Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Vite fait tir� d'une putain d'histoire vraie
Mon nom, c'est Adamo, comme le chanteur. Tombe la neige, tu connais ?
Et je suis un putain de patser.
J'ai grandi dans le quartier de Kiel. � Anvers, en Flandre, en putain de Belgique.
Le gamin trop cool en maillot d'Anvers l�, c'est moi.
- T�te de bite ! Connard ! - Sales rats de Kiel !
De m�re italienne et de p�re marocain. J'ai un beau temp�rament du sud.
- C'est quoi ton probl�me ? - Cachet d'aspirine de merde.
Voici Volt et Junes, mes deux meilleurs potes. Deux bal�zes du quartier.
Mais la plus couillue, c'�tait celle qui n'avait pas de couilles :
Badia, alias Tong Po. Celui de Kickboxer avec Jean-Claude Van Damme.
Ins�parables, on passait notre temps sur la console comme si notre vie en d�pendait.
Qu'est-ce qui s'est pass� ? Pfiou.
Junes, c'�tait le b-boy de la bande, le breakdancer.
Il dansait non-stop, comme s'il vivait dans un clip vid�o.
Comme Tony Montana. Comme Tony Montana.
D�gage, gros tas de merde.
Volt, c'�tait l'hyperactif. Toujours sous tension.
Il se prenait pour un personnage de film de gangsters.
Faut que tu sois un gangster comme moi, mec, comme Tony Montana.
Putain de merde. Je d�chire. Je vais te botter le cul, mec.
Badia �tait la kickboxeuse, la JCVD du quartier.
Si vous la touchiez du bout du doigt, elle vous brisait la main.
Elle �tait bal�ze et canon, une ca�d au c�ur d'or.
Mohim, la fille de tes r�ves, si tu vois ce que je veux dire.
Et moi ? Je suis Adamo.
Avec ma casquette Gucci et mes Nike Air Max personne n'avait autant la classe que moi.
Mi-marocain, mi bouffeur de spaghettis.
Et grandir dans les immeubles du Kiel, c'�tait la merde du si�cle.
- � celui qui crache le mieux. - Oui.
Regardez les mecs, touch�.
On �tait les patsers du 2020, du Kiel.
La ville, que dis-je le monde, nous appartenait.
Je vis avant tout pour mes potes, mes amis, mes fr�res.
Je ferais tout pour mes fr�res.
Je ne les laisserais jamais tomber, quoi qu'il arrive.
On �tait les Tortues Ninja ou les Quatre Mousquetaires.
Un pour tous et tous pour un.
Ce n'est qu'ensemble qu'on atteint ce putain de sommet.
Orgueil, avarice.
Luxure, gourmandise.
Envie, col�re, paresse.
Nous sommes tous en proie � ces sept p�ch�s capitaux.
Ma m�re est une fille de mineurs du Limbourg.
Italienne, elle a eu une �ducation catholique et chaque dimanche, j'allais � l'�glise.
Orgueil, avarice, luxure.
Je trouvais pas �a chiant. Vraiment pas.
Gourmandise, envie, col�re, paresse.
Au contraire, �a me fascinait de voir ce pr�tre en action.
J'avais l'impression qu'il �tait en contact direct avec les anges et les saints,
qu'il �tait le pote de J�sus.
S�rieux, je croyais que ce mec poss�dait la Force, comme un ma�tre Jedi.
Ouah !
Mon p�re, par contre, avait d'autres pr�occupations que la religion.
Bon, il �tait musulman. Classique, tu vois.
Mais il aimait tant ma m�re, qu'il se fichait de la religion que je choisirais.
Et mon choix �tait vite fait. J'aimais trop les �ufs au lard
et je savais que j'allais boire des litres d'alcool plus tard. D'office.
- T'es musulman ? - Je suis catho.
- Quoi, t'es pas musulman ? - Ma m�re est catho.
�coute, mec. Le catholicisme, c'est Windows. L'Islam, c'est Apple.
Parce qu'Apple, c'est l'avenir.
Les p�ch�s capitaux sont pas forc�ment n�gatifs.
�a peut �tre une ligne de conduite.
Pas de fa�on tordue comme le tueur en s�rie de Seven.
Non, dans le sens de vivre et laisser vivre.
Notre p�ch� favori �tait la paresse. Qu'est-ce que tu croyais ?
La majeure partie de nos journ�es �tait consacr�e aux jeux vid�o.
C'�tait notre came. L'�cole �tait secondaire.
Jouer les bons �l�ves, �couter les profs, faire ses devoirs,
�a fait peut-�tre bander les blancs, mais pas nous.
- Tu crains � ce truc, salope. - Quoi, tu me traites de salope ?
Bordel. Arr�te de crier, connasse. Tu sais pas perdre.
Avance, avance. Je suis en train de perdre.
- Tu vois, tu dis toi-m�me que tu perds. - Pfiou, pfiou.
- Oh pfiou, pourquoi ? - Je t'ai eu, enfoir�. Je t'ai eu.
Le souci, c'est que Badia �tait une telle comp�titrice,
que �a finissait g�n�ralement en rwina. �a m'enrageait.
On jouait toujours chez Badia, chez oncle Farid.
C'�tait pas vraiment mon oncle, mais le meilleur pote de mon p�re.
Fr�res de sang quand ils �taient jeunes au Maroc,
ici, ils avaient un petit business ensemble :
Importation d'un produit r�gional marocain tr�s populaire.
Je ne fais pas confiance � ces gangsters. Faut se m�fier.
Stresse pas. Tout ira bien.
- Farid, tu viens nous aider ? - Quoi ? Attends.
- Qu'est-ce que vous faites ? - Rien.
Si tu ne fais rien, viens porter ces sacs.
- L'ascenseur est encore en panne. Bon � rien. - C'est bon. On vient aider.
- Voil�, fini de jouer. - Non.
Toi, tu la fermes. Ferme-la, fils de pute.
Regarde-nous maintenant,
une bande de losers fumeurs de joints qui se battent pour la t�l�commande.
Toujours la m�me rengaine.
Chaque jour est une copie d'une copie, d'une copie.
- On est dans le coup ou pas ? - On est dans le coup.
M. Lacoste avec tant de colis, je bosse � la poste
� l'origine des ennuis, the big bang theory
ici, que de la pratique, pas de th�orie les mouchards sont nos ennemis
- H�, c'est quoi cette merde ? - Quoi ? J'ai pas droit � un bisou ? Tiens.
Tu dois te dire : "Fais quelque chose de ta putain vie."
"On t'offre une chance, alors saisis-l�." Merde.
H�, petit !
Mais m�me avec cinq dipl�mes de merde, tu restes toujours un rebeu.
Alors, au diable, dans la vie faut faire des choix.
Et il y a longtemps que j'ai fait les miens.
Ouah, �a me d�chire les poumons. Je le sens. Prends. Prends.
Oncle Farid, tu peux compter sur nous. On s'en occupe.
- Merci pour votre aide. - Oncle Farid, prends soin de toi.
� la prochaine.
Tu nous connais, mon oncle.
Vous oubliez qu'enfants je vous pourchassais.
- Jamais. - � bient�t.
Adamo, �vite les ennuis.
- On est des enfoir�s qui co�tent cher. - Fais gaffe sur la route, mon fr�re.
- Arriv� aujourd'hui du Maroc. - Laisse-moi go�ter �a.
Excellente qualit�.
- Et ? Comment se passent les livraisons ? - Bien, comme toujours.
C'est tout ce que tu manges ? Tu trouveras jamais une bonne �pouse.
- Mange plus. - �a va aller.
Je vais me trouver une femme � Marrakech. Une belle petite femme.
- Le gros clich� ! - Pourquoi vous ne vous marriez pas ?
- Maman. - C'est quoi ces conneries ?
- Pourquoi pas ? - D�sol�.
C'est vrai. Impossible. On est de la m�me famille.
Si on fait des b�b�s, on aura des b�b�s d�biles � la Stephen Hawking.
Des gamins retard�s avec un petit joystick. �a ne va pas. Elle est comme ma s�ur.
Non, �a ne va pas.
Quoi qu'elle dise, �a entre par une oreille et ressort par l'autre.
Suis-moi. Faut qu'on parle.
- T'es quand m�me pas lesbienne ? - Maman... Encore ?
Orlando Marie arrive demain d'Amsterdam. Sois � l'heure.
�a m'�nerve d'�tre toujours tenue � l'�cart des trucs s�rieux.
Calme-toi, Badia.
Des patsers arrivent des Pays-Bas et je ne suis bonne qu'� faire la cuisine.
Crois-moi, tu veux pas tremper dans ce business.
J'ai le droit de d�cider moi-m�me ? C'est un putain de sexiste.
�a n'a rien � voir avec le sexisme. C'est juste de la fiert�.
Dealer du shit et faire croire � ta femme et � ta fille
que ce que tu fais est l�gal. J'en reviens pas que ma m�re le croie.
En plus, il sait que je sais.
- Je ne sais pas s'il sait que tu sais. - C'est �a, oui.
T'auras ta chance un jour ou l'autre.
Si demain, je me r�veille avec une bite entre les jambes.
Un bon entretien d'embauche tourne autour de trois choses.
Primo, pourquoi postules-tu dans cette entreprise ?
Secundo, pourquoi postules-tu pour ce poste ?
Et tertio, qu'est-ce qui te qualifie pour ce poste ?
NIVEAU 2 ENVIE
- C'est qui ce patser ? - C'est Orlando Marie.
- Marie ? Quel nom de pute ! - Peut-�tre, mais c'est pas une tapette.
C'est un malade.
C'est pas un patser. C'est un patser au carr�.
Un vrai. Un Salvatore Tot� Riina.
Il y a quelques ann�es, c'�tait un moucheron comme nous.
- Il a grandi dans le Bijlmer. - C'est o� ?
Amsterdam, Sud-Est.
C'est comme Kiel, Borgerhout, Molenbeek. Un vrai niggerhood.
Son fr�re et lui avaient leur terrain de jeu au Hollandse South Central.
Un peu de deal, un peu de glandouille.
Mais un jour...
son frangin a �t� tu� d'une balle devant tout le monde
par une putain de lopette blanche n�onazie.
On ne touche pas avec la famille d'Orlando. Et tout le monde allait le savoir.
Avant qu'il puisse faire quoi que ce soit, le tueur a fini en taule.
Pour une fois, les flics ont fait leur boulot.
Coupable.
Orlando voulait se venger.
La lopette en a pris pour 10 ans et est ressorti 3 ans plus tard.
Orlando s'est fait sa place dans le business et est devenu un OG respect�,
mais il n'a pas oubli� son fr�re.
Personne ne touche � la famille d'Orlando.
Il allait s'assurer que tout le monde ait bien compris le message.
Il se prend une balle et s'�croule. Orlando se penche sur lui,
le regarde droit dans les yeux et lui montre qui commande.
Il explose alors comme la putain de fus�e Spoutnik.
Il vend le shit au kilo, pas au gramme.
Puis, il passe � la coke avec les Colombiens.
T'as pas int�r�t � le baiser ou c'est d'office game over.
- Ouah, comment t'es sap�, toi ? - Quoi ?
On dirait un businessman turc. Il manque la t�te plate.
C'est par respect pour Orlando Marie.
Je suis un entrepreneur. Je r�fl�chis. Je veux avancer.
File-moi �a. Va jouer les entrepreneurs. Businessman turc.
- Oh putain, c'est qui lui ? - H�. Doucement.
- C'est qui lui ? - Va te faire avec ta t�te de champi.
- Relax putain. - Pourquoi t'es pass� par-derri�re ?
- Mon neveu. - Un peu de discr�tion. C'est chez moi.
- La discr�tion va te tuer. - Va te faire avec ta chemise en rideau.
- Tire-lui dans la tronche. - Les gars, c'est bon.
Tu vas nous sortir d'autres Marocains de ton chapeau ?
- Pourquoi t'es en retard ? - Allez, mec.
- Avance, avance. - Grouille.
Va te faire, LL Cool J de seconde classe.
J'ai failli te mettre une balle dans le cr�ne. Assieds-toi, mec.
Il m'a point� une arme sur la t�te.
Farid, ton r�seau nous int�resse.
Tu as ouvert la voie entre le Maroc et Anvers.
Tu connais le port. C'est pourquoi on veut bosser avec toi.
C'est sans moi. On ne fait que dans le naturel.
T'as la moindre id�e de ce que �a va te rapporter ?
La moindre id�e de ce que �a peut me co�ter ?
OK, quelle est votre marge ?
Un kilo de farine vous rapporte dix fois plus.
Mon oncle...
c'est notre chance.
Non, c'est trop risqu�. Et je ne parle pas de prison.
- Faut prendre des risques pour r�ussir. - Non.
Il y a un bl�me ?
Non, mon neveu doit juste apprendre � r�fl�chir avant d'agir.
- D'agir ? Ou plut�t de parler ? - On dit r�fl�chir avant de parler.
- Non, c'est r�fl�chir avant d'agir. - Sauf qu'il ne fait rien.
- Pardon ? - C'est comme baiser.
- Pour nous baiser, c'est pas faire l'amour. - Non, c'est berner.
Pour nous baiser, c'est...
OK, mec.
Les gars...
R�fl�chissez-y. OK ?
On ne parle pas de quelques centimes.
N'oublie pas ta pizza.
C'est pour �a que t'es l�, non ?
Il d�chire, le mec.
Je te jure. Je comprends pas cette queue. Je comprends pas cette queue.
- Ouah, quelle bombasse ! - Je vais la baiser, mon fr�re.
Non, je vais la niquer. La niquer.
Regarde-moi �a. �a sont des mecs cools.
Un mec sens� du milieu roulerait en Golf. Profil bas.
- C'est la vieille �cole, mon oncle. - Putain, putain.
Si tu t'associes � ces mecs, tu te feras des thunes comme avant.
C'est du pass� tout �a, mon grand.
Regardez-moi �a. Vous avez vu ? Eux au moins, ils ont une vie.
On ne voulait plus �tre des rats d'�gouts
qui dealaient du shit pour quelques euros, comme des losers.
On refusait que notre vie soit une copie, d'une copie, d'une copie.
On voulait �tre des putains de patsers, comme Orlando Marie.
Vivre la vie de vraies l�gendes du cin�ma, comme Tony Montana.
Ou de cools rappeurs OG des clips vid�o, comme 2Pac.
Un patser est respect� par les autres patsers
et peut avoir toutes les filles qu'il veut.
- Avec tes sales mains. - Un h�lico, un h�lico.
- Demi-Italien � la con. - Quoi, Italien ? Oh l�, ma casquette Gucci.
- Et ? Tu crois que �a fait de toi un homme ? - Cool, la nana. Cool, la nana.
"Cool, la nana. Cool, la nana. Je peux toutes me les faire."
- Tu peux tous te les faire. Rends-moi �a. - Non.
C'est ma casquette Gucci, putain.
Loser.
- H� ho, ne me fais pas peur comme �a. - Quoi de neuf ? De grands projets ?
Non, je me balade, je fl�ne dans le coin. Et toi ?
Je mange une pizza.
- Et ta promotion ? - Comment va Orlando Marie ?
Yasser �tait un gamin cool. Vraiment. Il �tait l'espoir du quartier.
H�, mes fr�res.
C'�tait le seul allochtone d'une �cole catho.
� part Jurgen, mais il a �t� adopt�, �a ne compte pas.
I rap in the microphone every single day
Yasser a �t� rep�r� comme avant-centre, un Espoir chez les Diables rouges.
Mon meilleur pote. J'�tais si fier de lui.
- Yasser ! - Puis, une catastrophe arriva.
Tes devoirs, maintenant !
Cette lopette est devenue un putain de keuf.
Parle-moi. Je ne peux pas t'aider si tu ne me parles pas.
Et pas n'importe quel keuf. Non, un keuf qui y croit.
� toujours vouloir aider les faibles.
Les immigr�s clandestins maltrait�s. Ce con croyait pouvoir tout arranger.
- Elle dit qu'elle ne sait pas. - Pourquoi pas ?
Il voyait pas comme les gens sont pourris. Surtout les keufs.
Il pratiquait la politique de l'autruche.
Je te comprends, mais comprends-nous. Les immigr�s ne peuvent pas nous payer.
- Regarde juste ce dossier. - D'accord, mais je promets rien.
Vous gagnez assez en p�nal.
Tu le dis toi-m�me. On est des p�nalistes. Le reste, c'est pas notre domaine.
Faites-le par bont� d'�me.
Et �a va nous payer � manger ? Je ne crois pas, non.
Cet endroit pourri est rempli de racistes.
Et tu t'�tonnes de ne pas encore avoir eu de promotion ?
Qui voil� ? Mr. Propre.
Commissaire, encore un cas d'immigr�s clandestins ennuy�s par des flics racistes.
Je te l'ai dit, Yasser. Il n'y a pas de flics racistes ici.
- D'o� viennent les plaintes alors ? - Le racisme est relatif. Viens voir.
Autre chose. Tu connais Orlando Marie ? Le baron du commerce hollandais de coke.
Il a �t� vu dans ton quartier, avec tes potes et ta famille.
Tu devrais discuter avec ton oncle Farid.
Vos noms ont �t� �voqu�s au bureau.
Une teuf avec des patsers hollandais ? Fais gaffe.
On ne fait pas la teuf, on vit, mon fr�re.
- Tu comptes rester l� ? - Tant que tu brasses de la merde, oui.
Oh, brasser de la merde comme de devenir un keuf ?
Retourne chez tes potes racistes et va arr�ter les militants qui rentrent de Syrie.
T'es culot� pour un mec qui n'est pas un vrai fr�re.
Tu peux parler. T'as pass� combien d'examens pour monter en grade ?
- Cinq, six ? - Mon heure viendra, inch Allah.
Tu viendras toujours de Kiel, t'es marocain.
Ils t'accepteront jamais avec ta t�te de singe.
C'est �a, reproche aux autres ce que t'es devenu.
Fais l'autruche. Tu ne comprends pas ? T'as le cul entre deux chaises.
Entre les blancs et tes fr�res.
- Va te faire. - Personne ne te respecte, mec.
Tu sais m�me pas qui tu es. C'est pour �a que tu joues aux gangsters.
Je te croyais plus intelligent. Gros d�bile.
- La vie n'est pas un jeu vid�o. - Calme-toi, mon fr�re. Calme-toi.
Italien de mes deux.
Tu viendras pas pleurer quand tu te feras enculer. Comme une foreuse.
- On n'est pas des mauvais gars. - Pas du tout.
On essaie juste de faire notre boulot et de t'aider.
Les gens comme toi ont une mauvaise opinion de nous.
C'est simple. Si tu te balades avec des trucs en poche, t'es stress�.
Et on veut que tu sois � l'aise. Mais t'as pas de papiers.
Pas bien. Nos coll�gues t'auraient d�j� remis sur un vol.
Pas nous. On a de la compathie. Tu connais ce mot ? Compathie ?
- Compassion. - Compassion, compathie, empathie.
- C'est du pareil au m�me. - Il ne comprend pas.
Non ? Je dois le reformuler ?
Je t'explique ?
Quoi... Qu'est-ce que t'as dit ?
- H�, la ferme ! OK ? - O� est mon argent ?
O� est la dope ? O� est la dope ?
Ferme-la !
Oncle Farid �tait loin d'�tre un patser.
Il voulait se la jouer profil bas.
Pour le monde ext�rieur, il �tait l'humble proprio d'une petite pizzeria.
La Piza avec un Z, pour �conomiser sur les n�ons.
C'est tellement old school.
Je devais le pousser. Je sentais qu'au fond de lui, il voulait aussi voir plus grand.
Ils trouvent rien dans le port. Ils coincent que les idiots. C'est toi qui l'as dit.
Ils ne cherchent pas le shit.
C'est faux. Un fr�re avec un joint se fait arr�ter, pas un blanc avec de la coke.
Tu peux te faire un tas de thunes.
- Tu sais quoi ? Je vais l'appeler. - Tu n'appelleras personne.
- C'est mon business. - Un demi-million, bon sang. En un an.
Comment peux-tu refuser ? Seule la marchandise change,
et tu retrouves ta gloire d'antan.
Allez, mon oncle.
Allez.
Il faut surveiller Yasser.
- Il veut nous coincer depuis des ann�es. - Il est de la famille.
De la famille... C'est �a...
- Ne dis rien � Badia. - Non, d'office.
Non, pas "d'office".
- Ou t'auras affaire � moi. - OK.
- OK ? - OK.
Il nous fallait une caisse pour r�cup�rer la came.
Le fr�re de Volt avait un garage. Aziz, un mec m�ga cool.
Quand je te demande de venir t�t, c'est l'heure GMT, pas AMT, OK ?
- AMT ? - Oui, AMT. Arab Man's Time.
D�sol�, mon fr�re, j'avais des trucs � r�gler.
Des trucs � r�gler ? Des trucs...
Des trucs � r�gler ? Notre business est clean.
Notre business est professionnel. Si j'ai des ennuis, je te massacre.
Je te massacre !
Voil� les cl�s. Tu me ram�nes la voiture nickel, OK ?
D'office, Aziz. D'office.
Ferme-la. C'est ma plus belle voiture. Une pi�ce de collection.
Tu me la ram�nes sans la moindre �gratignure. OK ?
Compris ? Ou ce sera la Troisi�me Guerre mondiale.
- Youssef, va chez le coiffeur. S'il te pla�t. - OK.
Orlando Marie voulait juste bosser avec nous pour la perle de l'Escaut, le port d'Anvers,
le plus grand en Europe apr�s Rotterdam.
De toute fa�on, Rotterdam compte pas, tout est compl�tement boucl�.
Tol�rance z�ro. Des contr�les partout.
Et chez nous, c'est une putain de passoire.
Tout passe sans soucis, les bananes comme la coke.
Le bourgmestre ferme les yeux sur cette merde pour que son port reste comp�titif.
T'aurais pu trouver une meilleure caisse. Un marqueur fluo.
Un fluo ? Tu veux voler ? Un F-16 ? Sois content de ce que tu as, enfoir�.
Rudy. Ouvre la fen�tre.
- Tout va bien ? - Oui, oui.
Quel dock ?
- Cent... - Cent combien ? Allez, accouche.
Cent... Cen...
Merde, Rudy. R�veille-toi. T'as bu combien de bi�res ?
C'est quel dock ?
- C'est... - Quoi ?
- Rudolf pour toi. - Je vais te d�foncer. Putain...
Enfoir�. Donne-nous ce putain de num�ro.
C'est quel dock ? Parle, grosse p�dale.
- Cent... - Cent quoi ?
Cent... Cent cinquante-sept.
- S�r ? - Oui.
- Si tu vois des gardes, pr�viens-nous. - Bien s�r.
- Et Rudy, ne nous baise pas. - Je nous baise pas.
- Je nous baise pas. - Roule.
Gare-toi hors de vue. Au besoin, t'appelles.
- D'office. - Et �teins ces lumi�res de foire.
- Ici, ici, c'est celui-ci. - Oui, allez.
Tiens �a.
OK, OK, OK. Lumi�re, lumi�re.
Doucement.
- Mec... - Regarde-moi �a. Les sacs, les sacs.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Ouvre la barri�re.
- �teins-moi cette musique de merde. - La barri�re, poivrot.
C'est bon. Bande de ringards.
Oui, Rudy, ma salope.
La s�curit� arrive.
- Quoi ? Tu les as laiss�s entrer ? - Ouais.
Tu pouvais pas dire plus t�t qu'ils arrivaient ?
Suce-moi, mec. Vas-y.
Sale p�d�.
Merde, mon iPhone. Putain de batterie de merde.
OK. Encore personne en vue. Je suis trop stone pour �a.
Gagner du temps. Gagner du temps.
Eh merde.
Lumi�re, lumi�re. N'�teins pas.
Vite, vite, vite.
- C'est quoi �a ? - Tu vois ce que je vois ?
- T'attendais quelqu'un ? - Non.
- T'as encore command� une pizza ? - Non.
C'est quoi �a ?
- Il vient par ici. - Recule. Recule.
Concentre-toi.
Acc�l�re, mec. En arri�re.
Enfoir�s.
C'est quoi ce bordel ? C'est quoi �a ?
�a va pas ? Mon fr�re va me tuer. �a va �tre la Troisi�me Guerre mondiale.
- Les gars de la s�curit� sont dans la flotte. - La Troisi�me Guerre mondiale.
- La ferme. Prends les sacs. - Faut y aller. Maintenant.
Monte, Monte. Roule, roule.
Pfiou ! La Troisi�me Guerre mondiale avec mon frangin.
T'inqui�te, on lui filera des thunes � ton frangin.
Ce salopard a des couilles en or. Trop cool !
- Putain de patsers. Putain de patsers. - Patsers pour la vie !
Trop cool, les mecs !
- Ho l�, on se calme. - Ho, ho.
Doucement. Tiens. Pour les d�g�ts.
Un petit cadeau de Farid.
O� est le parechoc ?
- Quoi ? - Le parechoc arri�re, abruti.
Dans l'Escaut. D'office dans l'Escaut.
J'esp�re pour toi qu'il ne remontera pas � la surface, branleur.
Personne ne peut retrouver ce parechoc, OK ? Compris ?
Mon fr�re, faut faire dispara�tre la caisse.
D�monte-la, r�duis-la en pi�ce s'il le faut, mais elle doit dispara�tre.
D'office. D�gage.
Venez, venez.
- D�j� venus dans un endroit pareil ? - Une fois pour un combat de Badia.
- S�rieux, tu te bats ? - Oui.
OK, je devrai venir � un de tes combats.
- H�, Orlando, vieux. - Salut, mec.
- Comment �a va ? - Bien, bien.
Mathijs, toujours en vie.
Oui, je suis indestructible. La mauvaise herbe revient toujours.
- T'as l'air en forme. - Merci.
- C'est qui cette pouffe ? - Quoi ? T'as dit quoi ?
Oh, cet accent anversois. �a me rend tout chose.
Dommage qu'ils resserrent la vis � Rotterdam. Ils sont stricts, non ?
Passe par Anvers. C'est plus facile.
H�, Mathijs... nous ne sommes que des amis, OK ?
OK.
Bon spectacle, mec.
H�, Orlando ? C'est qui ce vieux d�go�tant avec les canons ?
Mathijs Steensma, un vieux briscard du m�tier.
Qui sait, tu seras peut-�tre un gros bras comme lui.
- S�rieux ? - Je te vois venir.
- Je te vois venir. - Toi aussi, Adamo.
D'office.
- H�, ch�rie, tu fais partie de l'�quipe ? - Soutien moral.
Et Farid est d'accord ?
Il ne doit pas tout savoir.
C'est ma s�ur. C'est ma s�ur. Indestructible.
Alors Farid est ton oncle ?
Pas vraiment. Mon p�re �tait son meilleur ami.
- �tait ? - Oui.
Mes parents sont morts quand j'avais 10 ans.
S�rieux ?
C'est hard, mec.
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Moi aussi, j'ai travers� des merdes.
Mais la vie est une lutte, mon fr�re.
Faut traverser des merdes pour savoir ce qu'est le bonheur. Hein ?
N'oublie pas que tout �a te rend plus fort que tu ne l'es. OK ?
D'office, mon fr�re.
D'office.
Viens. Approche.
On pourrait faire quelque chose demain. T'es libre ?
Je viens te chercher pour faire un truc sympa ?
Reste ici.
- D�sol�, il te faut quoi ? - Vingt.
Yo.
Tiens. Regarde-moi. Tu trouveras pas meilleure came ailleurs.
Dis-le � tes fr�res, ta m�re, tes s�urs, tes cousins...
- Tu t'es d�j� branl� en pensant � Badia ? - Non, mec. Non, non.
- Non, t'es dingue ? - Gros d�go�tant. En pensant � Badia ?
- OK, en fait, oui. - Moi aussi. Toi aussi ?
- Comme un moulin � poivre ? - Non, non, � deux mains. Du lait battu.
- Non, mec. Avec une main endormie. - C'est quoi �a ?
Tu t'assieds dessus 20 minutes jusqu'� ce que tu la sentes plus et tu te branles.
- Super bonne id�e. - Salut.
- Tout va bien ? - Oui. Et vous ?
- Super. - T'es maquill�e ?
- Je viens pas. J'ai un rencard. - Avec qui ?
- � ton avis ? - C'est une id�e de merde.
T'es juste jaloux.
- Non, je croyais que tu voulais venir. - Non.
Fais ce que tu veux. On s'en va, mes fr�res.
Amuse-toi et embrasse Orlando pour moi.
- Tiens. - Ah, tiens, tiens, tiens.
Tu comprends ? On est dans le coup. Tiens, tire un coup.
- Souris, tu ne souris pas. - Il fait froid.
Tu ne souris pas. Tu dois sourire.
Souris ! T'es minuscule.
Quoi ? Tu me prends pour une gamine ?
let me tell you a story now all of these girls always ask me how
trying to make money of this coke all these bitches see that we're not broke
we got bling, we got the nice clothes we got this 'mood' and so much flow
if you don't know, but now you know.
we try to get these whores easily as it goes
since I was born, it was always a game girls getting guys for money and fame
but we being gangsta's that also entertain
I don't joke let me tell you about this girl I've met
damn these girls and their names I forget I think it was Elisabeth
she got into my bed, so fine, but instead, she fucked up my head
she was like: No sex, it costs too much stress
I dumped her and got onto the next
when she asked me why, I said: Bitch, I'm Junes
Junes, c'est la merde. C'est la merde, mec.
- Il y a des keufs. - Quoi ?
- Des putains de keufs. - O� ?
- Derri�re nous. - Jette les sacs dans l'Escaut.
- Jette ces putains de sacs dans l'Escaut. - T'es fou ?
Je vais pas me faire enculer. Donne-moi ce sac.
- Va te faire foutre. T'es fou ? - Donne-moi ces putains de sacs.
- Non mec. Ne les jette pas. - Ferme-la.
Fais pas �a. Non, mec.
Faut courir les mecs.
Courir. Courir. Merde.
- C'est quoi ? - Un pansement.
- T'es une infirmi�re ? - J'essaie d'aider.
- Qu'est-ce que tu fous sur Instagram ? - Je v�rifie les infos.
Rien sur de la drogue, de la coke, un accident. Pas normal.
- On dit quoi � Orlando ? - Les flics ont gard� les sacs pour eux.
- Orlando va nous tuer. - Personne ne va nous tuer.
- Faut lui dire la v�rit�. - Je vais p�ter un c�ble. Quelle v�rit� ?
Bon, on dit ce qui s'est pass� � oncle Farid. Que veux-tu qu'on fasse ?
- Sortir la coke de l'eau. - T'es dingue.
Va te faire.
Ah, voil�, voil�. La lopette de Marie.
- Ouais ? - H�, tout va bien, mon fr�re ?
�coute. On est au Versuz. Chouette teuf. Vous venez ?
- Oui, OK. - Tout de suite.
OK, j'arrive.
�a t'apprendra. Tiens.
T'essaies de me baiser ? T'es en train de me baiser ?
C'est ce qui s'est vraiment pass�.
Non, s'il te pla�t. S'il te pla�t.
- Qu'est-ce que tu fous ? - Badia, reste en dehors de �a.
�a va ?
Si tu veux le tuer, tu devras me tuer moi aussi.
- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - On a perdu leur putain de coke.
Foutaises. Putain de foutaises.
Pourquoi mentirait-il ? Hein ?
Tu jures sur l'�me de tes parents que c'est la v�rit� ?
Je le jure.
Tu sais ce que �a veut dire.
Toi...
Je te laisse cette fois. C'est la derni�re fois qu'on bosse ensemble.
Je ne veux plus jamais voir ta sale tronche. Sale rital de merde.
�a va ?
�a va ?
Si tu te demandes pourquoi aucun journaliste
n'a parl� d'une caisse qui a fait un tonneau
ou d'une saisie de dizaines de kilos de coke par les keufs, regarde-moi �a.
C'�tait un mec avec des rastas.
Tout � fait. Les keufs sont nos amis, pas vrai ?
C'�tait ta premi�re et derni�re erreur.
J'ai une r�putation � tenir.
H�. Regarde-moi quand je te parle.
C'est ta derni�re mise en garde. Compris ?
Compris.
Et Badia ?
Elle n'est pas au courant.
Ma derni�re mise en garde ? Va te faire foutre.
Pourquoi serais-je le seul rat d'�gout ?
J'avais une chance en or et il �tait temps de la saisir par les couilles.
NIVEAU 3 AVARICE - Prochain niveau de merde.
Il est o� le n�gro ?
L�, l�.
Donne.
Salet� d'eau.
- C'est tout ? - Oui.
- Il y avait quatre sacs. - Trois.
- T'as regard� au fond ? - Vas-y, toi.
- Non, j'ai peur des poissons. - T'es un voleur.
- C'est bon ? - Oui, �a va.
Eh mon pote, je veux 25 %.
- On avait dit 22 %. - J'ai d�chir� ma combi.
Pourquoi ? T'as un gros bide ?
Ferme-la. Ferme ta gueule. C'est pas � toi que je parle.
OK, �a marche.
- 25 %. - �a va.
Badia, faut que je te parle.
Monte.
Je ne voulais pas que tu me voies comme �a.
- T'allais tuer mon meilleur ami. - Je voulais juste lui faire peur.
Je n'allais rien lui faire. S�rieux.
Dans mon monde, si tu montres un signe de faiblesse, t'es mort.
Fallait que je lui montre.
Regarde-moi.
Regarde-moi.
Je suis d�sol�.
Je veux pas qu'Adamo s'immisce entre nous.
Tu es sp�ciale � mes yeux et je ne veux pas te perdre.
Je n'aime pas perdre.
C'est moi qui paie ce soir. VIP, OK ? Very Important Patsers.
Quoi, VIP ? Very Important Potes.
- S'il te pla�t. - D'office, mon fr�re.
Vous me prenez pour une conne ? Tous les trois introuvables.
Ni sur le toit, ni en train de jouer, ni au snack et vous r�pondez pas � mes messages.
- Oh l�, attends. - C'est toi qui ne voulais pas venir.
Du calme. Du calme.
- T'as jur� sur l'�me de tes parents, salaud. - J'ai pas menti.
C'�tait vrai au moment o� je l'ai dit.
Et c'est juste une opportunit�. D�sol�.
C'est vrai. D�sol�.
Je suis vraiment d�sol�, mais ce business est dur.
Nous ne sommes ni des anges ni des saints. Nous dealons de la coke.
Tout ce dont tu as r�v� est d�sormais possible. Tu comprends ? � toi de choisir.
Soit on rend les 80 kilos � ton petit ami et c'est fini.
Soit on se fait un tas de thunes.
� toi de choisir.
Si �a tourne mal, je serai la premi�re � me faire baiser.
Parle.
T�t ou tard, tout le monde veut �tre un patser.
C'est plus fort que soi.
OK, mais je veux �tre tenue au courant. Je veux tout savoir.
- Et plus de couillonnades. - Ah, elle a parl�.
- �a c'est notre Badia. - Badia, Badia.
C'est parti. C'est parti. Patsers. Putains de patsers.
Qu'est-ce qu'on fout ?
J'explique. Cette poudre blanche, on ne peut pas la vendre pure.
Faut la m�langer � quelque chose. On a choisi l'inositol.
C'est une sorte de vitamine B. C'est sain, tu vois.
D'autres dealers utilisent de la poudre � lessiver ou la poudre de vieilles lampes TL.
La nuit, le garage d'Aziz nous servait de labo et de planque.
Je comprends pas pourquoi Volt disait que son fr�re �tait chiant.
Aziz est m�ga cool.
Normalement un gramme co�te 50 euros. On vendait notre came � 35.
M�me qualit�, meilleur prix.
- Putain de trio. - Premi�re fois ?
Arr�te de te plaindre, allez.
Le business �tait florissant.
Putain de thunes, mec.
Anvers est la capitale europ�enne de la coke.
La cr�me de la cr�me de cette ville sniffe comme c'est pas permis.
Ils ont m�me analys� l'eau de l'Escaut.
La concentration de la mol�cule de la coke atteint des sommets.
Et o� exactement � Anvers ? Au Zuid �videmment.
Que des hipsters pseudo-artistes de gauche qui ach�tent de la merde bio �quitable.
Ou des extr�mistes qui votent N-VA
car ils veulent plus de keufs en rue pour mater les Marocains.
Tout le monde en consomme. Profs, businessmen, magistrats, avocats
ou juges d'instructions, comme ce vieux porc.
Ou le d�put� du bourgmestre.
Comme je suis de la N-VA, les gens croient que j'aime pas les rebeux. C'est faux.
Pas de bonne poudre blanche sans bougnouls.
La coke rassemble les gens. Kumbaya brol.
Cette merde t'explose la cervelle.
Tu te prends pour Jean-Claude Van Damme, alors que t'es un loser.
Tu te sens aussi fut� qu'Einstein, alors que t'as le QI d'un poisson rouge.
Einstein.
Cette merde, c'�tait de l'or blanc et on gagnait enfin un tas de thunes.
- Pas mal, Einstein. - Pas mal ? C'est le top du top.
De la pure, tout droit de Colombie. Colombie !
En Colombie, ils savaient que dalle.
Ils sont de l'autre c�t� du monde. Et personne ne voit aussi loin.
Anvers devient de plus en plus dangereux.
Depuis la derni�re saisie de coke, j'ai des doutes, Orlando.
Il y a une balance. Je pensais que tout �tait sous contr�le.
Tout est sous contr�le. Je vais trouver qui c'est.
T'as int�r�t.
Tant qu'on se la jouait rus�s, discrets il n'y avait pas de quoi paniquer.
- Un mec comme toi avec de la coke pareille ? - Donne-moi la main, mon fr�re.
Se�or Einstein va t'expliquer.
Des pauvres cultivateurs de coca en Colombie aux riches nez du Zuid.
La came arrivait sans embrouille et � prix raisonnable, comme FedEx.
C'est crapuleux quand on y pense, mais...
Quand on ach�te des Adidas ou des Nike,
qui se demande si un gamin du Bangladesh a souffert pour les fabriquer
dans des conditions de merde pour trois fois rien ?
Non, s�rieux, �coute. Ces gens ne sont pas diff�rents.
De gauche ou de droite, rien � foutre
du nombre de personnes qui ont souffert et sont morts pour cet or blanc.
NIVEAU 4 LUXURE
Tant qu'ils peuvent fourrer leur nez de riches dans notre marchandise.
Et nous serons les derniers � nous en plaindre.
Apr�s, c'est mon tour, hein, Sylvia ?
- Apr�s, c'est � papa. - Ferme ta gueule, mec.
H�, Batman. �a fait un bail.
- T'�tais en vacances ? - Non. Non.
- C'est qui ? - Vital.
O� est notre cash ?
Bien, bien.
- C'est tout ? - Oui.
- Il y a �crit d�bile ici ? - Non, mec.
Il y a �crit d�bile ici ? O� est le reste ?
D�sol�, mec. Ta marchandise ne se vend plus.
- Tu te fous de ma gueule ? - Non, mec, non.
- Non. - C'est M. l'Inspecteur.
Oui, M. l'Inspecteur.
Ou tu veux qu'on tra�ne ta tronche autour du bloc ?
Il y a des mecs qui cassent vos prix en vendant la m�me marchandise. M�me qualit�.
- C'est vrai �a ? - Je le jure, mec.
- Vas-y, gamin. Va jouer. - Putain de rebeux. Merde.
C'est � moi que tu parles ? Hein ?
C'est � moi que tu parles ? Je te pose une question.
C'est � moi que tu parles ?
C'est � moi que tu parles ? � qui tu crois que tu parles ?
H�, c'est � moi que tu parles ? C'est � moi que tu parles ?
C'est � moi que tu parles, encul� ? C'est � moi que tu parles, mec ?
T'as un probl�me ? Un probl�me, n�gro ?
Dis bonjour � mon pote.
C'est moi qui frappe.
Oh l�, c'est quoi �a ?
�a ici ? C'est quoi ? Ce truc en or �tincelant � ton poignet ?
- Une Rolex Submariner. - Ah, une Rolex Submariner.
- Cool, hein ? - Une montre � 30 000 balles.
- On attire d�j� l'attention. - Que 24 000 en seconde main.
Ton nouveau ch�ri pouvait pas te l'acheter ?
Et si on te demande comment tu te l'es offerte ?
- Je dirai que c'est une fausse. - Ah, que c'est une fausse.
Un Marocain te croira peut-�tre, pas lui. Cache-moi �a.
- Fais gaffe. - Cache �a.
Je dois te parler, Farid.
Dommage que la transaction n'ait pas fonctionn�.
C'est vrai. Mais je comprends qu'on ait d� en rester l�.
Sauf que certains pensent qu'on n'en est pas rest�s l�.
Il est toujours aussi facile de se procurer de la poudre en rue.
Les Colombiens pensent qu'on a une balance.
Il n'y a pas de balances dans ma famille. Il n'y en a jamais eu.
Bizarre.
Serait-ce des co�ncidences ?
Destin, acte divin, karma et tout le toutim.
Darwin, le Yi Jing, le putain de yin et de yang.
OK, j'ai du respect pour toi, Farid.
Mais je te pr�viens.
Si tout part en couille, n'aie pas peur de moi, mais de mes coll�gues.
Ils n'ont aucun respect pour la vieille g�n�ration.
- N'oublie pas ta pizza. - Je n'aime pas la pizza.
T'as quelque chose � me dire ?
Non.
J'ai d�j� v�cu tout �a. Une fois, �a me suffit.
Putain d'Orlando Marie.
Le n�gro mangeur de fromage et le demi-Marocain bossent ensemble.
Sous le nez de Yasser.
On va le coincer le tocard.
- �a va ? - Oui. Merci. Et toi ?
�a va, merci.
�coute, oncle Farid, je vous aime, tante Saloua, Badia et toi.
Dis juste ce que t'as � dire.
Tu m'as toujours prot�g�, depuis que je suis petit.
Mais si j'ai assez de preuves contre toi, je ne vais pas me g�ner.
Fais ce que tu as � faire, mon fils. On verra bien.
- Comment vas-tu, mon fils ? - Bien, ma tante. Bonne journ�e.
Une plantation de cannabis.
Des plants de trois m�tres de haut.
Vous �tes fous ou quoi ?
Vous �tes compl�tement d�biles ? On aurait pu crever.
On avait dit qu'on se la jouait profil bas. C'est quoi �a ?
Cette putain de caisse ? On parade pas avec des Rolex, des caisses tun�es, rien.
On ne fait rien. Ramenez-moi cette merde. Direct.
Trouillard.
- Il est �crit poule mouill�e ici ? - Non, il est �crit furax.
Vous �tes pas normaux ? Vous voulez que votre sang soit r�pandu dans la bagnole ?
Demeur�s. Fini de faire la teuf et de jouer. Que dalle.
Et ce putain de Yasser me colle au cul.
Orlando ne sait rien. Il m'a envoy� un SMS.
Garde tes distances.
- C'est s�r, il se posera pas de questions. - Tu l'aimes vraiment ?
- C'est pas tes affaires. - C'est un malade mental, Badia.
- Ouh, les amoureux. - La ferme !
- H�, Mussolini, t'as vu ce film ? - Quoi ?
Parano�a. T'es parano, mec.
On a vol� une cargaison de coke et on peut pas s'amuser. Tu d�lires.
C'est toi qui d�lires.
Qui doit nous coincer en premier ? Yasser ou cette lopette de Marie ?
On doit se tirer et se faire oublier.
Qu'est-ce que tu veux faire ? On doit se cacher ?
� quoi sert ce fric si je peux m�me pas rouler avec cette caisse ?
Easy come, easy go. Vivre et laisser vivre. Non ? Non ?
Vivre et laisser vivre, mec.
Tony Montana, Scarface, putain.
Volt n'avait pas tort.
� quoi bon avoir des thunes si on ne peut rien en faire ?
Fallait se faire oublier. O� est-ce qu'ils se fichent des Marocains blind�s de thunes ?
Vivre et laisser vivre.
Au Maroc.
NIVEAU 5 GOURMANDISE
Tanger, une ville au nord du Maroc.
En �t�, c'est the place to be pour tous les patsers.
La seule couleur qui compte ici, c'est celle de l'argent.
Plein de casinos, appartements et h�tels ont �t� construits avec de l'argent sale,
blanchi via les salons de coiffure, les snacks pita et les pizzerias.
- Cette connerie est fichue. - T'as plus d'essence ?
Non, j'avais deux barres, c'est bon. Viens l�, viens l�.
C'est bon. Fonce, fonce.
Ici, tout ce qui brille attends l'argent sale.
Chaque �t�, les fr�res de partout en Europe viennent ici
jouer les patsers sans g�ne ni contr�le.
Tranquilles.
I think it's time I've got a rap if you don't mind
let me take you into town a big-ass family right here like mine
Bien, on ne pense � rien.
B�b�, qu'est-ce que tu fous avec ces clodos ?
C'est moi que t'appelles b�b� ? Fromage pourri.
Le mongole belge croit que c'est � lui que je parle.
- Tu te crois le plus rapide, mec ? - Tu vas voir, travelo. Sac de merde.
OK, les r�gles. Si je gagne, la bombasse Tong Po vient s'asseoir sur ma queue
et je lui montre combien de chevaux j'ai, sale ch�vre.
C'est pour �a que vous �tes les baiseurs de ch�vres.
Madame a une grande gueule.
On verra si elle sera toujours aussi grande quand j'exploserai ton hymen.
Ferme ta gueule ou je te tranche ta langue d'Hollandais.
Avant ou apr�s avoir l�ch� sa chatte de flamande ?
Yallah, yallah.
En �t�, plus de 4 millions de Marocains viennent ici.
Du monde entier, de Belgique y compris. Et oui, des putains de Pays-Bas aussi.
Les Marocains sont des dingues, c'est connu. Mais les Marocains hollandais !
Pire que de la merde radioactive de Tchernobyl et Fukushima r�unis.
Les keufs sont nos amis.
Tr�s bien. Tr�s bien.
En l'air.
- Saloperie de galets. - �a fait mal.
- Je suis br�l� ? - Un peu.
Je sens que �a br�le.
Tes joues aussi.
Tiens.
- Je viens de pisser dans la mer. - Gros d�gueu.
C'est le macaque qui remonte � la surface.
- D�sol�. - Putain, mec.
- Va nager. Va nager. - C'est le vent marocain.
Einstein. �a, c'est la putain de vie. Je vais migrer.
On est dans le coup, putain. D'office, on est dans le coup.
Go�tons �a, mon fr�re. Go�tons �a.
On m'a dit que tu n'as eu droit qu'� une petite frite belge.
- Tu veux go�ter une patate hollandaise ? - D�gage, gros gland.
Tu veux un gland ? J'ai un soldat au garde-�-vous dans mon froc
pr�t � envahir ta chatte flamande. �a t'excite ?
Enfoir�.
Qui en veut ? J'ai bais� Orlando Marie. Je vais tous vous baiser.
J'enculerai tous les Hollandais, bande de fils de putes.
Je suis Tony Montana, Don Corleone, Stephen Hawking, putain.
Plus vite. Plus vite.
Courez, putain.
Merde ! Sales Belges.
Ce n'�tait qu'une question d'heures avant que la police marocaine nous coince.
Et ils sont moins cools que les keufs du Kiel.
Bris de bouteilles dans le cul, �lectrochocs dans les couilles, tu vois ?
Il �tait temps de partir.
- Merci, merci. - Tiens. Bienvenue � la maison.
- OK, OK. Un snack, un snack ? - D'office. Un bon gros durum mexicano.
- Non, une merguez. D'office, une merguez. - Non, du poulet. Qu'est-ce que tu racontes ?
Des chicken fingers et un coca. Des chicken fingers et un coca.
Vous nous attendez depuis tout ce temps ?
- Je n'ai rien fait d'ill�gal. - Occupe-toi de tes fesses, mec.
- Va te faire, je n'ai rien fait d'ill�gal. - C'est pas vrai.
Ne me touche pas. Ne me touche pas, j'ai dit.
Ne me touche pas. Je ne te suivrai pas. Je ne te suivrai pas.
T'es juste un keuf parce qu'ils ont besoin d'un singe de foire.
- Sale couille molle. - Ferme-la, mec.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu vas faire ? - Merde !
Pourquoi �tiez-vous si press�s d'aller au Maroc ?
C'est l'�t�. Tout le monde part en vacances, sauf toi.
Vos noms apparaissent dans quelques dossiers.
On est populaires. Les gens nous mentionnent pour faire partie du gang.
- Quels noms ? Lesquels ? - Orlando Marie.
Marie ? Ton ex que j'ai bais�e cette nuit ?
Non. Mais je dois aller aux toilettes. Aux toilettes.
- Marie est soup�onn� de six liquidations. - Liqui-quoi ?
- Connais pas. - Probl�me. Je dois vraiment pisser.
�coute, rebeu. C'est une erreur proc�durale de merde pro Deo. OK ?
Putain !
Je dois plus y aller.
Une drogue de qualit� � 35 euros le gramme a disparu du march�
quand vous �tes partis au Maroc. Comment �a se fait ?
- Je veux un avocat. - T'as surtout besoin d'un Mala�ka.
Un ange gardien.
Mon ange gardien est juste l�.
- Tu te crois plus malin que les autres. - T'as des preuves ? Je crois pas.
Je le vois � ta tronche.
- Bureau d'avocat... - Je sais qui vous �tes.
Farid nous a demand� de repr�senter ce jeune homme.
Ne dis plus rien, ce clown n'a rien contre toi.
Tu t'es piss� dessus ? Tu t'es piss� dessus ?
- Oui. - C'est de la maltraitance.
- J'ai rien fait, enfoir�. - Tu ne fais jamais rien.
T'es plus comme avant.
C'est parce que je t'ai jamais rendu ton jeu de PlayStation 2 ?
On a trouv� des erreurs de proc�dure. L'affaire sera rejet�e...
- Yasser, tu laisses partir tes petits amis ? - C'est quoi ton probl�me ?
- On sait qu'ils sont coupables. - Les rebeux se couvrent entre eux.
Les racistes aussi � ce que j'entends.
- Fais gaffe � ce que tu dis, Yasser. - Ou quoi ?
Quoi ? Qu'est-ce que tu regardes, branleur ?
Il se rend pas compte qu'il s'est fait enculer. Bien comme il faut.
On aurait dit que notre absence avait attir� encore davantage l'attention.
Le pire, c'�tait pas que Yasser voulait nous coincer,
mais que d'autres enfoir�s commen�aient peut-�tre aussi � s'int�resser � nous.
Merde.
- On est plus malins. - Je veux retourner au Maroc.
On est plus malins. Il ne peut rien nous faire.
- Dis-moi ce que t'as fait. - Rien.
- Rien ? - J'ai rien fait, papa.
Tu vends de la drogue avec ces enfoir�s ?
Tu veux devenir une junkie ? Ma fille est une criminelle.
- C'est faux. - Calme-toi, Farid.
Je voulais juste �tre comme toi.
Badia. Reviens.
NIVEAU 6 COL�RE
- On l'a dans le cul. Yasser va nous coincer. - Orlando va nous violer.
D'office, c'est l'un ou l'autre.
- Faut liquider la coke, mes fr�res. - Cette came est trop dangereuse.
Quoi qu'il arrive, on la divise et on vend tout.
Oui, allons manger des cr�pes � Ostende.
Mais non.
Les lopettes.
- Qu'est-ce que tu regardes, branleur ? - Les lopettes.
Sales fils de putes.
Putain ! Ils nous ont encul�s. Ils nous ont encul�s.
- All�. - Salut. Ils ont pris la coke et les thunes.
- Quoi ? Qui ? - Les keufs.
Je suis s�r que ce sont ces deux porcs racistes.
- OK. - Quoi, OK ?
C'est quoi �a ? On vient de se faire baiser.
Adamo, je n'en ai plus rien � foutre.
Monte.
- Mollo. C'est � mon fr�re. - Je m'en fiche.
On va coincer les keufs. Ces fils de pute vont nous rendre notre came.
Je vais me procurer une arme et leur mettre une balle dans la t�te.
- Ce sont des porcs. - Ce ne sont pas des keufs.
Ce sont des patsers en puissance. On va les tuer. On va les coincer.
�coute, Italo de mes deux, j'ai brass� beaucoup de merde,
mais je veux pas la mort d'un keuf sur ma conscience.
- On se prend pour la mafia maintenant ? - Tu d�lires, mec.
Je ne me laisserai pas enculer. Je ne subis pas, j'agis.
Vous me suivez ou pas ?
- Allez vous faire foutre. - Tu d�lires.
C'�tait comment le Maroc ?
- Bien. - Et la famille ?
Sympa.
Tu me files ton GSM, ch�rie ?
Pourquoi ?
Ne joue pas aux dures. Donne-moi ton GSM.
- C'est quoi �a ? - Quoi ?
C'est quoi ?
C'est quoi �a, ch�rie ? Hein ?
C'est quoi cet endroit de merde.
C'�tait avec ma famille.
La prochaine fois, je t'emm�ne. Tu verras ce que c'est de vraies vacances. OK ?
- O� est ma marchandise, salaud ? - Quoi ?
Quoi ? Tu me prends pour un attard� ?
Toi et ta pute de skinhead avez chour� ma coke. O� est-elle, putain ?
- Branleur, c'est toi ? - Qu'est-ce qui se passe ici ?
Bordel. On m'a tir� dessus. Tu peux pas juste m'aider ?
- Je t'ai dit de garder Badia en dehors de �a. - Elle ne sait rien.
Tu vois pas que je suis handicap� ?
Pourquoi il n'y a que des menteurs dans ma famille ?
- Peut-�tre parce que t'en es un toi-m�me. - C'est �a, enfoir�.
T'es le plus gros menteur de tous. Le plus grand hypocrite.
OK. OK.
Tu veux que je te parle comme � un homme, comme je parlerais � ton p�re ?
Tu veux �tre un homme ? C'est maintenant ou jamais.
Dis-moi o� est Badia. Tout de suite.
Vas-y, Noureddine.
Super, hein ? Il fait �a super. Noureddine.
Allez, mec, allez. Ne baisse pas ta garde.
Allez, mec. Couvre-toi. Couvre-toi. Quoi ?
Orlando, Hassan veut te parler. Il dit que c'est urgent.
- Hassan ? - Hassan Kamikaze.
Dis-lui de s'agenouiller et de me sucer ma bite noire.
- Il n'est pas seul. - Nous non plus, si ?
- T'es s�r ? - Oui, je suis s�r. D�gage.
Allez, mec. Debout. Bien. Gauche, gauche, couvre-toi.
Sale singe.
Logique que ton peuple ait connu l'esclavage. Vous �tes trop cons pour attaquer.
On dirait un singe de cirque avec tes tra�n�es,
pendant que ces connards de Belges vendent ta coke dans ton dos.
Je m'en fous qu'ils t'enculent,
mais ils me baisent moi aussi. Pourquoi tu crois que le prix de la coke a baiss� ?
Je devrais peut-�tre dire aux Colombiens qui m�ne r�ellement la danse ici.
Hassan Kamikaze.
Ce nom te va bien, mec.
T'es suicidaire ?
La salope marocaine.
Appelle Pitchie. Dis � tout le monde de s'appr�ter. Appelle Pitchie.
- Quoi ? - �coute-moi bien, macaque,
tu ignores � qui tu as affaire. C'est moi qui m�ne la danse maintenant.
Je vais te couper ta banane cram�e
et la fourrer dans le gosier de ton gorille de m�re.
Encul�.
C'est la Troisi�me Guerre mondiale. Amsterdam va p�ter ce soir.
Ils veulent la guerre ? Ils auront la Troisi�me et la Quatri�me Guerre mondiale.
Sur la t�te de ma m�re, Amsterdam va exploser ce soir.
�a va ? �a va, ch�rie ?
�a va ? Oui ?
Qu'est-ce que vous avez foutu au Maroc ? Comment connais-tu Hassan ?
Je ne connais pas ce mec.
- Tu m'as bais� dans mon dos ? - Non.
T'as vendu de la coke � Anvers ? Sale petite tra�n�e.
Non.
Quelqu'un vend de la coke colombienne � Anvers. Qui d'autre ce serait ?
Parle. Parle. Tu m'as encul�. Qui d'autre ? Parle.
Parle, sale tra�n�e. Parle.
Dis-le-moi. Parle, parle, parle.
Parle.
C'�taient les keufs.
Des keufs peu scrupuleux.
Mauvaise adresse, mauvaise adresse.
C'est quoi �a ? J'ai rien fait, j'ai rien fait.
- � genoux. - C'est quoi cette merde ?
- On est des flics, bande de cons. - Ferme ta gueule.
- Merde. - Ta gueule.
Mauvaise adresse.
Il y a un filigrane sur les paquets de coke.
Si je ne le retrouve pas, je saurai que tu mens.
Et la partie sera termin�e. Compris ?
Sale tra�n�e.
Elle reste ici, OK ?
Bingo.
La partie est termin�e.
Trouvons maintenant cet encul� d'Hassan.
Jadis un criminel de haut vol actif dans le grand banditisme hollandais,
il est d�sormais le reporter criminel aux plus gros scoops.
Mesdames et messieurs, applaudissez Mathijs Steensma.
Il faut le dire, ce mec est dangereux, il est sur le point d'exploser.
Il s'appelle Hassan Kamikaze. C'est un encul� dangereux.
Une bombe � retardement. Il fait... Il faut faire attention.
S'il explose, le sang coulera � flots.
Nous ignorions qu'Hassan Kamikaze �tait le grand rival d'Orlando Marie.
Ils se disputaient le contr�le de la coke colombienne aux Pays-Bas et en Europe.
Et cette bombe � retardement avait �t� enclench�e il y a des ann�es.
L'attaque est indubitablement li�e � la guerre des drogues qui a lieu � Amsterdam.
Les 3e et 4e Guerres mondiales ont d�but� et les m�dias n'en rataient pas une miette.
La victime a �t� ex�cut�e d'une balle dans la nuque, comme dans la mafia.
Amsterdam est en �tat de choc.
La nuit pass�e un homme a �t� bless� par une grenade.
La guerre faisait rage au sein de la mafia marocaine.
- Les enqu�teurs ont photographi� le v�hicule. - La t�te a �t� retrouv�e dans le canal.
L'homme est en danger de mort.
Deux jours apr�s le meurtre au bordel o� un client...
C'�tait dans tous les m�dias. Les corps s'amoncelaient.
Les patsers tombaient comme des mouches.
Mais cette merde touchait les Pays-Bas.
Voici Mathijs Steensma.
� Anvers, trois mecs et une bombasse
g�rent tout le commerce de la coke via Anvers pour un gros bonnet hollandais.
- Orlando Marie ? - C'est vous qui le dites.
Mathijs Steensma a �t� assassin� dans un club de strip-tease. Nuque bris�e.
J'ai trouv� tes balances. Un gang foireux d'Orlando � Anvers.
Ils ont vol� ton fric et ta coke.
Laisse-moi r�gler �a une fois pour toutes.
�a marche. On reste en contact. Je t'envoie des hommes.
Les gars, ce gang d'Anvers est en train de nous baiser.
Raul, Tong Po, le spectacle peut commencer.
Il n'y avait pas de raisons de paniquer. � Anvers, c'�tait calme.
M�me si on recevait des courriers zarbis.
- Salut. - Ils m'ont envoy� une carte de Colombie.
Relax, j'ai un second appel. Attends.
Salut.
J'ai les Colombiens au cul, spaghetti junkie.
- Je lance une discussion de groupe. - Tu trouves �a normal ?
- H�, mes fr�res. - Si je meurs...
Relax. Restez calme. Pas de panique, respirez.
- Va te faire, OK ? Va te faire. - C'est du bluff. B-L-U-F-F. Du bluff.
Il s'est av�r� que c'�tait loin d'�tre un coup de bluff.
Qu'est-ce qu'il y a ?
H�, c'est moi, Papa Doudo. �coute, j'ai vendu mon bateau.
Ne me cherche pas, je retourne en Afrique.
D'abord Ahmed et Maria, et maintenant ta fille.
Je t'avais pr�venu que �a arriverait.
Mais tu n'�coutes pas. Regarde-moi. R�ponds-moi.
Tu n'es pas un homme.
Faut que tu nous aides, mec.
Avoue. Donne-nous la coke, laisse-moi t'arr�ter et tout ira bien.
Tu sais tr�s bien qu'en prison on est morts. D'office.
On n'a rien, ni coke ni thunes. Tout est fichu, je le sais.
- Mais sans toi, la partie est termin�e. - En quoi �a me concerne ?
- Comment t'es arriv� l� ? - Va te faire, j'ai boss� dur.
- Qui t'a tuyaut� ? - Pour �liminer la concurrence.
- Tu nous l�ches ? - T'a d�clench� la 3e Guerre mondiale.
Deux coll�gues sont toujours port�s disparu.
Au diable ces racistes.
Badia est ta cousine, idiot.
- Ils vont nous tuer, tu comprends pas ? - C'est ta faute.
OK, c'est bon.
On te balancera.
On te fera tomber avec nous en disant que tu bossais avec nous.
- Ferme-la. Personne te croira. - Ah non ?
Ils croiront qui ces racistes � ton avis ?
Ils ont h�te de voir ta tronche de macaque derri�re les barreaux.
Et les journalistes s'en donneront � c�ur joie.
D�sol�, mec.
D�sol�, je sais. C'est ma putain de faute.
J'ai d�conn�, je le sais. Et je suis d�sol�. S�rieux.
Mais il faut que tu nous aides. Tu comprends pas ?
S'il te pla�t.
Si tu ne nous aides pas...
c'est comme si tu nous tuais.
Yasser �tait un keuf, mais il restait notre fr�re malgr� tout.
J'ai �labor� un plan de malade.
Yasser devait juste convaincre le juge d'instruction.
NIVEAU 7 ORGUEIL
Vous me demandez de mentir ?
De dire � tout le monde qu'on a saisi toute la drogue alors que c'est faux ?
Inspecteur Dahmani...
Vous r�alisez ce que vous me demandez ?
Je n'ai jamais menti de toute ma carri�re. Pas m�me � ma femme ou mes enfants.
Il y a plus de vingt morts Aux Pays-Bas. Vous seul avez le pouvoir de stopper �a.
Si �a d�rape, ta t�te est en jeu.
13 h, VTM NIEUWS. Birgit Van Mol.
Bonjour. � Anvers, la police a fait une nouvelle saisie de drogue.
Apr�s des semaines d'enqu�te, une grande quantit� de coca�ne a �t� saisie.
La drogue �tait dans des conteneurs entre des caisses d'huile d'olive du Maroc
dans des paquets avec un filigrane les reliant � un cartel colombien.
Avec une valeur de revente de 30 millions d'euros.
Cette info n'est divulgu�e que maintenant pour respecter le secret d'enqu�te.
M. le commissaire.
La coca�ne vient du cartel Cartagena en Colombie.
En apprenant que leur came a �t� saisie, les Colombiens se sont calm�s. Enfin !
Si cette op�ration a �t� un succ�s, c'est gr�ce � l'inspecteur Yasser Dahmani.
Yasser �tait le h�ros. Il a re�u une m�daille et a �t� qualifi� de super flic.
C'est dingue ce que quelques kilos de farine peuvent faire.
Les Colombiens ont appel� Orlando pour enterrer la hache de guerre.
Et Badia et lui �taient de nouveau cool. Les gros chanceux.
Gr�ce � l'assurance, Aziz a refait un garage avec des caisses de patsers.
Volt �tait content et Aziz aussi.
Junes s'est consacr� � sa passion.
Il va participer � Belgium's Got Talent. On parie qu'il va gagner ?
Et moi ? Je dois dire que la vie de patser n'est pas sans danger.
J'ai retenu la le�on, d'office.
Mon conseil : ne touchez pas � la drogue, les enfants, et tout ira bien.
Et sinon, je...
Je fume des joints, je joue � la console.
Je pense � la vie, les sept p�ch�s capitaux, mes parents.
Et je repense � cette putain d'aventure qu'on a v�cue.
L'orgueil est le pire de tous les p�ch�s. Un plan de g�nie ? Mon cul.
Cette conf�rence de presse est mont�e de toute pi�ce. Je n'en crois pas un mot.
La route a �t� compromise.
Nous allons �liminer tous les maillons faibles.
- C'est oblig� ? Parce que la coke... - Tu veux finir dans un cercueil ?
Il faut partir tout de suite.
Merde. �a craint.
Badia, reste couch�e. Reste couch�e, reste couch�e.
- Regarde ce froc. De la pisse. - Pourquoi tu pisses ?
- C'est le stress. - On est morts.
Que feras-tu quand les Colombiens viendront te chercher ?
- Mon fr�re. - S'il te pla�t. S'il te pla�t.
Je t'en supplie, mon fr�re.
La ferme.
- Badia. - Badia.
Badia.
Badia. Badia.
- O� est Adamo ? - On ne l'a pas trouv�.
Pas trouv� ? C'est quoi cette merde ?
- Si je meurs, ma m�re me tuera. - Ferme-la, sale belge.
Laissez-la. Laissez-la.
Tu te souviens de ce que j'ai dit maintenant ? Sale tra�n�e. S-A-L-E.
Junes. Junes.
Ce ne sera pas long, ch�rie.
Adamo. Regarde, tes copines sont l�, Adamo.
Oh, sexy. Je crois qu'elles m'aiment, Adamo.
Elles ont m�me demand� mon autographe. Toi aussi tu le veux, Adamo ?
Ouvre sa bouche. Ouvre.
Il veut sucer. Sucer.
Suce �a. Suce, suce, suce.
Qu'est-ce qui ne va pas, ch�rie ? T'es sens dessus dessous ?
Adamo. Viens � Antwerpen Centraal. Seul.
Avec le reste de la coke et de l'argent ou je te jure que je les tue.
Sale menteur.
L'amiti�, c'est cool, tant que t'as pas un cartel colombien coll� au cul.
Il �tait donc grand temps de me tirer.
Allez, merde.
Adamo. Je t'ai manqu�, mon ch�ri ?
Regarde. Regarde-les.
Voil� ce qui t'arrivera si tu �choues au grand quiz.
- Quel quiz ? - Le quiz o� sont ma coke et mes thunes.
Tu peux peut-�tre gagner.
Tu vas m'embrasser, ma salope ?
Amenez le miroir. Vite.
Regarde-toi. Regarde. �a te pla�t, ce que tu vois ?
Un sale tra�tre qui a abandonn� ses amis. Je hais les tra�tres.
Tu veux ressembler � Tony Montana ? Pas de souci, je vais t'aider.
Baissez vos armes.
Police. Baissez vos armes.
Je ferais tout pour mes fr�res.
Yasser, mon fr�re. �coute. Suis-moi. 24 h/24. OK ?
- Ne me l�che pas. - OK, compris, on ne te l�che pas.
Tout le monde stand-by.
Ils sont en route.
Go, go, go.
- Police. Baissez vos armes. - Baissez vos armes.
Allez vous faire foutre.
- Encul�s. Allez vous faire foutre. - Yasser, Yasser.
Vous savez qui je suis ? Je suis Hassan Kamikaze. Fils de putes.
Baissez vos armes.
Au nom du P�re, du Fils et du Saint Esprit.
Seigneur, accordez-lui le repos �ternel. Et que brille sur lui votre lumi�re.
Que son �me repose en paix. Amen.
Yasser �tait le h�ros du jour. Un exemple � suivre pour tous.
Tant pour les Marocains que pour les Belges.
Il a permis de d�manteler un r�seau international de trafic de drogue.
Il avait enfin le respect qu'il m�ritait.
Quant � nous, on aurait d� moisir en taule jusqu'au d�mon de midi.
- Mais on avait Karim et Nassim. - C'est une question de vie ou de mort.
- Mon coll�gue va vous montrer un truc. - Qu'en pensez-vous ?
Les meilleurs putains d'avocats p�naux de Flandre.
C'est r�gl� ?
Volt a d�croch� de la coke et est devenu assistant social.
Si t'es aussi dur que le roc, tu fais fuir les gens.
Mais si t'es aussi l�ger que l'eau, les gens te pi�tinent.
Sois comme l'eau qui d�passe le rocher, comme disait Bruce Lee.
- Compris, oui ou non ? - Oui.
Il fait de son mieux pour mettre les jeunes sur le droit chemin et les y garder.
Junes a �t� s�lectionn� pour participer � Belgium's Got Talent et a gagn�.
Il est en tourn�e avec une anglaise et ils remplissent les salles
avec un mix de claquettes et de breakdance,
comme Fred Astaire et Ginger Rogers version moderne.
Badia se consacre enti�rement au kickboxing, comme Jean-Claude Van Damme.
Championne de Belgique, elle participe au championnat du monde.
Et incroyable mais vrai, Oncle Farid et tante Saloua sont ses plus grands fans.
Et moi ? Je repasse des entretiens d'embauche.
Parce que c'est vrai. Cette putain de vie n'est pas un jeu vid�o.
Il faut vivre une vraie bonne merde pour savoir ce que c'est le bonheur.
Mais ce n'est pas simple.
Je ne veux pas jouer les philosophes, mais c'est quoi le bonheur ?
P�cho la fille de tes r�ves ? Une maison, un chien et ce genre de merde ?
Ou est-ce �tre le patser le plus cool du monde ?
Qu'est-ce que tu choisirais, toi ? Gauche ou droite ?
Cette fois, c'est du s�rieux.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.