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UNE RENCONTRE INATTENTIVE
Monsieur Lauddem.
Monsieur Lauddem !
J'ai vu sa dernière pièce. Oh ! Hé !
Beau travail.
Ça lui a coûté tout ce qu'il avait.
Je ne peux pas y aller.
J'ai l'impression d'être sur la liste noire.
- Oh, mon Dieu !
Je ne sais pas si j'irai à son réveillon du jour de l'An.
Steven ?
Bravo ! Bravo !
Steven ?
Steven ? St...
T'as recommencé !
Ça m'aide à me calmer.
Steven, Duftin Haverford est là.
- Tu veux dire Dustin. - Non, Duftin.
Duftin Haverford. C'est le chef du C.A. de l'Opéra Troika.
Tu dois lui dire bonjour. - Je peux pas.
Pourquoi ? Tu lui dis seulement que ça progresse, que tout est beau.
Je peux pas. Je veux rentrer à la maison.
- Tu le veux toujours, ce contrat ? - Évidemment !
Monsieur Haverford !
Regarde-le dans les yeux !
Bonjour.
Enchantée, je suis Patricia Jessup-Lauddem.
Je voulais simplement vous présenter mon mari.
- Steven Lauddem. - Bonjour.
J'espérais vous croiser ce soir.
C'est un réel plaisir de vous rencontrer enfin.
Duftin Haverford.
J'aime énormément ce que vous faites.
Merci.
- Voici Frank Hall. Le nouveau membre du conseil. - Enchanté.
Enchantée, monsieur.
- C'est un plaisir de vous rencontrer. - Oui, Frank.
- Le nouvel opéra avance bien ? - Bien, ça va.
- Il est fabuleux. Oui. - Plutôt bien. Très bien.
Selon nos discussions, on doit recevoir un premier jet des partitions dans deux semaines.
- Deux semaines ? - Ça tient toujours ?
Oh, ça... ça devrait aller, n'est-ce pas ?
Il se sent bien ?
Il s'est totalement écroulé après son dernier opéra, il y a cinq ans.
Il s'est caché. Il n'était plus question qu'il compose.
Dépression majeure.
C'était terrible.
Ensuite...
eh bien, disons que si c'était ma thérapeute, je l'épouserais aussi.
Tu crois qu'on sera différents après ?
J'ai l'impression d'avoir mis n'importe quelle réponse.
Oh, moi, je suis sûre qu'elles sont toutes fausses.
- On aurait dû réviser ensemble. - Ouais.
C'est comme si j'avais tout oublié pendant l'examen.
- Mesdemoiselles. - Salut, Trey !
Bonjour, monsieur Ruffa !
Alors, cette bataille ?
Ç'a très bien été. Merci de t'en informer.
Wô, mon Dieu !
- Attrape ça ! - Qui a gagné ?
Très drôle, Tereza.
Vous devriez m'accompagner, les filles.
Une leçon d'histoire ne vous ferait pas de tort.
Je porterai un bonnet. J'ai pas peur du ridicule.
Ils servent de la tarte, non ?
J'y vais seulement si je peux avoir un mousquet.
- Ah... - Bien dit !
Les canons de nos mousquets étaient... affreusement sales.
Vraiment ?
Des imbéciles affirmaient que c'était comme ça à l'époque, mais c'est faux,
parce qu'en fait, ils les nettoyaient tous les soirs.
C'est de la paresse.
Passe les pains vers la droite.
OK, mais pourquoi ?
On passe toujours les plats à droite.
Ça évite la confusion.
- Ç'a l'air délicieux. - T'as pas froid, en camisole ?
Non.
Mets ta veste, s'il te plaît.
J'ai froid rien qu'à te regarder.
D'accord. Ouais.
Je dois arriver au palais de justice tôt demain matin.
Départ à 6 h 45.
Ça me va.
Tu travailles demain, chérie ?
Je vais préparer les lunchs ce soir.
Une grosse affaire ?
Oui, un cas d'enlèvement.
Une mère sans droit de garde s'est enfuie avec son fils
en Arkansas.
Et, euh, le père a porté plainte à la police.
Elle va aller en prison.
Comment ils l'ont retrouvée ?
Eh bien,
lorsqu'une accusation grave est portée,
tu serais surprise de la vitesse
à laquelle ils ferment les routes. - Ah bon.
Oui, oui, oui, oui !
Et l'acte pourrait se terminer tout de suite après cette scène !
Quoi ?
Ça fonctionne pas.
Comment ça ?
J'arrive pas à m'y plonger.
Encore ? !
Mais... t'aimais cette idée !
Je voulais l'aimer.
Ah, ça, c'est le comble.
Steven, il faut que je te parle.
Quoi ?
J'ai reçu une autre offre.
De qui ?
Raef Gundel.
Raef... Raef Gundel !
Tu veux ma mort ?
- Hé, Doc ? - Hum-hum ?
Je sais qu'on est jeudi, mais...
Je me disais que ce soir serait peut-être...
un bon soir pour... faire l'amour.
Tu crois pas ?
Oh...
C'est une idée intéressante, mais, vois-tu...
on est jeudi.
Non ! Rallume-le !
Sol bémol.
Bonjour, mon cœur. Bonjour.
Quelqu'un a déplacé mon projet ?
Non, personne n'y a touché.
Je suis sûr de l'avoir mis près de la fenêtre.
Qu'est-ce que c'est ?
Une unité de chauffage et de refroidissement passifs.
On s'est inspirés d'une fourmi subsaharienne.
Elle a des petits poils spéciaux qui réfléchissent la chaleur.
C'est super cool, mais j'ai pas le temps de vous expliquer. - Impressionnant.
Hé ! J'ai une idée pour ta demande à Harvard.
Oh, c'est pas là que je veux aller.
- Depuis quand ? - J'aime pas leur programme.
- Peut-être, mais je crois qu'on devrait... - Maman, calme-toi.
- Je sais-- - Je sais parfaitement ce que je fais.
Mais...
À plus tard.
- Tu déjeunes pas ? - Non, je dois arriver tôt.
OK.
D'où il tient une telle assurance ?
Eh bien, il ressemble à son père.
Douglas avait de l'assurance ?
Il était chirurgien ophtalmologiste.
Je dois y aller, j'ai un patient.
C'est quoi, celle-là ?
C'est une capsule, euh, d'huile de poisson.
Je vais pas roter du poisson, j'espère ?
La bouteille disait que non !
Ouh !
Maman ! Maman ! Je t'ai entendue.
Je vais installer ton climatiseur, et cette fois, il va rester en place.
Je vais pas l'installer et le retirer quand il fait froid.
Quoi ?
Oh ! Oui.
T'as raison.
Tu l'éteins si tu as froid, puis tu le rallumes quand il commence à faire chaud.
- On se voit ce soir ! Bonne journée, maman. - Bye, maman.
Je sais. Moi aussi, je t'aime. Je dois te laisser.
Je raccroche. Bye ! Qu'est-ce que c'est ?
Euh, mon projet de science.
- C'est tout ? - Oh, non, euh...
On a une présentation Canva, et une maquette.
Si tu allais à Saint-Athanase,
tu pourrais dormir une heure de plus tous les matins,
et marcher jusqu'à l'école.
Sauf qu'ils me laisseraient pas sauter une année.
Ils auraient peut-être pas tort.
Tu seras un bébé à l'université. - J'aurai 17 ans !
Y a plusieurs types d'intelligences.
C'est bien d'être douée pour les études,
mais il faudrait que tu développes un peu plus de méfiance envers le monde.
Je suis très méfiante.
Tu crois que je suis pas méfiante ?
Vérifier qu'il y a assez de boîtes de mouchoirs
dans le placard du bureau. Point. Oh, Seigneur !
- Chéri ? - Oh, misère !
Chéri, qu'est-ce qui va pas ?
Anton vient de m'écrire qu'il démissionne.
Je suis foutu.
Oh, pauvre chéri.
Rez-de-chaussée.
Veuillez entrer, j'arrive tout de suite.
Tu sais ce qu'il te faut ? - Un librettiste !
Tu as besoin d'une bonne marche.
Je t'en prie, Doc, j'ai promené Levi y a pas plus de 15 minutes !
Non, fais pas seulement le tour du pâté de maisons,
va te perdre, Steven.
Mais je déteste me perdre.
Je dis pas de te perdre pour de vrai. Je veux dire, déambule.
Il faut... que tu te secoues pour casser tes mauvaises habitudes.
Interagis avec un inconnu. D'accord ?
J'aime pas les inconnus.
- Allez, viens !
Viens, mon beau chien ! Je sais ce que je fais.
OK !
Je pourrais t'attendre pour que tu m'accompagnes.
Bon chien ! Oh, si je viens, je vais prendre toutes les décisions.
Bon chien.
Si tu veux tourner à gauche, tu tournes à gauche.
Tu veux tourner à droite ? Tu tournes à droite.
Et moi, je serai ici avec mon téléphone allumé en cas d'urgence.
Et... ça va te faire du bien.
À plus tard !
OK.
- Il veut pas... - Bien sûr qu'il veut sortir !
Allez ! Bon chien. Bon chien. Et voilà.
OK. Bye !
Pfff...
On va par là ?
Quoi ? Oh mon Dieu !
Je suis pas importante à tes yeux ?
Sérieux, je comprends pas ! Mais de quoi tu parles ?
Je parie que chacune de ces personnes
a une histoire digne d'un opéra, Levi.
Dans notre projet, il est question de la fourmi argentée du Sahara
et de comment on peut utiliser le biomimétisme
pour améliorer les panneaux solaires.
Ces fourmis ont évolué de façon très cool
pour s'adapter à la chaleur.
LA FOURMI ARGENTÉE DU SAHARA
Elles se servent de leurs poils triangulaires
pour réfléchir le soleil dans plusieurs directions.
Grâce au biomimétisme,
THÉORIE DE MIE
on pourrait créer des panneaux solaires ultra réfléchissants,
et ça, ça réduirait nos besoins en matière de climatisation.
Je vais t'aimer jusqu'à la fin de mes jours.
- OK, Levi, je dois aller pisser.
Moi, je peux pas faire ça n'importe où, tu sais.
Attends ici.
Comme un bon chien.
Cinq minutes. Cinq minutes.
- Salut. - Salut.
Euh. Whisky et eau.
Quelle sorte ?
J'ai du Jameson, Ballantine, Wild Turkey.
Jameson.
Euh, Ballantine. Euh...
Jameson.
Merci.
Le temps est plus doux.
Il fait encore froid, mais...
J'aime bien quand il fait froid.
Oui, ça aide à rester alerte.
Sauf que je mange plus quand il... fait froid.
- Je mange plus toute l'année. - Ah oui ?
Et tu manges quoi, pour déjeuner ?
Des toasts.
J'ai lu que ça pouvait nous donner l'hépatite.
Quoi ?
Les noix à partager.
Salut. Je vous avais pas vue.
Eh bien, je suis là !
T'es en congé ?
Ouais, si on veut.
Et toi ? - Oui.
Je travaille pas aujourd'hui, alors j'en profite.
Ouais, c'est bien.
Euh... tu fais quoi ?
Je pilote un bateau-remorqueur.
Tu pilotes un bateau-remorqueur ?
Tu t'imagines qu'il vogue sur les mers tout seul ?
Non. C'est juste que je m'attendais pas du tout à ça.
Wow.
Où est-ce que tu habites ? - Sur le bateau.
Je suis basée à Bâton-Rouge pour le moment, mais je vais un peu partout.
Qu'est-ce qui t'amène à Brooklyn ?
J'ai remorqué une barge de... Jackson.
Ah oui ?
Y avait quoi sur la barge ?
- Euh, du sel, du gravier... - Hum !
Des pièces d'avion, des rideaux de douche.
Pas mal tout ce que tu peux pointer du doigt
s'est retrouvé à bord d'une barge à un moment donné.
Enfin, aujourd'hui, je peux relaxer.
Et qu'est-ce que tu comptes faire ?
Après ma bire, je vais aller acheter du shampoing qui sent bon.
Ouais.
Toi, tu fais quoi ?
Qu'est-ce que tu fais dans un bar à 11 h du matin ?
Oh, euh... j'essaie de casser certaines habitudes.
C'est une longue histoire. - Moi aussi, je casse des habitudes.
- Ah oui ? - Hum-hum. Du moins, j'essaie.
C'est bien.
- Toi, tu fais quoi ? - Je suis compositeur.
T'es composteur ?
- Non, compositeur de musique.
Oh ! Quel genre de musique ?
De l'opéra.
Ah, tu veux dire : Aaah !
Oui. Oui... !
Ah !
Ouais. J'éprouve malheureusement un gros blocage créatif en ce moment.
C'est dommage.
Depuis que je suis tout petit,
je suis nul dans tout sauf en musique,
et maintenant, je suis nul là-dedans aussi, alors...
Euh, j'enseigne aussi la composition.
Mais j'ai pris congé ce semestre pour pouvoir... écrire.
Et toi, t'es capitaine de bateau depuis quand ?
Très longtemps.
Comment on devient capitaine de bateau-remorqueur ?
J'ai passé ma vie sur le remorqueur familial.
Ensuite...
après ma maladie, j'ai...
Euh, quoi ? Quelle, euh... quelle maladie ?
- Tu veux voir mon bateau ? - Non, merci.
Ça serait fou. Je peux pas faire ça.
Ouais, d'accord.
Le voilà !
Attends, mets ça.
Je le tiens.
Viens, mon beau.
Beau toutou !
Tu veux le traitement royal ?
J'ai grandi sur ce bateau !
Mon père l'a retapé.
Plus jeune, j'étais matelot.
Mais...
je détestais vivre sur le bateau.
Je rêvais de vivre sur la terre ferme
et de pas... de pas empester le diesel.
Sauf que mon père a eu un accident.
Tu vois cette hache ?
Elle sert à couper le câble en cas d'urgence.
Y en a partout sur le bateau.
Ç'a rien changé pour lui.
- Désolé. - Je te fais visiter ?
Ça, c'est la coquerie.
Attention, faut pas...
faire trop de bruit parce que l'équipage dort.
Il y a combien de personnes ?
Euh, de trois à six, ça dépend.
En ce moment, il y a le mécanicien; il s'appelle Pete.
Il a été en prison quelque temps.
Pourquoi ?
Pour meurtre, mais jamais tu t'en douterais.
Il est super gentil.
Puis, y a Dess et y a Rory.
Le second et le... le matelot.
- Oh ! Chut, chut, chut !
Arrête ça !
C'est à Moxie, la sœur de mon père.
Elle fait la cuisine.
Elle est ravissante, non ?
Tu veux voir la timonerie ?
Vaut mieux que Levi attende ici.
Viens, mon chien. Ce sera pas long.
Allez, monte !
Les quarts durent combien de temps ?
Six heures de travail, six heures de repos.
C'est le second qui me relaie.
Mais, comme moi, je vis ici, j'ai...
toujours quelque chose à faire.
Tu diriges tout ça ? C'est beaucoup de responsabilités.
Ouais. C'est pas à prendre la légère.
Entre de mauvaises mains, ce bateau est une arme mortelle.
Quatre-vingts tonnes d'acier. Ça pardonne pas.
Je suis un propriétaire exploitant.
Katrina fait pas partie d'une corporation.
Disons que t'as besoin d'expédier du métal au Texas.
Ça se fait pas par avion, ni par camion.
Il te faut ce bateau.
Des fois, je transporte de la ferraille pour la marine.
Ma sœur et moi, on partageait ce lit,
mais, euh, c'est un format double.
Y a trois autres couchettes pour l'équipage.
S'il le fallait, je pourrais accueillir jusqu'à 12 personnes.
J'adore la vanille.
Oui, c'est une odeur puissante.
Je dois prendre le temps de me reposer.
Et de quoi est-ce que...
tu te remets exactement ? Si c'est pas trop indiscret.
Je suis accro au romantisme.
Eh bien, comme tout le monde, non ?
C'est un syndrome reconnu.
Mais c'est pas plutôt bien vu de nos jours que les femmes butinent comme les hommes ?
- Non.
Non, attends, c'est pas...
c'est pas qu'une affaire de sexe.
En fait... c'est assez grave.
On m'a arrêtée pour harcèlement.
J'ai dû suivre une thérapie.
Et, euh...
je suis pas censée faire ça.
Aller dans un bar,
inviter un gars sur le bateau, c'est un gros ».
Mais que veux-tu, j'ai vraiment pas pu résister,
tu es très séduisant. - Euh, donc,
t'es allée au bar aujourd'hui avec l'intention de--
- Faire une rencontre. - ...faire une rencontre.
Eh bien, notre rencontre a été une vraie révélation, Katrina.
Je-- - Oh !
Je devrais sortir plus souvent,
c'est la leçon que j'en retiens. Mais je crois que...
Attends, je vais te faire une petite tasse de thé.
Ah...
Et après, du balai !
Retour à ton opéra qui n'avance pas !
Une tasse de thé.
OK, bouge pas. Je t'apporte ça.
D'accord.
Euh, en passant, moi, j'aime les sandwiches au saucisson.
Si tu veux savoir. - Quoi ?
Pour déjeuner. T'as posé la question au barman tout à l'heure.
Oh wow...
Oh, merci.
Ça sent quoi ?
Le fenouil.
Oh ! Oui...
J'adore cette cabine.
Lorsque je regarde autour de moi...
je peux pas croire la chance que j'ai de vivre...
cette vie de rêve.
Tu m'as pas encore regardée. - Je t'ai regardée.
Pas dans les yeux.
Attends.
Concentrons-nous sur les faits, d'accord ?
Bruna était... très fâchée contre moi ce matin.
Selon elle, quand...
j'accroche ma serviette, elle est trop chiffonnée. - Hum...
Qu'est-ce que vous avez ressenti ?
De la culpabilité.
De la colère.
Je... je continue de vous imaginer nue.
J'étais certain que ça passerait.
Hum... Ce genre de transfert n'est pas constant.
Est-ce que...
Est-ce que c'est différent si je vous vois nue dans ma maison
plutôt que dans ma cour, par exemple ?
Je sais pas si vous voulez que je vous donne... plus de détails.
- Non. - OK. Je comprends.
- Merci. - Donnez-moi une minute.
Oh...
OK, c'est passé.
Oh...
Tu pourrais demeurer à bord la prochaine fois que je jetterai l'ancre ici.
Je doute... que ce soit une bonne idée.
Et pourquoi ?
Hum...
Tout ça... c'est irréaliste.
Ouais.
Si tu souhaites réellement guérir,
je crois qu'il faut que tu...
tu regardes la vérité en face.
Ouais. - Ah ouais ?
Tu sais ce que tu ressens pour moi, sauf que t'oses pas te l'avouer.
- Bonjour.
- Bonjour. - C'est mon chien.
OK.
Oh...
J'ai du mal à croire ce qui est arrivé, Levi !
C'est elle qui m'a séduit, pas vrai ? C'est une sorcière !
Oh, mon Dieu !
Je dois prendre le temps de me reposer
Et de quoi est-ce que tu te remets exactement ?
Je suis accro au romantisme
Je vais de ville en ville
Dans mon petit bateau
S'il vous plaît ! Stop !
Je sais, je sais, je sais, je sais.
Désolé.
Est-ce qu'on peut reprendre de »,
et cette fois, peux-tu chanter un peu plus staccato ?
C'est-à-dire : » ?
Hum ? Merci beaucoup.
Oh non, elle massacre la syncope !
Je l'ai pas massacrée, c'est n'importe quoi !
Ouais.
Steven, est-ce que tu peux la laisser terminer la scène ?
Je sais. Je sais.
C'est juste que... pardonne-moi.
Elle n'est pas comme ça.
- De qui tu parles ? - Sandy. Ton personnage.
Elle existe ?
Non. Mais non, je l'ai inventée.
Alors, je peux l'interpréter comme je le veux ?
Oui.
Mais tu l'interprètes strictement comme une femme dangereuse,
alors qu'en fait, elle est à la fois lumineuse et pince-sans-rire.
- Lumineuse et pince-sans-rire. - Oui.
Un peu amère, mais avec un sens de l'humour.
Pour elle, le monde est absurde.
Mais elle apprécie les petites choses.
Je croyais que c'était une meurtrière
qui attire les hommes dans son bateau
pour les tuer et les manger. - C'est exact,
c'est une meurtrière. Absolument.
Mais elle a plusieurs autres facettes.
Elle a une façon de voir le monde qui...
qui n'est pas réelle.
Mais si tu la rencontrais...
tu la trouverais tout à fait normale.
OK, on reprend à partir de la mesure 26.
Merci, Steven.
Merci.
Non ! Non !
Oh, Seigneur ! Non ! Non !
Non ! C'est pas ça.
Pardon, je suis désolé. Je vais m'asseoir.
Hum-hum ! - Je vais m'asseoir.
C'est juste que...
quand elle attaque le fa,
les spectateurs doivent sentir le désir.
Pas avoir l'impression qu'elle lave un comptoir au désinfectant !
- Euh, Susan ? - Oui. Oui. Oui. Oui.
- Je peux pas chanter tant qu'il est là. - Je sais, je sais.
Mais il est vraiment fragile.
- Je suis fragile aussi. - Je sais.
Je sais et je vais régler ça, je te le promets.
Va te chercher un thé.
Steven...
tu dois lui donner de l'espace... - Je sais...
...pour qu'elle découvre son personnage.
Oui, je sais, mais...
J'ai une vision tellement claire de comment ça doit sonner.
Et elle passe totalement à côté.
Elle n'y est pas du tout.
OK. OK.
Écoute, Steven, viens avec moi. Viens.
OK, tout le monde, on fait une pause. Écoute...
C'est presque un miracle qu'elle ait accepté le rôle.
- Oui, j'en suis conscient. - OK.
Tu dois lui faire confiance, Steven.
Et me faire confiance à moi ! - Mais... je te fais confiance.
Qu'est-ce qui te pousse à croire que je te fais pas confiance, Susan ?
- Écoute-moi bien.
Tu dois cesser de venir aux répétitions.
Tu as écrit un opéra magnifique.
Maintenant, laisse-nous le mettre en scène.
Je sais que ça ne fait pas très longtemps, mais, euh...
je tenais à vous dire à quel point je suis heureuse de votre travail.
Oh, euh, je me débarrasse de tout ce qu'il y a dans ces deux sacs.
Si quelque chose vous plaît, n'hésitez pas à le prendre.
Merci, docteure Jessup-Lauddem,
je regarde dès que j'ai fini.
Oh, appelez-moi Patricia.
Oh oui, désolée !
Patricia.
Vous êtes jeune pour avoir un fils de cet âge.
Oh, ouais.
Oui, on a eu une surprise à ma deuxième année de médecine.
Mais vous avez continué d'étudier.
Oui, j'ai juste mis une croix sur le sommeil pendant quelques années.
Oui, mais bon... on a eu de la chance.
Mes... mes parents ne voulaient pas, euh...
Tout ça n'a plus d'importance.
Ma grand-mère a été merveilleuse,
et elle nous a accueillis,
moi, Julian et le père de Julian.
On a, euh... vécu...
Ouais.
C'est elle qui m'a légué cette maison;
j'en garde tellement...
Vous êtes catholique ?
Oui.
Vous avez un beau pendentif de la Madone.
C'est sentimental. Ma défunte tante me l'a donné.
Je ne suis pas très religieuse.
Mais je suppose que lorsqu'on est catholique,
ça nous suit toute notre vie.
Ma mère était catholique,
mon père était juif. Et j'ai...
Je me souviens de ma confirmation.
Je suis allée dans un pensionnat catholique.
J'adorais regarder dans les chambres des sœurs.
Toujours parfaitement rangées.
C'est drôle...
Quand j'y réfléchis,
pour moi, cet amour de la propreté,
c'est plus qu'une simple...
question d'hygiène.
C'est une forme de pureté spirituelle.
La propreté est la sœur de la sainteté !
Oh. J'adore frotter.
Parfois, pendant que mes patients parlent,
j'imagine que j'entre dans leur tête avec une bouteille de désinfectant
et que je fais un grand ménage.
Je peux laisser ça sur le comptoir ? - Bien sûr.
Très bien. J'attends une patiente.
Alors, servez-vous dans le frigo si vous avez... Oh !
Elle vient d'annuler ! Je vais pouvoir vous aider !
Salut.
Salut, mon grand !
Magdalena, je vous présente Tereza, la petite amie de Julian.
Si vous avez faim, il y a une tonne de fruits coupés dans le frigo.
Et Tereza, j'ai trouvé ton pouding préféré.
Eum... Patricia, c'est ma mère.
Quoi ?
Oui, c'est bien ma fille.
Oh !
Je te présente Julian.
Bonjour !
Quelqu'un veut une tasse de thé ?
Comment elle te connaît si bien ?
Elle sait ce que tu aimes manger ? Tu l'appelles par son prénom ?
Et moi, je ne sais même pas que tu as un copain ?
J'avais peur de te le dire.
Devine pourquoi !
- Tu couches déjà avec lui ? - J'ai jamais dit ça !
- Je ne peux plus faire son ménage. - Tu peux continuer.
Mais j'ai besoin de cet argent !
Trey a un bon emploi.
Plus jamais je dépendrai d'un homme pour vivre.
Alors, dis-moi, je dois continuer à laver les toilettes de cette femme,
alors que ma fille est la petite amie de son fils ?
Maman, je suis désolée.
Mais j'aime Julian.
Tu ne sais pas ce que tu ressens. T'es qu'une enfant.
Je l'aime et je suis pas une enfant !
Tu as 16 ans. Tu crois être amoureuse ?
Tu ne dois pas faire la même erreur que j'ai faite.
C'est moi, l'erreur que tas faite ?
C'est pas toi, l'erreur, Tereza.
C'est d'avoir laissé tomber les études !
Tu ne dois pas te laisser distraire de ton travail !
Je suis pas distraite !
Julian va te payer l'université ?
Il a l'air d'un bon garçon,
mais ses parents ont les moyens de payer ses études.
Toi, il te faut une bourse, Tereza.
Je t'en supplie !
Ne prends pas cette relation trop au sérieux !
J'étais exactement comme toi.
Quand on est jeune, on croit que l'avenir nous appartient et que tout nous est dû...
que si on est doué, le monde nous donnera ce qu'on mérite.
Mais ce n'est pas comme ça.
Tous tes plans d'avenir peuvent dérailler en un claquement de doigts.
Tu n'as pas idée !
Dites donc...
Vous devriez recevoir des réponses des universités.
T'es nerveux ?
Je crois que je n'arrive même plus à être nerveux.
Je fais qu'attendre.
En quoi tu veux te spécialiser ?
En génie environnemental.
Julian et moi, on va modeler l'avenir.
Comment ?
On veut...
participer à des projets qui visent à résoudre des problèmes humains de base,
comme, euh, les sources d'énergie renouvelable.
La conception de moteurs.
Il y aura sûrement beaucoup d'emplois dans ce domaine.
Peut-être, peut-être pas.
Je l'espère bien, sinon, le monde sera réduit en cendres.
Ouais.
Moi, euh, je suis jamais allé à l'université,
et je gagne plus que bien des connaissances qui y sont allés.
Vous faites quoi ?
Tiens, c'est le journal d'aujourd'hui.
Je l'ai pas lu.
Lis-le le plus vite que tu peux.
Tereza... ? - Hum-hum.
Lance la minuterie.
Vas-y. À pleine vitesse.
le service d'incendie n'a rien perdu de son mordant. >»
- Plus vite. - a annoncé lundi
l'ajout de trois chiens robotisés à son équipe de recherche et sauvetage. >»
la firme de génie PCL Dynamics
sont contrôlés à distance par un opérateur.
Ils seront mis en service dans les prochaines semaines.
Les robots canins sont capables de détecter les fuites de gaz
et d'évaluer l'intégrité structurale des bâtiments en flammes ou sur--
- Donc, vous êtes sténographe ? - Sténographe judiciaire.
Précision importante.
Aiïe, aie, aiïe.
Il fait ça souvent ? - Hum-hum.
- Aucune erreur. - Wow !
Comment on peut être sûrs que t'as pas fait d'erreur si on sait pas lire la sténographie ?
Si je le dis, c'est que c'est vrai.
J'ai jamais vu quelqu'un taper aussi vite.
Et je connais assez le jargon juridique
pour me représenter dans un procès, le cas échéant.
Il m'arrive parfois, pendant certains témoignages,
d'avoir envie de m'interrompre pour demander aux avocats :
faire objection ? >»
Vous devez voir des choses intéressantes.
J'ai entendu des choses assez troublantes, oui.
Et je n'oublie jamais rien, malheureusement.
Le gâteau est délicieux.
- Prends un autre morceau ! - D'accord.
On n'aurait pas dû faire ça un soir de semaine, hein ?
Vous allez finir vos devoirs aux petites heures de la nuit.
Vaut mieux que j'y aille.
Je peux vous aider avec la vaisselle ?
- Non, non. - Bon, très bien. Merci.
Ç'a été un plaisir. - Heureux de t'avoir rencontré.
- Merci pour le repas. - De rien. Au revoir.
Par là ?
Tu veux que je t'aide à préparer le repas ?
Je n'ai pas envie de cuisiner. Pizza. Sandwiches.
Je n'ai pas faim.
Hé. Qu'est-ce qui t'arrive ?
Je ne devrais pas être aussi contrariée, mais...
c'est plus fort que moi.
Tu me trouves ridicule ?
Quel âge a Julian ?
Il vient tout juste d'avoir 18 ans.
J'aurais préféré ne pas voir ça, Magdalena.
Je sais, c'est difficile de la voir ainsi.
Pour nous, c'est encore une petite fille.
Est-ce que tu sais ce que c'est ?
C'est ce qu'on appelle une ».
Une cause probable, c'est quoi ?
Une raison de porter des accusations.
Des accusations ?
Dans la définition d'un viol au sens de la loi, ça dit :
même légère. >»
Mais Tereza était consentante.
Elle n'a pas l'âge légal du consentement !
Trey, je te les ai montrées...
à toi, mon conjoint.
On va régler ça en famille.
Tu veux que je reste les bras croisés
et que je laisse un crime être perpétré
sur ma propre fille par ce gars-là ?
Pourquoi tu dis » ?
Tu sais ce que je veux dire.
Ce n'est pas ta fille.
Oh, OK, maintenant, ce n'est pas ma fille.
Je l'ai adoptée légalement, t'as oublié ce détail ?
On n'est peut-être pas mariés, mais je suis bien son père.
Calme-toi.
Oublie que tu as vu ces photos. Promets-le-moi.
De toute façon, l'affaire n'irait nulle part.
Ce sont deux jeunes amoureux.
J'ai déjà transcrit une affaire comme celle-là, et le garçon est allé en prison.
Je dois prendre le temps de me reposer
Et de quoi est-ce que tu te remets exactement ?
Je suis accro au romantisme
Je vais de ville en ville
Dans mon petit bateau
Et parfois je ne peux m'en empêcher
Je vais dans les bars, je troue un homme et le ramène chez moi
Je pensais être guérie
Mais tu es
Tu es irrésistible
Je dois partir
J'ai une famille
Laisse-moi partir !
Tu es si belle
N'aie pas peur
Juste une tasse de thé
Prends juste une tasse de thé
Bravo !
Bravo !
Bravo !
La musique !
Oh, la musique !
La version féminine de »
Je vous présente ma femme, Maxine.
La capitaine désaxée qui attire les hommes sur son remorqueur
pour les tuer et les manger !
Steven, vous êtes un foutu génie !
Et elle n'aime jamais rien d'habitude !
En plus, c'est une érotomane de Bâton-Rouge ?
Où êtes-vous allé pêcher ça ?
Euh, ce personnage, il m'est apparu, hum...
pendant que je faisais une marche. - Quelle imagination !
Quel homme brillant !
- Impressionnant ! - Tu te souviens de Raef Gundel ?
Oh, salut, Raef.
Quand t'as renvoyé Anton, on croyait que t'avais encore perdu la tête.
Comment ça, renvoyé ? Je t'ai pas renvoyé, pas tout à fait.
Oh, c'est bel et bien ce que t'as fait !
Mais... t'as pondu un foutu chef-d'œuvre sans l'aide de personne !
T'es très fort.
Chapeau !
Bien, bien.
Steven.
- Quoi ? - J'arrive pas à y croire.
J'étais vraiment...
en colère contre toi quand t'es parti comme ça.
Et là, je découvre que je suis ta muse ?
Je... je suis...
Oh, Steven, je te quitterai jamais.
T'en fais pas, je sais que t'es une personne fragile,
et je sais que tu as peur.
Je vais être d'une infinie douceur avec toi.
Je brusquerai pas les choses. Je vis ici maintenant.
- Tu... tu quoi ? - Je suis basée à Brooklyn.
On deviendra inséparables. - Oh, Seigneur.
OK...
Hum... Euh...
Tu m'excuses juste une petite minute ?
Hum-hum.
Oh non. Oh non.
Oh non.
Oh ! - Je suis tellement heureuse pour lui.
T'as de la terre sur le front.
Oh, non, non, non, euh...
c'est le mercredi des Cendres; je suis allée à l'église.
T'es allée à l'église ?
Ouais, j'ai ressenti un genre...
d'impulsion, c'est tout.
À l'école catholique, on faisait ça tous les ans.
On renonçait au chocolat pendant le carême,
puis à Pâques, on en mangeait des tonnes.
À quoi tu vas renoncer cette fois ? À acheter des jupes tailleurs ?
Non, mais j'aurais dû y penser.
Sérieux, tu manges pas de sucre, alors c'est pas le chocolat.
Au mensonge.
Quoi ? Tu mens souvent ?
Euh... t'as vu Steven ?
OK.
Comment...
Ah !
Tu ne m'as pas dit ce que tu pensais
du fait que la mère de Tereza soit notre femme de ménage.
Ça me dérange pas.
Pourquoi rien ne te dérange depuis quelque temps ?
J'en sais rien.
Julian, tu sais que tu peux toujours me parler franchement.
Avant, toi et moi, on se disait tout.
OK. C'est... bizarre
et un peu gênant que sa mère soit notre femme de ménage.
Alors, je fais quoi ?
Rien.
Il peut y avoir deux choses opposées en même temps.
Je l'admets... c'est une drôle de situation,
mais ça m'est égal,
parce que ça change rien à ma relation avec Tereza.
Tu comprends ?
J'aime beaucoup Tereza, vraiment, mais...
mais ton lobe frontal
n'aura pas fini de se développer avant l'âge de 25 ans.
C'est la zone du cerveau qui prend les décisions.
C'est pas parce que t'as gâché ta première relation que je vais faire comme toi.
Attends...
c'est pas vrai. Ton père est mort.
Il est parti, puis il est mort.
Je crois qu'on se serait réconciliés.
Sur le plan physique, c'était très intense entre nous.
- Maman ! - Quoi ? C'est la vérité.
Chéri, c'est moi.
Euh... appelle-moi, OK ?
Je veux m'assurer que tu vas bien.
Steven ? !
Steven ? !
- St...
Ç'a été un vrai triomphe, et tu t'es sauvé.
Y a pas eu d'ovation, pourtant.
Ce que je voulais, c'était les époustoufler.
Oh, chéri, tu l'as fait.
Moi, j'ai trouvé ça magnifique.
- C'est vrai ? - Ouais, c'était vraiment bon.
T'as de quoi être très fier.
Bonne nuit.
Bonne nuit, mon cœur.
J'aimerais seulement que la vie t'apporte un peu de plaisir, Steven.
Tu sais que tu n'en as qu'une. - Je sais.
J'ai fait une autre crise d'anxiété.
Oh !
Oh, chéri.
Oh, chéri.
Pourquoi t'es pas simplement venu me chercher ?
Qu'est-ce qui te tracasse ?
Il est arrivé quelque chose ?
Je suis pas sûr.
T'es pas sûr qu'il soit arrivé quelque chose ?
Hum, bien...
Quelqu'un a dit... quelque chose qui t'a contrarié ?
Euh... bien...
OK. Voici ce qu'on va faire...
Oh !
Oh !
C'est pas vrai ! - Désolé, Doc !
- Steven ! - Désolé !
Eh merde ! Ah !
C'est pas sérieux !
Je te demande une chose ! Une seule !
Je te demande pardon !
Hé.
Qu'est-ce qui se passe ?
Je me disais que...
quand Julian aura son diplôme...
on pourrait donner la maison. - OK.
Attends. Tu... Tu veux vendre la maison ?
On pourrait en faire don à l'église pour qu'ils la transforment...
en maison pour des mères et leurs enfants.
Quoi ? Et où est-ce qu'on irait vivre ?
Dans un bel appartement vide.
- Bonjour, ma sœur. - Oh, bonjour, Patricia.
Euh, j'aurais d'autres choses à donner.
Oh, oui. Venez, entrez.
- Merci beaucoup. - Oh ! Ç'a l'air neuf.
- Déposez-les juste ici.
D'accord. Merci.
Parfait. Hum... Il y a autre chose ?
- Je peux donner un coup de main ? - Mais bien sûr !
Venez distribuer les collations.
Tu veux un jus ?
Tu peux aussi prendre un petit sac.
Quoi ?
Où est-ce que t'as pris ça ?
C'est ta mère qui les a trouvées. Elle était sous le choc.
OK.
Oui, je l'avoue, Julian et moi, on couche ensemble.
Et alors ? Y a rien de mal là-dedans.
On se protège. Il met un préservatif.
Qu'est-ce que tu veux de plus ?
Non mais, c'est quoi, votre problème ?
Tu peux aller dans ta chambre.
Qu'est-ce que tu fais ? Tu m'as enregistrée ?
- Trop tard. - Pourquoi ?
- La loi, c'est la loi. - Quoi ?
Mêmes règles pour tout le monde.
Tu as 16 ans, et lui 18. - OK.
C'est une inconduite sexuelle, c'est un méfait de classe A.
L'affaire est close.
T'as l'intention de le faire arrêter ?
Il a commis une grave erreur.
Sors de ma chambre.
J'ai pas envie de te parler, va-t'en.
Je lui ai montré les photos
parce que j'avais peur pour toi
et j'étais en colère que tu ne m'en aies jamais dit le moindre mot.
Mon bijou.
Tu sais, tu dis toujours que je suis »...
comme si j'étais un objet !
Une espèce de robot ultra performant
qui obtient des A juste pour que toi,
tu te sentes moins mal d'avoir gâché ta vie !
Je n'aurais jamais cru que Trey ferait ça.
Ça veut dire que tu le connais pas très bien non plus.
Ça ne va pas durer. Il va se raviser.
Mais non !
Tu sais aussi bien que moi qu'il a jamais été capable
d'admettre le moindre tort de toute sa vie !
C'est un affreux dictateur raciste et arrogant,
et toi, t'es son bras droit.
Ne me parle pas comme ça !
Est-ce que tu comprends... que si ça se produit,
Julian va devoir passer le reste de sa vie
à se promener dans chacun des quartiers où il va vivre
pour expliquer que c'est un agresseur d'enfant ?
Vous allez détruire sa putain de vie !
Je te promets que je vais régler ça, Tereza.
Ah oui ?
Et comment ?
Va-t'en.
Mais je peux me faire arrêter ?
Je ne crois pas que ça ira jusque-là.
À moins que la fille se déclare victime à la police.
Tereza ferait jamais ça.
Ce qui m'embête, c'est que le beau-père ait en sa possession
des photos et un enregistrement incriminants.
Honnêtement, s'il a des contacts,
l'enquête pourrait durer des mois.
Je n'arrive pas à y croire.
On te mettait en garde contre la police,
et c'est un sténographe qui t'a piégé.
Pour être juste, il ne s'est pas fait piéger, mais plutôt pincer.
Harry...
- Est-ce que vous êtes sûrs qu'il ne va pas laisser tomber ? - Non.
Harry, c'est pas une stratégie.
Julian s'apprête à aller l'université.
On doit trouver le moyen de tuer ça dans l'œuf une fois pour toutes.
Tuer ça dans l'œuf ?
Maman, c'est pas un poussin.
C'est le système de justice et je suis pris dedans maintenant.
T'aurais été mieux sans cette fille.
Arrête ! C'est pas la faute de Tereza !
Tu voulais savoir quand je vais pas bien ? OK.
C'est à ça que je ressemble quand je vais pas bien !
Peut-être qu'ils pourraient se marier ?
Steven. C'est quoi ton...
Ça pourrait marcher ?
Eh bien, le crime a tout de même été commis
avant le mariage, mais en théorie, oui.
Ils seraient sûrement moins portés à engager des poursuites. - En théorie ?
- Euh... - Mais ce n'est pas si simple.
Dans l'État de New York, une fille de 16 ans n'a pas le droit de se marier.
Attends. Euh...
Y a un graphique avec tous les États sur le site »
L'âge pour se marier varie d'un État à l'autre.
Ouais, je le vois.
New Hampshire. 14 ans.
Non.
Regarde, tu dois être enceinte.
14 ans, wow.
New Hampshire ?
Surprenant !
Attends.
T'as le droit de te marier à 16 ans au Delaware si tes parents y consentent.
Ça serait vraiment étonnant qu'ils me donnent leur accord,
j'ai même pas le droit de sortir de la maison.
OK.
Mais imaginons qu'on trouve une solution.
Tu serais prête à le faire ?
Absolument.
Et toi ?
Oui, mais selon les statistiques,
y a vraiment peu de chances que ça dure.
C'est vrai.
Mais, selon les statistiques,
y a des jeunes qui se marient à notre âge, et ça marche, alors...
Pourquoi ce serait pas nous ?
Si on attend, comme tout le monde, on va sûrement rompre.
Puis rencontrer d'autres personnes et se marier à 30 ans ou plus.
C'est comme ça que ça se passe.
Mais même si ma femme est vraiment géniale...
Ouais, je déteste ta femme vraiment géniale.
Elle est artificielle.
Et même...
si j'épouse quelqu'un d'autre...
toute ma vie, peu importe ce que je deviendrai...
je crois que je me demanderai toujours où tu es.
Qu'est-ce que tu fais ?
Qu'est-ce que je fais, d'après toi ?
Je dirais que tu me suis. Et j'aimerais que t'arrêtes.
J'ai une rencontre importante. - J'aurais pas besoin de te suivre
si tu voulais bien te calmer et agir comme une personne normale.
Écoute.
L'art surgit de toutes sortes d'endroits bizarres.
Il peut même naître d'une erreur.
Et je suis désolé, mais c'est ce qui est arrivé entre nous.
J'ai fait une bêtise. Tu n'es pas ma muse.
Tu m'intimides.
Oui, mais ton opéra ?
Est-ce qu'il aurait vu le jour sans moi ?
Non.
Alors, pourquoi je suis pas ta muse ?
- OK, tu es ma muse ! - Oh !
Je savais que j'étais ta muse !
Mais c'était juste pour cette fois-là, ça n'a rien de personnel.
Rien de personnel ?
Katrina, Katrina, Katrina.
Oui, notre rencontre a été une source d'inspiration;
t'as inspiré le personnage de mon opéra.
Mais mon imagination a inventé l'histoire.
Mon talent a composé la musique.
À ce que je sache, tu ne tues pas les hommes pour les dévorer ?
Eh bien, pas encore.
Pourquoi tu refuses d'avouer que j'ai eu un effet magique sur toi ?
Ou plutôt qu'on a eu un effet magique l'un sur l'autre ?
C'est vrai...
dis-moi, c'était quoi si c'était pas de la magie ?
J'ai transformé un compositeur grognon avec un blocage
en artiste viril dont la popularité est à la hausse.
OK, t'as eu un effet sur moi.
Mais je pense que tu as besoin d'aide.
Tu penses que j'ai besoin d'aide ?
Je le pense, oui.
Tu sais quoi ? T'as raison.
Bye.
Rez-de-chaussée.
C'est la porte à votre droite, veuillez entrer.
Bonjour. - Bonjour.
Euh, vous avez eu du mal à trouver le bureau ?
Non. Pas du tout. Je...
Je suis arrivée vraiment d'avance, alors...
j'ai fait plusieurs fois le tour du pâté.
Oh, vous étiez vraiment décidée à venir.
En effet. Vous êtes tellement jolie...
Oh, euh, merci.
Venez vous asseoir, on va faire connaissance.
Dites-moi pourquoi vous êtes là.
J'ai fait une thérapie pour une addiction à l'amour,
et ça marche pas.
Hum... Qu'est-ce qui vous fait croire ça ?
Je suis amoureuse.
Eh bien...
L'amour n'est pas toujours une maladie.
C'est possible que ce soit juste...
l'amour.
Ouais...
Je sais pas. Je suis obsessive.
Je suis portée à harceler.
Je ne m'intéresse pas tellement aux autres diagnostics.
J'aime mieux me faire ma propre idée.
Oh, ça, c'est bien.
Parlez-moi de votre enfance.
Bien, j'ai grandi dans un...
un endroit, euh...
...confiné, limité.
- Hum... - Et, euh, je...
je regardais beaucoup de films romantiques,
et habituellement, l'homme faisait des pieds et des mains pour séduire la femme.
Un jour, il y a eu un tournage dans la ville où j'étais basée.
Oh. C'est excitant.
Et... et l'acteur...
il avait joué dans plusieurs de ces comédies romantiques,
alors je croyais que mon destin était de me marier avec lui.
Ah...
Et...
un jour, je me suis introduite dans sa loge,
j'ai enlevé tous mes vêtements, et j'ai attendu qu'il arrive.
Il a ouvert la porte... En me voyant,
il a simplement fait demi-tour et il a appelé la police.
Les agents m'ont arrêtée,
et le juge m'a ordonné de suivre une thérapie
pour la dépendance sexuelle et affective.
Et je l'ai fait. J'ai suivi la thérapie.
Et le conseiller m'a dit...
d'éviter de regarder des films romantiques pendant un an.
Ce que j'ai réussi à faire.
Et...
j'étais sûre que j'étais guérie.
Sauf que j'ai dû venir à New York pour le travail...
Hum, et qu'est-ce que vous faites ?
Je suis capitaine de bateau.
- Doc !
Pat !
Pat !
Patrichou !
Doc-euh, Doc-euh, Doc-euh...
J'ai eu l'opéra !
C'est bien.
Ouais.
Ils veulent que ça parle d'extraterrestres.
Pas de gravité !
Et c'est Anton qui va écrire le livret.
Pourquoi c'est... ?
Tu cherches quelque chose ?
- Où est passée la bouilloire ? - Je vais la donner.
- Pourquoi ? - Je vais devenir religieuse.
- Religieuse ? - Oui.
Ça m'a toujours intriguée, et récemment, j'ai senti l'appel de la vocation.
Oh !
Ta capitaine de bateau est venue me voir.
Elle est amoureuse de toi.
Non. Pas réellement.
En fait, je crois que c'est très réel.
Hum...
Je devrais simplement admettre que je suis un être humain méprisable et...
m'enfermer dans une pièce pour écrire de la musique.
OK.
Tu vas pouvoir apporter le piano ?
Oh...
Oh ! Bonjour, Carl.
Je me suis permis d'entrer.
Vous étiez très en retard, et la porte était ouverte.
Han-han. D'accord.
Ça me contrarie que vous soyez en retard.
Han-han.
Ça me rappelle ma mère.
Ma mère était incapable d'être à l'heure.
Je vois.
Et c'est aussi le cas de Bruna.
- Carl...
Je vous ai raconté l'histoire du kreplach ?
C'est quoi, un... kreplach ?
C'est juif, c'est une sorte de dumpling farci avec de la viande hachée.
Mais il est en forme de triangle.
Euh, OK, hum...
non, je connais pas. - Non ?
OK.
C'est l'histoire d'un petit garçon,
et il a une peur bleue des kreplach.
Dès qu'il en voit un pendant le sabbat,
il fuit en hurlant à pleins poumons.
Alors, sa mère l'amène voir un psychiatre en disant :
Qu'est-ce que je dois faire ?
Il crie dès qu'il voit un kreplach. >»
Le psy lui dit : Très, très simple.
Il suffit de lui montrer chacune des étapes
de la préparation d'un kreplach.
De cette façon, il n'aura plus peur ! >»
Alors, elle retourne chez elle avec son fils.
Elle pétrit la pâte avec lui.
Elle roule la pâte et elle lui dit :
la pâte. OK ? >»
Le fils dit : »
Ensuite, elle coupe la pâte en plusieurs petits triangles.
Elle dit : »
»
Elle, euh... elle met une petite boulette de viande.
» qu'elle dit, OK ? >»
Le garçon dit : »
Ensuite,
elle commence à plier le premier coin du triangle.
»
»
Puis un autre coin.
»
»
Tout va très bien.
Elle plie le dernier coin du triangle pour fermer le dumpling...
et le petit garçon...
se met à hurler :
»
Ma sœur, merci d'être venue.
Pat, euh... a très hâte de vous voir.
D'accord.
Elle a eu... une dure journée.
On va aller dans l'autre pièce.
OK.
J'étais pas conscient qu'elle subissait autant de pression.
Ouais.
Mais ça va aller. Elle va s'en remettre.
J'ai parlé à son psychiatre.
Et, euh... elle aura besoin de thérapie et de repos
pendant quelques semaines, puis ça devrait aller.
Et bien sûr, tu peux compter sur moi;
je vais faire tout ce que je peux pour t'aider.
Mais euh... malheureusement...
...je crains que ta mère et moi allons nous séparer.
Tu t'en vas ?
Non. Non.
Mais je ne peux pas en vouloir à Pat de me mettre la porte, tu vois ?
J'ai mal agi, fiston. - Wow.
Tout arrive en même temps. - Je suis désolé.
Je m'excuse de pas avoir été plus présent pour toi.
Dis pas ça. T'étais bien.
Hum... non. Tu trouves ?
Vraiment. Sérieux.
Oui, tu m'as appris le piano.
- Oh... Tu détestais ça. - C'est vrai, oui,
mais aujourd'hui, je l'apprécie.
Et... tu m'as appris à échouer.
- Oh. Génial ! - C'est pas ça.
Je veux dire, tu m'as appris à... persévérer.
Oh, OK. J'aime mieux ça.
J'étais plutôt un partenaire silencieux quand il était question de toi.
Ta mère était plus impliquée.
Parfois, le silence dit beaucoup de choses.
Après le lunch, on retourne travailler.
Les vêpres sont à 17 h.
Il y a le repas du soir, ensuite, on prie--
Ma sœur, veuillez m'excuser.
Salut.
Comment tu te sens ?
Je ressens
tellement d'amour envers mon prochain.
C'est merveilleux.
Je sais que...
je sais que ma dépression nerveuse actuelle
pourrait laisser croire que je n'ai pas la vocation.
Mais lorsque j'irai mieux, je suis...
je suis persuadée que je voudrai toujours devenir sœur.
On se reparlera dans un an.
OK.
Oh, Magdalena, merci !
Vous... Vous voulez bien vous asseoir juste une minute ?
Merci infiniment.
Bon...
Alors, qu'est-ce qui va arriver à mon Julian ?
Tu le pensais quand t'as dit que tu ferais tout pour m'aider ?
- Oui. Oui. - Moi aussi.
Dis-moi de quoi tu as besoin, je vais le faire.
OK.
On a le droit de se marier au Delaware
si un des parents de Tereza signe en personne.
Je... je vais signer.
- Je m'excuse, je ne pourrai pas être là. - Maman !
On prend la route. Tout de suite.
Je vous conduis tous là-bas. - Euh...
Ça m'inquiète de quitter l'État en voiture avec Tereza.
- Pourquoi ? - Trey...
il est carrément obsédé par Julian, et par la situation.
Je crois qu'il serait prêt à tout pour nous attraper.
Il a des amis dans la police.
Et, euh... je n'ai pas ma citoyenneté.
Katrina est à bord ?
Elle a décidé de prendre congé.
- Crème glacée et préliminaires...
Katrina... Est-ce que je peux te parler une minute ?
Oh, c'est toi qui me suis maintenant ?
J'aurais besoin de te parler.
- Helmut. - Helmut. Steven.
Je t'en prie, est-ce que je peux te parler une minute en privé ?
Dis-moi ce que tu veux. Bouge pas.
Je reviens tout de suite.
Tu... Tu veux quoi ?
Qui c'est, ce gars-là ?
Ça te regarde vraiment pas.
Ne me fais pas ces yeux-là.
Katrina, je sais que tu m'en veux, mais c'est à propos de mon fils.
J'ai besoin que tu m'aides. Il court un réel danger.
Monte dans la voiture, jeune fille.
Non, ça va, je vais prendre le métro, je dois aller rejoindre des amis.
- Monte dans la voiture. - Non ! OK !
Mon Dieu !
Bienvenue dans le nouveau régime.
À partir d'aujourd'hui,
je te dépose à l'école le matin, je vais te chercher après les cours,
et tu es privée de sorties le reste du temps.
Tu as dépassé les bornes, Tereza, et je suis en partie responsable.
Maman. C'est quoi, ces vêtements ?
Oh, mon Dieu, dites-moi que c'est une blague !
C'est pas sérieux ?
Tu vas vivre un nouveau genre de distraction, jeune fille !
C'est deux jours, cette fois.
Quoi ?
Aujourd'hui, c'est l'incident de Bushy Glen,
une escarmouche, en fait. C'est la préparation.
Demain, c'est la vraie bataille.
T'en fais pas, j'ai apporté ta brosse à dents.
Il n'y a rien comme revivre une page d'histoire
pour t'apprendre la discipline. Et en plus, c'est amusant.
Je ne vous avais jamais invitées à ces événements.
Je crois que ça me... gênait un peu.
Mais ce qu'on recherche dans ce hobby;
ce qui fait qu'on devient accro à ces reconstitutions,
c'est que ça nous donne une poussée d'adrénaline.
On a la sensation...
...de vraiment remonter le temps.
On va s'arrêter en route pour que tu puisses te changer.
Les téléphones dans la boîte.
Le mien est la maison.
T'es un confédéré maintenant ?
Cody Herlbutt a pris sa retraite,
et on m'a demandé de le remplacer
dans le rôle du colonel Picket.
Je revêts l'uniforme nécessaire pour la bataille.
Ma loyauté est envers l'histoire.
Il n'y a pas de place pour l'égo.
Colonel Picket !
Colonel Desmond !
Félicitations, mon cher.
Le camp est prêt pour ton inspection.
- Ah, Elodie ! - Colonel Picket !
Tu te souviens d'Elodie ? Elle va vous accompagner jusqu'au mess.
- Bonjour, Elodie. - Ça me fait plaisir de vous voir !
- Debout, messieurs ! - Suivez-moi !
- Soyez prêts pour l'inspection ! - Excellent, soldat.
Tous les hommes vont sur le champ de bataille.
Mais vous allez voir, nous, les femmes,
on s'amuse comme des petites folles dans le mess. [Trey : Tes bottes !
Tu sais, ton mari est un homme très respecté,
mais tu vas voir, on sait comment s'amuser.
Ta tente est malpropre, mais on dit que tu joues bien du violon.
CECA peut peut-être compenser.
Une boîte de ramen ? Vraiment ?
- C'est honteux ! - Une boîte de ramen ?
C'est la famille du colonel Picket.
C'est leur première fois.
Elle peut vous aider.
Oh, merveilleux ! Si tu veux, tu peux couper des légumes.
Voyons quel est le plan de la journée.
Bon, mes escarmoucheurs vont arriver par cette route
et repousser tes troupes jusqu'à ce qu'on s'empare du carrefour.
Excellent. Excellent.
Ensuite, mes hommes et moi, on revient à la charge
pour vous repousser vers le champ près de l'étang.
Mais je croyais...
je croyais que l'action commençait au carrefour.
Non, non.
Non, les récits d'origine disent que l'action--
Jodie cache une bouteille pour passer le temps quand la journée s'éternise.
Tu en veux ? Sers-toi.
Non, merci. Je peux goûter à ça ?
- Oh, oui. - C'est du pain ?
Oh oui, c'est Mary Ann qui l'a fait, c'est très bon.
C'est une vraie recette d'époque, avec de la mélasse et toutes sortes--
Eh bien... en fait,
j'ai pris la liberté de... commencer l'action au carrefour.
Et pourquoi avoir fait ça ?
C'est incroyablement nourrissant.
Y a du mouton et du romarin là-dedans.
Il faudrait du bois pour le feu !
- Oh. - Je vous apporte des bûches ?
Ça serait merveilleux, merci.
Le bois pour le feu est là-bas. - Parfait.
J'y vais tout de suite. - OK.
Merci.
Tereza !
Marvin ! Par ici !
On va chercher du bois !
On va pas se battre avant de se battre.
Le but de tout ça, c'est la préservation de la mémoire.
On va respecter le plan que j'ai préparé en association
avec la Fondation Bushy Glen.
Maman ?
S'il te plaît, dis-moi ce qui se passe !
Si je dois choisir entre toi et lui,
c'est toi que je choisis.
Ah, vous voilà !
Dépêchez-vous. Venez.
Dess, envoie les câbles.
Fais-les monter. - Oui, capitaine !
Deux femmes, blondes,
une de 16 ans, l'autre de 36.
Toutes les deux en robes du 19e siècle.
Oui, toutes les deux.
Je ne sais pas dans quel type de véhicule il est venu les chercher.
John, il faut que tu bloques toutes les routes !
Je te rappelle qu'il est question de ma fille !
Salut !
Bienvenue, bienvenue. OK.
- Bonjour. - Bonjour.
- Tenez, une serviette. - Merci.
Elle, c'est Moxie, et moi, Katrina.
- Magdalena. - C'est un plaisir.
Pour moi aussi. OK.
Les jeunes et Magdalena, je vous ai installés au fond.
- Prends une serviette. - Vos couchettes sont droit devant.
Julian a déjà apporté vos bagages. - Merci.
- Ça va bien ? - Une pour toi.
Content de te voir.
Euh, tu dors en haut avec Dess.
Parfait, merci. Euh, oui.
Ici le Katrina, on quitte le port de New York, en direction du chenal.
Cargaison légère.
T'es sûre que tu veux pas de mon aide ?
Merci pour tout ce que tu fais, Moxie.
Ouais, c'est grâce à Katrina, tout ça.
Parce qu'elle a le cœur sur la main, elle donne sans compter.
C'est simple, un trou du cul pourrait apparaître dans sa vie
comme un... comme un virus et l'anéantir.
AH oui ? Elle est vraiment si fragile ?
C'est simplement une vraie bonne personne.
Et je voudrais pas la voir souffrir davantage;
tu lui as déjà fait assez de mal.
Oh !
Ah, non !
Ah, alors là, je suis dans la merde.
- OK... je choisis le 7 rouge. - Ton tour.
- Rouge. - Euh, 17 noir. - Tu joues ?
- Non. Non. - Tu me copies !
Bon, très bien. Rien ne va plus.
Toujours sur le rouge, toujours !
- Oh ouais ! - Attends, qui gouverne le bateau ?
Si t'es ici avec nous ?
C'est Dess qui conduit.
Il a pris ma place. C'est mon second.
Je crois pas que c'est le 17.
Je suis venue chercher quelque chose à manger.
Est-ce qu'on va passer près d'Atlantic City ?
On va descendre la côte qui longe le New Jersey.
Puis on va passer Cape May.
On remonte le Delaware, jusqu'au port de Wilmington.
On sera là demain. Tout dépend des courants.
Attends, les capitaines peuvent célébrer des mariages, non ?
Seulement dans les films.
Je dois être ordonnée.
Ma mère a un ami qui a été ordonné en 14 heures.
Oui, tu peux le faire en ligne.
- C'est vrai ? - Ouais.
- Inscris-moi ! - Vraiment ?
- Quoi ? - Ah oui ?
Hum !
Oh, l'Église universelle de la vie !
Oh, ma foi du Bon Dieu.
Ça se fait en 24 heures. C'est quoi, ton nom de famille ?
Excuse-moi, Trento.
T-R-E-N-T-O. Trento.
J'avais compris.
Vous devrez quand même signer, une fois devant le juge.
Ne t'en fais pas, je vais signer.
Hum... Je la connais.
- Ah oui ? - Oui.
Génial. Tu peux la jouer ?
- Oui, oui, je t'assure. - Tu connais cette chanson ?
- Oui. - C'est fantastique !
Wow !
Comment ça se passe ?
C'est tranquille, capitaine. On a croisé aucun bateau.
- OK. - Et on prévoit du beau temps jusqu'au Delaware.
- OK, bonne nuit. - Bonne nuit, capitaine.
ATTESTATION DE MINISTÈRE
J'avoue que j'ai un peu peur.
On n'est pas forcés de le faire.
Non, c'est pas de ça que je parle.
J'ai peur qu'au fil des années qui passent...
on oublie qui on est maintenant.
Alors, faudra se le rappeler l'un à l'autre.
On est au Delaware !
Je t'ai, euh...
...apporté du café. - Merci.
Moxie dit que tu le prends avec beaucoup de crème.
Hum-hum. Ouais, tu peux le déposer juste là ?
Ah...
C'est...
C'est merveilleux, ce que tu fais.
Non. Le Delaware était sur mon chemin.
Et tu sais que je peux pas résister à une belle histoire d'amour.
Même si je suis pas concernée.
Désolé pour tout ce qui est arrivé.
Non ! C'est tout oublié.
Tu permets que je reste ici quelques minutes ?
Euh, OK.
OK, je reviens sur tribord.
- Bien reçu, capitaine. - Excellent.
Katrina.
Quoi ?
Tu es une femme d'exception.
Pas vraiment.
J'ai agi en idiot.
Et j'ai été cruel. Je m'en rends compte aujourd'hui.
J'arrivais pas à... Je sais pas.
J'étais pas prêt. T'es sortie de nulle part !
- J'aurais pas dû te suivre. - Non. Dis pas ça.
Non. C'était juste une... une très grosse erreur.
Je l'ai enfin compris.
Je me suis jetée sur un homme marié, et...
Et maintenant, regarde ta femme...
Elle est dépressive.
Ce qui arrive à Pat, c'est pas de ta faute.
Non.
Tu avais raison dès le départ, j'ai sérieusement besoin d'aide.
Je peux pas faire confiance à ce que je ressens.
Je veux surtout pas faire de mal à qui que ce soit.
Et je veux pas avoir mal non plus, alors...
on oublie tout ça et on s'entend pour dire que c'est du passé.
Ça l'est pas pour moi.
C'est pas du passé. C'est là.
Et c'est réel.
Pour la première fois de ma vie, j'ai trouvé le vrai bonheur.
Je l'ai trouvé et j'ai pas l'intention... de le perdre.
Deux amants qui n'étaient pas censés s'aimer sont tombés amoureux
Ils viennent de différentes planètes et qui aime ça ?
Personne !
Dépêche-toi, marie-le
Le père de l'alien sera bientôt là
Dépêche-toi, marie-le
Elle est chère à son cœur
Clareza et Julio
Venant de planètes ennemies
Je risque ma vie pour vous marier
Oserez-vous faire ce serment ?
Nous le voulons !
Marie-nous vite !
Oui nous le voulons !
Vous êtes mariés maintenant
Comme un poisson rejeté dans l'univers !
L'espace vous engloutira tout entier
Ce qui a été fait est défait
Ce qui a été fait ne peut être défait
Mon amour
Amour
Mon enfant, mon enfant
Tu t'en remettras
Je dois te ramener à la maison
Auprès de ta mère
Yé ! OK, OK, OK...
On a réussi !
UNE RENCONTRE INATTENDUE
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