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Zulu
All� ?
Maman a disparu.
Quand ?
Il y a deux semaines.
J'ai cru qu'elle errait dans le village, comme d'habitude.
Tu ne l'as pas vu depuis longtemps. C'est vraiment pire.
Elle n'est pas avec toi ?
Non, elle n'est pas l�.
Tu es s�re ?
Rino, je t'ai dit qu'elle n'est pas l�.
Alors o� elle est partie ?
Pour une fois, fais ce qu'elle attend de toi.
Ne la cherches pas.
Que dis-tu ?
Ce que tu as entendu. C'est inutile.
Apprend � vivre seul.
Et ne m'appelle plus.
All�.
Tu as v�rifi� son armoire ?
Pour chercher quoi ?
Regarde et rappelle-moi.
Il n'y a plus rien.
- Il n'y a rien. Tu m'entends ?
Rien ? Rien.
Elle a pris ses affaires d'hiver et d'�t�.
Elle a pris ses chaussures, tout.
Dans le tiroir avec les photos,
elle s'est d�coup� de toutes les photos,
des photos de famille,
m�me celles de mon enfance.
Prends sur toi. Je n'y peux rien.
Tu en rajoutes toujours, Lila.
Quand nous �tions petites et maintenant que nous sommes vieilles.
Tu veux t'�loigner maintenant �60 ans,
et effacer la vie que tu laisses derri�re toi.
J'avais promis de na jamais le faire mais je suis tr�s en col�re.
C'est pourquoi je vais raconter ton histoire et pas que ce que j'ai vu,
mais ce que je sais et tout ce que tu m'as dit
pendant toutes ces ann�es.
Cette fois je vais aller aussi jusqu'au bout
et on verra qui gagne.
Faites voir.
Regardez.
Voyez la pr�cision et la propret� d'Elena Greco.
Prenez exemple !
En ordre, bien sur la ligne
et sans taches.
Bravo.
�a suffit ! Cerullo !
Montre ton cahier, on va voir si tu ris toujours !
Elle �tait impressionnant.
Nous �tions des garnements dans cette classe,
mais seulement dans le dos de Mlle. Oliviero.
Mais pas elle, elle se comportait toujours mal.
Et �a ?
Qui l'a �crit ?
C'est toi ?
Jusque l�, j'�tais meilleure �l�ve...
puis tout a chang�.
Entrez.
-Entrez, Madame - Bonjour, Mademoiselle.
Merci, il ne fallait pas.
Les filles, debout. Saluez Mme. Cerullo.
Bonjour Mme. Cerullo.
Les filles, j'ai demand� � Mme. Cerullo de venir,
car il y a quelques jours par hasard
j'ai d�couvert une merveille,
qui m'a r�jouit comme institutrice
mais aussi en tant que personne.
soleil
Qu'est-ce qu'il y a �crit ?
Du calme, c'est normal que vous ne sachiez pas,
personne ne sait lire � votre �ge.
Pourtant...
Cerullo.
Tu sais ce qu'il y est �crit ?
Soleil.
Bravo ! C'est �a : "soleil".
Cerullo, viens au tableau.
�crit "craie".
"Craie"
Elle s'est tromp�e.
Non, madame, elle a besoin de s'exercer,
c'est vrai,
mais elle lit et �crit.
Qui lui a apprit ?
Pas moi.
Un parent, un voisin ?
Qui �a peut �tre ?
Cerullo...
Qui t'a appris � lire et �crire ?
Moi.
Retourne � ta place.
CHAPITRE 1 LES POUP�ES
Bien.
Bien, bien.
Excellent, Cerullo.
On additionne.
Oui, tr�s bien.
Bravo.
Cinq, deux.
Allez ! Avance.
Vous, en rang par deux. Marchez !
Je n'ai rien fait !
Rien ?
C'est toujours moi qu'on punit.
Scanno, tu vas encore redoubler !
Non, l�chez-moi.
Tous sauront que tu es un �ne. Avance !
Non, l�chez-moi.
Mets-toi l�.
Regardez, c'est un �ne ! Un �ne !
�a suffit !
Scanno est encore puni.
Tu es un �ne.
Et rien ne peut changer �a.
�ne !
Elle est folle. Il va la taper.
Du calme.
Regardez l'�ne !
Tu n'as pas voulu �tre l'amie de Enzo ?
Je n'ai pas envie d'en parler. Il m'a trait�e de menteuse.
Je n'avais jamais parl� avec Lila
malgr� notre comp�tition permanente.
son r�le de mauvaise fille m'attirait confus�ment.
Mais les autres la fuyaient
Ton p�re est l�.
Le papa de Carmela �tait l'image m�me du d�sespoir.
Je rentre.
C'�tait un excellent charpentier
qui accusait Don Achille de l'avoir ruin� avec des pr�ts sans fin.
Rentrons, papa.
il avait transform� la menuiserie en charcuterie
dont s'occupaient son fils Stefano et Maria, sa femme.
Tu es un bon � rien, petit.
D�gagez, rentrez chez vous.
Tu n'as pas de m�tier,
juste l'argent de ton p�re, un autre bon � rien.
Rentrons, papa.
Tu as honte de ton p�re ?
Je ne dis que la v�rit�.
Ton p�re m'a saign� � blanc.
Allons-nous en, papa.
Non, je veux qu'ils sachent ! Don Achille est une merde !
Don Achille vivait au quatri�me, en face.
C'�tait l'ogre des contes.
Je faisais comme si lui et sa famille n'existaient pas
On ne devait pas ni l'approcher, ni lui parler, ni le regarder...
Papa !
Rentre chez toi, tu entends ?
Rentre chez toi !
Laisse-moi !
Cours, Carmela ! Viens avec papa !
Toi, occupe-toi de tes affaires.
Sachez-le tous : Don Achille est une merde,
un usurier, une merde.
Seuls Manuela et Silvio Solari tenaient t�te � Don Achille.
Ils tenaient le seul bar du voisinage
et d'apr�s papa, ils voulaient lui prendre son affaire.
et prendre sa place.
Maman, pourquoi il y a le croque-mort ? Cappuccio est mort.
Qui ?
Le p�re d'Antonio et d'Ada.
Je monte les consoler. Toi, rentre.
Tu veux voir le mort ? Non !
Allez, on y vas ensemble. J'ai trop peur. A plus.
Les Cappuccio vivaient au troisi�me
et �taient les plus pauvres.
Melina avait quatre enfants et moins de trente ans.
Mais en paraissait plus.
Son mari d�chargeait des cageots au march�.
Je me souviens qu'il �tait petit, mince et fier.
Il �tait sorti un soir comme toujours,
et au matin, ils l'avaient trouv� mort.
Peut-�tre tu�, peut-�tre mort de fatigue.
Je vous salue Marie, pleine de Gr�ce, le Seigneur est avec vous.
B�nie entre toutes les femmes
et b�ni J�sus, le fruit de vos entrailles.
Ste Marie, m�re de Dieu, priez pour nous, pauvres p�cheurs,
maintenant et � l'heure de notre mort. Amen.
Gloire au P�re, au Fils et au St Esprit.
Comme il en �tait au d�but,
maintenant et toujours jusqu'� la fin des temps. Amen
Seigneur, donne-lui le repos �ternel.
Que la lumi�re l'�claire pour toujours.
Qu'il repose en paix.
Amen.
Donato Serratore vivait au quatri�me �tage.
Il travaillait au chemins de fer.
Il n'�tait que travail, famille, �glise.
Il avait essay� d'aider les Cappuccio,
mais les voisines disaient que c'�tait pour Melina.
Les voisins le trouvent bizarre,
parce-qu'il �crivait des po�mes
et qu'il poussait avec sa femme la poussette du b�b�.
Condol�ances, Melina.
Les Sarratore avaient cinq enfants et l�a�n�, Nino,
un peu plus grand que nous, �tait beau gar�on.
J'�tais amoureuse de lui en secret.
Que fais-tu l� ? A la maison, de suite.
Greco, tu as vu le mort ?
Tu as mouill� ta culotte ?
C'est Don Achille qui a saign� Cappuccio
et l'a achev�.
Jour de col�re, jour...
mis�re et douleur, jour d'amertume
quand le monde recevra le jugement dernier.
Seigneur, donne-leur le repos �ternel
que brille pour eux ta lumi�re.
Qu'ils reposent en paix.
Amen.
Seigneur, aie piti�.
Christ, aire piti�.
Il va se passer quelque chose.
Don Achille, s'il vous pla�t ! L�chez-moi !
Alfredo n'a pas voulu vous offenser. Ne le tuez pas !
S'il vous pla�t, ne le tuez pas !
Par piti� !
L�chez-moi !
Len�, o� vas-tu ?
A l'aide !
Parle-moi, s'il te pla�t.
Tu m'entends ? Au secours !
Len�, o� �tais-tu ?
D�p�che-toi !
Lila !
On doit partir d'ici !
Pendant un temps, personne ne parla de Don Achille.
La guerre entre Lidia Sarratore et Melina fut cause de moqueries.
Regarde ce que fait Melina.
Elle est vraiment amoureuse. Pauvre idiote.
Que fais-tu ?
Fiche-nous la paix ! Qu'est que c'est ?
Vous n'avez rien � faire ? Occupez-vous de vos affaires.
Maman, elle salit le linge !
Elle salit mes draps !
Tu es malade !
Madame de mes fesses. Salope !
Donato s'occupait de la veuve.
La gratitude de Melina se mu�t en amour et passion.
Sarratore lui faisait m�me les courses.
Il se prit au jeu � la mort du mari.
Un homme si bon.
Il trouva un emploi au fils a�n� chez Gorresio.
Avec une bonne recommandation.
Il lui a donn� la main, elle a prit le bras.
Maman, je ne supporte plus cette chienne amoureuse de papa.
Elle n'y peut rien ! Elle est malade.
Elle devrait s'en prendre � ton p�re !
Tu es m�chante ! C'est pour �a que personne ne t'aime.
Comment t'appelles-tu ?
Tina.
Tu ne me crains pas ?
Vient, je vais te montrer un truc.
Je l'ai trouv� dans la rue.
Tu es courageuse ?
Oui.
Salope !
Qu'est-ce que c'est ?
Je vais te casser la t�te !
Salope ! Suffit, Melina.
�a ne suffit pas ! Tu es une ordure.
J'ai dit, �a suffit, rentre chez toi.
Une ordure !
Ne me fais pas le redire.
Vieille sorci�re ! Tu es une sorci�re !
Qu'est-ce que as dit ?
Vieille sorci�re !
Chienne !
Ton mari te trompe !
Je veux te voir � l'�glise, dans un cercueil.
Je vais te tuer !
Je suis plus folle que toi !
Ton mari la met toujours ailleurs !
Rentre chez toi !
Ferme-la et rentre !
Maman !
Cocue !
Je vais te tuer !
Arr�te, maman !
Je vais te tuer ! Je vais te tuer !
Arr�te, maman.
Chienne !
Je vais te tuer !
Petite, j'imaginais des b�tes sortant des �gouts
des trains abandonn�s, des pierres, de la poussi�re
et se faufilaient dans l'eau, la nourriture, l'air
transformant nos m�res en chiennes enrag�es.
Les hommes se mettent en col�re, mais se calment,
tandis que la rage des femmes �tait sans limite ni fin.
Elena ? Len� ?
Len�, c'est maman.
Comment te sens-tu ?
Pas trop de mal. Juste la peur.
�a ne lui �tait jamais arriv�.
Il n'y a rien � voir.
Mr. Ferraro et moi avons convenu d'un petit concours.
Ce n'est pas un test. C'est juste pour voir votre niveau.
Il viendra avec les gar�ons de cinqui�me
M�me s'ils sont plus grands et se sont des gar�ons
montrons-leur ce dont on est capables.
Nous avons bien travaill�, vous �tes au point.
C'est un test, mais important,
parce qu'on doit commencer � montrer aux gar�ons
que vous �tes aussi fortes, plus m�me, Ils vous �craseront.
On va leur montrer de quoi nous sommes faites.
�tonnons Mr. Ferraro.
Ils vont arriver.
Nos repr�sentants seront Cerullo...
et Greco.
Venez.
Les autres faites de la place.
Entrez. On peut ?
Bien s�r.
Avancez les gar�ons, vite.
Allez.
Allez, entrez.
Assis.
Nos candidats sont Sarratore et Carracci.
Le fils de Don Achille !
Mais Carracci n'est pas de votre classe.
Ch�re coll�gue, l'important est d'�valuer leur niveau,
pas la comp�tition, non ?
Tr�s bien.
Mme. Oliviero, voulez-vous commencer ?
Au premier qui r�pond. Tr�s bien.
Verbe "courir" :
pass� simple, premi�re personne du singulier
Je courus.
Bien. Verbe "aller" :
au futur, deuxi�me personne su singulier.
Tu iras.
"Coudre" : pr�sent subjonctif premi�re personne singulier.
Qu'il couse.
Bravo, Caracci ! Tr�s bien.
Capitale de l�Aboulie. Bari.
Maintenant, capitale de la Ligurie.
G�nes.
Excellent, Carracci !
Allons, Sarratore, tu ne r�ponds plus.
Maintenant, dites-moi la premi�re capitale italienne.
Turin.
Excellent Carracci. Comme toujours.
Passons-nous au calcul mental ? Absolument.
15 fois 12.
188
Non, 180.
Tr�s bien !
Silence, s'il vous pla�t.
Des vivats ? Ce n'est pas un match !
Bien, divisez 960
par 6
160.
As-tu dis quelque chose ?
Non, je ne sais pas.
La r�ponse est 160.
284 par 4.
70.
71 !
Silence !
Juste, mais ne r�pondez pas dans la salle.
Compris, Scanno ?
Allons, Carracci.
Allons, Salvatore.
Maintenant, divisez 1280 par 4.
320 !
S'il vous pla�t ! �a suffit.
Carracci, peut-�tre tu es fatigu�. Tu dois te reposer.
Va t�asseoir l�-bas.
Tu es fatigu� aussi, Sarratorre. Va te reposer.
Scanno, comme tu r�ponds si bien,
peut-�tre parce que tu as redoubl� trois fois.
viens r�pondre.
Assis-toi, Greco.
376 divis� par 94.
Alors, 376 par 94 ?
4. Tr�s bien.
Tu es nul. Va vendre des p�ches.
Tu a �t� battu par une fille.
Connard ! Tu vas voir !
Scanno, pas de gros mots !
Va vendre des fruits !
Scanno, c'est quoi �a ? Dehors !
-Je ne bougerai pas, l�chez-moi ! Viens !
Je vais vous la mettre � tous, un par un !
Quelle vulgarit� ! Dehors !
Sors de la salle !
Vous aussi, toute la classe, dehors.
Tous dehors !
Allons, plus vite !
Allons, sortez !
C'est �a votre langage ? Dehors !
Allons, dehors !
Je suis confus, Mme. Oliviero. Je vous demande pardon.
Passez une bonne journ�e.
Lila est trop forte. Comment fait-elle ?
En plus elle avait peur.
Elle laissait gagner le fils de Don Achille.
Elle s'est chi� dessus. Ce n'est pas vrai.
Elle savait tout. Pourquoi elle n'a rien dit ?
Quand Lila s'est d�cid� � battre Alfonso et Enzo,
elle s'est �clair�e comme une sainte guerri�re.
elle me parut tellement belle
Je me souviens que c'est ce jour que j'ai su
que si je restait pr�s d'elle et suivais son pas,
le pas de ma m�re ne serait plus une menace.
Je devais me comporter comme elle et jamais la perdre de vue.
Tu vas voir !
Jette-lui celle-l�.
Allons-nous en !
Attends !
Je ne l'ai pas fait expr�s.
�a va ?
Je vais bien.
Qu'est ce qu'il s'est pass� ?
Rien.
Dis-moi, toi.
Je t'ai dit rien ne s'est pass�, papa.
Tu as une coupure sur le front. Qui a fait �a.
Qui a fait �a ?
Personne, papa.
Comment �a, personne ?
Qui as fait �a ?
Portons-la � l'int�rieur.
Jamais elle ne parla.
Jamais elle ne me remercia pour le caillou
Mais ce moment changea quelque chose entre nous.
Salut, Melina.
Quand nous serons grands, nous nous marierons.
En attendant, tu veux �tre ma copine ?
Alors ?
Je ne peux pas.
Elena !
Elena !
Salut.
Salut.
Tu fais quoi ? Tu viens jouer ?
J'arrive.
Je t'attends.
O� vas-tu ? Je descends
C'est toi qui a fait honte � mon fr�re ?
Demande pardon. Non.
Demande pardon. Non.
Demande pardon. Non.
Tu ne comprends pas ? Demande pardon.
Demande pardon. Non.
Demande pardon.
�a te fait rire ? Papa est furieux.
Je m'en fiche.
M�me pas mal.
Salaud ! Tu es d�gouttant !
Je vais t'arracher la langue !
Demande pardon !
Demande pardon !
Laisse-la tranquille !
Deux morveuses ! Partons, Alfonso.
Il t'a fait mal ?
Quel connard !
Mais tu voulais le laisser gagner.
Pourquoi ?
On �change ?
Non.
Une minute. Nu me l'a demand�.
Tu veux ?
Oui.
J'ai besoin d'air frais, Lila.
Que fais-tu ?
Elle me l'a demand�. �a fait du bien !
Quelle brise bien fra�che.
Alors, �a ne te fais rien ?
Ce que tu fais, je le fais.
-Maintenant va la chercher. Et toi va chercher la mienne.
Tr�s bien. Je n'ai pas peur.
Toi d'abord.
En haut, en bas...
Nous sentions toujours tendre vers quelque chose de terrible
qui m�me existant bien avant nous,
nous attendait depuis toujours.
Don Achille est toujours dans cette cave.
M�me pas vrai.
La nuit, il descend comme une araign�e,
comme un rat parmi les rats.
Il a des crocs comme les b�tes.
Je ne te crois pas.
C'est vrai. Tout le monde le dit,
Don Achille vient la nuit chercher ce qui est tomb�
et les met dans un grand sac noir.
Len�, elle sont peut-�tre tomb�es l�.
J'ai peur. Trouve les poup�es et partons.
Cherche-les toi aussi.
Elles sont tomb�es l�, Len�.
Le trou est l�, on a juste � les trouver.
Qui les a pris. Elles devraient �tre l�.
Pas l�.
Il n'y a rien, regarde.
Qui est l� ?
Partons, Lila !
Partons !
Don Achille a mis les poup�es dans le sac noir.
Ce n'est pas possible. Bien s�r que oui.
Non !
Qu'est-ce qui se passe ?
Tu ne vois pas ? Ils s'en vont.
C'est mieux pour Melina
Mme. Consiglia, ce d�part soudain, �a vous parait normal ?
Les chemins de fer l'ont nomm� � la Piazza Nazionale.
Le chemin de fer d'�tat.
Il s'en va pour �a ? Je ne crois pas.
Pourquoi ?
Ils disent que sa femme l'a oblig�, pour se d�faire de Melina.
Rentre.
Arr�te, maman !
Elle a compl�tement perdu la t�te, pauvre femme.
Calme-toi Melina, tu empires les choses.
Pense aux enfants.
Donato !
Arr�te, maman. Que vais-je faire ?
Calme-toi, maman.
Donato !
-Que vais-je faire ? N'y penses pas.
Assez, allons chercher nos poup�es.
Je ne veux pas retourner l�-bas.
Pas l�-bas.
Chez Don Achille.
On ne peut pas faire �a.
Si, on peut.
Moi, j'y vais.
Alors, tu viens ?
Non.
Tu as la trouille.
Allons-y.
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