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Original subtitles

Ces cochonneries te tueront.

Je descends.

Une enqu�te de Donald Strachey

Albany, Etat de New York

Excusez-moi.

Vous �tes Donald Strachey ?

Donald Strachey, le priv� ?

- Que puis-je faire pour vous ? - Vous en avez assez fait !

A cause de vos photos, mon mari veut divorcer !

Vous �tes un connard !

C'est pas un scoop !

Un peu de respect !

O� est le probl�me ? On m'a convi�.

Pour photographier le s�nateur au chevet de l'�v�que ?

ll est dans le coma. Elle r�conforte un pr�tre.

J'ai compris ! Les votes des catholiques !

Ne pensez pas trop.

S�nateur ? On est pr�ts.

C'est entr�e libre ?

J'ai n�goci�, on m'a promis un badge.

Que fais-tu l� ?

J'ai un nouveau client. Que fait ton photographe ?

Sache que le s�nateur Glassman s'inqui�te pour l'�v�que.

ll a chut� dans le presbyt�re. Fracture du cr�ne.

Cette visite rapportera combien au s�nateur ? Deux, trois points ?

Tu estimes mal mon int�grit�.

Je l'adore. Am�ne-la dans une pi�ce vide.

- On testera les gants en latex. - Ec�urant !

Tu m'aimes pour �a.

Je veux voir le bouleversement, le drame.

�a suffit !

Merci.

Veillez � nous envoyer votre texte.

Votre c�t� paternel ressort bien en photo.

Merci de vous �tre lib�r�e

pour voir l'�v�que.

C'est naturel. Je prierai pour lui.

Votre t�l�phone.

Tu n'as jamais song� � r�int�grer le s�minaire ?

La maison a-t-elle chang� de politique sur le mariage gay ?

ll nous reste du chemin � faire.

Alors je reste sur mes positions.

Que Dieu te garde.

Ce ne serait pas le d�tective...

Nora Charles.

Bonjour.

- A l'aff�t de scandales ? - Et vous, d'accusations ?

- Autant que possible. - Le temps presse.

Votre discours est dans votre mallette

et votre mallette, dans la voiture.

- Un tortionnaire. - A qui le dites-vous !

Qui est ton client ?

ll ne me l'a pas dit.

Un client myst�re ? Raconte.

Si tu me fais cracher le morceau.

Encore mieux. Ne me dis rien.

Donald Strachey ?

Faut voir. Qui �tes-vous ?

Eddie Santon, on s'est parl�s.

Je vous ai reconnu d'apr�s la photo de l'affaire Purcell. Bravo !

Le coup classique du cadavre dans une pi�ce close.

Vous n'avez pas l'air malade.

Ce n'est pas moi qui vous engage.

John Rutka.

- On a tent� de le tuer ! - Pas �tonnant !

Tu connais mon travail.

Malheureusement.

Le Rapport Rutka est aussi sur internet.

Je ne le toucherais pas avec des pincettes.

Dr�le que tu sois ici

apr�s avoir ruin� la vie du docteur.

Je t'en prie !

Ed Polk, du conseil d'administration,

�tait la plus grande folle de l'Etat de New York.

Et il m�ritait de perdre travail et famille ? Tout ce qu'il avait ?

ll a vot� contre l'am�lioration des soins du V.l.H.

ll le m�ritait.

Toi aussi, peut-�tre.

On lui a tir� dessus chez nous !

La police est sur le coup. Pourquoi moi ?

Les flics ne se fatiguent pas pour des p�dales !

Tu le sais.

Strachey, j'ai besoin de ton aide.

Tu es le seul priv� gay du comt� du Capitol.

Peut-�tre de tout l'Etat de New York.

Et �a me rendrait sympathisant ?

C'est �a ?

Tu t'es plant�. Bonne chance pour la danse classique.

C'est vrai ?

ll a dit �a ? Et quoi d'autre ?

Monsieur, les heures de visite sont termin�es.

Partez ou j'appelle la s�curit�.

O� il est ?

M. Rutka est parti. Vous �tes un ami ?

Vous voulez laisser les fleurs ?

�a devrait suffire, pour le moment.

Pour le moment ? La chemin�e devrait �tre finie.

Ce n'est pas aussi simple que �a. ll faut de la tendresse...

et de l'amour. Ma facture.

Je ne ressens pas de l'amour, mais de l'extorsion.

Pour moi ? Tu n'aurais pas d�.

Je ne l'ai pas fait.

Avec ce qu'on te file, c'est toi qui devrais nous g�ter.

Bonne soir�e. A la semaine prochaine.

La semaine prochaine ? Pas demain ?

Elle va � un rallye r�serv� aux lesbiennes,

du genre ''Bats-toi pour tes droits''.

J'appr�cie que tu veuilles travailler avec la communaut�.

Mais pour une fois, engageons quelqu'un

qui ne voit pas le monde comme un char de gay pride.

Qui est ton client myst�re ?

Rien d'important.

Je l'ai envoy� sur les roses.

Sur les roses ?

Tu as consult� notre compte ? La maison,

la voiture...

On est dans la panade. Tu as besoin de ce job.

C'�tait John Rutka.

Envoie-le sur les roses.

Salut, Donald. C'est John Rutka.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Je te demande cinq minutes, rien de plus.

Non, c'est hors de question !

Je refuse qu'il entre dans ma maison !

Ch�ri, je vais g�rer le probl�me.

Tu ne m'as pas compris, � l'h�pital ?

Je vais recommencer tr�s intelligiblement.

Tu es pr�t ? Va te faire foutre !

Le probl�me Rutka est r�gl�.

Donald Strachey est un homosexuel d�go�t� de lui-m�me,

un tra�tre envers les droits des gays !

ll s'en veut tellement d'�tre gay

qu'il se fiche qu'un homo se fasse flinguer.

Donald Strachey est un hypocrite ! Un Judas !

ll pr�f�re voir un homo crever comme un chien,

plut�t que justice soit faite !

Probl�me r�gl�...

Comment va le s�nateur Glassman ?

- Comment savez-vous... ? - Votre collaboration ?

C'est mon boulot de savoir cela.

Elle a souvent vot� en faveur des gays.

Si seulement le s�nat �tait comme elle...

Vous ne la d�truirez pas et je pourrai garder mon poste ?

Ce que je fais, c'est pour notre bien � tous.

Vous �tes une vraie m�re Teresa !

- Tu devrais sortir Dr Watson. - J'en reviens.

ll en a encore besoin.

Excusez-moi, je dois sortir le chien, pour notre bien � tous.

Je peux m'asseoir ?

Fais comme chez toi.

Qu'est-ce que tu viens faire ici ?

Tu es sorti pour bonne conduite ?

C'�tait trop dangereux. lls voudront finir le travail.

Tu me taquines...

On t'a d�j� tir� dessus ?

En fait, oui.

�a ne m'a pas plus.

A moi non plus.

Mais tu t'en fiches, pas vrai ?

Je m�rite de me faire tirer dessus

et de mourir ?

Je ne suis pas de cet avis.

On forme un club tr�s priv�.

J'aurais fait ce site pour avoir des amis ?

J'imprimerais et que je financerais le rapport

pour aller � la f�te de No�l de la chambre de commerce ?

Non, Donald.

Quelqu'un doit parler pour tous les Matthew Shepperd,

pour tous les gays, hommes ou femmes, brutalis�s et tu�s,

avant que l'hypocrisie religieuse et l'homophobie

ne transforment ce pays en Allemagne nazie moderne.

T'as r�p�t� ton speech en chemin ?

Je t'emmerde !

Calme-toi. On est � Albany,

pas dans un �pisode de Will & Grace.

C'est le monde r�el.

Beaucoup d'homos vivent dans l'anonymat. �a les regarde !

Jolie maison.

Les travaux te co�tent un max ?

- Un max. - Je m'en doute.

Je me doute aussi que photographier des femmes infid�les,

�a ne paie pas les factures.

Si tu n'acceptes pas mon affaire pour la cause...

accepte pour le pognon.

Quelqu'un veut ma mort.

Je l'ai peut-�tre ''out�''

et il veut se venger.

Ou il craint de faire la couverture du rapport

et il veut m'arr�ter.

J'ai besoin de protection.

�a fait beaucoup de protection.

Mon p�re est d�c�d�, il m'a l�gu� de l'argent.

ll y en a encore.

Tu vas accepter ?

Je ne peux pas te prot�ger 24h/24.

Si quelqu'un t'en veut vraiment, il t'aura.

Alors d�masque-le et aide-moi � l'arr�ter.

Je t'en prie.

Je ne veux pas mourir comme �a.

Tu n'es pas s�rieux ?

Si je devais aimer mes clients, on cr�verait de faim.

La question n'est pas d'aimer.

ll y a les bons et les mauvais, dans ce monde.

John Rutka est mauvais.

Avec les proches pleines. La maison ne se retapera pas seule.

Je pourrais demander un pr�t � mon p�re.

Pardon ?

Le r�publicain du Congr�s

qui ne t'adresse pas la parole, vu que tu travailles � gauche ?

ll veut juste que je jette un �il sur ses dossiers...

pour voir si je trouve une piste.

Ces rapports ont d�truit des vies.

Tu ne devrais pas y participer.

Je n'y participe pas, c'est juste un job.

Alors ?

On a besoin d'un nouveau seau.

Salut, entre. Un bonbon ?

Vous savez quoi faire.

J'aimerais que tu cr�ves, enfoir�!

et que tu chopes le sida, sale tantouze !

Un autre client satisfait.

J'en re�ois une demi-douzaine par jour.

Tu poss�des une arme ?

Mais par les temps qui courent, je ne serais pas contre.

Tu vis seul, ici ?

Eddie habite avec moi.

ll bosse au magasin de reprographie.

C'est pour �a qu'on tire autant d'exemplaires.

Des heures sup � l'�il et ils nous font une ristourne.

Pourquoi tu as quitt� New York ?

Le glamour et la fi�vre d'Albany te manquaient ?

C'est une maison de famille.

Ma m�re est morte il y a deux ans

et mon p�re, l'�t� dernier. ll me l'a l�gu�e.

Tu me tiens �a ?

Tu en manges un paquet.

�a calme mes nerfs.

Et �a ronge tes dents.

Tr�s high-tech, John.

Allons-y.

Tu m'aides � monter ou pas ?

Ne te fais pas des id�es.

Parole de scout.

Voici mes dossiers.

Toutes ces bo�tes ?

Combien de temps pour rassembler ces salet�s ?

Tu trouves les relations homosexuelles sales ?

M�me quand il s'agit de ton petit mari ?

C'est diff�rent !

Pas pour les fanatiques religieux au pouvoir.

Notre sexualit� les obs�de.

Comment tu as r�unis �a ?

J'ai mes sources.

R�ceptionnistes...

livreurs.

Quelques billets bien plac�s et je sais qui entre et qui sort.

Surtout qui entre.

Je travaille comme un d�tective.

Brillant. Tu devrais tout enregistrer sur ordinateur.

Je l'ai fait, mais ils plantent,

les disques durs s'effacent.

Rien ne vaut la paperasse.

Alors ?

Ce sont des d�chets toxiques

qu'on devrait enterrer dans le d�sert.

L�, il a fallu �tre inventif.

Une cam�ra de portable programm�e.

J'en ai toute une s�rie.

Sur son bureau, � son travail.

L'argent du gouvernement � l'�uvre.

Bruno Slinger, du Congr�s.

Deux heures apr�s avoir vot� contre l'union gay.

Bon Dieu, Rutka !

Des culs et des cons au Congr�s. N'est-ce pas ?

C'est Eddie ?

ll est au travail.

Appelle les secours !

Maintenant, tu me crois ?

Pas de conclusion h�tive, c'est peut-�tre un accident.

Ce n'est pas un accident.

De l'essence !

Je te l'ai dit. Quelqu'un veut ma mort.

On �tait � l'�tage, on a entendu du bruit.

Mon ami est descendu, et tout br�lait.

C'est fini.

On a trouv� �a sous le canap�.

Vous avez un permis pour cette arme ?

Non. Mais moi, oui. C'est la mienne.

M. Strachey !

Vous, ici ?

J'�tais pass� voir un patient. J'ai bien fait.

ll aurait pu p�rir dans les flammes.

La police va inspecter les lieux.

Des id�es ?

S�rement un homophobe tordu !

De par son travail,

mon ami se fait des ennemis. ll est journaliste.

Ne m'aidez pas.

Critique de films ?

Bien jou�, Cole !

- J'�tais ravi de te voir. - Moi aussi. On y va.

Tu as ferm� le grenier ?

Laisse tomber le grenier !

Et l'arme ?

- Elle n'est pas � moi. - Silence !

Je l'ai emprunt�e � un ami de l'h�pital

o� je travaillais � New York. C'�tait pour me d�fendre.

On va mettre les choses au clair tout de suite.

Tu veux mon aide ? Plus de baratin.

C'est pas vrai !

On veut me supprimer...

La ferme !

Qui sera en couverture du prochain Rapport Rutka ?

Je n'en sais rien.

Comment �a ?

Je n'ai pas encore d�cid�. J'h�site entre trois noms.

File-moi les trois dossiers en question,

que je connaisse nos trois suspects.

O� tu vas ?

Rassembler les pi�ces du puzzle.

Le travail de d�tective !

Tout va bien, l�-bas ?

C'�tait juste un petit incendie. Rien de grave.

�a ne tourne pas rond dans cette maison.

Vous les surveillez ?

Vous �tes un ami ?

D'une certaine fa�on.

Je ne fourre pas mon nez partout,

mais depuis qu'ils sont l�, c'est f�tes

et r�unions � gogo. Un foutu bordel !

Passez-moi l'expression.

Je n'ai rien contre ces deux types,

mais c'est toujours ''gay ceci'', ''gay cela''.

Gay, gay, gay !

�a suffit avec le mot ''gay''.

Vous n'avez rien remarqu� de particulier, aujourd'hui ?

Avant l'incendie ?

Seulement Eddie qui courait au travail.

D'habitude, il part plus t�t. ll devait �tre en retard.

C'�tait � quelle heure ?

ll y a environ une heure.

Une heure ? Vous �tes s�re ?

Tout � fait. Je reste ici

pendant 1 h45 tous les matins.

On n'obtient pas un corps pareil

en glandant devant Jerry Springer !

Non, madame. Vous avez raison.

C'�tait bien Eddie Santon ?

Evidemment : tatouages, boucles d'oreilles et muscles.

On est � Albany, monsieur.

Les sp�cimens de ce genre, �a ne court pas les rues.

Je suis en nage.

�a vous dit d'entrer

pour boire une limonade ou... autre chose ?

Merci. J'adorerais, mais le devoir m'appelle.

Une autre fois, peut-�tre.

Je ne ferme jamais � cl� la porte de derri�re. Au cas o�...

Bon Dieu ! Ne refais jamais �a !

Je hais qu'on se faufile.

Je n'aime pas �a non plus

et je d�teste aussi qu'on me mente.

Comment ?

Tu te sers de moi.

Je ne suis pas un pigeon.

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Tu vas bien ?

J'ai vu la fum�e. Je te croyais...

Mort ?

Arr�te, tu savais qu'il �tait en vie.

Tu as assist� au spectacle.

J'�tais au boulot.

Ta voisine t'a vu t'enfuir juste avant l'incendie.

Elle est cingl�e.

Elle t'a d�crit : muscles, tatouages et boucles d'oreilles.

C'est le genre de femme qui mate les hommes.

Je te le jure, j'�tais au travail.

Tu me crois ? Je ne te ferais jamais de mal.

Red Coontz.

Comment ?

C'est un micheton de Bruno Slinger.

ll ressemble � Eddie.

ll a d� l'envoyer pour le compromettre.

Voil� ! Tu vois ?

Tu sais contre qui on se bat.

Je ne sais rien du tout, mais je vais comprendre.

Je vous le garantis, si vous vous foutez de moi,

je reviens et je te fais bouffer ton ch�que !

Alison, tu ne peux pas rester l�-bas, j'ai besoin de toi !

Ma maison n'est pas finie !

Salut, beau gosse. Bonne promenade ?

Merveilleuse,

sauf quand j'ai fr�l� la crise cardiaque.

ll me fallait du bois tendre. La chemin�e faisait l'affaire.

Tu l'as descendue ?

Je vais voir Karen Pain au labo. Elle me doit un service.

Qu'est-ce qui se passe ?

Si tu as de la chance, je reviendrai avec une bonne bouteille.

Watson, un conseil. N'�pouse jamais un priv�.

D�marre...

M. Strachey !

lnspecteur Bradley Baley, police d'Albany.

�a vous dit qu'on fasse un tour ?

Vous aimez Albany ?

En effet.

Je viens d'emm�nager, il y a beaucoup � faire.

Vous...

et votre ami.

lnspecteur Baley...

Tout le monde m'appelle Bub. Je peux vous appeler Donald ?

Je vous en prie.

Pourquoi on tourne en rond ?

Parce que je voudrais discuter. Je pr�f�re le faire en priv�.

Entre gentlemen.

Que voulez-vous savoir ?

Comment vous connaissez votre client ?

Vous savez que c'est mon client, vous avez la r�ponse.

En effet, c'est le cas.

Vous appartenez � la communaut� gay ?

Rutka engagerait quelqu'un qui n'en fait pas partie ?

- Vous �tes honn�te. C'est rare. - J'essaie.

Vous n'�tes pas m�l�

� un incendie ou une fausse agression ?

Question ou accusation ?

Ni l'une ni l'autre. Une simple discussion.

Mais je me sentirais plus � l'aise avec un avocat.

Je connais John Rutka depuis toujours.

C'est un menteur hors pair.

- Vraiment ? - C'est visc�ral.

D�s l'�ge de six ou sept ans, il mentait sur ses corv�es,

ses devoirs, les lieux o� il tra�nait...

ll a bris� le c�ur de sa m�re.

Les enfants mentent. Pourquoi Rutka serait � part ?

Parce qu'il n'a jamais cess�.

ll a �t� arr�t� pour vol de m�dicaments

� l'h�pital o� il �tait infirmier.

Charges abandonn�es contre sa d�mission.

Ce n'est pas un enfant de c�ur.

C'est dr�le, il en a �t� un. ll avait m�me une jolie voix.

Mais pourquoi s'acharne-t-il � faire le malheur des gens ?

ll se bat pour une cause.

Pourquoi ici et pas � Manhattan ?

Venez-en au but.

Rutka et Santon vont moisir en taule. Qu'ils quittent la ville.

Albany est leur maison.

S'ils partent, j'enterrerai l'affaire.

J'ai parl� aux coll�gues d'Eddie, au magasin.

C'�tait son jour de cong� ?

Vous n'�tes pas le seul enqu�teur.

John Rutka a menti toute sa vie. Aujourd'hui aussi.

lls auraient tout orchestr� ?

Et je vais les accuser d'incendie et de fraude.

�a me d�go�te, je le connais depuis toujours.

Je comprends votre probl�me.

Alors vous leur parlerez ?

Entre gentlemen ?

Tu as perdu la t�te ?

Accepte l'offre de Baley.

Fais tes valises.

Bub Baley est un fasciste !

Quand on �tait gosses, on �tait amis.

C'est du pass�. Maintenant...

il veut que je fiche le camp,

comme les autres flics homophobes !

Ceux qui t'ont chop� � l'h�pital ?

C'�tait de la morphine !

Pour le copain d'un ami !

ll �tait mourant, il souffrait.

Tu as d�j� v�cu �a ?

Oui.

Et je n'ai rien vol�.

J'ai rembours� avec mon job d'infirmier.

C'est un scandale, les malades du sida souffrent

pour que d'autres s'enrichissent.

Tu n'es pas au boulot ?

Tu as pris ta journ�e comme hier ?

Baley a appel� le magasin.

J'y �tais. lls mentent !

Le dire aux flics ?

Le travail au noir, c'est ill�gal.

Comme un incendie.

Attends.

Tu es de son c�t� ?

Tu pr�f�res croire Baley plut�t qu'un gay ?

-Tu d�teste autant�tre homo? -Epargne-moi ton la�us.

Alors, c'est �a. Tu ne te supportes pas.

Je sais tout sur toi.

Je sais ce qui t'est arriv�, ce qui t'a rendu comme �a.

�a suffit.

Qu'est-ce que tu ressens

quand tu te regardes dans la glace et que tu vois un homo ?

Je parie que tu as envie de te tuer, de mourir.

Je vous l�che !

C'est �a, fuis !

Tu fais pareil avec ta vie.

Parfois, il faut se lever et se battre.

J'esp�re que tu n'as pas honte de toi.

J'ai eu un autre message.

lls ont cram� la maison. Maintenant, c'est mon tour.

Un meurtre gay pour gonfler les statistiques.

Ce sera ta faute.

N'insiste pas !

Je te renverrai ton ch�que. Moins les frais.

lls vont me tuer, Strachey,

et tu en seras responsable.

Tu n'es qu'un foutu homo qui ne s'assume pas !

Gay, gay, gay !

Toujours le m�me refrain !

C'est quoi ?

J'adore, �a fait kitch.

J'avais command� du minimalisme.

�a donne du cachet � la pi�ce.

Tu plaisantes ?

Liberace a envahi mon plafond !

Tu d�testes ce lustre ?

Je d�teste ce lustre.

Dure journ�e au boulot ?

- D�barrasse-m'en. - Tu vas le sentir passer.

Je sais tout sur toi.

Je sais ce qui t'est arriv�, ce qui t'a rendu comme �a.

Tu vas bien ?

Je r�fl�chissais.

Comment va Rutka ?

Ne parlons pas de lui, ce soir. D'accord ?

�a me para�t bien.

Habille-toi.

- Comment ? - Habille-toi !

Mais je suis habill�.

Habille-toi pour sortir.

On sort ?

En public ?

Sois ce que tu as envie d'�tre...

Flash sp�cial. Le corps d'un activiste gay

a �t� retrouv�. La th�se du meurtre est avanc�e.

John Rutka a �t� retrouv� dans une grange, non loin d'Albany.

Son corps est tr�s endommag�,

ayant �t� br�l�.

La police n'a fait aucun commentaire,

mais nous vous informerons d�s que nous en saurons plus.

Oui, c'est Strachey.

J'�tais au travail. Les flics sont venus me chercher.

lls m'ont dit ce qu'il avait subi.

C'est arriv� comme il l'avait pr�vu.

Comme il t'avait dit.

ll t'a demand� de l'aide...

et tu n'as rien fait.

Tu n'as pas lev� le petit doigt !

J'ai l'impression d'�tre un vrai merdeux.

ll y a autre chose ?

La vache !

Comme John ne leur a pas donn� les dossiers, ils l'ont tu�.

Tu as pr�venu les flics ?

Je ne leur fais pas confiance.

ll avait des dossiers sur trois types qu'il voulait balancer.

Oui, il m'en a parl�.

ll m'a dit qu'il les avait rang�s l�.

Un sur Slinger.

Ronnie Linkletter, de la t�l� ?

ll le d�testait.

ll chante : ''C'est important d'�tre toi-m�me.''

et cache son homosexualit�.

M�me ses marionnettes sont gay.

Tu as une id�e pour le troisi�me type ?

ll n'a jamais mentionn� personne,

mais il a dit qu'il le connaissait depuis l'enfance.

Le ''trou-du-cul hypocrite supr�me''.

Le dossier n'est pas l�...

Tu crois que c'est celui du meurtrier ?

John avait fait une liste ?

Oui, sur l'ordinateur.

Base de donn�es, comptes bancaires, agenda...

ll faut que �a disparaisse.

Quoi ?

C'est une enqu�te pour meurtre.

La police va fouiner partout.

Ces dossiers peuvent relancer l'industrie du chantage.

Je vais les mettre en s�ret�.

O� �a ?

J'ai mon id�e.

Un peu t�t pour un vide-grenier.

On va planquer �a. Va aider Eddie, il d�charge le reste.

Eddie Santon ?

- Je suis navr�. - Merci.

Je n'approuvais pas son travail, mais...

ll voulait faire bouger les choses.

Si je peux faire quelque chose...

Merci, j'appr�cie.

Un verre ?

Je sais qu'il est un peu t�t,

mais vu les circonstances, on peut faire une exception.

Enfoir� !

Qu'est-ce que tu fais ?

Une amie a analys� l'arme trouv�e chez John.

C'est de l� que provient la balle qui a bless� John.

- De quoi tu parles ? - C'est toi qui as tir� ?

C'est termin� !

Dis-moi la v�rit� !

C'est toi ?

Oui !

Oui, c'est moi. J'ai tir� !

Mais c'�tait l'id�e de John.

Et tu as mis le feu � la maison ?

Oui, c'est moi.

ll avait tout planifi�.

ll voulait mettre en sc�ne un jeu de piste

pour qu'on lui pr�te de l'attention

et pour montrer les risques qu'il encourait.

Comment tu as pu tirer sur ton mec ?

Je ne sais pas.

ll m'a dit que je le devais,

que �a faisait partie de son projet.

�a m'a rendu malade.

Pourquoi moi, Eddie ?

Pourquoi ?

ll �tait menac� de mort.

Les flics ne bougeaient pas. Tu aurais pu le sauver.

Tu parles...

O� il est, Eddie ?

Quoi ?

O� est John Rutka ?

La chaleur a fait fondre ses dents dans sa m�choire.

D'apr�s la dentition et l'os du pied, c'est John Rutka.

Plut�t ce qu'il en reste.

Je lui avais parl�.

ll n'allait pas partir.

- Evidemment. - Evidemment.

�a doit �tre dur pour vous aussi,

vous le connaissiez depuis l'enfance.

C'est vraiment triste.

Vous �tes toujours honn�te ?

- J'essaie. - Tant mieux.

Un ami a entendu parler de dossiers, de photos des gays du coin.

Vous savez o� ils sont ?

Vous avez fouill� chez lui ?

On a un mandat. Alors ?

John Rutka �tait un menteur,

vous aviez raison.

ll aura menti l�-dessus aussi.

Peut-�tre. Mais si vous aviez des infos,

vous me le diriez ?

Je vais me renseigner et je vous tiens au courant.

C'est correct.

Une derni�re signature. A la famille, maintenant.

Ses parents ne sont pas morts ?

ll ne vous avait pas parl� de sa s�ur ?

Mon fr�re �tait un cingl� et un menteur,

mais il �tait de ma famille. �a compte.

Je suis d�sol�, pour toi et pour John.

J'appr�cie, Bub. Merci.

On l'enterre samedi � l'�glise St Michael.

J'y serai.

Je m'�tais promis de ne pas craquer.

Appelle, si tu as besoin.

Je dois y aller.

La lecture du testament a eu lieu.

J'ai plein de d�tails � r�gler.

ll me l�gue une part du bowling pour �tre gentil

ou pour me so�ler une derni�re fois ?

Un peu des deux.

Je suis Donald Strachey, d�tective priv�.

Je travaillais avec votre fr�re et Eddie.

Je suis navr� de sa disparition.

Comment va Eddie ?

ll fait de son mieux.

ll est toujours sous le choc.

�a a d� �tre terrible pour lui.

Leur s�paration et maintenant, �a. C'est affreux.

lls n'avaient pas l'air d'avoir rompu.

Je l'ai suppos� � cause du testament...

Le testament ?

ll n'a rien laiss� � Eddie.

A qui, alors ?

A moi.

Vous semblez surprise.

Oui, je ne m'y attendais pas.

C'est �trange d'�tre l�gataire d'un testament et de l'ignorer.

D'accord, je crois que je vous suis.

Laissez-moi vous dire une chose.

John �tait un boulet, mais il �tait de ma famille.

R�fl�chissez une seconde.

Je l'aurais tu� pour un demi-bowling et une baraque ?

Excusez-moi, mais je dois enterrer mon fr�re.

Quel cr�tin !

Vous avez compris, Donald ?

Non. D'habitude, on me tape dessus.

Cable John.

Oui, Cable John est r�pertori�.

Des trouvailles ?

Non, mais on a les dossiers de la base de donn�es.

Et le supr�me... ? Comment John l'appelait ?

Le ''trou-du-cul hypocrite supr�me''. ll n'y a aucune entr�e.

Mais il y en a bien d'autres.

On est dessus depuis des heures.

ll est tard, j'y vais.

Tu n'es pas oblig� de partir.

Tu peux rester chez nous quelque temps.

Merci, mais je dois aller au travail.

Tu retournes au magasin ?

La vie doit continuer. A demain.

C'est le ch�que

que John m'avait donn�.

Je pensais lui rendre. Tu devrais le garder.

Non merci.

C'�tait entre John et toi. ll t'appartient.

Consid�re �a comme une avance.

D'accord. Bonne nuit.

Eddie, vous aviez quoi comme voiture ?

Une Toyota. John se m�fiait des am�ricaines.

Elles consomment autant d'essence que lui, de vodka. Pourquoi ?

On pense juste changer de voiture. Bonne nuit.

Une voiture ?

Non, ch�ri.

Tu crois que c'est prudent de le laisser partir ?

Va � la fen�tre.

Vas-y.

- Qu'est-ce que tu vois ? - Rien.

Attends ! Eddie marche dans la rue.

ll doit y avoir une voiture bleue avec deux types qui boivent du caf�.

lls mangent des beignets.

Des flics !

Bub Baley file Eddie depuis la mort de John.

ll ne craint rien.

Crois-moi. Regarde �a !

Les comptes bancaires de Rutka.

Premi�re r�gle du d�tective : ''suivre la route de briques jaunes''.

Je fais Doroth�e ?

Mon ch�que vient de la Rutka Report lncorporated.

ll devait payer ses indics de la m�me fa�on.

Je t'ai d�j� dit que tu es un g�nie ?

Pas r�cemment.

Nous y voil�.

Attends une seconde.

Merde ! ll n'y a que des initiales. N. Z.

Et D. R.

H. G. lls sont pay�s tous les mois.

D. R. s'en tire bien. Plus que les deux autres r�unis.

1 4 000 dollars.

Je vais commencer par l�.

Comment vas-tu faire ?

Voir celui qui conna�t les histoires troubles de la ville.

Oui, c'est Dik Steele.

Moi aussi.

Je suis tellement excit�.

Oui, je bande !

Je bande tellement.

Je vais... jouir !

Tu sais ce qui est bien avec les amis ?

Un salaire minimal ?

Tr�s dr�le !

La meilleure chose, c'est que quand je pose,

il n'y a qu'un Dik Steel.

Mais l�, il y en a une douzaine.

Je me fais en une heure ce que je gagnais en un jour.

Tu es la fiert� de la libre entreprise.

C'est la m�thode USA ! Quoi de neuf ?

ll faut que je te parle. En priv�.

J'attendais que tu le demandes.

C'est l'heure de mon breuvage.

Le corps est un temple.

J'ai d�j� entendu ton sermon.

Je voudrais une info, Dik.

De quel genre ?

Rutka a ''out�'' l'un de tes clients ?

Qui pourrait l'avoir tu� ?

Tu es plus qu'une belle queue, Dik.

Je sais qui aurait voulu sa mort :

tous les homos qui se planquent.

Mais je doute que l'un de mes clients soit coupable.

Ma s�ance photo ! �a t'emb�te si je me change ?

Fais comme chez toi.

Certains de tes clients honteux font partie de la police ?

Je ne peux pas r�pondre. Ce serait trahir leur confiance.

Ce n'est pas ce que je te demande.

Je te donne des initiales, toi, des noms.

Peut-�tre ceux de tes clients.

Tu peux faire �a ?

Laisse tomber. On devrait s'�clater...

Les initiales.

H.G., D.R. et N.Z.

Tu ne veux pas de noms.

C'est �a que tu veux.

Bon, d'accord !

J'ai une dette envers toi,

tu m'as d�pann�, un jour.

Mais tu me demandes d'agir comme John Rutka.

A part que John Rutka est mort.

Je cherche son meurtrier. Tu peux m'aider.

Apr�s, on sera quittes ?

Ce sera un bon d�but.

D'accord.

Je ne sais pas pour les deux premiers, mais N. Z...

Nathan Zenck. �a doit �tre Nathan Zenck.

Bienvenue au Parmoli Plaza Hotel.

Puis-je vous aider ?

Bienvenue au Parmoli Plaza Hotel.

Puis-je vous aider ?

Je cherche M. Nathan Zenck.

Certainement. Quel est votre nom ?

Je suis l'ami d'un ami.

Un instant.

M. Zenck ? Un homme d�sire vous voir.

ll n'a pas dit...

C'est l'ami d'un...

Je suis navr�. M. Zenck est absent.

Vraiment ?

Vraiment. Puis-je vous aider ?

Qu'est-ce que... ?

ll a dit que j'irai en prison.

Qui �tes-vous ?

Donald Strachey. Je travaillais pour Rutka.

Tout comme vous.

Je ne vous suis pas.

John Rutka vous payait grassement chaque mois,

en �change de vos tuyaux.

C'est permis, ici ?

Dehors, tout de suite !

Oust !

Je sais qui vous �tes :

la petite chochotte qui fait du grabuge en ville.

Vous n'avez rien sur moi,

donc virez votre cul d'ici !

Pourquoi pas ?

Je donnerai aux flics les comptes de Rutka,

ceux o� sont pr�cis�s votre nom,

les montants et dates.

Et avec le t�moignage du r�ceptionniste,

vous pourrez faire une croix sur l'h�tellerie.

Que voulez-vous ?

Les acteurs des films que vous vendiez � Rutka.

Je ne m'en souviens pas.

Je peux vous aider.

D'accord !

L'un d'eux �tait Slinger, du Congr�s.

ll venait avec la nouille de la t�l�

qui s'appelait...

Ronnie Linkletter ?

Tous les deux ? Vous �tes s�r ?

ll paluchait Slinger avec une marionnette !

Vous avez vendu �a ?

ll faut bien vivre.

- Qui d'autre ? - Je ne sais pas.

ll y a un troisi�me mec. Rutka l'appelait

''l'hypocrite supr�me''.

ll voulait sa peau par-dessus tout.

Je ne sais pas ! ll ne m'a rien dit !

A qui alors ? A une autre raclure d'informateur ?

Je ne sais pas !

S'il vous pla�t, non !

C'est bon, d'accord. Merde !

Howie Glance qui g�re le Foutain of Eden Hotel

pr�s de l'a�roport.

Tr�s bien, c'est H. G. Dites-moi qui est D. R. ?

J'en sais rien. Della Reese !

Vous allez foutre le camp ?

ll faudra que j'explique �a !

Merci, Nathan.

Une derni�re chose.

Pour vous lib�rer de la tentation.

Ce n'est pas le jour pour demander une augmentation.

Salut, Howie.

Je ne vous connais pas.

On a un ami commun.

John Rutka.

Connais pas.

Vraiment ?

Pourquoi ces 6 000 dollars l'an dernier ?

Service de nettoyage ?

Les bact�ries pullulent dans ce genre d'endroit.

Les maladies...

Quelqu'un doit d�sinfecter.

Ton motel et toi �tes r�f�renc�s 90 fois

dans les comptes de John Rutka.

Tes clients n'appr�cieront pas s'ils apprennent que tu les balances.

Vous me faites chanter. C'est le but de votre visite ?

Non. Je veux des infos sur Ronnie Linkletter.

Je regrette,

je ne regarde pas la t�l�.

Tu as eu tort !

Laissez-moi, je ne sais rien.

Ton cerveau manque d'oxyg�ne ? Je peux arranger �a.

Essayons �a.

�a fait quel effet ?

ll para�t que si l'on respire de l'oxyg�ne pur

plus de deux secondes, le cerveau grossit

jusqu'� remplir la bo�te cr�nienne.

Quand la place manque, il explose comme un grain de raisin pourri.

On va reprendre depuis le d�but.

Ronnie Linkletter ?

ll venait tous les mercredis avec son copain.

- Bruno Slinger ? - Non.

Non, pas Slinger. Je le connais.

C'�tait quelqu'un d'autre.

Je ne l'ai jamais vu d'assez pr�t.

M. Rutka aurait pay� cher pour �a.

ll avait une Buick bleue avec des vitres teint�es.

Je ne voyais rien.

Tu as relev� les plaques ?

Bien s�r.

M. Rutka voulait que je note ce genre de choses.

�a me rapportait des bonus. Surtout pour cette info.

ll voulait pi�ger le trou-du-cul supr�me.

ll l'a fait ?

Pas apr�s ce qui est arriv� dans la chambre 3.

Qu'est-ce qui est arriv� dans la chambre 3 ?

Le miroir au plafond.

J'imagine que les heures de baise sur le lit

ont endommag� les fixations. ll est tomb� !

Le copain de Ronnie y est rest� ?

Je n'en sais rien.

Je vous le jure !

Ronnie a d� appeler de son portable.

Une voiture blanche est arriv�e,

avec deux hommes.

Du genre hommes d'affaires

ou mafiosi.

Je craignais que le copain de Ronnie soit un parrain,

donc je suis rest� � l'�cart.

L'un a pris la voiture blanche, l'autre, celle du copain.

Tu as pr�venu quelqu'un ?

Ronnie m'a pay� pour que je la boucle.

Je suis entr�, j'ai nettoy� le sang et j'ai fait le lit.

Et la police ?

J'ai lou� la chambre une heure apr�s � un nain

et deux putes.

Soir�e rentable.

Le 29 novembre. Voici le num�ro de la Buick bleue.

Et pour la voiture blanche ?

La plaque �tait camoufl�e.

- Tu l'as dit � Rutka ? - Bien s�r.

On avait un march�.

C'est regrettable pour M. Rutka.

- Vous l'aimiez ? - Pas plus que �a.

Mais son fric, oui.

Si vous voulez bien m'excuser,

j'ai du m�nage � faire.

Qu'est-ce que tu fais ?

Les immatriculations ?

Helen, c'est Donald Strachey.

Salut, beau gosse. Toujours gay ?

Toujours aussi jolie ?

Donne-moi le num�ro.

Voil� les ennuis !

Pourquoi �a ?

Le dernier client, c'est des ennuis

parce que je me fais toujours avoir.

Je suis Art Murphy.

Donald Strachey.

Vous avez une id�e en t�te ?

Oui, cette voiture.

Vous avez bon go�t, mais elle est prise.

C'est ma voiture,

mais j'en ai un paquet qui...

Je ne m'int�resse qu'� cette voiture

et � sa pr�sence devant le Fontain of Eden Motel.

J'ai oubli� votre nom.

Strachey. Je suis d�tective priv�.

J'enqu�te sur la mort de John Rutka.

Le gay retrouv� br�l� ?

En effet. Vous le connaissiez ?

Je ne fr�quente ni ces personnes

ni le Garden of Eden Motel.

Le Fontain of Eden Motel.

Votre voiture y �tait, elle.

Dites-moi � qui vous la pr�tez et je ne pr�viens pas les flics.

Qui conduit ma voiture ? �a ne vous regarde pas !

Et qui que ce soit,

il n'a rien � voir avec ce foutu meurtre !

Parce qu'il est mort ?

Pour qui vous vous prenez ?

Vous venez chez moi et vous m'accusez ?

- Calmez-vous. - Ne me dites pas de me calmer !

Vous m'entendez ?

Tr�s bien, du calme.

D�gagez !

Du calme !

La ferme ! Foutez-moi le camp !

D'accord...

Je ne veux plus entendre un mot. De l'air !

Foutez-moi le camp !

Esp�ce d'enfoir� !

Timothy ? O� tu es ?

Les dossiers ou je t'arrache la t�te !

Pour qui tu travailles ?

- J'ai besoin de toi. - Je suis l�.

Quand je partirai...

Non, �coute-moi.

Ne reste pas seul.

Je veux que tu trouves quelqu'un.

Quelqu'un...

de gros,

de laid avec un petit p�nis.

Ne me fais pas rire.

Quel est le pire ? Ma t�te ou ma jambe ?

En voici un pour ta t�te.

Un autre pour ta jambe.

Et un dernier pour toi.

Je suis d�sol�.

Les risques du m�tier. J'ai �pous� un priv�.

Qui c'�tait ?

Je ne sais pas.

Je ne l'ai pas bien vu.

Je te promets qu'il n'a pas fini de boiter.

Et les dossiers ?

lls sont � l'abri. Pour le moment.

Jusqu'� ce que je les br�le.

Quoi ?

- On n'a pas le coupable. - Je m'en fous, c'est fini.

Tu abandonnes ?

Tu te souviens de ce que tu me disais ?

Que ces dossiers �taient destructeurs ?

lls commencent � nous atteindre.

Je sais ce que j'ai dit,

mais c'�tait avant que Rutka ne meure.

Un docteur ! Ton cerveau est touch�.

ll est mort et personne ne cherche le coupable.

Sauf nous.

Tu te soucies de John Rutka ?

Et ton couplet sur le bien et le mal ?

John Rutka n'�tait pas fondamentalement mauvais,

mais son meurtre, si.

Tu dois aller jusqu'au bout,

pour lui.

Et pour nous.

Tu peux faire ce que tu as envie

Parce que tu es � part !

Parce que tu es toi-m�me !

Putain !

Tu m'as �cras� le pied !

Bon Dieu !

Deux pas � gauche, un pas � droite, abruti !

C'est toi qui t'emm�les les pinceaux !

On recommence !

Non, il est trop naze. Je vais dans ma loge.

D�gage de mon chemin !

Va te faire foutre, Ronnie !

Merde !

Tu te sens toi-m�me, aujourd'hui ?

J'appelle la s�curit�.

Vas-y. L'un d'eux devait �tre � la botte de John Rutka.

Qu'est-ce que tu veux ?

Comment va ton copain ?

Je ne comprends pas.

Bien s�r que si. Ton petit ami...

Celui qui te baisait tous les mercredis au motel.

Celui qui s'est pris un miroir.

ll est mort ?

Laisse-moi tranquille.

ll a surv�cu

et il a d�cid� de se d�barrasser de John Rutka ?

C'est ce que tu as fait, mercredi ?

Ton mec et toi, vous avez fait griller Rutka ?

Non. Je n'ai rien � voir l�-dedans.

- J'avais un rendez-vous. - Avec qui ?

- �a me regarde. - Serait-ce Bruno Slinger ?

Pas de panique, Ronnie.

Je ne veux pas vous ''outer''.

J'ai besoin de r�ponses et toi, d'un alibi.

C'�tait Bruno ?

Oui ! S'il d�couvre que je te l'ai dit...

- ll te tuera ? - Non, c'est pas son genre.

Mais c'�tait le genre de ton ex,

celui du Fontain of Eden motel.

Ce n'�tait pas mon mec.

ll ne l'a jamais �t�.

Je vais t'accorder une faveur, Ronnie.

Tu me dis son nom

et je d�truis les dossiers vous concernant.

ll ne figure dans aucun dossier, il est trop prudent.

D'accord, il est vivant. Super.

Dis-moi son nom, Ronnie.

Dis-moi son putain de nom !

Je crois que je vais �tre malade.

Pourquoi tu t'infliges �a ?

Pourquoi tu le prot�ges ? Qu'est-ce qu'il a sur toi ?

Mon pied me fait mal !

L'homme de mes r�ves...

La ferme !

Mais c'est Slinger, du Congr�s.

Croyez-moi, les photos ne vous rendent pas justice.

Faut avouer que le cuir, c'est dur � porter.

O� est mon dossier ?

C'est une question � un million.

Dommage que votre gouine n'en sache rien.

�a suffit !

Je n'ai pas de probl�me particulier avec vous.

Je veux juste le dossier sur moi.

Et pas de question.

�a m'emb�te parce que j'ai des questions.

Pourquoi vous l'avez tu� ?

Un membre du Congr�s avec le bras long

aurait pu g�rer la situation autrement.

Bien essay�.

Mais ce n'est pas moi. Et pourtant, j'aurais voulu.

Ce n'est pas mon genre.

Vous �tes plut�t du genre rapt et torture ?

Ecoutez,

je n'ai pas le temps de jouer aux devinettes.

Vous savez o� j'�tais quand Rutka a �t� carbonis�.

Vous avez parl� � Ronnie.

On va faire vite. O� est mon dossier ?

Vous voulez le savoir ? Approchez.

Je vais vous le dire.

ll est dans le coffre d'une banque.

Si un malheur arrive � Timmy ou moi,

il part direct � la presse.

Si vous me tuez,

vous serez en premi�re page.

Merci, beau gosse.

Appelle-moi, si tu veux.

Combien �a va me co�ter ?

- Dix ? Vingt ? - Une.

Vous r�pondez

� une question et le dossier est � vous.

Donnez-moi d'abord le dossier.

Qui est l'ex de Ronnie ?

C'est �a, votre question ?

Facile. Je n'en sais rien.

Ronnie n'en a jamais parl�,

n'a jamais cit� son nom.

�a me pla�t.

ll ne parlera pas de moi non plus.

Maintenant, o� est mon dossier ?

Je vous l'enverrai.

Doublez-moi et vous suivrez les traces de Rutka.

Je gratterai l'allumette moi-m�me.

Voyons, Slinger... Je mentirais � un �lu du peuple ?

Une derni�re chose.

Laissez Ronnie tranquille.

ll en a assez bav�

avec toute cette merde.

Qu'une personne de confiance l'attaque...

De confiance ?

C'est vous, le d�tective priv�.

Vous n'avez pas fait vos devoirs ?

Rutka �tait comme un grand fr�re pour Ronnie.

lls se sont disput�s il y a quelque temps.

- A quel sujet ? - Je n'en sais rien.

Rutka voulait balancer un pr�tre.

Ronnie �tait contre.

Pourquoi ? ll est pratiquant ?

Vous ne savez pas grand-chose.

Rutka et Ronnie chantaient � la chorale de St. Michael.

ll l'a encourag� � faire du show-biz.

Si on consid�re les marionnettes

comme du show-biz...

Pourquoi j'irai ? Le p�re Morgan te conna�t.

Mais c'est toi qu'il appr�cie.

Trouve le nom du pr�tre de St Michael quand Rutka �tait gamin.

Tu ne m'aurais pas forc� si je tenais debout.

Des gays...

Qu'est-ce que tu fais ?

C'est Art Murphy, le vendeur de voitures !

Un catholique irlandais au chevet de l'�v�que ?

Un lrlandais comme toi. Tu pourras l'aborder.

D�couvre � qui il pr�te sa Buick bleue. Vas-y.

Et toi ?

La derni�re fois, il a voulu me d�foncer la t�te.

Vas-y !

Pardonnez-moi. Je d�range ?

Entrez.

C'est terrible !

Comment va-t-il ?

Son �tat s'am�liore.

ll peut se r�veiller � tout moment.

On se conna�t ?

Pas exactement. Je suis Timmy Callihan.

Joan Murphy et voici mon mari Art.

Deux Murphy et un Callihan !

Un grand jour pour les lrlandais !

Vous �tes Art Murphy, le vendeur de voitures ?

Oui, c'est moi. Vous �tes dans le milieu ?

En fait, oui. Je voudrais changer

ma Toyota... Flacker.

Flacker ?

Je ne connais pas.

Elle est un peu petite.

ll y a peu de place pour moi,

ma femme et mes enfants.

Je cherche plus spacieux.

Une voiture du genre Buick.

Maintenant, je vous suis. J'en ai une.

C'est vrai ?

N'est-ce pas incroyable ?

Je pourrais peut-�tre passer un jour pour faire un tour avec.

Je vous souhaite bonne chance. Personne n'a le droit

de toucher � sa voiture,

sauf mon fr�re quand il faisait ses visites.

ll peut le d�duire de ses imp�ts.

Je rendrais tout pour qu'il se remette.

Avec l'aide de Dieu...

L'�v�que McFee... est votre fr�re ?

Et il emprunte la voiture ?

N'est-ce pas charmant ?

lls ont menti pour couvrir sa relation avec Ronnie.

Qu'est-ce qu'ils cachent encore ?

Je ne me sens pas � l'aise.

Timothy, je t'en prie !

Tu viens ?

Tout ira bien.

Je ne l'ai pas vu depuis le s�minaire.

Je suis pr�t � r�pondre � ses questions.

- Pourquoi... - Je m'en occupe.

Je ne pense pas que ce soit une bonne id�e.

Parle-lui. Reste zen !

Qu'est-ce qui vous am�ne ?

Timothy avait des questions.

On passait dans le coin,

il faisait beau et on s'est dit...

Je suis sur l'affaire Rutka.

Vous connaissez ?

L'activiste homosexuel.

C'est tr�s regrettable.

On voudrait juste savoir

qui officiait quand Rutka �tait enfant.

Fin 50, d�but 60.

C'�tait bien avant mon arriv�e ici.

Je peux jeter un �il.

Super.

Laissez-moi un instant. Attendez ici.

Mielleux...

P�re Morgan !

Qu'y a-t-il ?

A qui est cette voiture ?

Au dioc�se.

Qui la conduit ?

L'�v�que...

jusqu'� son accident.

Et depuis ?

C'est moi.

O� �tiez-vous la nuit o� John Rutka a �t� tu�

et voulez-vous un avocat ?

Bub, je t'assure...

Vous ne comprenez pas.

Vous �tes arr�t� pour meurtre.

ll est sorti du coma hier. Depuis, c'est la cohue.

Vous souvenez-vous de l'accident ?

Que savez-vous de l'enqu�te sur le dioc�se ?

Quelle est votre r�action ?

Dehors, ou c'est la taule !

C'est... ?

Je vous connais.

Ev�que McFee,

inspecteur Baley.

J'ai quelques questions.

Adieu, John Rutka. Certaines personnes l'aimaient.

lnspecteur Baley, voici mon ami

Timothy Callihan.

- Enchant�. - Moi de m�me.

- Votre ami a �t� brillant. - Je lui ai tout appris.

Je le voulais depuis un bail.

Mais le p�re Morgan prot�geait juste l'�v�que.

Je parlais de l'�v�que.

Des rumeurs circulaient sur son compte.

ll brutalisait des enfants, il les mena�ait.

Les gosses se taisaient.

ll para�t que d'autres hommes ont port� plainte.

Pourquoi Rutka n'a pas balanc� McFee ?

L'�uvre de sa vie est achev�e.

Sache que John aurait �t� fier de toi.

Eddie, j'aurais aim� faire davantage.

J'ai parl� � l'avocat de John.

- Tu n'as qu'� envoyer ta facture. - On verra...

O� tu veux qu'on envoie la facture ?

A David Rezudo. ll est � Albany.

Tu pars en voyage ?

ll ne me reste plus rien, ici.

Je retourne � Manhattan, voir ce que l'avenir me r�serve.

Je vais vivre au jour le jour.

Au revoir, Eddie.

Salut.

Prends soin de toi.

Toi aussi.

Donald Strachey.

Eddie prend un nouveau d�part � New York. Affaire class�e.

S'il y a une enqu�te que je voulais termin�e,

c'�tait bien celle-l�.

David Rezudo, l'avocat des Rutka.

Les comptes de John ! 1 4 000 dollars � D.R.

C'est David Rezudo !

Affaire class�e ?

- Excusez-moi. - Bon Dieu !

Votre fr�re a donn� 1 4 000 dollars � un certain David Rezudo.

M. Strachey, ce n'est ni le lieu ni le moment.

Savez-vous dans quel but ?

Bien s�r, pour une assurance vie.

- Le b�n�ficiaire ? - Eddie, �videmment !

Combien il a touch� ?

Ce ne sont pas vos oignons.

Est-ce assez pour qu'Eddie se la coule douce ?

Arr�tez �a !

Eddie Santon vient de devenir richissime.

Excusez-moi ! Pardon !

Timmy, je t'aime !

Je t'aime aussi.

Super ! Rentre en taxi.

O� tu vas ?

D'accord, je vais rentrer en taxi.

Je pr�parerai le d�ner...

et deux martinis bien frais.

Je vais prendre un taxi.

Un d�tective priv� !

Dernier appel pour le vol 431 � destination de Mexico.

Tu m'inviteras � d�jeuner � Mexico ?

Tu es riche !

C'est merveilleux de te voir.

Je te remercie d'avoir d�masqu� mon meurtrier.

Un bonbon ?

De fausses dents.

F�licitations, John.

Joli coup.

Mes amis ont ram� pour trouver un corps � l'h�pital.

lls y ont plac� mes anciennes dents

et cr�� une blessure par balle.

�a a fonctionn� � merveille.

Non, pas du tout, John.

Le p�re Morgan a �t� inculp� pour meurtre � tort.

ll a �touff� les crimes sexuels de McFee.

ll n'a pas commis de meurtre.

Ecoute !

Les ''outings'', c'est fini ! lls n'ont plus le moindre impact.

Je devais frapper plus fort pour McFee.

Maintenant, c'est fini.

L'�v�que inculp�

Maltraitance...

Tu �tais au courant ?

Tu avais tout maniganc� ?

ll n'y est pour rien.

J'ai d�test� faire �a,

mais le chagrin d'Eddie �tait fondamental

pour que l'illusion fonctionne.

Au d�but, j'�tais furieux. Mais John est revenu.

C'est tout ce qui compte.

Tu vas monter dans cet avion,

tu seras extrad� et tu iras en prison pour fraude � l'assurance.

�a d�pendra de ce que tu diras ou pas.

J'aimerais te boucler moi-m�me.

Tu ne le feras pas.

- Attention ! - Toi, fais attention !

On apporte le fric � Mexico

pour un labo.

On fournira des soins aux malades du sida d�munis.

- lci et ailleurs. - Ferme-la !

ll a raison.

Les assurances ne couvent pas longtemps.

100 000 dollars, c'est une broutille pour elle.

Elles d�pensent plus pour les avocats

qui roulent les malades dans le besoin.

Alors, est-ce criminel ?

Tu mens depuis que tu es n� !

Pas depuis ce jour-l�.

J'ai appris � mentir !

Tu sais qui me l'a enseign� ?

McFee �tait un d�mon.

''Ne le dis � personne, John,

''ou tu iras en enfer.

''Tu conna�tras la damnation �ternelle.''

Des mots terribles pour un enfant...

Apr�s il faisait...

ce qu'il a fait semaine apr�s semaine.

Donald, je n'avais que neuf ans !

Neuf ans...

Va-t'en

et dis-leur que je suis en vie. Sauve Morgan.

Tu m'as vu en voiture avec Eddie et tu nous as perdus.

Mais laisse-nous accomplir notre devoir.

Bub a dit que tu avais quelque chose sur moi.

Qu'est-ce que c'est ?

J'ai un dossier sur toi.

Je sais tout de ta carri�re militaire.

Tu �tais sergent. Tu gravissais les �chelons.

On t'a surpris au lit avec un lieutenant.

Tu l'as charg�

et tu as mis les voiles,

d�s qu'ils ont cri�

au p�d� !

Pas une bagarre, pas un regard.

C'est ta chance.

Tu peux faire quelque chose de juste,

pour une fois.

De juste...

Comme �a, tu l'as paum� dans la circulation ?

C'est ce que tu diras, si on te le demande.

Alors, saint Timothy ?

O� �a se situe dans l'�chelle du bien et du mal ?

Je suis un criminel ?

Non. Je pense plus que tout est noir ou blanc.

Au Kansas, peut-�tre.

Mais pas ici.

Et le p�re Morgan ?

Lib�r� pour manque de preuves. Son alibi �tait solide.

Pour la police, qui a tu� John Rutka ?

Personne.

lls vont fouiner un peu, puis abandonneront l'affaire.

Dans deux ans, tout le monde aura oubli�.

Qu'est-ce que tu fais ?

J'utilise notre nouvelle chemin�e

pour faire quelque chose de vraiment bien.

- �a existe, tu sais. - J'existe.

Adaptation : C�line Merlin

Sous-titrage TVS - TlTRA FlLM

Je m'appelle Donald Strachey.

- Que puis-je pour vous ? - Vous avez assez fait !

Je suis un d�tective,

T'es le seul priv� gay du coin.

un d�tective gay.

Dans cette ville,

remplie de coins sombres

o� cacher la v�rit�,

John, tu es un menteur ! Tu mens depuis ta naissance !

j'ai toujours mon mec.

- Je t'ai dit que t'�tais g�nial ? - Pas r�cemment.

Tu veux faire un outing.

La plupart des gays vivent cach�s, que �a te plaise ou non.

Tu lib�res un secret dangereux.

Le d�put� Bruno Slinger :

Les dollars du gouvernement � l'�uvre.

�a sent le roussi.

C'est pas un accident, on veut ma mort.

Le corps de John Rutka a �t� trouv� dans une grange.

- Qui h�rite ? - Moi.

O� tu vas ?

Cherchez les pi�ces du puzzle.

L�, o� bossent les d�tectives.

Vous trouvez pas �a bizarre ?

Je l'aurais tu� ? Vous �tes tar� !

Je cherche son assassin et vous pouvez m'aider.

Vous ne savez rien.

Bas� sur ''Les Enqu�tes de Donald Strachey''par Richard Stevenson,

M�chant gar�on !

Here! pr�sente une premi�re mondiale :

Pour qui tu bosses ?

Chad Allen,

Sebastian Spence,

Jack Wetherall

et Sean Young.

Tu l'as descendu ?

Third Man Out : Une enqu�te de Donald Strachey.

O� est mon dossier ?

C'est la question � $ 1 million.

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