All language subtitles for A la belle etoile 2023

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Original subtitles

[vagues sur la plage]

[musique douce]

Je suis rentré dans ce monde

par la porte que personne n'avait envie d'ouvrir.

Pour survivre, j'ai dû avancer. Rebondir après chaque obstacle.

Les étoiles sont devenues mon refuge.

La place des étoiles dans ma vie ? Difficile à expliquer, mais...

C'est comme le symbole d'un espoir où tout peut renaître.

[commentaires d'un match de foot]

[musique douce]

- Vous en êtes où avec la poularde ? - On n'est pas 12, patron !

- Je réclame la table 8. - Olivier, le reste est envoyé ?

Les poissons en croûte de sel, s'il vous plaît.

[tous] Oui, chef !

Allez, on envoie table 14.

Table 15, gros clients, on y va,

on se ménage, on est ensemble.

Il faut savoir être à l'écoute, c'est important.

[un homme] C'est un rectangle, dans une assiette rectangle.

Association des formes : c'est ça, l'harmonie.

Qu'est-ce qu'on peut remarquer ?

- C'est simple. - C'est pas simple, c'est épuré.

Souvenez-vous : le dressage, c'est l'élégance.

Le visuel va donner la première impression avec votre création.

Ça va faire saliver l'œil sans connaître le contenu du gâteau.

[en anglais] T'étais où ? On perd du temps par ta faute.

Ils veulent que ça aille vite ! Après, ils me le reprochent.

Cette fois, tu te débrouilles. Mon service est fini.

Un croustillant amandes avec une pointe de fleur de sel.

- Un crémeux chocolat noir 70% et... - [entrechoquement de vaisselle]

[cacophonie métallique]

Jeune homme, s'il vous plaît. Jeune homme !

Pardon, excusez-moi.

Non, je crois que vous ne comprenez pas ce que je dis. Approchez.

Approchez !

Approchez.

Vous entendez quoi, là ?

- Rien, chef, c'est calme. - Exactement.

Ce calme, ça s'appelle le respect. Tous le savent ici.

Pour apprendre, il faut savoir écouter.

Tu dois être nouveau, c'est pour ça. Qui t'a signé ici ?

Moi, chef. Il m'a dit être venu par Ballé,

votre ex-associé.

Vous l'avez validé.

Non ! Ça fait 2 ans que je lui ai pas parlé.

- Tu le connais ? - Ouais, vite fait.

Comment ça, vite fait ? Tu t'es foutu de ma gueule.

- Tu règles ça. - Demain il sera parti, chef.

- On y va ! - Avant de me jeter,

chef, laissez-moi faire un essai.

Un essai de quoi ?

D'une création. Et si c'est bon, vous me gardez.

T'as de l'audace en plus ?

C'est bien, il en faut, mais ça se passe pas comme ça.

On y retourne !

À vos postes !

"Les responsabilités ne se donnent pas, elles se prennent."

T'as appris ta leçon.

Pour avoir la reconnaissance qu'on mérite,

il faut reconnaître l'autre.

- On a une forêt noire pour la 5. - Une forêt noire pour la 5 !

- [tous] Oui, chef ! - Allez !

Moi, je vous la fais, la forêt noire.

Eh bien, tu vas me montrer ça.

[musique aérienne] [battements de cœur]

T'as pris un vrai risque, là. Tu l'as fait à ma façon.

- C'est un hommage. - Je suis pas mort, n'en fais pas trop.

Bon, visuellement,

t'es pas encore à la hauteur.

Alors maintenant, on va goûter pour voir ce que ça vaut.

- Antoine. - Oui, chef.

On va garder le petit.

Il a quelque chose.

Trop de choses même. Mais... c'est pas mal.

Il va falloir préciser tout ça. T'es à l'essai à partir de lundi 8h.

- Sois à l'heure et présentable. - Oui, chef.

On envoie une forêt noire pour la 5 !

[bourdonnement d'un réfrigérateur]

[musique douce au piano]

[le serveur murmure] Eh oh. C'est l'entrée de service pour vous.

Ah, OK.

Allez.

[musique douce]

Ses grands yeux et ses longues dents ne faisaient pas peur

au jeune renard qui entama la discussion.

- Ça veut dire quoi "MOF" ? - Meilleur Ouvrier de France.

Tu penses que je peux être le meilleur ?

- Tu l'es déjà. - Non, le meilleur de tous.

Comme ça, ma mère fera peut-être attention à moi.

Comment on le devient, Tatie ?

Ça, je sais pas.

Faut demander à Mathieu ce genre de chose.

Ou alors à ton papy.

Son rêve, c'était de devenir Meilleur Artisan de France.

Ce que je sais, c'est qu'il faut travailler dur. Énormément.

- Plus que Mathieu ? - Plus que tout le monde.

On finit l'histoire ?

[musique lancinante]

*Le train intercités...

[musique lancinante]

T'es qui, toi ?

C'est mon lit !

Depuis ce matin, c'est ma chambre. Je dors pas à côté des chiottes.

C'est toi qui as fait ça ?

Je m'en fous de tes cuisiniers de merde.

Sale baltringue, va.

Les gars !

- Venez voir ! - Vas-y, nique-le !

[brouhaha]

Calme-toi !

Lâchez-le !

Tu touches à mes affaires, tu vas voir toi !

Dans vos chambres !

2 mois que tu sors en douce et tu reviens pour foutre la merde.

Dans 2 ans, tu seras libre, mais là, tu es sous ma responsabilité.

Ils me volent la paie de mon stage à la cantine.

Je sors pour éviter les problèmes.

C'est pas plutôt toi qui les terrorises ?

C'est faux. Je suis une victime, je me défends.

T'es une victime ?

Samy, s'il te plaît.

Tu peux nous laisser ?

Donne-moi les noms de ceux qui te rackettent,

ou je dépose une demande de transfert au foyer Carpentier.

Mais madame, vous êtes la seule à me connaître.

La seule qui puisse m'aider ici.

C'est l'argent de ton stage.

Reviens me voir quand tu retrouves la mémoire.

- Vous avez pas le droit ! - J'ai tous les droits ici.

C'est pour ton bien, Yazid.

File-moi tes baskets.

[en arabe] Dépêche-toi !

Pour quoi faire ?

- La deuxième. - Pourquoi ?

Dépêche-toi.

Et arrête de poser des questions.

- Tatie les a achetées pour l'école. - Allez vite.

De toute façon, elles étaient abîmées et anciennes.

Allez !

[la mère] Je sais plus quoi faire. Ils vont m'empêcher de voir Yazid.

Ça va mal, je dors plus à cause des médicaments.

On va trouver une solution.

Ils m'empêchent d'être une bonne mère pour mon fils.

Je veux pas le perdre, Mirna.

Je suis là, je vais t'accompagner.

- Tu gagnes un peu d'argent ? - Non.

Depuis ma grossesse, j'ai plus travaillé.

Et si j'en avais, Mirna,

je laisserais mon enfant avec des chaussures pareilles ?

Tu l'as récupéré avec ça aux pieds ?

C'est pas la première fois qu'il y a un truc qui va pas.

C'est à moi de l'habiller, sa mère.

La famille d'accueil perçoit des indemnités pour ça.

Je vais pousser ton dossier en commission.

S'il te plaît, j'ai besoin d'argent.

Si j'attends, je suis vraiment morte.

C'est pas possible, s'il te plaît.

Mirna, tu es la seule à me connaître.

Et la seule qui puisse m'aider.

[Mirna fouille dans un tiroir]

C'est une aide exceptionnelle.

Signe là. De quoi tenir 2 mois et faire manger les petits.

Merci vraiment.

- C'est ma dernière cartouche. - Je comprends.

Dis merci à tata.

Allez, on y va.

[rap de Cédric]

Ce fut une rupture majeure dans l'histoire de l'humanité.

Notez. Qui peut développer un petit peu ?

Non.

- Tu connais ça par cœur ? - L'école, ça sert à rien.

Moi, je vais réussir, vous allez voir.

[brouhaha]

♪ Enfant du foyer J'espère qu'un jour, je vais péter ♪

♪ J'ai tout mis dans mon sac Je suis prêt à me barrer ♪

♪ De toutes ces années Y en a pas une où j'ai bronché ♪

♪ Pourtant j'en ai chié Quand dans la nuit je me réveillais ♪

♪ C'est pas ma mère c'est pas mon père Qui m'a appris à me relever ♪

♪ Dans la vie Moi j'ai grandi sans jamais me dire ♪

♪ Ouais tu feras ça, ouais tu feras ci C'est pas grave. Moi j'ai la vie. ♪

[cris lointains]

[sonnerie de téléphone]

[gémissements de bébé]

- Allô ? - Ça va, Samia ?

- Oui. - C'est Simone.

- Vous avez un problème ? - Non, je... Non.

Je commençais à m'inquiéter. Vous avez vu l'heure ?

Oui, je sais que c'est tard.

Oui, mais... C'est mon fils aussi...

Demain, il y a école.

- Dans une demi-heure, il sera là. - D'accord.

- Si vous avez un problème... - Je sais.

C'est mieux de nous appeler. On trouvera des solutions.

Ça marche, OK. À tout à l'heure.

Ramène-moi son biberon, s'il te plaît.

[pleurs de bébé]

[en arabe]

Ne prends pas l'eau du robinet...

Il y a une bouteille d'eau. Remplis jusqu'au trait.

Elle est où ?

Je sais pas moi. Ouvre tes yeux !

Dépêche-toi.

[pleurs de bébé]

Qui a mis cette merde ici ?

Réveille-toi.

- Quoi, bordel ? - Tu vas déposer le petit.

Sa mère n'est pas avec vous ?

Elle préférait garder bébé.

Oh, mon gars !

Comment tu vas ?

- T'as mangé ? - Papa ? Viens voir s'il te plaît.

[émission culinaire]

- Waow ! C'est pour qui ? - Les 50 ans du club de foot.

Il y a école demain. Va mettre ton pyjama.

Je vais faire un glaçage velours,

j'hésite entre sucre tiré ou meringue pour les finitions.

Une chaussure de foot ?

Avec des crampons en chocolat et des lacets en réglisse !

Pour ta retraite de plombier, t'as pas eu un gâteau clé à molette.

Il a raison.

- C'était une idée. - Des fleurs ?

Les artistes, je vous laisse trouver l'idée du siècle.

- Des fleurs de plusieurs couleurs. - Non.

C'est une équipe de bonhommes.

[Tatie] Ils auraient pas le droit à des fleurs ?

Parce que c'est le truc le plus basique sur un gâteau.

[musique douce]

Qui t'a dit d'utiliser tout ça ?

Il faut mélanger la poudre et l'eau.

C'est horrible, chef.

Ce n'est pas fait pour ça ! Tu mets la poudre dans les pots !

Pourquoi vous faites jamais ce qu'on vous demande ?

Qu'est-ce que t'as, toi ? Travaille !

♪ With blood all on his face Boy if you come around ♪

♪ We beat you and your friends ♪

♪ You'll puke in your pants 'cause you will feel the pain ♪

Wesh, ça va ? Alors, t'en dis quoi ?

Rien compris. Mais avec une instru, je te produis.

- Je vous laisse. - Bon appétit, monsieur.

Ça dit quoi ?

- J'ai été pris à l'essai par Massena. - Le grand chef, là ?

Je commence lundi à 8 h à Paris.

Fini le stage à la cantine. Je vais travailler avec les meilleurs.

J'apprends rien ici.

Je t'ai dit, c'est toi, t'apprends des trucs à Ohtak.

Il veut pas comprendre.

Bande de cons. Sors mon bédo.

Tu sais que tu me dois 20 balles ?

Ohtak, qu'est-ce qui s'est passé avec la crème ?

Elle est super bonne. C'est pas normal.

C'est Yazid qui l'a faite.

Les cassos comme ça, ils paient même pas, ils viennent !

- Elle veut pas me donner mon argent. - Victoria ?

"Elle veut pas" ?

[ils murmurent]

- Je t'avais dit de faire le guet. - Je fais le guet là.

Mais quand t'étais

dans la boîte, dans le bureau...

Vas-y, on se casse là, qu'est-ce tu racontes ?

Mais c'est le chat de Schrödinger.

- Attends-moi Yazid ! - Mais avance !

Le chat de Schrödinger, c'est un dispositif.

- Tu saoules ! - Y a un chat qui meurt

et toi, tu pars ! - Quoi ?

- Genre... - Chut !

Genre, si t'ouvres pas la boîte,

tu sais pas si le chat, il est mort

ou il est vivant.

Attends-moi !

De la vraie mécanique quantique, pas un truc de mytho.

♪ Et tous les gens des cités lèvent leurs mains ♪

♪ Et tous les enfants d'immigrés lèvent leurs mains ♪

♪ Et tous les gens des ghettos lèvent leurs mains ♪

♪ Les miens, Arabes et Noirs pour la plupart d'entre eux ♪

♪ J'ai grandi parmi eux Je connais leur histoire ♪

♪ Dans l'oubli de moi-même, j'écris leurs mémoires ♪

Wesh, bien ou bien ?

♪ Eux, ces Français pourtant étrangers en France ♪

[brouhaha]

Bien ou bien ? Qui veut quoi ?

Je t'ai dit de venir tout seul. C'est qui ?

Yazid. C'est mon reuf. Comme la dernière fois, 1 kilo ?

Je peux pas cacher au foyer, frère.

En vérité, le ballon d'or, c'est du n'importe quoi.

- Je suis dans un foyer. - Tu l'as déjà fait, non ?

- Demain, je dois être à Paris tôt. - Tu vas à Paris demain ?

- Ouais. - Tu prends 2-3 trucs.

- Non, pas moi. - Un petit billoche !

- Non. - Putain, y a les flics !

[sirène de police]

[cris]

Dépêche-toi !

Viens par ici, toi ! Arrête-toi !

Arrête-toi ! Viens là !

Descends les escaliers ! Ils sont en bas !

Allez, les gars !

Vas-y, Yazid. Vite ! Saute ! Saute ! Il va grimper le bâtard !

- J'ai rien fait ! Je suis blessé ! - Ferme-la ! Arrête de chialer !

- Ça sert à ça nos impôts ? - Tu paies des impôts, toi ?

Doucement, wesh !

[sirène de police]

- Bouge pas ! - Laissez-moi, j'ai rien fait !

- T'as quoi là sur toi ? - Quoi ?

- C'est quoi ? - C'est mon argent.

Comment ça ? Pour quoi faire ?

- Lève-toi. - J'ai rien fait, lâchez-moi !

[cris]

Tais-toi !

Gardien, attends deux minutes, une cigarette s'il te plaît !

[cris]

T'as vu ça, Ryad, comment je suis trop fort ?

Je bats le record.

[musique douce]

[bruit de clés dans la serrure]

Allez, suis-moi.

- Un petit-déj', s'il vous plaît ! - Plus tard !

Je fais comment là ?

Allez viens signer ton papier, là.

- Tiens, prends tes affaires. - Laisse. Allez on y va. Tu vas voir.

[en arabe] On va s'expliquer tous les deux.

Qu'est-ce que j'ai fait, oh mon Dieu ?

Qu'est-ce que j'ai fait, pour mériter ça ?

Pourquoi moi ? Oh mon Dieu, pourquoi moi ?

Tu dois au moins me remercier.

C'est moi qui t'ai sorti de cette merde.

Je veux savoir ce que tu as fait pour en arriver là.

Ou alors, qu'est-ce moi, j'ai fait ?

Réponds-moi, enfant du péché. Réponds-moi, je te parle.

Réponds-moi, enfant du péché. Pourquoi tu ne dis rien ?

Parle-moi. Je te parle, réponds-moi.

Réponds, espèce d'imbécile de Yazid !

Fuis pas, espèce d'imbécile ! Ne t'enfuis pas, Yazid !

[violons mélancoliques]

Hé, Yazid !

T'étais où, là ?

C'est quoi, ça ?

- T'étais où ? - Je suis toujours coupable.

T'es surtout coupable de faire ce qu'on attend de toi.

Yazid, je vais être franc avec toi. T'as été placé,

tu sais ce que ça implique. Regarde-moi.

En foyer, il n'y a pas mille façons de s'en sortir.

Soit on se tient à carreau,

soit on a un talent dans quelque chose.

Et moi, je pense que t'as un talent.

Et ce talent, faut le nourrir. Faut pas gâcher ça.

Ton dessert d'hier.

Ça m'a fait un truc.

Je sais pas ce que t'as mis dedans. Ça m'a rappelé plein de choses.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Depuis quand tu souris ?

Vas-y ! Lève-toi ! Va dans ta chambre.

Je veux pas entendre parler de toi aujourd'hui !

Tu vas où avec mes sapes ?

J'ai un rendez-vous.

Avec une meuf ?

Sur Paris.

Le mannequin avec les seins, c'est pour pécho.

Oui, voilà.

Ah !

C'est chanmé ! Tu vas niquer, mon filou !

Je suis content pour toi.

Allez, vas-y.

Oh !

- La prochaine fois tu me demandes. - OK.

Eh ! Si tu ken grâce à mes sapes, tu me racontes, hein !

Ouais, si tu veux.

Allez, on envoie.

Pardon pour ce matin, chef.

Chef, pardon pour ce matin.

Chef.

Je me tape 180 km tous les matins pour venir ici.

Je fais tout ça pour apprendre avec vous.

Vous croyez que ça me fait plaisir d'être en retard ?

- J'ai passé la nuit en garde-à-vue. - Chacun sa merde.

J'en ai rien à foutre de ta vie à l'extérieur, c'est pas mon problème.

La seule chose qui compte, c'est d'être irréprochable ici !

Retourne à ton poste.

Merci, chef.

[musique douce]

Bon, t'en es où ?

Je vais te montrer comment on casse des œufs

quand on est un vrai pâtissier.

Tu en prends deux et tu les casses au milieu.

Regarde. Bam, tu vois ?

- Tu pars sur un fraisier ? - Ouais.

Allez, allez, allez ! Bien joué !

J'ai sorti les ingrédients pour faire de la crème.

Bien. Tu la fais avec quoi, ta crème ?

- Des bâtons de vanille. - Ouais.

De la farine.

Il est bon ! Il est trop chaud !

[clameurs]

Tu menaces les gens avec des couteaux ?

- Je l'ai pas menacé, c'est pas vrai. - Et l'éducatrice ?

Tu l'as vue ou pas ? Elle est partie à 100 km/h.

Mate ce beau gosse ! T'as ken ou quoi, petit cachotier ?

Vas-y, raconte un peu.

J'ai ken de ouf. Elle a kiffé le polo.

- Le polo, il est diabolique ou pas ? - Bien sûr qu'il l'est !

Elle avait les cheveux blonds ?

Elle habite chez ses parents ?

Non, elle a son appart.

C'est un truc de ouf !

Le putain de plan !

- Je suis K.-O. On parle plus tard ? - Vas-y frère. Excuse-nous.

Attends, vite fait.

Tiens, avec ça, tu vas faire mal.

Tu vas au deuxième et traîne pas. Tu vas être en retard.

- [coups à la porte] - Oui.

- Vous demandez à me voir ? - Oui, merci, Samy.

On peut plus garder Yazid, ça devient trop grave.

- Il part à Carpentier. - Tu peux pas faire ça.

Ils vont le bouffer tout cru.

Je lui ai déjà parlé de ma décision.

Et tu m'en as parlé ?

C'est de l'abus de pouvoir ! Yazid développe son talent.

- Faut pas tout casser ! - On lui a donné sa chance.

Mais l'argent volé, les bagarres,

la garde à vue. Et après ?

On vire pas les petits pour un pas de travers !

Je connais mon boulot !

- Il y a des règles, Samy, ici. - Non, sérieux ?

Ici, c'est plus pour lui.

Bravo ! C'est ta pédagogie ?

Chaque gamin a un vécu !

Toi, tu décides, les petits dégagent.

Je suis contre. C'est son avenir qui se joue.

Je suis ta supérieure hiérarchique. Je t'informe simplement qu'il part.

S'il part, je pars aussi.

- Arrête un peu. - T'as entendu ?

On va voir comment tu vas gérer toute seule.

Vas-y ! La porte est là !

T'es sérieuse, là ? Moi, je te dis qu'il part pas.

Je me battrai jusqu'au bout. Pour Yazid ou pour un autre.

[claquement de porte]

Un dessert, c'est le choix des matières premières d'exception.

Jamais plus de 3 saveurs combinées.

Essaie de garder ça en tête.

La texture et le goût.

Cœur fondant griotte, une pointe de chantilly, c'est l'entrée en bouche.

Un biscuit, tu vas mâcher, et avoir une longueur en bouche.

De l'amande douce de Valence par exemple.

Nous sommes comme des parfumeurs.

Tête, cœur, fond.

La pâtisserie, c'est beaucoup d'instinct.

Et tout ça, c'est pour retrouver les saveurs d'enfance.

C'est la madeleine de Proust.

Mais...

Maintenant, il n'y a pas de secret.

Faut s'entraîner.

Entraîne-toi.

Tête, cœur, fond.

Tête, cœur, fond.

[opéra]

[piano lancinant]

Bien sûr que tu vas aller chez ta mère.

Oui, change le café.

Choisis une fille belle quand même. C'est quoi ça ?

- Il va demander ta main bientôt. - Sur quelle main ?

Sur celle-là ou l'autre ?

[En arabe]

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a encore ?

[chant arabe]

C'est ce qu'on va chanter à ton mariage.

♪ Elisha, mon amour ! Elisha, mon amour ! ♪

- On verra ça. - Vous serez jalouses.

- Mais on veut être jalouses. - Jalouses, nous ? Fais-nous envier.

- Hé ! Toi ! - Toi, y a quoi, dans ta vie ?

Déjà j'aime pas les femmes qu'est-ce qu'elle me raconte...

Tu vas vraiment te marier avec ce mec ?

Pourquoi pas ?

Ah, le voilà !

[piano lancinant]

♪ Joyeux anniversaire ! ♪

Il est magnifique, ce gâteau !

- Je souffle ? - Vas-y.

Vous êtes prêts ?

Allez 1, 2...

3 !

T'as vu papy, encore ?

- J'ai un cadeau ? - Ouais, tiens.

Non ? Pour moi ?

T'es adorable.

Le secret se passe entre un chef et son commis...

[piano lancinant]

Avec l'EPIDE, vous allez reprendre confiance en vous.

Ces professionnels aident

les jeunes à trouver leur métier

et à construire leur avenir. Nous travaillons avec...

Chut, Kevin !

C'est bon !

Dans un cadre structurant, avec des règles,

par exemple un uniforme comme le mien.

À travers un contrat...

Tu sais que Samy va se faire virer à cause de toi ?

Il y aura des stages en entreprise,

remise à niveau scolaire si besoin,

l'examen du permis de conduire.

Pourquoi vous avez pas commencé par là ?

Pourquoi tout ce tralala ?

Allez, on y va !

Merci d'avoir pris ma défense, Samy. Fallait pas.

Qu'est-ce que t'as ? Tu as l'air inquiet.

Perds pas ton boulot pour moi.

T'inquiète pas. C'est mon chemin de vie. On en a tous un.

Toi, par contre, garde ton cap. OK ?

Vois pas tes échecs comme des défaites.

Vois plutôt ça comme des expériences qui te font grandir.

Parce que crois-moi, toi aussi,

faudra savoir rebondir dans la vie.

Allez, va !

[musique douce]

[feuille froissée]

[musique douce]

- C'est quoi ? - Mes affaires. Allez, vite.

Avant, tu nous expliques.

Dans la voiture.

T'as dit que c'était urgent !

- On a eu peur ! - Une fugue ?

Non ! Les flics seront à la maison.

Ils s'en foutent de nous ici.

Oui, mais tu sais ce qu'on risque, nous ?

Ils vont me détruire si je reste ici.

Laissez-moi y croire, s'il vous plaît.

Ce concours de chocolatier, ça va changer ma vie !

Un financier, un Valentino,

un Saint Honoré, un finger framboise et un royal.

Ça roule.

Un financier,

un Valentino,

un Saint Honoré,

un finger framboise, et un royal. - [tous] Oui, chef !

- Je peux faire lequel, chef ? - T'as fini ?

Oui, chef.

- Occupe-toi du finger framboise. - OK. Merci, chef.

Ne soyez pas des pâtissiers,

soyez des artistes,

des explorateurs.

La texture, c'est ça qui permet d'assimiler le goût.

On ne dénature pas les produits, on les respecte.

Soyez simples.

Chef,

comment on devient le meilleur ?

[rires]

Tout dépend.

Tu veux être le meilleur ou un génie de la pâtisserie ?

Tu le deviens si tu suis les règles que t'impose la discipline.

Et si tu en sors,

alors là, ils feront tout pour t'exclure. Ou alors...

Ou alors ils diront : "C'est un génie."

Comment savoir si on en est un ?

Tu le sauras.

Hé, le génie !

- Réussis déjà ça. - Oui, chef.

- Allez du nerf ! - [tous] Oui, chef !

Allez, ça part en service.

- Ça, tu peux envoyer. - Oui, chef.

[battements de cœur] [musique lancinante]

C'est pas ce qu'on t'a demandé.

Un Valentino, ça fait doublon avec celui de Jess.

Écoute-nous, sinon on s'en sort pas.

Désolé, chef,

un boulanger peut faire les fingers.

Chef,

goûtez le mien et celui de Yazid, pour voir celui qu'on garde.

On va voir ça.

Va falloir que tu lui demandes des conseils.

- [rires] - Oui, oui.

Yazid, tu nous refais le même.

Avec plaisir, chef.

Le même. Pas un autre.

[rires]

- Allez, en place ! - [tous] Oui, chef !

[sanglots de bébé]

[sanglots de bébé] [piano mélancolique]

C'est bien...

[une voiture freine]

[claquement de portière]

Mais... on n'a pas fini !

Yazid !

Simone ! Ouvre-moi.

Je veux voir mon fils !

Ouvre-moi.

Ça va ?

Attendez. Venez dans la cuisine, on va parler un petit peu. Samia !

Je sais ce qui est bon pour mon fils, OK ?

Yazid, ouvre !

- Samia ! - Ouvre ! M'énerve pas !

- Ouvre cette putain de porte ! - Tatie !

[en arabe] Ouvre imbécile !

[elle secoue la poignée]

[coups contre la porte] Ouvre !

[coups contre la porte] Putain, ouvre !

[elle ouvre la porte]

Pourquoi tu veux pas ouvrir ?

Réponds-moi.

Pourquoi t'as peur ? Pourquoi ?

C'est moi, ta maman, tu sais ?

Tu devrais pas avoir peur de moi, tu devrais pas. C'est moi, ta maman.

Merde... Merde...

[sanglots]

Tu sais que je t'aime ?

Je te jure, je t'aime.

Je te jure.

Je voulais jamais te faire de mal ni à toi ni à ton frère.

C'était un accident.

Mon chéri, je te jure.

Comprends-moi, s'il te plaît.

Je sais que c'est difficile pour toi.

[sanglots]

Viens ici.

Viens ici, mon petit cœur, viens.

J'arrive même pas à m'occuper de moi-même,

comment tu veux que je m'occupe de toi ?

J'arrive même pas à vivre, comment tu veux que je te fasse vivre.

Je sais que c'est dur, mais c'est comme ça, chéri.

C'est plus fort que moi.

[sanglots]

[piano mélancolique]

- Tatie, tu peux ouvrir ? - Ouais.

- Les deux portes ! - Oui.

- T'as mis les cartons à l'arrière ? - T'inquiète pas.

Yazid.

Oh, mon Dieu !

[papy] Oh, putain.

- Tout ça, c'est ta faute. Hein ! - Calme-toi !

Qu'est-ce que tu veux ? Dès que t'es là, ça se passe mal !

T'es pas ma mère ! T'as rien fait pour moi !

- Arrête ! - T'as rien fait pour moi !

- T'es pas ma mère ! Laisse-moi ! - [la mère] Yazid !

Tu me laisses tranquille !

[musique lancinante]

Laisse-moi !

[il crie]

[halètements]

[B. Davoli - Sébastien Tulard : The Majestic]

- Salut, ça va ? - Ouais !

Aujourd'hui, on a 57 couverts.

Un groupe de 17 personnes prendra le menu dégustation.

Vous pouvez déjà préparer la tarte aux figues et le sorbet citron.

Une personne n'aime pas la figue.

On remplace avec une tarte tatin.

C'est noté, cheffe.

- À vos postes. - [tous] Oui, cheffe !

On attaque direct, on perd pas de temps !

Cette semaine, tu vas trier les fruits.

- On a le même grade. - Ouais ?

Un sous-chef arrive à l'heure. Hein ?

Dans le même style ?

Un financier caramel pour la 4 !

Allez, allez,

on s'endort pas, messieurs là !

On donne du rythme.

Campos, c'est pas la boulangerie.

La farine, c'est pour le pâton, pas le plan de travail.

- Le dos droit. - Oui, chef.

Pousse-toi.

C'est dégueulasse, tu me refais ça.

- Oui, chef. - J'entends pas.

- Oui, chef ! - Voilà. Ça, j'aime bien.

Tu vas ramasser tout ce qu'il y a au sol.

- Quoi ? - Quoi "de quoi" ?

Hein ?

C'est sale.

- On va boire un verre après ? - C'est chaud.

[brouhaha]

[en anglais]

Avant de vous laisser partir,

quelqu'un voudrait participer aux qualifications

de l'équipe de France de pâtisserie ?

Merci à vous deux.

Si besoin, je suis là pour vous aider à donner le meilleur.

Passez une bonne soirée. À demain.

[tous] Merci, cheffe !

[l'ami de Yazid] Ce connard...

Comment il m'a parlé ! J'ai cru que j'allais le soulever,

avec son petit corps ! Un uppercut, un crochet... Pam !

- Comme dans Rocky. Tu connais ? - Ouais, ouais.

Ma scène préférée est dans Rocky 2 quand Adrian vient d'accoucher.

Rocky lui dit : "C'est pas grave

si tu veux pas que je me bagarre avec Creed." Adrian lui dit :

"Il n'y a qu'une seule chose que je veux que tu fasses pour moi.

Win !

Win !"

Et là, la musique démarre.

Oh là là là là !

Il est ouf, ce passage.

Il faut avouer, il a du talent, Julien.

Mais il est naze.

Ce fils à papa, là.

Son grand-père doit avoir la moitié du palace ou un truc comme ça.

Arrête, il est bon.

- Il est jaloux et tu le défends ? - Non.

Le talent, c'est le talent.

Le talent, c'est la niaque.

Et plus t'as de l'argent, moins t'en as.

Bon. Talent ou pas talent, faut bosser pour réussir. Allez.

[piano entraînant]

- Tu connais ton surnom ici ? - Non.

MBF. Meilleur Bougnoule de France.

Ça te fait marrer ? Tu sais quoi, Manu ?

Je vais me qualifier, et je vais la gagner, cette Coupe du Monde.

Pas le choix.

Faut que tu pètes les qualifs pour fermer la gueule de ces bâtards.

Tiens, goûte.

- T'es sérieux avec ton gros doigt ? - C'est de la crème.

Wow !

- C'est comme ça ? - Goûte un peu !

- On ne joue pas avec la nourriture. - C'est de la crème.

- Ah ouais, c'est comme ça ? - Attends, j'arrête !

Tu fais le malin, maintenant !

Tu sais quoi ?

Quand je serai au top, je monterai

ma pâtisserie de luxe aux États-Unis

et je vais palper de la maille.

- Ici ou là-bas, c'est pareil. - Qu'est-ce que tu racontes, gars ?

Ici, c'est impossible.

Juste bons à enrichir un aristo de plus.

Trouve-le vite ton aristo.

Ouais.

Un beau blanc bien vicieux, blindé.

Je vais commencer par éviter les pauvres.

C'est contagieux, cette connerie.

- Pourquoi t'es avec moi ? - T'es un porteur sain !

Un Arabe qui bosse dans un palace.

Allez champion ! Tu peux le faire !

Allez, plus de force, plus de nerf !

C'est ça, champion, continue ! Du rythme. Tu fais quoi ?

- Je transpire. - Champion ou pas ?

Tac tac tac !

[piano entraînant]

Oh, le bâtard !

Je comprends pas.

On a les mêmes ingrédients, non ?

Rester simple, c'est la clé.

- C'est pas possible. - Tranquille.

T'as mis quoi ?

Je crois qu'on est prêts.

On va devenir des grands.

J'y vais. Ma meuf va me virer de l'appart.

C'est relou en ce moment. Tu rentres pas ?

- T'inquiète, vas-y, je range. - T'es sûr ?

Ouais.

- Bonjour, chef. - Ça va ?

Salut.

Cheffe ! Cheffe Satomi.

J'ai un retour à la 5.

Je m'en occupe.

C'est Bouchard.

Qui a fait ça ?

Moi, chef.

OK. T'appelles ça comment ?

Un Paris-Brest, chef.

Un Paris-Brest ? On a une comique ici.

C'est pas un Paris-Brest, c'est un Paris-chiasse.

Donc ta merde, tu la ramasses,

t'enlèves ton tablier et tu dégages d'ici.

Vous êtes au spectacle ? Vous voulez la suivre ?

Allez, on s'y remet, là.

Tu l'aides pas, tu la laisses se démerder.

Elle fait des conneries, elle assume.

On n'a pas le droit à l'erreur, ici.

C'est pas n'importe où, là.

[en anglais]

Monsieur Bouchard a tapé un scandale.

Je peux rien y faire.

Tu l'as rendu accro au Paris-Brest.

C'est pour ça que je coupe des fruits ?

Je sais que tu viens t'entraîner ici tous les soirs.

Si tu me rends ce service, je dis rien à la direction.

- Il va me falloir un bon commis. - Deal.

[musique entraînante]

- [en anglais]Tenez. - Merci.

Merci.

[musique lancinante]

Bonjour, M. Chemra, c'est le CHU d'Épernay.

On a essayé de vous joindre.

Samia Chemra a été admise hier soir dans le service d'infectiologie.

[musique lancinante]

Vous êtes sur la liste des contacts d'urgence,

je me suis permis de vous appeler.

- Pour nous contacter... - C'était parfait.

- Bouchard voudrait te rencontrer. - Pour quoi faire ?

Il est mourant et veut te refiler ses business.

J'en sais rien.

Il tient à te dire merci.

- Il aime ce que tu fais. - OK, je vous suis.

- Monsieur ? - Oui.

C'est lui.

Bravo, et merci.

- C'était cool. - Une bonne chose de faite.

- Je te cache pas, je suis pas sûr... - Ça fait plaisir.

Voilà pourquoi tu veux jamais rentrer chez toi.

Pourquoi t'es là ?

Je savais qu'il y avait un truc bizarre.

Et tu m'as rien dit ?

Yazid ?

- T'as pas un salaire ? - Je suis en galère avec les banques.

- Avec les banques ? - Je suis interdit bancaire.

J'ai tout mis dans les concours, et voilà, je me suis endetté.

Dès que je mets 2 balles, ils le prennent.

Un pas de côté, le système te balaie.

C'est pareil pour moi.

C'est juste une dispute avec ta meuf.

Ma meuf, c'est le système !

C'est ta meuf ou c'est ton ex ?

Moi-même, je comprends pas...

Un coup, ça va, le lendemain, c'est la guerre.

On parle pas le même langage.

Je comprends pas les filles. Au début, ça se passe bien,

on se fait des bisous... - Manu ?

Désolé si je t'ai pas parlé de mes problèmes.

Ouais, t'es con.

T'es mon pote. Tes problèmes, c'est mes problèmes.

Je me suis toujours débrouillé seul.

Ma famille est à Épernay.

Mais je suis bien. Le soir, je regarde les étoiles.

T'es un veinard quand même.

Tu dors dans un hôtel un milliard d'étoiles.

Tu vois celle qui brille le plus ?

- Oui. - L'étoile Polaire.

Tu descends ça fait un carré. C'est la Grande Ourse.

Qui a la forme d'une casserole.

T'es sérieux, là ?

Même quand on regarde les étoiles, tu parles du boulot ?

Regarde. Ça, c'est la Petite Ourse.

Ouais.

- C'est la petite casserole. - Tu te fous de ma gueule ?

- Non, sérieux. - Le mec voit des casseroles partout.

Reprends ta place au dressage. Mais tu supervises les fruits.

Merci, cheffe.

Comment tu fais ?

- Je suis éclaté. - L'habitude.

Eh oh ! Je dois venir les chercher moi-même ?

Il est con, lui ou quoi ?

- Doucement ! - Doucement !

"Twanquil". Fatigué, mon doudou ? N'a pas pris son Banania ?

- Il t'arrive quoi ? - Tu défends ta copine ?

Stop !

Yazid,

suis-moi !

Qu'est-ce qu'on fait ici ?

C'est ta chambre.

- Quoi, ici ? - C'est vu avec la direction.

Tu remercieras les gérants et Manu. À toute.

[fermeture de porte]

Wow !

Oh !

[vibreur de téléphone portable]

- Allô ? - [papy] Ça va, mon grand ?

Tu bosses pas ? C'est calme.

Non, je vais au palace.

Tu dois être occupé, mais c'est l'anniversaire de Tatie.

Ouais, je comptais lui souhaiter.

Je voulais pas t'embêter, mais...

Ta mère est à l'hôpital, c'est préoccupant.

T'as les Championnats du Monde mais...

- Si tu peux lui faire un signe. - Je dois y aller.

- Je t'embrasse. - Ouais.

J'ai une commande perso, je peux prendre 1 heure, cheffe ?

- OK. - Merci, cheffe.

[piano mélancolique]

[sonnerie de téléphone]

- Messieurs, bonjour ! - [tous] Bonjour, chef !

- Je suis content de cette brigade. - Merci.

On sent l'envie.

L'envie, c'est ce qu'il y a de plus important.

Je suis content que ce soit toujours à la carte.

C'est toujours le plus populaire de notre restaurant.

C'est la dernière création : Chocolat sphère.

Comment va Monsieur Paris-Brest ?

Ça va très bien, merci, chef.

C'est bien.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Ils sont moisis, ces fruits.

Qui supervise les fruits dans ce labo ?

C'est moi, chef.

C'est très décevant.

Le plus dur, c'est pas de gagner les étoiles, c'est de les garder.

On peut être excellent pâtissier et très mauvais chef.

Suivez-moi.

C'est du sabotage ou quoi ?

Yazid !

J'ai pas le choix, Yazid.

Tu dois partir.

Hep !

T'es content ? Wow !

- C'est ça que tu veux ? - Tu fais quoi ?

Et toi ? C'est bon ? T'as eu ce que tu voulais ?

Merde, Yazid ! Pas comme ça.

Réfléchis.

[moniteur cardiaque]

Respirez fort, s'il vous plaît.

Je vous ai apporté quelque chose...

C'est Yazid qui l'a fait pour vous.

[musique mélancolique]

[mambo]

[tout bas] Qu'est-ce qu'il a dit ?

Ça va, tout se passe bien ?

Tout va bien. Super.

- C'est pas un Winter, ça. - Si.

- C'est pas la bonne couleur. - Quoi ?

- J'ai fait un Green Velvet ! - Laisse, je vais le faire.

- Tu peux juste servir ça à la 4 ? - OK.

[musique entraînante]

Voilà les 3 mojitos.

- Merci. - Voilà pour vous.

Merci à vous.

- Je vous ressers ? - La même chose, s'il vous plaît.

J'aurais bien aimé vous faire un Paris-Brest, dommage.

Mais oui, bien sûr.

Vous n'êtes plus au Grand Hôtel ?

Ils m'ont viré. J'allais partir. J'ai commencé hier.

- J'ai pas les réflexes. - J'ai vu.

En jogging en plus.

Pantalon stretch. Je suis à l'aise.

Un serveur débraillé, je ne suis pas habitué.

Je suis largué en mode. Vous me conseillerez.

Je travaille ici dans l'espoir de vous voir.

Tu me semblais plus timide avant.

Un ingrédient différent et tout change. Comme avec vous.

Je t'embaucherais bien,

mais tu vas t'ennuyer dans mes boulangeries.

Vous vous lancez difficilement dans la pâtisserie de luxe.

J'essaie.

Chacune de mes tentatives, c'est diffamation sur diffamation.

Je me bats contre cette élite qui impose ses goûts comme la norme.

- Yazid ? - Un instant.

Et donc ? Qu'est-ce que t'es venu chercher ici ?

Vous.

Je prépare les Championnats du Monde de Pâtisserie en équipe.

J'ai plus les moyens pour m'entraîner.

J'ai besoin d'un sponsor.

À part tes Paris-Brest incroyables, pourquoi j'accepterais ?

Pour avoir un Champion du Monde à votre service.

Pour faire un pas dans la pâtisserie de luxe.

C'est un bon échange.

- Julien sera là. - T'es sérieux ?

On est dans la même pool.

- Ils en sélectionnent combien ? - Un seul par qualif.

- Un seul ? - Et trois iront en équipe de France.

Ralentis, ça va être à droite.

C'est fou ce que Bouchard a fait pour toi.

Tu l'as trouvé ton blanc aristo, mon pote.

- Il s'est fait tout seul, lui. - Tout seul, mon cul.

L'hémisphère ouest de la France doit appartenir à son grand-père.

- Personne se fait seul. - C'est un fils d'ouvrier.

Ouais, il y a ouvrier et ouvrier.

Le mec t'a laissé t'entraîner

pendant des mois, dans son labo ?

Avoue, tu lui as donné ton boule ?

Il en a des dizaines et personne pour les exploiter.

Personne à exploiter. Tu l'enrichis, mon gars.

C'est pas un aristo... Tu comprendras en le voyant.

Tu sais ce que je lui dirai à ton Bouchard ?

- Vas-y, tourne ! - Ici, là ?

Voilà. C'est pas compliqué.

- Tu vois pas une entrée ? - Non, je connais pas, moi.

C'est où là...

Qualification des Équipes de France, y a pas écrit ?

Attends. C'est quoi, là-bas ?

C'est ça ?

- Ouais, je crois. - Vas-y, gare-toi !

- C'est bon, je tiens. - Vas-y.

Je l'ai, c'est bon.

Fais gaffe, attends, attends !

Fonce !

Pardon, madame ! Madame, madame.

Merci, très bien. Bonjour. C'est pas là du tout.

Comment ça ?

Vous prenez tout droit, à droite, porte bleue, c'est l'entrée.

Y a des portes bleues partout !

C'est le numéro 3.

Go !

Wow !

Tenez.

Où est-ce qu'on peut se mettre ?

Yazid Chemra ? Box numéro 5. Vous êtes le dernier.

- Merci. - Mais maintenant, c'est solo.

Yazid ?

Win !

Win !

Il faut s'activer, monsieur, ça va commencer.

[hip-hop dynamique]

Madame, messieurs, tenez-vous prêts pour le lancement des qualifications.

Non !

C'est quoi ça ? Non, non, non !

S'il vous plaît ! J'ai plus de courant !

Quoi ?

- J'ai plus de courant ! - Et alors ?

Aidez-moi.

- Il y a un souci ? - Il a plus d'électricité.

Cyril pour Bernard.

C'est normal avec 3 micro-ondes.

J'en ai besoin pour arriver à temps.

Il faut faire avec un, sinon ça va resauter.

Voilà,

ça remarche, c'est reparti ! Au boulot !

[musique douce] [battements de cœur]

[musique entraînante]

100.

Dôme passion caramel à la pointe de sel...

À la fleur de sel !

Bravo ! Vous représenterez la France aux Championnats du Monde.

- Félicitations. - Merci beaucoup.

Merci.

[applaudissements]

OK, super.

Messieurs, s'il vous plaît, rapprochez-vous.

Plus de 3/4, un grand sourire, on y va.

Un grand sourire.

Vous avez enduré beaucoup pour porter cette blouse.

Vous allez comprendre ce métier. Un métier d'équipe.

C'est ensemble que vous allez arracher cette coupe.

Le thème de cette année, c'est Léonard de Vinci.

Les créations devront être sublimées par une sculpture de glace.

Bruno, Yazid,

à la confection.

Fred, tu seras à la décoration.

Yazid se chargera de la sculpture sur glace.

Ton travail minutieux aux qualifications nous a impressionnés.

Si vous vous sentez seuls, je serai là.

Messieurs, au boulot.

Allez les gars ! Allez, à nous !

On part sur la surprise avec le coffre.

- Parfait. - Avec de la framboise

qui pourrait sublimer l'acidité.

Double fiole, chocolat liquide.

Je veux voir l'émulsion

sublimée avec ça.

Faut qu'on choisisse le mouvement,

la dynamique avec des ailes ouvertes.

Elle pourrait être pas mal celle-là.

Oui, mais j'aimerais cet effet de légèreté.

[Tatie] Ça nous ferait plaisir de venir te voir.

Tu sais, on a toujours été là pour t'encourager.

[musique mélancolique]

Après, c'est toi qui décides naturellement.

Tu sais,

tu le mérites, Yazid, on est fiers de toi ici.

On veut surtout pas te mettre la pression,

enfin...

On imagine que tu en as suffisamment.

Utilise un maximum de biscuit.

Ajoute une pointe d'amertume.

[Tatie] T'as toujours été un battant dans ta vie.

Tu as une force incroyable, tu es un exemple.

[musique mélancolique]

Tu es toujours là, Yazid ?

Oui, Tatie, je suis là,

j'ai envie que vous veniez.

On pourrait être ensemble pour ce moment.

Ça me rassure, Yazid.

Tu sais, on s'entraîne beaucoup.

Ça me rend fier ce qu'on fait.

J'ai rarement travaillé autant.

[rires]

Et je me sens un peu seul ici.

T'es pas seul, Yazid,

on pense tous à toi.

C'est gentil, Tatie.

[musique mélancolique]

Tu sais,

Je suis pas ta mère, mais tu es mon fils.

Tatie ?

Oui, Yazid ?

Je vous aime.

Nous aussi, on t'aime, Yazid.

[musique mélancolique]

Mesdames et messieurs, bienvenue à cette finale du Championnat.

[en anglais] Bienvenue à la finale du Championnat du Monde.

Cette année, 6 pays s'affrontent pour remporter

ce prix prestigieux.

[en anglais] Belgique, Brésil, France,

Japon, Égypte et Suède.

Messieurs, nous y voilà.

Pas grand-chose à ajouter.

Je sais que vous êtes prêts.

Ce concours vous ne pouvez le passer qu'une fois dans votre vie,

alors donnez tout. - [tous] Oui, chef !

Allez, les gars.

Elle est pour nous.

[acclamations du public]

Mesdames et messieurs, nous accueillons

notre invité d'honneur.

Nous allons partager un moment d'exception.

- Bonjour. - Bonjour.

Les meilleurs pâtissiers sont ici.

Vous êtes réunis ici,

pour découvrir l'excellence.

Ces jeunes pâtissiers ont travaillé dur

pour arriver ici.

Je voudrais les saluer,

car ils...

[musique douce]

J'ai l'honneur

de déclarer la nouvelle édition 2014

du Championnat du Monde de la Pâtisserie

ouverte !

[acclamations]

[sonnerie de départ]

On lâche rien.

Le Japon a un niveau élevé.

Et la Belgique est composée

pour cette finale de 3 chefs étoilés.

On est précis. On reste focus.

Cette Coupe du Monde devrait nous réserver bien des surprises.

[musique triste]

Déjà 2 heures se sont écoulées.

Nous approchons de la première échéance.

Montez les gâteaux sur gril.

[en anglais]

La Belgique va donner le coup d'envoi.

[en français] La Belgique livre son premier dessert.

[musique calme]

Les sculpteurs vont rejoindre leur place.

Allez, Yazid, allez !

Allez !

Excusez-moi, vous connaissez Yazid ?

C'est mon pote.

[acclamations]

La France va présenter son dessert partagé.

[en anglais] Cette création est surprenante.

[en français] L'inspiration de L'Homme de Vitruve est un beau clin d'œil.

[en anglais] C'est une sacrée combinaison

le jury semble conquis.

[musique calme]

La France va venir pour le service du dessert à l'assiette.

[acclamations]

[musique calme]

[musique calme] [battements de cœur]

[en anglais]

Il s'est passé quelque chose avec cette sculpture.

[en français] Il y a eu un changement.

[en anglais] Le sculpteur a changé la forme de l'aigle.

[acclamations]

Allez Bruno ! Prenez les assiettes.

Allez, allez !

Après 6 heures de compétition, nous voilà dans les dernières secondes.

[en anglais]

C'est terrible.

C'est vraiment dommage.

[sonnerie de fin]

[en anglais]

Mesdames et messieurs, la compétition est terminée.

[en français]

Je voudrais tous vous féliciter.

Cette année, le niveau était au rendez-vous.

Ceux qui monteront sur ce podium ont su nous toucher,

nous émouvoir au plus haut point.

Alors, après délibération avec le jury,

à la troisième place,

pour son travail d'équipe et de cohésion,

la Belgique !

[acclamations]

À la deuxième place,

pour sa créativité

et sa précision,

le Japon !

[acclamations]

Et enfin,

pour l'audace,

la sincérité,

l'engagement de leur prestation,

l'équipe

Championne du Monde...

la France !

[musique émouvante]

[acclamations]

[musique douce]

Sous-titrage : EVA France ST'501

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