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SI J'AVAIS UN MILLION
ACI�RIES JOHN GLIDDEN
CHANTIERS NAVALS
SI�GE ADMINISTRATIF
On ne peut rien faire aujourd'hui. Trop de soucis.
M. Glidden...
Quelles sont les derni�res nouvelles � son sujet ?
Il est pr�s de la fin.
Il parait qu'il laisse ses affaires � ses employ�s.
O� avez-vous entendu �a ? Qui vous a donn� cette information ?
�coutez-moi.
Seul M. Glidden peut prendre une d�cision � ce sujet.
Il d�cide seul !
JOHN GLIDDEN PRIV�
Oh, je vois !
Songera-t-il � vous ?
Ne faisons aucune allusion � ce sujet.
J'observe un silence digne.
Je suis pein� de son �tat et je ne pense pas � son argent.
Docteur, va-t-il mieux ?
Temp�rature normale, humeur ex�crable !
Encore un testament !
Encore !
Le dernier a �t� r�dig� il y a 2 h !
Quel homme !
S'il doit mourir...
Que �a finisse !
Il vous attend.
Ne me parlez pas de mes employ�s.
Des cr�tins !
Des idiots ! Des fous !
Pas un seul capable dans le lot !
Dans moins d'un an tout serait en faillite.
Des mauviettes !
Tout juste bons � ex�cuter mes ordres.
Quand je ne serai plus l�, ils se feront rouler comme des bleus !
Voil� des heures que �a dure !
Il d�lire ?
Qui d�lire ?
Qui a dit �a ?
O� sont mes lunettes ?
M�me pas capable de les trouver !
Voyons, M. Glidden.
Assez de "M. Glidden" ! Fermez-la !
Si seulement je d�lirais ! J'aurais moins de soucis.
Il n'y a pas lieu de vous en faire. Apr�s tout, les choses...
Pas lieu de m'en faire ?
Je me meurs. Et personne pour me remplacer.
Tous incapables. M�me pour vendre des cacahu�tes.
Ne dites pas �a. Votre dernier testament...
il ne vaut rien !
Je vous interdis !
Taisez-vous tous ! Sortez d'ici.
Qu'est-ce qu'un avocat conna�t en testament ?
Vous ne devriez pas vous agiter ainsi.
Regardez-moi. Je suis debout, je marche, non ?
D�s que vous tournez le dos, je marche.
Je marchais, tant�t.
Personne ne me dit ce que je dois faire.
Je peux en mourir ?
Apr�s tout, je vais mourir, peu importe.
Attendez, je vais vous donner...
Je sais, vous allez me donner :
10 gouttes d'un m�dicament miracle
d�couvert par les docteurs !
10 gouttes !
Un de ces jours, j'en prendrai 11 ou 9
pour voir ce qui arrivera !
Je n'en veux pas !
Tout ce que je veux,
c'est savoir qui me remplacera.
Si vos associ�s vous d��oivent,
testez en faveur de votre famille.
Ma famille !
Regardez-les assembl�s comme une bande de vautours
guettant mon cadavre !
C'est la premi�re fois que je la vois au complet, ma famille !
N'allez pas dans le hall !
J'y suis d�j� all� deux fois ce matin
et si la vue de ces rapaces
ne me fait pas mourir, alors...
Silence, charlatan !
Regardez-les !
Ma famille !
Trouvez-m'en un...
Un homme, une femme, un enfant
capable de me remplacer.
Quand vas-tu casser ta pipe
vieux chacal. Ce jour-l�...
vieux coquin, on rira bien !
Johnny !
Cet enfant est le seul sinc�re !
Pour un peu, je lui laisserais tout.
Non. Sa t�te ne me revient pas !
Quels que soient mes legs, ils seront m�contents.
Ceux qui n'auront rien se plaindront.
Les autres n'en auront jamais assez !
Je voudrais faire un tas de tous mes dollars
et les br�ler un par un.
- Mais si ! - Vous plaisantez ?
Je suis tr�s s�rieux, Fred. Parfaitement.
J'ai pass� ma vie � travailler.
J'ai amass� une fortune.
Ma vie touche � sa fin.
Je veux que mon travail, mon argent, servent � quelque chose.
Donner sa chance � quelqu'un. Peu importe � qui.
Trouver celui qui fera bon usage de cet argent
que j'ai pass� ma vie � accumuler.
C'est mon dernier d�sir avant de mourir.
Mais, en toute sinc�rit�, j'ignore comment le r�aliser.
Non, M. Phelps.
Nous n'avons rien command�.
Je vous contacterai
d�s que M. Glidden sera...
Sera... Quoi ?
- C'�tait seulement... - Ne mentez pas !
Je connais ce Phelps et ses monuments fun�raires.
Ne lui en commandez pas
sinon, je reviens le hanter ! Et vous aussi !
Si je pouvais le calmer !
�a peut durer longtemps ?
J'ai trouv� !
Donnez-moi l'annuaire.
Vous entendez ? L'annuaire !
Je vais leur montrer, � ces vautours...
Qu'a-t-il trouv� ?
Vous voudriez bien savoir ce que je vais faire.
Voil� ce que je vais faire !
Laisser ma fortune � des �trangers.
� des gens que je ne connais pas.
Et qui ne s'y attendent pas.
Ils seront ravis !
Ouvrez le livre.
- C'est impossible. - Et pourquoi ?
- La famille attaquerait le testament. - Elle le ferait ?
- Il a raison. - Tout � fait.
Ils pourraient, hein ?
- Combien de temps me reste-t-il ? - Je ne puis le dire.
Moi, je le sais :
Assez de temps pour distribuer ma fortune � qui je veux !
Oui, monsieur, � des inconnus !
Passez-moi votre compte-gouttes.
Remplissez-le.
Au moins, il servira � quelque chose.
Passez-moi ce bouquin.
Le premier nom sur lequel la goutte tombera
aura un million de dollars.
Quel nom ?
- John D. Rockefeller. - Quoi ?
Tenez-le-moi.
Une...
deux...
John Glidden fait ce qu'il veut de son argent !
C'est l'une de nos plus jolies pi�ces Elle vous plaira.
D�sol�e, ce n'est pas du tout ce que nous cherchons.
Bonne journ�e...
Un client m'a tenu la jambe pendant 2 heures !
Heureusement, c'est jour de paye !
- Couvrez ce Lalique. - Bien, monsieur.
- M. Bullwinkle... - Oui, Peabody ?
Ils ont retenu 11 $ 60 sur ma paye.
C'est normal, vous cassez beaucoup de porcelaine.
Faites plus attention.
Je fais attention. Ce n'est pas toujours ma faute.
Monter et descendre les escaliers avec la porcelaine...
Je voudrais retourner � la comptabilit�.
Vous oubliez votre promotion
et vos 5 $ de plus !
Je sais, mais � force de casser, je gagne moins.
C'est une question d'organisation.
Remettez-moi � la comptabilit�.
C'est impossible.
Si vous n'�tes pas content, eh bien...
D�missionner ? Je ne peux pas !
Ma femme serait fur...
�a ira. Je vais faire plus attention.
Rappelez-vous : "Il y a loin de la coupe au comptoir."
- C'est toi, ch�ri ? - Je crois que oui.
Bonne journ�e ?
Comment �a s'est pass� ? Pas de casse, j'esp�re.
Au fait, c'�tait la paye aujourd'hui. Donne-moi le ch�que.
Tu as encore nourri ce lapin ! Donne-moi le ch�que.
Je pense que c'est merveilleux.
Je disais � Mme Wilkins
que tu as d�sormais acquis une situation stable,
jour apr�s jour, semaine apr�s semaine, ann�e apr�s ann�e.
C'est merveilleux.
Quelle s�curit� pour une femme !
Savoir que chaque semaine son mari revient avec...
Tu as cass� 11 $ 60 de porcelaine !
- Tu vois... - Je vois les choses mieux que toi.
Je suis accabl�e par les soucis !
Jour apr�s jour, semaine apr�s semaine, je dois payer
le lait au glacier, la glace au laitier.
�videmment, si �a t'amuse de casser, c'est ton affaire...
Excuse-moi.
Mme Wilkins est ridicule
� monter son mari en �pingle !
Je lui dis : "le mien vaut le v�tre".
Je dois te d�fendre aupr�s de nos amis.
Tu ne casses pas cette porcelaine expr�s.
Mais ils se demandent comment un mari, un p�re
peut continuer ainsi chaque jour de l'ann�e �...
Henry ?
�a ne va pas ?
Il me semble qu'un homme doit �tre fier de sa fille.
Ses lettres optimistes cachent quelque chose.
Une femme sent cela.
Une fille doit �tre bien habill�e
pour trouver un mari.
De mon temps, j'�tais la mieux habill�e.
Je ne me plains pas !
Mais je t'en prie, ne casse plus de porcelaine.
Cette enfant a le droit d'avoir de jolies robes, comme les autres.
Je n'ai pas raison ? Henry, tu m'�coutes ?
Vous allez s�rement casser ce vase. Il repr�sente 6 mois de salaire...
Je ne te reproche rien,
mais tu n'es qu'un minable !
Donne-moi ton ch�que, ch�ri !
Donne-le-moi.
Arr�te ! N'est-ce pas d�j� assez difficile ?
Tu ne vois pas que j'essaie de t'aider ?
Je te l'avais bien dit...
Mais si tu veux continuer � te ridiculiser,
je ne me plaindrai pas !
Mais tu pourrais au moins penser � ta fille !
Au revoir, ch�ri. Je suis fi�re de toi.
Je disais � Mme Wilkins
qu'un mari comme Henry Peabody
qui jour apr�s jour, semaine...
Au revoir, ch�rie.
M. Henry Peabody ?
John Glidden. J'ai � vous parler.
Si c'est pour la traite du piano, je peux...
Mais je...
Allons plus loin.
J'ai une bonne raison.
Aimez-vous les lapins ?
Pas trop, pourquoi ?
Voil� comment c'est arriv�.
Ma femme m'a donn� 12 $ pour payer le piano.
Pour 12 $ je pouvais avoir un lapin avec pedigree !
Si vous aimiez les lapins, vous me comprendriez.
Je ne viens pas pour des lapins ou des pianos.
J'ai quelque chose, l�...
11 h 10 ! Pour qui se prend-il ?
Envoyez-le-moi d�s qu'il arrive.
Bien, monsieur.
Regardez ! C'est...
Attends l�, Th�odore !
Vous paierez pour �a !
Bien s�r, Winkie.
Excusez-moi.
Prends note, Charlie.
Appelez la police !
Allez-y ! C'est �a, appelez-les !
Oh, mon Dieu !
On m'a dit qu'elle serait ici.
Oui, c'est son secteur.
Ben, vous n'avez pas l'air d'un client.
C'est elle.
En chair et en os.
�tes-vous Violet Smith ?
- C'est pourquoi ? - J'ai � vous parler.
Me parler ? Me parler, � moi ?
Peut-on trouver un coin tranquille ?
Je m'en doutais !
Non, nous sommes tr�s bien ici.
Restons en bas.
Moi, �a me va.
L�, � cette table.
Cette lettre certifie le ch�que.
OK, mon grand. C'est une blague ?
- Non, c'est s�rieux. - On ne me la fait pas !
J'appelle un flic ?
Ma ch�re, appelez-en plusieurs si vous voulez.
Ce ch�que est valable.
J'en crois pas mes yeux... Alors, il est...
En cas de difficult�s, appelez-moi � ce num�ro.
Alors, poup�e ?
Viens plus pr�s !
Montrez la 1519 � Mlle Smith.
C'est la plus belle ?
On n'a rien de mieux.
Vous �tes le chauffeur de M. Sheldon ?
N'�tait-ce pas un Noir ?
Il a �t� renvoy� !
Il devait trop boire.
Un instant, s'il vous pla�t.
M. Monroe,
dois-je payer ceci ?
Pour moi, la signature est fausse.
Regardez le "n".
Vous avez raison. Ce ch�que est faux.
Par l� !
Entrez.
�tes-vous Eddie Jackson ?
Qui le demande ?
Je n'arr�te pas de vous chercher.
�a lui ressemble.
Mais, il avait un uniforme et pas de moustache !
C'est lui ou pas ?
Il faut en �tre s�r, vous comprenez !
C'est lui. Je le reconnais.
Si on l'attrape, c'est la perp�tuit�.
Tant que �a ?
C'est son 4e d�lit.
Prison � vie, enferm� jusqu'� sa mort !
Il vous appartient !
J'en fais ce que je veux ?
Vous le d�pensez comme vous voulez !
Puis-je l'encaisser ? Je dois quitter la ville.
En liquide ?
J'en ai besoin. C'est mon fric, non ?
Pourquoi tant de liquide ?
J'en ai besoin, c'est tout. Je veux des esp�ces.
- Connu dans une banque ? - De trop.
Bon, je verrai. Maintenant je dois filer.
Bonne chance !
J'en ai besoin. Un million de "merci".
Le tout ?
Impossible. Aucune banque n'a autant d'esp�ces !
Bon... alors une partie ?
Combien voulez-vous ?
100 000 serait trop ?
Je vais voir ce que je peux faire.
Si vous voulez l'endosser, je vais voir.
Un faussaire !
Un faussaire en fuite !
Un journal, M'sieur !
Donne-les-moi tous.
- Super ! Merci. - D�gage !
Un instant, M. Jackson.
Je veux vous f�liciter pour votre chance.
Excusez-moi.
Vous voulez une somme importante en esp�ces ?
Je pars pour un long voyage.
C'est une tr�s grosse somme, vous savez ?
Venez dans mon bureau, je vais voir ce que je peux faire.
J'attends ici, Mme Jackson doit me rejoindre.
Comme vous voulez.
Tout sur le faussaire !
Tu m'as bien regard� ?
Encaisser �a pour toi ?
Il est bon. Il est � toi pour 50000 $.
Je ne peux pas l'encaisser moi-m�me.
J'ai lu les journaux, tu es cuit, archicuit !
C'est un coup mont� pour avoir du fric !
Essaie �a ailleurs, Eddie.
Trouve un autre pigeon !
- O� est Mike ? - Dans le bureau.
Tu crois que tu parles � un gosse !
Il est bon. Il est certifi�.
En tout cas, pas contre mon argent !
J'deviens fou ! J'dors plus.
J'ai les flics aux trousses.
Je suis riche et fauch�.
Pas de quoi me payer un caf� !
10 000 et j'me tire !
M�me 1000 et t'as le million.
Si c'est vrai que le ch�que est bon...
Va trouver Glidden, explique-lui tout !
- Je veux voir M. Glidden. - M. Glidden est couch�.
C'est pour son ch�que.
D�sol�, monsieur.
C'est une question de vie ou de mort.
Il me l'a donn�. Regardez !
Dites-lui qu'il me donne du liquide ou autre chose !
�a me parait honn�te si je lui rends le million !
N'importe quelle banque honorera ce ch�que.
Partez, ou j'appelle la police.
Qu'a-t-il donc ?
Lit 10 cents la nuit.
Comment �a va ?
Les sous d'abord.
Tout � l'heure.
Pas d'argent, pas de lit.
File, mon vieux !
Non ! Il faut que je dorme !
Prends �a en gage ! Un million $.
Laisse-moi dormir.
Un million, sans blague !
Tu peux rester !
- Toute la nuit ? - Bien s�r !
Enfin, il me sert � quelque chose !
T'as raison.
C'est du solide. La banque le paiera.
All�, ici Murphy.
Feriez bien d'envoyer deux agents.
Y a un cingl� ici.
Il m'a donn� 1000000 $ pour un lit !
SALON DE TH� CHEZ EMILY
Agn�s, Emily !
M�me voix au t�l�phone et toujours la m�me en vrai !
Peut-�tre un peu maigri !
Oh, peut-�tre juste un peu ici ou l�...
Que c'est bon de te voir ! Je suis si contente.
Viens. Assieds-toi.
Je t'ai tout racont� au t�l�phone.
5 spectacles par jour !
C'est en 23 qu'on a jou� pour la derni�re fois ensemble ?
Non, ma ch�re, en 24 ! Je ne l'oublierai jamais !
Cet hiver-l�, Rollo a eu la grippe.
Et deux mois de cataplasmes !
Je me souviens. Il ne te l�chait pas d'une semelle !
Tu t'en es d�barrass�e ?
Mais non, il est toujours l�.
Associ� dans l'affaire.
Un chic salon de th�.
C'est beau d'avoir enfin quelque chose � nous.
Apr�s 30 ans de voyages et de spectacles.
C'�tait mon r�ve.
- Quelque chose � moi ! - � qui le dis-tu !
J'ai tout ce dont j'ai r�v�
sauf une chose.
Mais elle est en route !
La voici, la voici !
Tu m'appelles, mon petit oiseau ?
- Elle est l�, Rollo ! - Elle est l� ?
Quelle merveille, ma colombe.
Sa beaut� ne se compare qu'� la tienne.
Allons la voir !
Oh, excuse-moi.
Tu connais Agn�s.
La reine des funambules !
Toujours les m�mes num�ros ?
On n'accepte pas les jongleurs l� o� je joue !
Rollo, allons la voir !
Je viens, petit poussin ch�ri !
Et bonne chance !
Une auto, c'est pas une bo�te � cigares. Ne jongle pas avec !
Si tu n'�tais pas une femme...
J'aimerais te faire rentrer la t�te dans les �paules.
Tu te souviens du jour
o� je t'ai aplati le nez, � Cincinnati ?
Oui, mon petit ver luisant !
- On y va ? - Oui, ma douce !
Installe-toi bien.
Voil�, ma colombe.
Heureuse, Emily ?
C'est le plus beau jour de ma vie
depuis que j'ai quitt� la sc�ne.
Comme tu avais bien jou� ce soir-l� !
Date m�morable !
Et moi, tu te souviens ? 17 rappels
pour le "Grand Rollo".
Rollo ch�ri, on d�marre ?
Oui, ma douce.
Bien conduit, ch�ri.
Enfantin !
Tout va bien ?
Tu es bless�e, mon oiselet ?
Mon auto !
Tu aurais d� me laisser le tuer !
Ce chauffard est pire qu'un assassin !
Toute une vie de travail et d'�conomies
pour en arriver l� !
Ces chauffards sont une menace pour la soci�t�.
Il faut les exterminer. Tu entends ? Les exterminer !
Elle est ici, monsieur.
Mlle Emily LaRue ?
Mon nom est John Glidden. J'ai � vous parler.
Si vous osez pr�tendre
que c'est notre faute, je vous chauffe les oreilles.
J'ignore ce dont vous parlez !
Je viens voir Mlle LaRue.
Elle vous remercie un million de fois.
Voudriez-vous
me dire ce que vous allez faire de cet argent ?
Vous n'�tes pas oblig�e...
Il est � toi, ma douce. Tu en fais ce que tu veux.
On partage, Rollo.
- Que d�sires-tu ? - Rien, mon petit oiseau.
Il y a une chose que je d�sire,
que je souhaite, tout de suite,
et par-dessus tout.
- Je te suis, ma beaut� ! - Viens.
Oui ma douce, o� ?
Viens !
- Elle marche ? - Parfaitement.
On la prend !
- Montrez-nous une autre voiture. - Par ici.
Voici notre meilleure occasion.
Elle a de l'allure !
- Du solide ! - On la prend aussi.
Pourrait-on avoir quelques chauffeurs audacieux ?
Tout de suite, monsieur.
Parfait.
VOITURES D'OCCASION
Pas de chauffard � l'horizon, mon petit oiseau ?
Pas encore.
Rollo ! Un chauffard !
Comment trouves-tu �a, sale chauffard !
Beau travail, Rollo.
Et voil�, mon petit pingouin !
Fais attention, ch�rie.
Installe-toi, ma douce !
Sus � l'ennemi !
Un chauffard ! � toi, Rollo !
Je suis l�, ch�rie.
Es-tu bless� ?
Non, ma petite patate douce.
Allons ! La journ�e ne fait que commencer.
Un chauffard ! Vas-y !
Rollo ! Tu es magnifique ! Toutes mes f�licitations.
Merci, ch�rie.
Nous poursuivrons jusqu'au cr�puscule.
�a t'apprendra pour une autre fois, esp�ce de chauffard !
Ma voiture !
Mes amis, vous avez �t� parfaits !
Merci. Tout � votre service.
Donne-leur un pourboire.
Et bonne chance.
Un autre chauffard ?
Non, regarde !
Tu peux t'en payer une neuve par jour.
- La voie est libre, mon poussin ? - Rien � l'horizon.
Es-tu bless�e, ch�rie ?
Non. Oh, Rollo ! Ton chapeau !
Il aura besoin d'un coup de fer.
Oh, Rollo ! Quelle merveilleuse journ�e ce fut !
C'est le mot, ma petite tourterelle.
Et que mes p�ch�s soient pardonn�s.
Pardonn�s...
Pourquoi tout cela ?
Emp�chez-les plut�t de me tuer !
Je ne veux pas sauver mon �me. Je veux vivre.
Wallace, �coutez-moi.
Pourquoi m'envoient-ils � la chaise ?
Pourquoi le juge ne m'�coute-t-il pas ?
C'est lui le meurtrier, pas moi !
Une seule chose peut vous aider.
Vous voulez dire un bon avocat ?
Oui. Il aurait pu m'aider.
Je vais mourir faute de pouvoir me payer un avocat.
- Que dites-vous de �a ? - � quoi bon ?
Je n'avais jamais eu d'arme avant.
Ils le savaient.
Mon premier hold-up.
On ne r�fl�chit pas quand on a faim.
Ouvrez.
Venez.
- Pourquoi ? - Votre femme est l�.
Mary
Pourquoi est-elle venue ?
Vous avez fait une demande pour la voir.
Ma pire veill�e de condamn�.
Que puis-je lui dire, mon p�re ?
Qu'elle doit m'oublier et vivre ?
Alors, parlez de la vie.
La vie...
Je veux lui dire que je l'aime,
et si je lui dis, je vais m'effondrer.
Et si j'�clate en sanglots ?
Essayez, Wallace.
Quelles nouvelles, Mary ?
John ch�ri, l'avocat est-il venu ?
La logeuse te fait-elle des ennuis ?
Il est venu, n'est-ce pas ?
Surtout, chauffe bien l'appartement Je d�teste le froid.
Fais marcher le gaz,
il y aura de l'argent pour payer.
Il a dit que tout ira bien ?
Et tu dois manger !
Il te donne de l'espoir !
Quoi qu'il arrive, ne te laisse pas abattre.
Je ne veux pas te voir comme �a.
Je serais d�sesp�r�e !
Tout va s'arranger !
Je ne pourrais le supporter.
Je t'ai dit que �a n'arrivera pas.
Je ne pourrais jamais oublier.
Mary...
�coute...
Je veux sortir !
M�me cet argent ne peut lui donner un sursis.
Inutile de le tourmenter.
Attendez. A-t-il de la famille ?
Une femme.
- Il a droit � cet argent. - Non.
Donnez-le � sa femme sans qu'il le sache.
Il serait r�confort� de la savoir nantie.
Et en s�curit�. Ne pensez-vous pas ?
Je ne sais pas.
Qu'est-ce que c'est ?
Gardien !
Vous ne pouvez plus m'ex�cuter !
Je suis sauv� !
Dites-lui que j'ai un million.
Regardez, un million ! Je vais pouvoir vivre !
Tu n'as qu'� mettre � la banque.
Emmenez-moi chez le directeur. Je veux le voir.
On refera le proc�s, je serai libre !
Emmenez-moi chez lui.
Pourquoi ?
Que faites-vous ?
Le directeur vient ?
Eh bien, vient-il ?
Pourquoi faites-vous �a ?
Dites au directeur de ne pas laisser partir Mary.
Je veux la voir.
Lui annoncer la bonne nouvelle.
Voir son visage quand je lui dirai que tout va bien.
Comme je l'avais dit !
Vous ne pouvez pas faire �a, je n'irai pas � la chaise.
Vous n'avez pas compris ?
Vous croyez que je vais sortir d'ici le cr�ne ras� ?
Comme vous voulez.
On va chez le directeur, hein ?
Vous m'y emmenez ?
J'aurai ma chance avec un bon avocat.
Je peux le payer. Il peut tout prendre.
Mary serait d'accord aussi.
Que faites-vous ?
Non, pas l�. Chez le directeur !
J'ai un million, vous m'entendez ? Je vous le crie, vous n'�coutez pas !
C'est un million !
Non ! Vous ne pouvez pas !
Non ! Plus maintenant !
BUREAUX ADMINISTRATIFS
SECR�TARIAT DU PR�SIDENT
SECR�TARIAT PRIV� DU PR�SIDENT
Entrez !
M. Brown ?
Encore au trou ! Tu peux y passer toute ta vie !
Et y pourrir, hein !
Pendant que tu sors avec Marie
et claques notre fric jusqu'� 4 h du matin !
T'avais aucune chance avec elle.
Nous et toi, c'est pas pareil. Taper sur un sergent pour une fille !
Quel beau Marine tu fais, Mulligan !
Il a insult� Marie, il l'a trait�e de "fille � soldats".
Raisonne un peu, andouille.
C'est �a, raisonne un peu.
Je peux en mater 50 comme toi.
� quoi servirait cette belle prison
si ce n'�tait pour imposer la discipline ?
�a... Je l'ai toujours dit !
- Vous avez offens� Marie. - Ferme-la, Mulligan.
- Vous venez, sergent ? - Je vais par l�.
Comme �a se trouve ! Nous aussi on va par l� !
Il a tort.
�a lui apprendra � taper sur un sergent !
Tout � fait !
C'est du suicide !
J'ajoute 80000 $.
J'en prends 40 000.
Merci d'avoir cogn� sur le sergent.
C'est chic d'avoir deux bons copains !
Assez de boniments !
Tu mises ou pas ?
Vas-y.
J'ai les 40000.
� vous deux, vous me devez 360 000 !
J'ajoute 40 000.
- Je prends 20 000. - J'ai 20 000.
Alors, si le capitaine le permet...
C'est important, je dois voir cet homme.
J'ai eu du mal � le trouver.
Si c'�tait de l'argent, je vous prendrais � mon service.
C'est comme �a chez nous. Je prends le paquet.
- M. Gallagher ? - Oui, c'est moi.
J'ai dit 45 000.
45 000 banco !
Mon nom est John Glidden.
J'ai quelque chose pour vous.
- Quoi ? - Un million de dollars.
Un million ?
Tu te crois dans un asile de fous, grand-p�re ?
Je comprends votre surprise.
Ce ch�que repr�sente un million de dollars.
Vous interrompez une partie formidable.
- Tirez-vous ! - Je vous explique...
Allez plut�t chercher Henry Ford,
on prendra le th� ensemble !
Impossible ! Henry Ford c'est lui !
Vous �tes d'une insolence !
Dehors !
Laissez-moi vous expliquer !
Impossible d'�tre tranquille dans une salle de police.
Si on me demande, je suis sorti.
C'est un fou !
J'aurais pas �t� assez b�te pour marcher !
Tu parles !
M�me si le type avait eu l'air d'un millionnaire
je l'aurais pas cru !
Et puis, on ne fait pas �a le 1er avril !
On attend juillet, quand on s'y attend pas.
On est tous fous !
S'amener avec un million !
Je relance 500 000 !
Je mets le reste.
Lance !
Vous �tes libres, gibier de potence !
Gibier de potence ?
T�te de lard.
Pousse-toi !
Attendez un instant !
C'est pas une porcherie ici ! Rangez-moi tout �a !
Votre faux fric aussi.
Tu ne veux pas "2 millions" ?
Pas m�me un milliard de cette monnaie-l� !
Emportez �a.
� un de ces jours !
�a fait dr�le d'�tre dehors !
Tes projets, Gallagher ?
Je vais remercier ma m�re du g�teau que vous avez mang� !
Moi je vais aller dormir. Et toi, Mulligan ?
J'ai des treillis � prendre. Je vais les chercher.
- � tout � l'heure. - Salut.
Si on allait � la f�te tous les deux ?
Vous avez des sous ?
Pas d'argent, pas de f�te !
C'est comme �a que tu �cris � ta m�re ?
Tu devrais avoir honte.
Ils te vont bien tes treillis !
Que vous propose-t-il, ce bluffeur ?
- Vous m'emmenez � la f�te ? - Entendu !
Vous avez des sous ?
- C'est-�-dire... - Pas d'argent, pas de f�te.
Tiens, vous �tes l� !
Toujours ton somnambulisme ?
N'essayez pas de vous rouler mutuellement, �a se voit.
Avez-vous de l'argent pour la f�te ?
Je peux en trouver.
Pas d'argent, pas de f�te.
Alors, j'irai avec le sergent !
Zeb...
pr�tez-nous 1 dollar ou 2.
Donnez-m'en, plut�t !
On allait vous demander 2 $ d'avance.
Une avance sur quoi ?
Pour emmener Marie � la f�te.
Combien devons-nous ?
�a fait un total de 4 dollars et 50 cents
� vous trois.
Vous ne savez pas lire !
Je ne sais pas lire, mais je note � ma fa�on !
Alors, faut payer cash nos hamburgers ?
Allez ! Des hamburgers !
Pas d'argent, pas de hamburgers !
Attends un peu. Tu te trompes sur nous, Zeb.
On paie toujours nos dettes.
Et j'ai de quoi emmener une fille � la f�te !
Un ch�que, de combien ?
- 10 dollars ! - C'est exact, 10 dollars !
C'est vrai. 10 dollars.
- Il est bon ? - Franc comme l'or !
� la f�te, ma jolie. Vous et moi !
On d�pensera le reste !
Enfin, vous parlez comme un sergent !
On va tous � la f�te ?
Pas nous. Marie et moi.
De qui est-elle amoureuse ?
De moi. On y va seuls.
L'argent est � nous aussi.
J'ai dit vous et moi seulement.
Qu'est-ce que vous avez � crier ?
La belle vie, hein ?
- Bonsoir. - Comment �a va ?
D'o� vous sortez ?
Comme il s'exprime mal !
D�gagez !
Belle soir�e, Mulligan.
Venez lancer les balles ! 10 cents les 4 !
J'aimerais bien essayer !
Moi aussi j'aime lancer des balles.
Lancez tout ce que vous voudrez.
Venez voir, la petite dame va gagner.
Regarde mignonne, comme �a !
Rat� !
Pour l'honneur des Fusiliers Marins !
Il n'en met pas une !
Qui paye ?
M. Gallagher, le gentleman qui est au bout.
Je paye pour la jeune fille et pour moi.
Je ne connais pas ces deux voyous !
Ah ! Le bon copain !
Tu n'as pas d'argent ?
J'ai donn� mes derniers dollars � un mendiant.
Allez, montrez votre fric !
Non, vous d'abord !
On joue au gros malin !
Mike ! Joe !
Vous voulez me rouler ?
On n'a pas d'argent, c'est tout.
Mais vous avez jou�, non ?
Ouais, mais on n'a pas gagn�.
Vous vous croyez forts vous les Marines...
Bas les pattes !
Un baiser pour Cendrillon.
Allez-y les gars !
Allez boire un soda. Je reviens.
Tu n'as pas honte de nous avoir fourr�s dans ce p�trin ?
Toujours � te battre.
Quelle mauvaise influence !
On finira par �tre bons pour la chaise �lectrique.
J'ai eu tort.
Mais vous aussi,
vous me fourrez toujours dans le p�trin.
- C'est l� qu'on voit les copains. - L�cheur !
Regardez un peu ! Venez voir.
O� Zeb a trouv� le fric ?
On dirait qu'ils ont trouv� 1 million !
Un million de dollars !
Le ch�que �tait peut-�tre bon...
Je vais aller me coucher.
IDYLLIEU
Maison de repos pour dames �g�es.
C'est Eddie. Mon fils a�n�.
Il gagne 6000 $ par an,
son directeur va encore
l'augmenter.
Je n'ai eu qu'un enfant.
Si j'en avais eu 4 ou 5,
je vivrais tant�t chez l'un, tant�t chez l'autre.
L�, c'est quand nous jouions avec mon mari � Schnectady.
D�C�S Mme Ruth Graham...
Allons, ma ch�re...
Faites-vous une raison.
Nous devons tous mourir, t�t ou tard.
Ce n'est pas �a.
C'est qu'il ne reste plus beaucoup de personnes que je connaisse.
Tu vois Jim, on pourrait vivre � Gainesport.
Cette jolie maison avec des contrevents.
Bonjour, mesdames.
Comment va notre petite famille ?
Tout va bien, je vois.
Nous sommes tellement g�t�es !
N'est-ce pas mieux ainsi ?
Mesdames, qu'est-ce que cela ?
Combien de fois ai-je dit
que les lits doivent �tre bord�s ?
C'est g�nant d'avoir les pieds serr�s.
Combien de fois ai-je dit que les cartes sont interdites ?
C'est malsain de jouer.
Cela ne nous rend pas malades.
�a ne fait de mal � personne.
Ne prenons pas de risques.
Nous sommes fi�res de l'harmonie qui r�gne ici,
ne risquons pas de troubler notre s�r�nit�.
Que se passe-t-il l� ?
- J'sais pas cuisiner, moi ? - Pas du tout !
Vous me dites �a ?
- Mme Walker ! - C'est moi.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Elle veut faire des g�teaux.
C'est un crime ?
J'ai fait des g�teaux pendant 50 ans !
Et bien meilleurs que ceux confectionn�s par ce marmiton.
- M. Popodopalis ! - Oui, madame.
Vous voulez lui donner une le�on ?
Non. J'ai envie de faire des g�teaux, voil� tout.
J'aime faire des g�teaux. J'en ai fait toute ma vie !
Imaginez que toutes ces dames fassent des g�teaux !
Vous auriez plein de bons g�teaux !
Mme Walker. J'ai �t� patiente ! Trop, peut-�tre.
Peut-�tre que...
Patiente ! Vous !
Hier quand j'ai apport� un chaton...
Les chats sont porteurs de germes.
Porteurs de germes ! Quelle blague !
J'en ai eu toute ma vie !
Alors je devrais �tre morte !
Toutes les dames ici ont eu des chats.
Laissez-moi...
Je ne discuterai pas avec vous.
Ce n'est pas une prison ici.
Vous �tes libre de partir.
Libre de partir ? Bien s�r.
Et sur-le-champ... Mais o� aller ?
Chez mon fils et ma bru que je g�ne.
Ou � l'h�tel o� je serais �ternellement seule !
Jour apr�s jour.
C'est �tre derri�re les barreaux d'une implacable prison
que de se sentir vieille et sans ressources.
Libre de partir !
Vous savez, j'ai pens�...
Si les choses s'arrangent, je pourrai partir d'ici.
Jim et moi pourrons trouver...
Un petit endroit... quelque part.
Je sais, ma ch�re.
C'est ce que vous devriez faire.
Comme George et moi l'avons fait.
- Le facteur ! - J'attends une lettre.
Il n'y en a qu'une : Pour Mme Walker.
- Puis-je la lui donner ? - Bien s�r.
Une lettre pour vous.
Merci.
Retrouvez la jeunesse avec la s�ve capillaire.
Finis les cheveux blancs.
Rien de grave chez vous, j'esp�re ?
Je suis �mue quand je re�ois une lettre.
Cela me rend heureuse.
Ce serait pareil pour moi, si j'en recevais.
Vous voulez bien nous la lire ?
J'en serais ravie.
Voyez-vous,
ma bru �crit des choses si amusantes
que �a r�veille mon lumbago � force de rire !
"Ch�re Muz"...
Ma bru m'appelle toujours Muz.
C'est un surnom d'amiti�.
C'est un peu b�te, mais c'est ainsi.
"Ch�re Muz,"
"Vous nous avez manqu� plus que jamais
"ces derniers temps."
"Hier soir, Eddie..."
Qu'avez-vous ?
Pourquoi feindre ?
J'inventais au fur et � mesure.
Rien de tout cela n'est vrai !
Ils n'�crivent plus.
On ne leur manque pas.
Mesdames,
Mme Small vient rejoindre notre petite famille.
Vous serez heureuse ici.
Nous faisons de notre mieux
pour rendre la vie agr�able.
D�shabillez-vous. On vous apporte votre uniforme.
- O� puis-je me changer ? - Ici.
Je ne pourrai pas... devant tout le monde.
Vous vous y ferez !
Voyons, o� allez-vous dormir ?
Ah, l� par exemple.
Ce sera votre lit, Mme Small. Je suis s�re que tout...
O� est l'oreiller ?
Le voil�.
Non, Mme Garvey, je vous en prie.
C'est l'oreiller de mon mari.
Votre mari ?
Qu'est-ce que j'entends ?
Votre mari est...
Comment osez-vous ?
Je vous emp�cherai de lui raconter que son mari est mort.
- Mais elle le sait ! - �videmment !
Mais sa seule joie
est de s'imaginer qu'il vit encore !
Laissez-la dans son r�ve.
Vous allez trop loin !
Pas assez loin au contraire !
Je vais vous dire votre fait.
Je vais demander � votre fils de venir vous chercher.
Je lui dirai combien
vous �tes insupportable.
Dites-lui !
Je suis odieuse, insupportable !
Je d�sire voir Mme Walker.
Certainement, M. Glidden D�s que Mme Garvey...
Allez-y, appelez-le ! �a m'est bien �gal !
Je lui dirai ce que j'ai sur le c�ur !
Je vais vous apprendre � briser le c�ur des pauvres femmes.
Je vous en prie. M. Glidden vous demande.
J'irai jusqu'au bout.
Un instant, s'il vous pla�t.
Parlons, puis vous terminerez avec Mme Garvey.
- Je suis d�sol�e, mais... - Vous verrez !
Que voulez-vous ?
Vous parler en particulier,
s'il vous pla�t.
On �coute aux portes maintenant ?
Rentrez dans vos chambres.
Au secours ! Vite !
Quelqu'un !
Mme Walker s'est �vanouie !
Vous ne vous moqueriez pas de moi ?
Pas pour un million de dollars !
CLUB IDYLLIEU R�serv� aux membres.
Je regrette mais...
M�me si vous �tes son fils ou sa fille.
Pas de visite sans sa permission.
Aussi longtemps que je vous paierai 200 $,
vous n'aurez qu'� vous balancer. C'est tout.
- Mme Walker... - Balancez-vous ou partez.
Comme vous voulez.
- Quelle belle vie ! - � qui le dites-vous !
3 reines, 2 valets !
Et j'avais une quinte !
Trop �paisse, la p�te.
Qui fait le g�teau ?
- Vous. - S�r que c'est moi !
Je fais le g�teau, vous, vous vous balancez.
Vous �tes pay� pour �a !
- Jolie musique ! - �a remue !
Et comment !
1 million de dollars !
D�sol�, vous ne pouvez parler � M. Glidden.
Ce sont les ordres.
�a dure depuis longtemps ?
Le Conseil l'attend depuis une heure.
J'ai essay�.
Si j'entre. Il m'envoie des dossiers � la figure.
Je m'en fiche apr�s tout !
Je l'ai pr�venu.
Et son fameux testament ?
Toujours pas fait.
Je vais le ramener de force chez lui.
Je lui ai dit qu'il se fatiguait trop.
Et j'en ai assez d'attendre.
Ouvrez cette porte.
Qu'est-ce qu'il a ?
Taisez-vous et sortez d'ici !
Laissez-moi tranquille ! C'est trop demander ?
Comment me d�barrasser des m�decins et des secr�taires ?
Il y a des d�cisions � prendre !
Faites comme si j'�tais mort !
- Bien, monsieur. - Quoi ? Sortez d'ici !
Ce g�teau ! Dans votre �tat !
Quoi, mon �tat ?
J'en ai d�j� mang� deux � moi tout seul.
�a me fait penser... il faut que je demande � Mme Walker
de changer de g�teau, de faire des tartes.
- Quoi ? - Des tartes !
Vous avez compl�tement perdu la t�te !
Vous croyez ? C'est parfait !
Je regrette de ne pas l'avoir perdue dix ans plus t�t !
Taisez-vous !
Oui, Mme Walker.
Si je le veux ? Avec plaisir. J'arrive tout de suite.
Gardez-moi une place � c�t� de vous.
Oh ! Genevi�ve.
Douce Genevi�ve !
O� pensez-vous aller ?
- Devinez ? - Au lit. Et c'est tout.
Vous voudriez bien savoir o� je vais ?
Je vais retrouver ma jeunesse !
Sous-titrage TVS - Titra Film Paris
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