All language subtitles for Da Corleone a Brooklyn (1979)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian Download
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish Download
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish Download
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Don Vito, j'aimerais avoir l'honneur de vous offrir la Sambuca.

Voilà.

Tu as eu raison de déménager à "Nuova York".

Tu aurais dû le faire avant. Ici, les choses ont une autre dimension.

Jusqu'à présent, nous avons fait de bonnes affaires, n'est-ce pas ?

Maintenant que nous sommes ensemble, ce sera encore mieux.

Et puis, tu es parmi tes amis. Nous devons rester comme ça.

Comme les feuilles d'artichaut, comment dit-on en sicilien ? J'ai oublié le mot.

- "Cosca "- Exact, comme la "cosca" de l'artichaut.

Et si tu as la nostalgie du pays, tu trouveras ici tout ce que tu veux.

Salvatore, comment sont les pâtes aux sardines ? Elles sont bonnes ?

En toute modestie, Don Vito, elles sont meilleures qu'à Palerme !

C'est ce que je te disais !

Un fils de pute a joué les balances...

Votre nom.

Fernandez. Je suis un citoyen vénézuélien.

Vous pouvez me montrer votre passeport et votre visa d'entrée ?

Qu'est-ce que tu en penses ? Ça correspond plutôt bien, non ?

Suivez-nous jusqu'au poste de police.

Si vous me le permettez, je voudrais appeler mon avocat.

Ces conneries, c'est bon pour les autres mais pas pour moi !

Détends-toi, calme-toi !

- Personne ne m'a jamais balancé ! - Ça suffit !

Allez, vite !

Qu'est-ce qu'on fait, on le poursuit ?

Et où ? Il faudrait ratisser tout Brooklyn.

On retourne au poste.

Norberto Fernandez, citoyen vénézuélien.

Vito Ferrando, Italien, né à Turin le 6 août 1936.

L'autre était dans sa voiture.

Ferrando ou Fernandez, il est certainement dans le milieu de la drogue.

Et c'est un gros bonnet, d'après celui qui a balancé.

Transmets les photos à Interpol en Italie et au Venezuela.

Voyons s'ils nous disent quelque chose d'utile.

Nous transmettrons ensuite toutes les infos au FBI.

Je voulais vous dire... Les chefs ont aussi eu connaissance de ces infos.

A votre place, j'essayerais de le retrouver.

C'est juste que...

- Vous ne ferez plus rien d'autre. - Bien sûr, bref...

Vous ne dormirez plus la nuit. C'est un conseil, bien sûr.

D'accord.

- Tu connais déjà Palerme, n'est-ce pas ? - J'y suis déjà allé plusieurs fois.

Alors nous sommes tous à ta disposition.

Il y a trois jours, Salvatore Santoro a été tué à Rome...

C'est un boss célèbre de la mafia de Palerme.

Peu avant, il avait dîné dans un restaurant avec deux hommes et une femme.

- On n'a pas réussi à les identifier ? - Non. Aucun témoin.

Et en ce qui concerne les déclarations des personnes présentes, c'est encore pire :

vagues, confuses et différentes les uns des autres.

- La peur. - Plutôt le je m'en-foutisme.

Et donc, encore une fois, la police doit y aller seule.

Et puisque le crime a sûrement été planifié ici,

j'ai décidé de faire un saut de quelques jours.

- Quelques jours ? - Tout est possible.

Au contraire, dans un certain sens, les choses sont plus faciles ici qu'ailleurs.

La mafia, je la connais parfaitement. Comme Salvatore Santoro : tu sais tout ici.

Regarde : spéculation immobilière, drogue, contrebande, trafic de prostitution.

C'est comme une jungle de béton.

Salvatore Santoro contrôlait cette région avec son frère Francesco.

Cette zone est gérée par Michele Barresi, ancien boss de la mafia Corleone.

Je le connais, il a étendu son champ d'action à Rome aussi.

Il semble qu'il gère aussi certains gros kidnappings.

Malheureusement, nous n'avons jamais eu de preuves contre lui.

Il est possible que Santoro ait été tué par un proche qui l'a trahi.

- Ou un homme de Barresi. - Pourquoi pas Barresi lui-même ?

Peut-être, mais c'est moins probable.

Le frère de Santoro pourrait être tué, ou Barresi.

La mafia est imprévisible.

Je ne pouvais que faire surveiller Santoro, puisque Barresi est introuvable.

En avant !

- Bonjour, Monsieur. - Bonjour, Lo Cascio.

Danova, tu peux me recommander un hôtel ?

Si vous le permettez, ma belle-sœur a une pension. Modeste, mais très propre.

D'accord, va pour la pension de ta belle-sœur.

Vous souhaitez rester combien de temps, Monsieur ?

Je ne sais pas, ça dépend. Mais ne m'appelle plus "Monsieur".

- Oui, Monsieur. - Eh...

Don Francesco, mes condoléances pour la mort de votre frère...

Un homme qui a toujours fait le bien.

Merci, Jésus-Christ a aussi été trahi par Judas.

Allons-y.

Santoro !

Fonce ! Allez !

Une camionnette blanche Alfa immatriculée 22-28-39 !

Elle vient de sortir de Vucciria !

Allez, fonce !

Ils se dirigent vers le quartier de Calla par l'allée de Piana Fonderia !

Attention ! Tourne !

Tourne !

Marche !

Arrêtez ou je tire !

Il est blessé à l'épaule.

Lo Cascio, avertis le central. Recommande la plus grande prudence.

Emmenons-le au centre médical de la police, comme ça ce sera plus calme.

Oui, tout de suite.

C'est comme si Barresi avait signé le meurtre de Vucciria.

Voici Salvatore Scalia, son bras droit, et sa sœur Liana, son amante.

- Et lui ? - Lâche-moi !

Un autre homme de Barresi. L'autre est un voleur

de voitures, il n'a aucun lien avec la mafia.

Le mort, je le connaissais, c'est Salvatore Scalia.

Allez, qu'on sorte en premier.

"Les trois assassins de Francesco Santoro : deux ont été arrêtés, un tué.

"Le mort s'appelait Salvatore Scalia". Oui, Scalia.

C'est incroyable ! "Salvatore Scalia mort".

C'est sans doute ce journaliste qui est arrivé peu

de temps après, et il a aussi pris une photo.

Idiot ! Tu étais tellement pressé que tu n'a même pas fait attention.

Passez-moi "II Giornale di Sicilia".

- Attends plutôt les démentis de demain. - Pourquoi ?

Je ne sais pas, mais je pense que c'est une occasion à ne pas manquer.

Peut-être que quelqu'un fait un faux pas. Cet homme arrêté hier, par exemple.

Celui-là n'a pas parlé et ne parlera pas.

- La sœur de Scalia, Liana. - Tu peux faire une croix dessus.

En tout cas, nous aurons plus de temps pour l'interroger, non ?

Ok. Espérons que nous n'aurons pas d'ennuis.

En cas d'ennui, ils te transfèrent de Palerme et t'envoient à Montecatini Terme.

Alors tu en profiteras pour soigner ton foie, hein ?

Il n'est pas encore en état d'être interrogé.

Pas pour les blessures à l'épaule : il ne s'est pas encore remis du choc traumatique.

Quand puis-je lui parler ?

- Peut-être demain ou après-demain. - D'accord.

Pour celui qui est mort dans un incendie, j'ai fait un miracle, non ?

Tu as lu les journaux ? Maintenant tu dois faire un autre miracle.

Il faut que les nouvelles ne fuitent pas avant demain, que la mort semble vraie.

Ok, si tu y tiens...

Ici, le personnel est de confiance et je

- réponds personnellement d'eux. - Merci, à plus tard.

Vous avez vu la boutique de la sœur de Scalia ?

Passons prendre Danova et puis rendons-lui visite.

Quelle chance de naître femme !

Même si tu étais né femme, personne ne t'aurais acheté de fourrure.

Pourquoi ? Je suis moche ?

Où est Danova ?

Il est à la conférence de presse.

Il a dit que si vous voulez, vous pouvez le rejoindre.

Non, il a plus de courage que moi pour ces choses-là, des nouvelles ?

Sur le meurtre de Santoro, rien.

Ceci est arrivé avec le télex de New York via Interpol à Rome :

une valise retrouvée avec deux passeports, un italien et un vénézuélien.

Il est Italien. Je ne me souviens pas qui il

est, mais je le connais. J'ai un pressentiment.

Il doit bien être dans les archives d'un commissariat.

- Dites à Danova que je vais rendre visite à Liana Scalia. - D'accord.

Lieutenant Berni !

- Où est cette photo ? - Laquelle ? - Le télex.

Retrouvez les photos de Barresi dans les archives.

Nous n'avons pas de fiche signalétique, il n'a jamais été arrêté.

- Même pas une seule ? - Je suppose que Danova les a mises à l'abri.

- Alors va les chercher ! - Oui, Lieutenant.

Il s'est bien foutu du nous, ce salaud.

- Je te sers une nouvelle sur un plateau d'argent. - C'est-à-dire ?

Michele Barresi a été signalé à New York sous un faux nom.

Il s'est refait une beauté et s'est mis à l'abri.

Son entreprise continuait à tourner sans lui.

Je crains qu'il ne s'agisse d'une occasion manquée.

En Amérique, avec la mafia qui le protège, qui sait quand ils le rattraperont.

Pas forcément, s'ils l'ont déjà identifié

pour un tuyau,

ça peut arriver une deuxième fois, non ?

Nous devons contacter New York immédiatement.

Avec un peu de chance, nous pourrons peut-être lui mettre le grappin dessus.

Et on pourra faire jouer l'extradition.

Je suis sûr que ce soir-là au restaurant,

il y avait à la fois Salvatore Santoro, Barresi, Scalia et Liana.

- Les descriptions ne correspondent pas. - Je ne suis pas d'accord.

Et puis, nous avons aussi les deux témoins à portée de main,

dont un avec une accusation de meurtre sur les épaules.

Qu'en dis-tu ?

Tout est réglé.

L'avocat définit maintenant la cession de la boutique.

J'ai peur, je n'en peux plus !

J'ai l'impression que la police est sur mon dos, et qu'elle va

m'arrêter pour n'importe quel motif.

Ils ne le feront pas, Liana, sois tranquille.

Et puis tu pars demain, pour New York.

Mon frère aussi a dû partir, et ces charognards l'ont tué.

Ce fut une grande souffrance. Tu savais combien nous étions amis.

Je ne veux pas retourner dans ce pays.

Michele Barresi, un dangereux criminel,

soupçonné de faire partie de divers rackets mafieux.

Vous nous rendrez un grand service en l'arrêtant.

C'est dans notre d'opérer contre dans le trafic international de drogue.

Cela nous fait penser que c'est lui.

Pouvez-vous nous envoyer ses empreintes digitales ?

Malheureusement, nous n'en avons pas.

C'est dommage de ne pas avoir les empreintes de Barresi, hein ?

Selon la loi, il nous faut au moins un témoin pour l'identifier.

Bien sûr, la loi est comme ça chez nous aussi.

Lieutenant Sturges, si vous pouvez l'arrêter, tenez-nous au courant...

Alors je viendrai à New York avec un témoin pour l'identifier.

Oui, une femme. Merci.

A mon avis tu t'es un peu trop précipité.

Je le pense aussi.

Mais rassure-toi : s'ils peuvent l'arrêter, Liana Scalia témoignera.

Je ne sais pas comment, mais je trouverai en chemin.

Pour la convaincre, il suffirait de mettre

un peu de drogue dans une de ses fourrures.

Charognard ! Et tu le gardes toujours dans ton bureau ?

Que dit la police de New York ?

- Elle te cherche. - Et elle ne me trouve pas, comme dit la chanson.

Mais je ne peux pas continuer à moisir ici !

Merci à mes amis qui n'auraient pas pu me trouver un meilleur endroit,

et une plus belle compagne que Jennifer.

Mais l'avocat, nous devons trouver une solution.

Je l'ai déjà trouvée.

Serait-ce le cas ?

- Tu dois te livrer toi-même à la police. - Et ta sœur ?

Crois-moi, c'est la meilleure idée.

La police américaine n'a pas la moindre preuve sur vos affaires.

Ils n'ont juste que cette dénonciation de rien du tout.

Tôt ou tard, nous saurons aussi qui en est responsable.

Si les choses étaient différentes, vous seriez déjà dans le collimateur du FBI.

Que reste-t-il ? Entrée illégale.

Vous serez condamné à des amendes et expulsé.

J'ai passé un peu de temps au Mexique et je

suis revenu bronzé et avec les papiers en règle.

- J'ai pensé à tout. - Bravo, l'avocat, mes compliments !

Mais il y a un petit problème : j'ai deux mains

et un visage et je les avais en Italie aussi.

Ils ne m'ont certainement pas oublié.

Si nécessaire, ils enverront ma photo d'ici pour leur rafraîchir la mémoire.

Tu crois que ces bouseux n'aimeraient pas mettre la main sur moi ?

Pour l'histoire de Salvatore et Francesco Santoro ?

Emballé, remis à la police américaine et expédié au pays !

Pour l'histoire de Palerme, tu n'as rien à craindre.

Je sais que j'ai un alibi, j'étais en Amérique, mais pour Rome ?

Il n'y a pas de danger. Il y avait deux témoins.

L'un, Salvatore Scalia, est mort, tué...

L'autre est Liana, ta femme, qui arrive demain.

- Tu peux lui faire confiance. - Mais de quoi tu parles, l'avocat ?

Je ne fais pas plus confiance aux hommes qu'aux femmes !

Et puis, Liana est une vieille histoire, elle appartient au passé.

Il vaudrait mieux que ça le soit pour toujours.

Qui est là ?

- C'est moi, Peppina. Ouvre. - Oui. Un instant.

- Tu as apporté le billet ? - Oui, le voilà.

Allez, entre.

- Tu veux un whisky ? - Oui, merci.

A quelle heure part l'avion ?

Non !

C'est signé Barresi.

Tu as peut-être raison : convaincu que Salvatore Scalia est mort,

il a fait éliminer la seule personne qui pouvait témoigner contre lui.

Peut-être que Liana était la femme qui était au restaurant.

- Tu vois comment les comptes se règlent ? - Je l'ai trouvé !

C'est un billet pour New York. Le vol est aujourd'hui à 15h30.

Continue. Quelle fin brutale.

Dépêchez-vous d'effectuer les relevés et de me les amener le plus vite possible.

Laisse tomber. Comment veux-tu qu'on trouve qui l'a tuée ?

Et donc ?

Donc rien, on avait deux cartes à jouer contre Barresi.

Eh bien, maintenant il n'y en a qu'une seule : Salvatore Scalia.

Où puis-je trouver le lieutenant Sturges ?

Oui, c'est moi-même. L'autre jour, vous me cherchiez, qui sais où.

Et au lieu de cela, me voici ici.

Bonjour, mon client se présente de lui-même à la police.

Il veut clarifier sa position.

Alors vous avez tout prévu,

où du moins vous le croyez.

Sous quel nom devrions-nous vous enregistrer ?

Ferrand, Fernandez ou Michele Barresi ?

Michele Barresi, qui est-ce ?

Trafiquant de drogue, bourreau, kidnappeur, tueur !

Je m'appelle Vito Ferrando, je n'ai rien d'autre à dire.

Je vais déposer une demande de liberté provisoire pour mon client aujourd'hui.

Je ferai tout ce que je peux pour m'assurer qu'elle ne sera pas accepté.

On n'aime pas les mecs comme toi.

L'autre jour, tu es tombé dans la merde et

maintenant tu veux prendre une douche, c'est normal.

Allez.

Je commençais à m'inquiéter que vous n'ayez pas encore donné signe de vie.

T'as quelque chose à nous dire, Scalia ?

Moi ? C'est vous qui posez les questions.

Ce n'est pas nécessaire. Tu as tué Francesco Santoro sur ordre de quelqu'un.

Michèle Barresi, pour être précis.

Barresi ? C'est quoi le rapport avec lui ?

- Je ne l'ai pas vu depuis longtemps, je ne

sais même pas où il est. - Il est à New-York.

Il a été arrêté sous un faux nom pour entrée illégale aux États-Unis.

La police américaine le garde au chaud et attend qu'on l'identifie.

C'est son problème. Et de toute façon, je ne pense pas que ça l'empêche de dormir.

Et quand vous l'aurez identifié, qu'en ferez-vous ?

S'ils le chassent d'Amérique, il ira où il voudra.

A Paris, à Londres, mais aussi à Palerme, s'il part.

Oui, oui, mais il ne voit pas les choses aussi simplement.

Il s'inquiète de l'assassinat à Rome, avec vous et votre sœur comme témoins.

- Vous allez donner des noms, commissaire ? - Non, tu ne l'intéresses pas.

Par erreur, un journaliste a écrit que tu as été tué dans la fusillade.

Oh, c'est vrai, hein ?

Maintenant je comprends certains regards, certains demi-mot du médecin...

Pas mal, ce sont des choses qui prolongent la vie.

Oui, à toi, mais pas ta sœur.

Michele Barresi l'a fait tuer cette nuit.

Mais qu'est-ce que tu racontes, flic ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Regarde.

Lâche... sale lâche, Si je le retrouve, je le massacre !

Quand ? Dans vingt ans, quand tu sortiras de prison.

Tu n'as qu'une seule façon de te venger :

témoigne contre lui en Amérique, alors je te le livrerai.

Faire la balance ? Moi ? Vous me prenez pour qui ?

Alors, pendant qu'il profitera de sa vie, tu moisiras en prison,

et ta sœur pourrira sous terre.

Écoute, Scalia : il n'y a pas d'issue. Si ce n'est pas toi

qui agit le premier, il te feras tuer de toute façon, même en prison,

pour éliminer le seul témoin restant.

Fils de pute.... fils de pute !

D'accord. Je viendrai avec vous à New York.

Tu es jaloux, hein ? Maintenant tu as pris une grande responsabilité.

Le juge a aussi dit ça.

Ça n'a pas dû être facile d'obtenir une autorisation.

En fait, c'était loin d'être facile.

Au pire, ils m'enverront aussi à Montecatini Terme.

Pourquoi n'as-tu pas attendu que Scalia aille mieux ?

Avec les avocats qu'a Barresi, il sera libéré sous caution dans quelques jours.

- Salut. - Salut.

Vas-y.

J'ai pensé qu'on s'arrêterait le moins possible,

j'ai pensé à faire du café.

- Vous en voulez ? - Non, merci.

La blessure ? Comment ça va ?

Soyez-en sûr, j'arriverai à New York.

- Tu ne vas pas bien, hein ? - Ça va, je vais bien.

Non, c'est mauvais, je l'avais remarqué.

Le pansement doit être refait, la plaie peut être infectée.

Donne-moi la clé des menottes. Allez, donne-moi ça !

Allons-y.

Donnez-moi 20 jetons.

Regarde qui est là ! Ce fils de pute de Scalia !

Il vivant et il se balade avec les poulets, qu'en penses-tu ?

Ici Berni, passez-moi Trani.

Avec ce pansement, vous pouvez faire Rome, New York et revenir !

Maréchal, vous avez envie de plaisanter, pas moi.

Je voulais juste la confirmation.

À 9h45, vol TWA 927.

Très bien, c'est bon de votre côté ?

Attention !

Dégage !

Ça devait arriver à moi, je n'ai rien à me reprocher, il est venu sur moi !

Appelez une ambulance. Tout de suite !

Pardon.

Ce n'est rien, heureusement.

- Une ambulance arrive. - Vous les avez eus ?

Un s'est échappé et l'autre est mort.

On y va, d'accord ?

C'est dommage : j'espérais venir à New York avec vous.

J'aurais pu vous être utile, je parle très bien

l'Américain "di Broccolino" (Brooklyn).

- Occupez-vous du Maréchal. - Oui. - Soyez sur vos gardes...

Maintenant que ces criminels vous ont découvert, ce sera dur.

Giuseppe Caruso, né à Corleone le 26 octobre 1943.

- Tu le connaissais ? - On a grandi ensemble.

Attends-moi ici, je vais parler au commissaire.

Maintenant que tes amis nous ont découvert,

nous devrons trouver un autre moyen d'aller à Rome.

Je n'aurais jamais imaginé ça. Nous faire poireauter comme ça !

Alors comme ça, Scalia est en vie, et peut-être qu'il

a fait copain-copain avec la police.

Je suis vraiment content que tu aies eu cette idée géniale !

Calme-toi !

S'ils l'ont convaincu de témoigner, il n'arrivera jamais à New York.

- J'ai parlé à Palerme tout à l'heure. - Et toi, tu es un grand avocat ?

Est-ce que tu sais qu'un témoin peut être plus dangereux mort que vivant ?

C'est comme une bombe qui t'explose dans la main !

Tu sais pourquoi je n'ai pas fini les pieds dans le béton, au fond de la mer ?

Parce que quand Angelo Monterosso a voulu me dégager,

j'ai écrit une déclaration sous serment avec

tout ce que je savais sur cette merde !

Heureusement, Salvatore Scalia n'appartient pas à ma race.

C'est un type impulsif, un fonceur.

Il ne pensera qu'à vider son chargeur sur moi.

L'avocat, reviens me voir bientôt, et avec de bonnes nouvelles.

Attends.

Tu te souviens de ta promesse ?

La fille de cette malheureuse est malade.

Appelle un médecin, elle doit être opérée, elle a besoin d'un bon chirurgien.

Accordons-lui cette faveur.

- Merci beaucoup. - Merci beaucoup, Monsieur.

Dans une demi-heure, nous arrivons à Cassino, et vers 10h00 à Rome.

Heureusement qu'on a trouvé ce train.

Espérons qu'ils ne le trouveront pas non plus.

Je fais tout ce que je peux pour éviter d'autres mauvaises rencontres.

Ah, alors vous vous inquiétez pour moi !

Je croyais que la police ne se préoccupait pas de ça.

Prends les cartes, ça fera passer la demi-heure.

Coupez.

Quand on joue aux cartes, les quatre épées, ça veut dire la mort.

Joue, comme ça rien ne t'arrivera.

En ce qui me concerne, faites-en sorte de garder les yeux ouverts.

Je jure que j'arriverai à New York.

Arrête de penser un peu, pour une fois.

Ton cerveau n'a pas arrêté un seul instant : "Tic tac, tic tac".

C'est depuis hier que tu y penses :

à la façon dont tu t'échapperas, dès arrivé à New York, pour tuer Barresi.

Jouez, et jouez bien !

Parce qu'un rien suffit :

un moment de distraction suffit, et j'y fais attention, d'accord ?

Scopa !

Saute !

Peur, hein ?

Disons que je ne veux pas prendre de risques.

Au point où on en est, il aurait aussi dû vous tuer.

Je parie que vous ne vous y attendiez pas.

- Taxi ? - Je vous en prie.

A Rome.

Comment ça ? Le train n'allait pas à Rome ?

De nos jours, on en voit des vertes et des pas mûres.

- Combien ça fait ? - 50,000 lires.

Je vous remercie.

- Qui est-ce ? - Moi, Giorgio.

Giorgio !

- Que se passe-t-il ? - Je t'explique après, entre.

On passe par Rome, on part demain matin.

J'ai perdu les clés de mon appartement, alors je me suis dit...

Désolé, ce n'est que pour quelques heures.

Nous ne te dérangerons pas.

Oui, mais parle moins fort, la petite peut se réveiller.

Elle fait encore des caprices pour ne pas se coucher tôt ?

Non, depuis qu'elle n'attend plus que tu rentres.

Notre séparation t'a fait du bien.

- Je peux la voir ? - Bien sûr.

Elle a grandi.

En la voyant de mois en mois, tu penseras toujours qu'elle grandit.

- Tu as raison mais, le travail... - L'histoire habituelle.

Comment va ta vie ?

Je n'ai pas d'autre homme, si c'est ce que tu veux savoir.

Ce serait ton droit.

Je ne t'ai pas quitté parce que j'avais un amant,

mais parce que nous n'avons jamais été ensemble !

Et parce que j'étais folle de l'idée qu'ils

te tuent à chaque fois que tu sors.

Je constate que cette situation n'a pas changé ces dernières années.

Qui est cet homme, celui que tu as arrêté et que dois protéger ?

Je ne pouvais pas l'emmener chez moi, ni au commissariat.

Mais tu ne crains rien.

Personne ne sait que nous sommes ici.

Qu'est-ce qui ne va pas ? Vous voulez boire quelque chose ?

Non, rien, merci.

Oui, allô ?

Il y a une erreur, ici il n'y a pas d'Astutato.

Astutato, c'est moi !

En sicilien, "Astutato" signifie : condamné, brûlé, mort !

Alors ils nous ont suivi.

C'est inutile, vous n'avez aucune chance de leur échapper.

Tu ne me connais pas, moi si.

Allô, Accardi ? C'est Berni.

Tu dois me rendre un service tout de suite :

tu dois venir chez ma femme. Oui, ma femme !

Tu dois l'accompagner, elle et la fille de ses

grands-parents à Ladispoli, oui, salut.

Je suis désolé de t'avoir mis dans cette merde, je te téléphone, d'accord ?

- Où allez-vous maintenant ? - Ne t’inquiètes pas, salut.

Allez, viens.

- Ça va ? - Oui.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? - Rien.

- Tu vas bien ? - Oui, tu as les clés de la voiture ?

Je t'accompagne, je suis descendue exprès.

- Et la petite ? - Elle est chez la voisine.

- Bien, allons-y. - Oui.

La police arrive, je l'ai appelée.

- Tu as dit qui tu étais ? - Bien sûr. - Alors, démarre, vite !

Tu comprends, il faut que la police soit en-dehors

de ça, sinon on va encore avoir des ennuis.

On ne peut plus faire confiance aux magistrats

ou au commissariat.

Je ne sais même pas comment j'ai fait pour avoir l'autorisation de quitter Palerme.

Dis-moi, toi qui connais bien des amis, que vont-ils faire maintenant ?

Ce n'étaient pas mes amis, c'était de la main-d’œuvre romaine.

- Ça veut dire qu'à Palerme, ils n'ont pas réussi à s'organiser. - Tant mieux.

Nous sommes à sec d'essence.

Tu n'as pas perdu la mauvaise habitude de partir sur la réserve, hein ?

On dirait qu'on fait exprès de se mettre en danger.

- Tu as des billets à partir de mille ? - Non.

- Voilà, Mme. - Merci. - Dépêche-toi, Paola.

Baisse-toi.

Hé, ma belle ! Tu as besoin d'un coup de pompe ?

Alors, on fait quoi ?

Hé, t'es fou ? Tranquille, j'ai rien dit !

Roule !

En fait c'est toi qui oubliait

- de mettre de l'essence. - C'est vrai.

Tourne à gauche, vite !

Arrête !

Passe par le garage. Baisse-toi.

Maintenant, on prend une chambre.

La seule façon de passer inaperçu, c'est de nous faire passer pour

- un couple d'un soir. - D'accord, attends ici.

- Je reviens tout de suite. - Vous pourriez vous sauver.

On ne sait jamais.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Vous avez des bagages ? - Non, nous n'en avons pas.

J'imagine donc que vous ne comptez pas rester longtemps.

- Juste pour cette nuit. - D'accord. Puis-je voir vos documents ?

Bien sûr.

Merci. Les vôtres ne sont pas nécessaires, Mademoiselle.

- Bonne nuit. - Merci.

Oui ?

Tu as entendu ? Ils ont dit que tu étais jolie femme.

Non, ils ont dit que j'étais une pute.

Mme Pascucci, c'est Paola. Tout va bien ?

Bien sûr, elle est très gentille et je n'ai pas

pu lui cacher que j'étais un peu inquiète.

Accompagnez-la au jardin d'enfants demain s'il

vous plaît. Je ne pourrai pas encore être là.

D'accord, merci.

Elle s'est endormie presque immédiatement.

Ce n'est pas le moment de s'inquiéter, elle est

- entre de bonnes mains. - C'est mieux comme ça.

Bravo ! Vous vouliez me mettre à l'épreuve.

Et tu n'es pas tombé dedans.

Si vous l'avez laissé là, c'était obligé qu'il ait été déchargé.

Vous n'êtes pas dupe.

Toi non plus. Tu as pas besoin de quelque chose ?

- Rien. - Et la blessure ? - Elle est toujours là.

Si tout va bien, à quelle heure arriverons-nous à New York ?

Si tout se passe bien, à midi, heure locale. Pourquoi ?

Comme ça...

Avant, on avait une raison pour se parler.

Oui, nous parlions de tout.

- On avait juste besoin de peu, hein ? - Encore moins.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je croyais que vous vouliez baiser sans être dérangés.

J'avais tort.

Allez, entre, connard.

- Nous sommes à l'heure ? - Bien sûr, nous devons

simplement prendre les visas et embarquer.

Quand est-ce qu'on va arriver à cet aéroport de merde ?

Du calme, on est presque arrivé.

Il y a eu un accident !

- Fonce, accélère ! - Attention !

Accélère !

- On n'y arrivera pas ! - Accélère ! - J'ai peur !

Vous voulez pas vous mettre d'accord ?

Laisse, je m'en occupe.

Pourquoi ne t'es-tu pas arrêté ?

Maintenant ce n'est plus nécessaire, nous sommes à l'aéroport.

Excuse-moi, c'était plus fort que moi.

Tu as bien agi. Et nous sommes aussi en avance !

Mais... ils nous ont fait faire une belle course. Nous devons entrer par la douane.

- Paola, je... - Ne me dis rien, tu le diras

quand tu reviendras, tu me diras tout.

- A bientôt. - A bientôt.

- Salut, Berni. - Salut.

Tout va bien, vous devez embarquer tout de suite,

vous n'avez pas besoin de passer par le contrôle. Voilà.

Il y a à l'intérieur ce qu'il te faut, même le rasoir.

Bien sûr, les noms ne sont pas sur la liste des passagers.

Bien sûr, allons-y.

Tu as perdu !

- Non ! T'as triché ! Les dés sont truqués !

Qu'est-ce que t'as dit ? Je vais t'les faire

bouffer, Portoricain d'mes couilles !

Donne-moi le fric ou je te taillade la gueule !

Non, c'est pas ton argent !

Donne-le moi, connard !

Quel beau geste tu fais là !

- Il m' a traité de tricheur et... - Et il ne se trompe pas.

Tu t'es foutu de lui ! Un pauvre malheureux Portoricain !

Sale merde ! Donne-moi l'argent !

- Merci, Monsieur, merci beaucoup. - Dégage.

Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Qu'est-ce qui

- se passe ? - Rien. - Il ne s'est rien passé.

J'ai échangé deux mots avec eux.

Retournez tous dans vos cellules. Dispersez-vous, allez !

Bonjour, Don Michele, J'ai de mauvaises nouvelles.

J'ai tenté quelque chose avec le juge, mais ils nous ont grillés.

- Mais de quoi tu parles bordel ? - Il faut être patient.

Scalia est comme une mouche qui se trouve au milieu d'une toile d'araignée.

Plus elle s'agite pour se libérer,

plus elle se rapproche de la mort.

- Tu n'as pas pu demander un appel ? - Malheureusement non.

Désolé de vous déranger, mais tu changes d'hôtel,

tu es transféré dans une autre juridiction.

On te réserve un juge sur mesure.

Emmenez-moi plutôt voir un juge fait selon vos mesures.

J'aime votre justice.

Oui, je comprends, je serai au bureau dans quelques heures au plus tard.

Lieutenant Sturges !

Bienvenue à New York ! Je prends votre sac.

Comment s'est passé le voyage ?

Bien qu'ils aient essayé de nous faire dégager

deux fois, ça n'aurait pas pu être mieux.

Ici aussi, nous devrons faire preuve

de vigilance si nous ne voulons pas d'ennuis.

J'ai déjà pris quelques précautions, mieux vaut sortir par derrière.

Nous partons avec ceci.

- Et Michele Barresi ? - Je l'ai pris en charge personnellement.

La dernière fois que je l'ai vu, il semblait moins sûr de lui.

Je l'ai pris en flagrant délit de tentative de corruption de la justice.

C'est l'un de ces criminels pour lesquels

un policier peut se préoccuper toute sa vie.

C'est exactement ce que j'aimerais éviter.

C'est un hôtel très discret.

Il y en a des centaines ainsi. Ça m'a semblé être la meilleure solution.

Je viendrai vous chercher demain matin à 8h00.

Le juge Carlson est toujours très ponctuel.

Si nous arrivons en retard, il peut clore l'audience à 10h05,

laissant ainsi Barresi en liberté provisoire.

- Viens. - J'ai mis un agent dans le couloir, pour la surveillance.

- Essayez de passer un bon moment. - Avec ça.

Bien sûr, nous avons une partie en cours.

- Au revoir. - A revoir.

J'ai gagné.

Et j'ai gagné avant. Nous sommes à égalité, non ?

Ce n'est pas en continuant de regarder ta montre

que le temps va passer plus vite, tu sais ?

Si j'étais vous, je ne resterais pas trop près de cette fenêtre.

Ce palais semble avoir été fait spécialement

pour être atteint avec un fusil de précision.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je jette un œil. Il y a presque plus de Scalia ici que dans l'annuaire de Palerme.

Qui est-ce ?

J'apporte le déjeuner, Monsieur.

Vous pouvez ouvrir, c'est l'agent Davison.

Mettez ça là.

- Merci. - Merci à vous.

J'aurais besoin d'un bon café, pas de ce

bouillon. J'imagine que c'est mieux que rien.

A votre place, je n'y toucherais pas. Vous ne vous souvenez plus de la chanson ?

"Viens prendre un café avec nous, Ucciardone, cellule 26."

Il est amer.

Vous devriez me faire plus confiance.

Au fond, je travaille avec la police.

Cela sera pris en compte après tout ça.

Je comprends. Je peux alors espérer une réduction.

Au lieu de 30 ans, j'en prendrai pour 29.

Tu as tué un homme. Tu as oublié ?

Légitime défense : si on ne l'avait pas tué, il nous aurait tués avant.

- C'est commode, hein ? - Non, ça ne l'est pas, je vous assure.

Surtout quand on part de "picciotto" pour finir dans une merde comme celle-là !

Les gens te ferment la porte au nez !

Les mêmes qui lèvent leur chapeau

quand tu deviens quelqu'un de respectable !

Dégage de là ! Tu cherches quoi ?

Je venais juste récupérer le plateau, je le jure, Monsieur.

J'ai tâché la veste avec la sauce et je la nettoyais, regardez.

Pourquoi tu n'as pas frappé ?

Je l'ai fait, mais vous n'avez pas entendu avec la TV.

Regarde s'il manque quelque chose.

- Et ça ? - C'est le passe-partout.

- Alors ? - Il y a tout. - Dehors !

- Mais... - Fous le camp !

Ça ne va pas.

Il voulait peut-être voler de l'argent. Ça arrive parfois dans les hôtels.

Le problème, c'est qu'avec le passe-partout,

ils peuvent entrer quand bon leur semble.

- Étrange, l'agent Davison n'est pas là. - Et ?

Alors on doit trouver un endroit plus sûr et j'avertirai le lieutenant Sturges.

- Un endroit plus sûr ici, à New York ! - Oui, un endroit plus sûr à New York !

S'il vous plaît, Brooklyn, 2-0-8,3-5-6.

Béni soit San Gennaro, j'ai failli pas y croire quand tu m'as appelé !

Lieutenant Berni, que faites-vous à New York ? Venez !

- C'est ma fille Concettina. - Bonjour.

- Et voici ma femme, Maria. - Enchanté.

- Que San Gennaro vous protège. - Merci.

Nous avons réservé la meilleure table pour vous.

Ne dis pas non, tant que je ne t'écoute pas.

Je dois vous demander une faveur.

Pour toi, je suis toujours Esposito coincé, comme au commissariat de police de Naples.

J'ai besoin d'un endroit sûr pour passer la nuit, moi et mon ami.

Un endroit sûr ? Ma maison l'est, ne vous

inquiétez pas, elle est à votre disposition.

Nous en avons trois au-dessus et ne nous donnent aucun souci.

Berni. B-E-R-N-N-I.

Quand le lieutenant Sturges reviendra, dites-lui que nous sommes au 203 Brooklyn.

Oui, 203. Merci.

Tes amis dorment ?

Même s'ils dorment, vous et Concettina pouvez

aller vous coucher dans notre chambre.

D'accord.

Bonjour, mon ami, mon ami. Tu nous connais. Oui, tu nous connais !

Tu nous connais, mais tu ne nous as pas vus ce soir.

Tu as fermé et tu es allé à la cave avec ta femme et ta fille,

pour ranger des bouteilles, et tu n'as vu personne entrer.

Tu aides ton père, n'est-ce pas ?

Arrêtez tout ! Personne ne bouge !

Viens ici, toi, avance !

On n'a pas de temps à perdre !

- Calmez-vous. Qu'est-ce que vous voulez ? - Le "blé", connard !

- Oui, prenez tout. - Ah ! Tu nous donnes la permission, hein ?

Vous avez entendu ? Il nous a donné la permission !

Vous attendez quoi ? Prenez tout ce que vous pouvez !

Tu es malin, hein ? Ça te rapporte beaucoup d'argent, ton métier de merde !

"Puis-je prendre la commande, mesdames ? Comment voulez-vous votre pizza ?"

"Avez-vous été satisfaites, mesdames ?"

"Cela vous plairait-il de toucher le cul de ma femme ? Vous pouvez vous installer."

"Mais je vous recommanderais plutôt celui de

ma fille, car il est beaucoup plus goûteux."

Tu as raison, Steve, tu as un bon œil.

Non ! Laissez-moi tranquille !

- Assez plaisanté - Viens ici ! - Maintenant à toi.

Vide tes poches !

Mais regardez comme il est attifé !

La veste, la cravate... Quel homme de goût !

- C'est quoi cette merde ? - Je n'ai jamais d'argent sur moi !

Tu vas droit au but, t'as peur de rencontrer des voyous qui te volent !

Dans ce cas là c'est encore pire, parce que ça énerve le voleur.

Je te fais peur, hein ? T'as déjà vu un flingue d'aussi près ?

Il ne tire pas tout seul, tu sais ? C'est vraiment un bon ami.

Mais si je bouge mon doigt lentement et que j'appuie sur la gâchette...

Bang ! Une belle explosion et ta sale trogne recouvrira les murs !

Je sais pas si t'as pigé le message,

mais les types comme toi me débectent.

C'est des merdeux, ils ont pas de couilles !

Et les gars, vous les voulez servies comment les couilles de ce connard ?

Alors, si t'en as pas besoin,

on peut te les enlever !

Lâchez-la !

- Allons-y ! Le travail a été bâclé. - Calme-toi, Concettina !

Deux hommes étaient venus vous tuer, puis ces voyous sont entrés...

Nous sommes en vie par miracle.

Hé !

Pourriture ! Tu m'as fait mal à l'épaule !

Tu croyais que je t'emmènerais à New York pour t'échapper ?

Marche !

Aidons-le, les gars !

- Hé, tu vas où comme ça, poulet ? - Que voulez-vous ?

Bouge pas ! C'est qui ce mec que tu veux coffrer ?

Mêlez-vous de vos affaires !

Quoi ? Un "bouffeur de spaghettis" ?

Si vous dégagez pas, je me fais colle une balle dans la tête !

"Bouffeur de spaghettis", on n'est pas armé !

Essaye de tirer et 50 témoins t'enverront sur la chaise électrique !

Fais pas le con, donne-nous les clés.

Tu les donnes ?

Allez !

Les mains sur la voiture !

- Encore une fois, une description précise. - Il y a erreur.

Ils t'ont bien vu, tu menaçais ces gens avec le pistolet !

Je suis de la police italienne, j'ai la carte dans ma poche gauche.

Des cartes comme celles-ci, je n'en ai jamais

vues. Pour moi, ce n'est qu'un bout de papier.

Appelez le lieutenant Sturges, 18e district.

Je t'emmène à mon commissariat. Le patron verra ça avec lui.

Allez, marche ! Je n'ai pas le temps de perdre !

Bouge !

- Alors ? - Rien. Après le coup de feu, ils se sont enfuis.

Le propriétaire de la pizzeria ne pouvait rien dire de plus.

- Où seront-ils allés ? - Je n'en ai aucune idée.

Le juge Carlson est déjà là.

S'ils n'arrivent pas dans 10 minutes, l'audience

sera ouverte et nous serons hors jeu.

- Bonjour, Votre Honneur. - Bonjour.

Ça m'a bien cassé les couilles, entre ton témoin et cette histoire de mafia !

Vous alliez faire une grosse connerie. Si vous aviez été

un de mes agents, je ne vous l'aurais jamais pardonné.

Excusez-moi, sergent, mais il vaut peut-être

mieux que vous passiez un coup de fil.

Remerciez-le.

Allô, Central ? Qui l'équipe 12 du 27ème.

Passez-moi, lieutenant Sturges. C'est très urgent.

Si il n'est pas là, je le dis à vous.

Nous avons arrêté deux individus suspects coupables de menace avec arme.

Ce sont des Italiens, l'un dit être policier, il s'appelle Berni.

Tous debout, s'il vous plaît, cour de la cinquième juridiction de New York.

Le juge Richard Carlson, président, ouvre la séance.

- Passez-moi le dossier. - Voilà, Votre Honneur.

- Dégagez ! - "Putain de ta mère" !

- Tu as dit quelque chose ? - Ça veut dire : "dépêchez-vous".

Allez, "putain de ta mère" !

L'audience est ouverte.

Les États-Unis d'Amérique contre Vito Ferrando.

Le témoin de l'accusation.

Malheureusement, il n'est pas arrivé, Votre Honneur.

Dans ce cas, je dois accepter la demande de l'autre partie.

Un moment, Votre Honneur.

Procédez.

Les États-Unis appellent Salvatore Scalia comme témoin d'accusation.

Salvatore Scalia, jurez-vous devant cette Cour de dire la vérité ?

- Dites : "Je le jure". - Je le jure.

Si vous n'êtes pas opposé, Votre Honneur, je voudrais interroger le témoin.

Accordé.

Vous connaissez cet homme ?

Non.

- Vous ne l'avez jamais vu avant ? - Non !

Bien sûr que tu le connais ! Ne mens pas !

- Le témoin vient d'être intimidé ! - Objection accordée.

Si j'ai bien compris, le témoin déclare ne pas connaître l'accusé.

C'est vrai, Votre Honneur.

Dans ce cas, l'accusation italienne d'Interpol

ne repose sur aucune base juridique.

Par conséquent, il n'y a pas lieu de demander l'extradition.

En ce qui concerne l'entrée illégale aux États-Unis...

La Cour se réserve le droit de statuer lors d'une audience ultérieure.

En attendant, j'accorde la demande de mise en liberté sous caution,

présentée par l'avocat de M. Ferrando.

Le procès est terminé !

Ça s'est bien passé, tu peux partir tranquillement.

Je ne veux plus voir ces bouseux.

Je n'ai pas réussi à jouer les balances.

Si je le peux, je le tuerai, sinon, patience : c'est entre les mains du destin.

Tu n'es qu'un lâche. Tu as juste eu peur.

Non, vous ne pouvez pas comprendre, vous êtes...

Là, ce toit ! Vite !

Et maintenant, Berni, c'est vraiment fini.

Il y a des hommes en qui on ne peut pas avoir confiance.

Ils sont vindicatifs, passionnés, et il n'y a rien à faire.

C'est comme une maladie.

Il se peut que l'un d'entre eux meure soudainement...

Et il faut s'en étonner ? Ils sont malades.

Il n'y avait que lui ?

Oui, il cachait le fusil dans une poubelle.

Mais tu étais le faux serveur de l'hôtel !

Qu'est-ce que tu cherchais ?

Déclaration post-mortem :

au cas où il m'arriverait un incident, je jure

que l'homme qui se fait appeler Vito Ferrando,

est en fait Michele Barresi.

né à Turin le 6 août 1936.

C'est lui qui a assassiné sous mes yeux à Rome Salvatore Santoni.

Signé : Salvatore Scalia.

Compris ? Barresi a peur, allons-y !

Ici le lieutenant Sturges : interceptez une Lincoln

avec une plaque d'immatriculation de New York, 4910.

On va finir par le coincer ! Il n'a pas pu faire tant de route que ça.

Et maintenant qu'est-ce qu'ils veulent, ces pouilleux ?

Peu importe ce qu'ils veulent, ils se mettent dans la merde.

- Essayez de les bloquer. - Oui, lieutenant.

Reste tranquille.

Qu'y a-t-il ? Le témoin est-il revenu sur sa déclaration ?

Le témoin ne peut plus revenir sur rien, parce que tu l'as fait tuer.

Mais il te l'a aussi mis à l'envers, regarde ça.

C'est le témoignage qui indique qu'il t'a vu tirer sur Salvatore Santoro.

En avant ! Bouge-toi !

J'ai hâte de te ramener en Italie et de te faire condamner à la prison à vie !

Tu vas payer pour tout.

Mais es-tu sûr que nous arriverons en Italie ?

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.