All language subtitles for Candice Renoir_France 2_2013_04_19_20_45

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Original subtitles

...

-Haut les mains ! Police ! -J'ai un jeu plus rigolo.

Celui qui retrouve ma jupe bleue pourra porter ma casquette ce soir.

-C'est moi !

-Pourquoi la chercher ? Tu ne vas plus rentrer dedans.

-File t'habiller.

Jules, tu as pris ta douche ? -Ca fait 1h

qu'Emma y est.

-N'essayez pas de me mettre en retard

le 1er jour. -Ou bien ?

-Je vais

te priver d'Internet. -Je la prendrai demain.

-What you want, baby, I got.

What you need, do you know I've got it ?

All I'm asking is for a little respect when you come home.

-JUST A LITTLE BIT. -Hey, baby ! When you get home.

-JUSTE A LITTLE BIT. -Mister.

I ain't gonna do you wrong while you're out.

Sir�ne.

-On n'avait pas dit 9h ?

-D�sol�e. J'avais marqu� 9h30.

-Tant pis. Rejoignez votre groupe sur une sc�ne de crime : la plage

des Naufrag�s.

-Et mon stage ? -Je comprendrais

qu'apr�s une si longue absence, �a vous effraie.

-Non, pas du tout ! C'est comme le v�lo, �a ne s'oublie pas.

-Je vous le souhaite, commandant. Je vous le souhaite.

Vous n'avez pas plus discret ? -C'est pour la visite du ministre.

-Ca a �t� annul�. J'avais demand� � ma secr�taire de vous pr�venir.

Elle a d�

oublier. Bonne journ�e, commandant.

...

-Avec un peu de chance,

on aura les r�sultats du l�giste dans la journ�e.

-OK.

-Bonjour ! Je suis

le commandant

Renoir, votre nouveau chef de groupe. Tu es le capitaine Dumas.

-Vous deviez arriver dans une semaine ! On y va.

-Capitaine ?

Capitaine ! Je voudrais un brief.

-Femme blanche, 30-40 ans, trouv�e ce matin.

On fera le brief au commissariat. Allez, on l'emm�ne.

-Non, je voudrais le voir ! -Fallait arriver plus t�t.

On y va. -Reposez-le.

Je vais compter jusqu'� 3.

1 !

2 !

-Tu as entendu la dame ?

-Parfait. On va recommencer depuis le d�but. Bonjour.

Je suis le commandant Renoir, votre chef de groupe. Ravie de travailler

avec vous. -Brigadier Medjaoui, Jean-Baptiste.

-Lieutenant Da Silva.

-Bonjour.

-Pascale Ibarruri,

de l'IJ. Enchant�e.

-Bonjour. -Bonjour.

-D�sol�e de vous faire recommencer.

-C'est pas tous les jours qu'on peut

s'amuser autant. Elle a pass� des heures dans l'eau

mais n'est pas morte noy�e. Elle est morte � cause

d'un coup port� par un objet contondant,

ici.

D�chirure.

Alors, qu'en pensez-vous ? -Ce n'est pas une vraie rousse.

-Ah, OK...

Bon. On peut y aller ?

-Oui. Merci.

On sait qui c'est ? -Non, elle n'avait rien sur elle.

-Femme mari�e, m�re de famille, d'un milieu modeste.

-Qu'en savez-vous ? -On range la boule de cristal.

Sophie Vauquier, 36 ans. Son mari a signal� sa disparition

ce matin. -C'est bien elle.

Vous �tes �quip�s d'un portable

et de la 3G ? -Oui... Vous venez d'o� ?

-Paris.

-Vous pensiez qu'en province, on avait encore des Minitel ?

-Le capitaine et moi allons interroger M. Vauquier. L'adresse ?

-106, route

de Tau.

-Allez, c'est parti !

-C'est ma 1re Barbie polici�re.

-Excusez-moi...

Heu... Comment avez-vous su pour le quartier pourri et les enfants ?

-Elle a des v�tements bas de gamme.

Et elle fait

ses teintures elle-m�me. Les racines sont rat�es.

Quant aux enfants, elle a un bracelet br�silien.

Tissage grossier, moche...

Je le porte car c'est un cadeau de mes enfants.

-M. Vauquier, je vais devoir vous poser quelques questions.

Quand avez-vous r�alis� la disparition de votre femme ?

-En fin de journ�e, hier. L'�cole m'a appel� car Sophie

n'�tait pas venue chercher le petit.

J'�tais chez un client. Je suis menuisier.

-Votre femme travaillait ? Fracas.

-Elle �tait comptable chez Marlo Industries. A mi-temps.

-Elle devait finir � quelle heure, hier ?

-Elle a appel� Enzo, notre grand, pour lui dire qu'elle finirait � 6.

-Avait-elle des probl�mes ? Des ennemis ?

-Des soucis, comme tout le monde. Sophie n'aurait pas fait de mal

� une mouche. Celui qui a fait �a est un d�traqu�.

-Ce sera � l'enqu�te de nous le dire. Il faut nous faire confiance.

-Vous vous souvenez comment votre femme �tait habill�e, hier ?

-Ben... -Vous aviez des probl�mes

de couple, c'est �a ? -Non ! On ne se voyait plus assez

pour �a. Je suis � mon compte. Je travaille 12h par jour.

-Qu'en pensait Sophie ? -La bo�te o� je bossais a ferm�.

Mais Sophie savait que c'�tait notre avenir.

Ne leur dites rien.

Je leur dirai plus tard. -La v�rit� sera aussi cruelle

demain.

-C'est quoi le petit num�ro

de Mary Poppins ?

-Chacun ses m�thodes. Et vous, qu'avez-vous appris d'int�ressant ?

-Vous plaisantez ?

C'est une femme ordinaire, � un d�tail pr�s :

Mme Tout-le-monde travaillait pour Marlo Industries.

C'est un groupe d'armement. Terrain sensible. Vous me suivez ?

Comme on ignore o�

et quand Sophie Vauquier a disparu, on va commencer par l�.

Qu'avez-vous d�couvert en fouillant la cuisine ?

-Qu'ils ont du tr�s mauvais caf�. -Vous �tes dr�le

ou juste blonde ?

-On apprend beaucoup de choses � observer les gens.

Vous, par exemple, je sais que vous comptiez prendre

le commandement du groupe. -J'�tais � sa t�te depuis un mois,

�a se passait tr�s bien. Sonnerie "chant du coq".

...

-All� ?

Oui.

Oui, madame la directrice.

La cantine ? Oui ! Oui, je les ai inscrits � la cantine. Bien s�r.

Une seconde.

-Allez-y, terminez. Ca a l'air tr�s important.

-C'est dingue... Je les avais mis dedans !

-La directrice a d� les perdre.

-Elle doit garder les ch�ques.

-La fiche d'inscription �tait bleue et j'ai accroch� le ch�que dessus.

-On y va ? J'ai faim !

-Vous les avez d�chir�s ?

Alors ?

Je vais compter jusqu'� 3. 1 !

2 !

-Mais c'est pas bon, la cantine. -On veut manger � la maison,

comme avant.

-Ce n'est plus possible.

-Je comprends.

Ca veut dire qu'on va manger au McDo ?

-Chrystelle, relance l'op�rateur t�l�phonique.

-Alors, cette petite visite chez Marlo Industries ?

Sur quel dossier sensible travaillait Sophie Vauquier ?

-Les fiches de paie.

-Mais on sait qu'elle a menti. Elle est partie � 16h et pas � 18h.

-Tu crois qu'elle avait un mec ? -Un secret, en tout cas.

Vous avez v�rifi�

l'alibi du mari ? -Il est b�ton.

-Et ses coll�gues ? Ils savent quelque chose ?

-S. Vauquier �tait discr�te. Elle ne mangeait m�me pas � la cantine.

-L'ordinateur, �a donne quoi ? -Rien.

-On a retrouv� la voiture de M. Vauquier sur le port.

-Merci. On y va. Allez !

-Attendez... Il y a plus urgent.

C'est bizarre qu'elle ne mange pas � la cantine.

-Expliquez-nous.

-3 E 20 le menu. Qui dit mieux ? -On va jouer au "Juste prix" ?

-La cuisine des Vauquier montre qu'ils �taient pauvres.

Rien de frais. Que des p�tes et des produits Rep�re.

-On peut se remettre � l'enqu�te ? -Vous ne comprenez pas ? Un repas

pour 3 euros 20, c'�tait une aubaine ! Pourquoi sortir ?

-Elle a d� trouver moins cher. -Moins cher que 3 euros 20 ?

-Ce qui compte, c'est ce qu'elle a fait

apr�s 16h.

-Je veux savoir ce qu'elle faisait tous les midis.

Vous allez l'accompagner.

-Alors ? -Rien. Et toi ?

-Que dalle. Pourquoi a-t-on h�rit� d'un tel boulet ?

-On ne devient pas chef de groupe en �tant un boulet !

-T'as demand� � ton pote de la DC s'il a quelque chose sur elle ?

-Il n'en a jamais entendu parler. -On va faire un break.

-Bonne id�e. J'ai la dalle, en plus.

-Son pr�nom ? -Candice.

Ca va, elle ne l'a pas choisi ! -"Candice Renoir"...

-Je pourrais avoir un jambon-beurre-cornichons ?

-Regarde. "Apr�s

"sa garde � vue, Ludovic Barcot a �t� mis en examen pour meurtre."

-La Crim', quand m�me... -2003. C'est elle,

�a ?

Elle a pris, depuis.

-S'il vous pla�t !

-Merci.

-Tenez.

-5 euros 10 ?

Ca, l� ? C'est quoi, cette arnaque ?

-Excusez-moi, monsieur. Vous connaissez cette jeune femme ?

-Pourquoi ?

-Alors ?

-Elle vient parfois. Elle est toujours � l'ordinateur 6,

o� est C�cile. -Elle va devoir changer de machine.

Allez !

-Il est o�

le RRP ?

Tout a chang�. C'est quoi, �a ? -Les relev�s bancaires demand�s.

-Je voudrais les derniers registres de mains courantes.

-Ils sont aux archives !

-S. Vauquier y est peut-�tre : conduite en �tat d'ivresse,

diff�rend familial...

-La MCI, c'est pas plus simple ? -La "MCI" ?

-"Main courante informatis�e".

-Oui, je sais.

Mais j'ai oubli� mes lunettes. Ca vous ennuie de prendre ma place ?

-Votre code d'acc�s ?

-Tapez le v�tre.

On frappe.

-Devinez qui a envoy� un mail, hier � 13h23 ? "C'est OK pour l'h�tel

"du Roi � 16h15." Sign� : S.

-Comment l'avez-vous obtenu ?

-Dans un cybercaf�.

-C'�tait adress� � Gilles Letourneur.

-Il est fich� au FIJAIS ? -N�gatif.

-G. Letourneur... Que fait-il dans la vie ?

-Si vous avez des questions, convoquez-moi officiellement.

Mon avocat se fera

un plaisir de m'accompagner. -Collaborez ! On gagnera du temps.

-Votre domaine date du 19e si�cle ? -Ces portraits retracent

2 si�cles de tradition viticole. -C'est fascinant.

-"Fascinant"...

-Votre p�re ?

-Beau-p�re. Louis de la Belonette. -Je vous croyais l'h�ritier.

C'est une position

bien fragile de n'�tre que le gendre. Mieux vaudrait

pour votre avenir rester discret sur vos relations

extraconjugales.

Capitaine Dumas, la photo.

-Elle est dans votre sac.

-Elle m'a dit qu'elle s'appelait Sybille.

-Depuis quand �tiez-vous amants ? -C'�tait la 1re fois.

On a chatt� sur un site. Je lui ai propos� qu'on se retrouve � 16h15

� l'h�tel du Roi,

discret et confortable. Quand elle est partie, elle allait tr�s bien.

-L'autopsie situe

la mort entre 17 et 20h. On va v�rifier votre emploi du temps.

-Je suis parti peu avant 17h

car j'avais rendez-vous avec mon avocat.

-Il y a quelque chose

que je ne comprends pas. Vous entrez en relation avec "Sybille".

Vous lui donnez un rendez-vous

au bar de l'h�tel, elle vous suit

dans votre chambre, tout �a en moins de 45mn.

Sauf votre respect, vous n'incarnez pas exactement un fantasme f�minin.

Alors, quel est votre secret ?

-200 euros. Sans compter la chambre.

Je sais ce que vous pensez :

200 euros, c'est un peu cher pour une femme ordinaire et maladroite.

Mais �a faisait son charme.

-Que disiez-vous, d�j� ? "Mme Tout-le-monde"...

-C'�tait une pute ?

-Le patron de l'h�tel l'a confirm�. -J'ai trouv� ! "Sybille recherche

"moments coquins entre adultes." Plut�t les emmerdes.

-Ma grand-m�re disait : "Joue pas avec le feu si tu es en paille."

-Celle de Bab el-Oued ?

-L'auvergnate. T'imagines voir ta m�re, comme �a ?

-C'est Sophie, la victime !

-Elle ne se prostituait pas par plaisir !

-Elle �tait interdit bancaire. Tant que son mari travaillait,

�a allait. Apr�s, ils ont contract� des pr�ts � des taux d�lirants.

-Il y a d'autres solutions que la prostitution !

-Lesquelles ?

Tiens, regarde.

Sur les 3 derni�res ann�es, Sophie Vauquier a encha�n� 10 CDD,

fait des m�nages et les march�s. C'est facile de dire

qu'elle avait le choix. -Elle avait un 2e portable

pour ses passes.

*-Bonjour, c'est Sybille...

-Il est �teint. On oublie la localisation.

-Elle devait l'avoir sous la main pour le consulter rapidement.

Bon, la journ�e est termin�e. On partira � la chasse demain.

O� m'emmenez-vous pour f�ter mon arriv�e ?

-Je ne peux pas. J'ai rugby. -Il faut que j'aille voir ma femme.

-C'est vraiment dommage.

...

-Coucou ! Je suis rentr�e !

Que s'est-il pass�, ici ? -C'est le grille-pain.

Je faisais des toasts...

-Pourquoi ne pas m'avoir appel�e ? -Ne le grondez pas, c'est ma faute.

Pardon.

Herv� Mazzani. J'habite � c�t�. J'ai vu

de la fum�e. J'ai jug� inutile de vous appeler et de vous affoler

pour rien. Vous �tes Candice ?

-Absolument. Bonjour. -Bonjour.

-Et merci.

-O� avez-vous appris � bricoler comme �a ?

-C'est mon ancienne vie d'expat. Je suivais mon mari...

Enfin, mon futur ex-mari, un peu partout.

Et j'ai d� apprendre � me d�brouiller seule.

-Je croyais que la vie d'expat, c'�tait plut�t : se faire servir.

-Moi aussi. Tournevis ? -Oui.

-Il y a 7 ans, j'�tais � Mexico. Grosse inondation dans la cuisine.

J'�tais seule avec les enfants. Je commence � appeler partout :

"Un plumero,

"por favor. Es urgente !"

Sauf que "plombier", �a se dit "plomero".

"Plumero", c'est le "plumeau". -Ah oui...

-Tu changes de m�tier ? On n'a pas voulu de toi dans la police ?

-Non. Je suis au top.

...

-Son portable reste introuvable. -L'op�rateur du portable et du site

vont me communiquer leurs donn�es. -On va perdre

du temps.

-T'es discret, toi ! -C'est rare, une jolie fille ici.

-Pause clope ?

-Allons manger.

-C'est qui ? -Une ancienne amie

de Sophie Vauquier. -Elle �tait

au cybercaf�. -Elle s'est foutue de moi.

Arr�tez ! Arr�tez ! Arr�te-la !

Venez.

-Vous avez droit � un avocat. -Comment le payer ?

-L'Etat peut y pourvoir.

-J'ai rien fait.

-Non, mais vous avez pris la fuite et menti dans votre d�position.

-J'ai paniqu�.

J'ai eu peur que vous me mettiez la mort de Sophie sur le dos.

Et preniez 30% de mes gains. -Vous aussi, vous...

-Il m'arrive de faire

l'escort.

Ne me jugez pas.

-Non. On est l� pour comprendre.

-Apr�s mon dipl�me de comptabilit�, j'ai fait un stage

chez Marlo Industries. Ils ne m'ont pas

gard�e. J'ai d� emprunter pour payer mes �tudes.

Et Sophie m'a parl� d'un moyen de vite gagner de l'argent.

Elle m'a trouv� un pr�nom, Chiara. Elle m'a aid�e � r�diger l'annonce,

� r�pondre

aux clients...

Elle m'a guid�e.

Et un jour, elle m'a demand� 30%. -Pourquoi avez-vous accept� ?

-C'�tait normal. Elle �tait devenue comme une grande soeur pour moi.

Mais je vous jure que je ne l'ai pas tu�e.

D'ailleurs, j'�tais avec un client.

-Et le portable de Sophie,

vous savez

o� il est ? -J'en sais rien.

-Bravo.

Tout est vrai � un d�tail pr�s. Vous avez invers� les noms.

C'est vous la prox�n�te.

Vous avez sugg�r� � Sophie Vauquier de payer ses dettes

contre 30% de ses gains.

Tr�s jolie robe.

Qui vaut quand m�me la bagatelle de 250 euros.

Vous avez corn� la page, ici.

Autrement dit, aussit�t vue aussit�t achet�e.

-Ca, c'�tait une folie mais c'�tait exceptionnel.

-Comme tout ce que vous portez.

Ce sac aussi. -J'en ai besoin.

-D�penser de l'argent pour des fringues, c'est mieux

que les antid�presseurs, mais S. Vauquier s'habillait avec rien.

C'�tait malin de tout lui mettre sur le dos.

Vous savez ce que vous risquez pour prox�n�tisme ?

Alors, il est o�, ce t�l�phone ?

-D�monter un t�moin avec un magazine de gonzesse,

c'est bluffant. -Ca va ?

-Ah ! Capitaine Dumas, j'avais 2 mots

� vous dire. -OK.

-Bonjour. -Bonjour.

-Alors, comment �a se passe ?

-On avance.

On a le t�l�phone de la victime, donc la liste des suspects.

-Je parlais

du commandant Renoir. -Pour une surprise,

c'est une surprise.

-J'avais pas le choix. Elle m'a �t� recommand�e

en haut lieu. J'ai besoin

qu'on garde un oeil sur elle.

-Vous trouvez que j'ai une t�te � jouer les nounous ?

-Pensez au groupe.

Elle a de bons �tats de service mais apr�s 10 ans d'absence...

-Elle ne vient pas

de la Crim' ? -Si, mais entre-temps,

elle a pris une disponibilit� de 10 ans.

Elle n'a rien dit ?

-OK...

-Quatre ? C'est un �levage ?

Simon Beffa vous attend en salle d'interrogatoire.

-Qui �a ? -Un client r�gulier de Sophie.

-Bien. J'avais envie de m'enfermer avec un gros pervers qui se tape

une m�re de famille. -Vous allez �tre surprise.

*On sait que tu l'as

*appel�e le jour de sa mort, lundi � 13h36.

*-Oui, pour savoir si on pouvait se voir. Elle m'a dit que non.

*-T'�tais o�

*lundi entre 17 et 20h ? *-J'ai fini les cours � 18h

et je suis rentr�. -Quelqu'un peut le confirmer ?

-Alors ?

-Il a 15 ans. Elle se faisait payer par un gamin de l'�ge que son fils.

-Barbie va dire que c'est mal de juger.

-Je voudrais qu'on v�rifie l'alibi de Simon Beffa.

-Il faut chercher plut�t l'assassin de Sophie Vauquier.

-Ce gamin est sa victime.

-Je veux savoir ce qu'il cache. -Le corps

a �t� jet� en mer. Cherchons ses clients ayant un bateau.

-L'op�rateur nous a fax�

les identit�s.

-C'est int�ressant mais je vous demande de v�rifier l'alibi

de Simon Beffa. -Vous faites fausse route.

Ca arrive quand on n'a pas exerc� depuis tr�s longtemps.

...

-Je peux y aller ? Je dois r�cup�rer

ma soeur � l'�cole.

-Non. Je vais te mettre en garde � vue. On a pr�venu tes parents.

-Vous avez appel� mon p�re ?

-Bien...

Tu voyais souvent Sybille ?

-4-5 fois.

-A 200 euros la passe, �a fait un gros budget !

J'ai un fils � peine plus jeune que toi.

Il a 10 euros d'argent de poche par semaine.

-Mes parents sont divorc�s et ne se parlent plus. Je les fais raquer.

-1 000 E ? Ton p�re est employ�, ta m�re secr�taire, ca fait beaucoup.

-J'avais des �conomies et Sophie m'a fait cr�dit.

-Pourquoi une femme m�re ?

Sur le site, il y avait des filles plus jeunes.

-J'aime pas les filles de mon �ge. Elles sont...

B�tes.

-Dis-moi, Simon, tu la trouvais vraiment excitante ?

Elle avait

de la lingerie coquine ? Des accessoires ? Des sp�cialit�s ?

-Arr�tez...

-Qu'y avait-il entre vous ? -Je vous l'ai dit !

-Tu n'�tais pas son client. Ses clients l'appelaient

Sybille ! -Vous ne voulez pas me croire...

-Des preuves contre

mon fils ?

-C'est une garde � vue abusive. On verra si la proc�dure a �t� suivie.

-Je n'aime pas

vos insinuations, ma�tre. -Calmons-nous. On peut parler ?

-Oui. Dans mon bureau.

J'ai une t�te � tabasser

les t�moins ?

-Je suis d�sol�. Me Degas est un vieux client.

Quand le policier a appel�, j'ai paniqu� et lui ai demand� de venir.

J'�l�ve seul mes enfants.

Je fais ce que je peux.

-Saviez-vous que Simon voyait une prostitu�e ?

-Pardon ?

-C'est un fait.

-La femme qu'on a retrouv�e sur la plage ?

Que dire ?

Depuis que sa m�re nous a laiss�s, Simon ne va pas bien.

Il est renferm�. A l'�cole, ses notes sont catastrophiques.

Mais ce n'est pas un meurtrier.

-Vous savez

o� il �tait avant-hier soir ? -Je suis rentr� � 18h.

Il �tait d�j� l�.

Ensuite, il a pass� la soir�e sur l'ordinateur.

Comme toujours.

Vous pouvez v�rifier. Il est innocent.

-Vous avez fait quoi ? -J'ai lib�r� Simon Beffa.

-De quel droit...

-C'�tait mieux de le faire. La proc�dure �tait irr�guli�re.

L'audition de Simon Beffa, vous l'avez enregistr�e ?

Non.

Alors remerciez-moi.

-J'ai fait une erreur mais votre attitude est d�loyale.

-C'est l'h�pital qui se fout de la charit�.

C'est loyal de nous cacher que vous n'avez pas enqu�t� depuis 10 ans ?

-On m'accueille avec des couteaux et je devrais vous le dire ?

-Ca nous aurait �vit�

une erreur de proc�dure. Bonne soir�e.

...

-Bonjour. Bonne journ�e ?

Aspirine...

-Bonsoir.

-C'est la "au pair". -Tu l'as oubli�e � la gare.

-On n'avait pas dit le 12 ?

-On est le 12.

-Bonjour. Je suis d�sol�e.

-C'est pas grave.

-T'en as rien � foutre de nous. -Emma, tu vas faire fuir Laurette.

Les enfants

vous ont montr� votre chambre ? Elle est tr�s ensoleill�e.

Barrissement.

Les gar�ons, arr�tez de changer ma sonnerie.

Excusez-moi.

All� ?

Oui.

Alors ?

-Il est en r�a. -Que s'est-il pass� ?

-Il s'est pendu � sa mezzanine. Son p�re l'a trouv�.

Faut pas vous en vouloir.

C'est moi. J'aurais jamais d� vous laisser lui mettre la pression.

Bips.

...

...

-Vous fumez, en plus ?

-Que quand je suis d�sesp�r�e. -La derni�re

cigarette du condamn� � mort ?

-Non. Lui sait que les emmerdes sont finies.

-Ah oui, donc...

Une bonne journ�e de merde.

-Oui...

-Je peux ?

-Oui.

Je savais que ce serait dur de reprendre apr�s tout ce temps.

Mais quand m�me,

je ne pensais pas me planter comme �a.

J'�tais un bon flic, avant. J'adorais �a.

-Pourquoi avoir pris cette dispo, alors ?

-Par amour.

C'est un choix tr�s judicieux.

Maintenant, je n'ai plus ni mari ni vraisemblablement de job.

-Bravo. On peut dire que vous avez r�ussi votre entr�e.

J'ai parl� pendant 1h avec l'avocat de Simon Beffa pour le convaincre

de ne pas porter plainte. En vain.

Je pensais qu'en tant que m�re de famille, vous auriez pu interroger

un adolescent

fragile. -Tout s'est d�roul� normalement.

-Vous n'avez rien enregistr�. Dommage.

Comment savoir si ce gamin n'a pas voulu se suicider � cause de vous ?

-En prouvant sa culpabilit�. Excusez-moi,

je ne voulais pas vous d�ranger. Je suis pass� � la capitainerie.

Et devinez quoi ?

-Les Beffa ont un bateau.

-Le Stella. Un magnifique voilier. Il est amarr� dans le port.

Un t�moin a vu Simon dessus

la nuit du meurtre.

-Il y a des taches de sang ici... L�...

Et jusque-l�. On a retrouv� des cheveux. Sami, donne-les-lui.

D'apr�s les taches, la t�te

a heurt� le pont et on a tra�n� le corps jusqu'ici.

-Merci. Racines claires, pointes rousses, comme ceux de S. Vauquier.

-Je vous dirai �a quand j'aurai les analyses.

-Donner rendez-vous � une prostitu�e sur un bateau, �a fait

�conomiser une nuit d'h�tel. -On pourrait se tutoyer, non ?

-Oui.

-Un Anglais dit avoir vu le Stella sortir au moteur vers minuit.

-Salut. -Ciao !

-S. Vauquier �tait avec Letourneur jusqu'� 17h, puis avec Simon ici.

Il a pu sortir de son lyc�e discr�tement.

Il la rejoint ici et la tue.

Il rentre chez lui avant 18h. Son p�re endormi, il prend le bateau

et se d�barrasse du corps. Ca se tient.

-Le motif ?

-Le fric.

-Non. Une affaire psy. Abandonn� par sa m�re, il hait les femmes.

-Moi, je n'imagine pas Simon

�tre un client de Sophie Vauquier.

-Votre main. -100 euros

qu'il est encore puceau.

-Des t�moins l'ont vu !

-Je veux la v�rit�.

-Barbie est vex�e

car t'as fait tout le boulot.

-C'est Barbie qui a ferr� S. Beffa.

-R�veille-toi, Simon.

L'infirmi�re est jolie et tu n'en profites m�me pas.

-Commandant Renoir ?

Je sais que vous attendez mon rapport. Il aurait tu� une femme ?

-Ca va d�pendre de votre examen.

-Il a des ecchymoses sur le corps. Il y a eu un affrontement physique.

-Merci.

-Simon...

Fabrice m'a appel�e. Il hurlait. Il m'a dit que Simon avait tu�

cette femme � cause de moi.

-Hier, il me disait qu'il �tait persuad� de son innocence.

-Il n'est pas celui qu'on croit. Il m'a coup�e de mes enfants.

Il y a 3 mois, dans cet h�pital,

Fabrice m'a interdit de voir mon fils.

-Simon a �t� malade ?

-Il a gliss� sur le bateau et s'est d�mis l'�paule.

Simon a cru que je n'�tais m�me pas venu le voir.

-Vous �tes sa m�re, vous avez des droits.

-Il croit qu'il ne compte plus pour moi.

-Les enfants, il faut toujours leur rappeler les m�mes choses.

Si vous l'aimez, vous devez le lui dire, en boucle.

Allez-y !

Profitez-en. Il ne vous fermera pas la porte au nez.

Docteur, vous m'accorderiez 1mn au sujet des examens de Simon Beffa ?

-C'est confirm�. Le sang et les cheveux sont ceux de S. Vauquier.

-Tu vas faire dodo.

-Et on a retrouv� des empreintes de Sophie dans l'habitacle du bateau.

-Tu devrais attacher ton b�b�.

-Vilaine poussette. -Quoi, ma puce ?

-Elle a raison, c'est cr�tin.

Les essieux d�passent des roues, �a fait des marques partout.

Je le sais,

ma fille avait exactement la m�me.

Pourquoi les constructeurs n'ont-ils pas corrig� le d�faut ?

Emma avait tellement ab�m� les peintures qu'on a gard� ma caution.

-Ah oui... Bien...

-Vous devriez mettre deux caches de chaque c�t� de roues.

Ca vous changerait la vie. Un probl�me ?

-Je dois voir le m�decin de Simon � 18h. La baby-sitter est en retard.

-Demandez � votre ex-femme ! -Elle s'en fout !

-Je vais l'appeler, moi ! -Non, je ne veux pas la voir ici.

Un soir, je suis rentr�...

Pour la retrouver dans les bras d'un homme.

Le p�re du meilleur ami de Simon. Vous ne pouvez pas comprendre.

-Si, si, je comprends tr�s bien. Mais c'est vous qu'elle a tromp�.

-Elle les a abandonn�s, Stella avait 2 ans. C'est ma merveille !

Je ne referai pas les m�mes erreurs qu'avec Simon.

-Simon est sorti du coma.

-Ah ! Il va enfin pouvoir se d�fendre.

-J'ai voulu mourir parce que j'ai tu� Sophie.

-Et si tu nous racontais comment �a s'est pass� ?

-Elle a appris que j'avais menti, que j'�tais mineur. Elle s'est mise

� dire n'importe quoi.

Donc, je l'ai frapp�e avec une manivelle.

Pour qu'elle se taise.

Puis j'ai paniqu�. Je suis rentr� chez moi. J'ai mis le corps

sur le bateau et je l'ai laiss� au large.

-Sophie est morte dans ton salon. Elle a �t� enroul�e dans une b�che,

mise dans le coffre de sa voiture et emmen�e jusqu'au port.

-C'est vous ou moi qui m�ne l'audition ?

-Jamais Simon n'aurait pu faire �a. -Simon, non...

Mais son p�re, oui.

Vos plinthes sont ab�m�es � cause de la poussette de votre fille.

Lundi, j'ai pu voir que le mur de l'escalier avait �t� repeint.

Pour cacher quoi ? Du sang ? -Ne r�pondez pas. Cette audition

concerne Simon. -Je n'ai rien � cacher. Pourquoi

aurais-je tu� cette... -Pute ?

-Cette femme ? -Sophie Vauquier

avait un fils de 14 ans.

En d�couvrant qu'un gamin de 15 ans lui donnait rendez-vous,

elle a refus� cette passe. Vous vous �tes revus, Simon,

car elle a senti qu'il se passait des choses graves, chez toi.

-C'est ainsi que vous avez pouss� mon fils au suicide.

-Trois hospitalisations en deux ans, pour des pr�tendues chutes.

Simon a le corps recouvert de bleus.

Vous passez votre rancoeur de mari tromp� sur votre fils, M. Beffa ?

Lundi, Simon a appel� Sophie. Il venait encore d'�tre frapp�.

Elle s'est rendue chez vous pour vous parler.

Elle voulait appeler la police,

alors vous l'avez fait taire en faisant comme d'habitude,

en frappant.

-C'est de la calomnie. Vous n'avez aucune preuve.

-Apr�s votre d�part,

la police scientifique a trouv� chez vous des traces de sang.

-Je l'ai tu�e ! -Sortez. Il lui faut un m�decin.

-Ne g�che pas ta vie ! Votre m�re est l� ! Je vais appuyer sa demande

aupr�s du juge pour qu'elle obtienne votre garde.

-Jamais de la vie !

-C'est fini, c'est fini...

Calme-toi, je te dis ! Calme-toi, c'est termin�.

-Elle voulait juste m'aider. Lui l'a frapp�e.

-Tu as vu le meurtre, Simon ? -J'ai aid� � cacher

le corps. C'est pareil.

-Non.

Ca n'a jamais �t� ta faute. Jamais.

Le seul coupable, �a a toujours �t� ton p�re.

D'accord ?

Ca va aller, maintenant, Simon.

C'est fini.

-C'�tait Pascale. Ils ont bien trouv� du sang dans le salon.

Vous avez pris un gros risque en bluffant comme �a.

-Ah... Je sens que vient le moment des compliments.

-Ne vous emballez pas. C'�tait juste la chance des d�butants.

Tintement de cloche.

-Bon, je compte sur vous pour dire des mots magiques comme "merci"

et "bonjour".

-Tu n'es pas trop habill�e ? Herv� a dit que c'�tait un barbecue.

-BONJOUR...

-Bonjour. Claire. Vous �tes les nouveaux voisins ?

Vous �tes la femme flic ? Herv� dit que vous �tes vraiment super sympa.

J'ai du mal � penser qu'en arr�tant les sans-papiers

on puisse �tre sympa, mais bon... -Les voil�. Bienvenue !

Entrez ! Entrez !

Je te pr�sente Claire. -On a fait connaissance.

-D'accord...

C'est gentil.

...

-Oh !

Je... Je cherchais les... Je me suis perdue.

Sous-titrage MFP.

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