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En 1788, les premiers condamnés britanniques arrivèrent en Australie...
Tommy, fais-la taire, bon dieu.
C'est un rêve, Elizabeth !
Les soldats !
Où est-elle ? Fouillez la baraque !
Sergent !
Laisse-moi faire !
Laisse-moi faire et je te laisserai partir.
Laisse-moi faire !
Comme tu veux, garce ! Saleté de voleuse !
Prenez vos rations, rangez vos sacs et sortez ! Maintenant !
Oui, chef.
Désolé, monsieur.
Oui, chef.
Restez pas immobiles. Un pancake chacun.
Oui, chef.
Si c'est votre jour de rasage, assurez-vous de manger d'abord.
Plus de lames, chef.
Je ne vous ai jamais vue avant.
James.
Quand un homme vous donne son nom,
les bonnes manières vous dictent de donner le vôtre.
C'est aussi le bon sens.
Autrement, il pourrait vous donner un nom
et en cinq minutes, ce nom pourrait traverser le camp... Gertrude.
Anne.
Enchanté, Anne.
Vous êtes-vous trouvé un soldat, Anne ?
Partager ne me dérange pas.
J'aime les hommes, James.
Les hommes matures.
- Quel est son nom ? - Un pancake. - Un pancake ?
Quel nom étrange. C'est espagnol ?
Rendez-moi tout de suite ma nourriture !
Rendez-la-moi, sale brute épaisse. Donnez-la-moi !
Quelqu'un pourrait m'aider, s'il vous plaît ?
N'y a-t-il donc aucun homme parmi vous ?
Rends-lui.
- Comment oses-tu ? - Faites-le. - Bon Dieu !
Tu as volé de la nourriture à une femme. Rends-la-lui.
- Faites ce qu'il dit ! - Comment peux-tu aimer ça ?
Merci.
Rends-la-moi.
Rends-moi ma nourriture.
Comment oses-tu frimer devant ça.
Ce n'est pas une femme.
C'est une pourriture !
Comment oses-tu m'attaquer pour une sous-merde !
Comment oses-tu !
C'est quand tu veux, Tommy Barrett. Quand tu veux.
- Accès interdit. - Je dois entrer.
Et prendre la part des autres ?
- Non, la mienne. - Tu l'as déjà eue. - On me l'a volée. - Qui ?
Laissez-moi passer.
Dis-moi qui l'a prise et j'y réfléchirai.
Je ne serai pas toujours prisonnier.
Écoutez !
Le petit-déjeuner est terminé !
- Debout ! Au travail ! - Vous avez entendu. - Debout !
- Bougez-vous ! - Allez...
Continuez.
Bande de ramollis !
Si vous ne travaillez pas, vous ne mangez pas !
Si vous ne mangez pas, vous mourez !
Occupez-vous de nouer les bûches ensemble.
- Elizabeth Quinn. - Oui, chef.
On vous a trouvée dans la baraque des hommes ce matin.
Que faisiez-vous là-bas ?
Je partageais le lit de l'homme que j'aime.
Comme vous, en dormant seul.
Puis-je vous aider, Mrs Johnson ?
Je pense que Mrs Johnson est choquée
de voir une femme entrer sans honte chez les hommes pour forniquer.
Je n'ai pas fait ça, chef.
Je me suis faufilée dans son lit alors qu'ils étaient tous endormis,
prévoyant de partir alors qu'ils le seraient encore,
mais j'ai fait un cauchemar,
j'ai crié et les ai réveillés, faisant accourir les soldats.
- Vous avez entendu ce cri. - Oui, monsieur.
Je suis entré dans le dortoir, elle a fui et je l'ai attrapée.
- Si je l'avais baisé, il m'aurait laissée partir. - C'est faux. - Si.
Soldat Buckley, peu importe combien les conditions sont difficiles,
combien je suis affamée ou désespérée,
je ne coucherai jamais avec un soldat.
Et vous, Mrs Johnson ?
Non.
Je suis déjà mariée.
Qui est l'homme avec qui vous avez couché ?
Qu'allez-vous lui faire ?
- Nous le punirons. - Comment ?
Cela ne vous regarde pas.
Vous le pendrez ?
Qui était-ce ?
Vous serez fouettée si vous ne répondez pas.
Qui était-ce ?
Vous aime-t-il ?
Est-ce un homme bon ?
Le meilleur qui soit.
Un tel homme vous laisserait-il être fouettée sans réagir ?
Au bout de combien de coups interviendrait-il ? Quatre ? Cinq ?
Pourquoi en endurer quatre ou cinq ?
Parlez maintenant et épargnez-vous cette souffrance.
Pour que vous puissiez le pendre plus tôt.
Allez au diable.
Allez tous au diable.
Révérend...
combien de coups ?
Vous voulez que je décide du nombre ?
25 minimum.
200 maximum.
25.
Mrs Johnson ?
25.
- Major Ross ? - 50.
- Capitaine Collins ? - 25.
Elizabeth Quinn, vous avez l'honneur peu enviable
d'être la première femme fouettée en Nouvelle-Galles du Sud.
25 coups de fouet à midi aujourd'hui. Emmenez-la.
Je dois parler à James Freeman.
Tu veux que je te l'amène ?
Et en retour ?
Je te branle.
Quoi, alors ?
Toi.
Alors tu m'auras.
Si après m'avoir eue,
tu ne m'amènes pas James Freeman,
je te trancherai moi-même la gorge.
Je te l'amènerai.
Monsieur.
Vous me cherchiez ?
Oui. 25 coups de fouet.
- À midi. - Bien.
- N'y allez pas de main morte. - Oui.
Je veux la voir pleurer.
"La" ?
Quoi ?
Vous voulez que je fouette une femme ?
Une traînée.
Monsieur.
Merde, c'était quoi ça ?
Freeman ?
J'ai besoin de lui pour dix minutes.
Alors ils t'ont eue ce matin ?
Tommy ne doit pas savoir.
Il t'a baisée ?
Le soldat Buckley ?
Tu l'as laissé faire ?
Après tout ce que tu as dit sur les soldats !
J'avais besoin de lui pour te parler.
Quand ils me fouetteront, ils diront qu'ils arrêteront
si l'homme avec qui j'étais s'avance.
Tommy se montrera et le major Ross le fera pendre.
Que dois-je faire ?
Assure-toi que Tommy ne fasse rien.
Dis-lui : C'est seulement 25 coups.
Elle peut supporter 25 coups...
mais elle ne supporterait pas de te perdre.
Merci.
Je sais que tu te l'es tapée.
Heureusement pour toi,
elle n'a rien remarqué.
Je peux faire autre chose pour toi ?
Tu n'as plus besoin de moi ?
Non, chéri.
Traînée.
Le sergent Timmins est de retour, avec le soldat Buckley.
Faites-les entrer.
Monsieur.
Le soldat Buckley dit qu'il fouettera la traînée.
Je n'ai pas les épaules pour, monsieur.
Vous le ferez.
Je serai incapable d'y aller franchement.
Le soldat Buckley le peut.
Vous serez capable d'y aller fort ?
- Oui, monsieur. - Pourquoi ?
Parce que vous l'exigez, monsieur.
Rien de personnel entre vous et cette traînée ?
Non, monsieur.
Monsieur ?
Sortez.
Oui, monsieur !
Pas vous, sergent.
Repos.
Vous n'aurez pas besoin d'aller jusqu'à 25 coups.
Après 2 ou 3 coups, l'homme concerné se montrera,
nous le ferons pendre et tout sera résolu.
Bien, monsieur.
Serez-vous capable d'en donner 2 ou 3 ?
Si je le dois, monsieur.
Vous le devez. Disposez.
Les hommes des baraques A, C et E sont convoqués à la flagellation.
Pas de repas avant la fin.
Stubby. Reste près de moi, et boucle-la.
Allez à la flagellation. Pas de repas avant la fin.
Le Lettré... Je vais avoir besoin de ton aide.
Vous avez entendu ? Les hommes en A, C et E doivent être présents.
Suivez-moi.
Compagnie, fixez les baïonnettes.
Formation carrée.
Regardez le poteau.
Il n'obtiendra rien, les gars.
- Quoi qu'il en coûte. - Que faites-vous ?
- Dites-moi ce qu'il se passe. - Ils vont fouetter Lizzie.
- Je ne les laisserai pas faire. - Tu le dois.
Ne bouge pas. Je l'ai, les gars.
Enlevez votre chemisier.
Le tissu s'incrustera dans les plaies.
Ce sera plus long à guérir.
- Votre attention me touche, chef. - Déchirez-le-lui. - Non !
Pourquoi être si timide ? Y a-t-il quelqu'un ici qu'elle n'a pas baisé ?
- Calme-toi, Tommy. - C'est justement ce qu'il cherche.
- Combien ? - 25.
Elle m'a dit de te dire qu'elle pouvait supporter 25 coups.
Mais pas de te perdre.
Allez-y.
Un !
Les prisonnières appartiennent à mes soldats.
Vous n'approchez aucune femme, excepté si elle est votre épouse.
Si elle n'est pas votre épouse, elle appartient à mes hommes.
Deux !
Reste à ta place.
Quel genre d'homme regarde une femme être fouettée sans réagir ?
Quel genre de lâche fait ça ? Trois.
Intervenir serait aisé, Tommy.
Intervenir, être pendu, lui briser le cœur...
Je ne le permettrai pas.
Trois. Plus fort, mon gars.
Vous fouettez cette traînée ou vous mourrez.
Vous la fouettez, ou vous mourrez.
Quelle différence entre mes soldats et des déchets comme vous ?
Aucun soldat ne pourrait assister à ça sans rien faire.
Quatre.
J'arrive à la regarder souffrir.
Tu l'aimes...
Moi aussi et je peux regarder,
alors pourquoi pas toi ?
Pourquoi pas toi, sale égoïste ?
La pourriture ne doit pas proliférer.
Cinq.
Sous peine de mort, vous ne touchez aucune femme.
Six.
- Sept. - Ne bouge pas, tas de merde...
- Huit. - Ne fais rien.
Neuf.
Dix.
Je me suis évanouie ?
Comment te sens-tu ?
C'est douloureux.
J'ai apporté de l'eau de mer.
Pas maintenant.
Ne vous inquiétez pas.
Je ne vous dénoncerai pas.
Il faut de l'écorce de saule, c'est bon contre la douleur.
- On n'en a pas. - Le soldat MacDonald en a.
Il vous l'échangera contre de la nourriture.
Merci.
Dépêchons. Restez pas immobiles.
Allez !
Mangez votre part et retournez travailler.
Prends-t'en à quelqu'un d'autre.
Répartis un peu la douleur.
Voyons si quelqu'un fera pour toi ce que tu as fait pour cette traînée.
Beau parleur.
Donne-m'en un peu.
Je ne peux pas.
- Je t'ai aidée ce matin. - Je sais, mais je ne peux pas.
C'est presque fini.
C'est ça. Une dernière fois.
Brave fille.
J'ai une question.
C'est quoi ?
De l'écorce de saule.
Le soldat MacDonald nous l'a donnée.
Un soldat vous a rendu service ?
On a échangé notre nourriture.
Votre nourriture ?
Que veux-tu ?
Rien.
Quelle est ta question ?
Veux-tu m'épouser ?
Vous avez dit oui ?
- Vous étiez dans son lit ce matin ? - Non, chef.
Je vais supposer que oui.
Et je suppose
que vous l'aimez.
Oui, chef.
- Pensez-vous qu'il vous aime ? - Je le sais.
Non.
Il est resté là, à vous regarder vous faire fouetter.
Capitaine Collins ?
Vous avez une femme et deux enfants en Angleterre.
Les reverrai-je un jour ?
Quoi qu'il en soit.
Et vous, vous avez un mari là-bas.
Un mari ? Non.
Un parasite.
Comment pouvez-vous vous marier quand vous l'êtes déjà ?
- En annulant les précédents mariages. - Pour quel motif ?
On ne peut être ensemble hors mariage.
Et voilà qu'on ne peut pas se marier.
Révérend Johnson ?
Y a-t-il un moyen de les unir ?
Je coucherai avec la femme que j'aime dès ce soir.
Je suis innocent.
Et je ne devrais...
Je ne devrais pas être sur cette satanée île,
que je sois maudit si je vous laisse me traiter ainsi.
Je coucherai à ses côtés, et vous pouvez me pendre pour ça.
Puis-je le suivre, chef ?
Allez-y.
Tommy Barrett ! Tommy !
S'il te plaît...
Je ne veux pas qu'il meurt pour une chose pareille.
Et vous ?
C'est un prisonnier.
S'il meurt, cela fera une bouche de moins à nourrir.
Londres va nous envoyer plus de femmes.
Entre temps, ne devrions-nous pas partager celles que nous avons ?
Monsieur ?
Est-il normal que vos soldats gardent les femmes pour eux ?
Ça l'est, monsieur.
Mes hommes sont tous des volontaires.
Ils sont à 16 000 km de chez eux dans un foutu coin
d'un foutu pays à l'autre bout d'un foutu océan.
Ils mangent à peine.
Ils boivent à peine.
Prenez-leur leurs femmes,
et ils se rebelleront.
Allez, mettez-y du vôtre.
Monsieur ?
Nous ne sommes pas en Angleterre, capitaine Collins.
Nous sommes dans un foutu coin d'un foutu pays
à l'autre bout d'un foutu océan.
Je ne le ferai pas, monsieur.
Faire quoi ?
Vous allez me demander d'annuler les mariages de Tommy Barrett
et Elizabeth Quinn et...
Je ne le ferai pas, monsieur.
Je peux, en tant que gouverneur ?
Oui. L'annulation est légale, mais vous ne pouvez les marier.
C'est sacramentel, seul le révérend Johnson le peut.
Merci.
Monsieur.
Je ne peux pas les marier.
Si leurs conjoints étaient morts, le feriez-vous ?
C'est comme s'ils l'étaient.
Le prétendre n'y changera rien.
Ils ne les reverront jamais.
Comment pourriez-vous le savoir ? Connaissez-vous la volonté de Dieu ?
S'aiment-ils ?
En dépit de leur condition de prisonniers, s'aiment-ils ?
C'est tout ce qui compte. Le reste n'est que cérémonieux.
C'est plus qu'une cérémonie. Ils prêtent un serment solennel.
L'aimer, l'honorer et lui obéir jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Jusqu'à ce que la mort nous sépare. Pas un océan.
La mort.
Vous voulez que j'administre à nouveau ce serment
en sachant qu'ils ont tous d'eux chié dessus ?
Comment le pourrais-je ?
Alors il sera pendu.
Non, il doit garder ses distances.
Il ne le fera pas.
C'est son choix. Pas le nôtre.
Je ne peux pas vous faire changer d'avis ?
Votre décision est irrévocable ?
Au point de le pendre vous-même ?
Et ça ne vous pèsera pas sur la conscience ?
- Non. - Moi, si.
Donc vous le pendrez, révérend.
Vous le pendrez à l'aube quand le camp dormira.
Je vous donnerai deux soldats pour le conduire à l’échafaud.
Ce ne sera pas nécessaire.
Devant la peine de mort, il choisira de garder ses distances.
Vous le pendrez.
Prenez vos outils. En ligne.
- Vous connaissez la marche à suivre. - Oui, chef.
- On peut entrer ? - Attendez Stubbins. - Qu'il aille se faire foutre.
Si je vous laisse entrer sans lui, vous lui volerez sa nourriture.
Tu avais raison. Je frimais.
J'essayais de l'impressionner et j'en suis vraiment navré.
Trop tard.
Je n'ai rien mangé de la journée.
Là encore, tu ne mangeras pas.
- Pardon, chef. - Allez-y.
C'est à moi !
À moi !
T'as quelque chose à dire ?
Vole quelqu'un d'autre.
Toi ? Alors ferme-la.
Je dois le balancer.
Si je ne le balance pas, je vais mourir de faim.
Nom de Dieu !
Dis-moi que tu vas arrêter de voler ma nourriture.
Alors je te balance. Ils feraient tous pareil.
Ils le feraient tous.
Je vais le balancer.
Quelqu'un vole votre nourriture.
- Oui, chef. - Qui ?
Marston, chef.
Et qui est Marston ?
Le forgeron, chef.
- Le forgeron ? - Oui, chef.
Ça dure depuis combien de temps ?
Depuis qu'on a mis les voiles,
mais si vous parlez de ma situation, il me vole
depuis ce matin, chef.
Il a volé la nourriture d'une femme, Anne, que j'ai défendue.
Il lui a rendu sa ration et a pris la mienne.
À midi, il me l'a encore prise.
Et à l'heure du thé
et il continuera de la voler, c'est pour ça que je suis là :
je suis soit une balance, soit un cadavre.
Cet homme dit que vous lui volez sa ration.
- Il ment. - Pourquoi mentirait-il ?
Parce que je l'ai traité de fainéant.
Je travaille comme un chien et lui jacasse sans arrêt.
Admettons que je vole sa ration, monsieur,
ce qui n'est pas le cas, mais admettons.
Je répondrais : "Et alors ?"
"Je mange deux fois plus, mais je travaille dix fois plus."
Mais je ne vole pas sa nourriture. Il ment.
Qu'avez-vous à répondre ?
C'est lui, le menteur.
Je viens de dénoncer un homme.
Ils vont tous me cracher au visage pour ça.
Tous les prisonniers vont me cracher au visage,
me traiter comme un lépreux,
comme un chien, alors dites-moi pourquoi ?
Pourquoi ferais-je ça si ce n'est pas vrai ?
Je suis forgeron.
Comme mon père. Et mon grand-père. Et mon arrière-grand-père.
Cet homme ne saurait pas dire qui est son père.
Qui croyez-vous,
un forgeron ou une merde pareille ?
Qui est cette Anne ?
Vous êtes Anne Meredith ?
Oui, chef.
Cet homme a-t-il essayé de voler votre ration ce matin, Anne ?
Non, chef.
James Freeman affirme le contraire.
Il se trompe, chef.
Personne ne te traitera de balance. Je suis la balance, pas toi.
- S'il vous plaît ! - Ils diront que tu as bien fait.
Que tu étais obligée de choisir entre le bon gars et la brute.
- S'il vous plaît ! - Tu as aidé le bon gars.
- Je leur dirai que je t'ai forcée... - S'il vous plaît !
Soldat ?
Allez attendre dehors, je vous prie.
Qu'est-ce que tu regardes ?
Un homme mort.
C'est notre seul et unique forgeron.
Vole-t-il la nourriture ?
Il doit être pendu.
C'est notre forgeron. Nous creusons avec les outils qu'il fabrique.
Nous construisons avec ses outils.
Alors quelle importance cela fait quand il nous est vital ?
Voler est illégal.
Ce sont des prisonniers, voler est une seconde nature.
Si nous ne réagissons pas, James Freeman mourra.
Il y a trop de prisonniers et pas assez de nourriture.
Qu'un ou deux d'entre eux meurent ne peut que nous aider.
Tant qu'ils ne sont pas essentiels : agriculteurs, pêcheurs,
le forgeron ; leur mort devrait être une bénédiction.
David ?
Il n'y a aucune preuve contre le forgeron.
Le seul témoin, la femme, a nié les faits. Donc...
- Il est innocent. - Nous savons qu'il ne l'est pas.
Techniquement et légalement, il est... innocent.
Les jurés l’acquitteraient.
Je suis navré, nous ne croyons pas un mot de vos dires.
Monsieur.
Regardez-moi.
C'est le forgeron qui a fait ça.
Croyez-vous que je m'attaquerais à lui si j'avais le choix ?
- Si ma vie n'en dépendait pas ? - Navré.
Vous avez menacé de pendre Barrett
s'il couchait avec la femme qu'il aime, mais vous laissez filer un homme
qui vole la nourriture d'un autre.
Nous ne pensons pas qu'il vole votre nourriture.
C'en est fini de moi.
Vous me détestez tous pour avoir balancé une brute.
Pourtant, il n'y a pas un homme qu'il n'a pas volé.
Pas un seul qui ne le déteste pas.
Et voilà ma récompense.
Vous... allez pendre Thomas Barrett ?
- C'est ce que j'ai dit, oui. - Vous ne devez point.
C'est un prisonnier.
Un prisonnier ne mourra pas par principe.
Cela n'arrivera pas.
C'est bon.
Idiot.
- Balancer... - Casse-toi.
Non, écoute. Balancer, ça la fout déjà mal.
Balancer et ne pas être cru, c'est un désastre.
Tu vas avoir des ennuis si tu parles à une balance,
alors rends-toi service et tire-toi d'ici.
Tu fais un gourdin ?
Pour le forgeron ?
Tu vas le faire ?
Ça va le tuer.
C'est mon intention. Tu vas voir Elizabeth ce soir ?
Tu vas le faire quand ?
Quand il sortira pisser.
Tu veux que je t'aide ?
Tu vas être pendu.
Ça me fera une nuit bien remplie.
Révérend ?
Oui, soldat ?
Le major Ross m'a dit de vous donner ceci.
- Alors il l'a fait ? - Oui, monsieur.
Il l'a fait.
Ce ne sera pas nécessaire.
Quand il sera sur l’échafaud, sac sur la tête,
corde au cou, je lui proposerai d'être gracié
s'il accepte de vivre sans cette femme.
Et s'il refuse ?
Il se jettera sur l'offre.
Ils sont unis par des liens sacrés.
Je les proclame.
Vous voulez que je crache dessus quand ils s'avèrent gênants ? Non.
- Plutôt mourir. - Moi aussi.
Mais pas tuer.
Où allez-vous ?
Je dois le voir.
Gouverneur Phillip. Mon mari se doit de bénir un mariage bigame.
Il se doit de cracher sur un sacrement divin
ou il devra faire pendre un homme.
- C'est un horrible dilemme, non ? - Oui.
Mais il fait face à ce dilemme à cause d'une loi imposée par vous,
une loi qui sépare prisonniers et prisonnières,
une loi qui est...
anormale et inhumaine.
Abolissez cette loi.
Épargnez à mon époux cette horrible tâche.
Avez-vous été dépouillée ou violée par un prisonnier, Mrs Johnson ?
Par un natif, alors ?
Ce n'est pas parce que les prisonniers sont devenus décents.
Ni car les natifs aiment nous avoir ici.
C'est parce que des soldats armés nous protègent constamment.
En retour, on les garde aussi heureux que possible dans un tel endroit.
Pour ce faire, on s'assure qu'ils aient des femmes.
Cette loi que vous méprisez
est une loi qui nous garde en vie.
Merci.
Je vais finir ça et m'en aller.
D'accord.
Notre Père qui es aux cieux...
Que ton nom soit sanctifié...
Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite...
Chère maman, ils vont bientôt me pendre.
Tu penses que c'est un bon début ?
- Pourquoi pas ? - Ça va lui faire un sacré choc.
Que proposes-tu ?
Dis que tu es malade.
Et, plus loin,
dis que tu es très malade.
Et juste à la fin, dis que tu... te meurs.
- Et ça serait mieux ? - Mieux vaut un fils mourant de cause naturelle
plutôt qu'au bout d'une corde.
- De quoi je souffre ? - La fièvre.
Chère maman...
Je suis fiévreux...
Brave gars.
Pour qui est la prochaine ?
Mais elle sera présente.
Elle sera avec toi sur l'échafaud.
Je veux que tu lui lises quelque chose après ma pendaison.
Je veux lui dire : Elizabeth...
J'ai refusé d'être couvert,
car je voulais que ton visage soit la dernière chose que je voie.
Un visage que j'ai aimé plus que tout au monde.
C'est convenable ?
Tu as résolu ton petit problème ?
Pourquoi ?
Quelqu'un est arrivé.
Quelqu'un est arrivé.
- Je l'aurais fait, mais quelqu'un est arrivé. - Je te crois.
Tu penses que je n'ai pas le cran de le faire.
- Et Elizabeth ? - Quoi ?
Qui veillera sur elle quand tu ne seras plus là ?
Qui proposes-tu ?
Moi ?
Tu crois qu'elle voudra de toi ?
Je me la suis tapée dans ton dos tant de fois...
Je plaisante.
C'est une blague.
Tu l'aimes ?
Tu l'as toujours aimée ?
Toujours.
J'ai ta bénédiction ?
Attendez que mon cadavre soit froid pour baiser.
Merci.
À quelque chose malheur est bon.
Je serai à tes côtés.
Merci.
Merci.
Je le connais, révérend, il est borné.
Il ne cédera pas car il ne le peut pas.
Mais vous pouvez, en citant la Bible.
"Tu ne tueras point. Le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion."
Mais si Tommy cède, ils diront qu'il a eu peur.
Je vous en prie, renoncez-y.
Je vous récompenserai.
Vous pourrez faire ce que vous voulez de moi.
Ce que vous désirez, je le ferai.
Je suis prête à tout, révérend. À tout.
Je donnerai mon corps comme l'a fait le Christ.
Je vous donne mon corps comme Madeleine s'est donnée au Christ.
Pitié, ne pendez pas mon homme. Je vous en prie, ne le faites pas.
Par pitié, ne le pendez pas...
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui note pain de ce jour...
Le voulez-vous ?
Ainsi soit-il. Ne pensez pas que je ne le ferai pas.
Vous devez juste garder vos distances.
Jurez de rester à l'écart de cette femme et vous vivrez.
- Je ne peux pas. - Pour l'amour de Dieu !
Jurez de rester à l'écart et vous vivrez !
Alors je trouverai la force dans la prière pour le faire.
Seigneur, accueille dans ton royaume l'âme de Thomas Barrett.
Ne voyez-vous pas ce que c'est ?
Seigneur, sois clément dans ton jugement.
Êtes-vous aveugle pour ne pas le voir ?
Car tien sont le royaume, le pouvoir et la gloire, à jamais...
Non, c'est une crucifixion !
C'est une crucifixion.
Le soldat Buckley veut pendre Tommy Barrett.
Si le soldat Buckley pend Tommy Barrett,
je m'assurerai que le soldat Buckley soit pendu à son tour.
Merci, Mrs Johnson.
Acceptez-vous qu'en Angleterre, vous êtes un homme mort ?
- Oui, chef. - Que votre exil ici n'est plus pour 14 ans,
mais pour le restant de vos jours ?
Oui, chef.
Acceptez-vous qu'en Angleterre, vous êtes une femme morte ?
- Oui, chef. - Vous acceptez aussi que votre exil ici
n'est plus pour 7 ans,
- mais pour le restant de vos jours ? - Oui, chef.
Révérend...
Souhaitez-vous vous unir à Elizabeth Quinn ?
Elizabeth, souhaitez-vous vous unir à cet homme ?
Soldat !
Mettez-vous ici, je vous prie.
Moi, Elizabeth Quinn.
Te prends, toi, Thomas Barrett.
Pour époux aux yeux de la loi.
Jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Moi, Thomas Barrett.
Te prends, toi, Elizabeth Quinn.
Pour épouse aux yeux de la loi.
Jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Vous êtes à présent mari et femme.
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