Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Lenu, tu es rentrée ?
Tu es venue à pied ?
J'ai pris le train.
Comme tu es belle !
Merci.
- Je vais porter ta valise. - Non, ça ira.
Antonio, la clé à bougie !
Salut, Antonio.
Salut.
- C'est qui ? - Je vais voir.
Salut, maman.
Tu as fait quoi ? Tu t'es mal comportée ?
Tu as été renvoyée ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
Lenu !
Si tu m'avais prévenu,
je serais venu te chercher au port.
Restons pas là.
Viens, entre.
Comme tu es belle !
Lenu !
Lenu !
Salut, Lila.
Tu descends ?
J'arrive.
Voilà Lenuccia.
Salut, Lila.
Si tu savais ce que tu m'as manqué.
Toi aussi.
Je suis heureuse de te voir.
Regarde-toi,
comme tu es belle !
Viens.
Lenu !
Bronzée, tu as l'air d'une actrice.
Merci.
Toi aussi, tu es bronzé.
J'ai passé une semaine à Ischia.
Moi aussi.
Je sais. Lila me l'a dit.
Je t'ai cherchée, mais je ne t'ai pas trouvée.
Alors ? Elena est rentrée, tu veux faire quoi ?
Allons-y.
C'est elle que tu as invitée, n'oublie pas.
Moi, je vous accompagne.
Très bien.
Montez.
J'y vais.
Ca me gêne pas que Marcello Solara nous voie.
Mais si toi, ça te gêne...
Evitons.
Bien qu'au courant pour Marcello Solara,
Stefano violait allègrement les règles de la virilité.
Depuis quand se voyaient-ils ?
Une chose considérable allait se produire.
Lila ne pouvait pas ignorer qu'elle allait provoquer un séisme.
Tu es vraiment différent ?
De qui ?
Tu le sais bien.
J'en ai l'intention.
Mais je connais pas l'avenir.
J'ai pas oublié que tu voulais m'arracher la langue.
Les temps ont changé.
Un lâche reste un lâche.
Tu faisais deux fois ma taille.
Arrête-toi.
Arrête-toi, j'ai dit.
Rentrons.
Si Rino s'inquiète, il me cherchera partout.
Ton frère ne va pas bien.
C'est vous qui avez fait les chaussures en vitrine ?
Tu t'y connais, toi ?
- Rino ne parle que de ça. - Et alors ?
Elles sont belles.
Dans ce cas, achète-les.
- Vous les vendez combien ? - Vois avec mon père.
On va où, maintenant ?
Lila a dit : "Achète-les."
Je vais les acheter.
Elles sont à la fois légères et solides.
Elles ont une belle ligne.
- C'est quelle pointure ? - Du 43.
Mais ça taille grand.
Elles me serrent un peu.
On a une machine pour les élargir.
Lenu...
comment elles me vont ?
Bien.
Je les prends.
Don Fernando, votre fils m'a dit
que vous y aviez tous travaillé,
et que vous vouliez en faire aussi pour femmes.
Lila, va chercher les dessins.
Lenu...
tu les achèterais ?
Oui.
Très bien.
Elles seront prêtes quand ?
On les mettra 3 jours en machine.
Je vous dois combien ?
Papa, à ton avis ?
A mon avis...
On peut dire 15 000 lires.
C'est un modèle exclusif Cerullo.
C'est cher.
Voici 15 000 lires.
Et je rajoute...
15 000.
Mais je prends les dessins.
Prends-les. Je peux les refaire quand je veux.
Don Fernando, autre chose.
J'ai loué le local à côté de votre échoppe.
Personne ne l'utilise.
Si vous décidez de vous agrandir, je suis à votre disposition.
D'accord ?
Bonne journée.
Au revoir.
Rino.
Salut, Stefano.
Salut, Lila.
Lenu, monte, je te ramène chez toi.
Non, si maman me voit en voiture avec toi, elle me dérouille.
Tu crois que papa et Rino sont bêtes ?
C'est-à-dire ?
Si tu crois que tu peux frimer avec nous, tu te trompes.
Tu me vexes.
Je ne suis pas Marcello Solara.
Qui es-tu ?
Un commerçant.
Les chaussures que tu as dessinées, c'est du jamais-vu.
Pas seulement celles que j'ai achetées.
Et alors ?
Je vais y réfléchir, on se reverra bientôt.
Marcello a déjà essayé de m'acheter par tous les moyens.
Mais moi, je ne suis pas à vendre.
Je ne dépense pas une lire,
si je ne pense pas que ça m'en rapportera cent.
Lila !
Viens ici.
Allez !
A plus tard.
Oui.
Je pensais que j'allais pleurer pour ce qui m'était arrivé à Ischia.
Mais tout rentra dans l'ordre en quelques heures.
L'île s'estompa et fit place à ce qui arrivait à Lila.
Je sentais que quelque chose de terrible allait se produire.
Lève-toi. Immédiatement.
Tu es heureux ?
Réponds-moi.
Tu es heureux à présent ?
Aujourd'hui, tout à l'heure,
tu es allé chez elle, n'est-ce pas ?
Il regarde la télé,
parlons doucement.
D'après vous, il veut nous arnaquer ?
Comment il ferait ? Dis-nous.
Parle plus bas.
Vous ne comprenez pas.
Stefano propose de transformer la cordonnerie en atelier,
pour fabriquer des chaussures Cerullo.
- Avec quel argent ? - Le sien.
- Il te l'a dit ? - Non.
Il vous l'a suggéré.
Il sait que les chaussures faites main, ça coûte cher ?
Oui, vu le prix que vous lui avez demandé.
Toi, t'es une fille.
Et toi, tu connais pas le métier.
Il engagera des ouvriers.
- Qui les paiera ? - Lui.
Mais c'est toi qui les choisiras.
Si elles se vendent pas ?
Vous aurez perdu du temps, lui, de l'argent.
C'est tout ?
C'est tout.
On doit accepter.
C'est l'occasion rêvée, faut se lancer.
Je vais faire un tour.
Où vas-tu, Rino ?
Je sors.
Tu aimes la télé, hein ?
J'attends Lila.
T'as vu la voiture que s'est achetée Stefano ?
Bonne soirée.
Adieu.
Demain, je pars.
Ne m'en veux pas.
Ne sois pas comme ça. Qu'est-ce que ça te coûte ?
Va le voir, rien que 10 minutes.
Arrête ton cirque et va le voir.
Crie pas, ça sert à rien.
Et s'il t'entend ?
Je suis obligé de crier,
elle gâche tout !
- Qu'est-ce que tu y gagnes ? - Rien.
Je veux pas le voir, même pas 10 minutes.
La pauvre, elle te présente ses excuses.
Elle est souffrante, elle s'est couchée.
Marcello, reste.
Bois un peu de Rosolio.
Moi, j'en prendrais bien.
Don Fernando, comprenez-moi.
Si votre fille va se coucher, moi, je fais quoi, ici ?
Elle avait mal à la tête.
Lila fait ses courses chez Stefano Carracci.
Où veux-tu qu'elle aille ?
Non...
Carracci a proposé du travail à Rino.
Rien à voir avec Lila.
On l'a vue en voiture avec lui.
Il y avait Elena. Stefano veut la fille des Greco.
Alors, Elena n'est pas une bonne fréquentation pour Lila.
Elle ne doit plus la voir.
C'est clair ?
Bien sûr.
Bien sûr.
Elle ne la verra plus.
J'ignore si Lila avait tout planifié dans le détail.
Elle avait choisi Stefano pour se débarrasser de Marcello.
Et moi, je l'avais épaulée.
On savait que ce jour-là, quelque chose
allait arriver.
Stefano nous avait dit
d'attendre devant la cordonnerie.
Rino !
Je voudrais l'accrocher. Qu'en penses-tu ?
Ma soeur est d'accord ?
Tu crois que je le ferais sans son accord ?
Tiens-le, pour voir.
Don Fernando !
Venez voir.
Ca vous plaît ?
Ca sert à quoi ?
C'est les dessins de Lila.
C'est la première chose que les clients verront en entrant.
Les gars !
Allez boire un café, c'est ma tournée.
Don Fernando...
Je veux épouser Lila.
Lila est fiancée avec Marcello Solara.
Don Fernando, Lila n'est pas au courant.
C'est-à-dire ?
C'est la vérité.
Toi et maman, vous recevez ce minable, mais Lila n'en veut pas.
Tais-toi, tu ne comprends rien.
Pourquoi tu veux te marier ?
Quand j'ai épousé Nunzia,
j'ai dû renoncer à tous mes projets.
Qu'est-ce que tu crois ?
Je voulais me mettre à mon compte.
Quand j'ai quitté l'usine, j'avais plein d'idées de chaussures.
Pas la camelote que s'amuse à faire Lila.
Des chaussures parfaites.
Puis, j'ai épousé Nunzia,
qui n'avait pas de force et aucune envie de travailler.
J'aurais dû épouser Ines.
Elle, c'était une grande travailleuse.
Ecoutez, Don Fernando.
Je ne vous demande qu'une chose.
Laissez décider votre fille.
Si elle préfère Marcello Solara, je m'en ferai une raison.
Je l'aime au point de m'effacer, si elle en aime un autre.
Rien ne changera entre nous, je vous le jure.
Mais si Lila veut de moi,
il n'y a rien à faire.
Vous devrez me la donner.
C'est une menace ?
Non.
Je vous demande d'agir pour le bien de votre fille.
Je sais ce qui est bon pour ma fille.
Elle le sait mieux que vous.
Lila !
Lila...
Je te le dis devant ton père.
Je t'aime plus que ma vie.
Tu veux m'épouser ?
Oui.
On est en train de faire un affront,
non seulement à Marcello,
mais à tous les Solara.
Qui va le dire à ce pauvre garçon ?
Je lui dirai.
Excusez-moi.
Je suis en retard, ce sera bientôt prêt.
Marcello.
En attendant,
tu m'emmènes manger une glace ?
Une glace ?
Avant le dîner ?
- Rien que toi et moi ? - Oui.
On peut ?
Allez-y.
A ton avis, Fernando ?
Oui, allez manger une glace.
Vous venez avec nous ?
Non, merci, Marcello. Je dois faire la cuisine.
Bon, on revient dans dix minutes.
Allons-y, Lila.
On se dépêche !
Lila, on monte voir la télé.
- Vous partez ? - On va manger une glace.
Avant le dîner ?
Marcello...
J'ai dit que je voulais de toi ?
Non, je sais.
Tu veux de moi ?
Non.
J'en aime un autre.
- Qui ça ? - Stefano.
Je le savais.
Mais je ne voulais pas y croire.
Tu ferais bien d'y croire.
Parce que c'est vrai.
Je vais vous tuer.
Commence par moi.
Qu'est-ce que tu attends ?
Je t'aime trop, je peux pas ! Tu comprends ?
Envoie ton frère,
ton père...
un de tes amis, n'importe qui.
Ils en auront peut-être le courage.
Mais dis-leur de me tuer d'abord.
Si vous touchez les miens de mon vivant,
je vous tuerai tous.
Tu sais que je le ferai.
A commencer par toi.
Envoie quelqu'un récupérer la télé.
On n'en a pas besoin.
Lila avait été courageuse, mais imprudente.
Elle savait que ça ne s'arrêterait pas là.
Au lycée, j'étais brillante.
Mes profs étaient ravis.
Je me mettais en valeur.
Greco !
J'évitais Nino.
Je ne voulais ni le voir ni lui parler.
Lenu !
La répulsion et la colère suscitées par le souvenir de son père
s'étendaient jusqu'à lui.
... dabunt Metelli
Naevio poetae.
"Poetae"? "Pootae" !
C'est si difficile ?
C'est si difficile, Manzo ?
Avec le schéma métrique marqué au tableau ?
Comment apprendrez-vous l'hexamètre, le sénaire iambique,
le distique élégiaque de la littérature grecque ?
Comment ferez-vous ?
Greco, lisez la phrase marquée au tableau.
Faites entendre à vos camarades
le rythme du vers saturnien.
Vous ne voyez pas bien ?
Excusez-moi, M. le professeur.
Je vois flou.
Flou ?
Greco...
vous devez consulter un oculiste, sans tarder.
Donnez-moi votre cahier.
Je vais vous écrire un mot pour vos parents.
Demain,
vous me le ramènerez signé.
D'accord ?
Manzo, poursuivons.
Malum dabunt Metelli Nevio poetae.
Répétez.
Retournez à votre place, vous massacrez la métrique latine.
Allez-vous-en, je vous prie.
C'est moi qui devrais pleurer, vu le prix des lunettes !
Tu vois pas qu'avec ça, je suis encore plus moche ?
Tu t'es abîmé les yeux
à force de lire des livres.
Fallait y penser avant.
Il est encore amoureux d'elle.
Tu fais pas un tour en voiture ?
Non, Michele est occupé avec Marcello.
On dirait une actrice,
et en plus, depuis qu'elle sort avec Stefano,
elle se prend pour la princesse Soraya.
Pourquoi elle sort avec Stefano Carracci ?
Pour caser sa famille.
Lila aime Stefano.
Lila sait d'où vient son argent.
Tu recommences avec Don Achille, le marché noir et la guerre ?
Oui, et Lila était d'accord avec moi.
D'où vient l'argent de Stefano ?
De l'or des familles que Don Achille cachait dans son matelas.
C'est avec le sang des pauvres
que Lila se fait entretenir.
Elle et toute sa famille. Sans être mariée.
- Mais l'épicerie... - Que veut dire "entretenir" ?
Ca veut dire ce que ça veut dire.
Qui paie le coiffeur de Lila ?
Qui paie ses vêtements ?
Qui a mis du fric dans la cordonnerie ?
Tu dis que Lila n'est pas amoureuse,
mais qu'elle s'est vendue ?
Mais non, Enzo.
Pasquale ne voulait pas dire ça.
Lila, on l'aime tous.
- Laisse-le parler. - Oui, elle s'est vendue.
Elle se fiche que ce soit de l'argent sale.
- Non... - Pardon, Lenu.
Comment on appelle une femme qui se vend ?
Une putain !
- Quoi ? - Moi, je l'appelle putain.
Tu parles de qui ?
Pasquale !
Enzo ! Pasquale ! Arrêtez !
Pasquale a raison.
Vous vous feriez tuer pour elle.
Mais Lila n'est qu'une pute.
Elle joue les grandes dames,
mais elle taillait des pipes à Marcello, tous les soirs.
Vous le saviez ?
- Qui t'a dit ça ? - Michele.
Ah, oui ?
Il t'a dit aussi que Marcello, c'était un fiancé imaginaire ?
Pourquoi il la calomnierait ?
Marcello peut avoir les femmes qu'il veut.
C'est impossible.
Si, il lui a offert une bague, et elle lui a taillé des pipes.
- C'est faux. - Elena a raison.
Moi, je n'y crois pas.
C'est faux.
On se voit demain ?
Lila !
Attends-moi !
J'ai peur.
Les gens disent de vilaines choses.
Et si Stefano l'apprend ?
J'ai pensé...
Tu parles des ragots de Marcello ?
De ce qu'on faisait chez moi ?
Tu le savais ?
Stefano m'en a parlé.
On l'a mis au courant.
C'est quoi, tailler une pipe ?
Tu faisais quoi ?
- Un truc sale ? - Je n'ai rien fait.
Je te le jure.
Lila, c'est grave ?
Et si Stefano se fâche ?
Il sait que c'est faux.
Il m'a demandé s'il s'était passé quelque chose avec Marcello.
Je lui ai dit : "Tu es fou ?
"Il ne s'est rien passé."
Stefano m'a crue, il ne veut plus en parler.
On a décidé d'être au-dessus des Solara.
Au-dessus comment ?
En ignorant l'existence
des Solara et de tout le quartier.
Lenu...
Je dois te dire une chose.
Quoi ?
Au feu !
La boutique.
Qu'est-ce que vous regardez ?
Il n'y a rien à voir.
Allez-vous-en !
Dites à celui qui a fait ça,
que je le tuerai !
On s'en fiche de la voiture !
Je le tuerai !
Le salaud qui a fait ça
ne s'en tirera pas comme ça !
On le trouvera.
Vous ne savez rien ?
Qu'est-ce que vous regardez, alors ?
Rentrez chez vous !
Vous n'avez rien vu ?
Vous n'avez pas de couilles !
C'est facile d'incendier une voiture !
Fumiers !
Bande de lâches !
Demain, je me rachète une voiture !
Vous n'êtes que des pouilleux !
Des crève-la-faim !
Vous voulez nous intimider ?
Dites-moi qui a fait ça !
J'irai le tuer chez lui !
Et si c'est Pasquale et les autres ?
Si c'est eux, ils ont bien fait.
Je vous promets que je le tuerai devant vous.
Sous vos yeux !
Vous n'avez rien vu du balcon ?
Lenu...
En mars, je me marierai.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu pleures ?
Cette nouvelle concrète
rendit concret le carrefour où nos vies allaient se séparer.
Pis encore, je sus que sa vie allait être meilleure que la mienne.
- Comment va ton fils ? - Avec l'aide de la Madone,
c'est devenu un beau jeune homme.
Au revoir.
A votre service.
Bonjour, Fernando.
M. Solara...
que me vaut le plaisir ?
Tout le monde me parle de votre business.
Je voulais le voir.
On ne fabrique pas encore de chaussures.
Vous allez fabriquer vos chaussures ?
C'est bien, Don Fernando.
C'est avant tout
une idée de mon fils et de Stefano Carracci.
Ils ont grandi,
et ils ont appris un métier.
Il sera très grand, votre magasin.
Ici, ce sera l'atelier.
Ici, on recevra les clients.
C'est ça, les chaussures ?
Non, c'est les dessins d'une enfant.
Il y a différentes manières de traiter les gens.
La manière dont votre fille
a traité mon fils,
pour s'afficher ensuite avec l'autre, c'est pas bien.
Ne dites pas ça...
Je comprends tout, le métier, le business,
mais pas la trahison.
Je peux vous expliquer.
Elles seront bien, vos chaussures.
A propos, faites-en une paire pour moi aussi.
Elles sont élégantes, pour gentlemen.
Qui d'autre que moi les achètera ?
Il n'y a pas de gentleman dans notre quartier.
Hé, petit !
Donne-moi du feu.
Gaffe aux colles et aux peintures.
C'est dangereux.
Un incendie est vite arrivé.
Au revoir.
Un peu de mortadelle ?
Non, c'est trop gras.
Gras ? Jamais de la vie !
- Salut, Lenu. - Bonjour, Stefano.
Je suis à toi dans un instant.
Bravo, tu as eu des 10 partout.
- Bonjour, Lenu. - Bonjour, madame Maria.
Viens ici.
Comment ça se passe à l'école ?
- Elle a eu des 10 partout. - Bravo.
Il a été reçu avec des 7 partout, je suis très contente.
J'imagine la fierté de tes parents.
Tu es sage, tu te consacres aux études.
Pas comme ton amie, qui n'a pas envie de travailler.
Pinuccia lui a demandé de faire un peu de comptabilité.
Elle lui a dit : "Demain, peut-être."
Aujourd'hui, madame va chez le coiffeur !
Madame, je voudrais payer.
Vous avez pris quoi ?
Du salami et le provolone préféré de mon mari.
- Je vous dois combien ? - Ca fera...
Huit, comme d'habitude ?
Dès qu'on parle de Lila, maman s'énerve.
Pourquoi ?
Elle n'a pas tort.
- Elle m'a toujours intimidé. - C'est-à-dire ?
Mon frère est courageux de l'épouser.
Pourquoi ?
Tu es mieux qu'elle.
Moi, à sa place, je t'épouserais, toi.
Arrête...
C'est vrai.
Je suis gênée.
Donne-moi ta liste de courses.
Confiture d'abricots, c'est ça ?
- Et l'eau que prend maman. - Une bouteille ?
Oui, merci.
Greco.
Comment vas-tu ?
Bonjour, maîtresse.
Je vais bien.
Accompagne-moi chez moi.
- Donnez-moi ça. - Non, tu es chargée.
Mais non, laissez.
Ca va ?
La douleur dans la bouche a empiré.
Que dit le médecin ?
Que je dois attendre, faire des examens.
On ignore ce que j'ai.
Mais parlons de toi.
Ca va ? Tu as eu les résultats ?
Oui.
J'ai été reçue.
Bravo, ma fille.
J'en étais sûre.
L'autre jour, j'ai vu Cerullo dans la rue avec son fiancé.
Vous savez qu'ils se marient au printemps ?
Finalement, elle épouse le fils de Don Achille ?
Oui.
Lui. Mais...
La beauté qu'elle avait dans sa tête d'enfant
a pris le mauvais chemin.
Elle a fini dans ses cuisses, ses seins, son cul.
Là où ça flétrit vite,
avant même d'avoir éclos.
Tu es pâle, tu as besoin de prendre le soleil.
Cette année, maman refuse que j'aille à Ischia.
Elle veut que je trouve du travail, que j'aide la famille.
Va voir la papetière.
Elle cherche une personne fiable
pour emmener ses filles à la mer.
Je viens avec toi ?
Ne vous dérangez pas.
- J'irai tout à l'heure. - Pourquoi ?
Vas-y, maintenant.
Je suis mal en point, mais je peux rentrer seule.
Vas-y, ma fille.
Merci, maîtresse.
- Tu t'es acheté une voiture neuve ? - Pas mal, hein ?
La classe !
- Elle est plus rapide que l'autre. - C'est une Giulietta ?
Qu'est-ce que tu fais ici ?
J'ai eu envie de me baigner, et me voilà.
- Et le garage ? - Fermé, aujourd'hui.
Donne-moi tes affaires.
Bon, d'accord.
Je les mets avec les miennes.
- Tu es qui ? - Un ami d'Elena.
Tu te baignes pas ?
Si, plus tard.
Je viens de manger.
Tu sais nager ?
Oui, mais je dois digérer d'abord.
Tu sais pas nager.
Allez, pique une tête.
Il sait pas nager !
Elena !
Lenu !
Il sait pas nager !
Il sait pas nager !
Antonio.
Ca va ?
Oui.
Vous allez voir.
- Moi aussi ! - Toi aussi ?
Grazia, viens ici.
Marinella, tiens.
Asseyez-vous, les filles.
Antonio...
Je dois me changer, tu m'accompagnes ?
Où ?
Il y a une cabine avec la serrure cassée.
Tu tiendras la porte.
D'accord.
Je reviens tout de suite, faites pas de bêtises.
Lenu...
Quoi ?
Rien.
Comment ça, rien ?
Laisse tomber.
Tu veux que je sois ta fiancée ?
Qu'est-ce que tu fais ?
N'y pense pas.
Ca traîne, les filles !
Ca traîne !
Prenez un bain en rentrant.
Ce qu'elles sont jolies !
Tiens-moi ça.
- Il est venu me chercher. - Maman !
Maman !
Calme-toi.
Tout va bien.
Viens, on rentre.
Oui, rentrons.
Je dois me préparer.
Donato est revenu, il va m'emmener.
Mais oui...
- Il est revenu pour moi. - Allez, viens.
Il est revenu pour moi.
Tu es sortie pieds nus.
Il est revenu pour moi.
Il est venu me chercher.
Elena.
Salut.
Comment vas-tu ?
J'espérais te voir à Ischia.
Salut.
Ecoute, je dois te parler.
Depuis un an, je ne pense qu'à toi.
Je ne peux pas vivre sans toi.
J'ai écrit des poèmes, je voudrais te les lire.
On peut se voir seuls ?
S'il te plaît.
Laissez-moi tranquille.
- Ne me cherchez plus. - Je ne peux pas.
Je t'attendrai toute ma vie.
Attendez-moi au tunnel.
Je ramène les petites et j'arrive.
Elena, je t'attendrai.
Je t'attendrai.
Allons-y.
M. Sarratore !
Vous vous souvenez d'Antonio,
le fils aîné de Melina ?
Bien sûr.
Je me souviens de lui.
Salut, Antonio.
C'est mon fiancé.
On s'est parlé, il va vous expliquer.
Je suis content de vous voir, M. Sarratore.
Je n'ai pas oublié.
Je vous saurai toujours gré pour ce que vous avez fait pour nous.
Je vous remercie pour l'emploi au garage de M. Gorresio.
Grâce à vous, j'ai un métier.
Parle-lui de ta mère.
Mais...
vous ne vivez plus dans le quartier,
la situation vous échappe.
Ma mère...
si elle entend votre nom, elle perd la tête.
Si elle vous voit, rien qu'une fois,
elle finit à l'asile.
Antonio...
Je n'ai jamais voulu faire du mal à ta mère.
Tu sais tout ce que j'ai fait pour vous.
J'ai seulement voulu vous aider.
Alors, si vous voulez continuer à nous aider,
ne la cherchez plus.
Ne lui envoyez pas de livres,
oubliez notre quartier.
Tu ne peux pas me demander ça.
Tu ne peux pas m'empêcher
de revenir sur les lieux qui me sont chers.
Je ne vous en empêche pas.
Mais si vous ôtez à ma mère le peu de raison qui lui reste,
je vous ferai passer l'envie de revenir dans ce quartier de merde.
D'accord, j'ai compris.
Adaptation Giacinto Pizzuti
Sous-titrage Nice Fellow
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.