All language subtitles for Interlude (1957) 1080p.FR

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish Download
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese Download
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean Download
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

LES AMANTS DE SALZBOURG

Je suis Helen Banning, de Washington.

Mlle Kirk ! Mlle Banning est arriv�e.

Gertrude Kirk. Je vous attendais hier.

Oui, nous avons �t� retard�s.

C'est votre premier s�jour � l'�tranger ?

Oui, � part un voyage � Montr�al.

Votre chambre est en haut. Vous allez vous plaire, ici.

On vous a appel�e.

Un certain docteur Morley Dwyer.

Vous le connaissez ?

Oui, c'est un ami de la famille qui devait me contacter ici.

Il est chercheur � l'universit�.

Quelle chance d'avoir un ami du pays � port�e de main !

Bonjour ! Prue Stubbins, chef du service culturel.

Vous n'avez pas perdu vos bagages ? C'est un grand classique.

Mais vous �tes pr�sentable.

Ne me dites pas pourquoi vous �tes venue.

Malheureuse � Washington,

vous aspirez � une existence nouvelle et romantique.

C'est sans doute M. Anselrod, du consulat.

Le docteur Dwyer ?

Oui, docteur. Que puis-je pour vous ?

Qui ?

Mademoiselle Banning ?

Elle arrive d'Am�rique. Puis-je lui parler ?

Je suis navr�e, docteur. Pas pendant le travail.

Mais, ma ch�re Mlle Stubbins,

je suis un ami de la famille Banning, et je le serai bient�t de leur fille.

Il est naturel que je m'enquiers

de son �tat tant mental que physique.

Je suis s�r qu'elle a des formes... qu'elle est en forme.

Mais une jeune fille

qui d�barque � l'�tranger risque certains ennuis.

Personne n'est � l'abri !

Le meilleur traitement ?

En tant que m�decin, je dirais la fr�quentation du sexe oppos�.

Enfin, veuillez pr�venir Mlle Banning que je lui rendrai visite ce soir.

Merci.

Au revoir, Mlle Stubbins.

Je fais observer le r�glement, je ne suis pas si rabat-joie...

Ma conf�rence !

Gertrude vous installera. C'est la plus ancienne.

Pour une raison inconnue, il y a de nombreux arthritiques, ici.

Mais mon domaine, c'est le c�ur. Je suis cardiologue.

Cela vous int�resse-t-il ?

Bien s�r.

Je n'arr�te pas de parler de l'h�pital.

Je dois vous ennuyer � mourir.

Pourquoi dites-vous �a ?

� cause de mon silence ?

J'ai parfois cette impression...

Que vous ne sortez avec moi que par obligation.

Par obligation ?

- Oui, � cause du courrier. - Du courrier ?

J'�cris chez moi que je vous ai vue,

ma famille pr�vient la v�tre, et tout le monde est content.

Voyons, Morley ! J'aime �tre avec vous.

C'est vrai ?

Pourquoi �tes-vous venu �tudier � Munich ?

Cela me semblait une bonne id�e, � l'�poque.

Mais ici ou aux �tats. Unis...

Mais �tre dipl�m� de Munich vous donnera une certaine stature.

Vous �tes plus subtile que vous en avez l'air.

C'est le plus beau compliment qu'on m'ait fait depuis longtemps !

Moi aussi, je me demande pourquoi vous �tes venue en Europe.

Pour d�couvrir le monde ! N'est-ce pas une excellente raison ?

La majorit� des femmes viennent ici en qu�te d'amour.

Je n'appartiens pas � cette majorit�.

Ce n'est pas parce que je travaille ici que...

De toute fa�on, les hommes int�ressants sont rares, ici.

Je dois �tre...

le seul homme s�duisant de la r�gion.

Et je rentre dans un mois.

Une femme sens�e r�serverait vite le m�me bateau que moi.

Le SS United States, pont B. Pensez-y.

Je n'y manquerai pas !

Attendez-nous.

C'est nous qui finan�ons le concert,

et nous devions avoir les cinq premiers rangs.

Nous avons des invit�s importants, des personnalit�s.

On vous a r�serv� les rangs 1, 24 et 38.

Mais je ne peux pas �parpiller nos invit�s !

Madame, j'aimerais vraiment vous satisfaire,

mais c'est trop tard.

Les cinq premiers rangs sont r�serv�s.

Mais le concert a lieu ce soir !

Qu'a-t-il dit ?

"Que font ces femmes ici ?" N'est-ce pas ?

Mais enfin, vous ne comprenez pas...

Tout le monde dehors !

Comment allons-nous faire ?

Personne ne peut nous aider ?

Non, personne !

- Et le consulat ? - Tout le monde est parti.

Sauf Anselrod, peut-�tre, il vit l�-bas.

Il sera ravi que je lui demande �a.

- Si c'est la seule solution... - D'accord !

Restez l�. Je reviendrai vite.

Montrez-leur que nous occupons le terrain !

O� puis-je attendre ?

Si vous ne faites pas de bruit, j'ai une tr�s bonne place.

O� va-t-il ?

D�sol�e, je ne comprends pas l'allemand.

Vous dites qu'il est parti � Londres ?

On ne sait jamais ce qui lui passe par la t�te.

Va-t-il au moins revenir pour le concert ?

On verra bien. Il est toujours comme �a.

C'est sans doute � cause de son sang latin.

Sa m�re �tait italienne.

Il a v�cu en Italie apr�s la mort de son p�re.

Pourrais-je t�l�phoner ?

Bien s�r. Suivez-moi, je vous prie.

Non, il a tout laiss� en plan.

Il a peut-�tre m�me quitt� le pays.

Helen, vous plaisantez ! Et tous nos invit�s ?

Retrouvez. le !

Tr�s bien. Je vais faire mon possible.

Il loge chez la comtesse Reinhart.

Une demeure au bord du lac, vous n'aurez aucun mal � la trouver.

Je vous �cris l'adresse.

Attendez-moi.

Puis-je voir M. Fischer ?

Oui, Madame ?

Je suis l'intendante.

Est-ce bien ici que demeure M. Fischer ?

Comtesse Reinhart. Puis-je vous �tre utile ?

Je viens de la part de la Maison d'Am�rique.

Durant la r�p�tition, M. Fischer est parti subitement.

Comme c'est nous qui finan�ons le concert,

nous sommes naturellement assez inquiets.

Je vois.

Il est occup� pour l'instant, mais entrez, je vous en prie.

Si vous voulez bien patienter, je vais essayer de...

C'est M. Fischer. Il joue pour...

Il va vous recevoir bien vite. Asseyez-vous, je vous en prie.

Oui ? Que voulez-vous ?

C'est au sujet du concert. Nous sommes inquiets...

Le concert aura bien lieu.

N'ayez aucune inqui�tude.

Veuillez la reconduire.

Je vous demande pardon pour son impolitesse.

Puis-je vous offrir une tasse de th� ?

Non, merci beaucoup.

Vous avez �t� tr�s aimable. Au revoir.

Le Dr Hoffmiller et le Dr Ashley.

Le Dr Ashley vient faire ses adieux.

- Il rentre � Londres. - Demain.

Je vous remercie du temps que vous nous avez consacr�.

Hans m'a fait part de votre diagnostic.

J'aimerais �tre plus optimiste. Mais son cas n'est pas simple.

Nous pouvons tout juste t�tonner

et tenter l'impossible.

Mais ne perdons pas tout espoir.

Cela prendra du temps et de la patience.

Je me sens parfois responsable de sa maladie.

Comment savoir tout ce qui concourt � d�truire un �tre humain ?

Tonio, tu n'es pas parfait.

Mais tu ne dois pas culpabiliser.

Tu �tais ambitieux, plein de d�sirs.

Elle aussi.

Tu ne dois pas te morfondre.

Va de l'avant,

choisis entre les vivants et les morts !

C'est comme en musique,

on joue en mode majeur ou en mode mineur.

Il faut sentir la musique pour choisir le bon mode.

Alors choisis sans crainte un nouvel accord !

Tannh�user, ce soir ?

Le monde de V�nus

et celui de l'amour.

Tu es le mieux plac� pour le savoir.

Merci beaucoup.

C'est vous que j'ai vue cet apr�s-midi.

Je vous dois des excuses.

Non, je vous en prie.

Attendez !

Ne vous enfuyez pas.

Permettez que je vous reconduise, pour me rattraper.

Vous ne me devez rien.

Je le fais pour moi.

Pour pouvoir parler � quelqu'un.

Ma voiture est dehors.

Cet apr�s-midi, vous m'avez surpris � un mauvais moment.

Je comprends.

J'avais l'esprit troubl�, comme cela peut arriver.

Oui, je sais.

Vraiment ?

Comment ?

Mon visage le montrait-il ?

C'�tait juste une impression. Rien de plus.

Nous sommes arriv�s.

J'ai beaucoup aim� ce morceau.

Il peut �tre mieux interpr�t�.

Je l'ai mieux jou�, par le pass�.

Merci de m'avoir raccompagn�e.

J'esp�re que Munich vous pla�t. Quand �tes-vous arriv�e ?

Il y a 15 jours, et je n'ai pas encore vu grand-chose.

D'o� �tes-vous ?

De Philadelphie, en Pennsylvanie.

Je connais Philadelphie.

Vous avez oubli� ceci.

Bonsoir, � nouveau.

Il fallait le dire tout de suite.

Pour un m�decin, vous dansez fort bien le cha-cha-cha.

Attendez de voir ma samba.

C'est la meilleure de ce c�t� du Rhin !

Le probl�me est que vous n'�tes pas assez d�tendue.

Vous �tes trop absorb�e par la musique s�rieuse.

Comment �tait le concert ?

Quel dommage que vous n'ayez pas �t� l� !

Pour ma part, j'ai d� y assister depuis les coulisses.

Mais c'�tait merveilleux !

C'est un grand chef d'orchestre.

Comment s'appelle-t-il ? Pablo Fischer ?

Tonio Fischer.

Pablo, c'est espagnol.

Vous connaissez le ch�teau des Reinhart ?

� Starnberg ?

Oui, au bord du lac.

Que peut-on savoir de ces gens-l� ? Ils vivent repli�s sur eux-m�mes.

Quelle veine de vous trouver ici !

Je disais justement � Wolfgang...

Te voil�. C'est bien Wolfgang, hein ?

Wolfgang von Gertsoff. � votre service.

Mignon, hein ? Il est peintre, comme Piquesso.

C'est bien Piquesso ?

Picasso !

Je l'ai ramass�... rencontr� � un pique-nique.

Il m'a tout bonnement emball�e !

Gertrude !

Si Prue savait qu'une de ses filles s'est gris�e...

Un caf� noir !

Viens, Wolfie ! On d�range ces messieurs dames.

Prue est folle de joie !

Vu le succ�s du concert, on nous invite au Nymphenburg.

�a va �tre passionnant ! Le gratin de la musique y sera !

Ce ch�teau a longtemps appartenu � Louis II de Bavi�re, le roi fou.

Imaginez-le descendant ce m�me escalier !

Excentrique, mais profond�ment royal !

Belle r�ception, n'est-ce pas ?

- Contente de vous avoir revu. - Ne partez pas.

Conversons, cela se fait dans les r�ceptions.

- Mais Mlle Prue... - Ne vous en faites pas.

Elle est trop occup�e avec le roi fou de Bavi�re.

Voulez-vous quelque chose ?

Non ? Alors du champagne ?

Je ne pensais pas vous voir ici.

Je ne suis pas ours au point d'oublier mes obligations.

Je suis l'un des chefs invit�s au festival.

Oui, je sais.

Vous vous amusez ?

Beaucoup. C'est tr�s impressionnant.

Ce n'est pas comme Philadelphie.

Vous vous rappelez cela ?

Je croyais que vous n'aviez rien �cout�.

J'ai �cout� et j'ai retenu.

D�sol�, je dois me rendre � Salzbourg pour affaires.

Y �tes-vous d�j� all�e ?

Non, je connais par les livres.

Le berceau de Mozart, le festival organis� en son honneur...

Pouvez-vous vous �chapper ?

Oui, avec moi, en voiture.

Salzbourg ?

Je dois rester ici.

Tr�ve de devoirs !

Salzbourg n'est qu'� deux heures de Munich.

Faites-moi ce plaisir.

Fin de la discussion.

Je vais chercher la voiture.

Voyez-vous cette porte ?

Retrouvez-moi devant.

J'y serai dans cinq minutes.

C'est le plus beau jour de ma vie !

Jamais je n'aurais imagin� de paysages aussi ravissants !

Pardon. Je parle trop.

Continuez. J'aime vous �couter.

Vous �tes si s�re de vous, si directe.

Si peu compliqu�e !

Vous alliez le dire, comme tous mes amis.

Je ne suis qu'une gentille optimiste pas compliqu�e pour un sou !

Et voil� ! Salzbourg au soleil.

J'ai beaucoup lu sur la ville quand j'�tais enfant :

ses vieux manoirs, ses rivi�res, Mozart...

Et je la vois enfin !

Quel est ce grand palais ?

C'est celui de l'archev�ch�.

Il est tr�s c�l�bre. Et tr�s beau.

Tout est si diff�rent, ici !

Tout est pareil, partout dans le monde.

Les gens sont tous diff�rents et tous passionnants.

- J'en suis convaincue. - Et restez-le.

Les montagnes, les ch�teaux !

C'est un vrai conte de f�es.

L�-bas, c'est la cath�drale o� Mozart jouait de l'orgue enfant.

Et vous voyez cette maison jaune ?

C'est l� qu'il est n�.

Une maison ordinaire pour un homme extraordinaire.

Peut-on la visiter ?

Bien s�r.

Sa famille.

Ses instruments :

l'�pinette,

le violon,

le piano.

C'est si modeste.

Il a compos� cela pour une actrice qu'il aimait.

Elle a d� �tre fi�re d'inspirer une si belle musique.

Il ne lui a jamais d�clar� son amour.

Il �tait trop timide.

Les grandes �motions font fuir les mots.

Peut-�tre s'est-il tu pour une autre raison...

Et elle n'aimait pas sa symphonie.

Pardonnez-moi.

Je me perds en anecdotes.

Mais � chaque fois, c'est pareil.

Je suis profond�ment �mu par son g�nie

et par sa tragique solitude.

Aimeriez-vous venir au concert ?

Ici, � Salzbourg ?

Oui. La semaine prochaine, je dirige cette symphonie de Mozart.

Les concerts de Salzbourg sont ouverts � tous.

Vous seriez en coulisses, comme l'autre fois.

Oui, je savais que vous �tiez l�.

Je vous ai vue.

Je serais tr�s heureux de vous y revoir.

On ferme � 17 h.

Il est moins quatre.

C'est � faire demain matin.

Prue nous abreuve de travail. Je ne sais quelle mouche l'a piqu�e.

Vous sortez encore ce soir ?

Wolfie vous a vue avec Tonio Fischer

en divers endroits de la ville. C'est vrai ?

Quand vous a-t-il dit �a ?

Hier soir.

Et Morley a t�l�phon� pour votre d�ner de ce soir.

Vous aviez oubli� ?

On n'avait rien d�cid�. Je l'appellerai plus tard.

Helen, �a ne me regarde pas,

mais � Munich, les hommes ne sont pas comme chez nous.

Ah oui ?

En quoi ?

Helen, je me fais du souci pour vous.

Je sais, Gertrude.

Mais ne vous inqui�tez pas. Je le vois tr�s peu.

Je me sauve ! Je dois me changer.

Et cessez de vous tourmenter, tout va bien.

O� allez-vous ? Je devais passer vous prendre.

J'ai tent� de vous joindre � l'h�pital, je ne peux pas venir.

Bon, ce n'est pas grave.

Ne m'en veuillez pas, j'avais oubli�.

On en avait parl� il y a une semaine.

Ne soyez pas bless�, j'ai juste oubli�.

Prenons rendez-vous pour demain ou apr�s-demain.

Nous sortirons ensemble.

Merci, mais j'ai beaucoup de travail � l'h�pital,

plus un d�ner de m�decins.

Morley, cela me ferait plaisir.

D'accord, si vous voulez.

Je vous t�l�phone demain pour remettre �a.

J'attendrai votre appel.

Quand aura lieu son prochain concert ?

Il part pour Stockholm cette semaine.

Il va � Stockholm ?

Oui, le roi l'a invit�.

Allons-y. Ma voiture est dehors.

Vous �tes bizarre.

Qu'y a-t-il ?

Rien.

Rien du tout.

On sent d�j� l'automne.

On a parfois cette impression en plein �t�.

Avez-vous froid ?

Vous n'avez pas beaucoup parl�.

Que voulez-vous de moi ?

Je suis une femme ordinaire.

� Washington, il y en a des centaines comme moi.

Vous, vous �tes un chef d'orchestre c�l�bre.

Et vous allez � Stockholm, vous ne serez plus ici !

Que croyez-vous que je veuille de vous ?

Je l'ignore.

Vous pensez que vous n'�tes qu'un jeu pour moi ?

Oui, je vais � Stockholm,

pendant deux semaines.

Puis je reviendrai. Il le faut.

Je vais vous dire ce que je veux.

Nos rendez-vous, notre balade,

notre apr�s-midi � Salzbourg,

nos demi-heures ensemble apr�s un concert,

c'est ce que je vis de plus beau depuis des ann�es.

Croyez-moi. C'est vrai.

Ai-je r�pondu � votre question ?

Bien.

� demain soir.

- Je ne peux pas. . � midi.

Je serai au bureau.

Trouvez un pr�texte. Ma voiture vous attendra.

Qu'y a-t-il ?

Que fera-t-on, demain ? O� voulez-vous aller ?

Nulle part.

Nous ferons juste un tour.

Bonsoir.

Il est tard. Allez vous coucher.

O� allons-nous ?

Je n'en ai pas la moindre id�e.

Vous avez faim ?

Un pique-nique !

Dans un endroit id�al...

Ne craignez rien. Je vous ram�nerai saine et sauve au bureau.

Encore un verre ? Allons !

Quand j'�tais petite, un printemps, il y a eu la mode des capes.

Ces capes d'enfant, avec le petit gilet.

Toutes les fillettes en portaient une,

sauf moi.

Je ne disais rien � mes parents,

mais j'avais le c�ur gros, j'en pleurais.

Et puis, juste avant P�ques...

Vous en avez eu une.

La plus belle cape de la rue.

Toute doubl�e de soie rouge.

Ce jour-l�, j'ai su

que si on attend, si on esp�re

on obtient ce qu'on veut.

J'ai toujours d�sir� venir en Europe.

J'ai toujours r�v� que ce serait ainsi !

Un orage !

Il nous a surpris.

On ne faisait pas attention.

J'ai une maison de l'autre c�t� du lac.

Quelle trombe d'eau !

C'est adorable, ici !

Vous avez cette maison depuis longtemps ?

Beaucoup de Munichois ont une maison par ici.

Ne plaignez pas les artistes et les musiciens,

ils savent vivre.

Vous cuisinez ?

Comment cela ?

Nous sommes bloqu�s ici,

autant prendre nos aises.

La cuisine est l�-bas.

Allez voir ce qu'il y a � manger.

Je vais faire du feu.

Laissez cela.

On viendra ranger.

L'orage vous fait peur ?

Le retard ?

Je suis contente qu'il pleuve.

Ah oui ? Pourquoi ?

Il pleut forc�ment, lors d'un pique-nique.

Jamais je n'aurais imagin� une maison pareille.

Vous devez y �tre tr�s heureux.

En �t�, en vacances,

autrefois.

Cela ne pouvait pas durer.

Pourquoi ?

Je ne sais pas.

C'est dans la nature des choses.

Avec le temps, on change,

on apprend,

on paie ses p�ch�s.

Quand vous touchez � la perfection,

� un �tat rare et magnifique,

n'�tes-vous pas triste car au fond de votre c�ur,

vous savez que cela n'arrivera jamais deux fois ?

Ressentez-vous cela ?

Non, pas du tout.

Pourquoi dites-vous cela ?

Ne g�chez pas tout.

L'orage empire.

Le lac risque de d�border.

Alors nous devrions repartir tout de suite pour Munich.

Les routes sont si mauvaises ?

Ce sont des routes de montagne.

La lumi�re va revenir.

On vous attend � Munich ?

Je n'ai pas de concert.

Mais j'ai rat� mon train.

Pour Stockholm ?

Je prendrai l'avion demain.

Si le temps le permet.

Si nous rentrons jamais.

C'�tait le service forestier.

La mont�e des eaux atteint le niveau d'alerte.

La maison est tr�s pr�s du lac.

Il faut partir.

D'accord.

On passera par la route du haut.

- La pluie. - N'y pensez pas.

Ne pensez � rien.

Peut-�tre ne serons-nous pas emport�s par les eaux.

Et si nous l'�tions ?

Au matin, nous nous retrouverions au milieu du lac,

seuls, rien que tous les deux.

Personne ne pourrait nous atteindre.

Personne.

Quand je vous regarde,

je devine en vous la petite fille.

Je vous vois avec vos joues rondes, vos yeux clairs,

vous tenant bien droite dans votre petite cape.

Je suis trop �g�e pour qu'on puisse m'imaginer ainsi.

C'est la courbe de vos pommettes,

votre visage...

Vous serez encore ainsi

� 80 ans !

Helen, �coutez-moi.

Je veux vous dire...

Je dois vous dire...

Qu'il se fait tard.

Comme on dit : "Sans sommeil, la beaut� s'enfuit.

Et alors, c'est l'homme qui s'enfuit."

Vous �tes horrible ! Retirez ce que vous avez dit.

C'est retir�.

Nous devons partir t�t, demain.

Oui, je sais.

Je vous aime.

Le caf� de Madame !

Vous l'avez fait ?

C'est la premi�re fois de ma vie.

Il est s�rement d�licieux.

Allez-y, go�tez-le.

Noir ? Sans sucre ni lait ?

Pardon. Un, deux ?

Quatre !

Les premi�res neiges.

Un jour,

alors que je serai en train de me promener,

ce paysage me reviendra � l'esprit.

Tout : le lac, l'orage, les montagnes coiff�es de neige.

Des images inoubliables !

Il faut nous d�p�cher.

Je veux aller � l'a�roport avec vous.

Mais je dois repasser chez moi. On r�veillerait la comtesse.

Je promets d'�tre silencieuse comme une souris.

Je veux �tre avec vous.

Je vais d�marrer la voiture, avec de la chance.

Attendez-moi dans ce pavillon.

J'y �tudie quand il fait beau. Vous y serez bien.

Je reviens vite.

J'aime votre robe.

Elle est blanche ?

Vous �tes am�ricaine ?

Que faites-vous � Munich ?

Vous dansez ?

Nous dansions souvent,

mon mari et moi.

Nous avons dans� partout, dans le monde entier.

� Rome, New York, Stockholm.

En hiver,

la ville �tait toute blanche et muette.

On n'entendait que la musique.

On dansait jusqu'� l'aube,

jusqu'� ce que les musiciens arr�tent.

Quelles nuits merveilleuses !

Si vous aviez vu Tonio, alors !

Quand il m'enla�ait,

toutes les femmes me regardaient et m'enviaient.

Leurs yeux me ha�ssaient,

elles voulaient me le prendre, les arrogantes !

Les yeux des femmes peuvent �tre si arrogants.

Mais il ne les regardait pas,

il n'aimait que...

Qui est-ce, Tonio ?

Elle est tr�s belle.

Adorable, m�me.

Nous nous coiffons pareil. Vous avez vu ?

Enfin, c'est ainsi que je me coiffais autrefois.

Reni,

rentrons � la maison.

Irina te cherche.

Je n'aurais pas d� venir ici. Je suis d�sol�e.

�coutez. moi. Ne partez pas.

Laissez-moi vous expliquer !

Je vous en supplie, attendez-moi.

Je veux m'assurer qu'on prend soin d'elle.

Tonio la fait mettre au lit. Il va arriver.

C'est tr�s perturbant quand on ne conna�t pas son �tat.

C'est diff�rent, quand on vit avec elle depuis des ann�es.

Depuis combien de temps ?

Est-elle malade ?

Pr�s de quatre ans.

On ne peut rien faire ?

On essaie. C'est pour �a qu'elle est � Munich.

Mais il y a peu d'espoir.

C'est ma ni�ce, la fille de mon fr�re.

Elle me fait de la peine.

Et ses proches aussi.

C'est tr�s dur pour eux aussi, croyez-moi.

Comment va-t-elle ?

Elle s'endort.

Tonio, vous allez rater votre avion.

Vous �tes tr�s en retard.

- Laissez-moi vous expliquer. - C'est tellement banal.

Ces amourettes arrivent tous les jours.

Mais pourquoi me choisir moi ? Ce n'est pas juste.

Ce n'�tait pas une amourette.

Je me suis inqui�t� pour vous.

Combien de fois me suis-je dit que je n'avais pas le droit !

Oui, je suis mari�.

C'est ma femme.

Je sais ce que cela signifie pour vous.

Qu'esp�riez-vous de moi ?

Je ne suis pas un saint !

Un homme n'a-t-il pas le droit de prendre, de saisir,

la femme qui lui redonne une raison de vivre ?

Pourquoi ne m'avoir rien dit ?

Peut-�tre avais-je peur de savoir... Mais vous auriez pu me le dire.

Tout aurait �t� fini dans l'instant, n'est-ce pas ?

Je ne sais pas.

J'ai pass� des moments magiques,

et maintenant, tout est fini,

bien fini !

Je n'�tais pas s�r de vous trouver.

Vous ne quittez jamais votre n�cessaire � couture ?

Il fait tr�s chaud. Dans les 28 degr�s.

Ma classe organise une soir�e la semaine prochaine.

Chacun doit amener quelqu'un.

�a vous dira peut-�tre si vous avez le temps.

J'ai le temps.

Jolie robe !

En soie ? Neuve ?

Non. Elle n'est ni en soie ni neuve.

Elle est de l'�t� dernier.

Les �t�s sont chauds aussi � Washington, n'est-ce pas ?

Je me sauve, j'ai beaucoup � faire. Que �a me plaise ou non.

Les Fran�ais ont un dicton...

Nous finissons toujours par rentrer au port.

Tout finit toujours par s'arranger.

Je l�ve parfois le nez de mes manuels de m�decine.

Bien, je vous t�l�phonerai.

Vous voulez partir ?

Non. C'est votre soir�e.

Vous avez travaill� si dur.

Mais vous ne tenez pas � rester. Venez.

Je ne vous priverai pas de vos amis. Et puis, on n'a dans� qu'une fois.

Mais je n'aurais jamais d� vous faire venir.

Vous voulez marcher ?

Oui, la maison est tout pr�s.

Helen, je pense beaucoup � vous.

Je pense � vous � la clinique, quand j'�cris un article...

Je rentre bient�t au pays.

Je vais ouvrir mon cabinet.

Je pense � l'avenir.

On me dit assez dou� dans mon domaine.

Je vais devenir un bon parti.

Vous seriez tranquille, avec moi. Je vous offrirais une belle vie.

Morley, je ne suis pas la gentille petite fille que vous imaginez.

Soyez raisonnable, rentrez vite au pays.

Fuyez-moi de toutes vos forces !

Je ne veux pas �tre raisonnable.

Mais vous, regardez la r�alit� en face.

Dans tous les sens du terme, vous �tes en terrain �tranger.

Ce qui vous arrive est une illusion, un cauchemar enchanteur.

Vous ne vivriez jamais cela � Philadelphie.

Le jour viendra o� vous vous r�veillerez.

Votre place n'est pas ici.

La d�cision vous appartient.

Mais sachez au moins ceci :

vous �tes pour moi une femme d�licate, honn�te

et tr�s belle.

Et, je vous le promets,

je vous aimerai toujours.

Non, je n'attends pas de r�ponse.

Il fallait que je vous le dise.

Pas de d�cision pour l'instant.

Juste un zeste de tentation...

Vous souriez. �a me pla�t.

Passez � l'h�pital demain. Je vous invite � d�jeuner.

Qu'en dites-vous ?

Avec plaisir !

Vous cherchez Morley ?

- Il termine, il arrive. - Je l'attends ici.

Entrez donc. C'est permis.

- Vous avez attendu longtemps ? - Non.

- �a vous ennuie d'�tre venue ici ? - Pas du tout.

C'�tait pour gagner du temps.

Vous semblez tr�s important, ici.

En vous regardant, je croyais voir un autre homme.

Venez. Vous devez avoir faim.

Par l�, c'est plus court.

Je vous croyais encore � Stockholm.

Je suis revenu plus t�t que pr�vu.

Il n'y a rien d'alarmant.

Je la ram�ne � la maison.

M. Fischer, mon ami le docteur Dwyer.

Vous �tes sp�cialis� en psychologie ou en neurologie ?

Non. On ne faisait que passer � cet �tage.

Excusez-moi. Au revoir.

Elle est pr�te ?

Oui, elle est habill�e.

Vous allez bien, mon enfant ?

Oui, je vais bien.

Que s'est-il pass� ?

Elle a eu une crise pendant qu'il �tait absent.

Est-ce tr�s grave ?

Oui. Comme toujours.

Si elle restait ici, elle recevrait les soins appropri�s.

Mais il refuse.

Excusez-moi, ils m'attendent.

Allons-y.

Je suis occup�.

C'est l'heure de d�jeuner.

Ne m'en veuillez pas, je devais vous revoir.

Je n'ai pas beaucoup de temps.

Ne vous ai-je pas assez tourment�e ?

Que venez-vous faire ici ?

Je devais venir. Vous le savez.

L'autre jour, je suis partie...

Je ne pouvais pas en rester l�.

Vous avez dit vous-m�me que ce n'�tait pas fini.

Si, c'est bien fini !

Nous nous sommes rencontr�s,

nous nous sommes aim�s.

C'�tait une erreur,

un p�ch�.

Je n'avais pas le droit

de vous entra�ner.

Vous n'avez pas � �tre punie.

Punie ?

C'est une punition.

Mais ce n'est pas de votre faute.

Un homme qui vit si longtemps avec une femme

peut-il �tre innocent de sa folie ?

Ne voyez-vous pas que c'est impossible ?

Que �a n'a pas de sens ?

J'ignore si c'est possible ou non,

j'ignore si c'est sens�, intelligent ou non.

Je ne parle pas avec ma raison.

Je ne demande qu'� rester aupr�s de vous,

quoi qu'il arrive.

C'est ce que je voulais vous dire.

J'ai sign� votre entr�e.

Morley est l�.

Je ne veux pas le voir.

Il a quelque chose � vous dire.

Il vous attend dans le hall.

Bon, j'y vais. Merci, Gertrude.

J'�tais dans le coin, alors je suis pass�.

Je pars demain. Je rentre au pays.

Demain ?

Si vite ?

Le temps passe si vite.

Il n'est pas trop tard.

Ne craignez pas de changer d'avis.

Ne laissez pas l'orgueil ou la g�ne vous faire obstacle.

Il a v�cu toute une vie avec elle.

Il est li� � elle de maintes fa�ons.

Arr�tez, Morley.

Ne cherchez pas � m'effrayer.

Croyez-vous que je n'y ai pas pens� ?

Il faut que je reste avec lui pour l'aider.

Comment pourrais-je l'abandonner ?

Non, vous ne l'abandonnerez pas, vous n'�tes pas comme �a.

J'aimerais n'�tre jamais venue � Munich.

Vous ne seriez pas venu non plus...

Nous nous serions connus au pays,

chez des amis, � une r�ception.

Au revoir, Helen.

J'aimerais vous �crire.

Me r�pondrez-vous ?

Bien s�r.

Il faut que je vous parle.

J'ai eu du mal � me sauver.

Vous ne devriez pas �tre ici.

Mais j'ai r�ussi � trouver un taxi.

O� est la comtesse ?

Irina n'a rien � voir l�-dedans.

Je vais la chercher.

Si vous tentez de m'�chapper, je vous suivrai.

Je ferai une sc�ne.

Vous croyez que je vais vous laisser me l'enlever ?

Jamais !

Je vous suivrai l� o� vous vous rencontrez,

o� vous vous embrassez.

Je vous torturerai,

comme vous me torturez.

Pauvre secr�taire noy�e dans les romans � l'eau de rose !

Vous croyez avoir trouv� le grand amour !

Ne dites plus rien.

Comment pouvez-vous croire

que cela sera possible ?

Savez-vous ce que j'�prouve

en me r�veillant le matin,

quand je remercie Dieu

d'avoir enfin pu dormir ?

Quand je Le remercie, malgr� mes terreurs,

de n'�tre pas morte pendant la nuit ?

Personne ne comprend.

Personne ne veut comprendre ce que je ressens

quand tout est noir !

Ne me l'enlevez pas.

Vous �tes belle, forte,

vous en trouverez d'autres.

Je n'ai que lui.

J'ai tant besoin de lui ! Que deviendrais-je ?

O� est Irina ?

Je devrais �tre dans ma chambre.

Pourquoi me regardez-vous ?

Aidez-moi.

Je vous en prie !

Je vous ram�ne chez vous.

J'ai appel� Tonio.

Il va arriver. Il veut vous parler.

Non, je vous en prie. Je le verrai demain.

Je comprends.

Vous n'avez pas la conscience tranquille.

Vous vous trouvez �go�ste.

Vous avez tort.

Soyez �go�ste. Oubliez-la.

Je ne peux pas.

Elle sera bien soign�e, par les meilleurs m�decins.

Comment peut-on oublier un �tre humain ?

Je lui enl�ve, comme elle l'a dit.

Vous l'enlevez ? Mais � qui ?

Il n'y a plus de Reni !

Je vous choque ?

Une dame �g�e, tenir de tels propos...

J'aime Reni. Elle est mon sang, la fille de mon fr�re.

Et pourtant, je vous le dis :

allez avec Tonio, restez aupr�s de lui.

La vie est-elle si longue ?

Attendez-le. Parlez-lui.

Il vous aime. Il a besoin de vous.

J'ai fait venir le Dr Hoffmiller. En attendant, je pr�pare un calmant.

Elle pourrait en avoir besoin si elle se r�veille.

Je voudrais t�l�phoner.

Oui, il faut que j'appelle le Dr Dwyer, � Munich.

Et je ne veux pas risquer de r�veiller Mme Fischer.

Je suis au ch�teau des Reinhart. Savez-vous o� il se trouve ?

Bien s�r. Mais que se passe-t-il ?

J'ai besoin de vous.

J'arrive d�s que possible.

Alors, docteur ?

Elle est en �tat de choc.

La piq�re que je lui ai faite l'apaisera en attendant son m�decin.

Il l'examinera lui-m�me.

Merci, docteur. Infiniment.

�tez ces v�tements mouill�s, ou j'aurai deux malades.

Je vais vous donner de quoi vous changer.

Venez.

Heureusement que le Dr Dwyer �tait l�.

L'aviez-vous appel� ?

Voulez-vous un verre de brandy ?

Non, merci. �a va.

Je m'en vais.

Je rentre en Am�rique.

Je ne sais pas ce que j'�tais venue chercher en Europe.

J'ignorais m�me que je cherchais quelque chose.

Sans doute cherchais-je l'impossible.

Des id�es romanesques p�ch�es dans les livres.

Il arrive des choses terribles quand le d�sir est trop fort.

Quand j'ai vu Reni se jeter � l'eau pour mourir,

j'ai �t� tent�e de fermer les yeux

et de la laisser faire.

Pendant un instant,

j'ai vu la solution.

Je croyais vous aimer plus que tout au monde.

Mais pas � ce point.

Elle m'a suppli�e de la laisser mourir,

les yeux emplis d'angoisse.

Elle ne peut pas vivre sans vous.

Elle a besoin de vous voir, de vous entendre.

Aupr�s de vous, peut-�tre gu�rira-t-elle.

Sans vous, tout est perdu pour elle.

Vous ne comprenez pas ?

Tout ce que vous cherchiez en moi, tout ce que vous aimiez,

c'est ce que vous avez perdu en elle.

Excusez-moi.

Je vous attends dehors.

Je vous rejoins tout de suite.

Nous n'avons pas le choix. C'est impossible !

Vous avez raison.

Ce serait impossible.

Ce n'est sans doute possible pour personne.

Adieu !

Ramenez-moi, Morley.

Bien s�r, chez vous.

Non, ramenez-moi... chez nous.

Sous-titrage Titra Film Paris

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.