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Oui, M. Prescott.
J'ai devin�. Vous �tes le roi de la jungle.
Tout le monde me conna�t. Ce n'est pas dr�le.
- Qu'est-ce que ce sera ? - Tourn�e g�n�rale.
Je suis le roi de la jungle.
Un dollar, M. Prescott. Et on va fermer.
Ne me bousculez pas.
Vous trimballez beaucoup d'argent, M. Prescott.
Juste 10 plaques.
J'en ai port� 10 fois plus sans rien perdre.
Je ne crois pas aux banques. Je les poursuis en justice.
Je vais mettre le feu ce soir.
Et quand Sam Prescott met le feu... Oh, merci.
Et quand Sam Prescott met le feu,
il ne rentre qu'au petit matin.
Je ne rentrerai qu'au petit matin.
Je ne...
Ou je ne rentrerai peut-�tre pas du tout.
C'est l'occasion, monsieur. Demandez-lui.
Que est le probl�me, l'ami ?
Il y a des conventions partout. Il n'a pas de chambre.
Il n'a qu'� prendre la mienne.
Les amis de Sam Prescott sont mes amis.
Vous n'avez qu'� me suivre, l'ami.
Je suis le roi de la jungle.
Oui, comme �a.
Inspirez un bon coup.
Pr�t ? Non, on ne triche pas.
Inspirez un bon coup, j'ai dit. Bien, inspirez.
Expirez. Alors, �a ne va pas mieux ?
On est pr�ts.
Pliez, �tirez.
Touchez vos orteils, pliez, �tirez. Vos orteils...
Vous pouvez le faire. Voil�, c'est mieux.
Pliez, �tirez...
Pliez...
J'ai 26 chambres � nettoyer. Je dois m'en tenir au programme.
S'il vous pla�t, M. Prescott.
Monsieur Prescott ?
Pardon.
Excusez-moi, monsieur.
Entrez.
D�sol�, les amis.
Je peux placer une jeune fille chez vous ? Le train est bond�.
- J'imagine que oui. - Merci.
Par ici, mademoiselle.
Vous �tes mari�s ?
C'est mon premier voyage � New York. Je viens de me marier.
Je veux dire...
- Vous voyez ce que je veux dire. - Ouais.
Vous venez de vous marier ?
C'est sans doute plut�t �vident.
Bon, allez-y. Racontez-nous.
O� l'avez-vous rencontr� ?
J'�tais serveuse � Grantsville, Ohio...
C'est l� que je vis.
Un jour, il est entr�.
Un coup de foudre, hein ?
Non, je l'ai � peine regard�.
C'�tait �trange.
Notre premier rendez-vous. Je ne voulais pas y aller...
Mais je me suis surprise � l'attendre ce soir-l�.
On a juste march�. Il parlait peu.
C'est dur � expliquer...
Mais j'ai ressenti la m�me �tranget�.
Vous avez vu cet homme 3 fois avant de l'�pouser ?
De quoi vit-il ?
Il est vendeur de... Je ne sais pas, en fait.
Et il vous a quitt�e juste apr�s la mariage ?
A cause de son travail.
C'est comme si vous aviez �pous� un �tranger, non ?
Un appel pour M. King.
Bonjour.
- Je suis Mme Baxter. - Oui, Mme Baxter.
- Mon mari m'a pris une chambre. - Je vais voir.
Oui, il a appel� hier apr�s-midi.
Chambre 1210.
M. Baxter est d�j� l� ?
Non.
Oh...
Junior ?
- Millie. - Fred.
Merci.
Non, Fred. S'il te pla�t.
Qu'y a-t-il, Millie ?
Je ne sais pas comment te le dire.
Me dire quoi ?
Tu es l� � cause de ma lettre ?
Quelle lettre ?
Mais pourquoi es-tu l� alors ?
Mon mari m'a demand� de venir.
Ton mari ?
Je suis mari�e, Fred. Je n'ai pas...
Je le connais ?
Je ne pense pas.
Il s'appelle Paul Baxter.
Quand l'as-tu �pous� ?
Le mois dernier, � Grantsville.
Que fais-tu ici, au Sherwin ? C'est un h�tel de repr�sentants.
Paul est repr�sentant.
Comme moi. C'est pour �a que tu refusais de m'�pouser.
Paul devait �tre meilleur vendeur.
F�licitations.
Merci.
Fred ?
Qu'as-tu �crit dans cette lettre ?
Ce n'est plus important.
Oui ?
Oui, Mme Baxter.
Non, Mme Baxter.
Je vous passerai vos appels, quelle que soit l'heure.
Rien pour moi, Charlie ?
Non, rien. D�sol�.
Regarde �a, Charlie.
All� ?
Qui ?
D�sol�e, je n'entends rien.
Qui ?
Paul ?
Ah, Fred.
Non, il ne m'a pas donn� de nouvelles.
Merci d'avoir appel�, Fred.
J'ai dit merci d'avoir appel�.
Bonne nuit.
Bonjour.
Bien dormi ?
Pas vraiment.
Aucune nouvelle ?
Non.
Tu devrais manger.
Qu'est-ce que ce sera ?
Non, Fred. Je ne pourrais pas.
Prends au moins un caf�.
Non, merci.
Je suis tr�s inqui�te pour Paul.
Il savait que tu venais ?
Il m'a envoy� ce t�l�gramme.
J'ai t�l�phon� partout, m�me aux h�pitaux.
Il venait de Philadelphie. C'est tout pr�s en train.
Je sais.
J'aimerais pouvoir faire quelque chose.
Il y a la police.
La police ?
Le bureau des personnes disparues.
O� est-ce ?
Viens.
Je ne veux pas t'emp�cher de travailler.
Oh, �a ira.
Viens.
Bureau des homicides.
On devait se voir hier, mais il n'est pas venu.
Mais vous �tes aux homicides ici.
Le bureau des personnes disparues est � c�t�.
Aidez-nous.
D'accord. Je vais prendre note.
Bill ?
- Nom ? - Mildred Baxter.
- Nom de votre �poux ? - Paul Baxter.
- Adresse ? - H�tel Sherwin.
Quand l'avez-vous vu pour la derni�re fois ?
A notre mariage, il y a 1 mois et 4 jours.
- O� �tait-ce ? - A Grantsville, Ohio.
Pourquoi vous a-t-il quitt� ?
Il devait venir � New York pour affaires.
Il travaille pour qui ?
Je ne sais pas.
Vous savez au moins de quoi il vit ?
Oui, il est repr�sentant.
Comment l'avez-vous rencontr� ?
Il fr�quentait le restaurant o� je travaillais.
Vous le connaissiez depuis quand avant de l'�pouser ?
Depuis 4 mois.
Et vous l'avez vu souvent pendant ces 4 mois ?
Trois fois.
Vous avez vu cet homme 3 fois avant de l'�pouser ?
Oui.
- Vous avez une photo ? - Non.
- Une description ? - Oui, il a 34 ans.
Il mesure 1,80 m. Cheveux noirs, yeux noirs.
Signes particuliers ? Cicatrices, marques de naissance ?
Je ne sais pas. Je ne crois pas.
Que portait-il la derni�re fois que vous l'avez vu ?
Un costume sombre, une chemise blanche et une cravate.
Vous avez autre chose � me dire ?
Vous le retrouverez ?
On essaiera. Mais vous avez �pous� un �tranger.
Merci, lieutenant.
Je transmets l'affaire aux personnes disparues ?
- Je m'en occuperai. - Toi ?
On a envoy� le t�l�gramme de Philadelphie.
La nuit du meurtre de la convention.
- Tu penses que... - Je ne pense rien.
Vois avec Western Union, � Philadelphie.
Excuse-moi.
Tu peux y aller, Fred.
Vas-y, inutile de rester l� avec moi.
Je n'ai nulle part o� aller.
Je te connais.
C'est comme au bon vieux temps � Grantsville.
Que faire ? Je ne pourrai pas retourner � Grantsville.
Rien ne t'y oblige. New York est grand.
Je ne peux pas rester ici.
Je le chercherai partout.
C'est pareil partout, Millie.
On ne peut pas se fuir soi-m�me.
All� ?
Oh, Paul !
C'est si bon d'entendre ta voix.
O� es-tu ?
Viens tout de suite, ch�ri.
Mais pourquoi ?
Pourquoi ?
Demain, mais...
Je vais te rejoindre. Dis-moi juste o�, Paul.
Au coin de la 7e et de Bleeker.
J'arrive tout de suite.
Au revoir, mon amour.
- Pourquoi ne vient-il pas ici ? - Je m'en fiche.
La 7e et Bleeker n'est pas un quartier tr�s s�r.
- Je t'accompagne. - Non, merci, Fred.
Oh, Fred !
Je ne pouvais pas te laisser seule.
Il est l�.
L�-dedans.
Il est parti.
Qui est parti ?
C'est un autre homme.
- Tu es s�re de l'avoir vu ? - Il �tait assis l�.
On va prendre un taxi.
Si vous cherchez Mme Baxter, M. Graham, elle vient de partir.
Oui, il y a � peine 5 minutes.
Elle a laiss� une adresse ?
- Non. - On est venu la chercher ?
Non. Elle a re�u un appel et est partie tout de suite.
Merci.
- Bonjour, Millie. - Paul !
Oh, Paul.
Tu te sentais seule, Millie ?
Oh, Paul. Paul, mon ch�ri.
J'�tais si inqui�te. Pourquoi n'es-tu pas venu hier ?
Allons, allons.
Il n'y a aucune raison de s'inqui�ter.
Tout va bien.
Pour s�r.
Pourquoi n'es-tu pas venu ?
Je t'avais demand� de venir seule.
C'�tait Fred. Il est au Sherwin. Je le connais de Grantsville.
J'ai d� t'en parler.
- Il y passe pour ses affaires. - Il sait o� tu es ?
Tu m'as dit de ne rien dire.
Pourquoi ne pas laisser entrer le soleil ?
Tu sais quoi ?
Je n'ai rien mang� depuis avant-hier.
Je meurs de faim.
D�sol�. Il n'y a rien � manger ici.
- On va... - Je sors faire des courses.
Je reviens tout de suite.
Paul ?
Paul !
Je te croyais sorti.
- Non. - Tu es �l�gant.
Merci.
Merci.
La bo�te aux lettres porte le nom de l'ancien locataire.
Non.
Mais notre bo�te est au nom de Moore.
J'utilise parfois ce nom.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Des histoires de travail.
Qui est-ce ?
Je l'ignore. C'�tait l� quand j'ai emm�nag�.
Voil�.
Allons-y.
O� �a ? Je viens de faire les courses. On va manger.
Laisse ces courses. Je te sors et je te nourris.
Et apr�s, je te montrerai la ville de New York.
C'est merveilleux.
Je veux tout voir de New York.
Et...
Tu sais ce que je voudrais faire apr�s �a ?
Quoi ?
- Voir Coney Island. - Coney Island ?
Tr�s bien.
On verra aussi Coney Island.
Montez, mesdames et messieurs.
Venez rencontrer Hugo, l'Esprit miraculeux.
Pour votre �ducation, et aussi pour votre amusement.
Montez et approchez-vous.
Chacun d'entre vous.
Pour 10 malheureux cents,
la 10e partie d'un dollar, je vous dirai qui vous �tes.
J'aurai trois essais.
Rien d'embarrassant.
- Je veux essayer. - Merci, madame.
Montez.
Laissez-moi vous expliquer.
Si je ne devine pas en trois essais,
vous gagnez ce superbe lot, enti�rement gratuit.
Excusez-moi. Voyons voir.
Elle est pianiste, c'est �a ?
Non.
Elle est st�nographe, c'est �a ?
Non.
- Je sais. Infirmi�re, c'est �a ? - C'est �a.
Au suivant. Ne soyez pas timides.
C'est aussi distrayant qu'�ducatif, les amis.
Je veux essayer.
Merci beaucoup.
Vous venez de vous marier. Au suivant !
Comme cadeau de mariage pour ce jeune couple,
je vais deviner ce que fait le jeune mari�
gratuitement.
Montez, mon fr�re. Allez.
C'est juste un amusement.
Hugo ne vous fera pas de mal.
Il est journaliste.
- C'est �a ? - Non.
- Il est avocat. C'est �a ? - Non.
Il travaille dans une banque, c'est �a ?
Non.
Je n'arrive pas � deviner.
C'est la premi�re fois que je me rate.
Voil�.
On essuie tous des �checs parfois.
Paul ?
Oui ?
J'aimerais inviter quelqu'un � d�ner.
Qui ?
Fred Graham. Je t'en ai parl�.
Je m'en souviens.
- H�, donne-moi mes billes. - Non.
- Ce sont mes billes. - Non !
Des gosses se chamaillent pour des billes.
Dans vingt ans, ils se chamailleront encore.
Mais pour de l'argent, plus pour des billes.
Les gens ne changent pas beaucoup, n'est-ce pas ?
Mardi, �a ira ?
Je pr�f�re que tu ne le fasses pas.
Mais je dois beaucoup � Fred.
Peut-�tre, mais...
Je ne veux pas qu'il vienne.
Mais moi si.
Pas moi.
Viens par l�.
Allez.
Je suis furieuse, tu sais �a ?
Tes oeufs br�lent, tu sais �a ?
Encore furieuse ?
Un peu.
Le meurtrier au bas de soie de Philadelphie...
- Qu'est-ce que tu dis ? - Rien.
"Jacob Houser, un barman "qui peut identifier le tueur,
"a quitt� Philadelphie "pour une destination inconnue.
"Jacob Houser est l'unique t�moin..."
O� vas-tu ?
Je dois t�l�phoner, Millie. A plus tard.
Il a voulu me tuer.
Il m'a rat� de �a.
Il a voulu me tuer.
�a pourrait �tre un accident.
Vous avez vu l'homme qui conduisait le camion ?
Non, mais pourquoi voudrait-on me tuer ?
Vous en savez trop, peut-�tre.
Dommage que vous ayez oubli� le nom de l'h�tel.
J'ai juste aper�u la valise du gars qui a suivi Prescott.
Un macaron disait : "H�tel" quelque chose.
�a disait "Ville de New York". C'est �a.
Vous pouvez m'en dire plus sur l'homme ?
C'�tait une sorte de repr�sentant.
Environ 1,80 m. Cheveux noirs, yeux noirs.
Il portait un costume sombre.
Yeux noirs, cheveux noirs et un costume sombre.
Des milliers d'hommes collent � cette description.
Oui...
�a ne facilite pas les choses.
Souvenez-vous du nom de l'h�tel inscrit sur la valise du tueur.
Je n'y arrive pas.
Je n'y arrive pas.
Votre vie pourrait en d�pendre.
Je n'y arrive pas.
Non, je n'y arrive pas.
Votre vie pourrait en d�pendre.
�a y est.
- Sherwin. C'est �a. - Vous �tes s�r ?
S�r.
Elle est partie hier matin.
- Son mari est venu ? - Pas que je sache.
Mme Baxter connaissait quelqu'un � l'h�tel ?
Oui. Fred Graham.
Il doit �tre en bas dans le...
La ville est agr�able � vivre,
mais je m'installerai � la campagne.
�a d�pend de ce qu'on appelle vivre.
Comment �lever des enfants en ville ?
Tout le monde n'est pas mari�.
Tout le monde devrait l'�tre.
�a ne se passe pas toujours comme on voudrait.
On en est o� pour le base-ball ?
Il y a deux matchs aujourd'hui. On pourra voir le deuxi�me.
�a me dirait bien de le voir.
- Allons-y. - Non, je dois travailler.
Tu vas te faire masser ?
- Tant qu'� faire. - On y va.
Ce n'est pas aussi excitant que le base-ball.
Mais �a devrait vous int�resser. Installez-vous.
J'ai enqu�t� sur cette affaire il y a 2 ans.
Albert Foster, petit vendeur. Totalement inoffensif.
Il se contentait de ses 35 $ la semaine.
Et un jour, Albert est tomb� amoureux.
- Jolie fille. - Albert voulait �pouser Dolly.
Il lui a dit qu'il gagnait beaucoup.
Alors, un soir, Albert est rest� tard au magasin.
Tout le monde �tait parti.
Sauf l'employeur d'Albert.
Monsieur Simmons.
Pendant que le patron comptait la caisse,
Albert lui a mis un coup de hache.
Il lui a ouvert le cr�ne.
Albert a pris l'argent et quitt� la ville avec Dolly.
Vous l'avez rattrap� ?
Oui.
On l'a arr�t�.
Mais il en avait d�j� tu� trois autres � la hache.
Robert Fisk.
Herbert Cain.
Ernest Boyd.
Sacr�e histoire.
J'ai une raison de la raconter.
Le meurtrier au bas de soie de Philadelphie...
Le tueur s'est enfui avec 10 000 $.
Quand on tue pour l'argent, on le refait, comme Foster.
J'imagine que oui.
O� est Mme Baxter ?
Je ne sais pas.
Le r�ceptionniste dit que vous la connaissiez bien.
Vous ne savez vraiment pas o� elle est ?
Je vous dis que non.
Je n'ai pas fini.
Il reste une diapositive.
Sidney Johnson.
Il a couvert Albert Foster.
Sidney a dit qu'Albert avait quitt� le magasin � 18 h.
�a a permis � Albert de tuer trois autres personnes.
Bonne journ�e.
Fred ?
Que fais-tu l� ?
Je viens dire au lieutenant que j'ai retrouv� Paul.
Filons d'ici.
Mais...
Il voulait savoir o� tu vivais.
Tu lui as dit que j'ai trouv� Paul ?
Il avait une autre raison d'essayer de le savoir.
Quelle autre raison ?
Quelle autre raison ?
Il y a eu un probl�me � Philadelphie.
Quel genre de probl�me ?
Il ne l'a pas dit.
Je suis s�re que Paul n'a rien � y voir.
Bien s�r que non.
Millie, Paul ne t'a rien racont� ?
Quelque chose le pr�occupe,
mais il ne veut pas en parler.
O� travaille Paul ?
A la chemiserie Anderson.
Oh, Anderson. Ils sont juste � c�t�.
Je vais les voir. Ils ont peut-�tre des informations.
Je peux te joindre o� ce soir ?
Je t'appellerai.
D'accord. Quand tu veux apr�s 20 h.
�a te pla�t ?
C'�tait une affaire. Je n'aurais pas d�, mais...
Je ne peux pas la ramener.
Non, garde-la.
- C'est joli. - �a te pla�t vraiment ?
Oui, �a me pla�t vraiment.
Mais tu as mis le temps � la trouver.
J'ai fait beaucoup de l�che-vitrine.
Je suis tomb�e sur Fred Graham.
Je ne lui ai pas dit o� on vivait.
Laisse-moi faire.
Tu pars quand ?
Fred est impatient, hein ?
S�rieusement, Paul.
Tu ne peux pas m'emmener ?
S�rieusement, je ne peux pas t'emmener.
- Pourquoi ? - Je ne vais pas te tra�ner
dans des h�tels miteux.
Emm�ne-moi quand tu vas dans des grandes villes
comme Pittsburg, Boston ou Philadelphie ?
Ce n'est pas mon territoire.
Mais tu m'as envoy� un t�l�gramme de Philadelphie ?
Ah oui, je...
Je l'ai envoy� entre deux trains.
Sortons d'ici.
Allons d�ner et voir un film.
Je suis pr�te. Prends ton manteau.
On y va.
- On arrive � la fin. - L'ouvreuse va vous placer.
All� ? Millie ? Oui.
J'ai �t� � la chemiserie Anderson.
Paul �tait leur meilleur vendeur.
Comment �a, "�tait" ?
Il vient de d�missionner.
Oui, c'est �a.
Non, ils ne savent pas pourquoi.
Il leur a juste envoy� un tas de bons de commande
qu'ils esp�raient depuis longtemps.
Je les connais. Les meilleurs annonceurs de Philadelphie.
- Vous avez un journal de Philadelphie ? - Non.
- Vous �tes s�r ? - Plut�t.
Vous pouvez regarder ?
Quelle date ?
Du 12 ao�t.
Non, on l'a pas.
Regardez, s'il vous pla�t.
Du 12 ao�t.
Merci.
Je vous sers quoi ?
Rien.
Le journal ?
Vous avez un journal de Philadelphie ?
Du 12 ao�t.
J'ai eu ton message. Qu'y a-t-il ?
Je suis au courant. Blake m'a racont�.
- Je vous sers quoi ? - Rien.
Je pensais que �a ne tournait pas rond.
Mais rien de tel.
Il ne t'a rien dit ?
Je n'ai rien demand�.
Tu t'es fait ton id�e en lisant un journal ?
J'ai trouv� �a.
D'accord, il vend des v�tements. Comme des millions d'autres.
Il t'a dit qu'il n'�tait pas � Philadelphie.
- Mais il y �tait. - Il �tait dans cet h�tel.
Mais quand ? Je trimballe plein de pochettes d'allumettes.
- Pourquoi a-t-il chang� de nom ? - Il peut avoir mille raisons.
En additionnant tout, on n'y comprend plus rien.
Mais en examinant chaque �l�ment,
la r�ponse est simple.
Tu crois que c'est lui qu'ils recherchent ?
Je vais le d�couvrir.
Donne-moi ton num�ro.
Je t'appelle bient�t pour voir si tout va bien.
Parkview 34608.
La r�sidence Windsor, 12e Rue, appartement C.
Millie,
cette lettre que je t'ai �crite...
Quelle lettre ?
Celle que je t'ai adress�e � Grantsville
avant de savoir que tu �tais mari�e...
Je t'appelle bient�t.
Assassin.
Je vous dirai qui c'est en un essai.
C'est un assassin.
Assassin.
C'est un assassin...
Un assassin.
Assassin.
Assassin.
Ton mal de t�te s'arrange ?
Je n'ai pas compris ce qui t'arrivait.
J'ai achet� un journal.
Un journal de Philadelphie.
Tu n'as rien � dire ?
Tu n'as rien � dire ?
Tu t'en vas.
Un de tes voyages d'affaires ?
Non. Pour de bon.
All� ?
Oui, je ferai �a.
C'�tait pour toi.
Il a dit qu'il rappellerait.
Paul ?
O� est-il ?
Je ne sais pas.
J'essaie de vous tenir � l'�cart de tout ceci.
Je ne vous demande pas de nous aider.
Mais ne l'aidez pas, lui.
Vous pouvez faire quelque chose.
Merci, Mme Baxter.
Pourquoi es-tu revenu ?
Je ne suis jamais sorti.
- Tu ne peux pas rester l�. - Je sais.
Je ne te causerai plus d'ennuis.
Je ne pensais pas � moi.
On dirait que tu penses ce que tu dis.
C'est le cas.
O� vas-tu ?
Quelle importance ?
Je demande parce que �a en a pour moi.
Ils sont toujours dehors.
Tu ferais mieux d'y aller.
Je te retrouve au coin de la 7e et de Bleeker.
Vas-y. Ils ne t'arr�teront pas.
Bonsoir.
C'est lui, le type qu'on cherche.
Il faut trouver ce Baxter.
Millie ?
Oh, Paul.
- On t'a suivie ? - Non.
Ils ne sont pas aussi b�tes.
Ils nous r�p�reront plus facilement ensemble.
Tu veux partir seul ?
Non.
Comment savais-tu qu'ils ne me suivraient pas ?
J'ai donn� la photo de la chemin�e � Blake.
Quand y a-t-il un d�part pour Dallas ?
Il n'y a plus de voiture pour Dallas ce soir.
Aucune voiture ne part ce soir ?
- Pour o� ? - N'importe o�.
Sur la route de Dallas.
Une voiture part pour Louisville.
Ce soir ?
Elle devrait �tre l� depuis 20 minutes.
Il y a deux places ?
- Deux ? - Mon mari et moi.
Dix dollars par personne.
Je ne re�ois pas de billets ?
Il n'y a pas de billets. Attendez ici.
Merci.
C'est bien.
Assieds-toi.
Combien pour Louisville ?
La m�re, lui et ces deux-l�.
On y va.
Arr�tez-vous !
Continuez � rouler sans vous arr�ter.
Il a gagn� ! Le champion est l�. Vive le champion !
Quel combat. Un round de plus et il le tuait.
Sans doute, mais c'�tait un rude adversaire.
Quand vas-tu miser gagnant ?
Ta chance va tourner.
Il n'y aura sans doute pas de prochaine fois.
Bonsoir.
Je cherche une chambre.
Que voulez-vous ?
Je cherche une chambre.
Vous �tes seule ?
Oui.
Par ici.
Alors ?
- C'est combien ? - Des bagages ?
Ils sont � la consigne.
Alors ce sera une semaine d'avance. �a fera 5 $.
Pas de cuisine.
On sera � l'abri cette nuit.
Ce n'est pas joli-joli, hein ?
Tu devrais t'allonger.
Te reposer.
Millie,
j'ai quelque chose � te dire.
Dis-le-moi demain, ch�ri.
Non, maintenant.
Tu sais, c'est dr�le
comment les choses se passent parfois.
Comment tout...
Parfois, tout change en une seule nuit.
Tu passes des ann�es � t'�chiner pour 50 $ la semaine.
Et ces 50 $ te semblent
la chose la plus importante au monde.
Et soudain,
tu rencontres un type qui transporte...
Dix plaques. J'en ai port� 10 fois plus sans rien perdre.
Je ne crois pas aux banques.
Je les poursuis en justice.
10 000 dollars, Millie.
10 000 dollars.
Et c'�tait l�, par terre.
Juste devant moi.
Ta venue � New York m'inqui�tait.
Comment allais-je prendre soin de toi ?
Comment allait-on s'en sortir ?
Qu'un homme ait tant d'argent semblait injuste.
J'ai voulu cet argent, oui.
Mais
je ne l'ai pas tu�.
Paul.
Non, Millie. Je ne l'ai pas tu�.
Pourquoi te cacher ?
Qui me croirait ?
Que vont-ils faire de lui ?
Je ne sais pas.
Vous me laisserez le voir ?
Je n'ai rien � dire l�.
Vous n'�tes pas inspecteur ?
Non, je suis juste un barman.
Vous �tes Jacob Houser.
D�sol�, Mme Baxter.
Je leur ai juste dit la v�rit�.
Je ne vous en veux pas.
Vous �tes mari�e depuis longtemps ?
�a fera 5 semaines demain.
Madame Baxter ?
Vous pouvez partir.
- Je peux le voir ? - Pas tout de suite.
- Quand, alors ? - Sans doute demain.
Excusez-moi.
- Bonsoir. - Bonsoir. M. Graham est l� ?
Il est sur la terrasse. Je vous l'appelle ?
- Non, je vais monter. - Madame Baxter ?
- Oui ? - Une lettre pour vous.
- Une lettre ? - Grantsville l'a transf�r�e ici.
Oh, la lettre de Fred.
La terrasse, s'il vous pla�t.
Comment �a s'est pass� ?
Je n'ai pas pu le voir.
Tu n'as pas trop de vent ?
Non.
Oh, ta lettre est arriv�e.
- Donne-la-moi. - Laisse-moi la lire.
- Non, tu ne veux pas... - Je t'en prie.
H�tel Philadelphia ?
Ce cadeau...
C'�tait des bas de soie.
Tu ne les as jamais envoy�s.
Tu �tais � l'h�tel Philadelphia ce soir-l�.
Le soir o� Prescott a �t�...
Fred ?
Toi !
Je comprends maintenant.
Tu ne cherchais pas Paul pour moi,
mais pour la police.
C'est pour �a qu'on n'est pas all�s aux Personnes disparues.
Et tu m'as emp�ch�e de dire � Blake que j'avais trouv� Paul.
Tu voulais cette lettre.
Avant que j'apprenne ce qui s'�tait pass� � Philadelphie.
Vous voyez ?
C'�tait lui, pas Paul.
Il me faut plus que votre parole, Mme Baxter.
Mais les bas, la lettre.
On ne parle pas de bas ici. �a dit juste :
"Ce cadeau que je t'ai promis."
Il doit y avoir un moyen de le prouver.
On n'a pas encore trouv� l'argent.
N'esp�rez pas trop.
Amenez-moi une voiture.
Inutile que vous attendiez.
Je vous appelle s'il y a du neuf.
Entrez, lieutenant. Je vous attendais.
Attendez ici.
Avez-vous promis des bas de soie � Mme Baxter ?
En effet.
Mais je n'en ai pas trouv�.
Et votre lettre ?
Je lui ai trouv� autre chose.
�a devait �tre une surprise.
Je peux voir ?
Bien s�r.
On peut fouiller la chambre ?
Allez-y. Si vous trouvez 10 000 $, on partage.
Entrez, les gars.
Attendons dans le couloir.
�a ne me pla�t pas plus qu'� vous.
Mais on doit suivre toutes les pistes.
Oh, je comprends.
En fait, c'est tr�s dur d'obtenir une condamnation.
Vous avez un jury de 12 personnes ordinaires.
Ils n'ont jamais vu de meurtrier.
Ils s'attendent � un maniaque sanguinaire.
Quand on leur montre quelqu'un comme eux,
ils ne vous croient pas.
Alors on explore toutes les pistes
pour parer � tout.
Je vous retiens ?
Je dois prendre le 11h15 pour Atlanta.
Vous y serez.
Prenez Albert Foster. Je vous ai montr� sa photo.
Le faire condamner a �t� dur, malgr� les quatre cadavres.
Une petite dame a retenu le jury 6 jours.
Un tueur ne sourit pas si gentiment, selon elle.
Et il y a eu ce professeur...
Stanley.
Vous vous en souvenez ?
S�r.
S�r ? Quoi, s�r ?
Vous me parliez d'Albert Foster.
J'avais fini avec Foster. Je parlais du Pr Stanley.
J'aimerais entendre l'histoire.
- �a ne vous int�resse pas. - Si, racontez-moi.
Laissez tomber.
Et la femme qui avait empoisonn� ses six maris pour l'assurance ?
Comment s'appelait-elle ? Emma Goldsmith.
Il y avait un homme dans l'affaire. Le chauffeur, c'est �a ?
Ils ont ramass� 100 000 $.
Ils s'en seraient tir�s sans Emma Goldsmith...
Borden. Emma Borden.
Non, Goldsmith. Vous vous trompez.
C'�tait Goldsmith. Je...
Je connaissais un acheteur de Miami du m�me nom.
Herbert Goldsmith. L'histoire m'a fait penser � lui.
Il m'a emmen� chez lui une fois.
Une maison sur une colline.
Il n'y a pas de colline � Miami.
En fait, il vivait � c�t� de Miami.
Si vous aviez vu la maison. Quel panorama !
- Quinze chambres, un jardin... - Taisez-vous !
Tenez-le.
Vous avez une lettre adress�e � Fred Graham, � Atlanta ?
Abercrombie.
Johnson.
Kirtch.
Pardon. Excusez-moi.
Excusez-moi.
Entrez.
Excusez-moi, les amis.
Je peux placer une jeune fille chez vous ? Le train est bond�.
- Faites-la entrer. - Merci, monsieur.
Par ici.
Je viens aussi de me marier.
Excusez-moi.
Racontez-nous tout, ma ch�re.
Je travaillais dans un restaurant.
Un jour, il est entr�.
Il m'a dit que je lui plaisais.
Et �a a commenc� comme �a.
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