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MER DE BÉRING
58° 31' 00.8" N, 176° 13' 12.6" O
29 FÉVRIER, 12 H 01 HEURE D'ANADYR
Rapport de mission.
Fédération de Russie, sous-marin K599, le Sébastopol.
Opération : Podkova.
74e jour.
Le système de défense autoévolutif que nous testons
continue de fonctionner parfaitement.
Cela tient même
du miracle.
Nous naviguons à l'estime sous la calotte glaciaire arctique,
à cinq jours de chez nous.
Après 25 000 nautiques,
le Sébastopol s'est délibérément approché de toutes les flottes militaires du monde
en restant totalement invisible.
La furtivité acoustique a dépassé toutes nos attentes.
Nous sommes actuellement à la pointe de l'art
de la guerre.
La machine à tuer la plus redoutable
jamais conçue par l'homme.
Et nous sommes impossibles à détecter.
Commandant, contact Sierra 8-3,
signature d'un sous-marin américain Virginia.
Azimut 1-3-0, en approche.
Postes de combat, situation silence.
Central, situation ?
Immersion : 50 m. Fond sous la quille : 72 m.
Hauteur sous la banquise : 21 m.
- Distance des grands fonds ? - Un nautique.
Aléoutiennes dans six minutes.
Manœuvre d'élaboration. À gauche, 15.
Venir au 1-0-0.
Remontez à faible vitesse.
Le commandant prend la manœuvre.
Reçu. On vient en route au 1-0-0.
En route au 1-0-0.
Armes, distance du but ?
Solution de tir sur le but à 15 000 m.
C'est pas logique. Avec un audio aussi fort ?
Il est plus près que ça.
La solution de tir vient de passer à 10 000 m.
C'est trop rapide.
Données cohérentes, distance confirmée.
À droite toute, venir au 2-7-0.
En route au 2-7-0.
On esquive vers les grands fonds.
Contact en azimut 1-6-0.
Défilement nul ?
Il est là, il nous suit.
Il nous voit.
Impossible. On est indétectables.
Contrôlez sonar et console de tir. Quelque chose ne va pas.
Il met en eau ses tubes lance-torpilles.
Disposez tubes lance-torpilles.
- Vérification ! - Clair à l'avant !
- Clair à l'arrière ! - Torpilles au tube !
Les torpilles sont au tube.
Il ouvre ses portes !
Tubes 1 à 4. Ouvrez les portes.
Solution de tir, tube 2.
Reçu. Tube 2 paré.
Il nous provoque.
Il cherche un prétexte pour nous faire sauter.
Torpille, azimut 2-0-0. À 1 000 m, elle accélère !
À gauche toute, vitesse maximum.
Barre toute à gauche, vitesse maximum.
- Larguez les leurres ! - Largués.
- Feu tube 2. - Tube 2.
Torpille en route.
Torpille ennemie en rapprochement à 800 m.
Elle a franchi nos leurres.
À droite toute.
600 mètres.
Chassez rapide à tous les ballasts.
400 mètres.
Diffusez l'impact torpille.
200 mètres.
Préparez-vous à l'impact.
Torpille ennemie, impact dans...
Cinq... quatre...
- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Elle a disparu.
Elle nous a ratés ?
Elle s'est volatilisée. Plus aucune trace.
Sonar, où est le bâtiment ennemi ?
Azimut 3-3-0, à 4 000 m sur tribord avant.
Notre torpille est sur lui.
Impact avec le but dans...
Elle a frappé où ?
Le sous-marin ennemi a disparu.
Il s'est volatilisé.
Je ne comprends pas.
Il n'a jamais été là.
On a pisté un fantôme.
Il était là. Les sonars ne mentent pas.
Ils ont menti, aujourd'hui.
Armes, désactivez notre torpille.
Désactivation.
Rompre du poste de combat.
Ça sert à ça, les essais.
Il y a un bug dans le système.
La machine est hantée.
- On rentre. - Commandant,
notre torpille ne répond pas, elle revient sur nous !
Impact imminent, 400 mètres.
Filoguideur, stoppez notre arme.
En rapprochement. Distance, 200 mètres.
Chassez rapide ! Alerte impact !
C'est le livreur !
Il y a quelqu'un ?
Identifiant ?
Du calme.
Du calme.
Identifiant.
India Zoulou 2-5-4.
Bravo Écho 1-1.
Pas encore.
La question de sécurité, d'abord.
Ah oui, désolé.
Quel est le serment ?
"Nous vivons et mourons dans l'ombre
pour nos proches
comme pour les inconnus."
Sur la table.
Bienvenue à Mission Impossible.
Tu as fait le bon choix.
Monsieur.
Bonsoir, M. Hunt.
Ça fait longtemps.
Notre vie est la somme de nos choix
et nul n'échappe à son passé.
Il y a 30 ans, nous vous avons donné le choix :
rejoindre Mission Impossible ou passer votre vie en prison.
Grâce à vos aptitudes exceptionnelles, votre gouvernement vous a pardonné.
Mais nous n'oublierons jamais.
Tout comme vous n'oublierez jamais la mort
qui vous a mené à nous, il y a des années.
Cela pour vous rappeler votre serment d'allégeance.
Les enjeux de cette mission sont plus élevés que jamais.
Vos écarts de conduite habituels ne seront pas tolérés.
Si toutefois vous acceptez, il est impératif que vous écoutiez.
Votre gouvernement recherche une clé.
Sa fonction, vitale à nos yeux,
ne vous concerne pas.
Ce qui vous concerne, c'est l'implication de votre amie, Ilsa Faust.
Elle a tué un coursier à Istanbul.
Nous pensons qu'il avait sur lui la moitié de la clé que nous recherchons.
La raison de l'implication d'Ilsa est un mystère,
ainsi que l'endroit où elle se trouve.
Ce qui est certain, c'est que votre gouvernement a mis sa tête à prix.
Ces mercenaires comptent récupérer la prime.
Ils ne ramènent jamais personne vivant,
et rarement en un seul morceau.
Ils vont rechercher votre amie
dans le désert arabe du Quart Vide.
Trouvez les mercenaires et vous la trouverez.
Votre mission, si toutefois vous l'acceptez :
récupérer la clé et nous la remettre.
Le sort d'Ilsa sera alors entre vos mains.
Comme toujours, si l'un de vos coéquipiers est capturé ou tué,
le ministre niera avoir eu connaissance de vos activités.
Ce message s'autodétruira dans cinq secondes.
Bonne chance, Ethan.
LE DÉSERT D'ARABIE PRÈS DE LA FRONTIÈRE DU YÉMEN
Ethan.
De quoi parle-t-on ?
Cette entité a des personnalités multiples :
elle se comporte parfois comme un virus...
RÉUNION DES SERVICES DU RENSEIGNEMENT WASHINGTON
...puis un ver, puis un botnet.
Elle corrompt toute donnée numérique qu'elle rencontre.
Une fois infecté,
rien d'enregistré, stocké ou transmis numériquement n'est fiable.
Au départ, l'Entité visait surtout infos et réseaux sociaux,
ce qui nous rendait souvent service.
Mais il y a six mois,
l'Entité a piraté le renseignement saoudien.
Elle a assimilé leur IA top secrète d'active learning
avant de disparaître dans le cloud.
Les infections ont été multipliées par 10 000 en 24 h.
Une invasion exponentielle.
Ce qui suggère que l'Entité aurait développé
une conscience.
Elle penserait par elle-même ?
Rien qu'en trois semaines,
elle a infiltré nos télécoms satellite, la Réserve fédérale,
la Bourse et notre réseau électrique.
L'aviation civile, la NASA, et nos forces armées.
Nous ne sommes pas les seuls.
Elle a infiltré les banques centrales du monde entier.
Piraté les systèmes monétaires et de défense
de la Russie, de l'Inde, d'Israël, de l'Australasie et de l'Europe.
Que leur a-t-elle fait, exactement ?
Rien.
Rien ?
Elle est apparue et a disparu
en laissant des traces évidentes
et un message très clair.
"Je reviendrai."
Quel que soit son but, nous ne pouvons pas l'arrêter.
Son énergie est consacrée à un seul objectif.
Le renseignement mondial.
La vérité telle que nous la connaissons.
L'ensemble de la communauté du renseignement
s'empresse d'archiver sur papier
nos données certifiées
avant que nos centres de données soient corrompus.
Ce qui ne saurait tarder.
L'Entité saura précisément
comment miner nos forces et exploiter nos faiblesses.
Faire de nos alliés des ennemis
et de nos ennemis, des agresseurs.
Sanctuarisons nos services,
coupons-les du reste du monde.
C'est déjà fait.
Mais les serveurs sont entretenus par des humains.
Et l'humain fragilise toute chaîne de sécurité,
surtout face à un ennemi impie, apatride et amoral.
Qui écoute, lit, observe patiemment.
Qui recueille nos secrets les plus intimes depuis des années.
Qui enjôle, escroque, soudoie ou incarne n'importe qui
et nous manipule à loisir grâce à notre addiction
à une réalité numérique soigneusement élaborée.
Un ennemi qui est partout
et nulle part.
Sans existence tangible.
Donc,
le nec plus ultra des services secrets, aux tactiques les plus sophistiquées,
est incapable d'éliminer cette chose ?
Il ne faut pas l'éliminer.
Il faut la contrôler.
Et comment s'y prendre, M. Kittridge ?
Selon la CIA, infiltrée au Kremlin,
le renseignement russe s'emploie essentiellement
à récupérer les deux moitiés d'une clé cruciforme.
- Qui ouvre quoi ? - On ne sait pas trop.
Les Russes croient cette clé capable
de désactiver notre mystérieuse entité,
même s'ils espèrent
la contrôler. La domestiquer.
Vous le croyez aussi, Kittridge ?
Ce qui importe, c'est que le reste du monde le croie.
Le Japon, l'Inde, l'Allemagne et les Britanniques le croient,
mais aucun d'eux,
ni même nos plus proches alliés,
ne nous en a soufflé le moindre mot.
Il semble donc que le monde entier
convoite les deux moitiés de cette clé.
C'est chacun pour soi, non pas pour éliminer cette chose, monsieur,
mais pour en faire une arme
et ainsi, établir une nouvelle forme incontestable
de domination mondiale.
Comment la trouver en premier ?
Un acheteur passera quelque part au Moyen-Orient
au cours des prochaines 72 heures.
Nous pensons qu'il a déjà la moitié de la clé.
Vous "pensez" ?
Il peut s'agir d'une contrefaçon.
Comment s'en assurer ?
La seule chose qui puisse authentifier une moitié de la clé,
c'est l'autre moitié, son âme sœur.
Une solution de sûreté intégrée.
Où trouver l'âme sœur ?
Nous pensons que l'autre moitié de la clé
était entre les mains de cette femme.
Qui est-ce ?
Ilsa Faust.
Ex-renseignement britannique.
- Où est-elle ? - Elle est morte.
Elle a été... pardon,
tuée par des mercenaires chasseurs de primes.
Envoyés par qui ?
Vu son domaine d'activité, n'importe qui.
N'importe qui a sa demi-clé ?
Pas tout à fait n'importe qui.
J'ai envoyé un homme à sa recherche,
le seul à qui elle aurait confié sa demi-clé.
L'a-t-il récupérée ?
Je l'ignore. Il a... refusé de rendre compte.
Refusé ?
C'est qui, ce type ?
C'est confidentiel.
Je dirige le renseignement américain.
Qu'est-on censé me cacher ?
La FMI.
La banque mondiale ?
Pas le Fonds monétaire international.
L'autre FMI. La nôtre.
Qui veut dire ?
Force Mission Impossible.
- Vous n'êtes pas sérieux ? - J'ai bien peur que si.
Que font ces gens ?
Tout est dans le nom : ce qu'on ne peut pas faire.
Qui les dirige ?
Ils n'obéissent pas aux ordres habituels, nous leur laissons...
un mot.
Vous leur laissez un mot ?
M. Kittridge.
Mission Impossible opère de façon autonome pour le Président.
Si j'ai bien compris,
quand une mission dépasse vos compétences,
vous "laissez un mot" à un homme sans nom
en espérant qu'il accomplisse la mission ?
C'est ça ?
Si toutefois il choisit de l'accepter.
Quel genre d'unité choisit ses missions ?
Mission Impossible a été créée
pour éviter les mauvaises surprises.
Si ses agents ne peuvent pas garantir le résultat,
ils peuvent refuser.
Je comprends.
Vous êtes contrarié.
Pas du tout, Kittridge.
Vous vouliez que je vous écoute.
Je suis tout ouïe.
Bon.
J'ai mis à prix la tête d'Ilsa,
mais je vous ai mené à elle.
Je ne lui ai pas demandé de voler la clé, elle avait ses raisons.
Mais c'est le schéma habituel, n'est-ce pas ?
Vous la sortez du pétrin et à chaque fois, elle trouve le moyen de s'y remettre.
Arrête ! Ilsa !
C'est moi.
Écoute-moi. Tu es morte. Et tu le restes.
Attends !
Je ne présenterai pas d'excuses.
C'est mon boulot de vous utiliser
et c'est le vôtre de vous rendre utile.
Avez-vous accompli votre mission, oui ou non ?
Je ne sais pas où est l'autre moitié,
je ne sais pas ce qu'ouvre la clé complète,
mais je la trouverai.
Et ensuite ?
Personne ne doit se voir confier le contrôle de l'Entité.
Je vais l'éliminer.
Ethan.
La prochaine guerre mondiale ne sera pas froide,
elle sera meurtrière, à coups de missiles.
On se disputera un écosystème à l'agonie,
les dernières traces d'énergie,
d'eau potable, d'air respirable.
Quiconque contrôlera l'Entité contrôlera la vérité.
Les concepts du bien et du mal
pourront être universellement redéfinis pour les siècles à venir.
Vous entendez ce que vous dites ?
Le temps où vous défendiez un soi-disant intérêt supérieur
est révolu.
Vous devez choisir un camp.
Je n'ai jamais changé de camp.
Ne vous en mêlez pas.
Impossible.
Vous nous aurez sur le dos, nous et le reste du monde.
D'une façon ou d'une autre, cette mission
va vous coûter très cher.
Si je ne décroche pas, on va avoir de la visite.
M. Denlinger, s'il vous plaît.
Le directeur est occupé. Je peux vous renseigner ?
Qui êtes-vous ?
Le directeur de la CIA, Eugene Kittridge.
- Identifiant ? - "bassnote", en un mot.
- Monsieur, nous avons un problème. - Sans blague ?
Votre auxiliaire a été retrouvé inconscient chez lui, il y a 10 minutes,
sans doute drogué.
Je comprends.
Je ne crois pas.
Il a été enregistré à l'accueil il y a 15 minutes.
Je comprends, merci.
Pouvez-vous parler librement ?
- Non. Merci. - Une équipe arrive.
Si vous êtes en danger, raccrochez avant que je compte jusqu'à cinq.
Comment comptez-vous sortir d'ici ?
Évidemment.
MISSION : IMPOSSIBLE DEAD RECKONING PARTIE 1
BASE AÉRIENNE AL DHAFRA ÉMIRATS ARABES UNIS
Votre attention :
un agent américain remonté contre son pays
a disparu après une défaillance.
Ses intentions menacent nos intérêts nationaux.
Il doit être neutralisé à tout prix.
Tout ce qu'il a sur lui est capital
et doit être récupéré intact.
L'homme, lui, est accessoire.
Il ne faut pas le sous-estimer.
Expert en infiltration, imposture, sabotage et guerre psychologique.
Pour ainsi dire, mesdames et messieurs,
c'est un caméléon télépathe, l'incarnation du chaos.
Alors, pour votre sécurité et celle de vos camarades,
ne baissez la garde
qu'après lui avoir planté un pieu en plein cœur.
Ce n'est pas un exercice.
Il a conscience de lui-même, il apprend seul
et il engloutit la vérité, ce parasite numérique.
Il infeste le cyberespace.
Ça nous pendait au nez.
Les deux moitiés de cette clé
pourraient nous permettre de contrôler cette... entité.
Tous les États de la planète nous tueraient pour cette clé.
Le nôtre inclus.
Exact.
C'est donc une mission non autorisée,
déjà hors cadre.
Et cette simple conversation peut être vue comme de la haute trahison.
Soit, comme on dit, la routine.
C'est quoi, le plan ?
Un passager du vol 746 va faire une escale de 30 minutes,
durant laquelle il espère acheter cette demi-clé.
Logiquement,
il aura l'autre demi-clé sur lui.
Seul moyen d'authentifier la nôtre.
Comment on identifie l'acheteur ?
Ce compteur Geiger
détectera les marqueurs radioactifs de sa demi-clé.
Ces lunettes à réalité augmentée
nous mèneront à lui.
Très malin.
Donc, tu identifies l'acheteur, tu lui fais les poches et bingo.
Non. Bien sûr.
La clé n'a aucune valeur si on ignore ce qu'elle ouvre.
Tu vas lui vendre notre demi-clé.
Nous, on trouve son vol suivant
et on te prend un billet sur ce vol.
Comme ça, tu suis la clé où qu'elle aille.
En espérant découvrir ce qu'elle ouvre.
Précisément.
Réussir à assembler la clé
n'est que le début.
Pour sauver l'humanité, nous devons trouver ce qu'elle ouvre.
Ce mec, tu le connais ?
Pas personnellement.
Mais c'est personnel.
Regarde.
Alerte sécurité. Bagage suspect pour Venise.
Ah non, fausse alerte.
Overwatch ? Snapshot. Il est où ?
Snapshot d'Overwatch, je l'ai.
Terminal B, porte 15, vers le sud.
- Si, je peux. - Non.
Ethan, explique au Zorro du réseau
que je code aussi bien que lui ?
Sans commentaire.
Tu penses que le Virtuose du virtuel
arrivera à tuer l'Entité,
et moi, je tiendrai son fer à souder ?
- Probable. - C'est sûr.
Dites-moi où il est.
- Où il est ? - Costard bleu. Devant vous.
- C'est pas lui. - C'est lui.
- Non. - Je vous dis
que la reconnaissance faciale...
Comment t'as fait ?
Nul n'échappe au Virtuose du virtuel.
- Je l'ai. - Il est où ?
Terminal E, porte 5.
C'est à l'autre bout !
Ils vont vers le terminal E. Ce côté de l'aéroport est tout à toi.
- Merci. Je vois l'acheteur. - Vu.
Otto Von Bork. Suisse.
En transit pour Venise. Départ dans 30 min, vol 1031.
Benji, prends-moi un billet.
Vol 1031 pour Venise. En cours.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Il s'est fait taper. - Comment ça ?
Cette femme lui a fait les poches. Identifie-la.
Coupe nos micros.
- Quoi ? - Le sac partait sur le 1031.
Quel sac ?
Le bagage suspect, tout à l'heure.
- Et alors ? - Il partait sur le 1031 pour Venise.
L'avion de l'acheteur. D'Ethan.
Luther, qui est cette femme ?
Et si c'était pas une fausse alerte ?
Et si c'était une bombe ?
Et si l'Entité nous le faisait croire pour empêcher Ethan d'embarquer ?
- Qu'est-ce qui se passe ? - On le prévient ?
Les gars, vous m'entendez ?
Trouve le sac. Je te guide.
Luther, un problème ?
Rien d'inquiétant. On gère.
Ça y est.
Infos sur la femme dispo... maintenant.
Je sais pas qui c'est, mais c'est pas une espionne.
C'est une voleuse.
Je vais où, Luther ?
Porte à gauche.
Je la déverrouille.
Le sac est sur le plateau 01833,
direction nord-ouest du bâtiment.
Reçu.
Salut.
Bonjour.
Ah, d'accord.
Vous m'avez prise pour une autre.
Non, merci.
Laissez-moi une chance.
Je vais crier.
J'espère bien.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Cette clé,
que vous avez volée à l'homme,
ne vaut rien
sans celle-ci.
Mais ensemble,
elles valent les quatre millions
que l'homme avait sur une clé USB.
Je ne suis pas au courant.
Pourtant, vous l'aviez sur vous.
Qui êtes-vous ?
Vous avez un complice ?
Jamais. Je travaille en solo.
Aujourd'hui, en duo.
L'homme doit conclure la transaction. Vous allez lui glisser
les deux clés dans la poche
avant qu'il embarque dans...
- Sept minutes. - Sept minutes.
Vous savez vider les poches.
Saurez-vous les remplir ?
Vous pensez vraiment que je vais remettre la clé ?
J'en suis sûr.
Vous êtes une voleuse. L'argent, c'est moi qui l'ai.
Choisissez. Partante, ou non ?
D'accord.
C'est quoi, le plan ?
Tu sais ce que tu fais ?
Après vous.
Je vous rends ça.
Je ne fume pas.
Gardez-le. En souvenir de moi.
L'alliage de la clé qu'elle a volée à l'acheteur ne correspond pas.
- Contrefaçon. - Le contraire m'aurait étonné.
L'objectif reste inchangé : qu'il parte avec les deux.
Luther ! Je vais où ?
Descends l'escalier,
le sac sera là.
J'y suis.
C'est lui.
Devant vous.
Pardon, on a confondu.
Hunt se fout de notre gueule.
À tous. Deux par équipe, on se déploie.
Nos amis américains commencent à piger.
Ils vont tout quadriller.
Ouvre l'œil.
Comment je vous appelle ?
Disons Grace. Et vous ?
Écoutez, Grace.
On n'est pas les seuls sur le coup.
Il va falloir courir.
Courir ?
Ça devient intéressant.
Alors, le sac ?
Trouvé !
Il contient un engin cylindrique. Je le sors.
Alors ?
L'acheteur est en salle d'embarquement,
en haut de l'escalator.
Tous les agents arrivent,
la zone sera cernée d'un instant à l'autre.
Je viens d'activer le machin.
On a cinq minutes.
- C'est du nucléaire. - Puissant ?
Assez pour raser l'aéroport.
- Désamorce-la. - J'ai pas d'outils !
- Trouves-en. - Où tu veux que je trouve...
C'est là qu'on court ?
Pas encore.
Benji, alors, la bombe ?
Ça y est !
C'est un cylindre codé. Huit roues,
14 lettres sur chaque.
1,5 milliard de combinaisons possibles.
Grosso modo.
Mon Dieu...
Quoi, encore ?
Les roues forment un message.
"Tu es Dunn".
Non ! Une menace ?
Pas "tuer".
"Tu es Dunn".
Mon nom de famille.
Cette chose me connaît.
Un message s'affiche.
"Je parle sans bouche, je vole sans ailes. Que suis-je ?"
C'est quoi ?
C'est une devinette, je dois répondre à voix haute.
"Je vole..."
L'écho.
C'est ça !
Nouveau message :
"As-tu peur de la mort ?"
- C'est une devinette, ça ? - Non.
C'est un test psychométrique.
Plus tu réponds, plus elle te connaît.
Peur de la mort ? Non !
- Ça a marché ? - J'ai menti. Elle le sait.
Dis-lui la vérité. Dis-le.
Peur de la mort ? Oui ! Comme tout le monde !
"Qu'est-ce qui approche mais n'arrive jamais ?"
Ça, je sais.
Le chrono défile.
Je suis nul en devinettes.
Ça urge !
Le voilà.
C'est trop facile.
Excuse-moi, Ethan.
Saurais-tu ce qui approche
mais n'arrive jamais ?
Ce qui approche mais n'arrive jamais ?
Demain.
Approche mais n'arrive jamais. Demain.
- Demain. - Demain.
Demain !
Question suivante.
La marchandise.
- Je vous surveille. - Vous doutez de moi ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Rien d'inquiétant. On gère.
"Qui ou qu'est-ce qui compte le plus pour toi ?"
Dis-le.
Pas le choix. Dis-le.
Mes amis.
Saloperie.
- Il est... - Oui.
L'argent. La clé.
"Qu'est-ce qui grossit si on le vide ?"
- Un trou. - Génial !
Il reste une roue.
Je réponds à quoi, y a pas de question !
C'est l'épreuve finale.
Plus que 45 secondes !
On fait quoi ?
Je réfléchis. Restez là.
Je suis coincé, par où je sors ?
Il y a pire.
Il se peut que personne ne sorte de là.
Il y a une bombe au tri des bagages. Nucléaire.
Les questions, c'était pour la désamorcer.
Vous disiez rien ?
On voulait pas te déranger.
En cas de bombe nucléaire, vous me dérangez.
- Chrono ? - Vingt secondes.
Vingt secondes ?
Encore une énigme. Quinze secondes.
Du calme. Quelle énigme ?
Trop long, on va crever.
Vite !
Pourquoi ça finit toujours comme ça ?
Dix secondes.
BONNE CHANCE
Mon Dieu.
Quoi ?
- C'est vide. - Vide ?
Il n'y a rien dedans.
Elle a la clé.
- Laquelle ? - La nôtre, la vraie.
- Quoi ? - Luther, trouve-la.
Je l'ai. Terminal E.
- Mais non... - Quoi ?
Abandon. Partez.
- On se retrouve ? - Non !
Cette mission est terminée. Partez.
Hunt ! Arrête-toi !
Pardon.
Il peut pas être loin.
Bon Dieu !
Ici, radiotransmission par ondes courtes,
enregistrement audiomagnétique, moniteurs à tube cathodique.
Terminé, les un et les zéros.
Une salle totalement analogique, hors réseau,
à l'abri de notre entité numérique.
D'où vient ce flux ?
Satellite-espion Corona, de la guerre froide.
On les utilise encore ?
Non, on les avait donnés au centre météo il y a 20 ans.
C'est le dernier qui fonctionne.
Bon, ce système va nous aider à retrouver votre agent mystère ?
Ça, c'est impossible.
Mais ça nous a permis de garder un œil sur cette femme.
Elle était avec lui à l'aéroport d'Abou Dhabi.
Qui est-ce ?
Où est-elle ?
Vous êtes ici, car la police italienne a été informée
qu'une femme correspondant à votre description
arriverait cet après-midi d'Abou Dhabi.
Une femme en possession de plusieurs passeports.
Celle-ci est recherchée pour escroquerie à Saint-Pétersbourg.
Vol de bijoux à Anvers. Vol d'œuvres d'art à Monaco.
Corruption à Milan. Racket à Mumbai.
Mais celle-ci, c'est ma préférée.
Refus d'obtempérer à Rio.
Donc, je m'interroge.
Laquelle êtes-vous ?
Je n'ai jamais vu ces documents.
Ils étaient dans votre sac.
Et votre photo est sur chacun d'eux.
- Je peux voir ? - Je vous en prie.
La ressemblance est troublante
mais ce n'est pas moi.
Je vous le répète,
je suis institutrice à Brighton, en congé sabbatique.
J'ignore dans quoi vous êtes impliquée,
mais vous vous êtes fait des ennemis très puissants.
Son avocat est là.
Mon avocat ?
Monsieur Spezzi.
Qui êtes-vous ?
Interpol.
Je viens suite à l'arrestation de la femme qui arrivait d'Abou Dhabi.
Je dois répertorier les objets trouvés sur elle.
Puis-je voir votre carte ?
Où est le reste ?
Tout est là.
- Votre nom ? - À Abou Dhabi, elle avait une clé.
Il n'y avait pas de clé.
Une clé d'un genre particulier.
Semblable à un pendentif.
Qu'on serait tenté de glisser sur une chaîne
autour du cou d'Amelia.
Votre femme.
La mère de votre adorable fille, Serena.
Vous n'êtes pas d'Interpol.
Je le suis si je le souhaite.
Je peux être ce que je veux et je sais tout.
Vous vous êtes déjà approprié un objet volé.
Un bracelet Cartier.
Vous avez été blanchi mais l'avez offert
à votre maîtresse, Valeria,
le 21 août, pour ses 29 ans.
Qui êtes-vous ?
Je vais vous fouiller.
Simple précaution.
Votre secrétaire n'est plus parmi nous.
Merci.
Je vous en prie.
Attendez dehors, merci.
C'était vous,
derrière tout ça.
J'ai appelé la police, sans révéler votre passé pittoresque.
Ça, c'est de votre fait.
Vous avez glissé la clé dans la poche d'un passager.
Vous avez convenu d'un rendez-vous.
À cette heure-ci,
il ne se doute pas qu'il vous garde la clé.
Coursier malgré lui. Le complice idéal.
Un homme... la cinquantaine...
Un homme qui rêvait depuis toujours de plaire à une femme comme vous.
Une orpheline
extrêmement intelligente, d'une ingéniosité innée.
Votre enfance précaire vous a poussée vers le luxe.
Le luxe des autres.
Quelqu'un vous a repérée et vous a aidée à aiguiser vos talents.
Vous avez eu ce que vous pensiez vouloir :
vêtements sur mesure, gastronomie, palaces.
Toujours un temps d'avance sur la justice,
jusqu'à aujourd'hui.
On gagne sa vie comme on peut.
Si vous saviez ce que vous avez volé, vous vous seriez abstenue.
J'ai une idée.
Vous me sortez d'ici et je vous conduis à la clé.
J'ai une meilleure idée :
vous me dites tout
et je songerai à vous aider.
Qui vous a engagée ?
Ne me mentez pas. Je le saurai.
Je n'en sais rien.
Nos échanges étaient presque tous électroniques.
- E-mails ? - SMS.
- Cryptés ? - Évidemment.
- "Presque". - Pardon ?
"Presque tous électroniques".
Il y a eu une boîte morte au Luxembourg.
- Une enveloppe. - Qui contenait... ?
Un billet pour Abou Dhabi.
Et...
une photo de vous.
Je devais vous suivre, à l'aéroport.
Vous deviez filer une cible
qui aurait une clé et quatre millions en cryptomonnaie.
La clé USB était vide, au fait.
Pour être payée, je dois livrer votre demi-clé.
La livrer à... ?
À Venise,
pendant une fête au Palais des Doges, demain à minuit.
Vous attendez quelqu'un ?
Vos amis, à l'aéroport. Je les ai vus dans le couloir.
Vous auriez pu le dire.
C'est vous qu'ils cherchaient, pas moi.
C'est ma cliente.
Dégagez !
Désolée !
Garé comme un pied !
Grace ! Arrêtez-vous.
Arrêtez-vous. Je veux vous aider !
Ça va ?
Tout va bien.
Donnez-moi la main.
Doucement. Ça va aller.
Doucement.
Rien de cassé, ça va ?
C'est terminé.
Lâche-la.
Mets les menottes.
C'est ça. Mets-les. Allez !
Il ne va pas vous tirer dessus.
Posez vos armes.
Forces spéciales. C'est un terroriste.
Degas, fais dégager les femmes.
Hunt, écoute-moi.
Lâche-la. Mets les menottes.
Posez vos armes !
Tout est sous contrôle.
Tout va bien.
Couchez-vous !
- À terre ! - À couvert !
- Prenez le volant. - Quoi ?
Accélérez.
Monte !
C'est bien, continuez.
Ne vous arrêtez pas.
Attention.
Pied sur le frein, redémarrez.
Attendez !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Je lâche l'affaire.
On est poursuivis.
Sans blague. Prenez le volant.
C'est qui, celle-là ?
Aucune idée.
- Ça va aller ? - Après, oui.
Ça va...
Qui n'est pas à nos trousses ?
Faut larguer la voiture.
Les scooters...
On cherche quoi ?
VOITURE SÉCURISÉE
Une autre voiture.
Un instant.
Merci.
- Prête ? - Oui.
Ça va ?
Je suis désolé, c'est...
- C'est rien. - Cette voiture...
C'est rien.
Parfois, ils les préparent...
Allons-y.
Les caméras ont identifié la femme
à bord d'une Fiat 500 jaune.
Poursuite en cours...
Là, je te tiens.
On les a semés.
Dégagez !
Bébé !
Mais...
Par là !
- Lâchez l'accélérateur. - On crame !
C'est les pneus. Essayez d'aller tout droit.
- Attendez... - Pourquoi on tourne ?
Voilà !
C'est bon...
À droite. Par là.
À droite !
- Qui conduit ? - C'est vous.
Allez-y, tout droit.
Tout droit.
Ou à gauche. C'est bien.
Plein de flics !
Prenez le volant.
Freinez !
À vous.
Tout droit ?
- À droite. - Compris.
- Et maintenant ? - À gauche.
Ça passe.
Ça, c'est une personne.
- Voiture. - Vue !
À fond.
- Vous m'expliquez ? On va où ? - Je sais pas.
Freinez.
M'en voulez pas trop.
Ethan.
Amène-toi !
On sait que Grace a une demi-clé
et qu'elle sera au Palais des Doges à minuit.
Et on se doute du comité d'accueil qui l'attendra.
L'organisatrice est
notre trafiquante et reine du marché noir préférée, Alana Mitsopolis.
La Veuve Blanche.
Elle sait qui tu es ou elle te prend encore
pour la star des assassins, John Lark ?
Et si j'étais lui ?
Elle avait mis ta tête à prix, non ?
Tout à fait. Ethan et elle se sont... arrangés.
J'ignore comment.
On peut continuer ?
Si on récupère la clé complète à la soirée,
on doit trouver quelqu'un qui sait ce qu'elle ouvre.
Question : est-ce qu'on a une piste ?
La bombe a été apportée à l'aéroport par quelqu'un,
pour le compte de l'Entité.
J'ai enregistré ça à l'aéroport
jusqu'à ce que ça parte en vrille.
Voici le flux de tes lunettes à réalité augmentée.
J'ai scanné tout le monde à l'aéroport.
Rien de bizarre ?
On dirait un fantôme.
Les fantômes n'ont pas de reflet.
La seule personne de l'aéroport sans identité.
Le seul homme que je n'ai vu nulle part ailleurs dans l'aéroport,
à part dans ce reflet.
Il est effacé.
En temps réel.
L'Entité.
Elle le protège.
Tu l'as vu, non ?
Je n'étais pas sûr.
C'est qui ?
Quelqu'un que je croyais
mort depuis longtemps.
Dans une autre vie.
Avant Mission Impossible.
Avant qu'on me donne le choix.
Très concrètement,
c'est lui qui a fait de moi l'homme que je suis.
On connaît son nom ?
Il se fait appeler Gabriel.
Tu le connais ?
Personne ne le connaît.
Il n'existe aucune trace de son passé.
L'Entité s'en est assurée.
C'est un prophète du Mal.
Le messager que l'Entité a élu.
Pour lui, la mort
est un cadeau qu'il veut partager avec le reste du monde.
Comment tu le sais ?
Il me reste quelques amis au MI6,
qui redoutent que le gouvernement britannique
prenne le contrôle de l'Entité.
Tenter de l'en empêcher serait de la haute trahison.
Puisque tu as été désavouée,
tes amis t'ont demandé de l'aide.
Ils savaient que Gabriel agissait pour l'Entité
et qu'il allait se rendre à Istanbul
pour acheter la moitié d'une clé cruciforme.
Alors, je l'ai pris de vitesse.
Quand Kittridge a mis ta tête à prix,
tu es allée te cacher dans le désert.
Mais les mercenaires t'ont retrouvée.
Oui.
Tes amis savent ce qu'ouvre la clé ?
D'après le MI6, elle donnerait accès au code source de l'Entité.
Le code source.
Tu comptais me le dire ?
Je te le dis.
Tes amis du MI6 t'ont contactée comment ?
Tu leur as parlé, face à face ?
J'ai été désavouée.
C'était trop risqué, en personne. Nos échanges étaient...
Électroniques. Numériques.
Rien ne dit que c'était l'Entité.
Rien ne dit le contraire.
La seule réalité tangible, c'est cette conversation.
Ne restez pas là.
- Ethan... - Moi, je connais Gabriel.
Ce n'est pas tuer qu'il aime.
C'est faire souffrir.
Il sait que pour m'atteindre,
il faut s'en prendre à vous.
Si Gabriel me connaît...
L'Entité aussi.
Je ne suis pas ici par hasard,
et vous non plus. L'Entité vous a attirés ici.
"Qui ou qu'est-ce qui compte le plus pour toi ?"
Allez-vous-en, tous.
- Et si elle voulait qu'on parte ? - Comme à l'aéroport.
Pour que tu sois seul à la soirée.
Seul, je serai moins inquiet pour vous.
C'est pour ça que je ne t'ai rien dit.
Tu joues aux échecs quadridimensionnels contre un algorithme.
L'Entité nous connaît.
Elle anticipe nos moindres actes.
Quoi qu'on fasse, considérons qu'elle s'y attend.
Pour vaincre cette chose, il faut penser comme elle.
Froidement, avec logique, sans émotion.
Si cette clé permet de contrôler l'Entité,
Gabriel est la dernière personne au monde qui devrait l'avoir.
Elle a raison.
Gabriel ne doit pas récupérer la clé.
Et nos vies ne doivent pas compter plus que cette mission.
Je ne suis pas d'accord.
C'est mon premier séjour à Venise.
Moi aussi.
Je vous offre un verre ?
J'attends quelqu'un.
Moi aussi.
Attendons ensemble. Je m'appelle Gabriel.
Si vous le dites.
Et vous, Grace.
Je ne l'ai pas sur moi.
Je m'en doute.
Ce n'est pas la clé que je veux.
Quoi, alors ?
Et si je vous racontais une histoire ?
Ce n'est pas vous que j'attendais.
C'est votre histoire, Grace.
J'en connais la fin.
Acceptez mon verre, on pourrait la changer.
Allons faire la fête.
Excusez-moi.
Suivez-moi.
Comprenez-le bien, vous n'êtes pas la seule.
Il y a 30 ans,
elle s'appelait Marie.
La première des nombreuses femmes à s'être fiées à notre ami,
qui ont toutes quelque chose qu'il convoite.
Toutes dépassées par la situation, leur dit-il.
Ça ne vous rappelle rien ?
Qu'est-il arrivé à Marie ?
La même chose qu'à toutes les femmes qu'il utilise.
Ainsi qu'à tous ceux qui touchent à cette clé.
Peu lui importe que les gens vivent ou meurent,
seul compte son objectif.
Le seul obstacle qui lui reste,
c'est vous.
- Et je devrais vous croire ? - Non.
Vous naviguez maintenant en plein mensonge.
Plus rien n'est vrai.
Souvenez-vous-en quand il promettra de vous protéger.
Ça fait longtemps, Ethan.
Vous auriez dû me tuer, à l'époque.
Bonsoir à tous.
Mais c'est John Lark !
Ah non, c'est vrai.
Tant que vous ne me direz pas votre vrai nom,
Lark fera l'affaire.
Ravi de vous revoir, Alana.
Vous êtes Gabriel, je suppose.
On m'a un tout petit peu parlé de vous.
Vous êtes beaucoup plus séduisant en vrai.
Et quel gentleman !
Et vous devez être Grace.
On se connaît ?
Je crois que vous avez quelque chose pour moi.
C'est vous qui m'avez engagée.
Avec le plus grand soin.
Arrêtez !
Toi, arrête.
Elle ne l'a pas.
Où est-elle ?
Là où vous n'iriez pas la chercher.
Montons boire un verre.
Tu vas où ?
Soirée privée, tu n'entres pas.
Sérieux...
Vous le savez, je ne suis que l'intermédiaire
entre acheteur et vendeur,
pour de l'argent, une information,
mais surtout... pour entretenir l'amitié.
Je veux que tout le monde s'entende.
Avec moi, en particulier.
Mais le monde change.
La vérité s'efface.
La guerre est proche.
Et la clé de la domination mondiale se trouve être... une clé.
Qui permet de contrôler l'Entité.
Pour qui tous les États de ce monde
paieraient une fortune.
Quelques amis,
les plus grandes puissances nucléaires et quelques petites,
me demandent cette clé.
Bien sûr, si vous trouvez la clé,
vous serez dans une impasse.
Celui à qui vous donnerez la clé sera votre obligé,
mais pour le reste du monde, vous serez une ennemie.
Elle me plaît !
Que représente cet homme, pour vous ?
Gabriel représente un autre client potentiel.
D'ailleurs, cette soirée
a été organisée par ce client potentiel.
On peut même dire que cette soirée est ce client potentiel.
Alors tout ça...
C'est l'Entité.
L'affaire se corse.
Dois-je donner la clé à un vieil ami
ou dois-je la confier, ainsi que mon destin, à Gabriel
et sa machine infernale ?
Qui vous dit que vous trouverez la clé complète ?
Vous avez l'une des moitiés.
Et elle sait où est l'autre.
En admettant que vous la trouviez,
pourquoi vous ne profiteriez pas du pouvoir de la clé ?
Parce qu'elle ignore ce qu'elle ouvre,
comme nous tous.
Il faut choisir un soupirant.
C'est de très mauvais goût, Lark, mais c'est vrai.
Évidemment, moi, je sais ce qu'elle ouvre.
Qu'est-ce qu'il offre en échange ?
Je ne suis pas venu chercher une clé.
J'aurai les deux moitiés demain.
Vous êtes bien sûr de vous.
Je représente une puissance inimaginable.
Des milliers de billiards d'opérations par milliseconde
qui manipulent des milliards de cerveaux,
analysant chaque lien de cause à effet,
chaque scénario, même invraisemblable,
afin de prévoir précisément la suite la plus probable.
En altérant légèrement le présent,
l'avenir est quasi garanti.
La clé me reviendra.
Demain.
Dans l'Orient-Express à destination d'Innsbruck.
Innsbruck ?
L'Entité le sait.
Elle sait que vous avez choisi votre soupirant,
que vous voulez assembler la clé,
avide de la contrôler.
Mais voilà, on m'a promis que la clé complète
tomberait à mes pieds
à condition que quelqu'un meure ce soir.
Qui ?
Elle.
Ou elle.
Vous en serez témoin, Ethan.
La clé sera à moi et je disparaîtrai,
comme la fumée dans l'ouragan.
Mais avant, l'un de vos êtres chers mourra.
C'est écrit.
Vous le voyez,
non ?
Il a peur.
L'Entité a peur.
Elle sait qu'on n'est pas loin.
D'où votre présence.
Aidez-moi à assembler la clé et j'éliminerai cette chose.
Elle sait tout de vous, Alana.
N'écoutez pas ce malade.
Si vous l'aidez, vous mourrez.
Si vous l'aidez, on mourra tous.
À demain.
Alana ?
Son destin est écrit.
Devons-nous écrire le vôtre ?
Alana.
Je suis navrée, Lark.
En souvenir du bon vieux temps, choisissez.
Ilsa
ou Grace.
Tuez-le, Zola. Allez-y !
Alors choisissez, Alana.
Attention, Grace sait où est l'autre moitié.
S'il leur arrive quoi que ce soit,
où que vous soyez sur cette planète, vous et votre dieu ne m'échapperez pas.
Où que vous soyez, je vous tuerai. Ça, c'est écrit.
Ravi de vous avoir revu, cher ami.
Vous avez commis une terrible erreur.
Ma vie est en jeu.
Je dois prendre ce train, demain.
Et il me faut cette clé.
Je suis prête à tout pour la récupérer.
Ne bougez pas.
Va-t'en loin.
Luther, Benji, il me faut des yeux.
Grace part à pied avec la clé.
- On est là. - Localisez-la.
C'est pas vrai ! Un autre satellite !
Je hacke le Zenith 4 russe.
Pas terrible, mais pas le choix.
Par ici !
Et là, je vais où ?
- Une seconde. - Vite.
Au nord, sur le pont.
Répète.
Au nord, sur le pont.
Prends à droite.
- Vu ! - Au bout de la ruelle, à gauche.
- Encore planté ! - Je cherche.
L'Entité vire les satellites avant que je les hacke.
Je la vois pas. Elle est où ?
- Au bout de la ruelle, à gauche. - Reçu.
À droite.
Ah non, à gauche, deux fois.
Mon Dieu !
On a été piratés, tu parles à l'Entité !
À gauche. À droite. Le pont à gauche.
Ce n'est pas moi !
Ethan !
Au bout à gauche.
À droite...
Reconnecte-nous.
- Tu vas où ? - Le chercher.
Au bout de la ruelle, à droite.
Grace est à 800 m, droit devant. Prends le passage.
- Attends ! - Quoi ?
Je vais où ?
À gauche ou à droite ?
Peu importe.
Quoi ? Elle est où ?
Elle se dirige vers le pont Minich.
Où Gabriel l'attend.
Tu n'y seras jamais à temps.
Mais toi, tu peux, Ilsa.
Je sais ce qui compte le plus pour toi, Ethan.
Ce n'est pas Benji.
Non, en effet.
Mais toi, tu es fini.
Ainsi soit-il.
J'espérais que ce soit vous.
Excusez-moi...
j'ai oublié votre nom.
Luther.
Benji.
Et elle ?
Ilsa.
Vous étiez proches ?
Elle et vous ?
À notre façon.
- C'est ma faute si elle est morte. - Non.
C'est grâce à elle que tu es en vie.
C'est la vérité.
Je sais pas quoi en penser.
Tu ne le sauras jamais.
Je suis désolée.
Si je peux vous être utile...
On allait t'en parler.
Dans un peu plus de trois heures,
la Veuve Blanche sera dans l'Orient-Express pour Innsbruck,
où un acheteur attend la clé complète et authentifiée.
Mais elle ne l'a pas.
Cette veuve-là, non.
Mais la nôtre, oui.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Ta chance de changer d'identité.
Je ne comprends pas.
On ne va pas te mentir, t'es mal barrée.
Tes faux passeports ne t'aideront pas, là.
Les États te connaissent.
La Veuve Blanche aussi.
Et l'Entité.
Ton avenir se réduit à trois possibilités.
La prison,
la mort...
Ou le choix.
Le choix ?
À un moment ou un autre,
on s'est tous retrouvés dans ta situation.
Et on a tous eu le choix.
- Ce qu'on te propose aujourd'hui. - C'est-à-dire ?
Nous rejoindre.
Devenir un fantôme.
Une seconde.
Vous rigolez ?
Tu voulais te rendre utile.
Et toi, tu sautes du train avec la clé ?
Oui.
Toi.
- Pas nous. - Oui.
Et moi ?
L'Unité clandestine t'arrêtera.
Sans doute les hommes qui me poursuivent depuis Abou Dhabi.
Peu après, un homme viendra te voir.
Un certain Eugene Kittridge.
Tu lui diras que je t'envoie, que je t'ai donné le choix
et que tu as choisi d'accepter.
Tu lui fais confiance, à ce Kittridge ?
Il saura voir ta valeur.
Tu lui seras utile.
Et après, ce sera quoi ?
Ça ?
Je retrouverai ma vie ?
Quelle vie ?
Je suis sérieux. Quelle vie ?
Je l'ai vécue, cette vie. On l'a tous vécue.
Personne ne nous oblige à faire ça.
On est là volontairement.
D'accord, mais juste une fois.
On trouve la clé et vos amis effacent mon ardoise :
nouveau nom, argent de poche...
Tu seras morte.
Sans équipe, ta vie ne se comptera pas en années, ni même en mois.
Elle se comptera en heures.
Mais si je reste, je serai en sécurité,
vous me protégerez. C'est ça ?
- Oui. - Non.
Je ne peux pas te le promettre.
Eux non plus.
Mais je te jure
que ta vie
comptera toujours plus pour moi que la mienne.
Vous ne me connaissez pas.
Ça ne change rien.
Je t'ai mis une voile de base-jump et une speedwing,
tu auras le choix pour sauter du train.
Et j'ai passé nos transmetteurs en ondes courtes.
Moins fiable que le satellite, mais analogique, donc à l'abri de l'Entité.
Entendu.
Et là, je m'en vais.
C'est le disque de l'ordi que j'avais hier.
S'il contient la moindre trace de l'encodage de l'Entité,
je vais la trouver.
Mais je dois m'y consacrer à 100 %.
Je dois bosser hors connexion,
là où l'Entité ne me trouvera pas.
Je dois m'en aller.
Je comprends.
J'ai une question à te poser.
Pas en tant que coéquipier, en tant qu'ami.
C'est quoi, ton objectif ?
Éliminer l'Entité.
Et éliminer Gabriel ?
Il sait ce que la clé ouvre.
On a besoin de lui vivant, je ne l'oublie pas.
Tu t'en souviendras
quand tu le regarderas dans les yeux ?
Réfléchis.
Pourquoi l'Entité aurait voulu qu'il tue quelqu'un qui t'était cher ?
Tous les autres pensent pouvoir contrôler l'Entité.
Tu es le seul à vouloir l'éliminer.
Dans un avenir probable,
elle te voit gagner.
Et elle a peur.
Peur que tu ne captures Gabriel vivant
et que tu ne l'obliges à dire ce que la clé ouvre.
Elle doit compter sur deux dénouements probables.
Dans l'un des deux, tu meurs dans le train.
Dans l'autre, tu tues Gabriel.
Dans les deux cas,
c'est l'Entité qui gagne.
Luther...
je crois que tu as raison.
Trouve la clé
et descends du train vivant.
Ne tue pas Gabriel.
Et surtout, je répète,
surtout, tu ne modifies pas le plan.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Elle est flinguée.
Quoi ?
J'ai fait le masque de Veuve pour Grace,
mais elle a grillé en faisant le tien.
Tu peux la réparer ?
Elle est très très flinguée.
Une semaine n'y suffirait pas. Le train de la Veuve part dans une heure.
Tu dois faire sans.
Impossible. Ils chercheront Ethan et Grace à la gare.
Ce masque lui permettait d'embarquer.
Et donc ?
Grace y va sans moi.
Quoi ?
Tu arriveras à me faire embarquer.
Il suffit d'un virage. Le train ralentira, je sauterai dessus.
Attendez.
Tu me laisses seule ?
Non, pas seule.
Suis le plan.
La demi-clé de la Veuve,
tu l'assembles à la nôtre.
Mais en soi, elle ne vaut rien.
Il faut obliger l'acheteur
à nous dire ce que la clé ouvre.
- Comment ? - Comment ?
On trouvera.
Il va me falloir plus de détails.
Les détails, ça complique tout.
Tu vas y arriver. Trouve la clé et attends-moi.
Je viendrai te chercher.
Si Grace prend ce train,
elle doit mettre le masque et partir tout de suite.
Promets-moi que tu me rejoindras.
Je te rejoindrai.
Par tous les moyens.
LES ALPES AUTRICHIENNES
On a des informateurs dans les aéroports, les gares et les voies navigables.
Si Grace quitte Venise, on le saura.
- Alors, Benji ? - Tout va bien.
Le train est à l'heure, on est large.
Sûr ?
Oui. J'ai le train sous les yeux.
Il devrait ralentir pour le virage dans deux minutes.
Assure-toi que j'y sois dans les temps.
Sans faute. On se retrouve au point de rendez-vous.
C'est notre train.
Oui, j'ai vu !
Il approche du virage.
Il a pas l'air de ralentir.
On est sûrs qu'il est là ?
Oui, puisqu'elle est là.
Il a peut-être une bonne raison.
- Qui ? - Hunt.
Une bonne raison de désobéir aux ordres.
Il fait ça à chaque fois.
Lui et sa joyeuse bande de clowns azimutés,
ils font que ça.
Peut-être avec une bonne raison.
Tu ferais quoi, avec cette clé ?
Une clé capable de mettre la planète à genoux.
Je la donnerais à mes supérieurs.
Tu imagines, un tel pouvoir ?
Tu n'hésiterais pas une seconde ?
- Non. - Pourquoi ?
C'est trop de pouvoir pour une seule personne.
Exact.
C'est trop de pouvoir pour n'importe qui.
C'est peut-être ce que Hunt se dit.
Je commence à me demander dans quel camp tu es.
Quand il s'agit de la fin du monde,
dans le camp de tout le monde.
J'ai loupé le train.
Tu l'as loupé ? Comment c'est possible ?
À ton avis ?
Gabriel.
- On fait quoi ? - Pas de panique.
Je le rattrape. Fais-moi monter à bord.
Comment je te fais monter...
Conduite autonome activée.
Ne me dérange pas avant la réunion.
Où es-tu, Ethan ?
Alana ?
Tout va bien ?
Ça va ?
Tu t'es changée.
Toi, tu ne changeras jamais.
M. Kittridge.
Kittridge...
Vous n'êtes pas Alana Mitsopolis.
Impossible.
L'Alana dont je me souviens était haute comme ça,
devant un chocolat chaud aux Tuileries avec sa mère.
- Paris. - C'est ça.
Paris.
On s'y met ?
Alors, Benji ?
Continue sur ce sentier, je te guiderai.
Reçu.
Au nom de mon gouvernement, j'accepte vos conditions à contrecœur
en échange de la clé complète et authentifiée.
À ce sujet...
Nous devions vous remettre la clé complète, mais...
nous avons eu un problème.
Pas du tout.
Mais mes conditions ont changé.
Légèrement.
Je vous rappelle l'accord que j'ai passé avec feu votre mère.
Accord qui a évité qu'elle meure en prison.
Votre sinistre empire familial a perduré
à condition de servir nos intérêts communs.
Quand nous vous aurons confié la clé,
le reste du monde deviendra notre ennemi.
Je vous demande donc une faveur préalable.
Pour moi.
Je suis tout ouïe.
Zola, va m'attendre au bar.
PASSEPORT BRITANNIQUE
Celle-là...
Vous la connaissez ?
Ce n'est pas la discrétion incarnée.
Quand on la connaît, elle a des qualités.
Parlez-moi d'elle.
J'ai... Elle a travaillé pour moi.
J'ai besoin que vous la protégiez.
La protéger de qui ?
De tout le monde.
Dont moi.
Personne ne doit savoir que je la protège.
Pas même Zola.
D'ailleurs, quand nous nous reverrons,
je n'aurai aucun souvenir de cette conversation.
Vous devez être la dénommée Paris.
Vous disiez avoir la clé.
J'ai dit qu'elle serait dans ce train.
- Un échange est en cours. - On sait.
L'acheteur ne sera pas difficile à éliminer.
Personne ne l'est.
Vous croyez savoir ce qu'ouvre la clé,
mais vous ignorez où est la serrure.
S'il m'arrive quoi que ce soit,
la clé ne servira plus à grand-chose.
Et là, vous me racontez une histoire.
Où est le train ?
Tout droit, mais il faut que tu accélères.
Je suis au max !
Je redescends quand ?
Très bientôt.
L'IA que notre agent a volée, une fois transformée en arme,
pouvait être transmise partout par satellite,
pirater tout réseau, accomplir sa tâche invisiblement
et s'autodétruire sans laisser de trace.
L'agent infiltré idéal.
Nous en avons transmis une version bêta à un nouveau sous-marin russe.
La très secrète classe Akula. Le Sébastopol.
La mission consistait à saboter sa furtivité
pour le détecter à son insu.
La cible de l'IA se trouvait dans l'antenne du sonar,
au cœur de son système de défense.
Pour des raisons encore floues,
l'IA a désobéi et...
a surpassé nos attentes.
Les corps gelés ont été découverts au printemps suivant,
sous la banquise.
Les deux moitiés de la clé avaient disparu.
Le Sébastopol a coulé.
On ne sait pas où.
Je sais précisément où il est.
J'ai fait en sorte d'être le seul à le savoir.
Et ensuite, les tentatives d'asservissement de l'IA
l'ont rendue encore plus indomptable.
Elle s'est rebellée, reprogrammée, jusqu'à devenir l'Entité.
Ce n'est que grâce à son code source originel
qu'on pourra la contrôler ou la détruire.
Et cela nous concerne ?
Vous ne seriez pas là, sinon.
Jouons cartes sur table, voulez-vous ?
Nous savons ce qu'ouvre la clé,
et que ce qui permet de contrôler l'Entité
est enfoui dans la mémoire du Sébastopol.
Ainsi que les preuves qui vous lieraient au sabordage du sous-marin.
Comme nous souhaitons tous les deux que cela reste secret,
formons une alliance.
Une alliance ?
Imaginez
les prodigieuses capacités de calcul de l'Entité
alliées à la puissance absolue
du complexe militaro-industriel américain.
Ce serait... considérable.
Naturellement, les membres du gouvernement
au patriotisme poussiéreux
devraient être... évincés.
Si je comprends bien,
vous voulez former un axe avec l'Entité,
purger votre gouvernement des idées rétrogrades
et créer un nouveau super-État pour régner sur le monde.
Mais bien sûr,
pour l'intérêt supérieur.
Et vous êtes certain
d'être le seul sur terre à savoir
où se trouve le Sébastopol.
Le seul.
Tu vas nous trahir.
Et tu vas tout révéler à Ethan Hunt
parce qu'il t'a épargnée.
C'est entendu.
J'accorde l'immunité et une nouvelle identité à Grace.
Il vous suffit d'entrer vos coordonnées bancaires.
C'est terminé ?
Oui.
L'instant de vérité.
Alors, c'était bien ça.
Vous avez fait le bon choix.
Cette clé
va changer le monde.
Benji, j'ai dû
me tromper de chemin.
Non, c'est là.
Quoi ? Comment ça ?
Tu vois le train, non ?
Oui, je le vois, et alors ?
- Et tu as un parachute. - Un parachute...
Je fais quoi, alors ?
Eh ben... saute.
Que je saute ?
Ça marche pas comme ça, je suis pas assez haut.
Y a plein de saillies,
je vais me planter avant que le parachute s'ouvre.
Même si j'ouvrais le parachute,
je suis pas sûr de me poser en sécurité
sur un train en marche !
- Tu me reçois ? - Oui ! Je te reçois.
J'essaie de t'aider.
Prends un peu de recul et calme-toi.
Je suis carrément sous pression, là.
Je fais quoi ?
Je dois me tirer de cette montagne.
T'as réussi ?
Ça va ?
J'essaie de m'éloigner de la paroi !
Accepter – Refuser
J'ai l'étrange impression
que je vendrais autre chose que la clé.
Je ne comprends pas.
Je dormirai mieux en sachant qu'elle est en bonnes mains.
Au revoir, M. Kittridge.
- Ravie de vous avoir revu. - De même.
Ne le quitte pas des yeux.
Protège-le jusqu'à l'arrivée.
Ne t'en fais pas pour moi.
Qui tu veux que ce soit ?
La clé.
Où est la clé ?
- Elle a la clé. - Qui ?
L'autre !
Dégagez !
Pitié.
Tourne-toi !
Tout le monde dégage !
Je vois le train !
Je crois que je vais pas y arriver.
La clé.
La clé !
Ou la prochaine est pour toi.
Sur... la table.
Tue-la.
Ça va ?
Et toi ?
La clé !
Dis-moi que tu l'as.
Où elle est ? Elle était là, à l'instant.
- Il n'y a plus de conducteur. - Je sais.
Je m'occupe de Gabriel.
Toi...
arrête le train.
Non, attends ! Comment je fais ?
Débrouille-toi !
Quoi ?
Excusez-moi. Un homme vient de passer.
Où est l'homme ?
M. Kittridge ?
Vous êtes là ?
Je ne suis pas là.
Mais vous, oui.
Si vous ne voulez pas finir au tri à la Poste,
vous allez m'obéir à la lettre.
Je sais ce que la clé ouvre.
Je suis le seul à le savoir.
Ne fais pas ça.
Lâche ce couteau.
Pose-le !
J'ai dit : lâche !
Tout de suite !
Lève-toi !
Lâche ce couteau !
C'est bon.
Arrêtez-le.
Visez-le, lui. C'est lui qu'il faut coffrer.
- Degas ! - Je gère.
Arrêtez-le, lui.
Lui, je m'en tape. C'est toi que je veux.
C'est bon.
C'est bon.
Écoutez-moi.
Tous les passagers vont mourir,
sauf si vous faites ce que je dis.
Tout le monde dégage ! Au fond du train.
J'ai pas pu l'arrêter.
Personne ne peut.
- La clé. - C'est bon.
C'est ma faute.
S'il arrive quelque chose...
Je l'ai.
On l'a.
Ethan !
Quoi ? Vous avez perdu la clé ?
On se dépêche. On se dépêche ! Dépêchez-vous !
Tout au fond du train. Tout au fond !
Qu'est-ce qui se passe ?
Puisque vous n'êtes pas vraiment là, ça ne vous concerne pas.
Tout au fond !
- Il va falloir sauter ! - Quoi ?
Mon Dieu !
Je brûle !
Accroche-toi !
Monte, vite !
Accroche-toi.
Je te tiens.
Regarde pas en bas.
Regarde pas en bas, regarde-moi.
Je saute en face, tu m'attends.
Lâche-moi.
Laisse-moi sauter en face ou on est morts.
Tu me fais confiance ?
Oui ? Non ? Fais-moi confiance.
Allez, ta main. Saute. Regarde-moi.
Je te rattraperai.
Promis. On y est presque. Je te rattraperai !
Saute !
Fais-moi confiance. Saute !
Regarde pas en bas.
Écoute-moi. On va te remonter.
Ça va aller.
Grimpe, allez.
- Merci, Luther. - C'est quoi ?
Une speedwing.
Pour sauter du train.
Sébastopol ?
La ville ? Sébastopol, en Crimée ?
Où ?
Le sous-marin.
Le Sébastopol.
Ils ne vont plus tarder.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Quoi ?
C'est pour une personne.
Je comprends.
C'est bon.
C'était le plan.
Tu as la clé, tu dois y aller.
Vas-y. Vas-y !
Poussez-vous !
J'ai un pouls.
Allez, restez avec moi.
C'est mieux ainsi, non ?
Un face-à-face authentique.
M. Kittridge.
Ethan Hunt dit que je peux me fier à vous.
Ah oui ?
Il a dit aussi que vous me donneriez le choix.
Intéressant.
Je choisis d'accepter.
Nul n'échappe à son passé.
Certains d'entre nous sont condamnés à le revivre.
Grace croit peut-être que vous l'avez sauvée,
mais nous savons tous les deux que vous ne lui avez offert qu'un sursis.
C'est le schéma habituel, non ?
Votre croix à porter.
Plus une personne est proche de vous,
plus c'est difficile de la maintenir en vie.
Dieu soit loué.
À chaque jour son fardeau.
La clé n'est que le début.
Où qu'elle vous mène,
quoi qu'il vous en coûte,
vous devrez agir seul.
Si vous échouez dans votre mission, l'Entité aura gagné.
Gabriel aura gagné.
Et le monde paiera le prix fort.
Si l'un de vos coéquipiers était capturé ou tué,
son sacrifice aura été vain.
Alors, dépêchez-vous.
Le temps est compté.
L'humanité l'ignore, mais elle compte sur vous.
Bonne chance, Ethan.
FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE
Sous-titres : Maï Boiron
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