Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Breton
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
D'abord, tout ce que je pouvais voir était ce visage...
ce beau visage de femme...
qui flottait vers moi.
Et dans ma tête, sonnait cette lente, folle mélodie...
comme une musique d'un autre monde.
Puis je voyais la salle...
une salle étrange de miroirs.
Je ne sais comment, j'étais à l'intérieur...
Il y avait un danger.
Je le savais.
Je voulais faire demi-tour et courir...
mais je ne pouvais pas.
C'était comme si mon cerveau était lié...
et que je devais faire ce que j'étais venu faire.
Quel cauchemar...
Ces marques de doigts sur ma gorge...
Ils n'étaient pas là, hier soir, quand je me suis déshabillé.
Impossible.
Ce n'était rien qu'un cauchemar.
La vérité, c'est qu'il y a des rêves qui semblent réels.
Mais je ne pouvais pas l'avoir fait en rêve...
M'étrangler sans me réveiller ?
Du sang.
Je me suis sûrement blessé.
Ils étaient là...
le bouton et la clef bizarre.
Et ces choses ne sont pas un rêve.
Je ne les avais jamais vues, avant.
Elles n'étaient pas là, quand je me suis déshabillé, hier soir.
Le bouton n'était pas à moi, la clef n'était pas à moi.
Mais ils étaient là.
Ça a dû se passer...
le rêve, le combat, le meurtre... Tout !
Mais comment...
Comment une telle chose pourrait-elle se passer sans que je le sache ?
Je devenais fou ?
Au-delà des toits, je pouvais voir le fleuve [Mississippi].
Tout semblait respirer la tranquillité.
Le mal était ici, à l'intérieur de moi.
Mon estomac se tordait.
Je ne pouvais pas penser à aller travailler.
Je ne voulais voir personne.
Voulez-vous me donner le 47362 ?
Écoute, si tu ne veux pas venir parce que tu as été contrarié, hier soir...
oublie ça. - C'est Stan ?
Si tu es malade, tu es malade.
Pour combien penses-tu que tu en as ?
Je ne sais pas, je vais essayer d'avoir Pee-Wee.
Que dit-il ? Qu'est-ce qu'il lui arrive ?
Nous devons faire des arrangements et ton ami est malade.
Mais, qu'est-ce c'est ? Quelque chose de grave ?
C'est probablement parce que je ne voulais pas ses arrangements.
Billy, ne se permettrait pas, si ce n'était pas quelque chose de grave.
Écoute. Je sais que tu l'aimes. Moi aussi, mais reconnais qu'il est cinglé.
C'est le type de cinglé qui me plaît.
C'est ton affaire. Nous devons en trouver un autre. Pas de chance.
Voyons voir.
Thomas, Pee-Wee Thomas.
Plus je pensais à ça, plus mal je me sentais.
Même cette musique de cauchemar qui me tourmentait encore.
Où est-ce que je l'avais entendue, avant ?
Soudain, la salle a commencé à tourner.
L'hôtel Nouvelle-Orléans ? La chambre de M. Grayson, s'il vous plaît.
M. Grayson ne répond pas ?
Oh ! Merci.
Étrange que le génie ne soit pas là.
Il n'est pas coincé dans... Tu vois ce que je veux dire ?
Non, je ne comprends pas.
Ça ne sent pas bon. Je dois le remplacer.
Ne te précipite pas et me laisse-moi le temps de lui parler.
Pourquoi devrais-je ?
Et vous, répétez ça plus animé !
Je devais quitter ma chambre.
Sortir à la lumière du soleil...
loin de l'ombre.
Et je savais que la nuit, j'aurais peur de l'obscurité.
J'ai marché toute la journée. Nulle part.
Aucune importance.
Je devais parler à quelqu'un.
Gina ?
Elle me donnerait de l'affection.
Ce dont j'avais besoin, c'est d'une explication.
René, mon beau-frère.
Il serait en mesure de faire quelque chose.
Salut.
Hé, attendez une minute.
Je vous ai déjà vu quelque part.
Salut, petite sœur.
J'ai parlé de toi à René, il y a dix minutes.
J'ai dit que si tu n'apparaissais pas dans les prochains jours, il faudrait aller chercher la police.
Tu arrives à temps pour dîner, si tu ne le sais pas.
Tu vas rester à dîner, non ?
Oui bien sûr.
Tu as un drôle d'air.
Je dis toujours à René que tu ne fais pas attention à toi.
Ces restaurants et ces heures...
Tu te sens bien ?
Je vais bien, petite sœur.
Eh bien, tu n'as pas l'air.
Un peu fatigué.
As-tu travaillé, aujourd'hui ?
Sessions d'enregistrement.
Bien. Je vais écouter.
Où est René ?
Où veux-tu qu'il soit ?
Dans le garage ?
Tu verras le passe-temps qu'il a trouvé. Il veut faire de la voile.
Il s'y donne tellement à fond qu'il en oublie même de manger.
Dis-lui que le dîner sera prêt dans moins de 5 minutes.
Tu lui diras ?
Salut René.
Stan !
Ne viens pas me surprendre comme ça, je pourrais ne pas te voir et te couper la tête.
Qu'est-ce que tu en penses ?
- Superbe, non ? - Une beauté !
Quand l'as-tu acheté ?
Il y a trois semaines, environ. Un vol.
La femme d'un type qui avait peur de l'eau.
Hé, René...
Je dois te parler.
- Bon, je vais juste... - Attends une minute.
Qu'est-ce qui t'arrive, bonhomme ?
René...
J'ai un sérieux problème.
Vas-y.
Je ne sais pas par où commencer.
Tu t'es disputé avec Gina, non ?
Bon, je vais arranger ça.
J'aimerais que ce soit aussi simple.
Alors quoi ?
Tu vas penser que j'ai perdu la tête.
Hier soir, j'ai fait un cauchemar.
J'ai rêvé que j'ai tué un homme.
Bien sûr, dans un cauchemar.
Je ne sais pas qui c'était...
ni où ça s'est passé...
C'était une sorte de hall avec des miroirs.
Nous avons commencé à nous battre et...
et je l'ai tué. Je l'ai poignardé avec un outil ou quelque chose.
Pendant le combat...
un bouton s'est détaché de son manteau.
Et après l'avoir tué, j'ai enfermé son corps dans un placard et j'ai pris la clef.
Un sacré rêve !
Puis, quand je me suis réveillé...
Bon...
Regarde...
Et ce matin, il y avait du sang sur mon poignet.
Non, non ! Écoute-moi !
Je pensais que je m'étais blessé pendant mon sommeil.
Alors, je me suis lavé. C'était avant de voir ça.
Tu es fou, bonhomme !
René, tu dois m'aider !
Bien sûr, bien sûr.
Tu ne sais pas quelle journée j'ai passée !
Où as-tu eu ça ?
- Je te l'ai dit... - Je veux dire, où étaient-elles, avant que tu en rêves ?
Je vois que tu n'as pas compris !
Tu n'as pas compris ce que je t'ai dit !
Je ne les avais pas, avant d'en rêver.
Je ne l'ai jamais vu ces choses.
Et quand je me suis réveillé, elles sont apparues réellement.
Je t'ai déjà averti...
Tu travailles trop, tu joues trop.
Je sais, tu es un musicien de haut vol et avec un grand tempérament artistique.
Mais tu ne devrais pas dépasser les bornes.
Je ne voudrais pas te donner des conseils sur la boisson...
- Mais aller de bars en bars... - Assez René !
Hé ! Je n'étais pas ivre et je ne suis pas fou.
Il y a une porte, quelque part... et voici la clef.
Et derrière cette porte, il y a un homme mort.
Je ne sais pas qui c'est, où c'est...
je ne sais pas comment c'est arrivé.
Mais ça a dû se passer.
Et je dois l'avoir fait.
Sinon, comment l'aurais-je vu si clairement en rêve ?
Et ces choses ?
Écoute-moi, maintenant.
Tu avais déjà ces choses, tu les as mises quelque part...
et tu les as oubliées, il y a longtemps.
Et hier soir, tu as mangé quelque chose de lourd...
pris une gorgée de plus...
et tu as eu un cauchemar...
et tu t'es souvenu de ces choses et tu les a trouvées.
- Non, non, non ! - Ne me dis pas non !
Ce qui se passe dans les rêves n'existe jamais réellement.
Aucune chance !
Si tu avais eu une bagarre avec quelqu'un...
dans ton cauchemar, tu te serais réveillé.
C'est arrivé, René, je te dis que c'est arrivé.
Tu as rêvé, ça n'arrive jamais, ces choses-là.
Écoute, pourquoi ne prends-tu pas quelques jours de repos ?
Tu vis sur les nerfs.
Emmène Gina à Biloxi [Mississippi], va à la pêche.
- C'est ta réponse ? - Oui.
Prendre des vacances ?
Est-ce tout ce que tu peux me le dire ?
Stan, René ! Quand vous voulez.
René, s'il te plaît.
Si je te dis encore que je n'avais jamais vu ces choses, avant...
Oublie ces choses.
Et pas un mot à Sue, compris ? Elle s'inquiète déjà assez pour toi.
Tu ne m'as pas aidé du tout !
Bien sûr que non !
Tu voudrais qu'on t'arrête pour tuer quelqu'un en rêve...
le reste devra arriver aussi en rêve.
Parce que je ne suis pas de service quand je rêve.
Allez, allez, bonhomme.
Il y a un bon repas sur la table.
Tu peux me faire une faveur ?
Souris, pour Sue. Tu veux ?
Eh bien, enfin !
Et on dit que les femmes sont bavardes !
Tu aimes les crevettes en sauce ?
Il vaudrait mieux pour lui, Sue ?
Parce que c'est ça que nous aurons.
Tu te sens mieux, Stan ? Je pensais que tu étais malade.
Je l'étais...
Je ne me sentais pas très bien.
J'ai appelé l'hôtel toute la journée et il n'y avait personne...
et Bill commençait à avoir des doutes...
Je n'avais pas envie de travailler, aujourd'hui...
et je n'étais pas assez malade pour rester au lit.
Pourquoi tout le monde doit-il faire tant d'histoires ?
Du sang !
Je l'avais lavé !
Je ne sais pas combien de temps je suis resté inconscient.
Je me souviens vaguement qu'on m'a transporté quelque part...
Puis ce fut le blackout, de nouveau.
Il devait être aux alentours de minuit lorsque quelque chose m'a réveillé.
Tu te sens mieux ?
J'ai parlé de quelque chose ?
J'ai dit quelque chose ?
Non rien.
Mais tu nous as donné une belle frousse.
Que vais-je faire ?
Sue dort, maintenant...
J'ai ramené Gina à la maison, tout à l'heure.
Elles ont posé des questions ?
Qu'est-ce que tu penses ?
Qu'as-tu dit ?
La vérité.
Non, pas ce que tu imagines...
pas les cauchemars, mais la vérité.
Tu t'épuises.
René, comment pourrais-je te faire comprendre... ?
Tu étais comme un hystérique qui a vu des fantômes...
créés par toi-même... ici.
Oui.
Continue à parler comme ça et je deviens fou.
Au lieu de ça, pourquoi n'essayes-tu pas de m'aider ?
Comment ?
Tu es de la police ! Prends la clef et le bouton...
Tu t'es occupé de cas où tu n'avais pas même ça pour commencer.
Vois d'où ils viennent...
Vois pourquoi je les ai...
où est la salle aux miroirs.
Allez, oublie-les !
Une fois pour toutes, oublie-les !
Je ne peux pas !
Je dois comprendre ce qui est arrivé.
Rien n'est arrivé.
Tu deviens obsédé par ces folies, comme...
de prendre du vernis à ongles pour du sang.
C'est une histoire que ton cerveau te joue.
Ce n'est pas possible.
Et dis...
Ne va pas chanter ça à Sue...
Ne fais pas ça.
Elle a déjà assez souffert, depuis que votre mère est morte.
Je sais.
Et maintenant, ce serait le pire moment.
Maintenant ?
Pourquoi ?
Je ne voulais le dire que plus tard, mais...
elle va avoir un enfant.
C'est parfait, René !
Parfait !
Après neuf ans de mariage ?
C'est formidable !
Pour le reste, tu oublies, oui ?
Et si tu continues à ramener cette histoire absurde...
Je t'attrape et t'emmène voir un psychiatre.
Allons...
dors un peu.
Dormir !
Il semblait que je ne pourrais pas dormir jusqu'à ce que j'aie trouvé la réponse.
Quatre jours passèrent sans aucun repos.
Je scrutais les journaux.
Pas une ligne sur l'assassinat.
Je ne pouvais pas le croire.
Et toute la semaine, j'avais évité Gina.
Je ne voulais pas qu'elle soit impliquée dans cette horreur...
qu'elle soit accrochée à mon cerveau.
Si quelque chose devait arriver...
C'était ça !
Une mélodie d'un autre monde.
Si je pouvais trouver où je l'ai entendue...
ça me donnerait un point de départ.
Peut-être que des amis pourraient connaître cette musique.
Je n'ai jamais entendu quelque chose comme ça.
Désolé.
C'est très étrange.
Aucune idée.
Toujours la même réponse, d'un bout à l'autre.
C'était une musique qui déconcertait les experts.
Désolé Stan, jusqu'à présent, je ne l'ai jamais entendue.
Merci quand même.
Désolé.
C'était elle !
La femme de la salle aux miroirs.
Excusez-moi.
Vous avez dit quelque chose ?
Je vous ai confondue avec quelqu'un d'autre.
Pas très original, mais c'est un début.
Non, vous vous méprenez, j'avais pensé que c'était...
une autre personne.
Alors je dis : "Vraiment ?"
Et vous répondez : "Oui, cette amie est votre portrait."
De dos.
De dos, bien sûr.
Et puis, vous vous asseyez à côté de moi et prenez une boisson.
Pourquoi ne sauterions-nous pas les préliminaires ?
Qu'est-ce que vous aviez ?
Whisky.
Deux, les mêmes.
Merci.
Formidable.
Vous venez souvent ici ?
J'avais prévu d'écouter un peu plus...
et puis j'ai pensé partir...
si rien ne se passe...
Comment vous appelez-vous ?
Joe.
Joe May.
Salut Joe May.
Je suis Madge Novick.
Alors...
À quoi buvons-nous ?
Au soleil.
OK.
Au soleil.
Pourquoi le soleil ?
Simplement, je préfère la lumière à l'obscurité.
Moi aussi.
Chaque matin, quand le soleil brille...
je suis contente.
Mais quand il fait noir...
et que je n'ai pas où me réfugier...
Ciel, vous êtes fort nerveux.
Je suis inquiet à propos de quelque chose.
Vous ne voulez pas le dire à maman ?
Je pense que j'ai perdu la tête.
Regardez autour de vous.
Des gens de toutes les classes assis ensemble...
essayent de trouver de l'amitié et, qui sait,...
du soleil dans un verre.
Parfois, je pense que perdons tous la tête.
Qu'est-ce que tu veux, Oscar ?
Je pense qu'il veut me servir un autre verre.
J'ai une meilleure idée.
Chez moi... Ce n'est pas exactement un appartement.
C'est juste à côté.
Nous pourrons prendre un verre et vous pourrez me dire tous vos problèmes.
Vous verrez qu'ils disparaitront.
D'accord ?
D'accord.
Ce n'est pas très grand.
Mettez-vous à l'aise.
Asseyez-vous.
Là ?
C'est mon sang oriental.
Je suis toujours assise là, avec les jambes croisées.
Servez-vous ce que vous voulez. J'arrive.
Bonjour.
Vous voulez me dire vos problèmes, maintenant ?
Qu'y a-t-il ?
Joe ?
Qui est là ?
C'est moi, René.
Salut René.
Toujours dans ta coquille ?
J'ai quelque chose en bas qui va te guérir.
Pour l'amour de Dieu, René.
Allons, ne sois pas pénible !
Mets ça.
Nous aurons un petit pique-nique.
Je ne veux aller nulle part !
Bon. Tu ne veux pas fêter avec ta sœur ?
Fêter quoi ?
La nouvelle voiture que je lui ai achetée.
J'en suis heureux, profitez-en, mais je n'ai pas envie de sortir.
Tu vas te cacher ici toute ta vie ?
Regarde.
C'est dimanche,...
C'est mon jour de congé...
et Susie et moi avons décidé d'aller goûter.
Elle t'a fait une tarte aux fraises, que tu aimes.
Veux-tu cesser de me traiter comme une marionnette ?
Je n'ai pas besoin que vous me sortiez aux champs...
pour me faire sortir les démons du corps, si c'est ce que tu veux !
Fais-le pour Sue, tu veux ? Ne la préoccupe pas.
Tu veux que j'aie un enfant avec des boutons sur la figure ?
Allons !
Bon gars.
Regarde, René, tu me mets dans une position embarrassante.
Allons. Ne sois pas têtu !
Allons !
Salut Gina.
Salut Stan.
Salut Sue, comment vas-tu ?
Oh ! Moi ? Je vais bien.
Bien.
Belle voiture !
Un autre jouet pour mon enfant.
Que dis-tu ! Je l'ai achetée pour toi.
Bien sûr, Je ne sais même pas conduire.
Stan, je t'assure que ce n'était pas mon idée.
Ne t'excuse pas.
Je suis heureux que tu sois venue.
Eh bien, où voulez-vous aller ?
Juste n'importe où, à la campagne.
Stan ?
Que penses-tu de Bayou Lafourche ? [Louisiane ; 65 km de Nouvelle-Orléans]
Bayou Lafourche, oui monsieur.
Bayou Lafourche.
Ça m'est juste venu en tête.
Gina et moi avons toujours préféré le lac, mais...
quelque chose m'a forcé à dire Lafourche.
Curieusement, ça semblait important.
Dis-moi... Tu sais où tu vas.
Non.
Mais je sens que sur cette route...
nous trouverons un endroit avec de l'herbe et une brise fraîche.
Avez-vous déjà rencontré quelqu'un de si têtu ?
Les fourmis de la forêt sont aussi sympathiques que celles de la vallée.
Qu'y a-t-il de mal à rester ici ?
Rien, mais je pense qu'un peu plus loin...
Bon. Arrête ici !
Je commence à avoir faim.
Bien, mon amour. Tu dois manger pour deux, maintenant...
Tu dois avoir très faim.
Tu en veux encore ?
Non, non. Trois plats sont suffisants.
Honnêtement, je vais te dire...
que c'était le meilleur plat que j'aie jamais mangé.
C'est comme notre mère le faisait.
Ceux de ma mère n'étaient pas aussi bon que ceux de la tienne.
René !
Hé, les gars !
Il y a encore à manger, si vous voulez.
Non merci.
Stan.
Quand vas-tu recommencer à travailler ?
Je ne sais pas.
Billy était de mauvaise humeur, toute la semaine.
Je ne peux pas travailler.
Tu ne peux pas comprendre ça ?
Si, je comprends, chéri...
mais Billy dit que si tu n'es pas là demain...
il ne te veut plus.
Eh bien, ce sera comme ça.
Tu n'as pas confiance en moi, Stan ?
Pourquoi tu ne me dis pas ce qui t'ennuie ?
Je sais que tu n'es pas vraiment malade.
Si tu m'aimes...
ne me laisse pas en dehors.
Oublie, Gina !
Tu ne peux pas m'aider !
La meilleure chose, c'est d'oublier à propos de nous.
Du calme, Susie.
Je n'y peux rien.
Tu sais ce que ça me fait.
Oui, nous ferions mieux de partir.
Stan, viens, il va pleuvoir !
Oh ! Ciel !
Il ne fallait pas me prendre au mot !
Les essuie-glaces sont bloqués.
Tu aurais dû les essayer, avant d'acheter.
OK, OK !
Du calme, chérie.
René, je n'en peux plus.
Arrêtons-nous au premier endroit.
Oui, oui, très bien, calme-toi, calme-toi !
Il n'y a pas de maisons, par ici.
Ce pont...
Je l'ai déjà vu.
Mais quand ?
Il y a un chemin, un peu plus loin...
après le tournant.
Il y a une grande maison, je pense.
Tu connais cet endroit ?
Tu es déjà venu ici ?
Voici le raccourci.
Tu veux nous perdre encore plus ?
Non, non. Continuez.
Nous allons arriver.
Il y a un portail en briques.
Tu tournes là-dedans.
Je ne sais pas comment je savais ça.
Mais plus nous nous rapprochions...
plus fort mon cœur battait...
et j'avais peur.
C'est ici.
Tourne, René, c'est le portail qu'il a dit.
Sortons, de toute façon...
pour voir s'il y a quelqu'un ici.
J'espère que nous pourrons entrer.
Je gèle !
Je savais qu'il y avait une clef ici, quelque part.
Stan, tu vas rester dehors toute la journée ?
Entre et ferme la porte.
Faisons de la lumière.
Non, pas celui-là.
Qu'est-ce que c'est, une blague ?
Comment sais-tu tant de choses sur cet endroit ?
Comme tu le vois...
ton frère est un grand farceur.
Ohé !
Il y a quelqu'un, ici ?
Ne fais pas ça !
Stan, tu es gelé ! Tu trembles !
Bon, toi aussi.
Trouvons un endroit pour nous sécher...
ou nous attraperons une pneumonie.
Elle doit être inhabitée depuis un certain temps.
Que tu sois de la police est bien pratique...
Si quelqu'un apparaissait...
Nous aurions des ennuis, d'être entrés ainsi.
Voyons le foyer...
Nous avons de la chance !
C'est un foyer au gaz.
Venez ici vous sécher.
N'allez pas prendre froid.
Je gèle.
Je suppose qu'il y a aussi une cuisine.
Une tasse de thé chaud ne nous fera pas de mal.
Te souviens-tu de ça, Sue ?
C'était ça.
La musique du cauchemar !
C'était cette vieille chanson...
avec le plateau tournant à vitesse lente.
Je l'avais entendue ainsi, avant.
C'est dans cette maison.
Stan...
Pourquoi ne viens-tu pas ici, près du feu ?
C'est l'endroit, bien sûr.
C'est l'endroit.
Hé !
Essuie ton front.
As-tu la clef ?
Que faites-vous là-bas ?
Qu'elles restent en bas !
Qu'elles restent en bas !
Nous descendons tout de suite.
Occupe-toi de la bouilloire, dans la cuisine.
J'ai mis de l'eau à bouillir, pour le thé.
D'accord, mais j'aimerais que vous cessiez de fouiller.
Regarde !
C'est là qu'il était ce soir-là, accroupi.
Il devait utiliser un chalumeau.
C'est ce qui a donné la lumière bleuâtre.
Et c'est ce qui faisait ressembler le visage de la femme à un masque.
Ce doit être là que je...
je l'ai poussé, plus tard.
- Non, non ! - Bouge-toi !
Du sang séché.
C'est quelqu'un qui était blessé.
Quelqu'un qui était mort.
Allez-vous descendre ou je vais devoir aller vous chercher ?
Viens !
Freud. Etudes sur l'hystérie.
Psychothérapie manuelle.
Narcoanalyse.
Le propriétaire de cette maison doit être un médecin ou quelque chose.
Je vais prendre le plateau à la cuisine.
Non, ne t'en fais pas.
Je le prendrai.
La pluie va bientôt cesser.
Pourquoi ne fais-tu pas une petite sieste, comme Sue ?
Ferme.
Je ne veux pas qu'elles nous entendent.
Assieds-toi.
Maintenant, nous allons parler d'un autre rêve.
Tu crois que je mentais, non ?
Tu savais très bien comment arriver ici.
Et tu savais où était la clef, non ?
Ces absurdités ne m'ont pas trompé.
Tu savais même où était le commutateur, en rêve !
Si tu n'étais pas le frère de Sue...
je te donnerais une volée de gifles.
Je t'ai dit comment c'est arrivé !
Tu es venu vers moi pour de l'aide !
Mais tu n'as pas eu le courage de parler !
En disant : "Regarde, René je suis allé là et j'ai tué quelqu'un..."
Tel homme pour telle raison.
Non, il fallait inventer un rêve !
Je respecte un homme, peu importe...
le crime qu'il aurait commis...
Je le respecte, même s'il nie son crime !
Mais un homme qui va à l'autre...
prenant avantage qu'il est le mari de sa sœur...
et abuse de sa bonne foi...
pour essayer de tromper...
- Hé, ce n'est pas ça... - Je ne vais pas lui pardonner !
Tu n'as aucune excuse !
C'est plus lâche que le rat le plus lâche...
qui se réfugie dans les égouts les plus sales !
Regarde, René.
Regarde.
J'ai trouvé cette clef, ce matin dans ma poche.
Regarde, j'ai trouvé ce bouton.
Tu veux éveiller ma compassion, non ?
Tu voulais me faire croire aux fantômes pour te sortir du pétrin !
C'était ça. Oui ? C'était ça.
René... !
Tout a été un rêve, hein ?
Eh bien, le rêve est fini !
Le bébé est réveillé.
Maintenant, tu vas me dire les faits !
Et si ça intéresse quelqu'un d'autre que moi...
C'est mon affaire.
Mais au moins, je saurai la vérité !
Comment vais-je te la dire, si je ne sais pas ?
Que faisais-tu ici, hier soir ?
Qu'est-ce qui t'a mené ici ?
Je ne suis jamais venu ici !
Qui as-tu tué ?
Son nom ?
Vas-tu me le dire ? Oui ?
Vas-tu me répondre ?
Comment puis-je dire des choses que je ne sais pas ?
Pourquoi l'as-tu tué, pourquoi ?
J'ai déjà eu affaire à des durs.
Et tu vas me dire tout ou je vais te tuer de mes mains !
Par-là !
Qu'est-ce que c'est ?
Et vite !
Je demande !
Qu'est-ce que vous faites, ici ?
Nous sommes entrés pour fuir la pluie. Ça vous va ?
Pas encore.
Identifiez-vous !
Servez-vous.
René Bressard.
Inspecteur de la brigade criminelle.
Ravi de vous rencontrer, Bressard.
Pouvez-vous vous identifier vous-même ?
Je suis un policier aux ordres du shérif de ce district.
Torrence est mon nom.
Mon beau-frère, Stan Grayson.
Bonjour.
Je suis en charge de surveiller cet endroit.
J'étais rentré chez moi pour manger quelque chose...
et retourner à la station...
Hé...
Comment êtes-vous entrés ici ?
Je pensais avoir verrouillé.
Nous avons trouvé la clef dans un des pots, à l'entrée.
Ah oui ?
Probablement une de réserve.
J'ai l'original. Je ne savais pas qu'il y avait une de réserve.
Vous voulez dire, que vous êtes chargé de surveiller cet endroit ?
Vous ne savez pas ?
Un crime a été commis, la semaine dernière.
Ah oui ?
Dites-moi tout, le crime est ma spécialité.
Cigarette ?
Non merci.
J'ai arrêté de fumer depuis presque un mois.
Maintenant, j'ai la poche pleine de ça.
Cette maison appartient...
à un riche couple appelé Belknap.
Il a des affaires importantes...
et il entreprend souvent de longs voyages.
Il était à l'étranger, quand c'est arrivé.
Au Mexique, il semble.
En fait, nous n'avons pas pu encore le toucher.
Sa femme était très belle.
Était ?
Et un peu coquette.
Un type tournait autour d'elle...
Son nom était Bob Clune.
Était ?
Le laitier a trouvé madame Belknap...
lundi à l'aube...
le long de la route qui mène ici.
Morte ?
Presque. Inconsciente.
Les jambes cassées, fracture du crâne...
et d'autres blessures. Ah !
Vraiment moribonde.
Il est impressionnable, hein ?
Des choses comme ça, c'est nouveau pour lui, j'imagine.
Et, euh...
À propos de cette femme...
Comment ça s'est-il produit ?
Ils l'ont renversée.
Nous avons trouvé la voiture avec des taches de sang sur les roues.
C'était celle de Clune.
Puis Bornett, qui est mon patron,...
est venu jeter un œil...
et il a trouvé un coffre-fort dans la chambre aux miroirs, en haut.
Nous pouvons aller voir si vous voulez.
Une chambre aux miroirs ?
Oui, nous avons clarifié le cas.
Nous avons supposé que Clune savait que Belknap...
gardait beaucoup d'argent dans le coffre, quand il est parti au Mexique.
Il est venu ici et a essayé de l'ouvrir...
lorsque la dame l'a surpris.
Elle a fui craignant qu'il la tue.
Il a pris la voiture, a réussi à l'atteindre...
et il a roulé dessus.
Soudain, la vie est devenue agréable pour moi.
Je ne sais pas conduire et...
René le sait aussi.
Prends...
prends une cigarette.
Oui, merci.
- Tu as des allumettes ? - Oui.
Eh bien...
C'est ce que nous avions imaginé, jusqu'à mercredi.
Jusqu'à mercredi ?
Oui.
Nous avons donné l'alarme, pour rechercher Clune.
Et mercredi matin, madame Belknap...
est revenue à elle.
La première chose qu'elle a dit :
Bob va bien ?
Il ne l'a pas tué, non ?
Il ?
Oui...
Ça nous a fait accourir ici.
On a trouvé le corps de Clune...
caché derrière une de ces portes à miroir.
Il avait été poignardé avec un pic à glace.
Elle est morte cette nuit-là.
Eh bien, voici l'affaire.
Avez-vous...
Avez-vous déjà une idée de l'assassin ?
À peu près tout, sauf l'individu lui-même.
Il semble qu'elle l'a bien regardé...
Les données sont dans le bureau de mon patron.
Maintenant, je vais juste là.
- Êtes-vous intéressé ? - Oui !
Qui sait ?
Peut-être que je peux vous aider à trouver le meurtrier.
J'en serais ravi.
Merci.
Je devrais dire aux filles que nous allons sortir, un moment.
Ma femme.
Ne le prenez pas ainsi. C'est de la pure routine, pour nous.
Je sais.
Mais je ne suis pas habitué à ces choses.
Oui, je peux comprendre ça.
Au début, c'était dur pour moi aussi, de m'y habituer.
J'ai parlé à Gina.
Sue est encore endormie.
Viens !
- Non, je vais rester ici. - Viens !
C'est bizarre, capitaine Warner,...
qu'on n'a pas publié ça dans les journaux de La Nouvelle-Orléans.
C'était en accord avec nous.
Ah oui ?
Nous avons eu la théorie que si le criminel...
n'avait pas lu quoi que ce soit au sujet de la découverte des corps...
il retournerait à la maison pour jeter un œil.
Tout au moins, pour savoir ce qui est arrivé à Mme Belknap.
Oui.
C'est la description qu'elle nous donnée, avant de mourir.
Ça vient avec l'âge.
Vous allez devoir porter des lunettes.
Peut-être que ceci vous aidera.
Merci.
L'assassin avait environ 30 ans.
Taille moyenne.
Cheveux foncés.
Yeux fixes et inexpressifs.
Il semblait perdu, mentalement.
Avez-vous des photos d'eux ?
Mme Belknap et Clune, je veux dire.
On en a fait certaines, à la morgue.
Je pourrais les voir ?
Sûr.
Merci.
Il ne pleut plus.
Nous aurons le barbecue, capitaine ?
Bien sûr.
À six heures, tout sera sec.
Une idée ?
Non, je pensais qu'il y avait une relation avec quelque chose de notre bureau.
Regarde-les aussi, Stan.
Qui sait ? Peut-être que tu connais ces gens.
C'étaient eux, sans aucun doute.
Les visages du cauchemar.
Maintenant, je savais qu'il n'y avait pas de salut.
J'étais un meurtrier !
Il s'est évanoui subitement.
Qu'est-ce qui a pu lui arriver ?
D'avoir vu des morts.
Ces choses le touchent, je l'ai déjà remarqué.
Il n'est pas bien.
Il a de temps en temps des vertiges.
- Seulement depuis que je... - Ne t'inquiètes pas.
Tiens, prends ça.
C'est mieux.
Oui.
Je vais le ramener à la maison, il se remettra.
Je l'espère.
Merci.
Pas de quoi.
À bientôt.
Au revoir.
Merci. C'est dommage que la pluie ait gâché notre pique-nique.
Prends soin de toi, Stan.
Toi aussi.
Je t'appellerai.
Je vais avec lui pendant un moment, hein ?
Tu es garé à un endroit interdit.
Bon, je connais les gens en service.
S'ils viennent ici, dis à qui est la voiture.
Je vais reconduire Sue, avant tout.
J'adore Sue.
Je suppose que tu aimes Gina...
c'est ton affaire.
Tout ce que je sais, c'est que j'aime Sue...
et j'ai peur du dommage que ça va lui faire cela quand elle apprendra.
René, qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
Fuir.
Je te donne cette dernière chance.
Quand ils vont t'attraper...
Je veux que tu sois ailleurs.
Pas ici.
Si tu es encore ici demain matin...
Je t'arrêterai pour le meurtre de ces deux personnes.
Je ne sais toujours pas ce qui est arrivé.
Je ne dois pas te demander si tu les as tués.
Tu as perdu connaissance, quand tu as vu leurs visages sur ces photos.
Je pense faire rapport de tout ce que je sais, demain à mon bureau.
Et je le passerai à Warner.
Je reviendrai dans la matinée.
Tu ferais mieux d'être parti.
Oh ! Excusez-moi.
Désolé.
15e étage !
Montez !
Vous ne pouvez pas aller plus vite ?
C'est à fond.
Quinzième.
Tu devais me laisser !
Tu devais me laisser !
Je ne pensais pas à cette sortie !
Allez, debout !
Je ne voulais pas t'entraîner là-dedans !
Qu'est-ce qu'il y a, Stan ?
Tu as de tels problèmes que tu voulais...
Mais pourquoi, René ?
Pourquoi voulait-il faire une telle chose ?
Ne t'inquiètes pas.
Je m'en occupe.
Va, va maintenant et reconduis Sue.
N'en dis pas plus qu'il ne faut.
Dis-lui que Stan se sent mal...
et que je pense qu'il vaut mieux rester avec lui ce soir. OK ?
Eh bien, de toute manière, qu'il comprenne...
que je serai toujours à ses côtés.
Oui. Occupe-toi de Sue.
René.
Je t'ai réveillé ?
Et mon arrestation ?
Que veux-tu savoir ?
Si tu dois m'arrêter demain matin...
à quoi ça sert d'attendre ?
À rien, peut-être.
Tiens, prends une cigarette.
Non merci.
Ce que je ne comprends pas...
je t'ai donné l'occasion d'y échapper...
et tu as essayé de te tuer.
Pourquoi ?
Je ne peux pas échapper à moi-même.
Il y a quelque chose qui ne va pas, chez moi.
J'ai tué ces gens...
je ne sais pas comment, ni pourquoi,...
ni comment j'en suis arrivé là.
Tu aurais dû me laisser sauter.
Qu'est qui ne va pas avec cette lampe ?
Peut-être le fusible.
La même chose est arrivée au voisin, une nuit.
Oui ?
Oui.
Il a dû utiliser une bougie.
C'est la nuit où j'ai eu le cauchemar.
Oui.
L'ampoule est desserrée.
Qu'est-ce que tu as dit ? ... s'éclairer à la bougie ?
Que veux-tu dire ?
Tu étais dans ta chambre ?
Hein ?
Non, non. Quelqu'un est venu frapper à ma porte.
Il a passé la tête et a demandé...
si j'avais de la lumière.
Pourquoi est-il venu ici ?
Il aurait pu aller voir dans le couloir ?
Je ne sais pas.
Il y a de la lumière dans le hall.
C'est peut-être un autre circuit.
La nuit du cauchemar, hein ?
C'est ça.
Dites-moi tout ce qui est arrivé, ce soir-là.
Y avait-il quelque chose d'inhabituel au club ?
Eh bien, nous étions tous en désaccord...
sur l'enregistrement du lendemain.
Nous interprétions le numéro final, toujours le même.
Merci beaucoup.
Nous aimerions rester toute la nuit...
mais même les musiciens doivent dormir.
Bonne nuit, les amis.
Eh ! Tu as été géniale, ce soir ?
Merci beaucoup, chéri.
Je te reconduis ?
Tu as l'air fatigué.
- Tu te sens bien ? - Oui.
Stan, j'ai décidé d'utiliser les vieux morceaux...
pour l'enregistrement de demain.
Tu rigoles ? J'ai mis une semaine...
sans dormir, pour faire ces arrangements.
C'est peut-être pour ça. Tu as besoin de te reposer, génie.
Tu ne peux pas les rejeter comme ça. Quel est le problème ?
Si tu veux, je vais te le dire : ils sont inutilisables.
Ils ne sont pas commerciaux.
Qui l'a dit ?
Moi !
On ne peut pas entendre la mélodie.
Si le public n'entend pas d e mélodie, tu es mort.
M-O-R-T. Mort !
Combien de temps vas-tu t'accrocher à tes vieilles idées ?
Juste parce que j'ai fait de la musique progressive et...
Demandons aux gars.
Vous avez travaillé ces arrangements, qu'en pensez-vous ?
Oui, il a raison, Stan.
- Trop progressif. - Trop moderne.
Tu n'as rien dit.
Tu n'aimes pas que je mente, Stan.
Tiens, Stan, on prend les anciens, demain...
pour l'enregistrement.
Stan.
Je sais que tu es en colère à propos de ce qui est arrivé.
Je te vois demain, Gina.
Alors, je suis venu ici à l'hôtel et...
Tu t'es couché immédiatement.
Non.
J'étais toujours en colère avec Billy, alors je me suis arrêté au bar.
En bas.
Je pensais boire pour tenter de dormir.
Là, ce gars-là, Britten,...
qui occupe la chambre voisine...
m'a invité à boire un verre.
Il est agréable et sympathique.
Il était ici depuis une semaine ou deux.
Je le rencontrais dans l'ascenseur.
Je voulais prendre un cognac,...
mais il a dit qu'un Daiquiri serait plus relaxant.
Tu sais que je n'aime pas le rhum, mais...
Le type était si convaincant que je l'ai pris pour lui faire plaisir.
Combien de verres as-tu pris ?
Juste deux.
Ensuite, je suis venu ici me coucher.
Tu t'es endormi immédiatement ?
Non, j'ai l'habitude de lire le journal,...
la page des sports.
Je venais d'éteindre la lumière et fermais les yeux...
quand j'ai entendu frapper à la porte.
Qui est-ce ?
Harry Britten.
Votre voisin.
Une seconde.
Excusez-moi. Je vous réveille ?
Non, non. Je viens d'éteindre.
Vraiment ?
Ma lampe s'est éteinte. C'est pourquoi je suis venu vous demander...
si c'est une panne générale.
Est-ce que votre lumière fonctionne ?
Essayez.
Oui. Sans doute, ce n'était que l'ampoule qui a brûlé.
Désolé de vous avoir dérangé.
De rien.
Êtes-vous fatigué, non ?
Je peux voir que vous êtes très fatigué.
Désolé.
Du tout. Ça va.
Vous êtes fatigué et je vous ai réveillé.
Ne vous en faites pas.
Il a ajouté quelques phrases...
comme s'il murmurant à lui-même.
Enfin, il a fermé la porte et est allé dormir.
Un moment.
Es-tu sûr qu'il a fermé la porte derrière lui ?
Tu l'as vu ? As-tu vu qu'elle était fermée ?
Comment est-ce si important de fermer la porte ou non ?
Il est allé dans sa chambre et j'ai pu dormir.
Il était là, à la porte, avec une bougie à la main...
en répétant : "Vous êtes fatigué".
Et alors ?
"Yeux fixes et inexpressifs."
"Il semblait perdu, mentalement."
Quoi ?
Oh, je...
je me rappelais une chose qu'a dite Warner...
la déposition de Madame Belknap, avant de mourir.
Tu disais que tu parlais parfois avec ce type ?
À propos de quoi ?
Sport, politique...
Un jour, en descendant, dans l'ascenseur...
Je me souviens qu'il avait une boîte de pilules pour la toux.
Il a insisté pour que j'en prenne une. Il a beaucoup insisté.
Prenez une pilule.
Prenez, elles sont bonnes.
Non merci, je n'aime pas.
Allez, ça fera du bien à votre gorge.
Non, merci, vraiment.
Vous devriez en prendre, votre voix est un peu rauque.
Je l'ai prise pour lui faire plaisir.
En réalité, je déteste ces choses-là.
Et tu as pris des Daiquiris parce qu'il te l'a dit.
Oui.
Une épreuve de force, peut-être.
Tu sembles très intéressé par ça.
Que se passe-t-il ?
Non, rien.
Encore rien de significatif.
Essaye de dormir, tu veux ?
Où vas-tu ?
Je vais visiter de nouveau la maison...
pour voir si je peux trouver plus d'informations.
Maintenant ?
À cette heure-ci ?
Je dois voir si ce que je pense est vrai.
Et plus de court-circuit, hein ?
Je pensais que tu ne reviendrais jamais.
J'étais ici, ce matin.
Et puis, j'ai dû retourner là-bas.
Tiens. Jette un coup d'œil.
Alors ?
Qui est-ce ?
C'est Britten, le gars d'à côté !
Britten est aussi Louis Belknap.
Le mari de la femme assassinée.
Alors, c'est lui qui...
Ça ne te rend pas innocent, Stan.
Pas encore.
J'ai vérifié tes empreintes digitales...
avec celles qui étaient dans la salle des miroirs.
C'est toi qui étais dans cette maison.
Tu as tué Bob Clune...
et caché son corps dans un placard.
Et Madame Belknap ?
Tu ne l'as pas tuée.
Tu ne sais pas conduire.
Nous pensons que Belknap t'a emmené là-bas...
et qu'il t'attendait dehors.
Mme Belknap a alors fui...
et son mari, avec la voiture Clune...
a roulé dessus.
Pourquoi ne sais-je rien...
de ce que j'ai fait ?
Je pense que nous savons pourquoi.
Il n'y a qu'une seule façon de le prouver.
Prouver ce qui est arrivé la première fois...
pour que ça ne se reproduise pas.
Tu veux dire, retourner à la maison et reconstituer les faits ?
Pas exactement.
Tu as tué un homme, Stan.
Pour le moment, tu es coupable.
Maintenant, nous devons essayer de prouver que tu ne savais pas ce que tu faisais.
Pourquoi tu ne le savais pas.
Comment ?
Que veux-tu dire ?
On n'a pas de temps à perdre.
Ils ont localisé Belknap, hier...
Il a télégraphié à Warner...
demandant que sa femme soit enterrée dans le caveau familial.
Il arrivera à temps pour les funérailles.
Mets ton veston.
J'avais peur de la mort...
mais je suis retourné à la maison avant que Belknap ne revienne de l'enterrement.
Quelques amis l'ont ramené.
J'attendais en haut...
en face de l'entrée, alors qu'il disait au revoir.
Pourquoi ne pas rester ce soir à la maison, Louis ?
Oui, nous aimerions que vous veniez.
Ne vous inquiétez pas pour moi...
Je serai bien ici.
Vous ne voulez vraiment pas venir ?
Non, je vous remercie beaucoup.
Bonne nuit.
Et il montait.
J'avais très envie de m'échapper, mais je devais rester.
C'était ma seule chance de Salut.
Comment êtes-vous arrivé ici ?
Vous m'avez montré le chemin, non ?
Vous vous rappelez être venu ici ?
Vous ne pensiez pas, hein ?
Ce n'est pas possible !
Alors, comment suis-je ici ?
Expliquez.
Depuis combien de temps êtes-vous ici ?
Depuis la tombée de la nuit.
Je suis venu pendant que vous étiez à l'enterrement.
Qu'avez-vous amené avec vous ?
Seulement ça.
Vous vous rappelez être venu ici ?
C'est impossible, vous aviez le regard typique...
Du sujet hypnotisé ?
J'ai fait semblant.
Aussi bon hypnotiseur que vous croyez être.
Et pourquoi avez-vous fait tout ce que je vous ai demandé ?
Quand j'ai mis le poignard dans votre main en disant ce que je voulais, vous l'avez pris...
Je pensais qu'après...
vous me paieriez, pour garder le silence.
Et si je refusais de le faire...
j'aurais trouvé un autre poignard dans le dos.
Mais qu'est-il arrivé ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ?
Je vous laisse sortir de la voiture et ai dit ce que vous deviez faire.
J'ai jeté le couteau dans le noir.
Je suis allé, de toute façon.
Clune était en train de voler.
Il voulait fuir avec votre femme, n'est-ce pas ?
Oui, oui.
Je pouvais mourir, des mains de Clune.
Mais par erreur, votre femme a mis une arme dans la mienne.
et je l'ai utilisée en légitime défense.
Ça explique pourquoi elle est a couru hors de la maison !
Je l'ai tuée avec la voiture !
J'aurais dû savoir que vous n'étiez pas sous contrôle.
Oh ! Non.
Le contrôle était au point.
Vous aviez le pouvoir de le faire.
Mais vous venez de dire...
Vous avez mordu à l'hameçon !
Je ne savais pas ce que je faisais quand je suis venu ici...
et je ne vous aurais jamais trouvé, si je n'avais pas vu votre photo dans les journaux...
comme le mari de la femme assassinée.
Je vous ai reconnu comme Britten.
Je ne suis pas venu pour me faire payer pour ce que j'avais fait.
Vous ne pouviez faire de moi un criminel !
J'ai tué cet homme en légitime défense...
mais maintenant je ne peux pas me justifier devant la loi...
et vous devrez payer tout ce que vous m'avez fait.
Maintenant !
- Comme ça ! - Non !
Non ! Attendez. Ne faites pas ça.
Je peux faire quelque chose pour vous.
Je vous donnerai de l'argent, je vous ferai sortir du pays.
Vous auriez dû me laisser tranquille !
Attendez !
Juste une minute.
Une minute...
pour vous faire comprendre.
Seulement 60 secondes.
Vous ne voulez pas me tuer.
Ces deux-là m'ont trahi pendant des mois.
Je le savais !
C'est pourquoi j'ai fait ça.
Je devais le faire !
Ne comprenez-vous pas que je devais le faire ?
Vous pouvez le comprendre.
Il a déjà commencé.
Vous feriez mieux d'aller et garder la sortie.
Si vous aviez subi les humiliations que j'ai subies...
vous auriez agi comme moi.
- Arrêtez ça ! - Juste quelques secondes, s'il vous plaît !
Vous ne voulez pas me tuer.
Regardez !
Regardez !
S'il vous plaît !
Voir ?
Seulement 30 secondes.
Je suis sûr que je peux vous faire voir.
Juste quelques secondes.
- Nous montons ? - Non pas encore.
Nous devons le laisser l'hypnotiser complètement.
Nous devons prouver au jury...
qu'il pouvait le faire.
15 secondes.
Voilà !
Regardez !
Me tuer ne va pas apaiser votre conscience.
Vous ne voulez pas tirer.
Lâchez votre arme !
C'est trop lourd.
Lâchez votre arme !
Lâchez-la, Grayson !
Vous êtes trop fatigué pour la tenir.
Alors laissez-la tomber.
Vous vous sentirez tellement mieux.
Laissez-la aller.
Mieux encore, donnez-la-moi, Grayson.
Vous êtes fatigué.
Voilà qui est mieux.
Le terrible rideau retombait sur moi, de nouveau.
Je ne pouvais pas me battre.
Montons !
Vous ne l'avez pas vu ?
Personne n'a descendu les escaliers.
Essayons les autres pièces.
Capitaine Warner !
Bressard !
Il y a une autre sortie, par ici.
Mieux vaut nous séparer.
Si vous voyez quelque chose, criez.
Vous êtes coupable.
Vous avez tué Clune.
Donnez-moi votre veston.
Entrez dans l'eau.
Vous y trouverez la paix.
Warner, Torrence ! Par ici !
C'est fini.
Tu es OK maintenant, bonhomme ?
Oui.
Tout à coup, je vais bien.
Désirez-vous quelque chose d'autre, madame ?
Hum.
Je pense que je vais prendre une autre portion...
de canard.
Salut, chérie.
René !
J'étais tellement nerveuse que je ne savais pas quoi faire en attendant...
alors, j'ai mangé.
Ça va coûter une fortune.
Pour le bébé, je peux me le permettre.
Eh bien, dis-moi...
Qu'a dit le procureur ?
Nous devons attendre le procès...
mais avec les éléments de preuve que René a présentés...
je vais sûrement être acquitté.
Oh, Dieu merci !
Tu peux être très fière de ton mari.
Oh ! Tu peux être sûr !...
quand il paiera la facture !
Bas les pattes !
Sous-titres Jean-Louis JAMINET ++++
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.