancy ?
- C'est toi qui as ordonn� �a ? - Quoi ?
Michael Deaver Conseiller senior de Reagan
Un cartable bourr� de merde. Ronnie n'avalera jamais �a en une semaine.
Je crois que c'�tait l'id�e de Rick.
Il est vir�.
- Mais... - Imm�diatement.
D'accord.
Rick.
C'est possible de r��crire un sc�nario pour le cin�ma,
mais c'est impossible
qu'un r�publicain avec 20 ans d'exp�rience en affaires publiques
et des d�clarations enregistr�es
puisse changer ses couleurs.
Voici les calibres .22 dont je te parlais.
C'est pas mal.
L'enjeu de la paix et du contr�le des armes nucl�aires.
Sur cet enjeu fondamental,
tous les candidats sont dans le m�me camp,
sauf le gouverneur Reagan, qui est � l'oppos�.
� la Maison-Blanche, les conseillers...
C'est le R�hm RG-14. Pas mal pour se prot�ger.
- Je peux changer de poste ? - C'est hors de question.
�a me d�prime.
Jeune fille, tu dois voir ce que �a donne quand on met un faible comme Jimmy Carter
� la t�te de notre gouvernement.
J'aime bien celui-ci et le R�hm.
- Je vais prendre les deux. - D'accord.
M. Carter sait que le gouverneur Reagan est une formidable personnalit� t�l�,
mais il peut facilement �tre vu comme superficiel et incomp�tent,
et, malgr� son changement de position, comme un homme de droite.
28 octobre 1980 7 jours avant l'�lection
Bonsoir.
Ici Ruth Hinerfeld, de la League of Women Voters Education Fund.
D�bat pr�sidentiel Cleveland, Ohio
Ronnie ?
- Dois-je te laisser seul ? - Non, je suis heureux de te voir.
Il ne reste que des places debout.
Tout repose sur ce d�bat.
La politique, c'est comme le showbiz. Tu donnes un grand coup au d�part,
tu navigues l�-dessus et tu finis en grand.
- Et avec un peu de chance, tu restes huit ans. - Oui.
Je retourne m'asseoir.
Je pense que tu es plus nerveuse que je ne le suis.
- C'est comme �a que �a fonctionne. - Oui.
Mot de cambrone.
Ils vous attendent sur sc�ne, Monsieur.
Bonne chance.
- On dit : "mot de cambrone", Jim. - Oui, Monsieur.
- Le mod�rateur est Howard Smith. - An�antissez-les, Gouverneur.
- Mot de cambrone. - Merci, Mme Hinerfeld.
La League of Women Voters est fi�re d'accueillir
au Convention Center Music Hall de Cleveland, Ohio,
le pr�sident Jimmy Carter,
candidat du parti d�mocratique � la r��lection � la pr�sidence,
et le gouverneur Ronald Reagan de la Californie,
candidat du parti r�publicain � la pr�sidence.
Ce n'est simplement pas vrai.
On voit un ralentissement
du d�s�quilibre actuariel pour quelques ann�es gr�ce � cette augmentation...
- John ? - Quoi ?
Que fais-tu ? Tu manques le d�bat.
Je me fais un sandwich.
Il mange encore ?
R�sidence des Hinckley Evergreen, Colorado
Tu es s�r de vouloir le regarder en bas ?
- Oui. - John, attends.
As-tu trouv� ?
- Tu ne regardes pas le d�bat ? - Je cherche � savoir ce qui se passe avec toi.
Il ne se passe rien. J'essaye.
- J'ai soumis ma candidature. - O� ?
- Jack, ce n'est pas le moment. - Je veux juste des r�ponses.
Que s'est-il pass� avec ta carri�re d'auteur ? Tu voulais t'inscrire � Yale, non ?
J'ai pay� pour, tu te rappelles ? Que s'est-il pass� ?
Et ton plan pour devenir vedette de rock ?
- Jack. - Ch�rie, on discute, c'est tout.
Tu disparais puis reviens sans crier gare. On ignore ce que tu fais.
- Pourquoi tu ne... - Jo Ann, je t'en prie.
- John ? - Quoi ?
Je ne sais pas, papa.
Tu ne comprendrais pas.
Je veux savoir � quoi m'en tenir. C'est tout.
Ta m�re et moi avons... Je peux lui dire ?
Oui, je vais lui dire.
Nous avons trouv� un th�rapeute.
Il est psychiatre.
On voudrait que tu lui donnes une chance.
Si j'accepte, vous me laisserez descendre ?
Oui.
D'accord.
- Tu vas le rencontrer ? - Oui.
Vous voil� reparti.
Quand j'ai fait opposition � Medicare, il y avait une autre...
Pour la nation, voici mon plan pour l'avenir.
Je demande au peuple am�ricain de se joindre � moi.
Je tiens � remercier, aussi, les dames de la League of Women Voters...
C'est � moi, que tu parles ?
qui ont rendu possible ce d�bat.
C'est � moi, que tu parles ?
ROBERT DE NIRO CHAUFFEUR DE TAXI
Un jour, une vraie pluie s'abattra et d�barrassera les rues des cons.
C'est � moi, que tu parles ?
Est-ce que les choses vont mieux qu'il y a quatre ans ?
M. Germond, donnez-nous vos impressions sur hier soir.
C'�tait match nul. Ils �taient tous deux sur la d�fensive. Et avec raison.
Et David Broder.
Reagan s'est adress� au pays de mani�re efficace.
Carter a parl� � ses �lecteurs de mani�re encore plus efficace.
Qui, parmi vous, pense que demain,
on va balayer les R�publicains hors du pays ?
4 novembre 1980 Jour de l'�lection
Un tel d�s�quilibre sur la carte derri�re nous,
c'est une premi�re depuis que je suis ici.
Remarquable.
Un �tat a d�cid� qu'il voulait une r��lection aux �tats-Unis.
Et comme je l'ai dit...
All� ?
Pacific Palisades Californie
Oh oui.
Oui. Je...
Un instant.
Ronnie ?
Ronnie ?
Je sors de la douche.
C'est Jimmy Carter au t�l�phone.
Mais qu'est-ce qu'il veut ?
- Tu sais tr�s bien ce qu'il veut. - Non. Il est encore trop t�t.
- Les bureaux de scrutin ne sont pas ferm�s. - Il se fiche de la c�te ouest.
Oui, ici Ron Reagan.
Bonsoir, M. le Pr�sident.
Merci, M. le Pr�sident.
Vous avez �t� un adversaire de taille. Je veux vous assurer
que mon �quipe et moi
ferons tout en notre pouvoir pour que la transition soit simple.
Vous aussi. Au revoir.
Ronnie.
John ?
John.
Quoi ? Quelle �tait la question ?
Si vous ne pouviez pas �tre musicien, que feriez-vous ?
Je serais compositeur, comme John Lennon.
Lennon.
Ou Paul McCartney.
Mais plus comme Lennon.
Faut viser haut, non ?
Et si �a ne fonctionnait pas ?
Je serais �crivain.
C'est un peu mon obsession.
�a, et la personne que j'ai mentionn�e plus t�t.
L'actrice.
Avez-vous r�ussi � trouver un emploi ?
Je n'ai pas besoin d'un emploi.
Je deviendrai c�l�bre.
- Je serai �crivain. - Oui.
Je comprends. Avez-vous essay� de trouver un emploi ?
Pourquoi ne demandez-vous pas � mon p�re et ma m�re ?
C'est � vous que je m'adresse, John.
C'est important que vous preniez l'initiative.
L'initiative ?
Vous avez besoin d'un plan.
Comment pourriez-vous am�liorer votre sort ?
Un endroit o� vous serez � l'aise.
Peu importe votre but, vous ne l'atteindrez pas sans agir.
... jusqu'� tout r�cemment. Je courais � Central Park il y a deux mois,
- et j'ai crois� John et Yoko il y a six semaines... - Excusez-moi.
- Je voudrais aller � Blair House. - C'est quoi ?
C'est l� que vit le pr�sident �lu.
- Le quoi ? - C'est proche de la Maison-Blanche.
Tr�s bien, Geraldo. Merci beaucoup.
Nous allons parler avec Lynn Sherr qui est devant l'h�pital Roosevelt.
Lynn, quel est l'�tat de la situation ?
Dans quelles circonstances est mort John Lennon ?
- Que s'est-il pass� ? - La Maison-Blanche est par-l�.
Quelqu'un a tir� sur John Lennon. Il est mort.
Ils sortaient de leur limousine pr�s du Dakota, o� ils vivent,
quand un homme a tir� sur eux. Le suspect est...
John Lennon est mort.
C'est la fin du monde.
Je ne sais pas pourquoi les gens veulent vivre.
Je pense encore � Jodie.
Je pense constamment � elle.
� elle et � la mort de John Lennon.
Tout se m�lange.
Mark David Chapman, le tueur de Lennon, je...
Je me demande comment c'est d'�tre aussi c�l�bre que lui.
Jodie sait qui il est.
Quelqu'un doit la sauver.
Comme Travis Bickle l'a fait dans Chauffeur de taxi.
Jodie est la seule chose qui importe.
Je veux qu'elle le sache.
John.
Salut, maman.
Et je ne veux pas lui faire de mal.
Mais parfois,
j'aimerais mieux qu'elle soit morte que la voir avec d'autres hommes.
Et je ne veux pas vivre sans elle.
Vous voulez qu'on ouvre les cadeaux la veille de No�l ou le matin m�me ?
- Je dois la trouver. - On fait �a le matin d'habitude, non ?
- Lui parler. - On l'a fait une fois, Jack.
La tradition c'est la veille de No�l.
Faisons �a la veille, alors.
- En personne. - John, qu'en penses-tu ?
Ou quelque chose.
Je jure solennellement...
20 janvier 1981 Jour de l'investiture
... que j'ex�cuterai loyalement la charge de pr�sident des �tats-Unis...
... que j'ex�cuterai loyalement la charge de pr�sident des �tats-Unis...
... et que du mieux de mes capacit�s...
... et que du mieux de mes capacit�s...
... je pr�serverai, prot�gerai et d�fendrai...
... je pr�serverai, prot�gerai et d�fendrai...
... la Constitution des �tats-Unis.
... la Constitution des �tats-Unis.
Que Dieu vous vienne en aide.
Que Dieu me vienne en aide.
Le vieux Resolute desk.
- On peut vous en avoir un autre. - Non. C'�tait le bureau de Kennedy.
Je le garde.
Nancy, tu vois quelque chose que tu aimerais changer ?
Ne me laisse pas faire.
- Mike, avez-vous la petite... - Ici.
Merci.
Si vous �tiez avec moi � Sacramento, vous la reconna�trez.
Jim, vous �tes le petit nouveau, mais...
"Il n'existe aucune limite � ce qu'un homme peut faire
"s'il ne tient pas � en retirer le m�rite."
Le m�rite vous revient � vous tous.
Vous nous avez men�s jusqu'ici.
Et,
Nancy, je te l�ve mon verre.
D�sol� pour mon retard.
Alexander Haig Secr�taire d'�tat
M. le Pr�sident, Mme Reagan, f�licitations. C'est un grand jour.
- Qu'est-ce que c'est ? - On s'est entendus, le pr�sident et moi.
Le d�tail de mes fonctions en tant que Secr�taire d'�tat.
�a me semble clair.
On s'est entendus, je voulais m'en assurer.
�a dit que vous aurez tout le pouvoir
en ce qui concerne la politique ext�rieure.
- C'est �a. - Vous n'�tes pas s�rieux.
C'est �crit noir sur blanc.
C'est absurde.
Ce n'est pas le moment.
Al, il faudrait que ce soit accept�
par l'�tat-major et le conseiller � la s�curit� nationale.
- Weinberger. - Le secr�taire de la d�fense.
Le pr�sident et moi en avons d�j� discut�.
- Rien n'a �t� confirm�. - Al.
Je pense qu'on peut en reparler plus tard.
Prenez donc un verre de champagne.
Avec plaisir.
Je vous laisse �a.
Et, avec votre permission, je dois retourner au D�partement d'�tat.
F�licitations, encore une fois.
Il sait comment mettre fin � une f�te, lui.
�a va de mal en pis.
C'est tout ce que je peux dire.
Vous pensez qu'on doit...
- Existe-t-il un endroit o� il pourrait aller... - Jo Ann.
�a semble radical, mais est-ce une option ?
Non, absolument pas.
J'ai travaill� avec ces centres de traitement.
Si vous choisissez cette voie, son �tat �motionnel ne s'am�liorera pas. John est...
Franchement, John est un jeune homme
- qui a toujours eu ce qu'il voulait. - C'est vrai.
Je ne comprends pas, docteur.
Il y a deux ans, c'�tait un gar�on normal. Lui as-tu dit, John ?
Il excellait en sport, il �tait populaire aupr�s de ses pairs.
Tu as m�me �t� pr�sident de ta classe une ann�e, pas vrai, John ?
John ?
Ouais. Ouais. Oui.
- Et tout � coup... Boum. - �coutez.
Vous trois devez r�diger un contrat.
John, vous �coutez ? Vous devez prendre vos responsabilit�s.
Trouvez un emploi. Arr�tez de manipuler vos parents.
Maman, papa, votre travail, c'est de ne pas plier.
On s'entend l�-dessus ?
John ?
D'accord.
M. le Pr�sident ! Qu'est-ce que...
- Mark. - M. le Pr�sident, pendant la campagne,
vous avez parl� de couper SALT II et de ramener l'Union sovi�tique � la table.
Est-ce toujours votre intention ?
Je ne sais pas, mais je sais une chose.
Tous les chefs de l'Union sovi�tique, incluant le chef actuel,
avaient pour but de promouvoir un monde communiste.
La seule morale qu'ils reconnaissent est celle qui aide leur cause.
Ils se r�servent le droit de commettre des crimes,
de mentir et de tricher pour y arriver.
M. le Pr�sident !
Selon vous, la d�tente est-elle une possibilit� ?
La d�tente...
La d�tente est � sens unique. On n'y gagne rien.
Je vais en rester l�. Merci.
- M. le Pr�sident ! - Ce sera tout.
- Avez-vous parl� au pr�sident Brezhnev ? - M. le Pr�sident !
M. le Pr�sident !
Dites-moi, Dick, les Russes mentent, trichent et volent, non ?
Certainement, M. le Pr�sident.
La couleur ma�s serait parfaite, non ?
La couleur cr�me.
Vraiment ?
La couleur ma�s serait une erreur.
George. Ch�rie, Ted, �a avance ?
On refait la maison la plus connue au monde. Vu les circonstances, �a va.
Je suis d�sol�e pour le d�sordre, ch�ri.
On ne fait pas d'omelette sans casser des �ufs.
- � demain, dans ce cas. - � demain.
M. le Pr�sident.
As-tu lu les manchettes ce matin ?
Tu as lu tout �a ?
Je m'en serais bien pass�. Pourquoi sont-ils si m�chant envers moi ?
Pourquoi sont-ils m�chants avec tout le monde ? Pour vendre.
Il y a un article qui ne parle que du fait que je poss�de une arme.
Et je ne l'ai mentionn� qu'en passant � un journaliste en toute confidentialit�.
Celui-ci me surnomme la "dame dragonne".
Je ne comprends pas. J'ai accept� avec plaisir ces entrevues.
Je fais preuve d'honn�tet�, et ils me trucident.
J'esp�re que ton �quipe te prot�ge mieux
qu'elle me prot�ge, moi.
Tout �a �tait class� secret. On n'y avait pas acc�s avant l'�lection.
Regardez la page 5 et la page 9.
Regardez les r�sum�s.
L'�conomie des Sovi�tiques est encore plus mal en point qu'on ne le croyait.
Richard Allen Conseiller de la S�curit� nationale
Si on agit maintenant, on peut gagner.
Gagner ? Gagner quoi ?
La Guerre froide. Il faut agir maintenant et avec force, sans qu'ils ne s'y attendent.
- On ne peut pas injecter plus d'argent. - Pourquoi pas ?
Nous sommes sur le bord d'une autre r�cession.
David Stockman Directeur du budget
Les d�mocrates le disent, les m�dias aussi.
- Et alors ? - Nous n'avons pas cet argent.
Si on continue de d�penser ainsi, on sera encore plus pauvres que la Russie.
Je ne suis pas d'accord. Les Russes sont en Afghanistan, avec le mouvement solidaire.
Qui sait ce qui en d�coulera ?
Nos renseignements affirment qu'il y a du mouvement aux fronti�res de la Pologne
et que la Russie va intervenir.
M. le Pr�sident, on ne peut pas attendre. Il faut agir maintenant.
Si on d�pense plus que les Sovi�tiques en d�fense, on l'emportera.
M. le Pr�sident, oubliez les Russes.
On devrait se concentrer sur notre �conomie.
C'est prioritaire.
David, Richard, merci � vous deux.
On devrait en discuter.
- Merci, M. le Pr�sident. - Merci.
- Merci. - Merci.
David. Richard. Merci.
Les gars, vous savez ce que je veux.
Faites en sorte que �a fonctionne.
All� ?
Jodie, salut.
Qui est � l'appareil ?
- C'est John Hinckley. - Qui ?
Je dois vous parler, d'accord ?
Je ne vous connais pas.
Avez-vous re�u mes lettres ?
Non... Je ne sais pas.
�coutez, j'ai un souper,
et je ne suis pas cens�e parler aux inconnus.
Moi, je vous connais.
Je ne veux pas �tre m�chante.
�a emb�te mes colocataires et moi quand vous appelez.
Au revoir.
All� ?
CHER MAMAN ET PAPA
Votre fils prodige est parti chasser SES D�MONS - JOHN
- La f�te est apr�s les examens, samedi. - Il est �tudiant ici.
Laisse tomber. Ne m'en parle pas.
�a va.
J'ai couru jusqu'ici.
Universit� Yale New Haven, Connecticut
Vous pensez qu'avec tout ce que vous avez appris...
- Jodie. - C'�tait tellement embarrassant.
Jodie.
- Tu la connais ? - Ne... Laisse tomber. Ne...
Tu connais Jodie Foster ?
C'est ma copine.
C'est �a, oui.
Je le voulais, mais il m'a pris deux rendez-vous par jour avec des d�mocrates.
- Ils n'ont aucun sens de l'humour. - C'est bien vrai.
J'ai rencontr� Panetta et nos gars de la Californie la semaine pass�e.
Ils changeront vite de camp.
Si vous voulez que j'appelle, dites-le-moi.
J'ai bien peur qu'il nous manque
quelques votes pour passer le projet de loi sur le r�tablissement de l'�conomie.
Ils nous en manquait combien au dernier d�compte ?
- Peut-�tre vingt-cinq ? - Vingt-six.
Vingt-six votes � l'interne.
C'est Tip O'Neill. Il n'en d�mord pas.
Il nous accuse d'�craser les pauvres au profit des riches.
O'Neill sait comment utiliser la presse � son avantage.
La presse n'est pas tr�s emball�e par votre plan, M. le Pr�sident.
On savait que ce ne serait pas facile.
Mais il faut passer le projet de loi. C'est d'une importance capitale.
La politique ext�rieure ne bouge pas.
En plus de la situation entre les Russes et la Pologne.
Si le projet de loi ne passe pas, j'ai bien peur qu'on perde plus
- que ce projet de loi. - Que voulez-vous dire ?
Les d�mocrates sont pr�ts � tout. Ils vont nous massacrer.
Ils sont plus fous qu'un jeune chien.
Ce que je dis, c'est que celui qui l'emporte
sera vu par tous comme �tant le plus fort.
Le vainqueur sera en charge pendant le reste de votre mandat.
Compris.
- All� ? - Salut, Jodie.
New York
- Qui est-ce ? - C'est John.
- John... Oh non. - Que se passe-t-il ?
- John Hendricks ? - Non.
- Hinckley. - Oui, Hinckley.
Vous comprenez que ce que vous faites est dangereux ?
Ce n'est pas juste. C'est impoli.
Je ne suis pas dangereux, je vous le promets.
- Vous faites une f�te ? - Non. On tente de dormir.
Rendez-moi service. Ne m'appelez plus.
Vous ne voulez plus que je vous appelle ?
Non, mais �a m'a fait plaisir de vous parler.
Et si on se parlait demain ?
Ces derni�res semaines, nombre d'entre vous m'avez demand�
Comment faire des �tats-Unis un pays de nouveau puissant ?
Je vous le demande � nouveau. Contactez vos s�nateurs, membres du congr�s.
Dites-leur que vous soutenez cette proposition bipartisane.
Dites-leur que vous pensez que c'est une chance in�gal�e
de mettre le gouvernement au service du peuple, comme avant.
Merci et bonsoir.
Coupez.
C'�tait g�nial, merci.
C'�tait fantastique.
Oui. Jim.
En plein dans le mille.
- Ch�rie, �a avait l'air de quoi ? - C'�tait parfait.
Maintenant, on ne peut plus reculer.
- Une chose de plus � faire. - Que fait-on ensuite ?
Je dois donner quelques discours devant des syndicats.
- Bien. - La classe moyenne.
Je suis bon l�-dedans, Jim. J'�tais membre d'un syndicat avant.
- Pr�sident de la Guilde des acteurs. - Ces gens-l� sont diff�rents.
Ils suivent la ligne dure. La plupart n'ont pas vot� pour vous.
Faisons-les changer d'avis.
C'est �a. J'ai aussi l'obligation de vous dire qu'on a re�u la nouvelle cote de popularit�.
- Elle est basse, pas vrai ? - J'en ai peur.
Les d�mocrates ont r�ussi � vous cogner dessus solidement.
Jim, je vous fais confiance.
Dites-moi ce que je dois faire.
- C'est ce que je dis. - On se voit � l'�tage.
On n'attire pas un ours avec du vinaigre.
- Jim ? - Oui, Madame.
Si vous voulez tirer le meilleur de lui, vous vous y prenez mal.
- Pardon ? - Vous le rabaissez.
Non, Madame, je ne...
Envoyez-le o� vous voulez pour rencontrer qui vous voulez.
Vous pouvez m�me lui mettre les mots dans la bouche.
Mais ne lui dites pas qu'il est en train d'�chouer.
Je suis Tip O'Neill, Pr�sident de la chambre des repr�sentants.
Je viens aussi de regarder le pr�sident des �tats-Unis.
Je dois avouer que c'est un bon vendeur.
Lui et moi ne sommes absolument pas d'accord sur son plan.
Je crois en un plan juste. Une question me vient tout de suite.
La question est la suivante.
Faites-vous plus de 50 000 $ ou moins de 50 000 $ ?
Si vous faites plus de 50 000 $, alors vous �tes pour le plan des r�publicains.
Parce qu'il s'adresse � vous.
Repose en paix, John.
Le Dakota New York
Lennon est mort.
Restez cool.
"Give peace a chance", hein ?
D'accord.
Eh bien...
- Je peux avoir celui-ci, s'il vous pla�t ? - Oui.
Je m'appelle John.
Je n'ai jamais fait �a avant.
C'est 30 $ pour un moiti�-moiti�.
- 20 $ si vous... - Non.
Je n'ai jamais fait �a avant.
D'accord.
Alors, John, on le fait ?
Vous ressemblez vraiment � quelqu'un que je connais.
- All� ? - Papa, c'est John.
- O� es-tu ? - Je suis � New York.
Je n'ai plus d'argent.
Peux-tu m'en envoyer ?
Je veux rentrer � la maison.
A�roport international Stapleton Denver, Colorado
Je peux passer ?
Merci d'�tre venu me chercher.
As-tu mang� ?
Oui, avant de partir. Et dans l'avion aussi.
Qu'est-ce que c'est ?
De l'antigel. O� es-tu all� cette fois ?
� Yale. Pour mes cours d'�criture.
Tu �tais cens� avoir trouv� un emploi, John.
Tu n'as pas respect� notre arrangement, John.
Ta m�re et moi, nous en avons discut� avec le docteur Hopper.
C'est pour ta voiture.
Elle est dans le stationnement. Il fait froid dehors.
Deuxi�me �tage, num�ro 128.
Voil� 200 $.
Arrange-toi.
- Papa. - Tu comprends ?
Ouais. Oui.
Tr�s bien.
Papa.
Je veux te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi.
Dis � maman...
30 mars 1981
Les 100 premiers jours d'un mandat ressemblent g�n�ralement � une lune de miel.
Mais pas pour Ronald Reagan.
Il fait face � une forte opposition pour ses programmes �conomiques.
Des critiques ont accus� le pr�sident...
H�tel Park Central Washington, D.C.
... de vouloir d�manteler le New Deal de Roosevelt.
Qu'as-tu � l'horaire aujourd'hui, ch�rie ?
Un �v�nement pour un mus�e d'art et ensuite, Ted.
On a command� le service en porcelaine.
C'est bien.
- Et toi ? - Je ne vais pas tarder � le savoir.
On se voit ce soir.
- Bonjour. - Bonjour, Monsieur.
Bonjour, M. le Pr�sident.
Merci, colonel.
Le grand �v�nement du jour est votre discours au AFL-CIO.
Ce matin, vous devez remercier les chef hispaniques.
- Ce sera vite fait. Juste quelques photos. - Bien.
Voici le plan de match.
Prendre l'autobus jusqu'� New Haven et tuer Jodie.
Puis me tuer, moi.
Me tuer devant Jodie.
Tuer Jodie et moi.
Tuer le pr�sident.
Juste... en finir.
En finir avec cet enfer.
En finir.
Bonjour, Chancelier Schmidt.
Ou devrais-je dire bon apr�s-midi ?
J'ai �t� tr�s pein� d'apprendre pour votre p�re.
J'ai moi-m�me perdu ma m�re il y a quelques ann�es,
et pas un jour ne passe sans que je pense � elle.
Vous �tes sans doute au courant de ce qui se passe avec les Sovi�tiques.
Nos renseignements soutiennent qu'ils sont entr�s en Pologne.
Plus ce mouvement de solidarit� montre les dents,
plus Brezhnev devient fort.
Ch�re Jodie, il est possible que je sois tu� en tentant d'assassiner Reagan.
C'est pour cette raison que je vous �cris cette lettre.
Comme vous le savez, je vous aime beaucoup.
LA MAISON-BLANCHE Je vous aime
Les sept derniers mois, je vous ai laiss� des dizaines de po�mes et de lettres d'amour
dans l'espoir que vous d�veloppiez un int�r�t pour moi.
M�me si nous avons parl� au t�l�phone,
je n'ai jamais eu le courage de vous approcher pour me pr�senter.
En plus d'�tre timide, je ne voulais pas vous d�ranger avec ma pr�sence constante.
Je sais que vous trouviez d�sagr�ables les nombreux messages laiss�s pour vous,
mais c'�tait la fa�on la moins douloureuse de vous exprimer mon amour.
Je suis heureux que vous connaissiez mon nom de famille
et mes sentiments � votre �gard.
Plus je passais de temps pr�s de votre dortoir,
plus je devenais le sujet de bien des conversations.
- Bonjour, George. - Bonjour, Mme Reagan.
Tout va bien ?
�a va.
Peux-tu le dire � maman ?
Dis � maman que je dois y aller.
D'accord ?
Bien. Au revoir
- Pr�t pour aller au Hilton ? - Oui.
Maison-Blanche 13 h 45
- Bonjour, Tim. - Bonjour, Monsieur.
Bonjour, Ray.
Content de vous voir. Salut, Jerry.
Bonjour, M. le Pr�sident.
Merci.
Rawhide est l�. On y va.
Cela peut sembler ridicule, mais au moins vous savez que je vous aimerai toujours.
Jodie, j'abandonnerais tout de suite l'id�e de m'en prendre � Reagan
si je pouvais gagner votre c�ur et passer le reste de ma vie � vos c�t�s.
Rawhide arrive.
H�tel Hilton de Washington 13 h 50
Pr�sident Reagan !
M. le Pr�sident, qu'avez-vous � dire au sujet des �v�nements en Pologne ?
Par ici, Pr�sident Reagan !
M. le Pr�sident, une d�claration ?
Ont-ils �chou�, Monsieur ?
Je vous aime !
Allons par ici, Monsieur.
Celle-ci fait � peine plus d'un m�tre.
Voyons voir.
- Bonjour, Ted. - Bonjour.
- On ne vous attendait pas si t�t. - Je sais.
Je ne me sentais pas bien. J'ai d�cid� de rentrer plus t�t.
- George, merci. �a ira. - Bien, Madame.
- Vous �tes malade ? - Non. J'ai juste une sensation �trange.
- Vous voulez qu'on vous laisse seule ? - Non. Commen�ons.
�a me changera les id�es.
Dites-moi ce que vous pensez de cette pi�ce.
Il y a eu beaucoup de rumeurs ces derni�res semaines.
Je dois vous avouer que si je tente le coup aujourd'hui,
c'est que je n'en peux plus d'attendre de vous impressionner.
Je dois agir maintenant pour vous faire comprendre sans d�tour
que je fais ceci pour vous.
- Et puis ces trucs, l� ? - L� est le d�fi.
- C'est affreux. - Affreux, en effet.
En sacrifiant ma libert�, voire ma vie,
j'ai espoir de vous faire changer d'avis.
- Il est ici. - Je dois avoir cet angle.
Cette lettre est r�dig�e une heure � peine avant que je me rendre � l'h�tel Hilton.
C'est lui. Il arrive.
Bien. Il est en position.
Jodie, je vous implore de chercher en vous...
- G�rez les m�dias. - Entendu.
... la force de me donner une chance, gr�ce � cet acte historique,
de remporter votre respect et votre amour.
Je vous aime, � jamais.
John Hinckley.
Montez !
Esp�ce de fou. Je l'ai.
Sortez-le d'ici.
- Tenez-le. - �loignez la voiture !
- Bougez-vous ! Bougez-vous ! Allez ! - �loignez-le.
Restez � terre, M. le Pr�sident.
- Retenez-le. - O� est l'arme ?
- Allez chercher le v�hicule ! - O� est son arme ?
- O� est la foutue arme ? - Quelqu'un a un mouchoir ?
- Ne bougez pas. - Voil�.
Tout va bien. Tout ira bien.
On s'en retourne.
- On l'a eu. - Respirez.
Restez avec nous, Tim. Tout va bien.
- C'est quoi, le probl�me ? - Restez � terre !
Rawhide va bien. Stagecoach rentre.
Bien re�u, Stagecoach.
- �tes-vous bless� ? - Bon sang.
Je pense que vous m'avez bris� une c�te.
Restez � terre !
- Vous le tenez ? - Ne bougez pas.
- Vous vous prenez pour qui ? - Restez ici.
On a besoin d'une auto-patrouille.
- Ne bougez pas. - Il nous faut une auto-patrouille.
Allez.
�a ne s'ouvre pas.
Amenons-le dans celle-l�.
Entrez et bouclez-la.
Vous m'avez bris� le poignet.
Quelle chance. On aurait pu faire bien pire.
Au quartier g�n�ral.
J'ai de la difficult� � respirer.
Doucement.
Vous devez avoir une c�te bris�e. S�rement un poumon perfor�.
Allons � l'h�pital. Changement de plan.
Doucement, tenez.
H�pital G. W. Tout de suite !
- Allez ! - Bien re�u.
Monsieur.
O� est l'ambulance ?
Comment il va ?
Par ici ! Approchez.
J'ignore o� ils l'ont emmen�.
O� est l'autre ambulance ?
Voil�, Jim, du calme.
Des coups de feu ont �t� tir�s. Le pr�sident va bien.
De quoi parlez-vous ?
Une fusillade au Hilton. C'est sur toutes les cha�nes.
Selon nos informations, au moins trois personnes auraient �t� bless�es.
Donnez-moi 0,5 d'adr�naline.
Pouvez-vous baisser �a, s'il vous pla�t ?
- Un policier touch� au Hilton... - C'est la ligne de la Maison-Blanche.
All� ?
Mme Reagan, il y a eu une fusillade.
Votre mari n'est pas bless�. Il va bien.
Certains ont �t� touch�s.
Le pr�sident est en route pour l'h�pital George Washington.
Pourquoi irait-il � l'h�pital s'il n'�tait pas bless� ?
Je ne comprends pas. Il doit vouloir s'assurer que tout le monde va bien.
Je vais � l'h�pital.
- Impossible. - Envoyez ma voiture.
- C'est trop dangereux, Mme Reagan. - Ma voiture ou j'irai en marchant.
Rainbow en d�placement. �coutez-moi. C'est trop dangereux.
Il y a une urgence. Tout le monde sort d'ici.
S'ils peuvent monter, amenez-les. S'ils peuvent rentrer, renvoyez-les.
- Transf�rez les enfants en p�diatrie. - L'urgence a �t� �vacu�e.
H�pital universitaire George Washington 14 h 30
Allez, allez, d�p�chons.
- Venez, M. le Pr�sident. - �a va.
�a va aller, Monsieur.
- �a va ? - Oui.
- Que s'est-il pass� ? - Possible poumon perform�.
- Vous respirez mal ? - Oui. Tr�s mal.
D'accord. Par ici.
- Doucement. - Allons � gauche.
Je ne peux plus respirer.
Soulevez-le. Il fait peut-�tre une crise cardiaque. Mettez-le sur une civi�re.
Dans la salle 2.
- Sortez d'ici. - Deuxi�me salle, � gauche.
Appelez le labo et l'unit� respiratoire.
J'ai besoin d'aide. Il faut le retourner.
- Retournez-le. - La t�te en premier.
- Doucement. - Doucement.
Amenez-le. Tout doux.
Posez-lui la t�te. Doucement.
Bon. Reculez, s'il vous pla�t.
- Rawhide est sur la table. - Mettez-le sous oxyg�ne.
Retirez-lui ses v�tements.
On le bloque.
- Retirez ses v�tements. - Coupez-les.
Pression sanguine.
Systolique � 60, il est en choc.
Quartier g�n�ral, dans trois minutes. Il nous faut une salle s�curis�e.
- Que se passe-t-il ? - Difficult�s respiratoires.
Il s'est effondr� en entrant.
On lui a mis trois perfusions, sa pression remonte.
On attend les radiographies des poumons. C�t� gazom�trie, le PH est 726, CO2, 26, O2, 84.
- C'est peut-�tre une crise cardiaque. - Est-ce que c'est le...
Prenez une grande inspiration pour moi.
Bien. Tout semble parfait du c�t� droit.
Encore une fois.
Je n'ai rien du c�t� gauche.
Tournez-le sur le c�t�.
C'est parfait, M. le Pr�sident.
Seigneur. Il a �t� touch�.
Ce n'est pas une crise cardiaque. Il a �t� touch�.
La balle ne semble pas �tre sortie.
Une �prouvette, vite. Appelez Ben Aaron. Il nous faut de la Xyloca�ne.
D�sol� de vous d�ranger.
- Je peux � peine respirer. - Tout ira bien, M. le Pr�sident.
- Qu'en pensez-vous ? - Vous allez vous en sortir.
Est-ce qu'il y a eu des bless�s ?
Deux autres, mais rien de s�rieux.
Concentrez-vous sur vous. Pouvez-vous faire �a pour moi ?
Voil�. Des tirs.
Oh, bon sang.
Quoi ?
Il faut dire aux gens que le pr�sident n'a pas �t�...
Stephen.
Oui, je comprends.
Cette ligne restera libre.
Oui, merci.
C'est confirm�. Il a �t� atteint.
Les m�decins travaillent sur lui en ce moment.
Ed, nous devrions nous y rendre. David, restez ici. Larry, venez avec nous.
Mme Reagan, je vous en prie. Attendez-moi.
Nancy, il a �t� touch�.
On m'a dit qu'il n'avait rien !
Ils ont d'abord pens� � une crise cardiaque.
Je dois le voir.
Je ne pense pas que ce soit possible.
Je dois le voir, Mike.
Ils ne savent pas comment on est. Il a besoin de savoir que je suis ici.
Je vais arranger �a.
Je vous en prie.
Lyn Nofziger a avis� les journalistes pr�sents que le pr�sident n'avait pas �t� touch�.
Il a �t� touch�. Seigneur.
Il a... Le pr�sident a �t� touch�.
Il est dans un �tat stable. Toutes ces informations...
M. le Vice-pr�sident, m'entendez-vous ?
Ici le secr�taire Haig.
Un grave incident est survenu.
Je n'entends rien que du bruit de mon c�t�.
Dave, appelle la secr�taire de Baker.
Si vous �tes en route pour Fort Worth,
je vous sugg�re de faire demi-tour et de rentrer � Washington rapidement.
M'entendez-vous ? Termin�.
George, ici Al !
Faites demi-tour. Faites demi-tour.
Envoyez un message � Air Force Two par t�lex.
- Oui, Monsieur. - Bien.
M. le Vice-pr�sident, vous �tes maintenant au courant de l'incident.
- De quel calibre �tait l'arme ? - On m'a dit que c'�tait un .38.
C'est trop petit pour �tre du .38.
Ce n'est pas du .38. C'est peut-�tre un fragment. Il en a peut-�tre dans l'abdomen.
Je dois faire un lavement p�riton�al. Amenez-le en salle d'op�ration.
Salle de crise de la Maison-Blanche
- Ils devront peut-�tre op�rer. - Quoi ?
Ils ont trouv� un projectile. Ils doivent le retirer.
- Seigneur. - On est en communication avec l'h�pital.
Messieurs, tout ce qui se dit, avant que ce soit dit, se discute ici.
Les appels que vous recevez avec les instructions de l'h�pital
doivent d'abord passer par ici.
Ici m�me. On est bien clairs ?
Je comprends pourquoi vous faites �a. C'est ce que j'ai dit, Fred.
Fred, vous les faites patienter et je vous rappelle.
Fred Fielding a les papiers de succession en ordre.
- Qui lui a demand� �a ? - C'est lui, le conseiller.
Il pense que quelqu'un doit diriger pendant que le pr�sident se fait op�rer.
Je ne suis pas certain. Cap a l'autorit� nationale.
Nixon n'a pas pris le contr�le quand Eisenhower a subi son op�ration.
Si on fait �a, si on transf�re le pouvoir, le pays tout entier sera en panique, non ?
Il est pr�sident depuis � peine deux mois.
C'est risqu�, en effet.
Je suis d'avis d'attendre.
- Je suis d'accord. - D'accord.
Tous les r�sidents disponibles sont demand�s � l'urgence.
Ch�rie.
14 h 53
J'ai oubli� de me pencher.
Ne parle pas. Tu n'as pas � parler.
D�sol� de vous interrompre, mais son tube de drainage est rempli de sang.
Un projectile est dans votre poumon. On ignore o� exactement.
Ou ce qui a �t� touch�.
On pense qu'il faut op�rer. On ne peut pas vous laisser en h�morragie.
Faites ce qu'il y a de mieux.
Ch�rie.
- Tu vas t'en sortir. - Oui.
Est-ce qu'il va mourir ?
Madame, il mourra si on ne l'op�re pas tout de suite.
Alors, faites-le.
- Tout va bien, M. le Pr�sident. - Donnez-lui de l'espace.
14 h 57
- Par ici. - Qui s'occupe de la boutique ?
Mme Reagan, je suis d�sol�e. Vous ne pouvez pas aller plus loin.
Doucement.
Restez avec Mme Reagan. Ed, vous et moi...
C'est Jim Brady ?
Seigneur.
�a alors.
Tenez-moi au courant. Si vous n'arrivez pas � m'appeler, envoyez un message.
- Juste ici. - Merci, G�n�ral.
Caspar Weinberger Secr�taire de la d�fense
J'ai alert� la Strategic Air Command.
- Quel genre d'alerte ? - Pour qu'ils restent pr�ts.
- Vous ne vous pr�parez pas au pire ? - Al, n'exag�re pas.
Non. C'est ce que je viens de dire, Don.
Nous avons les codes nucl�aires. O� a-t-il mis le ballon de foot ?
Juste ici.
Personne ne bouge sans mon accord.
Le gouvernail est ici, dans ce si�ge !
- Constitutionnellement. - Al, je sonne l'alerte.
Vous avez song� aux r�percussions ?
Quel message est-ce que �a enverrait ?
On ne panique pas.
Bon sang, Cap !
William French Smith Ministre de la justice
Quelqu'un veut savoir qui a fait �a ?
Oui. A-t-il agi seul ?
John Warnock Hinckley.
On l'ignore.
Il n'a pas de dossier criminel.
Il est �g� de 25 ans.
Il a abandonn� ses cours � Texas Tech.
Jusqu'� pr�sent, il refuse de parler.
On doit conna�tre les organisations auxquelles il est affili�.
Pourquoi les services secrets ne m'arr�tent-ils pas ?
Ils n'arr�tent pas les gens. Nous, oui.
RAPPORT D'INCIDENT/D'ARRESTATION - METRO POLICE - TENTATIVE
Il dit qu'il veut un avocat.
Il dit en avoir un au Texas.
Appelez-le.
On a essay�, sans succ�s.
Vous voulez parler de la fusillade ?
J'ignore tout d'une fusillade.
Les agents f�d�raux auront peut-�tre plus de chance une fois ici.
C'est leur juridiction.
Comment on �crit "assassinat" ?
A-S-S-A-S-S-I-N-A-T.
Seigneur, tous ces agents sont-ils n�cessaires ?
J'en ai bien peur, Docteur.
Le drain est encore rempli de sang. On est � 2 200 cm cubes.
D�p�chons.
M. le Pr�sident, on va bien s'occuper de vous.
- Bien. - On va vous endormir.
Comment allez-vous faire �a ? J'arrive � peine � respirer.
Ne vous en faites pas. Tout ira bien.
J'esp�re que vous �tes tous r�publicains.
M. le Pr�sident, aujourd'hui, nous sommes tous r�publicains.
- Bien. - Allons-y.
Selon les derni�res informations, le pr�sident Reagan
et l'attach� de presse Brady ont tous deux �t�...
R�sidence des Hinckley.
Je parle bien � Jo Ann Hinckley ?
Oui, qui est � l'appareil ?
Ici David O'Hern du Washington Post.
�tes-vous la m�re de John Hinckley ?
Oui. Oui, ici Jo Ann Hinckley.
Saviez-vous qu'un homme a tir� sur le pr�sident cet apr�s-midi ?
Oui...
Qui �tes-vous ? Que voulez-vous ?
Madame, vous savez que votre fils a �t� identifi� comme �tant le tireur ?
Quel genre de blague est-ce que vous faites ?
Ce n'est pas une blague.
Madame, le FBI vous a-t-il contact�e ?
Madame ?
Mme Hinckley ?
D�sol�, Mme Hinckley. �tes-vous l� ?
Mme Hinckley ?
JAMES BRADY Attach� de presse
Nous avons re�u de nouvelles informations.
L'attach� de presse de la Maison-Blanche, James Brady, aurait succomb� � ses blessures.
Il a �t� touch� par balle, comme le pr�sident Reagan,
en sortant du Hilton Washington.
Des employ�s de la Maison-Blanche nous l'ont confirm�.
- C'est vrai ? Jim Brady est mort ? - Non. Il est toujours en chirurgie.
Assurez-vous que la femme de Brady ne voie pas ces conneries.
- D'accord. - Je vais envoyer Speakes � la Maison-Blanche.
- Quelqu'un doit rectifier �a. - C'est une bonne id�e.
Qui a donn� de telles informations ?
Je veux savoir tout ce qu'il dit.
- O� en est-on avec le gamin ? - Ils ont trouv�...
- Je viens d'apprendre que Jim Brady est mort. - Ils m�nent l'enqu�te.
Quoi ?
Toutes les cha�nes en parlent. Jim Brady est mort.
Seigneur.
- Il nous faut un communiqu�. - C'est vrai.
Baissons la t�te.
Faisons une pri�re. Observons un moment de silence.
Ils sont toujours en salle d'op�ration.
Jim et le pr�sident.
Sarah, les m�dias aiment faire sensation.
Ils parlent sans conna�tre la v�rit�.
Si j'�tais vous, je resterais loin des t�l�viseurs.
Ron Junior sera ici d�s que possible.
Patti, Michael, Maureen, ils n'arriveront pas avant ce soir.
Je dois m'arranger pour mon fils. Je l'ai laiss� � la femme de m�nage de ma m�re.
Il va bien, Sarah.
Il va bien. Il est avec des amis � vous.
Quel �ge a votre fils ?
Deux ans. Il s'appelle Scott.
C'est calme ici.
Oui.
- Je ne sais pas. Je peux confirmer que... - On veut savoir ce qui se passe.
Un instant, tout le monde. Du calme.
Larry Speakes Attach� de presse adjoint
James Brady n'est pas mort. Cette information est fausse.
Est-il dans un �tat critique ?
Je l'ignore.
Et le pr�sident Reagan ?
Pouvez-vous nous informer quant � la gravit� de sa blessure ?
Non, je ne peux pas.
Larry, on a parl� au fr�re du pr�sident. Il dit avoir re�u un appel de la Maison-Blanche.
On lui a dit que le pr�sident Reagan �tait en salle d'op�ration.
Il aurait d�j� re�u des transfusions.
Vos informations seront-elles bient�t plus � jour que celles des autres ?
Cheryl, on va essayer de se rattraper.
Quand je suis arriv�, les informations �taient que le pr�sident n'avait pas �t� touch�.
- Qui lui a demand� d'y aller ? - Josh, fais descendre Larry de cette sc�ne.
- Tout de suite - Il fait peur � tout le monde.
Larry, qui dirige le gouvernement pour l'instant ?
Je ne suis pas en mesure de vous r�pondre.
Quel est le statut du vice-pr�sident ?
Seigneur ! C'est compl�tement d�sastreux.
Un instant.
- Al ? - Allons.
Al, attendez.
DESCENDEZ DE L�
Je tiens � vous dire que je reviendrai toutes les 10, 15 ou 30 minutes
pour vous dire tout ce qu'on sait.
Et si nous n'en savons pas plus, je vous le dirai aussi.
C'est tout ce que j'ai � dire.
- Allez. - Doucement.
Attention, poussez-vous.
Monsieur, pouvez-vous �tre plus pr�cis ?
M. le Secr�taire.
J'ai quelques d�clarations � faire en lien avec les �v�nements d'aujourd'hui.
Augmentez l'�tat d'alerte. Ne mettez que les dirigeants au courant.
- L'info ne circulera pas. - C'est Al.
- Nous avons dans la salle de crise... - Un instant.
tous les membres du cabinet qui doivent �tre pr�sents.
Nous avons inform� nos amis � l'�tranger.
L'�tat du pr�sident est stable. Il est pr�sentement en salle d'op�ration.
Aucune mesure d'alerte
n'est n�cessaire ou envisag�e.
Si vous avez des questions, je vais y r�pondre.
Gestion de crise.
Est-ce qu'elle sera en vigueur � l'arriv�e de Bush ?
La gestion de crise est en vigueur.
Qui prend les d�cisions au gouvernement ?
Dans la constitution, il y a le pr�sident, le vice-pr�sident
et le secr�taire d'�tat, dans cet ordre.
Si le pr�sident voulait passer la barre
au vice-pr�sident, il le ferait.
Pendant ce temps, je suis en charge de la Maison-Blanche.
Il n'a pas ce pouvoir.
Le secr�taire d'�tat ne vient pas apr�s Bush.
Non, il est cinqui�me. Apr�s Tip O'Neill et Strom Thurmond.
Il est fou.
Le projectile vise � r�duire la blessure.
Avant la chirurgie, le pr�sident �tait conscient.
Angle droit. Comment se porte-t-il, Manny ?
Sa pression est stable, Monsieur. Elle est � 102 sur 54.
Il a perdu 3 000 centim�tres cubes de sang. On lui donne d'autres transfusions.
La septi�me c�te est fracass�e. Je ne trouve pas la balle.
�a ne va pas bien.
Ils sont forts, tous les deux.
Ils vont s'en sortir.
Oui.
On n'en sait pas plus, Madame.
Docteur, on a une vision lat�rale.
Bien. Voyons voir.
C'est � deux centim�tres du c�ur.
On n'a pas beaucoup de temps. Continuons.
Al, on rapporte deux sous-marins sovi�tiques approchant la c�te atlantique.
� quelle distance ?
Un missile pourrait nous atteindre en 10 minutes 47 secondes.
- C'est deux minutes de plus que d'habitude. - Al. Al, vous entendez ?
J'ai des bombardiers en alerte pr�ts � faire feu.
- Ils pourraient nous faire gagner trois... - Je suis mont� l�-haut.
Merde, Cap, je ne suis pas un menteur. J'ai dit qu'on ne sonnerait pas l'alerte.
J'ignorais que vous alliez monter pour dire tout �a, Al.
Laissez-moi vous poser une question, Cap.
Le sous-marin affecte-t-il votre d�cision
ou bien est-ce le fait que le pr�sident ne peut pas d�cider pour lui-m�me ?
Non. J'ai l'autorit� en ce qui concerne les forces militaires.
Dans la situation actuelle, je fais ce que j'ai � faire.
Vous devriez lire la constitution.
Vous devriez lire la constitution.
Il n'a pas l'air d'un gars qui vient de tirer sur le pr�sident.
Bureau du FBI de Washington, D.C.
Il a une carte d'affaires avec le num�ro d'un psychiatre.
- Une petite copine ? - �a vient d'un magazine. Un fantasme.
C'est un num�ro du Connecticut.
Il ne nous donne aucun mobile. Il ne dit pas s'il a agi seul.
Il semble fascin� par les services secrets.
Vous pourriez essayer.
Oui.
�ponge.
- Il est sous anesth�sie depuis quand ? - 85 minutes, Monsieur.
Seigneur. �ponge, encore.
Qu'en pensez-vous, docteur ?
Je pense que vous devriez reculer.
Mes sourcils.
Nous venons tout juste de parler au secr�taire d'�tat, Alexander Haig,
qui nous a donn�...
Il nous a donn� un portrait de la situation.
Le pr�sident serait en salle d'op�ration.
Un de ses poumons aurait �t� atteint.
Nous savions d�j� qu'il avait �t� atteint.
Angle droit.
Pince.
Allez, pince.
Tout de suite.
Mais o� est-elle ?
Cent quatre minutes, Ben. �a approche de la limite.
On devrait peut-�tre refermer.
Il a perdu 50 % de son sang.
Je ne peux pas arr�ter l'h�morragie pendant que je cherche le projectile.
On devrait peut-�tre la laisser l�.
Vous vous amusez, Ben ?
Super bien.
Vraiment bien.
Angle droit.
Salut, John.
Stephen Colo, des services secrets.
Comment �a va ?
J'ai mal au poignet.
On va vous arranger �a.
Vous savez pourquoi vous �tes ici ?
Pour une infraction au code 1751, avec tentative d'assassinat sur le pr�sident.
On doit savoir si quelqu'un d'autre est impliqu�.
Non, seulement moi.
Pouvez-vous me dire pourquoi, dans ce cas ?
Allez, John. On en sait d�j� beaucoup � votre sujet.
On a v�rifi�.
J'ai vu un psychiatre.
Je peux vous dire �a.
Pourquoi ?
Je n'ai aucun but dans la vie.
J'aimerais parler � mon avocat.
Vous savez, John, tout ce que vous me dites pourra vous aider plus tard.
Mais je pense que je devrais parler � mon avocat.
- D'accord. - C'est � la t�l�vision ?
Non, rien n'est enregistr�.
Ce n'est pas ce que j'ai demand�.
C'est � la t�l�vision ?
Oui. Sur toutes les cha�nes.
Est-ce que...
Est-ce que �a touchera les gens ?
Est-ce qu'ils en seront affect�s ?
Est-ce qu'elle...
Vont-ils le voir ?
Vous parlez de vos parents, de vos amis ?
Et d'autres personnes.
On est au courant pour le num�ro de t�l�phone dans votre portefeuille, John.
Celui du Connecticut ?
Dans ce cas, vous savez tout.
Attendez.
Bassine.
Je m'en occupe.
On n'est pas tir�s d'affaire. Continuons. �ponge.
Lyn Nofziger a dit qu'il sortirait de chirurgie bient�t.
Son �tat serait bon et stable.
- Super ! - Mike, on vient d'apprendre.
Quelle bonne nouvelle.
Un homme de 70 ans qui doit subir
le choc d'une chirurgie, mais aussi le choc d'avoir �t� fusill�.
Sarah.
Je suis heureuse pour vous.
Merci.
Je vais rentrer. Les m�decins disent qu'il sera sous s�datif toute la nuit.
J'ai si peur.
Une balle de gros calibre aurait fait plus de dommages dans le cas du pr�sident...
Ils sont forts, vous vous en souvenez ?
Dr Demayo, soulignait le danger d'un petit calibre,
qui peut faire plus de dommages en se d�pla�ant � travers le corps.
Non, elle n'est pas explosive. �a, ce serait des balles dum-dum.
Merci. Colonel Jones.
Les sous-marins sovi�tiques s'en retournent.
Il n'y a aucune menace.
Il n'y en a jamais eu.
Les Sovi�tiques changeaient de bataillons.
Je viens de parler � Baker.
Le vice-pr�sident sera ici vers 19 h.
Nous n'avons plus besoin de vous, Al.
S'il vous pla�t. Monsieur...
M. Reagan, M. Reagan, �a vous aide � respirer.
Je ne voudrais pas � avoir � vous attacher les mains.
D'accord ?
Bien.
Vous voulez �crire quelque chose ?
Voil�.
Voil�.
Suis-je toujours vivant ?
31 mars 1981 1 jour apr�s la tentative d'assassinat
Apparemment, la balle a ricoch� sur la limousine.
C'est pour �a qu'elle �tait si plate et difficile � trouver.
Le projet de loi.
Je savais que vous ne me laisseriez pas manquer une seule r�union.
C'est important que les gens voient que vous �tes toujours l�.
- Et que c'est vous qui avez sign�. - Pas Al Haig.
Allons.
- C'est une longue histoire. - On vous en parlera plus tard.
Pour l'instant, il faut prendre du mieux.
Apr�s avoir sign�.
�a remettra les Sovi�tiques en place.
L'homme qui a...
Celui qui a tir�.
Qui �tait-il ? Que voulait-il ?
On l'ignore.
Il semblerait que ce soit un jeune d�s�quilibr�.
J'esp�rais que ce soit le KGB. Mais ils ne m'auraient pas manqu�.
Comment s'appelle-t-il ?
John Hinckley.
Hinckley.
Je vais prier pour lui.
Centre correctionnel f�d�ral Butner, Caroline du nord
John.
Je t'aime.
�a ne changera jamais.
Je sais.
Je veux que tu saches qu'on a les meilleurs avocats pour toi.
- Merci. - Les psychiatres sont ici. Ils vont...
Ils vont t'aider du mieux qu'ils peuvent.
En premier, tu para�tras devant un jury.
Tu comprends ?
Est-ce que Jodie y sera ?
Elle y sera ?
2 avril 1981 3 jours apr�s la tentative d'assassinat
Il est en forme remarquable.
C'est tr�s important pour lui.
Je ne crois pas qu'on aurait eu les m�mes r�sultats dans le cas contraire.
Je dois vous aviser que les choses pourraient changer.
- Que voulez-vous dire ? - Il a perdu beaucoup de sang.
Nous l'avons transfus� avec du sang de groupe O.
- C'est le donneur universel. - Oui.
J'aurais pr�f�r� utiliser son groupe sanguin, mais nous l'ignorions encore
et il entrait en choc.
De plus, les transfusions �taient froides.
Cela, combin� � l'anesth�sie et � l'�ge du pr�sident, qui a 70 ans...
Qu'essayez-vous de dire, Docteur ?
La convalescence sera longue.
Le pr�sident ne redeviendra peut-�tre jamais comme avant.
C'�tait un �v�nement traumatisant, Mme Reagan.
Votre mari s'en remettra tr�s lentement.
11 avril 1981 12 jours apr�s la tentative d'assassinat
Jim. Salut.
Sarah.
Nous pensons � vous.
M. le Pr�sident, nous sommes pr�ts pour vous.
Je suis entr� en marchant,
je veux ressortir debout.
Merci.
F�licitations, M. le Pr�sident.
Au revoir, Monsieur.
F�licitations, M. le Pr�sident.
M. le Pr�sident !
M. le Pr�sident, comment vous sentez-vous ?
Super.
Que ferez-vous en rentrant chez vous ?
Que ferez-vous en rentrant chez vous ?
M'asseoir !
14 avril 1981 15 jours apr�s la tentative d'assassinat
Ne voyez-vous pas combien cela pourrait �tre merveilleux ?
On a besoin de vous, John.
Ils vous ont eue. Je le vois de mes propres yeux.
J'en ai assez.
J'ai essay� de vous emmener � Columbia River.
Il y a eu votre bras en verre, la radio, et maintenant, c'est John Doe.
J'en ai assez d'attendre.
Ronnie, je dois te parler.
D'accord.
Je parlais avec Merv Griffin au t�l�phone.
Comment va Merv ?
Il va bien. Il te salue.
Il pense qu'il conna�t quelqu'un qui pourrait nous aider.
Il...
Tu te souviens quand il m'a fait rencontrer cet astrologue ?
- Non. - Il l'a fait.
Elle s'appelle Joan Quigley, et elle est tr�s bonne.
Elle est vraiment tr�s bonne.
Elle a le don de...
D'accord.
Il m'a dit qu'elle avait pr�dit que le 30 mars ne serait pas une bonne journ�e pour toi.
Es-tu...
Es-tu en train de me dire que cette femme savait que j'allais me faire tirer le 30 mars ?
Non, non. Ce n'est pas ce que je dis.
Tout ce que je dis, c'est qu'elle aurait pu nous mettre en garde.
Si on avait �t� en contact avec elle, on aurait pu faire plus attention.
Tu n'aurais peut-�tre jamais donn� ce discours.
Alors tu...
Tu veux demander conseil � cette femme.
Oui. Je l'ai d�j� fait.
Ch�rie, toi et moi,
On pense peut-�tre que c'est une bonne id�e.
Peut-�tre que Michael aussi.
Mais tous les autres... Si �a se savait...
- Personne ne le saura. - On ne peut pas garder de secret ici.
- Tu sais... - On pourrait garder le secret.
On pourrait.
- Tu es beaucoup trop ouvert, Ronnie. - Quoi ?
Tu dois te prot�ger. Si tu ne te prot�ges pas,
- je le ferai. - J'ai une �quipe qui me prot�ge.
Oui, et ils ont fait du bon travail jusqu'� maintenant.
- Mais les m�dias... - Je m'en fiche, des m�dias.
Je me fiche de ton �quipe. Je m'en fais pour toi.
Et je ne laisserai pas �a t'arriver encore une fois.
Je n'y survivrais pas.
J'en mourrais.
On en mourrait tous les deux.
Ce n'est pas dr�le ! Je suis d�sol�e.
Je t'en prie.
Est-ce que je peux embaucher cette astrologue ?
Je sais que �a semble fou, mais je dois le faire.
D'accord.
Tu sais, ch�rie, j'ai r�fl�chi aussi.
Je pense avoir �t� �pargn� pour une raison.
Que veux-tu dire ?
Ce n'�tait peut-�tre pas un accident.
Peut-�tre que le reste de ma vie sur terre
appartient d�sormais � Lui.
Avec un grand L.
18 avril 1981 19 jours apr�s la tentative d'assassinat
Mon cher
Monsieur
le Pr�sident.
Je devrais �crire quelque chose de plus solide qui vient du d�partement d'�tat.
- Le pr�sident Russe nous teste. - Je veux que ce soit personnel, Al.
- Pourquoi ? - Parce que c'est personnel.
M. le Pr�sident, c'est la pire chose que vous puissiez faire.
Un embargo sur le grain, c'est notre seule monnaie d'�change. Et vous la dilapidez.
Je ne vois pas les choses ainsi.
Les Russes prendront �a pour de la faiblesse. Encore pire que Carter.
Ne vous leurrez pas, ils en profiteront.
- Nous devons courir ce risque. - Et vos supporteurs ?
- Ils ne vous ont pas �lu pour capituler. - �a suffit, Al.
- C'est votre base conservatrice. - J'ai dit �a suffit.
Pourquoi je ne pourrais pas ouvrir la porte aux discussions avec Brezhnev ?
� Sacramento, bien des gens me conseillaient,
et ils voulaient tout ou rien, et les deux en m�me temps.
J'ai appris il y a longtemps en n�gociant des contrats syndicaux
qu'on a rarement tout ce qu'on veut.
C'est ce que j'ai dit � ces R�publicains, et c'est ce que je vous dis, Al.
Pourquoi je risquerais de tout perdre quand je pourrais avoir 75 % de ce que je veux ?
La derni�re fois que j'ai v�rifi�, c'est moi qui �tais au pouvoir.
Envoyez la lettre, Al.
- Compris. - Ce sera tout.
Compris, Monsieur.
21 avril 1981 22 jours apr�s la tentative d'assassinat
- Je pensais que le voyage �tait annul�. - Le pr�sident a insist�.
Apr�s que Jim et Ed l'en aient convaincu.
Michael, il ne devait pas voyager hier.
Mes excuses. �a ne se reproduira plus.
- Il ne faut pas. - Je comprends.
Vous ne comprenez pas, non. C'est votre travail de le prot�ger.
Il est...
Il a chang�.
Ne le voyez-vous pas ?
Honn�tement, Nancy, non.
Il a chang�.
- Le m�decin a dit... - Je ne veux rien entendre.
Je n'ai pas besoin de vos conseils ni de votre soutien.
- J'ai besoin de votre �coute. - Compris.
Merci.
24 avril 1981 25 jours apr�s la tentative d'assassinat
- Vous vous occuperez du flaflas. - �videmment.
C'est important qu'on en profite.
M. le Pr�sident, les sondages sont en votre faveur.
Comme il se doit. J'ai failli mourir.
Vous �tes comme le h�ros d'un de vos films.
Incroyable.
Le projet de loi pour la relance �conomique est pr�t pour le vote,
mais ce sentiment favorable ne durera pas.
On doit donc faire le discours devant le congr�s bient�t.
O'Neill dit que nous sommes profiteurs.
Laissons-le voir ce qui arrivera s'il essaie de nous en emp�cher.
Il ne nous emp�chera pas, il l'a dit.
- Agent McCarthy et agent... - Delahanty.
Le seul survivant qui n'y sera pas est Jim.
Des nouvelles ?
Les m�decins disent qu'il va s'en sortir, mais qu'il ne marchera plus jamais.
Il y a des rumeurs, M. le Pr�sident, qu'il aurait des s�quelles cognitives.
Bon sang.
Qu'en dites-vous si, en honneur de Jim,
on le laissait conserver son titre d'attach� de presse ?
- Merveilleuse id�e. - �videmment.
On se trouve une date pour le discours ?
Peut-on arr�ter ici ? Les m�decins ne m'autorisent que quelques heures.
Bien s�r.
On a le 27 ou le 28. Un lundi ou un mardi.
Le lundi, c'est impossible.
Pourquoi ?
La Premi�re dame dit que c'est mauvais pour le pr�sident.
Il se passe quelque chose que j'ignore ?
M. le Pr�sident ?
Jim, allons-y avec le mardi.
Le lundi, tout le monde dort, de toute fa�on. Moi, en tout cas, je dors.
28 avril 1981 29 jours apr�s la tentative d'assassinat
Le pr�sident ne voit pas ce plan comme risqu�,
mais M. Reagan n'a pas l'intention d'en d�battre ce soir.
Il se rend � Capitol Hill, non pas pour en d�battre,
mais pour lancer une vague irr�sistible et durable d'�motion,
�motion qui serait b�tie sur la base de sa popularit� au pays,
apr�s la tentative d'assassinat sur sa personne.
Laisse-moi faire.
Merci, ch�rie.
Le pr�sident esp�re donc que le congr�s votera en faveur de son programme
parce qu'il est bon, et qu'il est le sien.
Sam Donaldson, ABC News, � la Maison-Blanche.
Tu es pr�t ?
Maintenant, oui.
Le pr�sident de l'assembl�e, le pr�sident des �tats-Unis.
F�licitations.
Content de vous voir.
- Comment �a va ? - Salut, John.
- Comment se porte Allison ? - Fantastique.
Comment allez-vous ? Merci.
Content d'�tre de retour.
Je t'aime, John.
Merci beaucoup.
Vous ne voulez quand-m�me pas un rappel ?
13 ans plus tard, Ronald Reagan a �crit la lettre suivante aux Am�ricains :
Chers compatriotes, on m'a r�cemment annonc�
que j'�tais l'un de ces millions d'Am�ricains atteints de la maladie d'Alzheimer.
Pour le moment, je me sens bien.
Je souhaite vivre les jours que Dieu me r�serve encore
en faisant ce que j'ai toujours fait.
Je continuerai de partager le bonheur avec ma Nancy ador�e et avec ma famille.
Je veux profiter de l'ext�rieur et garder contact avec mes amis et mes supporteurs.
Malheureusement, la maladie d'Alzheimer qui progresse
accable souvent lourdement la famille.
Je souhaite seulement qu'il y ait un moyen d'�pargner � Nancy
cette douloureuse exp�rience.
Enfin, je voudrais remercier le peuple am�ricain
de m'avoir fait l'honneur de pouvoir le servir en tant que pr�sident.
Quand le Seigneur me rappellera, un jour,
je laisserai mon grand amour pour notre magnifique pays
et mon �ternel optimisme pour son avenir.
Je commence maintenant l'aventure qui me m�nera au cr�puscule de ma vie.
Je sais que pour les �tats-Unis, l'aube sera toujours brillante.
Ronald Wilson Reagan est mort le 5 juin 2004 � l'�ge de 93 ans.
Nancy Reagan est morte le 6 mars 2016 � l'�ge de 94 ans.
James Brady et sa femme, Sarah, ont milit� pour le contr�le des armes � feu.
Il est mort le 4 ao�t 2014.
John Hinckley a �t� d�clar� non coupable pour cause d'ali�nation mentale.
Il a �t� lib�r� en 2016 de l'h�pital psychiatrique St. Elizabeth.
Vous et moi avons rendez-vous avec le destin.
Nous allons pr�server pour nos enfants le dernier espoir de l'humanit�
ou les condamner � se perdre dans un mill�naire de noirceur.
Je ne ferai pas de l'�ge un objet de campagne.
Je n'exploiterai pas politiquement l'inexp�rience, la jeunesse de mon adversaire.
Nous pouvons gagner tous ensemble, mais soyez s�rs d'une chose :
si nous devions �chouer,
n'�chouons pas par manque de solidarit�.
Je jure de remplir fid�lement les fonctions de pr�sident des �tats-Unis.
Il y a quelques mois, j'ai affirm� ne jamais avoir �chang� d'armes contre des otages.
Mon c�ur et mes intentions me disent que c'est toujours vrai,
mais les faits me prouvent le contraire.
Selon le rapport de la commission Tower, l'ouverture strat�gique en Iran
s'est d�t�rior�e et s'est transform�e en �change d'armes et d'otages.
M. Gorbatchev, d�truisez ce mur.
Traduction : Annick Gagn�
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