All language subtitles for 1955 - Female on the Beach - La Maison sur la plage (de Joseph Pevney)

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Original subtitles

LA MAISON SUR LA PLAGE

Avez-vous entendu ce qu'elle a dit ?

Elle dit qu'elle va appeler la police.

Oui. Tout cela me rend nerveux.

Croyez-vous qu'elle alertera la police ?

� mon avis on ne devrait pas la laisser faire. Vraiment pas.

Drummy.

Drummy.

Drummy.

Ne partez pas, Drummy.

Je n'irai pas � la police.

Ch�ri, je... je suis d�sol�e.

Drummy.

Drummy !

Ah !

- Terminez aussi vite que possible. - Oui, Madame, je vais me d�p�cher.

C'est probablement Madame Markham.

- Madame Markham. Voulez-vous entrer ? - Merci.

Je vous ai reconnue d'apr�s vos photos dans la presse.

Au fait, mes bagages sont dans la voiture.

Walter, occupez-vous des bagages de Mme Markham.

Vous ne savez sans doute pas qui je suis.

Je suis Amy Rawlinson.

De l'agence immobili�re Rawlinson.

Nous sommes sp�cialis�s dans les villas de la plage.

"Rawlinson peut vous donner du soleil."

On s'est parl� au t�l�phone. Vous vous souvenez ?

Oui, oui, je me souviens.

Nous ne vous attendions pas avant quelques jours.

Nous voulions que tout soit au propre pour vous.

Mme Crandall n'est partie qu'hier soir.

Madame Crandall ?

Votre locataire.

La dame qui habitait ici. Je lui avais lou� pour le compte de votre mari.

J'esp�re que Mme Crandall �tait une bonne locataire.

Oh, oui.

Une vieille dame bien tranquille.

Tr�s gentille.

C'est bien.

- Voulez-vous voir la cuisine ? - Oui, je veux bien.

Je comprends que vous n'ayez jamais vu cette maison.

C'est exact.

Voil�.

Oh, je vais beaucoup me plaire ici.

Dommage que vous n'y ayez jamais habit�.

M. Markham venait souvent dans cette maison.

Avant votre mariage.

La salle � manger donne directement sur la terrasse.

C'est vraiment un endroit charmant.

Avec une vue superbe.

C'est adorable.

Tout ce bleu.

Et bien s�r, votre plage priv�e et un ponton.

- Ce bateau. Il est aussi � moi ? - Non. Il appartient � Drummy.

Qui ?

Drummond Hall, un de vos voisins.

Mme Crandall l'autorisait � le laisser l�.

Comme Mme Crandall n'habitera plus ici, dites-lui de le d�placer.

Oui, je lui dirai.

J'aurais d�j� d� lui dire, mais...

Avec toute cette agitation, avec votre arriv�e

et le d�part de Mme Crandall, je...

Vous avez eu des ennuis ?

- Des ennuis ? - � cause de son d�part ?

Oh non, bien s�r que non.

Son bail avait pris fin il y a deux mois.

Je lui renouvelais de semaine en semaine.

Que font ces hommes en bas ?

Je ne sais pas au juste.

Quelque chose pour le compte de l'�tat.

Laissez-moi vous montrer le reste de la maison.

Vous n'avez pas � me la vendre.

Mais si elle ne m'appartenait pas, je l'ach�terais,

parce qu'elle est si agr�able.

Mme Crandall avait une femme

de m�nage qui venait 4 fois par semaine.

J'ai pris la libert� de la garder � votre service.

C'est tr�s aimable, merci.

Ce sera tout, Mlle Rawlinson ?

Oui, vous pouvez partir.

Dites � Walter de passer prendre le ch�que � mon bureau ?

Bien, Madame.

- Au revoir. - Au revoir.

Mme Crandall �tait une vieille petite dame bien tranquille, vous disiez ?

Oh oui, tr�s.

Elle a d� partir tr�s vite.

Pourquoi dites-vous cela ?

La vieille petite dame tranquille a oubli� sa pipe.

Oh oui.

Elle doit �tre � Drummy.

Je vous ai parl� de lui.

Oui. Le voisin ?

Il vit plus pr�s que je ne le pensais.

Il a aussi oubli� sa veste.

Il laisse toujours tra�ner ses affaires.

Il est si distrait.

Il viendra probablement ces jours-ci pour les r�cup�rer.

Mlle Rawlinson, je n'y tiens pas du tout.

Au contraire, pouvez-vous veiller � ce que tout lui soit rendu ?

Certainement, si vous le souhaitez.

- Je ne voulais pas... - J'en suis certaine.

Vous pourriez regarder les autres souvenirs tant que vous �tes l�.

Vous savez, brosse � dents, rasoir.

Il n'y a rien de tout cela. J'en suis s�re.

Bien, j'ai une imagination d�bordante.

Si cela ne vous ennuie pas, j'aimerais qu'on me laisse seule.

Pensez-vous rester longtemps ici, Madame Markham ?

Je ne sais pas. Je suis venue pour vendre la maison.

Mme Crandall n'�tait pas une tr�s bonne locataire.

Je regrette de vous avoir menti.

Ce n'est rien, je ne vous avais pas cru.

- Bon apr�s-midi, Mlle Rawlinson. - Bon apr�s-midi.

Madame Markham ?

Lieutenant Galley.

De la police de Newport. J'ai pris l'escalier depuis la plage.

- Bien. Pourquoi ? - Vous ne savez pas ?

� propos de Mme Crandall ?

Tout ce que je sais, c'est qu'elle est partie hier soir.

Elle est partie par ce balcon.

Elle a plong� avec un verre de brandy � la main.

Elle est morte ?

Sur le coup. Qu'en dites-vous ?

Bien. Je vais prendre une nouvelle agence.

Vous dites que Rawlinson ne vous a rien dit � ce sujet ?

Dans leur m�tier, ils ne vous diront jamais que l'arriv�e d'eau est bouch�e.

Il ne faut pas lui en vouloir, Mme Markham.

Comment savez-vous qui je suis ?

Je suis un policier de la plage.

Je circule toute la journ�e avec mon chapeau

� la main et du sable dans les chaussures.

En �tant poli avec les personnes riches,

qui viennent ici pour passer du bon temps.

Et qui se f�chent quand on les questionne.

C'est pourquoi je m'efforce de conna�tre toutes les r�ponses.

Je connais toutes celles � votre sujet, Mme Markham.

J'en doute fort.

Votre pr�nom est "Lynn".

Vous avez �t� danseuse.

Vous avez �pous� il y a sept ans Ben Markham � Las Vegas.

Pendant un temps propri�taire d'une maison de jeux

et joueur lui-m�me � temps plein.

Le mariage n'a pas �t� une r�ussite.

Probablement parce que vous n'�tiez pas � la hauteur.

Ce n'est qu'une supposition que je fais, mais il y a plus.

Ben est mort il y a un an.

Vous voulez que je continue ou c'est assez pour un d�but ?

C'est assez pour en finir.

Cependant, je compl�terai votre enqu�te.

J'avais deux s�urs.

Quand nous �tions petites,

nous devions toutes coucher dans la m�me chambre.

C'�tait une toute petite chambre.

Je n'�tais jamais seule.

C'�tait quelque chose que je d�sirais par-dessus tout.

Juste pouvoir �tre seule.

Toute seule dans une grande maison comme celle-ci.

Je pense que vous me jetez dehors.

Je vous cong�die juste poliment.

Bien, je regrette d'�tre cong�di� par une jolie femme.

Je vais juste encore inspecter cette terrasse.

Ce n'est pas un plongeoir id�al, n'est-ce pas ?

Madame Crandall s'est suicid�e, n'est-ce pas ?

C'est ce qu'ils disent au bureau.

Vous pensez diff�remment ?

Je ne suis pas pay� pour penser.

Je suis juste cens� surveiller et remplir mes chaussures de sable.

Si vous permettez, je vais sortir par la porte principale.

C'est plus pratique.

H� !

H�, vous !

H�, vous l�-bas !

Bonjour.

Pourquoi faites-vous tant de bruit si t�t le matin ?

Si vous voulez que ce bateau parte. On m'a dit de le bouger.

Je vous ai r�veill�e ?

Oui, vous m'avez r�veill�e.

Alors cela ne vous g�ne plus que je finisse ce que j'ai � faire.

Cela me g�ne. Je veux que vous arr�tiez.

Eh bien, bonjour.

Oh, Madame Markham.

Je suis Drummond Hall. Je vous apporte quelque chose. Un cadeau de bienvenue.

Du poisson p�ch� ce matin.

L'hibiscus, je l'ai pris dans le jardin d'un autre en passant sur la route.

Les n�tres n'ont pas fleuri cette ann�e.

Il faisait trop humide.

Que faites-vous ici ?

Apr�s m'avoir r�veill�e.

Quand je r�veille une jolie femme,

je lui donne son petit-d�jeuner.

De toute fa�on, je suis le seul

� pouvoir faire fonctionner cet appareil, vous voyez,

il y a une patte qui manque.

Voil�... C'est magique.

Comment aimez-vous votre caf� ?

Seule.

Caf� cors�.

Je parie que tous vos amis disent

que vous �tes tr�s aimable avec les gens.

Oui et ils ont raison. Les gens m'aiment.

Non, pas tout le monde.

Certains manquent de go�t.

Et voil�. Aimeriez-vous aller p�cher ?

Non.

Bien, aller nager peut-�tre ? Nous pourrions...

aller p�cher des langoustes.

Je n'aime pas la langouste.

J'ai une longue liste de ce que je n'aime pas.

Et elle s'allonge encore.

Je... je crois comprendre que vous �tes la propri�taire de cet endroit.

Il semble qu'il y ait un doute en ce moment.

- Comment aimez-vous vos toasts ? - � feu moyen.

Pouvez-vous me dire comment vous �tes entr� ici ?

J'ai une cl�.

Une ou deux tranches ?

Je suis contente de l'avoir ignor� hier soir.

Je ne viens jamais le soir.

� moins d'�tre appel�.

Ne vous inqui�tez pas.

J'habite tout pr�s. Mon oncle et ma tante sont juste � c�t�.

On est amis avec tous les gens qui habitent dans le coin.

N'avez-vous jamais song� dans votre petite t�te

que des choses ont chang� dans cette maison ?

Rien n'a vraiment beaucoup chang� en r�alit�.

Bien.

Je crois que c'est � peu pr�s tout ce que je peux faire pour vous,

pour l'instant.

Vous avez raison, M. Hall.

� l'avenir, j'essaierai de prendre mon petit-d�jeuner sans votre aide.

Que diriez-vous de regagner de suite votre bateau et de l'emmener ?

J'ai une avarie sur la pompe � essence.

Il me faudra un jour ou deux avant de pouvoir repartir.

Oh non.

Je suppose qu'il ne vous soit jamais arriv� de vous faire remorquer ?

Non, non, jamais.

Vous ne voudriez pas aller jusqu'� une des �les avec moi ?

Dans un bateau avari� ?

Qu'arriverait-il si... une temp�te survenait ?

Je suis un tr�s bon nageur.

Pas moi.

Je vous sauverai.

Je pensais y aller une fois le bateau r�par�.

Vous devriez aimer les �les.

J'ai d�j� visit� une �le.

Elles se ressemblent toutes.

Rondes.

Il doit bien y avoir un moyen de vous distraire.

Pouvez-vous, s'il vous pla�t, me rendre la cl� ?

Juste quand on est en train de faire connaissance.

Il va peut-�tre s'en aller.

Tr�s bien, j'y vais.

Attendez un instant.

Je ne veux pas qu'un �tranger aille ouvrir ma porte � une heure pareille.

Que voulez-vous dire par un "�tranger" ? On me conna�t par ici.

Au passage, vous ne voulez pas que cet homme vous voie comme �a ?

- Vous cherchez quelqu'un ? - Mlle Rawlinson.

Amy Rawlinson ? Elle n'est pas ici. Vous la trouverez � son bureau.

C'est au sujet des v�tements. Il faut qu'on les exp�die.

Je suis Mme Markham. C'est ma maison ici.

De quels v�tements parlez-vous ?

Mlle Rawlinson a dit qu'ils seraient pr�ts.

Les v�tements de la femme d�c�d�e.

Mme Crandall, vous voulez dire ?

Oui, Madame.

Vous �tes au courant � son sujet ?

Ce serait une d�sagr�able surprise si je l'ignorais.

Amy nous a demand� de rien dire,

pour ne pas vous choquer � votre arriv�e.

Elle a eu raison.

Maintenant, voulez-vous me donner la cl� ?

Les affaires sont chez moi pr�s de la plage.

Vous les avez prises ?

On me les a confi�es. Je vais vous les donner.

Monsieur Hall.

La cl�.

D�sol� de vous avoir d�rang�e.

Aucune importance.

Amy est vraiment stupide.

Elle aurait d� lui dire que Mme Crandall �tait morte.

Elle l'aurait appris de toute fa�on.

Osbert, aidez-moi.

Vous savez qu'il faut �tre deux pour l'installer.

Secouez-le un bon coup et enfoncez-le dans le sable.

C'est mieux pour tenir dans le sable, m'ont-ils dit.

Avez-vous remarqu� la fa�on dont Amy nous regardait ?

Je suis s�re qu'elle pense que nous avons pouss� la pauvre Elo�se.

En tout cas Drummy, c'est de votre faute.

Si vous n'aviez pas pr�cipit� les choses avec Elo�se,

on n�en serait pas l�.

Vous auriez pu au moins l'emp�cher de prendre du brandy.

La vieille sorci�re.

Se casser le cou juste o� elle allait nous faire r�cup�rer quelques dollars.

Apr�s avoir attendu si longtemps.

Je d�teste accabler les morts, mais...

c'�tait tr�s inconvenant de sa part.

Pas sur votre visage, ch�ri.

Cela nuirait � votre teint.

Et nous avons investi gros sur votre teint.

On vous avance toujours de l'argent, mais rien ne rentre jamais.

J'ai vu Pete Gomez hier.

La personne du bateau de p�che ?

Il a repris son commerce.

Il m'offre de nouveau une association.

Il a un bon bateau.

Ne gaspillez pas vos talents, Drummy.

P�cher pour son plaisir, c'est tr�s bien.

En faire son m�tier, les poissons morts, c'est pas tr�s joli � voir.

Vous pouvez organiser votre vie beaucoup plus agr�ablement.

Et avec nous, ch�ri.

Notre nouvelle veuve poss�de une tr�s grande fortune.

Amy Rawlinson m'a dit que son mari avait des int�r�ts � Las Vegas.

J'ai un grand respect pour les investissements.

Et cette pauvre petite doit se sentir si seule.

Ce serait un acte de charit� de lui offrir votre amiti�, sans r�serve.

Peut-�tre qu'elle ne l'int�resse pas, ma ch�re.

Il se trouve qu'elle est tr�s s�duisante et... tr�s aimable.

J'esp�re qu'elle sera coop�rative.

Elo�se nous a fr�quent�s d�s le premier jour.

Et... elle nous a quitt�s aussi vite.

Je vais aller nager.

C'est un charmant gar�on.

Et un bon investissement s'il fait ce fructueux mariage.

Pas si vite, ma ch�re.

Une petite erreur et nous le perdons.

N'interrompez pas mes r�ves.

Et apr�s le mariage, si Mme Markham pouvait dispara�tre...

aussi facilement qu'Elo�se.

Un Bloody Mary ?

Merci, ch�ri.

Bonjour.

�tes-vous bien install�e ?

Tout est en place, merci.

Vous n'aurez plus � vous d�ranger pour moi,

j'ai appris � faire fonctionner la cafeti�re.

Cela ne me d�rangeait pas du tout.

Je...

Je veux vous expliquer au sujet de ce matin.

J'ai compris. Cela n'a aucune importance.

H�... vous commencez � br�ler.

Je me sens tr�s bien, merci.

Je parie que vous �tes de celles qui ne voient

le danger que quand il est trop tard.

O� avez-vous appris � si bien conna�tre les gens ?

Ici, sur cette plage.

D�tendez-vous... Vous finirez par aimer cela.

J'aime cela et ce que j'aime pla�t � tout le monde.

Vous �tes soud� � cette maison comme la plomberie.

Oh voyons, ne soyez pas d�sagr�able.

Cela fait juste partie de mon service standard.

Vous devriez savoir que je n'aime pas le service standard.

D'accord, je...

Je sais quand cela ne pla�t pas.

Vous lisez ?

"Comment rester nue au soleil".

C'est ce que vous vouliez faire ?

C'est un po�me.

Pourquoi �tes-vous si d�sagr�able avec moi ?

Vous m'�tes compl�tement indiff�rent.

Et je pr�f�re qu'il en soit ainsi.

J'avais esp�r� que nous serions amis.

Pourquoi ?

- Eh bien, pour commencer, vous... - �coutez...

Pourquoi insistez-vous ?

Mme Crandall s'int�ressait peut-�tre � votre personne.

Mais Mme Markham non.

En toutes choses vous aimez aller droit au but.

�trange.

Je pensais la m�me chose de vous.

Pourquoi ? Juste parce que je suis trop familier ?

Vous �tes trop familier et surtout importun.

�coutez, madame Markham.

La vie que vous avez eue vous a fait oublier

les choses les plus simples,

comme de s'aimer les uns les autres.

Peut-�tre que les gens ne saisissent pas bien votre caract�re.

Comme Elo�se, elle n'�tait pas tr�s heureuse

et je suis pein� qu'elle soit morte.

Si vous avez d'autres questions, je serai heureux d'y r�pondre.

Non.

Aucune.

Maintenant, � quoi pensez-vous ?

J'�tais en train de penser que je ne vous aime pas beaucoup.

Et je me demandais pourquoi.

J'�tais en train de penser que je n'aime pas qu'on me questionne.

Et je sais pourquoi.

Pourquoi ne pouvons-nous pas �tre amis ?

Il y a une tr�s bonne raison � cela.

Je n'aime pas recevoir de conseils.

Vous vous ennuyez. Je le sais.

Vous �tes glac�e. Laissez-moi vous r�chauffer.

J'esp�re que vous ne vous enflammez pas facilement.

Je n'appr�cie pas votre geste.

Madame Markham.

- Comment �tes-vous entr�e ? - J'ai utilis� ma cl�.

Celle que j'ai pour faire visiter.

Quand j'aurai r�cup�r� toutes les cl�s qui circulent,

je vais devenir serrurier.

Puis-je avoir la v�tre ?

Certainement.

Je voulais tout vous dire au sujet de Mme Crandall.

Oubliez cela.

Votre ami Drummy m'a d�j� donn� une br�ve explication.

Vous vous demandez pourquoi je suis venue.

Non, je finis par avoir l'habitude de ces all�es et venues.

- J'ai un acheteur pour la maison. - Bien.

M. Schmidt de Milwaukee.

Il a vu la maison il y a un mois et il a de suite �t� s�duit.

Il a c�bl� aujourd'hui, il la prend, � votre prix.

Combien a-t-il align� ?

"Align�" ?

Un acompte, de l'argent. Pour prouver sa bonne foi.

Oh, un "acompte".

Oui, j'ai employ� un mot vulgaire.

Eh bien, M. Schmidt est un homme de parole.

D�s que j'ai re�u son t�l�gramme, j'ai ray� votre maison la liste.

Vous feriez mieux de l'inscrire de nouveau.

Il n'y a vraiment aucune raison de s'inqui�ter.

C'est une des plus riches familles du Middle West.

Alors, cela ne devrait pas �tre difficile d'avoir un premier versement.

- J'essaierai. - Voyez cela.

Mlle Rawlinson, je pense que la maison

aurait meilleur aspect si le balcon �tait r�par�.

Et incidemment, votre ami continue d'amarrer son bateau � mon ponton.

Voulez-vous vous en occuper ?

Je suis d�sol�e.

J'ai peur que tout �a ait fait mauvaise impression sur vous.

Certainement pas.

Suicide, police, mensonges, prince charmant,

des gens qui vont et qui viennent.

Toutes ces choses donnent de la vie � une maison.

Je comprends que vous aimeriez �tre seule.

C'est quelque chose auquel j'aspire depuis si longtemps.

- Cela ne vous ennuie pas ? - Bien s�r que non.

- Au revoir. - Au revoir.

- Combien ? - Remplissez le r�servoir principal.

- Cela fait plus de 100 litres. - Mettez �a sur mon compte.

Je vous fais trop cr�dit que je commence � en avoir assez.

Mettez cela sur le mien, Jack.

D'accord, Mlle Rawlinson.

Bien, j'ai eu de la chance de vous rencontrer.

Je voudrais vous parler, Drummy. Juste quelques instants

Je serai tr�s gentille. Vraiment. Vous verrez.

Venez, juste le temps qu'il fasse le plein, d'accord ?

J'esp�re ne pas avoir � le regretter.

Bien, commencez � crier.

Pourquoi ne vous ai-je pas vu ?

Vous n'avez m�me pas t�l�phon�.

Je sais pas comment fonctionne le cadran de l'appareil.

De toute fa�on, j'�tais occup�.

� quoi ?

Elo�se n'est plus l� pour accaparer tout votre temps.

Vous aviez dit que vous seriez gentille. Qu'en pensez-vous ?

Je ne veux pas faire une sc�ne quand je vous vois, mais...

Vous agissez comme si rien ne s'�tait jamais pass� entre nous.

Il ne s'est rien pass�.

Cela aurait pu.

Vous avez dit une fois que vous m'aimiez.

Oui, pendant dix minutes, un soir de f�te arros�e au gin.

Pourquoi revenir l�-dessus ?

On a failli �tre ensemble, mais �a s'est arr�t� l�.

Une occasion manqu�e vaut mieux qu'une erreur.

Oublions cela.

D'ailleurs, il est trop tard. J'ai d'autres choses � penser.

Et je sais lesquelles.

Je suis all�e � la villa ce matin.

J'ai vu ce qui s'est pass� sur le ponton avec Mme Markham.

Vous avez vu aussi qu'elle n'�tait pas tr�s r�ceptive.

Elle m'a reparl� de votre bateau toujours amarr� � son ponton.

Elle ne veut plus le voir.

Vous lui avez parl� de moi ?

C'est plut�t elle.

Pourquoi ?

Que craignez-vous que je lui dise ?

Oh Drummy, que se passe-t-il ?

Je ne vous accablerai jamais.

C'est ce que vous redoutez, n'est-ce pas ?

Que je vous fasse impliquer comme tous les autres ?

Je ne suis pas ce genre de femme.

Je vous laisserai tranquille.

Alors, pourquoi ne le faites-vous pas ?

Tr�s bien...

Recommencez avec Lynn Markham.

Vous ferez peut-�tre quelques nouvelles victimes avant d'y parvenir.

Maintenant, �coutez-moi.

Ne parlez plus d'Elo�se.

Je ne veux plus que vous citiez � nouveau son nom.

Ni � moi ni � personne d'autre.

Sinon, j'oublierai jusqu'� votre nom. Vous comprenez ?

Vous n'aimerez jamais personne.

Vous ha�ssez les femmes.

Toutes autant que nous sommes.

Je ne hais pas les femmes, seulement...

Je d�teste leur comportement.

Bonsoir.

J'ai eu votre message. J'enl�verai le bateau demain matin.

Pas trop t�t.

Je m'assurerai que vous �tes r�veill�e.

O� allez-vous vous amarrer ?

L� o� quelqu'un voudra bien me laisser une place pour rien.

Et si vous ne trouvez pas de place ?

Alors, je m'en d�barrasserai.

Qu'est-ce que c'est ?

La pompe � essence. Il m'en faut une neuve.

Pourquoi ?

Parce que celle-ci ne marche plus.

Pourquoi n'essayez-vous pas de lui faire un peu de charme ?

Gardez vos blagues pour vous

et laissez-moi faire la r�paration ?

C'est si important ?

Non, si on ne craint pas d'�tre tu�.

Parfois, cela explose et cela met le feu.

Ou, si vous avez de la chance,

il y a une temp�te et vous coulez tout simplement.

Pourquoi n'en achetez-vous pas une neuve ?

On ne la fabrique plus

ou vous �tes fauch� ?

On les fabrique toujours.

D'accord.

Vous pouvez laisser votre bateau ici pendant quelques jours.

Mais ne travaillez pas dessus pendant que je dors.

Merci, je...

Je crois que je m'en irai d'ici.

L'endroit devient trop fr�quent�.

C'est plus petit que je ne pensais.

On peut y vivre � deux.

Qui est ce couple ?

Osbert et Queenie. Les Sorenson, vos voisins.

Oh oui, vos...

Vos oncle et tante.

Pas exactement.

Ils me donnent une place pour dormir et...

un peu d'argent en �change d'un peu d'une partie de mon temps.

Quelle partie ?

Le temps que je consacrais � Mme Crandall.

Vous �tes tr�s franc.

Pourquoi pas ?

Je suppose que vous �tes au courant.

De toute fa�on, je n'y pense m�me plus.

C'est Mme Crandall, Elo�se.

Prise quand elle avait dans l'id�e de m'�pouser.

- Vous l'auriez �pous�e ? - Elle avait de l'argent.

Elle aurait pu me donner ce que je d�sirais.

Que d�sirez-vous ?

Rien.

Ne m'inqui�ter de rien.

Ne luttez pour rien. Ne me tourmentez de rien.

Ce genre de rien co�te de l'argent.

C'est ce qu'on me dit.

Vous voulez faire fortune facilement ?

Non, on ne peut pas dire cela � propos d'Elo�se ..

Pas facilement. Juste rapidement.

Vous ne semblez pas avoir beaucoup d'illusions

sur la tendresse et la douceur des femmes.

Elles ne sont pas douces. Et elles ne sont pas tendres.

Vous avez toujours v�cu sur la plage comme cela ?

Non. J'ai...

J'ai commenc� comme un simple et pauvre p�cheur.

J'ai descendu toute la c�te.

Pete Gomez. C'�tait mon associ�.

On a travaill� dur et mis de l'argent de c�t�.

Cela ne nous a pris que trois ans pour tout perdre.

Et ensuite ?

Ensuite, Osbert et Queenie sont intervenus.

J'avais ce vieux bateau et ils me l'ont lou� pour une croisi�re.

Nous sommes devenus amis.

Ils m'ont aid� quand j'en avais besoin.

Je leur dois beaucoup et j'aime payer mes dettes.

J'ai �t� dure ce matin.

Non pas que vous ne le m�ritiez pas.

Mais je...

Eh bien, je manque de bont� envers les gens depuis quelque temps.

Je vous pardonne.

H�, vous...

Vous allez avoir de la graisse sur vous.

Vous croyez ?

Vous voyez, j'avais raison.

J'ai laiss� une empreinte sur vous.

Vous laisseriez une empreinte sur n'importe qui.

Je voudrais pouvoir vous aider.

Pourquoi n'�conomisez-vous pas votre argent ?

Je le ferai peut-�tre.

En attendant, ne bougez pas votre bateau.

Tr�s bien.

C'est encore vous.

Oui.

On dirait que ma seule mission dans la vie est de vous effrayer.

D'une fa�on ou d'une autre.

C'est vrai. Que voulez-vous, Lieutenant ?

Rien de sp�cial, merci.

Je fais un dernier petit tour.

Avant de clore mon enqu�te sur madame Crandall.

- Et vous devez faire cela la nuit ? - Cigarette ?

Oui, merci.

Ce n'est peut-�tre qu'une simple excuse pour vous revoir.

Elle est pass�e par-dessus ce balcon une nuit.

J'�tais curieux de savoir ce qu'elle pouvait bien regarder.

Elle se sera appuy�e et cela aura c�d�.

Mais cela me para�t difficile.

La balustrade n'est pas l�g�re, n'est-ce pas ?

Non, et elle n'�tait pas lourde.

� moins qu'elle ait �t� pouss�e quand elle s'en est approch�e.

Vous avez lu trop de romans policiers, Lieutenant.

Ils me passionnent.

Ils me donnent des id�es.

Tenez...

Supposez qu'elle se soit appuy�e contre la balustrade.

On la pousse violemment.

Alors qu'elle est en train de regarder quelque chose

ou quelqu'un sur la plage.

Lieutenant !

Je vois que Drummond Hall continue � laisser son bateau ici.

Bien, je ne vais pas prendre plus de votre temps, Mme Markham.

Merci.

Vous �tes tr�s s�rieux.

Vous parlez comme si un crime avait �t� r�ellement commis.

Peut-�tre est-ce que je lis trop d'histoires polici�res.

Juste pour mon int�r�t, faites-moi une faveur.

- Faites attention. - � quoi ?

� �a, naturellement. Quoi d'autre ?

Et transmettez mes amiti�s � Drummy.

Il est tr�s grand, n'est-ce pas ?

Bonne nuit, Mme Markham.

Elle est l�,

sur la terrasse.

Ne pensez-vous pas que ce serait bien de la revoir ?

Juste un tout petit effort.

On a un probl�me fiscal, ch�ri.

La moindre chose serait appr�ci�e.

Pour lui dire quoi par exemple ?

Que nous sommes des gens solitaires

et que nous aimons la compagnie.

Une sympathique partie de cartes pour passer quelques heures.

Des cartes. Oh, c'est une merveilleuse id�e !

Osbert, comment avez-vous eu une si bonne id�e

pour nous remonter le moral pour cette triste soir�e ?

All� ?

All�, Madame Markham ?

Oui.

- C'est madame Sorenson. - Qui ?

Queenie Sorenson. La tante de Drummy.

Oui, madame Sorenson ?

On a tellement entendu parler de vous par Drummy

que j'ai pens� � vous appeler pour vous proposer

de venir d�ner avec nous ce soir.

Et peut-�tre apr�s une petite partie de cartes ?

Vous ne pouvez pas nous le refuser.

Il me serait difficile de vous dire non, Mme Sorenson.

Tr�s bien.

� bient�t, alors.

Au revoir.

"Un autre matin sans histoires."

"Mais quelle agr�able surprise cet apr�s-midi."

"Un jeune homme, un de mes voisins, m'a apport� un bouquet."

"Un cadeau de bienvenue."

"Il m'a invit� � d�ner avec son oncle et sa tante."

Je vous suis.

Trois reines.

Trois huit.

"Nous avons jou� aux cartes apr�s le d�ner."

"Mais ma pens�e �tait ailleurs."

"J'ai perdu quatre-vingts dollars."

"Mais j'ai compris combien il �tait bon de se sentir encore jeune."

"Drummy m'a raccompagn�e chez moi en passant par la plage."

"Nous avons pris rendez-vous pour aller nager demain."

"Depuis quand ne suis-je plus ma�tresse de mes pens�es ?.

"Ou que je ne le veux plus."

"Je vis un grand bonheur."

"Chaque semaine avec Drummy est un nouvel enchantement."

"Je l'aime."

"Je l'aime �perdument."

"Queenie m'a rendu visite ce soir."

"Elle m'a demand� un nouveau pr�t."

"Dans l'int�r�t de Drummy, je lui ai donn� 500 dollars."

"Cela fait maintenant 2 400 dollars."

"Sans compter les pertes au jeu."

"Drummy m'a promis de venir ce soir."

"Il est en retard."

"Je voudrais tant qu'il soit d�j� l�."

"J'ai appris aujourd'hui que Mlle Rawlinson

ne veut plus renouveler mon bail."

- N'y a-t-il pas un moyen...? - Je suis d�sol�e, Mme Crandall...

La propri�taire revient. Je ne peux rien faire.

Je dois partir d'ici bient�t.

Je suis d�sol�e.

"Drummy n'est pas venu ce soir."

"M�me pas un coup de t�l�phone aujourd'hui."

"Mon Dieu, j'esp�re qu'il ne s'est pas lass� de moi."

Oh, Drummy.

Drummy.

Je pourrais vous pardonner tout ce que vous avez fait...

Si vous venez avec moi � Los Angeles.

"Je l'ai suppli� de venir avec moi."

"La fa�on dont il s'est comport�."

"J'ai su qu'il ne m'avait jamais aim�."

"Je n'ai jamais compt� pour lui."

"L'argent que j'ai donn� � Queenie et Osbert

�tait juste ce qu'il voulait."

Je dois savoir � propos de ce petit jeu qu'ils pratiquent

avec toi au milieu pour le jackpot.

"Il �tait tellement en col�re qu'il m'a effray�."

Drummy !

Drummy !

"Ma derni�re nuit dans la maison."

"Drummy m'a t�l�phon� pour dire qu'il viendrait."

"Je n'aurais pas d� le menacer avec la police."

"Je le hais."

"Je le hais."

"Non, je ne le hais pas."

"Je l'aime."

"Tout m'est indiff�rent. Il n'y a que lui qui compte."

"Il ne faut pas qu'il me voie dans cet �tat."

"Encore un verre et je me pr�parerai."

Celui-ci est pour moi, j'esp�re.

La porte �tait ouverte. Vous feriez mieux de la verrouiller.

Que venez-vous faire ici ?

Nous n'avions pas rendez-vous pour d�ner ? rappelez-vous.

Une autre fois.

J'ai... J'ai annul� les Sorenson.

Je leur ai dit que nous pr�f�rions �tre seuls.

Il est tr�s tard et comme vous voyez, je ne suis pas habill�e.

Je vous trouve tr�s bien comme �a.

Je peux vous aider pour les boutons.

D'accord... Je ne vous aiderai pas � boutonner.

H�.

Je pensais que vous ne seriez plus d�sagr�able avec moi.

Allez. D�p�chez-vous et allez vous habiller.

Je vous invite � d�ner et je vous raconterai tout � mon sujet.

J'aimerais entendre cela.

Je pourrais peut-�tre aussi vous dire certaines choses.

Cela annonce une joyeuse soir�e.

Ce ne sera pas dr�le. Je vous le promets.

Je serai pr�te dans une minute.

Voyez qui c'est, voulez-vous ?

Je pense savoir qui c'est.

Je pensais vous avoir dit de ne pas venir ce soir.

Oh, mon cher enfant, on savait que ce n'�tait pas s�rieux.

M�me si vous aviez insist�.

On n�a pas encore rencontr� Mme Markham,

ni officiellement ni autrement.

C'est �go�ste de vouloir la garder pour vous tout seul.

Cela ne vous ressemble pas.

Alors, nous voil� et vous �tes pardonn�, vilain gar�on.

Oui, bien s�r vous l'�tes.

Lynn et moi voulons �tre seuls et vous n'allez pas nous d�ranger.

Apr�s tout, vous m'avez invit�e en premier, n'est-ce pas ?

Oh...

vous �tes Mme Markham, bien s�r.

- Et nous sommes... - Oui.

Oui. Je sais qui vous �tes.

Voyez-vous, quand Drummy nous a dit...

Eh bien, nous �tions impatients de vous rencontrer.

Alors, nous sommes venus.

J'�tais curieuse moi aussi.

� votre propos.

Maintenant que je vous ai vus, tout est pour le mieux.

Je n'aurais voulu manquer cela pour rien au monde.

Merci.

J'aurais �t� ravie de vous proposer quelque chose � boire.

Mais j'aurais trop peur que vous acceptiez.

Qu'avez-vous dit...?

Pas un mot.

J'ai d� mal comprendre, pauvre idiot que je suis.

Oui, vous �tes un idiot, sans aucun doute.

Mais.

Vous nous insultez d�lib�r�ment.

Et ce n'est pas facile, croyez-moi.

Imaginez que j'ai pass� tout un apr�s-midi � marquer ce jeu de cartes.

Au fait, en avez-vous apport� un ?

Ne le regrettez pas. Je ne vous aurais rien rapport�.

Parce que, voyez-vous, les apr�s-midi pluvieuses...

Mon mari s'amusait � me montrer

quelques tours que vous pratiquez habilement.

C'�tait un joueur professionnel.

J'ai le sentiment que notre honn�tet� est mise en cause.

Je pense que nous sommes invit�s � partir.

Moi aussi. Voulez-vous que nous partions ?

Aussi loin que vous le d�sirez. Sur un autre continent, de pr�f�rence.

Au revoir, alors.

Arrivederci.

Maintenant � moi ?

Maintenant � vous.

Est-ce que...

Est-ce que Amy vous a parl� de moi ?

Non, j'ai de meilleures r�f�rences.

Elo�se Crandall.

J'ai d�couvert son journal.

Elle...

Elle a d� faire des compliments que je ne m�rite pas.

Son amant avait les instincts d'un �talon et la...

La fiert� d'un chat sauvage.

Elo�se �tait...

Une femme tr�s �motive.

Elle avait ses raisons, sans aucun doute.

J'esp�re que nous pouvons discuter de ces raisons de fa�on civilis�e.

Bien.

Voil� la civilisation et...

un bon Martini.

Vous �tiez parfait pour votre profession,

tr�s gentiment mis en place.

Beau � regarder.

Agr�able � fr�ler.

Le grand dieu des sens, paradant sur la plage.

Jusqu'� ce que vous vous aperceviez que vos filets �taient vides.

Je ne vous appartiendrai jamais,

auriez-vous des diamants des pieds � la t�te !

Je ne me souviens pas vous l'avoir demand�.

Oh si, vous l'avez fait. � votre fa�on.

Et je me suis laiss�e aller quelques instants.

Juste pour en rire.

Quand on rencontre un personnage comme vous,

on peut �crire un roman.

Vous vous ennuyez.

Je le sais.

Votre c�ur est froid.

Laissez-moi vous r�chauffer.

Vous auriez pu au moins

r��crire le dialogue avant de l'essayer sur moi !

Vous m'avez tr�s bien �tudi�, n'est-ce pas ?

Minutieusement diss�qu� et mis dans une petite bo�te marqu�e :

"Drummond Hall. Comment il r�agit."

Vous pouvez le dire.

Et je suis d�sol�e de ne pas figurer sur votre liste, Don Juan.

Mais je ne suis pas aussi assoiff�e d'amour qu'Elo�se.

Et Dieu merci, vous ne m'int�ressez pas du tout.

Oui, vous l'�tes.

- L�chez-moi. - Non.

- Je vous ai dit de me l�cher ! - Et je vous ai dit non.

Tant que je n'aurai pas chass� de votre jolie t�te, ces id�es stupides.

Si vous ne me l�chez pas, je vais appeler la police.

C'est cela, ayez peur de moi.

Au moins un petit peu peur.

Une femme ne repr�sente rien pour un homme,

� moins qu'elle ne le craigne.

Non... non !

- Bonjour. - Bonjour.

- Le caf� est encore chaud. - O� est-il ?

Dans la cuisine.

Je suis Mme Murchison. La femme de m�nage.

Est-ce que Amy Rawlinson vous a parl� de moi ?

Oui, je vous attendais la semaine derni�re.

Non, j'�tais malade la semaine derni�re.

Oh... J'ai trouv� cela sur la terrasse.

Et voulez-vous rendre ces boutons de manchette � M. Hall ?

Je les ai trouv�s sous la table quand Mme Crandall �tait encore l�.

C'est tr�s calme par ici.

Que disiez-vous ?

Je disais que M. Hall devait passer une grande partie de son temps par ici.

Je le suppose.

Comment cela, vous le "supposez" ?

Je rentre le soir chez moi.

Mais ch�ri, regardez toutes ces factures.

On doit vraiment faire quelque chose.

Vous pourriez au moins appeler Mme Markham.

Laissez ce gar�on tranquille, Queenie.

Cela ne fait que trois jours qu'il ne l'a pas vue.

Laissez-lui le temps de s'apercevoir qu'il lui manque vraiment.

Oui ?

Madame Markham ?

Lieutenant, vous avez vraiment pris l'habitude de me faire peur.

Pourquoi n'avez-vous pas r�pondu quand j'ai appel� ?

J'arrive seulement.

Vous voulez dire...

� cette minute ?

Oui. Je marchais le long de la plage.

Qu'est-ce que c'est ?

Je viens juste de le trouver dans les escaliers.

C'est un hame�on pour les requins.

Vous auriez pu vous blesser s�rieusement.

Vous devriez �tre plus prudente, Mme Markham.

Il y a plein de choses dangereuses sur la plage.

Que voulez-vous dire ?

Vous savez ce que c'est.

Nous avons...

Des personnages bizarres dans une communaut� comme celle-ci.

Une femme seule sur une plage est une sorte de proie.

Un app�t pourrait-on dire pour un... hame�on de ce genre.

Lieutenant.

Vous n'�tes pas charg� de me prot�ger, n'est-ce pas ?

Je veux dire...

Pourquoi �tes-vous ici � cette heure tardive ?

Il n'y a rien de dramatique � cela.

Quelqu'un m'a inform� qu'il y avait de l'agitation le long de la c�te.

Vous n'avez rien remarqu� ?

C'est probablement sans importance.

Mais puisque je suis ici,

j'attendrai jusqu'� ce que j'entende votre porte se fermer.

Merci.

All� ?

Est-ce que Jack est l� ?

Vous avez un mauvais num�ro.

Qui est l� ?

Il y a quelqu'un ?

Quelque chose ne va pas, Mme Markham ?

La serrure est cass�e.

Probablement � cause des all�es et venues de tous ces gens.

Que voulez-vous ?

M. Schmidt a envoy� le ch�que.

Qui ? Quel ch�que ?

L'acompte que vous avez demand�.

Pour la maison.

Il esp�re emm�nager au d�but du mois.

Si cela ne tenait qu'� moi, il pourrait s'installer aujourd'hui.

All� ?

Cela fait si longtemps ?

Je ne l'ai pas remarqu�.

Vous m'avez manqu� aussi.

Aujourd'hui ?

Eh bien, je...

J'ai un million de choses � faire et je...

Dans une demi-heure ?

Je ne suis pas...

Je ne suis pas s�re d'�tre pr�te.

Vingt minutes ?

Tr�s bien.

Tr�s bien, je serai pr�te.

Oui.

Voil� le ch�que. J'aurai les papiers dans un jour ou deux.

Les papiers ?

Pour la vente de la maison.

Oh �a ?

Oh, oublions �a.

Mais j'ai d�j� accept� le ch�que.

Alors, renvoyez-lui, ch�rie !

Je ne pourrais plus de me s�parer de cette belle maison, je...

je l'aime.

Revenez. �a suffit.

Je crois que je ferais bien de mettre un v�tement, non ?

Oh, j'ai les id�es larges.

Peut-�tre, mais...

Je suis timide.

Certainement. Je m'en �tais aper�u !

D�sol�, de n'avoir pu choisir un meilleur temps.

Celui-ci est assez beau.

Pourquoi avez-vous attendu aussi longtemps pour m'appeler ?

Je ne pensais pas prendre la chose au s�rieux avec vous.

J'ai r�fl�chi avant de le faire.

Qu'avez-vous d�cid� ?

Je ne souris pas.

- Moi, je ris. - Alors, tout va bien.

De quoi allons-nous parler maintenant ?

Parlons de vous.

Vous disiez que vous �tiez un pauvre et simple p�cheur.

Et avant cela ?

Avant cela, j'�tais un simple et pauvre gamin.

Quand j'avais dix ans...

On m'a envoy� dans une de ces institutions

qu'on appelle commun�ment un orphelinat.

Apr�s cela, j'ai parcouru le monde.

Puis vint la guerre.

Puis mon ami Gomez pour devenir p�cheur.

Puis Osbert et Queenie.

Pourquoi restez-vous avec eux ?

Je ne sais pas. Peut-�tre parce que...

Je suis diff�rent des autres et qu'ils n'y pr�tent pas attention.

En quoi diff�rent ?

Diff�rent en ce sens que je suis...

Je ne suis pas toujours un gar�on exemplaire.

Peut-�tre... peut-�tre que c'est bien de ne pas �tre comme tout le monde.

D'avoir sa propre personnalit�.

Vous ne m'aimiez pas beaucoup au d�but, n'est-ce pas ?

Non.

Et maintenant ?

Maintenant,

je vous aime bien.

Je ne m�rite pas qu'on souffre pour moi.

Vous ne me ferez pas souffrir, ch�ri.

Je ne vous en donnerai pas l'occasion.

Vous croyez ?

Je ne vous ferai pas de mal non plus.

Comme elle l'a fait.

Je suis s�re que c'�tait une femme.

Et qu'elle �tait jeune et belle et...

aussi terriblement amoureuse de vous.

Alors un jour, elle vous a laiss� l'embrasser.

Vous l'avez serr�e fort dans vos bras.

Et le lendemain, vous �tes parti.

Est-ce la raison pour laquelle elle a fait �a ?

Non.

Qui �tait-ce ?

Ma m�re.

Juste avant de se suicider.

Oh, je...

Je suis vraiment d�sol�e.

Oubliez cela.

Mais je ne savais pas.

Oublions cela.

C'est presque fait.

Et vous ?

Votre mari ?

Ben �tait plus �g� que moi et...

riche.

Cela comptait pour moi au d�but.

Cela vous choque ?

J'ai appris � ne jamais jeter la pierre.

Je ne savais pas grand-chose quand je l'ai rencontr�.

Mais ce que je savais, je le savais bien.

Il m'a tout donn�, beaucoup g�t�e.

Et � sa mani�re, il m'a aim�e.

C'�tait la deuxi�me chose la plus importante au monde pour moi.

Quelle �tait la premi�re ?

Aimer quelqu'un soi-m�me.

Avec ardeur et non avec tendresse.

Avec tout son c�ur et tout son �tre.

Une seule fois.

Une seule fois, mais aimer comme cela.

Une vraie passion.

Il faut qu'il poss�de ce qu'il attrape.

On lui met la main dessus maintenant ?

Non, pas encore.

Elle va se marier avec vous ? Mais comment avez-vous fait ?

- Je lui ai dit que je l'aimais. - Ah, mon cher enfant.

Quelle imagination.

C'est vrai et je vais vous quitter.

Pourquoi ?

Pourquoi ?

J'ai repris conscience des choses. Je veux vivre.

Pauvre malheureux.

Et comment ce curieux sentiment a-t-il �t� provoqu� ?

J'ai r�alis� quelque chose aujourd'hui.

Je peux vivre comme tout le monde.

Mais mon cher gar�on, vous n'�tes pas comme tout le monde.

O� pensez-vous aller ?

J'habiterai sur le bateau de Pete Gomez

jusqu'� ce que Lynn et moi soyons mari�s.

Je vois.

Et ensuite dans sa maison.

Une femme riche. Une grande maison.

Vous avez certainement tir� le gros lot, Drummy.

Mais �go�stement.

Je suis amoureux d'elle.

Mais et nous ?

On n'est plus jeunes, vous savez. Plus jeunes du tout.

Vous pourriez nous soutenir.

Vous serez tr�s riche apr�s votre mariage.

C'est fini, Queenie.

Qui que j'aie �t�, je ne le suis plus.

Vous ne changerez pas, Drummy.

Vous ne pouvez pas.

Et vous le savez.

Drummy.

Oh...

Laissons-le partir, Queenie. Nous serons mieux sans lui.

Il �tait devenu dangereux depuis la mort d'Elo�se.

Il vaudrait mieux faire quelque chose � ce sujet.

Pour �viter que cela ne se reproduise...

Il vaut mieux tout pr�voir.

Vous savez, si j'obtenais n'importe quel prix pour mon bateau,

je traiterais tout de suite.

Qu'est-ce que c'est ?

Aucune importance.

D'accord.

Pete s'est arrang� pour que je puisse payer le reste sur les b�n�fices.

C'est un bon ami.

Oui, plus que je ne le m�rite.

C'est terrible de dire cela.

C'est la v�rit�.

Je n'ai pas �t� tr�s s�rieux jusqu'� pr�sent.

Le pass� est mort et ces tristes ann�es sont loin.

Nous allons commencer une vie nouvelle, uniquement nous deux.

Je veux vivre seul avec vous.

Personne d'autre.

C'est tout un recommencement.

Je le souhaite aussi.

Et surtout, �tre seuls.

Mais qu'est-ce que c'est ?

Ouvrez-le.

Une pompe � essence.

Content ?

Vous venez d'acheter une croisi�re pour votre lune de miel.

Je vais mettre le bateau en cale s�che, le r�parer

et puis nous partirons o� nous voudrons.

Rien que nous deux.

Rien que nous deux.

Vous vous souvenez de moi, Lieutenant Galley ?

Oh oui, comment allez-vous ?

Surveillez les voisins.

Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous, Lieutenant ?

Oui.

Une dr�le de chose est arriv�e aujourd'hui, vous avez peut-�tre un avis

On a appel� mon bureau pour dire que ce serait peut-�tre une bonne id�e

de questionner Drummond Hall � propos de la mort d'Elo�se Crandall.

La personne qui a t�l�phon� n'a pas laiss� son nom.

Pour quelle raison ?

�tes-vous en train de dire que c'est moi qui ai t�l�phon� ?

�tes-vous en train de dire que ce n'est pas vous ?

Vous partez quelque part ?

C'est la fin de saison, vous savez. Nous suivons le soleil.

Nous suivons le soleil.

Je veux pas que vous le suiviez sans que je vous y autorise.

Bon, asseyons-nous tranquillement et ayons une longue conversation...

� propos d'Elo�se Crandall et Drummond Hall.

Oh non, on pr�f�rerait ne pas �tre m�l�s � cette histoire sordide...

si c'est possible.

Vous auriez d� y penser avant d'appeler mon bureau.

Tout ce qui touche Drummond Hall, vous touche aussi.

- Asseyez-vous. - Merci.

Je vous l'avais dit.

200, 150, soit au total 1 280 $

que Madame Crandall vous a vers�s en sept semaines.

Ses pertes au jeu, c'est tout.

Ici, ce n'est pas Las Vegas.

� l'avenir, si j'apprends que chez vous, on joue aux cartes...

Vous devriez d�faire vos valises.

Je vous dirai quand partir.

Mais nous d�testons cette maison.

C'est mieux que la prison.

Tu sais, je suis de son avis.

- Bonjour, Mme Markham. - Bonjour, Lieutenant.

- Hall, vous vous souvenez de moi ? - Bonjour.

Puis-je faire quelque chose pour vous ?

Nous serions mieux � l'int�rieur pour parler.

Entrez.

Vous vouliez me parler ?

Non.

� notre ami ici pr�sent.

Au sujet d'Elo�se Crandall.

Est-ce n�cessaire que ce soit ici, tout de suite ?

Cela vous ennuie ?

Peut-�tre ne voulez-vous pas que Mme Markham

sache � propos de Mme Crandall ?

Je sais tout � son sujet.

M.Hall m'a tout dit.

Je peux donc sans crainte vous poser quelques questions.

Lesquelles par exemple ?

Mme Crandall avait un peu d'argent, je suppose.

Elle en avait plus qu'un peu.

Les Sorenson en ont profit�. Combien lui avez-vous pris ?

Est-ce que vous m'accusez...

Elo�se Crandall avait des sentiments vari�s � votre �gard.

Elle vous mena�ait, vous aimait, vous d�testait.

Quelque f�t son attitude, elle �tait une source d'ennuis.

Selon vos amis, les Sorenson, vous l'avez vue cette nuit,

et quelques instants apr�s, elle �tait morte.

C'est leur version. Quelle est la v�tre ?

Je n'ai jamais touch� un sou d'elle. Bien qu'elle me l'ait propos�.

Elle voulait qu'on soit plus intimes que je ne souhaitais l'�tre.

La nuit o� elle est morte, nous...

On a eu un diff�rend, elle a fait une sc�ne, je suis parti.

C'est tout.

Quelqu'un vous a vu partir ?

Oui, Elo�se Crandall.

Un homme d'esprit.

Je d�teste les gens d'esprit.

Je ne vous porte pas dans mon c�ur non plus.

Si vous avez quelque chose contre moi, dites-le.

Sinon, cette conversation est termin�e.

J'ai du travail � faire sur mon bateau et j'y vais de ce pas.

- Comme �a, subitement ? - Oui, surveillez-moi.

Je vous appellerai. Je suis d�sol� pour cet incident.

Vous savez bien que je n'en crois rien.

Cela ne me trouble pas.

Moi, cela m'ennuie beaucoup.

Comment osez-vous le questionner devant moi ?

� chaque fois que je fais un pas,

vous jouez aux gendarmes et aux voleurs.

Entrer et sortir de ma maison.

Monter et descendre mes escaliers.

Cela m'a amus�e pendant quelque temps.

Mais ce n'est plus dr�le.

Prenez votre chapeau � la main et le sable dans vos chaussures

et allez jouer chez quelqu'un d'autre. J'en ai assez Galley !

Lieutenant Galley.

Je suis un peu vieux jeu.

Alors, laissez-moi vous rappeler le pr�sent, Lieutenant.

Cela peut vous int�resser de savoir que M. Hall et moi allons nous marier.

C'est peut-�tre pour �a que j'ai agi ainsi.

Je ne comprends rien.

Dans toute cette affaire, je ne comprends rien.

Vous comprendrez.

Je veux parler de Hall.

On le soup�onne et on n'ose pas l'arr�ter.

Vous le pr�venez qu'on est sur ses traces.

Un type comme �a,

si on l'emb�te trop, il est capable de faire n'importe quoi.

Je vous ai dit que vous alliez comprendre.

Est-ce vous, Lynn ?

Non, ce n'est pas Lynn. C'est moi, Amy.

Vous m'offrez un verre ?

Seulement de l'eau.

Ce n'est pas ce que j'avais en t�te.

J'essaye de noyer mes chagrins.

Je viens de chez votre tante Queenie et votre oncle Osbert.

B�nissez ces �mes charitables.

Ils ont manqu� de bienveillance � votre �gard, mon gar�on.

Je ne leur dois rien du tout.

Non.

Avec vous, tout est joyeux, comme une cloche de mariage.

F�licitations.

Qu'avez-vous en t�te, Amy ? Que voulez-vous de moi ?

Je serai toujours l�.

Allez-y, �pousez la femme riche.

Vous ne m'oublierez pas si facilement.

Bonjour.

Ah, je vous ai r�veill�e ?

C'est une jolie journ�e pour un mariage.

C'est justement ce que je pensais. On se marie ?

Pourquoi pas. Comment marche le bateau ?

Tr�s bien. Vous voulez aller le voir ?

Je ne peux pas. Je ne suis pas habill�e.

Pensez � autre chose.

D'accord, je...

Je vais faire du caf�.

J'esp�re qu'il sera bon.

Bonjour, Mme Murchison.

Excusez-moi.

Bien, que voulez-vous ?

Une cigarette ?

Mme Murchison, vous nettoierez plus tard.

Oui, madame.

Bien, que ressent-on quand on gagne un premier prix ?

Vous devez �tre tr�s heureuse, Mme Markham.

Vous �tes amoureuse de lui.

� part vous, tout le monde le sait.

Oh.

Alors, c'est quand la perdante

dit � la gagnante qu'elle fait une terrible erreur ?

J'esp�re que vous avez trouv� quelque chose d'original � me dire.

Vous appelez cela un mariage ?

Il vous �pouse pour votre argent et uniquement pour votre argent.

Vous l'aurez pour un moment jusqu'� ce qu'il parte.

Alors, quand il aura eu ce qu'il voulait, vous ne serez plus...

juste une autre Elo�se pour lui.

J'ai fait de plus mauvais placements.

Et quand il n'y aura plus d'argent, que se passera-t-il ?

Si vous avez fait des �conomies,

alors, vous pourrez vous mettre sur les rangs.

Je ne pourrai pas y mettre le prix.

Par ici, l'amour se fait payer tr�s cher.

Il n'est pas comme cela.

Concernant l'argent, je veux dire.

Ne me dites pas comment il est.

Je le connais parfaitement bien.

Sous un angle que vous ignorez totalement.

Je suis navr�e que vous l'aimiez encore.

J'ai bien peur que vous deviez y renoncer.

Au revoir.

Et si le c�ur vous en dit, venez au mariage.

Cela vous aidera peut-�tre � reprendre le dessus.

On dit que le rem�de le plus amer est celui qui gu�rit le mieux.

Au fait.

Quand le pr�tre demandera si quelqu'un s'oppose au mariage.

Ne soyez pas surprise

si quelqu'un au fond de la salle mentionne une raison.

Forte, claire et d�plaisante.

Nous voil� mari�s.

Eh bien, je...

Je trouve que cette c�r�monie �tait charmante.

Ch�rie.

Tout le monde va partir. Pourquoi pas nous ?

Pour aller o� ?

� Catalina.

N'importe o�...

avec le bateau.

Ce soir au lieu de demain ?

Pourquoi pas ?

Le temps n'est pas tr�s s�r.

Tu ne crains rien avec moi.

Et puis, le bateau est bien depuis que j'ai remplac� la pompe � essence.

Je vais appeler le garde-c�tes et demander la m�t�o. Qu'en dis-tu ?

Tout ce que tu veux.

Nous ne vous recevrons pas.

Mais, cher enfant, on vient juste vous dire combien on est heureux.

Je vous ai dit de vous retirer.

Drummy, s'il vous pla�t, pas de malentendu entre nous

le jour de votre mariage.

Mme Hall, on est seulement venus vous pr�senter tous nos v�ux.

Nous allons partir.

Mais on voulait que vous sachiez que nos pens�es �taient avec vous ce soir.

Merci, je suis touch�e.

Mon mari aussi.

Oh oui, bien s�r.

Bien, alors au revoir.

Oh, Roddy.

Roddy, la voiture s'il vous pla�t.

Roddy.

Roddy est notre nouvel ami.

C'est un gar�on vraiment charmant.

Saluez les nouveaux �poux, Roddy.

Bonjour.

C'est un brillant gar�on.

Au revoir.

Bonne nuit.

Bonne chance, quand m�me.

Oh, ch�ri.

Je t'aime.

C'est la premi�re fois que tu me dis cela.

Qui est l� ?

C'est moi...

Rawly.

Oui, Mlle Rawlinson ?

Je suis venue vous dire

combien je regrette mon attitude de cet apr�s-midi.

Vous devriez.

Je sais qu'il faut une �me noble pour accepter des excuses, mais...

Je crains de ne pas �tre assez noble.

Je ne vous bl�me pas.

Je vous ai dit un tas d'idioties et de stupidit�s.

J'esp�re que vous n'y avez pas attach� d'importance.

Manifestement non. Je l'ai �pous� cet apr�s-midi.

Je me suis vraiment comport�e comme une gamine.

Et...

quelles sottises j'ai pu dire...

S'il vous pla�t, oubliez-les.

Soyez rassur�e,

je comprends ce que vous ressentez.

Et je ne parlerai de cet incident � personne.

Surtout pas � mon mari.

Je pense que c'est ce que vous d�sirez, n'est-ce pas ?

Oui...

et...

voulez-vous dire � Drummy de ma part que...

Je lui souhaite de r�ussir.

De r�ussir ?

Vous choisissez un mot �trange.

Habituellement, on souhaite du bonheur aux nouveaux �poux.

Habituellement...

Mais pas toujours.

Bonne nuit, Mme Markham.

Oh, "Hall".

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Qu'arriverait-il si une temp�te survenait ?

Je suis tr�s bon nageur.

Pas moi.

Je vous sauverai.

Sa pr�venance, sa gentillesse, n'�taient qu'une ruse.

L'argent que j'ai donn� � Queenie et Osbert

�tait la seule chose qu'il convoitait.

Non, si on ne craint pas la mort.

Parfois, �a explose et �a met le feu.

Avec un peu de chance,

il survient une temp�te et vous coulez tout simplement.

Il �tait tellement en col�re qu'il m'a fait peur.

Ne me parlez pas de ce qu'il vaut.

Je le connais parfaitement bien.

Sous un angle que vous ignorez totalement.

C'est �a. Ayez peur de moi.

Un petit peu peur de moi, au moins.

Une femme n'int�resse pas un homme si elle n'a pas peur de lui.

Peur de lui, Lynn.

Peur de lui, Lynn.

Lynn.

Lynn.

Lynn.

Lynn !

Lynn !

Lynn !

J'arrive.

Que faisais-tu ?

J'installais nos affaires dans le bateau.

Je pensais que peut-�tre tu �tais partie en voyage de noces toute seule.

Non.

H�, tu as froid.

Rentre � l'int�rieur.

Il n'y a rien de plus romantique que de dormir � bord d'un bateau.

On fera un long parcours et on amarrera n'importe o�.

Oui.

L'aurore sur l'oc�an... Rien...

Rien que nous deux tous seuls.

Ah, ces heures-l� resteront amusantes.

Quelque chose dont on se souvient.

H�, qu'est-ce que tu as ?

Tu es fatigu�e.

Je vais m'occuper de cela.

Non... vraiment, je...

Allez maintenant, tu vas boire �a.

Bien s�r que tu es fatigu�e.

Avec tout l'�nervement et l'�motion de cette journ�e.

Ch�rie, ton tricot. Attends, je vais chercher une serviette.

Ce n'est rien, aucune importance. Je vais aller le changer.

Op�ratrice... donnez-moi les Garde-C�tes, service de la m�t�o.

Les Garde-C�tes ?

Le rapport m�t�o pour un bateau de plaisance.

Tr�s mauvais ?

Merci.

Je vais r�pondre.

Bureau du Lieutenant Galley.

Lieutenant Galley, c'est urgent.

D�sol�, le Lieutenant n'est pas l� ce soir.

Je pourrais peut-�tre le joindre. Voulez-vous lui laisser un message ?

Oui.

Oui, s'il vous pla�t.

S'il vous pla�t, dites-lui d'appeler Mme Markham.

Ton nom est "Madame Hall".

Bien s�r. Je m'y habituerai.

All� ? All� ? Madame Markham ?

All� ?

Lynn, si cela t'inqui�te que nous partions ce soir, dis-le-moi !

Je devrais ?

J'avais une raison particuli�re pour vouloir partir maintenant.

Mais...

Mais il y a des choses que je voudrais t'expliquer moi-m�me,

avant que quelqu'un d'autre ne t'en parle.

Quelles "choses" ?

Osbert et Queenie voulaient que je t'�pouse.

Tu sais pourquoi.

L'argent.

Oui.

Dois-je penser qu'ils �taient les seuls int�ress�s ?

Bien s�r que j'�tais int�ress�.

Mais je ne t'aimais pas.

Apr�s t'avoir rencontr�e...

Il s'est pass� quelque chose d'inexplicable en moi.

J'avais besoin de toi.

Mais nous sommes mari�s maintenant.

Pourquoi ne pas me l'avoir dit avant ?

Je suppose que je n'avais pas eu le courage.

Qu'est-ce qui te donne le courage maintenant ?

Je suis tomb� amoureux de toi.

C'est inutile de me mentir.

Je ne te crois pas.

Tu ne m'int�resses m�me plus. Je souhaite juste que tu partes.

Lynn, ch�rie.

Est-ce que tu penses ce que tu dis ?

J'ai trouv� la pompe � essence.

Par accident, mais je l'ai trouv�e.

Tu n'as m�me pas utilis� mon cadeau, n'est-ce pas ?

Peut-�tre aurais-tu pr�f�r� un cadeau de plus grande valeur.

Peux-tu m'expliquer de quoi tu parles ?

Du bateau.

Avec la pompe � essence cass�e.

Pour nous lancer dans la temp�te et nous aurions eu un accident.

Un seul de nous deux aurait pu en r�chapper.

Mais ce n'aurait pas �t� moi.

C'est ce qu'Amy voulait dire, en te souhaitant la r�ussite.

R�ussir dans le meurtre !

Tu...

Cela sonnait comme cela la nuit o� Elo�se est morte.

Seulement, personne n'a r�pondu.

J'�tais ici dans cette chambre.

J'ai laiss� sonner cette nuit-l�.

Mais pas ce soir.

All� ?

Oui, ma femme vous a appel�.

Oui, il y a un instant.

La peur d'un r�deur.

Oui, je suis s�r qu'elle devait �tre affol�e.

Vous savez comment sont les femmes.

Non. Ne vous inqui�tez pas. Je suis maintenant aupr�s d'elle.

Non.

Non !

Non !

Lynn !

Lynn !

Lynn !

Lynn !

O� est Lynn ?

Partie.

O� ?

Si elle a un peu de bon sens, elle est all�e se noyer.

Lynn !

De toute fa�on, vous aviez l'intention de la tuer, n'est-ce pas ?

Lynn !

Lynn !

Lynn !

Je ne croyais pas cette femme aussi stupide.

Je ne comptais que sur la pompe � essence pour la supprimer.

Que savez-vous au sujet de la pompe � essence ?

C'�tait vraiment tr�s simple.

J'ai entendu une partie de la c�r�monie de mariage pendant que je travaillais.

Je les ai interchang�es.

Vous les avez interchang�es ?

Pourquoi ?

Je savais qu'elle �tait mauvaise nageuse et vous bon nageur.

Je savais que vous vous en tireriez.

Vous vouliez la tuer.

Je vous ai dit que jamais je ne laisserai une autre femme vous avoir.

Avec Elo�se, c'�tait un accident.

Elle n'avait pas vu la chaise que j'avais plac�e devant elle.

Il fallait que je tue Elo�se.

Il fallait que je tue Lynn.

O� est-elle ?

O� est Lynn ?

C'�tait pour le mieux, Drummy.

Elle ne reviendra pas.

Maintenant, vous aurez tout ce que vous d�sirez.

Tr�s facilement. Comme avec Elo�se.

Lynn !

Lynn !

Drummy !

Tout va bien.

Drummy, �coutez-moi. Ne craignez rien, je vous dis.

Je l'ai vue courir vers la maison.

J'ai fait cela pour vous Drummy !

Drummy !

Lynn. Lynn, laisse-moi entrer.

Lynn, tu ne peux pas comprendre.

Lynn, �coute-moi.

S'il te pla�t, �coute.

Lynn, �coute-moi.

Lynn, attends.

S'il te pla�t. S'il te pla�t, �coute-moi.

C'�tait Amy.

La pompe � essence...

C'est elle qui l'a enlev�e.

Lynn.

Je ne t'en veux pas

d'avoir dout� de moi.

Je comprends maintenant.

Mais laisse-moi t'expliquer.

Expliquer quoi ?

Pourquoi tu as tu� Elo�se.

Pourquoi tu veux me tuer.

Je... Je n'ai pas tu� Elo�se.

S'il te pla�t... S'il te pla�t, Lynn.

Ne me touche pas.

Ne me touche pas !

Tout va bien.

Tout va bien.

Ch�ri.

S'il te pla�t, pardonne-moi.

Tout va bien maintenant.

Tout va bien.

Je sais.

Oh, s'il te pla�t, pardonne-moi.

Rescindage zundertaker /OO/+

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