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On lui dit quoi ?
Madame, dites-lui au revoir.
C'est l'heure.
Allez, mon grand. Courage.
Comme d'habitude, je reviendrai le mois prochain.
Voire avant, si ta s�ur n'a pas de rechute.
N'allez pas parler � la folle. Pas un mot.
T'inqui�te pas.
Qu'elle lise les actes du tribunal.
Mais toi, pas un mot. Au revoir, maman.
Au revoir, mon ange.
- Au revoir. - Au revoir.
Courage.
La porte.
Salut, Miren.
Bon, mesdames et messieurs, on rentre en Euskal Herria.
Le voyage sera long
et dangereux.
On va parcourir plus de 1 000 km.
On laisse nos fils, fr�res ou parents ici,
loin de leur terre,
� cause de la politique de dispersion
du gouvernement espagnol.
Merci d'avoir fait l'effort de venir.
Ils ne nous oublient pas et on ne les oublie pas non plus.
Ouvrez !
Ouvrez la porte !
- Joxian ! - Quoi ?
Ils viennent pour Joxe Mari.
Allez, ouvrez !
Ouvrez la porte !
Ouvrez !
Ouvre, maman !
Ouvrez la porte ou on la d�fonce !
Perquisition de domicile ! Avancez !
Reculez et pas un geste.
- Poussez-vous ! - On bouge pas, j'ai dit !
La chambre de Joxe Maria.
C'est laquelle ?
R.A.S.
Mon fils ne vit plus ici.
Il est domicili� ici.
Et vous planquez des armes.
Je vous dis qu'il habite pas ici.
Soit tu m'indiques sa chambre,
soit je retourne l'appartement.
C'est celle-l�.
Petit malin.
On finira par le retrouver,
et crois-moi, il va d�guster.
Tu es le fr�re du terroriste ?
C'est quoi, ton nom ?
Gorka.
Gorka...
Attendez dehors.
Et ne touchez � rien en sortant.
Avance, putain !
Tu as froid ? Tu veux mon peignoir ?
Ils vont d�truire l'appartement.
Bonsoir.
Ils trouveront rien.
On peut s'asseoir ?
Vas-y.
Ne t'inqui�te pas.
Manquait plus que �a.
Il va baver sur toutes nos affaires.
Peut-�tre m�me pisser et chier partout.
- O� tu vas ? - Ils ont froid.
D�gage.
Couvre-toi.
Ne vous inqui�tez pas.
Ils trouveront rien.
Ne vous inqui�tez pas.
- Encul�s ! - Fils de pute !
- Allez vous faire foutre ! - Sales b�tards !
C'est vous, les fascistes, les vrais terroristes !
C'est vous, les fascistes,
les vrais terroristes !
Sales b�tards !
Encul�s de tortionnaires !
On a fini.
Encul�s !
Vous pouvez rentrer.
Le mandat.
Vous pourrez vous torcher avec.
Coup pour coup jusqu'� la victoire !
Mon Dieu ! Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Ils cherchaient Joxe Mari.
Ils disent que c'est un terroriste.
Ils ont laiss� la maison sens dessus dessous.
Heureusement, elle m'a aid�e.
- Ils voulaient quoi ? - Des affaires de Joxe Mari.
Des armes, apparemment.
Comme il y avait rien,
ils ont pris ce qu'ils ont trouv�.
Josetxo est tr�s inquiet.
Il pense que Joxe Mari et Jokin ont rejoint l'ETA
et qu'on les reverra pas de sit�t.
- Mais non... - Je te jure.
Patxi, de l'Arrano, a dit � Josetxo hier
de se d�barrasser de tous les papiers de Jokin.
- �a en dit long. - Patxi doit savoir o� ils sont.
Je lui ai pos� la question. Mais il a rien dit.
Il voulait juste qu'on se d�barrasse des papiers.
R�ponds-moi franchement. Tu sais o� est Joxe Mari ?
Calme-toi, Miren.
Je suis calme.
Je veux juste savoir o� est mon fils.
- Il est dans la clandestinit�. - Et c'est o�, �a ?
Il a pas besoin de bouger. Je ferai le d�placement.
Impossible.
Il est en France ?
Miren, je peux rien te dire.
Les choses ont chang�. On doit prendre des pr�cautions.
Les GAL veulent leur faire la peau.
- On peut donc pas aller les voir ? - Non.
Josetxo a raison.
On les reverra pas de sit�t.
Tu devrais �tre fi�re de lui
au lieu de t'inqui�ter.
Utilise les canaux internes pour la correspondance.
D'accord ?
�a veut dire qu'il peut nous �crire ?
Oui, et vous pouvez lui r�pondre.
D'accord.
Je peux envoyer des colis ?
C'est bient�t son anniversaire.
J'ai envie de marquer le coup.
Tu lui as dit �a ?
Tu crois que Joxe Mari est parti en colo ?
De quoi tu te m�les ?
Je l'ai mis au monde. C'est mon fils.
C'est toi qui as accouch� ?
Si �a t'int�resse pas, alors bonne nuit.
Encore cette histoire d'accouchement.
Pendant ce temps, t'�tais au bar.
T'aimes pas quand je te le rappelle.
C'est mon fils.
Je veux pas qu'il ait froid cet hiver.
Ou qu'il ait pas de cadeau le jour de son anniversaire.
Voil�, je t'ai fait le compte rendu.
Quel compte rendu ?
On ne sait pas o� il est ou ce qu'il fait.
M�me si ce n'est pas tr�s difficile � deviner.
L'ETA, c'est pas Emmaus.
On sait pas s'il a rejoint l'ETA.
Peut-�tre qu'il est en route pour le Mexique.
Et s'il a rejoint l'ETA, c'est pour lib�rer Euskal Herria.
- En tuant des gens ? - J'aurais rien d� te dire.
Je n'ai pas �lev� un assassin.
"Elev�" ?
Tu as �lev� qui ?
T'as jamais rien fait avec les enfants.
Ta vie s'est r�sum�e � aller au bar et faire du v�lo.
Et mon boulot � la fonderie, c'�tait des vacances ?
Je r�ve...
Chassez vos doutes et vos remords, Miren.
Notre combat,
celui que je m�ne ici,
celui que vous menez chez vous et celui que m�ne Joxe Mari
ont pour but d'aider un peuple � devenir ma�tre de son destin.
C'est le combat entre David et Goliath.
Joxe Mari,
comme tant d'autres,
a accept� les cons�quences de ses actes.
Vous comprenez ?
Dieu veut ses bons Basques � ses c�t�s.
Mais c'est � nous qu'�choit la mission
de d�fendre notre identit�,
c'est-�-dire notre culture et, avant tout, notre langue.
Si cette derni�re dispara�t, Miren,
qui priera Dieu en basque ?
Qui chantera ses louanges en basque ?
Je vous donne la r�ponse : personne.
Vous croyez que le Goliath espagnol et ses bourreaux
vont lever le petit doigt pour d�fendre notre identit� ?
Ils ont retourn� votre foyer en pleine nuit.
Vous ne vous �tes pas sentie humili�e ?
Ne me le rappelez pas, j'en ai le souffle coup�.
Vous voyez ?
Ils font subir cette m�me humiliation
� des milliers de personnes quotidiennement en Euskal Herria.
Ces m�mes tortionnaires osent nous parler de d�mocratie.
De leur d�mocratie, celle qui opprime notre peuple.
Et pas qu'un peu.
Miren...
certaines personnes proches de vous
ne comprendront jamais le combat de Joxe Mari.
Et elles lui tourneront le dos.
Ainsi qu'� vous.
Mais restez toujours aux c�t�s de votre fils,
quoi qu'il arrive.
C'est la volont� de Dieu.
Et une m�re n'abandonne jamais son fils.
Vous comprenez, maintenant ?
Rentrez chez vous en paix.
Et si un jour, dans un mois, n'importe quand,
vous croisez votre fils,
dites-lui de ma part, de la part du cur� de son village,
qu'il a ma b�n�diction
et que je prie pour lui.
Je n'y manquerai pas.
- Merci, p�re Serapio. - Allez en paix.
Vous parlez un peu fran�ais ?
Pas un mot.
Que ce soit bien clair : c'est pas un jeu.
Les conditions sont difficiles.
Oubliez le "sanctuaire fran�ais".
C'est fini, tout �a.
Ici, on exige des pr�cautions, de la discipline
et des sacrifices.
Clandestinit� totale.
C'est tr�s clair.
Il ne faut pas que l'imprudence de certains
entra�ne la chute des autres.
C'est clair ?
Allons-y.
Attendez.
Prenez les fringues et la radio dans le coffre et entrez.
Bonjour.
Comment �a va, Arantxa ?
Je connais Arantxa depuis toujours.
Je m'appelle Bittori.
Enchant�e. Celeste, � votre service.
Enchant�e.
Comment �a va, ma belle ?
D�glingu�e, mais contente de te voir.
Moi aussi, je suis contente de te voir.
D�sol�e pour ce qui t'est arriv�. Xabier m'a tout racont�.
Le beau gosse.
Oui, lui aussi �tait content de te voir.
Xabier est mon fils, il travaille � l'h�pital.
Pardon.
Ta m�re est l�.
Elle est all�e voir son fils en prison.
� Cadix ! Elle doit �tre �puis�e.
Elle a travers� tout le pays. Vous imaginez un peu ?
J'ai un bus � prendre aussi.
Mais je ne vais pas loin : au cimeti�re.
Bienvenue.
Merci, ma belle. Je suis contente de t'avoir revue.
Je vais voir mon fils en prison, et toi, tu parles � la folle !
Si �a fait plaisir � notre fille...
Elles peuvent bien discuter.
Tu es b�te ou quoi ?
C'est la m�t�que qui t'y oblige ?
Bon Dieu ! Toi et ton sale caract�re !
Tu �cris quoi ?
Tu �cris quoi ?
La prochaine fois, reste en prison.
Qui �a peut �tre ?
Tu veux que j'aille voir ?
Oui ?
C'est Josune.
De la part de Joxe Mari. Bonne soir�e.
C'�tait qui ?
�a vient de Joxe Mari.
"... m�fiez-vous des ragots et des mensonges des journalistes.
"Si certains vous disent qu'on est des terroristes,
"ne les croyez pas.
"Je ne fais que d�fendre Euskal Herria.
"On est nombreux � se battre
"et notre nombre grandit.
"Je vous aime.
"J'oublie pas mon fr�re et ma s�ur.
"Gros bisous. J'esp�re que vous �tes fiers.
"N'oubliez pas de d�chirer cette lettre."
Je la d�chirerai pas.
Maman, il l'a demand�.
Encore. Ils peuvent recoller les morceaux.
Bon Dieu...
T'as qu'� l'avaler.
Il est en France, mais on sait pas o�.
Joxian n'arrive plus � fermer l'�il.
Il dit qu'on m�rite pas �a.
�a ne m'�tonne pas.
Joxe Mari ne voulait pas qu'on garde la lettre.
Il a exig� qu'on la d�chire.
Tu l'as re�ue par la poste ?
Non, �a passe par leurs canaux internes.
Par sa copine.
- Sa copine ? - Copine ou je ne sais quoi.
De nos jours, �a fornique sans s'engager.
Tu n'as pas peur pour lui ?
Non. Mais Joxian, si.
Il regarde les infos
pour voir s'ils parlent de Joxe Mari.
Moi, je suis pas inqui�te.
Je connais mon fils.
Il est malin et fort.
Il sait se d�fendre.
Et s'il fait du mal aux autres ?
Je suis sa m�re.
Je le resterai toujours, quoi qu'il arrive.
C'est vous, les fascistes, les vrais terroristes !
Coup pour coup jusqu'� la victoire !
Vive l'Euskadi militaire !
- Allons-y. - Laisse-les passer.
Non, allons-y.
Ils nous interdisent d'aller le voir.
Sinon, on lui dirait de parler � ses chefs
pour qu'ils fichent la paix � Txato.
Qu'ils lui fichent la paix ?
Pour l'histoire des lettres.
Mais quelles lettres ?
Il t'en a pas parl� ?
Coup pour coup jusqu'� la victoire !
Coup pour coup jusqu'� la victoire !
Bonsoir.
Bonsoir !
On a des probl�mes avec l'ETA ?
- Comment tu l'as su ? - Miren me l'a dit.
Je voulais pas vous inqui�ter.
Pas nous inqui�ter ? On peut dire que c'est r�ussi.
Je suis toute sereine !
Tu d�nes pas ?
Non, je n'ai pas faim.
Je vais me coucher.
Je te chauffe ta place.
Tu comptes faire quoi ?
- Attendre. - Attendre quoi ?
Joxian pense que la 2e lettre �tait destin�e � un autre.
Si ce n'est pas le cas,
ils me relanceront.
Il vaut mieux ne rien faire
et attendre d'en savoir plus.
�a me fait un peu peur.
�a ne sert � rien d'avoir peur.
Ces gens-l� sont mauvais et ils ont des amis, ici.
Tout le monde me conna�t, au village.
Je suis d'ici et je fais pas de politique.
Chaque fois qu'il y a une collecte pour les f�tes,
je suis le premier � ouvrir le portefeuille.
Si on s'en prend � moi, les gens me d�fendront.
"Pas lui, c'est un des n�tres."
Et on peut discuter avec moi.
Oui... Tu es un peu trop confiant.
Je ne suis pas na�f.
J'ai pris des pr�cautions.
� l'entreprise, je me sens en s�curit�.
J'ai de quoi me d�fendre.
Ah bon ?
Tu as un pistolet planqu� dans le tiroir ?
�a, �a me regarde.
Si �a tourne au vinaigre,
j'emporte les camions � La Rioja ou ailleurs.
J'ai d�marr� avec moins que �a.
Tu as parl� � d'autres entrepreneurs ?
� quoi bon ?
Je suis s�r qu'ils paient tous.
J'y ai fait allusion � l'a�n� des Arrizabalaga,
il a chang� de sujet.
Chacun r�gle ce genre de choses � sa mani�re.
Par contre, je veux que Nerea aille �tudier ailleurs.
- A Saragosse ou ailleurs. - �a veut dire quoi, �a ?
Que je veux qu'elle �tudie ailleurs.
Quand tu la verras,
tu pourras pr�parer le terrain.
Cadena Ser Euskadi.
Bonjour.
Le d�c�s de Domingo Iturbe Abasolo, Txomin,
dans un accident de voiture en Alg�rie...
- Bonjour. - Salut.
... lanc�e par les repr�sentants du gouvernement
avec celui qu'on consid�re comme le dirigeant de l'ETA.
Un accident, mon �il.
C'est s�rement un coup des GAL.
Papa ! Tu me pr�tes la voiture, alors ?
Pourquoi tu veux sa voiture ?
Pour l'hommage � Txomin. Tout le village y va.
Tu ne devrais pas y aller.
Bonjour.
Elle veut pas que j'y aille.
Mes amies comptent sur moi.
Ce type a dirig� l'ETA et a commandit� des meurtres.
�a suffit.
Tu veux lui laisser la voiture ?
Ne t'�nerve pas. Elle est jeune.
Tous ses amis y vont, c'est rien.
C'est rien ?
C'est en l'honneur des types qui te menacent.
Mais on doit pas le lui dire. Je veux pas qu'elle ait peur.
Laisse-la s'amuser avec ses copines.
En criant "Vive l'ETA" ?
Tu es fou ou quoi ?
Elle risque rien avec les s�paratistes.
Bien s�r !
- Tu ne lui refuses jamais rien. - Papa !
Je peux prendre ta voiture, alors ? Mes amies m'attendent.
Mais oui, bien s�r.
Merci beaucoup, mon papa !
C'est moi qui sors la voiture du garage.
Je ne veux pas que tu la rayes.
Maman, toi et tes copines, arr�tez de critiquer l'ETA
ou vous allez nous attirer des ennuis.
Contentez-vous de prier.
Je vais finir par lui en coller une !
Ne rigole pas. C'est ta faute.
Hier tu voulais l'envoyer �tudier � Saragosse
et l�, tu l'envoies � l'enterrement d'un terroriste.
Je te jure...
- Allons-y. - Allons-y, papa.
Abrutis.
�a va ?
- Salut. - Salut.
�a va ?
Salut.
Et Arantxa ?
On croyait qu'elle �tait avec toi.
- Salut. - O� est Arantxa ?
Au lit. Je sais pas ce qu'elle a.
�a va ?
T'es malade ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Allez-y sans moi.
�a me branche plus trop, ce d�lire.
Avant, si. Plus maintenant.
� cause de Joxe Mari ?
� cause de Joxe Mari et de tout le reste.
Je vois les choses diff�remment.
Ou plut�t...
maintenant, je les vois clairement.
Arr�te. On est pas oblig�es de se mettre au 1er rang.
Ni au 5e ni au dernier rang.
On reste pas longtemps. Apr�s, on va boire un coup.
Je fais quoi ? Elles m'attendent.
Si tu dois y aller, vas-y.
Je peux te demander un service ?
Bien s�r.
Garde �a pour toi.
Dis-leur que j'ai de la fi�vre.
Au revoir.
Elle y va pas avec vous ?
Non, elle a de la fi�vre.
Depuis qu'elle sort avec ce mec d'Errenteria,
elle n'est plus elle-m�me.
File-moi une clope.
Plus fort !
Monte le son.
Fait chier.
Putain.
Baisse le son.
Putain, fait chier.
Coupe le moteur et la musique.
Vos papiers.
Vous allez o� ?
- � Arrasate. - � "Mondragon".
En espagnol, on dit "Mondragon".
Sortez, toutes les trois.
Les mains sur le v�hicule. On regarde devant.
On �carte les jambes.
Ouvre le coffre.
C'est quoi, cette merde ?
Deux drapeaux.
D�plie-les.
Alors,
vous allez � la messe du terroriste ?
J'attends une r�ponse.
On va pas � la messe.
Txomin �tait un fils de pute, comme tous les membres de l'ETA.
Compris ?
D�gagez.
On pourra jamais gagner comme �a. Tu joues comme un d�butant.
Change de partenaire, alors.
- T'as raison... - Pour une fois qu'on perd.
Non, c'est la 2e fois. C'est toujours � cause de toi.
C'est bon, tais-toi.
Tais-toi et va te coucher. Quel casse-pieds.
Casse-pieds ? Moi ? C'est toi, le casse-pieds !
Je vais t'en coller une, Txato.
Arr�te.
Demain, � 7 h 30 sur la place.
Oui. Repose-toi. L'�tape de demain est dure.
Tu connais la route ?
- Mon Dieu ! - Quoi ?
Efface-le avant de monter.
T'as entendu ?
Oui, je vais le faire tout de suite.
On joue pas avec �a, Txato.
Rentre.
Bon Dieu...
Fait chier.
"Cafteur"...
Putain.
Il est dans un bel �tat, ton pantalon.
Alors l�, c'est vraiment le dernier de mes soucis.
"Txato cafteur".
C'est n'importe quoi.
J'ai jamais parl� � un flic.
Tu crois qu'il y aura d'autres graffitis ?
C'est peut-�tre pas qu'une blague.
Il vaut mieux anticiper.
Demain, en rentrant, j'ach�te de la peinture.
- Il y avait d'autres graffitis ? - On n'a rien vu avec Joxian.
- Tu es s�r ? - Pas totalement.
Mais il est tard et je veux me coucher.
On y va ?
Txato, fils de pute !
Joxian.
- Bonjour. - Bonjour.
On est enfin arriv�s.
Tu es l�, Miren.
J'aurais d� te demander de m'acheter de la viande.
C'est � qui ?
Je vais prendre 500 g de viande hach�e.
On n'en a pas.
- Un jarret et des os, alors. - On n'en a pas non plus.
Donne-moi 200 g de ce jambon, alors.
On n'a rien pour toi.
Quel culot.
- Je suis rentr�e. - Quoi ?
Je vais faire � manger.
D'accord. J'en ai pas pour longtemps.
All� ?
Miren...
C'est moi.
Qu'est-ce qui s'est pass� ? Tu as...
D'abord, l'histoire de Joxe Mari et maintenant, �a.
C'est pas pareil.
Mon fils se bat pour Euskal Herria.
Ces ordures exploitent le peuple.
On r�colte ce qu'on s�me.
Ces ordures ? T'as pris un caf� avec elle hier.
�a, c'�tait hier. Aujourd'hui, c'est diff�rent.
Ce sont plus nos amis. Oublie-les.
Apr�s toutes ces ann�es, �a te chagrine pas ?
J'ai du chagrin pour Euskal Herria et pour mon fils.
Je peux pas. Txato est mon ami.
Il l'�tait. Il ne l'est plus.
Evite-le ou on aura des probl�mes.
L'id�al serait qu'ils partent.
Ils sont riches, qu'ils ach�tent une maison dans le Sud.
Ils veulent juste provoquer.
Ils partiront jamais. Txato est t�tu.
Alors ils seront chass�s d'ici.
� eux de voir.
"Cher...
"Joxe Mari."
Du calme, c'est un brouillon.
"Bonjour, Joxe Mari." Non, pas "Bonjour".
"Comment tu vas, Joxe Mari ?"
Trop familier. Alors...
"Joxe Mari :
"c'est
"Bittori.
"Tu te souviens de moi ?
"Je n'ai pas...
"pour but...
"Je n'ai pas pour but
"de t'emb�ter.
"Crois-moi,
"je suis d�pourvue de haine.
"Je te demande du fond du c�ur
"de me raconter
"ta version des faits."
Si tu ne veux pas le faire par �crit,
je viendrai � la prison.
La seule chose...
La seule chose que je demande,
c'est conna�tre la v�rit�
avant de mourir.
Non, pas �a.
La seule chose que je demande,
c'est...
Adaptation : Mahdi Benfeghoul
Sous-titrage : VSI - Paris
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