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C'est dur d'envisager...
Quand on est enferm� 23 heures par jour, c'est dur d'envisager
l'instant o� on ne sera plus enferm�.
On a cette tendance...
� vivre la minute pr�sente.
Vous savez, mon probl�me ?
C'est que je l'aimais bien, c'�tait un mec tr�s sympa.
Je me dis que j'aurais d� voir venir le truc.
Je ne me suis jamais trop occup�
de ses probl�mes, et tout �a.
Quelqu'un s'est pendu dans la 313 !
C'est un suicide !
Mitch s'est tu�. Vite !
Mon Dieu !
Mon Dieu !
Pour tout dire, je m'en foutais, de ce mec.
Enfin...
On ne peut pas �tre tous potes.
- Il respire ? - Sortez de l�.
Les mains sur la t�te, tous !
- Allez. - Les mains sur la t�te.
Steve, demande du renfort.
Jack, mets-toi � genoux.
Il est vivant ?
En ligne, face au mur, les mains sur la t�te.
Il est froid.
Je dis oui,
on est tous un peu responsables de son suicide.
S'il en avait parl�, je l'en aurais dissuad�.
Agent p�nitentiaire Cohen. Demande d'ambulance.
Bloc 313, s'il vous pla�t.
Il faut qu'il arrive un truc comme �a
pour qu'on r�alise qu'il y a un probl�me ?
Un truc comme �a pour qu'on se dise :
"Vous savez, je crois que le putain de syst�me est pourri !"
INSPIR� DE FAITS R�ELS
Eh bien,
c'�tait un jour comme les autres, on a jou� au poker...
- D'accord, je suis. - Tu suis ?
Je me couche.
Une paire de neufs.
Bon. Retournez vos cartes.
Oh ! Putain, mec !
- Une paire de six. - En plus, il a une couleur.
Ce gars-l� n'a jamais rien d'habitude !
Les gardiens...
Ils nous ont apport� � manger.
Messieurs, le dos contre le mur, s'il vous pla�t.
Bonjour. Comme �a, on joue aux cartes ?
Ouais, pour passer le temps.
Et,
on a mang�.
On a parl� de mille choses, des filles qu'on avait saut�es.
On s'est racont� les histoires habituelles
en pr�tendant qu'on ne les connaissait pas.
- Et pourquoi t'es l� ? - J'ai vol� dans une sup�rette.
- Ah, ouais ? - Ouais, j'ai...
J'ai piqu� tout ce que je pouvais, des trucs dont j'avais pas besoin.
J'ai toujours voulu �tre dans une course poursuite.
- Pourquoi ? - Tu vois ?
La meuf m'a chass� avec un balai,
alors je me suis retourn�, je l'ai cogn�e,
puis un enfoir� est venu la d�fendre...
Elle l'a forc� � freiner, il est sorti de sa caisse.
Il s'est amen� et lui a d�moli le portrait.
Elle est tomb�e comme une masse.
- Et tu conduisais quoi ? - Oh, une Mustang.
- Ah, ouais ? - Ouais.
- C'�tait la tienne ? - Tu l'avais pas vol�e ?
Tu dis ? Non, c'�tait ma caisse.
Les gars, on reprend le jeu ?
Bonne id�e.
Je veux r�cup�rer mes clopes.
C'est vrai, il �tait pas du genre bavard.
C'est lui qui causait le moins.
Il n'a rien laiss� para�tre qui ait pu indiquer qu'il allait faire �a.
C'�tait pas le genre � se confier aux autres.
� mon avis, il �tait en d�pression.
�a change pas grand-chose.
On a plus de place en cellule.
Ouais, parce qu'en fait...
Au bout du compte, tout �a, �a te sape le moral.
Allons-y.
Comment t'as fait pour gagner tous ces jetons ?
J'ai gagn�, c'est tout.
J'en sais rien.
- Pourquoi tu dis �a ? - T'as eu du bol, c'est �a ?
- Ouais. - Ouais ?
- C'est pas clair. - C'est pas tout � fait net.
�a pue.
Allez, reprends-toi, mec !
Franchement, tu joues les victimes.
Ouais, Mitch.
Ouais...
Un gentil gar�on.
On n'�tait pas amis, mais on �tait potes.
Vous �tes pr�ts ?
Quelle situation ?
Vous connaissez la psychose de groupe ?
Je continue � miser.
Quatre jetons ?
J'abandonne.
Je mise tout.
- Voyons voir tes cartes. - Brelan de sept.
Je sais que t'as rien.
C'est � moi.
Je ne sais pas de quoi vous parlez.
La loi de la jungle,
c'est le plus fort qui survit.
Tu bouffes, ou tu te fais bouffer.
Je n'avais pas le choix.
Eh ouais, vieux.
Allez, on remet �a !
- Avec quoi ? - Pr�te-moi dix clopes, on rejoue.
Vous n'avez rien.
Dix clopes, qu'on ait une chance de gagner.
- File-nous des clopes. - On t'en ach�te 10.
- Avec quoi ? - Ce qu'on va regagner.
C'est un pr�t, tu sais o� je cr�che.
Qui dit que tu me les rendras ?
Il va pas se casser.
- O� tu veux que j'aille ? - Quel rat.
Mon pieu est � 50 cm du tien. C'est �a, ta garantie.
T'as vu combien de clopes il a ?
Tu vas pas nous laisser sans clopes.
Tu veux que je fasse quoi ? Tu sais o� me trouver.
- On est dans la m�me cellule, mec. - D'accord.
Je vous donne dix cigarettes.
Comme �a, dix, vous me les rendez lundi...
- Autrement ? - Et vous bouffez le dentifrice.
- Et toi, si tu perds ? - Ouais, mais si vous perdez...
vous devrez avaler le putain de dentifrice.
- Va te faire foutre. - Celui qui perd bouffe le tube ?
- T'es s�r ? - C'est un pari. Je le ferais.
- On y va. - Allons-y.
On veut les dix clopes.
Le premier qui perd bouffe le dentifrice ? Tout le tube ?
Oui, tu dois bouffer le tube en entier.
Et si tu perds, tu le bouffes aussi.
C'est vraiment tordu.
Et tu ne triches pas.
Je t'assure que je gagne, cette fois.
Tu dis ?
L�, je te fais de la monnaie pour que tu puisses miser.
C'est parti.
�a y est ?
Vous nous consid�rez comme si en prison il y avait...
Comme si les m�mes lois...
les r�gles qu'il y a � l'ext�rieur valaient aussi ici.
Mais non !
�a ne vaut pas en taule.
Disons qu'il �tait en bas de notre hi�rarchie.
Je mise quatre.
Tu rench�ris ?
- Je me couche. - Trois cinq.
Comment il a gagn� ?
C'est bon ?
�a lui pendait au nez, c'�tait un connard.
Il aurait pas d� faire ce pari.
C'�tait des conneries.
Des conneries. Je veux dire...
Vous savez...
Vous m'interrogez comme si j'�tais coupable.
Et �a me fatigue.
Il y a des luttes de pouvoir en cellule.
Beaucoup de sales histoires.
Il y a beaucoup de sales trucs.
Vous n'imaginez m�me pas ce que c'est.
Je me couche.
Moi aussi.
Tr�s bien, mec.
�a d�pend de toi.
"All-in".
"All-in" ?
- Bon. - Il bluffe.
Je te suis.
On a un probl�me ?
Tu vas bouffer ton tube
� moins qu'il se produise un miracle.
Il est dehors !
- Bais� ! Bais� ! - Bien.
- La roue tourne enfin. - Ouais.
- O� tu vas ? - Tu fais quoi ? Reviens !
T'as trop les boules ?
Je mangerai pas le dentifrice.
Comment �a, tu le mangeras pas ?
Il va pas le manger ?
- Tu te d�gonfles. - Bouffe ton dentifrice.
Bouffe, qu'on en finisse.
On veut te voir faire �a avant de continuer la partie.
Je vais... Vous donner des cigarettes.
- Non. - Je vous donne dix clopes.
- Allez ! - Vous ne me devez plus rien.
T'es cap !
�coute, soit tu manges �a... Tu vas le faire ?
Non.
Attends, c'est toi qui as eu l'id�e du pari.
Donc,
ce que tu vas faire,
c'est bouffer ce dentifrice.
C'est quoi, ton probl�me ? Hein ?
- Vas-y. - Fais-le, mec.
C'est toi qui as eu cette id�e.
Allez.
Vas-y.
Prends-le.
Allez.
Vas-y.
Bouffe le dentifrice.
Te fais pas prier. Je veux voir �a.
Je ne continuerai pas de jouer tant qu'il l'aura pas fait.
- Tenez ! - T'as pas le choix.
Fais-le. T'as le temps pendant qu'on finit la partie.
D'accord ?
Je veux bien tes clopes, mais t'avaleras le tube.
Tiens.
Voil�.
Tu t'en tireras pas comme �a.
- C'est �a, boude. - C'est m�lang�, coupe.
Pr�pare-toi, vieux. �a va venir.
Droit dans ta gueule, p�tasse.
- Il a l'air triste. - Pauvre gars. Tu veux un c�lin ?
� la base, j'�tais pas le chef.
C'est un truc de groupe.
Il aime sucer les bites.
Les bites.
Je ne sais pas ce qui s'est pass�.
Il y a une putain de hi�rarchie, ici.
Je me r�p�tais :
"Du moment que c'est pas moi..."
"Du moment que c'est pas moi..."
- Bien jou�. - Merci.
Et j'ai gagn� dix cigarettes.
Je t'en donne, mais tu dois bouffer le dentifrice.
Sale branleur !
Bouffe le putain de dentifrice !
L�chez-moi !
- Tu vas le bouffer ? - Non, d�gagez !
Tr�s bien.
Tiens.
Suce �a, p�tasse !
Tu vas le bouffer, ou quoi ?
Allez, mange !
Tu me craches dessus ?
Tu me craches dessus, p�tasse ?
- Allez. - Avale !
C'est bien !
- C'est bien. - Je vais le manger !
- Allez, mange ! - C'est bon.
- Dis-le ! - C'est bon.
- C'est bon, je vais le bouffer ! - Promis ?
Je vais le manger, donne-le moi.
Allez.
T'aimes bien sucer ce truc, hein ?
- Continue. - Allez.
Je ne peux plus respirer !
- Mec, t'as promis ! - Oui !
Sois un homme. Bouffe tout le tube.
C'est parti.
C'est �a !
Oui, c'est exactement �a !
Allez ! C'est bien !
Il faut �tre un vrai mec.
- Mais j'essaie ! - T'y es presque. Regarde.
Tu peux le faire, mec.
- Allez. - Tu vas y arriver.
- Avale tout en une fois. - Tiens, du sang.
Tu peux le faire, mec.
- C'est bon. - Encore un peu.
- Vide-le. - C'est tout ce qu'on te demande.
Quoi, il pleure ?
Oh, non. Avale, c'est tout.
�a va aller. Putain !
- On y est. - Et c'est fini !
- Debout ! - L�ve-toi. Je t'aide.
Viens, l�.
�a y est. Viens, l�.
Tu l'as fait.
C'est tr�s bien ! T'as gagn� !
T'as gagn�. Fais-lui un c�lin !
- Il a eu son compte. - Va te nettoyer, regarde-toi !
Reconnais quand m�me que t'es fier de toi.
- Ouais ! - Merde.
C'�tait sympa, non ?
- On s'est bien marr�s. - Ouais.
- Je crois qu'il va vomir. - Non, il a l'air bien.
Tu vas bien ? �a va ?
Tranquille, hein ?
�a va aller, d'accord ?
Tu te sens mal ?
- C'est l'estomac ? - Non, �a va.
- T'es s�r ? - Ouais.
- T'es f�ch� ? - Non, non.
C'est rien.
C'est un pari que t'as perdu. Il fallait le faire.
Pour que tu tiennes parole.
Mais vous savez ce que c'est ?
Vous en avez une petite id�e ?
Vous n'avez aucune id�e de ce que c'est. Non.
Soit vous �tes avec eux, soit vous �tes contre eux.
Je le regrette.
Je sais pas s'il voulait l'aider ou non. Je pense...
qu'il voulait se marrer un peu.
Je crois qu'il a r�alis�
ce qui se passerait s'il ne le faisait pas.
Comment tu te sens, mec ?
L'estomac, �a va mieux ?
- �a va ? - Oui.
T'es s�r ?
T'as l'air un peu boudeur.
L'estomac, �a va ?
Tu sais quoi ? Je vais te pr�parer un verre.
Je vais te soigner.
Ce sera comme si t'avais rien bouff�. S�rieux.
�a va te remettre d'aplomb.
�a te dit ?
Allez, je reviens.
Tiens.
Vas-y.
- Tu te sentiras mieux. - Bois-le, toi.
Bois-le.
Vas-y.
Vas-y. Il n'y a pas de souci.
Bois-le.
Pourquoi t'es cynique ?
Je te pr�pare une boisson,
et tu crois que je veux te faire chier, te faire du mal ?
Tu crois vraiment que j'aurais bu ce truc-l�, pourquoi ?
- J'y comprends rien. - Pourquoi t'es si cynique ?
- Qu'est-ce que je t'ai fait ? - Tu crois que j'essaie de t'avoir ?
Je veux juste t'aider, mon pote.
- T'es un putain de menteur. - Non.
- Je vis peut-�tre dans la rue... - Quoi ?
Je vis peut-�tre dans la rue, mais je suis pas con.
Tu me prends pour un con.
Mais pas du tout. Je te promets.
C'est bon. Je t'en refais un autre.
Viens, l�. Viens !
Je te l'ai pr�par�, alors tu le bois.
�a va aller...
C'est bon.
C'est bon.
C'est quoi, du caf� ?
- Tu crois que t'y �chapperas ? - Bois, mec.
La d�cision a d�j� �t� prise : c'est comme si tu l'avais d�j� bu.
Tu ne peux pas t'en sortir, pig� ?
Allez.
C'est juste du caf�, avec un peu de sel, allez !
Bois.
�a sent bon.
Sens-le. Tu peux le faire, mec.
�a te dit ?
Tu sais ce qui t'attend ?
Il est pas con, il va le boire.
- T'as pas le choix. - S�rieux.
T'en mourras pas.
- J'ai pas envie de le boire. - On est tous contre toi, mec.
Allez ! Vas-y !
Dix, neuf,
huit, sept,
six, cinq,
quatre, trois, deux...
Un !
T'es immonde !
Putain !
C'est d�gueulasse.
�a pue ! Ce que �a pue !
Il faut que tu nettoies �a.
Qu'est-ce que vous voulez entendre ?
Oui, c'�tait �go�ste.
On voulait qu'il nettoie tout.
Et sp�cialement Harry, il est tr�s...
� vous entendre, on croirait
que c'�tait une partie de plaisir pour nous.
Tu sais ce que t'as � faire. Tu m'�coutes ?
Est-ce que tu m'�coutes ?
- Nettoie �a ! - Je vais chercher la serpilli�re.
Tu sais quoi ? Tu vas le faire sans la serpilli�re.
Je veux te voir nettoyer avec ta langue.
T'as qu'� remettre �a d'o� �a vient.
Laisse-le, va.
- Il doit le manger, c'est normal. - Laisse tomber.
- Non. - �a suffit.
Comment �a ? Il a tout d�gueulass�.
- Qu'il apprenne la le�on. - C'est pas un tendre.
Il doit avoir une obsession sur la salet�.
"Le vomi, le vomi, le vomi !"
"Il faut nettoyer."
Je ne vis pas dans une cellule avec du vomi par terre !
T'entends, enfoir� de merde ?
D�gage, mec !
Il m�rite peut-�tre ce qui lui arrive.
Reste par terre !
- Reste calme. - Je suis calme !
Reste � terre !
Tu veux pas manger ton vomi ? Non ?
Tu ne veux pas ?
Regarde-moi �a. Tu le bouffes pas ?
Je vais te forcer.
Viens, l� !
L� ! Je vais te le faire bouffer !
Bouffe-le !
Bouffe ! Bouffe !
C'est bien !
Pourquoi tu fais �a ?
Tu fous la pi�ce en bordel.
T'as vu ce bordel ?
- Pardon ! Pardon. - Nettoie.
Nettoie !
Nettoie.
Vas-y, nettoie, tu m'entends ?
Nettoie, maintenant !
C'est �a.
D�p�che-toi.
Remets-le.
Remets-le d'o� c'est sorti.
Remets-le d'o� c'est sorti !
C'est � toi. Remets-le d'o� c'est sorti.
Remets-le d'o� c'est sorti !
Nettoie.
- J'essaie. Je le fais. - Nettoie.
C'est bien.
J'ai pas �t� t�moin de �a, il a d� se faire mal tout seul.
Physiquement, je suis s�rement moins fort que Mitch.
Qu'ils ne m'aient pas choisi,
c'est un putain de miracle.
J'ai rien fait.
Je ne l'ai pas battu.
Je suis vraiment fatigu�.
Je suis fatigu�.
Tiens, une chemise propre pour toi. �a va aller ?
- �a va. - T'as besoin de rien d'autre ?
Non.
D'accord.
C'est si dur � comprendre ?
Si je...
Si je n'ai pas l'air... de participer...
je me fais niquer sous la douche le lendemain, vous comprenez ?
Ils me font la peau.
Ils me font la peau.
On avait juste envie de l'emmerder.
Qu'ont dit les autres ?
Rien.
C'�tait un moins que rien, on devait le traiter comme tel.
Ils ont tous particip�.
Pourquoi pas moi ?
J'en sais rien, bonne question.
Si seulement...
Je connaissais les cons�quences.
Au secours !
Au secours !
C'est quoi ?
Rien, j'ai appuy� dessus par erreur.
Recommence, et c'est l'isolement.
�a ne se reproduira pas, d�sol�.
Salopard !
Non, arr�te !
Tu veux jouer au plus fort ? C'est �a ?
S'il te pla�t, non !
Non, arr�te, s'il te pla�t.
C'est bon.
- �a te va, salopard ? - Tiens-le !
T'es mort, enfoir� ! Tu comprends ? T'es mort.
Tiens ce sale branleur.
Putain ! Fis de pute !
Va te faire foutre !
T'en veux encore ? Encore un peu, hein ?
C'est ce que tu veux, enfoir� de branleur ?
Esp�ce de merde !
Va te faire foutre !
Fils de pute !
Amenez-le par ici.
Qu'il boive ce truc.
- Qu'il le boive. - Le d�ner est servi.
Bois-le comme si t'aimais �a.
Tu sais que t'aimes �a.
Allez, l�che.
- Attends. - C'est bon ?
Fais comme si c'�tait tes cuisses de poulet pr�f�r�es.
- Il regrette, pas vrai ? - �a te pla�t ?
C'est un restau trois �toiles !
T'aurais vraiment pas d� appuyer sur ce bouton.
- Il a os� y toucher. - Il lui faut des vacances.
On devrait lui pisser dessus.
J'ai une meilleure id�e. On va lui faire un cocktail.
Regarde, on dirait un b�b� tortue qui sort sa t�te.
�clabousse pas par terre, mec !
J'y touche pas. Je le tiens, tu fais le reste.
Allez.
Allez...
J'en ai plein la main !
Putain !
�a pue.
Merde, c'est d�gueulasse.
Oh, merde.
- Il a pas l'air bien. - Il est fatigu�.
Ouais,
je me serais souvenu d'un truc comme �a.
Je n'avais pas le choix.
Ils m'ont forc� � le faire.
J'en sais rien. Je suis cens� dire quoi ?
R�veille-toi.
Esp�ce de tra�tre, r�veille-toi !
Debout.
Tu veux voir ta maman ?
Tu sais ce qu'on fait aux mecs comme toi ?
Balance. Je vais te montrer.
Je vais te d�foncer le cul, enfoir� de mouchard !
Tu te fous de moi, sale branleur ?
Je t'emmerde, petit branleur.
Prends �a, encul� !
Tu veux voir ta maman ?
Branleur !
- Connard ! - Je savais pas que t'�tais homo.
- Il y a une premi�re fois pour tout. - �a va ?
- C'�tait tordu ! - Tordu ?
Tu parles, il demande que �a.
Allez-y ! � qui le tour ?
On reconna�t, on regrette...
Et ensuite...
Ensuite, il...
La curiosit�.
Eh bien...
Il a...
pris le manche � balai.
J'y repense tous les jours.
Je vous l'ai d�j� dit, je suis vraiment d�sol�.
Eh bien...
Disons que je lui ai enfonc� un b�ton dans le cul.
Je regrette.
Oh, putain...
Maintenant, �a pue la merde.
C'est une mauvaise journ�e pour toi.
Tu vas encore appuyer sur le bouton ?
Bouge ton cul de l�, et d�barrasse le plancher, vite.
Il a appris la le�on, hein ?
- C'est �a. - Tu vas nettoyer ?
T'en penses quoi, Peter ? Il doit nettoyer ?
Je crois que �a suffit.
Excuse, j'ai pas entendu. R�p�te voir.
- Je crois que �a suffit. - �a suffit ?
Tu dis... Il dit que �a suffit.
- Il nous la joue innocent. - Je sais.
On doit �tre s�rs d'avoir tous appris la le�on. Toi, moi...
- Je dis que �a suffit comme �a. - �a veut dire quoi ?
Je te suis pas, tu participes depuis le d�but.
- L�, tu joues les saintes-nitouches. - T'as pas particip�, peut-�tre ?
- Non ? - T'es dans la merde.
Tu veux appuyer sur le bouton rouge ?
Non, pas �a.
Bouge pas.
Je te conseille pas de jouer les innocents, connard !
- T'as pas int�r�t. - J'�tais l�, je t'ai vu faire.
T'as particip� depuis le d�but, petite ordure.
- Tu sais que t'es un vrai connard ? - R�fl�chis, d'accord ?
- Ne me touche pas. - Enfoir�.
Ne me touche pas.
Il s'est retourn� contre nous. Il a appuy� sur le bouton.
T'en fais pas. On est tous dedans.
Tu lui as donn� � boire, hein ? T'as oubli� ?
- J'hallucine ! - Balance pas !
Il se la joue innocent, maintenant.
On lui r�gle son compte et on s'occupe de lui.
Pas la peine, il est dedans jusqu'au cou.
Il peut pas y �chapper, il le sait.
On est tous mouill�s.
Compris ?
Alors, fais gaffe � ce que tu fais.
Regarde ce qui t'attend.
Regarde ce qui t'attend.
Qu'est-ce qui se passe, l� ?
Toi, t'es... Il est r�veill� ? Mec !
T'inqui�te, il va bien. Tu vas appuyer sur le bouton ?
Tiens, �a va te r�veiller ! Sens-moi �a !
Mec, r�veille-toi !
Regarde-moi �a.
Tu sens �a ? Tu veux y go�ter ?
- Debout ! - Tu dois encore nettoyer.
Putain d'enfoir�, r�veille-toi !
- Il faut que tu nettoies le balai. - L�ve-toi !
L�che-moi, je te dis de me l�cher !
Quel enfoir� !
Reste plut�t dans ton coin.
�a vaut mieux.
- Laisse-le, maintenant. - Je vois. Reste dans ton coin !
T'as compris ?
Il devrait l�cher ce truc. T'en penses quoi ?
J'en sais rien.
Et toi, Peter ? Tu veux l�cher ce truc ?
�a t'avance � quoi ? Tu lui as d�j� tout fait.
- Tu veux nous balancer ? - Non.
- Mais... - Tant mieux !
Tu nous balances pas.
Tu nous balances pas !
T'en fais pas, je serai gentil.
C'est cool ?
Ouais, c'est �a.
Nettoie-le bien.
Il faut qu'il soit propre.
Joue pas la com�die. Qu'est-ce que tu nous fais ?
- Debout ! - L�che-le.
- Suce-le. - L�che-le bien.
- Tu vois ? - Qu'il soit bien propre.
- Tu veux qu'on te fasse pareil ? - Quel porc.
Il commence � bouger.
Il a boug� ! Tu vas te lever ?
Il essaie de jouer les victimes.
Il respire, mec, il va bien.
Il nous fait sa mijaur�e. Putain !
- Il faut juste lui laisser le temps. - Il nous fait son num�ro.
Je vais dormir.
Peter, emp�che-le de sonner l'alarme.
- Pas question. - Qu'est-ce que je dois faire ?
Ta gueule.
- Je dis que c'est all� trop loin. - Tais-toi, t'as compris ?
Je suis de votre c�t�, mais c'est all� trop loin.
- On se relaie ? - D'accord.
Je...
Je suis vraiment d�sol�.
Je veux mentir, je veux...
Je veux mentir parce que...
je ne veux pas �tre cette personne.
Donc, s'ils ont dit ce que vous pr�tendez qu'ils ont dit,
ce sont des sales cons et ils mentent.
Il y a autre chose ?
Je peux avoir une cigarette ?
J'ai �t� un salaud,
je suis coupable comme eux, j'ai rien fait,
j'ai pas appuy� sur le bouton, j'ai pas appel� les gardiens,
j'ai pas os� leur dire non, j'ai rien fait
alors qu'il se faisait enculer avec un manche � balai !
Je ne les ai pas arr�t�s, parce que j'avais peur d'eux.
Bon.
Ensuite...
ils ont regard� la t�l� comme s'il s'�tait rien pass�.
Mitch...
Il a pass� 30 minutes � ramper d'un bout � l'autre de la cellule.
Je pense que t'as raison.
Il a appuy� sur le bouton.
Il l'a m�rit�.
Il l'a m�rit�, apr�s tout.
C'est �a.
Il a appuy� sur le bouton.
S'il y a un truc � ne pas faire, c'est �a.
On a fait des conneries.
De grosses conneries.
C'est all� beaucoup trop loin.
Qu'est-ce qu'on va faire ? Qu'est-ce qu'on va faire, hein ?
Ils vont venir ici, et ils vont le trouver.
Ils vont voir le sang, les bleus et les serviettes.
Il faut faire quelque chose.
J'ai trop peur.
Qu'est-ce que tu proposes ?
Il avait un dr�le de regard comme s'il voyait � travers les murs.
Pourquoi c'est arriv� ?
J'esp�re que c'est bient�t fini, je vous ai dit toute la v�rit�.
J'esp�re que ce sera suffisant.
Je vous jure, je suis vraiment d�sol�.
M�me s'il avait les yeux ouverts,
il regardait � travers vous.
Je crois qu'il savait ce qu'ils allaient lui faire.
Je pourrais plus...
Je suis pas assez fort pour survivre une semaine de plus ici.
Je pourrais pas survivre une nuit de plus ici.
Qu'est-ce que je fais ?
�coute...
Dis ce que t'as � dire, merde !
J'ai lu une histoire qui parlait de deux d�tenus dans une cellule,
et en pleine nuit un des d�tenus se pend.
Quand l'autre se r�veille, il disjoncte compl�tement.
� tel point qu'on l'embarque � l'h�pital psychiatrique.
Au bout de trois mois, on le lib�re.
J'ai pas envie de passer le reste de ma vie derri�re les barreaux.
Pas pour ce truc...
�a ne vaut pas la peine.
Je ne peux pas, j'ai trop les jetons.
Il devrait se pendre ?
- Il faut faire quelque chose. - Faire quoi ?
Je sais ce que tu veux faire. Alors, dis-le, tu veux faire quoi ?
Il faut...
Il faut le forcer � se pendre.
Il faut qu'on le force � se pendre.
On n'a pas le choix.
Mon pote,
toi.
T'entends ce qu'il dit ?
Tu sais de quoi on parle ?
On dit que tu devrais te pendre.
Je sais que c'est un gros truc ce qu'on te demande, mais...
�a nous arrangerait bien.
R�fl�chis.
Tu vas faire quoi ?
Rentrer chez toi ?
Dire � ta maman que tu t'es fait enculer ?
Comment tu vas faire pour exister ?
Je ne crois pas que ta vie vaille la peine d'�tre v�cue.
On a �t� un peu trop loin aujourd'hui.
D�sol�.
D�sol�.
On veut mettre un terme � tout �a.
Sinon tu vas faire quoi ?
Sinon tu vas faire quoi ?
T'es foutu.
C'est ce qu'il y a de mieux pour toi.
La fin de tout.
La fin de ton existence path�tique.
Tu sais, on est...
On est traumatis�s.
C'est traumatisant de voir un pote pendu, t'as les boules.
On sera des victimes.
C'�tait mon id�e.
On ne pouvait plus faire machine arri�re.
Nous, on ne pouvait plus
et Mitch encore moins.
Qu'est-ce que vous insinuez ?
Qu'auriez-vous fait si on vous avait battu,
piss� dessus,
qu'on vous avait broy�,
qu'on vous avait encul� avec un manche � balai ?
Qu'auriez-vous fait ?
Que disent les autres ?
J'avais aucune id�e de ce qu'ils pr�paraient.
- On le pend, ce soir ? - Quoi ?
Tu veux qu'on le pende ?
T'es vraiment incroyable.
"Tu veux qu'on le pende ce soir ?"
C'est �a, ta question ?
Parce que tu crois qu'on a le temps ?
Les putains de gardiens vont venir cogner � la porte dans trois heures.
On les fera entrer, et ils le trouveront avec le cul en sang.
Dans trois jours, on aura peut-�tre le temps de le pendre, non ?
C'est un bon plan ? T'as �cout� ce qu'on a dit ?
- D�sol�, je suis stress�. - Tu disais ?
Je suis stress�, mec.
Je voulais savoir si on �tait tous d'accord.
On va le pendre.
On va le pendre.
On le pendra l�, et le soleil se l�vera
et brillera sur son beau corps mort.
Tu sais quoi ?
Tu vas faire le n�ud coulant.
Je ne veux pas le faire.
- Je ne veux pas le faire. - C'est ton id�e.
Non. C'est ta merde.
- Je ne le ferai pas. - �a te va bien aussi.
Pas moi.
C'est ta merde, mec.
Tu vas faire le n�ud.
Tu feras le n�ud.
On t'aidera � le pendre, mais tu feras le n�ud.
C'est clair ?
Qu'est-ce que tu fais ?
On fera �a � trois.
On le soul�vera ensemble.
Je refuse de faire quoi que ce soit s'il ne participe pas.
Il va nous balancer. Il allait le faire.
Moi, je vous balancerais ?
- Fais le n�ud pour le prouver ! - Moi, je vais vous balancer ?
C'est �a ?
Ferme ta gueule ! Tu me fous la migraine !
La ferme.
On est tous mouill�s, ok ? On est une �quipe.
On fera �a ensemble.
Mais tu dois te salir les mains aussi.
Arr�te de chialer comme une meuf.
On va le faire ensemble.
Je sais pas ce que t'en penses,
mais je commence � le trouver sympa � c�t� de lui.
J'en connais un autre qui m�rite d'�tre pendu.
T'es pr�t, mon pote ? Tu vas y mettre du tien ?
Bien s�r.
Ensuite je l'ai regrett�.
C'est eux qui l'ont fait,
j'ai rien fait pour l'emp�cher, je me suis content� de regarder,
et j'ai rien fait pour emp�cher �a !
Il �tait couch�, l�, tout simplement, et...
On sentait monter la pression.
Allez, mec, arr�te de faire le mort.
Je sais que tu veux mourir, t'en as envie autant que nous.
Fais quelque chose, dis quelque chose.
Je sais que tu peux parler.
All� ?
Je sais que tu veux mourir. Allez.
Bon, on y va.
Bon.
Tu vas nous rendre service.
Mets �a autour de ton cou.
Il faut que �a ait l'air d'un suicide.
Eh ouais.
Vas-y.
Fais-le pour nous.
Fais-le pour toi.
T'as vu �a ?
�a, c'est un homme qui a des couilles.
Je t'adore, vieux.
Je t'adore, viens, l�.
D'accord. Comment on devrait s'y prendre ?
On le soul�ve et Peter fait le n�ud.
D'accord ?
Ouais ?
- Tu te sens pas s�r de tes id�es ? - Qui a eu l'id�e ?
Tu sais quoi ?
Les gens comme toi finissent comme lui.
Compris ?
Alors, tu vas coop�rer.
Apr�s tout, c'�tait son id�e, non ?
Allez.
On y va, hein ? Ouais.
- Tu nous aides ? - Ouais.
C'�tait mon id�e.
- Viens. On le soul�ve. - Allons-y.
Il n'a pas beaucoup r�sist�.
Mais vous savez, je crois...
que je n'ai pas eu assez d'influence sur eux.
J'aimerais que ce soit des salades,
j'aimerais pouvoir mentir.
Je ne peux pas, je me sens tellement mal.
Allez.
- L�ve un peu. - D'accord.
Soul�ve.
- Un. - Deux, trois.
Putain.
L� !
Pense � des trucs joyeux, d'accord ?
Pense � des trucs joyeux. Bient�t tu ne seras plus l�.
Il a p�t�, putain.
- Merde ! - On fait quoi ?
Putain. Tu caches bien ton jeu.
On fait quoi ?
Affreux.
Et merde.
Il ne voulait pas mourir.
Bon, va prendre son drap.
Va prendre son drap !
Tu sais faire un n�ud avec un drap ?
J'�tais tellement fatigu�.
Je voulais juste que �a finisse.
Mitch �tait...
En fait, il �tait...
plus rien.
Attache �a l�-haut !
T'en fais pas, t'auras tes cuisses de poulet.
Mais tu les boufferas pendu.
T'es pr�t ?
Allez, on le soul�ve.
Je ne pouvais pas y �chapper.
Je sentais que...
d�s que les gardes arriveraient on serait foutus.
C'est bon.
Pr�t ? Un, deux, trois.
- Putain. - Mets-le bien sur le seau.
Allez !
Un peu plus.
- �a y est ? - C'est bon.
Putain.
Pense � des trucs sympas, d'accord ?
Pense � des trucs joyeux.
Mitch...
a attach� le drap autour...
de son petit cou de poulet ridicule.
Et...
je crois que c'est Peter qui a fait le n�ud aux barreaux.
Et si je l'avais pas fait ?
Pense � des trucs joyeux.
Vous trouvez que �a a un sens ? Non ?
Pense � des trucs joyeux,
comme les fleurs, des trucs comme �a.
J'en sais rien.
- C'est fait. - Bien.
Mets-le bien sur le seau.
�a y est.
Putain, t'es lourd !
L�. C'est bon.
C'�tait mon id�e.
C'�tait ma faute, mon id�e.
Je suis gentil, tu vois ?
Allez.
Tiens. Tiens, voil�.
Voil�.
Bien.
Putain, c'est chaud. C'est du boulot.
Non.
Je ne me souviens pas.
Tu me fais encore tes yeux vides, �a m'angoisse.
Le mec, il a...
mis le drap autour de son cou.
Donc, d'un point de vue technique, on l'a pas pendu.
C'est lui qui s'est pendu.
Je suis d�sol�.
D'accord ?
Les choses ont �t� trop loin,
mais tu aides vachement le groupe.
- Tu meurs, tu nous sauves la mise ? - Merci, c'est touchant.
Je ne t'oublierai jamais.
Allez vous faire foutre.
Allez vous faire foutre.
Je vous ai dit toute la v�rit�.
Il �tait sur le seau,
et il l'a envoy� balader, cet imb�cile.
C'est vrai qu'� ce moment-l�, on a vu sa vie qui s'�chappait.
C'�tait �mouvant.
Vous savez ?
C'est peut-�tre logique.
C'est peut-�tre ce que j'aurais d� faire.
Je ne les ai pas emp�ch�s de le tuer.
Et �a, je le regrette.
Il aurait d� manger ce putain de dentifrice.
Je crois qu'il va le regretter pour le restant...
Enfin, il ne risque plus de regretter.
Vous savez, mon probl�me ?
Vous savez, mon probl�me ?
C'est que je l'aimais bien, c'�tait un mec tr�s sympa.
Putain...
Debout !
R�veille-toi !
Debout. C'est l'heure du spectacle.
C'est l'heure du spectacle.
Tu sais, tu fais vraiment peine � voir, mec.
C'est la premi�re fois que je vois un cadavre, c'est fou.
C'est plus qu'une carcasse.
Il est tout froid.
C'est dingue.
Alors ? Je donne l'alerte ?
Une seconde.
La sainte-nitouche, t'es pr�te ?
Ouais.
J'ai pas confiance en lui.
- C'est bon, je suis pr�t. - On y va.
Bon, alors on est tous choqu�s et tr�s inquiets, d'accord ?
Inquiets.
Allez...
Quelqu'un s'est pendu dans la 313 !
C'est un suicide ! Mitch s'est tu� !
Mon Dieu ! Mon Dieu !
Putain !
- D�tache-le ! - D'accord, j'essaie.
- Je ne peux pas ! - Il est trop lourd.
Peter, viens nous aider !
Est-ce qu'il respire ?
- Par ici. - Les mains sur la t�te !
- Allez ! - Jack, bouge de l� !
- D�p�chez. - Les mains sur la t�te !
Demande du renfort et un m�decin !
Soul�ve-le ! Allez !
- Il respire encore ? - Tais-toi.
- Vous avez vu quelque chose ? - Non, on dormait.
Il est bien mort.
Jack, mets-toi � genoux.
Il est vivant ?
Il est dur comme la pierre.
�a fait un moment d�j�.
� quoi j'ai pens� ?
Quelquefois il vaut mieux regarder ailleurs.
Le tuer.
C'est pas moi qui commandais.
Je croyais que je pourrais venir ici,
que je pourrais �tre cool,
que je pourrais faire comme si j'�tais pas dans le coup
et que j'avais rien fait.
Mais je peux pas.
J'ai rien fait.
Je regrette tellement.
Je dis oui, on est tous un peu responsables de son suicide.
HARRY KATISH ATTAQUE � MAIN ARM�E, 3 ANS
JACK ULRICH INCENDIE CRIMINEL, 6 ANS
PETER TOMPSON POSSESSION DE DROGUES, 3 ANS
Il te faut du poids.
Pense...
Pense � des trucs joyeux.
Tu meurs, tu nous sauves la mise ?
Compte sur moi.
On le fait ?
D'accord.
Compte sur moi.
�a suffit, mec...
On y est.
T'es carr�ment dingue !
Putain, mec !
�a tourne vraiment pas rond dans ta t�te.
Incroyable. C'est incroyable.
Quel effet �a fait ?
Quel effet �a fait ?
Quel effet �a fait ?
C'est comme ce qu'on dit ? Tu te sens tout puissant ?
Ce qu'il peut �tre laid, comme �a.
Et tout �a � cause de toi, mec.
PETER THOMPSON
CONDAMN� POUR ASSASSINAT EMPRISONNEMENT � VIE
POSSIBILIT� DE LIB�RATION SUR PAROLE
JACK ULRICH
CONDAMN� POUR VOIE DE FAIT ET VIOL
15 ANS SUPPL�MENTAIRES
HARRY KATISH
CONDAMN� POUR VOIE DE FAIT 8 ANS SUPPL�MENTAIRES
MITCH PALMER
VAGABONDAGE, R�SISTANCE � SON ARRESTATION
6 MOIS DE PRISON D�C�D�
Sous-titrage : Diane BARDINET
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