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Original subtitles

THE KENNEL MURDER CASE

KENNEL CLUB DE LONG ISLAND

Cette ann�e, notre concours canln compte deux fols plus d'Inscrlts.

Des rafra�chlssements sont servls sous le chaplteau.

Les grlffons sont en place sur la plste 2.

L'�preuve sulvante est la n 729.:

"Colleys �lev�s par les exposants".

Pr�parez vos chlens. Ne parlez pas durant I'�preuve.

Une �preuve se d�roule sur la plste 1.

Epreuve n 728.:

"Scottlsh-terrlers �lev�s en Am�rlque. "

Danols sur la plste 2.

Scottlsh-terrlers sur la plste 1.

VolcI le concurrent 292, Capltalne Mac Tavlsh.

Pr�sent� par son ma�tre, le c�l�bre �leveur M. Phllo Vance,

dont le chenll fournlt les mellleurs chlens du pays.

Tr�s bien, Mlle Delafield. Un petit sourire.

Un peu plus � droite.

C'est parfait.

Ne vous trompez pas de troph�e!

On ne bouge plus.

On s'en va?

Tout ce cirque me tape sur les nerfs!

Un peu de patience, ch�ri.

On aura tout le temps de d�ner.

Epreuve n 728.

1er prlx.: Glllesple of Heatherstone.

Dundee Dubbler est 2e, Mldlothlan Gentleman, 3e.

Ce n'est que partle remlse, M. Vance.

Ne t'en fais pas, c'est toi le meilleur.

On gagnera en Italie.

Dommage, Vance. J'esp�rais vous affronter en finale.

Merci, M. Coe.

Sir Thomas MacDonald sera un concurrent s�rieux.

C'est possible.

Je vous emprunte Misty Morn.

Mlle Lake, vous savez que M. Archer n'aime pas �a.

Vous pouvez I'escorter.

A mon avis, Sir Thomas, iI ne faut plus �ter un poiI.

Vous avez raison.

Pr�t? Ne bougeons plus.

VoiI�, mon vieux Ghillie!

- Bonjour, Hilda. - Tom.

- Que fais-tu? - Un concours officieux.

Ton oncle n'approuverait pas.

II serait absolument furieux.

Inspectons-les, Sandy.

Soyez sages.

Alors, qu'en penses-tu?

�a se jouera � peu de chose.

J'ai confiance. Et toi, Sandy?

Je parie sur vous, Sir.

lls sont I�, monsieur.

As-tu perdu I'esprit, Hilda?

Bonjour.

Je voulais juste prouver que tu allais perdre contre Tom.

Es-tu satisfaite?

Oui, tu vas me pr�ter 1000 $ que je parierai sur Ghillie.

L'impudente me soutire 1000 $ pour parier contre moi.

Garde ton argent, c'est le mien que j'aimerais avoir.

Je tiens les cordons de la bourse, tu ne paries pas contre moi.

Tu me remercieras un jour d'avoir �t� raisonnable.

Mais ne te fais pas de faux espoirs.

Emmenez mon chien.

Ne t'en fais pas, ma ch�rie.

Si tu savais comme je le hais. II m'a fait tant de maI.

Je le m�prise.

Voyons voir, o� ai-je bien pu fourrer ce...

Le voici.

Meurtres non �lucld�s.

C'est idiot. J'allais I'oublier.

Je n'aurais pas ferm� I'oeiI, priv� de ces r�cits de meurtres.

Comment un homme comme vous peut-iI lire ces inepties?

- Je pars � quelle heure? - Le train est � 17h.

- II est 16h15. - Vous avez le temps.

Oui, mais je ne tiens pas � croiser Archer.

Bonjour, monsieur.

Mon fr�re est I�?

- II est I�-haut. - Je veux le voir.

- Votre taxi attend. - Prenez mon sac.

Vous avez r�serv� le train?

Oui, monsieur. M. Archer voudrait vous voir.

Voyez-vous �a!

Je refuse de lui parler. Dites-lui de ma part.

En ces termes?

Oui, sauf si vous en avez de plus d�sagr�ables.

Bien, monsieur.

Bien s�r,

cela ne me regarde pas,

mais vous devriez �tre prudent. Je me m�fie de Gamble.

Je n'ai pas pu r�sister.

J'aimerais voir la t�te que fera Archer.

Pas moi.

Comment le supportez-vous?

Je ne serais pas son secr�taire pour tout I'or du monde.

Vous noircissez le tableau.

Ne tardez pas.

Etre le ma�tre ne donne pas tous les droits.

Je I'ai entendu vous rudoyer.

Quand vous avez �voqu� votre projet de mariage avec Hilda.

Ne soyez pas trop s�v�re avec Archer.

Avez-vous transmis le message?

J'attendais que vous soyez loin d'ici.

Vous me d�posez? Je d�ne avec Hilda.

Volontiers.

En voiture!

Albany Express!

Stamford, Bridgeport,

New London, New Haven...

Voici Sir Thomas MacDonald!

Qu'y a-t-iI?

C'est affreux! Ghillie a disparu.

- Comment? - II est introuvable!

II n'est plus dans sa niche.

II n'a pas fugu�.

On a forc� le cadenas.

Je suis sorti � peine 10 minutes.

Le temps d'aller m'acheter un casse-cro�te, iI avait disparu.

Sir Thomas!

- On I'a retrouv�. - O� donc?

Dans le parc.

Par ici, Sir.

II est mort.

Je tuerai le coupable!

Tom, ne fais rien tant que tu n'es pas s�r.

Je ne suis pas idiot.

Oncle Archer est crueI mais iI n'a pas pu faire �a.

Je regrette, M. Coe est sorti.

Votre chien est mort?

Je suis navr� pour vous.

Je vais essayer de le joindre.

Laisse-moi tranquille!

Sors de chez moi.

Va-t'en.

Je t'ai vue avec lui au club. Tu n'es qu'une tra�n�e!

Va-t'en.

Va-t'en!

A partir de ce soir, tu paieras ton loyer.

Tu ne me reverras pas.

M. Coe. Mon cher ami, je suis...

Cessez cette com�die.

- Pardon? - Oui.

Je suis, comment on dit? Tanto allegro.

Je venais vous voir.

Le mus�e de Milan va acheter votre collection d'art chinois.

lls sont dispos�s � la payer 117000 $.

Vous serez d�cor� par votre gouvernement.

Que faites-vous?

J'ai chang� d'avis, figurez-vous.

Vous ne pouvez pas vous r�tracter.

Que vais-je leur dire?

II fallait y penser avant, vous auriez �t� plus discret.

Et le contrat?

H�las pour vous, iI est dans mon coffre.

- Vous le signerez... - Je vais le d�chirer.

Ce soir.

Vous n'aurez pas tout perdu.

Je vous laisse Mlle Delafield, pour rien.

Eh bien, Liang.

Vous recommencez.

Votre place est en cuisine.

Je sais que vous allez me renvoyer.

Ces tr�sors et moi, nous vous sommes devenus inutiles.

Est-iI vrai que vous comptez vendre votre collection?

Vous �coutez aux portes?

Vous ne pouvez pas faire �a, M. Coe.

J'ai d�shonor� mes anc�tres, vendu mon �me

et trahi mes compatriotes pour acqu�rir ces objets

car je vous croyais passionn�.

Vous autres, les Chinois, vous venez toujours pleurnicher!

Je vous ai assez vu pour ce soir!

Je vous conseille de bien r�fl�chir avant de vendre.

M. Coe.

J'apporte le petit-d�jeuner.

Le petit-d�jeuner.

M. Wrede!

Qu'y a-t-iI?

M. Coe s'est suicid�.

Suicid�? Comment est-ce arriv�?

II est dans sa chambre. La porte est ferm�e.

Vous �tes s�r?

Oui, iI est dans sa chambre.

- Appelez la police. - J'y vais.

Passez-moi le commissariat.

Brigadier Mellish � I'appareiI.

Je comprends rien, parlez moins vite.

Un suicide?

Un suicide?

Tu t'en tireras pas comme �a.

Qui?

Archer Coe.

98 East, 71e Rue. C'est not�.

C'est �a, brigadier?

Adieu, Ernest.

Appelle-moi inspecteur. Crache au bassinet.

Tu plaisantes!

C'est une affaire pour vous, inspecteur.

Tu as dit 71e Rue?

C'est parti.

Dites au Dr Doremus de se rendre au 98 East, 71 e Rue.

C'est bien au 98?

- Oui. - Compris.

Passez-moi la r�daction.

J'appelle la voiture 18.

Le Tlmes? Charlie Eadler.

98 East, 71e Rue.

"Archer Coe s'est suicid�. "

Contactez votre commissariat imm�diatement.

Beau temps et vent mod�r� aujourd'huI et demaln.

A pr�sent, le bulletln d'Informatlon.

Archer Coe, le c�l�bre collectlonneur,

s'est sulcId� hler solr

� son domlclle, au 98 East, 71 e Rue.

Le domestlque a trouv� le corps en apportant le petlt-d�jeuner.

Son geste est Inexpllqu� car M. Coe �talt en bonne sant�

et n'avalt aucun ennuI flnancler.

Je peux appeler?

Oui, monsieur. Mais on va bient�t couper la ligne.

Markham?

Bonjour, Vance.

Vous ne partez plus en Italie?

Si.

Dites-moi, je viens d'apprendre la mort d'Archer Coe.

Oui, c'est triste de se faire sauter la cervelle.

C'est la raison de mon appeI.

Etes-vous s�r que c'est un suicide?

II est enferm� dans sa chambre,

une arme � la main et une balle dans la t�te.

Que voulez-vous que ce soit?

�a ne me regarde pas, mais...

n'est-ce pas une conclusion h�tive?

Pourquoi donc?

Pour Archer Coe,

le suicide �tait une impossibilit� psychologique.

Je ne crois pas � ces fadaises! Chez moi, 2 et 2 font 4.

Qui dit que vous avez 2 et 2?

- Prenez le temps... - Et vous, prenez le large!

All�?

La ligne a �t� coup�e, monsieur.

Apportez mes bagages.

S'iI vous pla�t!

D�barquez-les, je ne pars pas.

Votre flair vous trahit rarement

mais je trouve comique que vous renonciez

� un voyage en Italie sur une simple intuition.

C'est bien plus qu'une intuition.

II se trouve que j'ai crois� Archer Coe hier.

Comment? O� donc?

Au KenneI Club de Long Island.

Je ne puis concevoir qu'un homme au bord du suicide

tienne par-dessus tout � gagner un concours canin.

Expliquez-vous.

C'est bien simple.

Hier apr�s-midi, Archer Coe bouillait d'impatience

de ravir le premier prix � Sir Thomas MacDonald.

Sir Thomas MacDonald... Celui dont le chien a �t� tu� hier?

Oui.

Et Archer Coe a �t� retrouv� mort ce matin.

Croyez-vous qu'iI y ait un lien?

Je n'en sais rien.

Mais si on tuait mon chien, je deviendrais s�rement un assassin.

Bonjour, M. Markham. Vous teniez � ce qu'on vous attende.

Pourquoi?

Bonjour, M. Vance!

Bonjour, inspecteur.

�a fait un bout de temps!

Absolument.

J'aurais d� m'y attendre.

La cr�me des enqu�teurs.

Venez.

Cette affaire ne devrait pas �tre un casse-t�te.

M. Wrede, le secr�taire.

Gamble, le domestique.

M. Markham, le procureur.

Et M. Vance.

lls n'ont touch� � rien?

C'est ce qu'ils ont dit.

Nous avons pr�f�r� vous attendre.

Bien.

- O� est-ce? - L�-haut.

Suivez-moi, je vous prie.

Depuis quand travaillez-vous ici?

Depuis trois mois.

Et avant cela?

H�las, j'�tais sans emploi.

C'est ici.

II est bien I�.

Comme je I'ai dit,

en regardant par la serrure, j'ai vu qu'iI �tait mort.

II faut un homme costaud.

Pas de probl�me.

Eh bien, Hennessey!

Pourquoi tu restes plant� I�? Viens m'aider.

Bon, �a va.

Compliments, inspecteur.

C'est une chambre ou un mus�e?

Je n'ai jamais vu autant de chinoiseries!

Ai-je bien fait de ne pas enfoncer la porte?

J'ai pens� qu'iI �tait trop tard.

II est mort depuis longtemps.

C'est un suicide, �a cr�ve les yeux.

En tout cas, �a y ressemble.

Vous auriez d� partir tranquille.

Je ne suis pas de cet avis.

L'enqu�te sera plus captivante que mon voyage.

- Etes-vous arm�? - Non.

Et vous?

Oui, seulement la nuit, pour garder la maison.

C'est votre arme?

C'est-�-dire...

R�pondez!

Non, elle appartient � M. Archer.

II la rangeait dans son bureau au rez-de-chauss�e.

Elle y �tait encore hier matin.

Je vois.

M. Coe avait-iI I'habitude de fermer les fen�tres?

Non, monsieur.

Au contraire, iI aimait I'air frais.

Vraiment?

Cela vous ennuierait d'attendre en bas?

Pas du tout.

Navr� d'avoir ab�m� la porte.

Les d�g�ts sont minimes.

Je m'en occupe.

Hennessey! Personne ne sort d'ici.

C'est simple comme bonjour.

II a ferm� et s'est fait sauter la cervelle.

J'en doute fort.

C'est forc�ment un suicide, voyons!

Vos belles th�ories ne tiennent plus, Vance.

Vous voyez bien qu'iI n'y a aucune trace de lutte.

La porte �tait ferm�e de I'int�rieur.

II n'y a aucune autre issue.

Sur ce point, vous avez raison.

Personne n'a pu entrer par cette fen�tre.

On ne peut pas grimper sur un mur aussi lisse.

Pourquoi Coe a-t-iI ferm�?

Surtout s'iI aimait I'air frais.

Vous n'�tes pas tr�s convaincant.

Peut-�tre mais...

Cela ne vous �tonne pas qu'un homme d�cide de se suicider

pendant qu'iI met son pyjama?

Pourquoi pas? II y r�fl�chit en se d�shabillant,

iI fait les cent pas avant de se d�cider.

Difficile de marcher

avec un pied � moiti� d�chauss�!

Non.

II a �t� arr�t� dans son �lan.

On a simul� un suicide.

Mais le stratag�me a rat�.

La porte �tait tout de m�me ferm�e.

C'est un fait.

Selon vous, c'est un meurtre.

Le tueur s'enfuit,

Coe se l�ve, ferme la porte

et s'assoit dans le fauteuiI I'arme � la main

pour faire croire � un suicide.

Quelle th�orie �patante!

Bonjour, Gamble.

Que se passe-t-iI?

Un malheur est arriv�.

Hilda!

Que s'est-iI pass�, Raymond?

C'est votre oncle.

II s'est tu� hier soir.

- O� est-iI? - Au premier.

Ne touchez � rien, mademoiselle.

M. Vance.

Bonjour, Mlle Lake.

M. Markham, le procureur.

Enchant�.

C'est la ni�ce de M. Coe.

Je regrette mais nous devons attendre le m�decin l�giste.

C'est la loi.

Dites-moi au moins ce qui est arriv�.

Nous venons de d�couvrir le corps de votre oncle.

II s'agit s�rement d'un suicide.

J'en doute.

Vous lui connaissiez des ennemis?

Oui, moi, par exemple.

Mais pourquoi?

II contrecarrait tous mes projets.

II m'avait confisqu� ma fortune.

Et iI �tait jaloux d�s qu'un homme m'approchait.

J'en avais peur.

La vie ici �tait un cauchemar.

Vos propos sont-ils des aveux de meurtre?

C'est absurde!

Je vous en prie, Raymond.

Je suis assez grande pour me d�fendre.

Lorsqu'on a trouv� le corps, la porte �tait ferm�e de I'int�rieur.

Ferm�e de I'int�rieur?

- Ce serait donc un suicide? - D�cidez-vous!

Votre oncle avait d'autres ennemis?

Presque tous les gens qu'iI c�toyait. II �tait impitoyable.

II ne faisait aucune concession.

Les Chinois se r�jouiront de la mort de ce collectionneur.

Demandez � notre cuisinier.

Je le ferai.

Qui d'autre?

Oncle Brisbane le d�testait autant que moi.

O� est ce Brisbane? II est peut-�tre pass� � I'acte.

C'est impossible.

II a pris le train de nuit pour Chicago hier � 17h.

II ne devrait pas tarder � arriver.

Vous voulez peut-�tre lui envoyer un c�ble.

Oui, bien s�r.

Ce sera tout?

Pour le moment, oui.

II faudrait v�rifier cette histoire de train.

C'est comme si c'�tait fait.

Snitkin, vire tes pieds de mon bureau et file � Grand CentraI!

Entendu, j'y vais.

Au conducteur du traln n 7.

Brlsbane Coe est-II � bord? R�pondez au 98 East, 71 e Rue.

Oui, M. Heath.

L'h�teI Langham � Chicago?

Je vous passe I'appeI.

Ne quittez pas.

Oui, M. Heath, M. Coe devrait arriver ce matin.

Oui, iI a r�serv� hier soir.

Merci. Au revoir.

Oui, iI a bien pris le train de 17h.

Parfait.

J'aimerais en savoir plus sur cette Hilda Lake.

Avez-vous fini de me harceler?

Loin de moi cette id�e, Hilda. Je veux vous aider.

Vous connaissez mes sentiments, je vous aime.

Mais vous avez chang�.

D�s que je parle de mariage, vous esquivez.

Qu'avez-vous?

Rien du tout.

Je n'ai jamais rien promis.

Mais je pensais qu'� pr�sent,

je pourrais vous emmener loin d'ici.

Autant vous I'avouer.

Apr�s cette affaire, j'�pouserai Tom MacDonald.

Essayez de comprendre.

Je regrette.

A d'autres!

Taisez-vous.

Un suicide? Le procureur serait pas I�!

C'est un suicide!

- Allez, prends un cigare. - �a change rien.

Attendez!

Vous �tes journaliste?

Je suis Tom MacDonald.

Je veux voir votre sup�rieur.

Suivez-moi.

Tom!

- Que fais-tu ici? - Je viens te soutenir.

Tu avais promis de ne pas venir. Tu dois partir.

Je peux m'en tirer. II ne faut pas qu'on t'interroge.

Je sais quoi r�pondre.

- Fais-le pour moi. - N'y pensons plus.

Trop tard, la police garde les issues.

Attends.

Rentre chez toi en passant par la cour.

Pars pour I'Angleterre, je te rejoindrai.

M�fiez-vous des journalistes.

lls sont pires que la police.

- Je ne m'en vais pas. - Tant mieux.

A propos, mes condol�ances pour votre chien.

Merci.

Vous n'en auriez pas parl� � Archer Coe, par hasard?

Non, sinon j'aurais pu le tuer.

L'avez-vous tu�?

Avous de voir.

- VoiI� le m�decin. - Une d�claration?

Je suis m�decin, pas magicien.

- II blague toujours. - Circulez!

Taisez-vous!

Bonjour, docteur.

Hennessey, o� �tiez-vous pass�?

Je travaillais.

C'est pas trop t�t! Vous �tes venu � pied?

Vous g�chez tous mes repas.

Je mangeais des g�teaux et des saucisses.

- De quoi s'agit-iI? - C'est juste un suicide.

II a ferm� le loquet et s'est tu�.

J'aurais pu finir mon d�jeuner.

- Bonjour, docteur. - Bonjour, Markham.

II faut juste un acte de d�c�s.

Si j'avais su, j'aurais envoy� mon assistant.

J'ai ob�i aux ordres de M. Markham, je n'y suis pour rien.

Je peux vous donner I'heure du d�c�s.

Vous �tes trop bon.

On fera I'autopsie de routine demain.

Puisqu'iI s'agit d'un suicide.

Pourquoi cette conclusion h�tive?

Les morts, �a me conna�t. Et si le loquet �tait ferm�...

En effet, vous avez raison.

Mais examinez le corps.

J'y comptais bien.

Je suis m�decin, pas d�tective.

Cet homme a une balle dans la tempe droite.

II a une arme dans la main droite.

II a pu se faire cette blessure lui-m�me.

La position est naturelle et le loquet �tait ferm�.

�a alors! Attendez voir.

C'est �trange.

Un d�taiI vous chiffonne?

Plut�t, oui!

II a du sang dans la bouche.

Et une fracture du cr�ne caus�e par un objet contondant.

La blessure � la tempe n'a pas saign�.

C'est vrai!

Messieurs,

quand la balle est entr�e dans la tempe,

cet homme �tait d�j� mort.

Savez-vous depuis quand?

Je dirais que �a fait entre 8 et 12h.

A- t-on plac� I'arme avant que le corps ne soit rigide?

Oui.

Le coup a-t-iI caus� la mort?

Non, iI s'est peut-�tre �vanoui mais le coup n'�tait pas morteI.

On ignore ce qui I'a tu�, mais iI est mort.

Si on essayait de savoir comment?

Un point pour vous, M. Vance. C'est pas idiot.

Je vais le r�examiner.

Allons, les gars, relevez-moi tous les indices.

Excusez-moi, docteur.

Pr�t?

Aidez-moi � d�placer le corps, inspecteur.

Mettons-le sur le lit.

�a vous va, docteur?

La bagarre n'a pas d� �tre violente, iI n'est pas d�coiff�.

Sauf si I'agresseur I'a repeign�.

Bont� divine! J'ai compris.

Poignard�!

Sous I'omoplate gauche, pr�s de la colonne vert�brale.

Pas d'h�morragie externe.

Une h�morragie interne?

C'est bien �a.

Vous croyez toujours au suicide?

C'est compliqu� de se tirer dessus, se frapper et se poignarder...

surtout dans le dos.

Je ne vous le fais pas dire.

Sa veste de pyjama n'est pas trou�e.

II �tait habill� quand on I'a poignard�.

Sa veste est trou�e.

Et son gilet aussi. II y a du sang.

C'est �a qu'iI portait.

VoiI�, j'ai fini. Je fais I'autopsie tout de suite?

Oui.

Transportez-le � la morgue. Au revoir, messieurs.

Docteur.

�a peut vraiment pas �tre un suicide?

- Quoi? - Mettons que je n'ai rien dit.

Allez finir vos g�teaux et vos saucisses.

Hennessey! Emportez le corps.

D'accord.

- Et le c�ble? - Pas de r�ponse.

Envoyez un c�ble � New York � M. Markham, 98 East, 71 e Rue.

Ecrivez...

"Brisbane Coe n'est pas dans ce train.

"Wallis, conducteur du train n 7."

Asseyez-vous.

A quelle heure Brisbane Coe est-iI parti?

Juste � temps pour prendre son train.

Comment savez-vous qu'iI I'a pris?

J'ai r�serv� le billet.

Je lui ai donn� sa canne et j'ai mis son sac dans le taxi.

Avez-vous pass� la soir�e ici?

Non, je suis sorti vers 18h30. C'�tait notre soir de cong�.

Nous �tions tous sortis.

Brisbane Coe s'est-iI comport� comme d'habitude?

Maintenant que vous le dites, iI �tait soucieux et tr�s irritable.

Vous lui avez donn� sa canne?

Oui, monsieur.

QueI genre de canne?

Sa pr�f�r�e, avec le manche en ivoire.

II ne s'en s�parait jamais.

Vous �tes s�r qu'iI I'a prise?

S�r et certain, je la lui ai pass�e.

L'avez-vous vu rentrer hier soir?

II est rentr�?

J'ignorais qu'iI �tait rentr�.

Alors, � qui est cette canne au manche en ivoire?

Du calme, Gamble.

C'est la sienne?

Alors?

Oui, monsieur. Je ne comprends pas.

Vous n'auriez pas vu son sac?

Non, monsieur.

Si sa canne est I�, qu'a-t-iI fait de son sac?

Bravo, inspecteur. II I'a forc�ment laiss� quelque part.

Mais o�?

L'endroit le plus logique serait la consigne de la gare.

C'�tait un sac comment?

Un sac de voyage en cuir avec ses initiales, B.C.

C'est �a?

Oui, �a m'en a tout I'air.

VoiI� un re�u de la police.

Aquelle heure iI a �t� d�pos�?

- A 16h45. - Merci bien.

VoiI� le sac.

Posez-le.

Tu I'as ouvert?

Non, j'arrive de la gare.

Savez-vous � quelle heure iI a �t� d�pos�?

Oui, tenez.

16h45.

II a d� se rendre directement � la gare.

L'employ� se souvient du client?

Non, iI voit tellement de gens qu'iI n'y fait plus attention.

II y a un rasoir, des chemises,

des slips, des chaussettes,

des cols, des pantoufles.

Tout ce qu'on emporte d'habitude pour un court s�jour.

Hormis ceci, peut-�tre.

Meurtres non �lucld�s.

Le livre id�aI pour Chicago!

C'est tr�s curieux.

Pour le moins.

Je commence � y voir clair.

Je crois comprendre ce qui s'est pass�.

Ecoutez ceci.

Brisbane Coe part pour Chicago le soir de cong� des domestiques.

II rate son train expr�s,

met son sac � la consigne et revient pour tuer son fr�re.

Pour avoir un alibi, iI pensait prendre le train suivant.

Mais iI n'y est pas parvenu.

Comme Archer Coe n'est pas parvenu � enlever sa chaussure.

Vous me suivez? La chaussure, le sac de Brisbane...

Et sa canne qui n'a rien � faire I�.

Un instant.

Gamble!

O� M. Brisbane rangeait-iI son manteau?

Toujours dans la penderie.

- Laquelle? - Celle-ci.

M. Brisbane!

Eh bien, M. Vance. O� tout �a nous m�ne-t-iI?

Tout droit dans le d�sert de Gobi!

Que dites-vous?

Encore?

Je suis en plein d�jeuner!

Vous g�chez tous mes repas. Vous ne mangez donc jamais?

Non, je suis au r�gime.

C'est bon!

On verra plus tard.

Envoyez le fourgon et relevez les empreintes.

On prend encore un clich�.

Pr�t?

C'est bon, allez-y.

La mort remonte � plusieurs heures.

Moi qui croyais qu'iI faisait semblant!

II y a trop de monde autour de moi.

M. Vance, je ne vois rien d'inhabitueI.

En effet.

J'avoue que je suis un peu d��u.

Qui est mort le premier?

Archer Coe. Et lui, juste apr�s.

L'arme?

Une lame. Fine et aiguis�e.

Snitkin, fais la liste des objets.

Je vais relever les empreintes de pas, dehors.

Hennessey, cherche I'arme.

Une piste?

On dirait un hame�on.

II n'a pas servi � la p�che.

Ce Brisbane �tait un esprit brillant.

Son coup �tait magistraI. Mais iI y a eu un impr�vu.

Inspecteur.

Voici I'acte de d�c�s.

Bonjour chez vous. Je vais manger.

On ne vous retient pas.

Sortez tous vos cadavres maintenant. �a m'�vitera de courir.

Comment �a, courir? La ville vous a pay� une belle auto.

II est susceptible.

Capitaine!

Tu veux reprendre I'enqu�te? Fais vite, je veux rentrer chez moi.

Vas-y.

II marche un peu sur mes plates-bandes.

Markham!

Vous arrivez � point nomm�.

Je crois savoir comment Brisbane a utilis� cet hame�on.

II a fait mine de partir � Chicago.

Mais iI avait d'autres projets. Regardez.

Regardez I'hame�on autour de la clenche.

II est reli� � une ficelle que je tire par la serrure.

La ficelle contourne une baguette fich�e dans le mur.

La baguette sert de poulie

et est reli�e � une autre ficelle.

A pr�sent, le loquet se ferme tout seuI.

Saperlipopette!

Je tire les ficelles par le trou de la serrure.

La baguette est entra�n�e, ni vu ni connu.

Ouvrez-moi.

- �a a march�? - Oui.

Tout s'explique.

Ing�nieux.

C'est une piste.

Mais si Brisbane a tu� Archer Coe,

qui a tu� Brisbane?

QueI est le mobile?

C'est ce qu'on cherche.

Absolument.

Messieurs, deux personnes voulaient tuer Archer Coe.

Deux?

Leurs chemins se sont crois�s.

- II y a Brisbane. - Et qui?

Le cuisinier! Les Chinois sont fourbes.

Ecoutez plut�t.

On sait que Coe a �t� bless� par un objet contondant.

Ce tisonnier ferait I'affaire.

Oui, et on dirait qu'iI y a du sang s�ch�.

Absolument.

Mais � qui appartiennent ces cheveux �pais?

Pas � Coe.

Et pourquoi vous ne I'avez pas trouv� ce matin?

Parce qu'iI n'y �tait pas.

D'ailleurs, la place de cet objet est dans la biblioth�que.

C'est toi, Capitaine?

Quelle mouche te pique?

Que se passe-t-iI?

Qu'as-tu donc?

Tu veux que je descende?

Bravo, Capitaine.

Ce chien a pris un sacr� coup.

�a explique les poils sur le tisonnier.

- A qui est ce chien? - Je I'ignore.

Je le vois souvent r�der.

Dites la v�rit�.

Oui.

Dites-moi tout.

II appartient � la voisine.

Hennessey, emmenez ce chien chez le v�t�rinaire.

Comment s'appelle la voisine?

Doris Delafield.

Je suis Mlle Delafield.

Asseyez-vous, messieurs.

Je vous envie le troph�e d'hier. Vous �levez des champions.

Oui, j'essaie.

Je m'int�resse � votre doberman.

Figaro?

Puis-je le voir?

Je suis navr�e, iI a fait une fugue hier soir.

J'ai alert� la police, ma bonne est partie � sa recherche.

Est-elle all�e voir chez M. Coe?

Je n'en sais rien.

Vous �tes proche de M. Coe, non?

Je le connais, pourquoi?

On a trouv� votre chien chez lui. II est bless�.

Pardon?

Savez-vous pourquoi?

Aurait-iI pu suivre quelqu'un I�-bas?

Je ne crois pas...

O� voulez-vous en venir?

M. Archer Coe et son fr�re ont �t� assassin�s.

Assassin�s?

Je craignais que...

Un instant.

Suis-je bien chez Mlle Delafield?

Je n'ai plus de cabine 1 re classe pour elle et M. Grassi.

Une 2e classe conviendrait-elle?

Mlle Delafield ne partira pas!

Vous pouvez annuler les deux r�servations.

Deux?

Voulez-vous me dire qui est I'autre?

Je refuse de r�pondre.

Serait-ce M. Grassi?

Mais je suis M. Grassi! Je n'ai pas annul� les r�servations.

Pardon?

Mlle Delafield? C'est impossible.

II doit s'agir d'une erreur.

Je me renseigne et je vous rappelle.

Mlle Delafield n'est pas chez elle.

Pour ce qui est de votre d�part, nous I'avons annul�.

Qui �tes-vous?

M. Markham, le procureur.

Enchant�, mais je ne comprends pas.

II s'agit de cela.

En r�alit�, M. Coe a �t� assassin�.

Assassin�?

�a vous ennuierait que nous prenions vos empreintes?

Non, pas du tout.

Je crois que ce sera tout.

Alors?

Les empreintes relev�es sur la porte sont illisibles.

Mais celle-ci est nette, c'est celle de Liang, le Chinois.

Alors?

Rien.

II ne doit pas �tre loin.

C'est le fourreau du poignard qui a tu� Coe.

Vous en avez assez?

- Etrange. - Quoi donc?

Le vase Ting Yao a disparu.

C'est le plus pr�cieux.

C'est tout ce qu'iI en reste.

On dirait du sang.

Je suis presque certain qu'Archer Coe a �t� tu� ici.

Le tisonnier, le fourreau et ces fragments.

Le mort n'a quand m�me pas mont� I'escalier!

Je me borne � reconstituer les faits.

Quelle affaire incroyable!

II y a du nouveau?

Plut�t, oui!

M. Wrede.

Voulez-vous venir un instant?

Naturellement.

- Vous fumez? - Non, merci.

Aviez-vous remarqu� que le Ting Yao avait disparu?

Disparu?

II �tait encore I� hier soir.

A quelle heure?

Vers 18h30 ou 19h.

Je suis venu voir M. Coe.

Pourquoi?

J'avais d�cid� de lui remettre ma d�mission.

Vous aviez eu des mots?

Mes raisons �taient personnelles. Je voulais �pouser Mlle Lake.

Comment a-t-iI r�agi?

II m'a pri� de sortir.

- Etes-vous sorti? - Oui.

- Et apr�s? - J'ai cherch� Mlle Lake.

Je suis all� au KenneI Club.

Mais j'ai crev� sur la route, ce qui m'a retard�.

Elle �tait partie avec Sir Thomas MacDonald.

Je suis rentr� me coucher.

N'avez-vous rien vu de particulier en rentrant?

Non.

Mais un peu plus tard, j'ai entendu du bruit en bas.

J'ai ouvert ma porte et j'ai regard�.

C'�tait juste Liang qui rentrait.

Est-iI toujours aussi bruyant quand iI rentre?

Non, pas du tout, je ne I'entends jamais.

Amusant.

Ce sera tout, M. Wrede.

Si je puis �tre utile, pr�venez-moi.

II faudrait v�rifier son alibi.

Ce sera fait.

Relevez aussi les empreintes sur ces fragments.

Je vais inspecter la cuisine.

M. Vance, j'ai cru...

Appelez Markham.

M. Liang, si je ne m'abuse. Le cuisinier.

Moi, cuisinier.

Je sais que vous parlez anglais. Ne vous fatiguez pas.

O� I'avez-vous appris?

A I'universit� de Columbia.

C'est rare pour un cuisinier, non?

M. Coe m'a recrut� pour mon savoir sur les porcelaines chinoises.

Je comprends.

Vous avez I� un magnifique Ting Yao.

Qui I'a cass�?

Je I'ignore.

Je I'ai trouv� dans la biblioth�que.

Vous vouliez me voir?

Regardez.

II y a du sang � I'int�rieur.

Le tueur a voulu y cacher le poignard.

Mais en le jetant, iI a bris� le vase.

Quand I'avez-vous trouv�?

Ce matin.

Ce matin?

Ce n'�tait pas plut�t hier soir vers 20h?

Non, monsieur. Je ne suis rentr� que vers minuit.

M. Wrede ou M. Gamble vous le diront.

Quand avez-vous trouv� le tisonnier?

Le tisonnier?

Oui, c'est �a.

Celui que vous avez cach� dans le coffre chinois.

Je ne comprends pas.

Vous comprenez tr�s bien.

J'�tais derri�re la porte.

Laissez-moi faire.

Tu vas parler? Ou je dois employer la force?

Attendez! Je vais tout vous dire.

Alors, accouche.

Quand je suis rentr� hier, vers 20h...

Je m'en doutais.

J'ai entendu une dispute dans la biblioth�que.

Puis, j'ai cru entendre quelqu'un tomber.

Je suis rest� devant ma chambre, � �couter.

Puis j'ai entendu des bruits de pas vers la porte de derri�re.

Et ensuite?

Je suis all� dans I'entr�e, tout �tait tr�s calme.

J'ai ouvert les portes de la biblioth�que.

Les meubles �taient renvers�s.

Le tisonnier �tait par terre et le bureau en d�sordre.

Et le pr�cieux vase Ting Yao �tait cass�.

J'ai pens� qu'iI y avait un probl�me.

Je suis mont� dans la chambre de M. Coe.

II �tait mort.

Craignant d'�tre soup�onn�, je suis redescendu,

j'ai pris les morceaux du vase ainsi que le tisonnier,

et je suis retourn� dans ma chambre.

Vous avez eu peur parce que vous �tiez seuI,

alors, vous �tes sorti?

Oui, monsieur.

Vous �tes rentr� vers minuit,

en faisant du bruit pour qu'on vous entende.

Oui, monsieur.

- O� est le poignard? - Je ne I'ai pas trouv�.

A d'autres!

O� I'as-tu mis apr�s ton crime?

J'ai du nouveau!

Sur ce fragment, on a les empreintes de Grassi.

Comme quoi, M. Vance, personne n'est infaillible.

Oui, �a correspond.

�a ne prouve rien.

Et ceci?

Achetez la collectlon de Coe.

O� avez-vous eu �a?

Dans la poche d'Archer Coe.

Pourquoi avoir �pi� sa maison hier?

Je voulais m'assurer qu'iI �tait seuI.

Pourquoi?

Je n�gociais I'achat de sa collection pour le mus�e de Milan.

J'y tenais beaucoup.

Apr�s de longues discussions, on avait trouv� un accord.

Et j'avais averti le mus�e.

Mais hier, iI a chang� d'avis. Apr�s m'avoir vu avec Mlle Delafield.

Laissez-moi expliquer.

Archer �tait fou de jalousie.

II avait raison, on dirait.

Vous �tes all� le menacer.

C'�tait mon droit.

J'ai dit que je ferais tout pour I'obliger � vendre.

II a ri et m'a r�pondu qu'iI pr�f�rait d�truire sa collection.

Et I�, vous avez attrap� le tisonnier pour vous d�fouler.

Jamais de la vie!

Passez-moi un fragment.

Savez-vous qui I'a cass�?

C'est le vase Ting Yao?

II y a du sang � I'int�rieur et vos empreintes � I'ext�rieur.

Je ne comprends pas.

Inspecteur, vous pouvez le coffrer.

Tu vas enlever ton habit de pingouin.

Allons, plus vite que �a!

Du calme, je ne me sauverai pas.

T'as pas int�r�t!

Je soup�onnais I'Italien depuis le d�but.

Exactement.

Mais Grassi n'aurait pas tu� Brisbane.

Et puis, iI y a le doberman.

On a toutes les pi�ces du puzzle mais impossible de les assembler.

On y est.

On est au sous-soI.

Je sais, venez.

Voyons o� �a nous m�ne.

- Bonsoir, monsieur. - Gamble.

A propos,

d'o� sort ce nom?

C'est le mien.

Dubois a v�rifi� I'identit� de Gamble,

devinez comment iI s'appelle.

- Pas Gamble? - Non.

Atlantic Eddy, voleur professionneI sur les paquebots.

Je me tiens � carreau depuis 5 ans.

Je voulais juste que tu saches qu'on est de vieux amis.

Quelqu'un vient d'entrer par la porte de derri�re.

�a alors! Mlle Delafield.

Ne soyez pas �tonn�s, je venais souvent ici.

La maison n'a pas de secret pour vous.

Le procureur est le chef de I'enqu�te, n'est-ce pas?

Absolument.

Je suis lasse de la police, j'en ai assez d'�tre �pi�e.

Vous voulez savoir qui a tu� Archer Coe?

Evidemment.

C'est moi.

Comment?

Et le jury m'acquittera quand iI entendra mon histoire.

Vous ne me croyez pas?

Vous vous demandiez comment mon chien �tait entr� ici.

II m'a suivie.

II me d�fendait et on I'a frapp�.

O� avez-vous tu� M. Coe?

Dans sa chambre.

QueI rouge � l�vres portez-vous?

Je ne vois pas le rapport.

C'est � vous?

Parfaitement.

Je me suis battue avec Archer et mon sac est tomb�.

�a ne prend pas avec moi.

Je ne mens pas.

Vous �tes donc si �prise de M. Grassi?

M. Grassi n'a rien � voir I�-dedans.

Arr�tez-moi, je parlerai en pr�sence de mon avocat.

A I'aide!

II a �t� poignard�, Hennessey.

C'est bien �a?

Oui, parfait.

Merci.

Vous avez g�ch� mon petit-d�jeuner et mon d�jeuner,

maintenant, vous me tirez du lit.

Et iI n'est m�me pas mort!

Vous �crirez �a dans votre rapport.

On n'aura pas d'empreintes sur de la soie.

Mais c'est le bon fourreau.

O� I'avez-vous trouv�?

Sous le lit.

Mes compliments.

Pensez-vous, M. Vance!

Trois crimes avec la m�me arme.

Qu'as-tu?

Que s'est-iI pass�?

Je I'ignore, ma ch�rie. J'ai �t� poignard�.

C'est grave, docteur?

Je lui ai inject� du penthotaI pour le calmer, iI va bien.

Je vais louer une chambre ici, si �a continue.

Mon pauvre ch�ri. Tout est arriv� par ma faute.

Tu n'aurais pas d� venir. Laisse-moi faire.

Je ne te quitte pas. Ne peut-on pas partir?

Nous partirons demain, ensemble.

Vos conclusions, docteur?

Le coup a perfor� la veine m�diane basilique.

Aurait-iI pu se blesser lui-m�me?

Je suis boucher, pas d�tective.

Je ne veux plus de meurtre demain apr�s 15h.

Je serai au match de base-ball.

Appelez-nous pour nous dire le score.

Renvoie ces gens.

Qu'attendent-ils?

Nous avons des questions � vous poser.

Vous n'avez rien vu, c'est bien cela?

C'est cela.

J'ai entendu un bruit et je me suis lev� d'un bond.

On a jet� une chaise sur moi et la vitre s'est bris�e.

J'ai appel� � I'aide et me suis ru� vers la porte.

Puis j'ai senti une douleur et je me suis �vanoui.

Poignard� par un fant�me. Elle est bien bonne!

II s'est poignard�!

- Vous osez? - C'est faux!

Vous connaissez ce poignard?

O� �tait-iI?

Sous votre lit.

Je ne I'ai jamais vu.

Ben voyons! Et moi, j'ai jamais vu de menottes.

Vous I'interrogerez plus tard.

Amusant.

Voyez-vous ce que je vois chez Coe?

Je soup�onne que le tueur venait de cet immeuble.

Peut-�tre m�me de cette chambre.

Messieurs, je crois avoir assembl� les pi�ces du puzzle.

Voici la 71 e Rue.

Voici la maison des Coe, la cour et I'immeuble voisin.

Jetons un oeiI � I'int�rieur.

Ici, I'appartement de MacDonald.

Juste en face, la chambre d'Archer Coe.

En dessous de chez MacDonald,

le nid douillet de Mlle Delafield et de son invit�, M. Grassi.

L�, iI y a I'ascenseur,

et I�, I'escalier qui m�ne � la porte de derri�re.

De I�, on atteint facilement la porte des Coe, qui est sur la cour.

Voici le vestibule et la biblioth�que.

Mercredi, entre 19h30 et 20h,

Archer Coe est seuI dans cette pi�ce.

C'est le soir de cong� des domestiques.

Le tueur doit le savoir lorsqu'iI entre par-derri�re.

II est si concentr� sur son crime,

qu'iI oublie de fermer la porte.

Car � un moment, dans cette cour,

surgit un chien.

Un doberman.

Le chien de Doris Delafield.

II voit la porte de derri�re ouverte et iI entre.

Pendant ce temps, le tueur se dirige vers la biblioth�que,

certain de trouver Archer Coe seuI.

II sait parfaitement o� iI va et ce qu'iI va faire.

II arrive si doucement qu'Archer Coe est surpris

en voyant le tueur

qui ferme les portes.

Je pense qu'ensuite une violente dispute �clate.

Coe frappe peut-�tre le tueur.

L'autre empoigne le tisonnier, seule arme � port�e de main.

II frappe Coe au visage.

Coe s'effondre sur le bureau.

Puis iI ouvre le tiroir, cherchant de la main son pistolet.

Ensuite, ivre de rage,

le tueur voit un poignard chinois.

II s'en saisit

et poignarde Coe dans le dos.

Coe a d� tomber � terre.

Pendant ce temps, notre doberman approche,

certainement attir� par le bruit de la dispute.

Le tueur ouvre les portes

et voit le doberman arriver.

II ramasse le tisonnier tandis que le chien entre.

D'instinct, le chien sait qu'iI a affaire � un ennemi.

II se jette sur lui. Le tueur frappe.

Et le chien s'�croule, bless�.

II veut cacher I'arme dans le vase Ting Yao.

Mais iI est si brutaI que le vase se brise.

II ramasse le poignard

et ressort comme iI est entr�.

Peu � peu, Coe reprend ses esprits.

II se rel�ve.

Rappelez-vous,

le m�decin a dit que Coe �tait mort d'une h�morragie interne.

C'est la cl� du myst�re.

Archer Coe, sur le point de mourir, monte au premier �tage.

Le plus terrible, c'est qu'iI ignore qu'on I'a poignard�.

II entre dans sa chambre et, se sentant faible,

iI enl�ve sa veste et son gilet et les range dans la penderie.

II met sa veste de pyjama,

se dirige vers la fen�tre et rel�ve le store.

Imaginez la r�action du tueur,

lorsque, de I'appartement situ� juste en face,

iI voit I'homme qu'iI croyait avoir tu�,

debout � sa fen�tre.

II comprend qu'iI est oblig� d'aller achever sa besogne.

A pr�sent, tr�s affaibli,

Archer Coe se dirige vers un fauteuiI

et iI s'y assied.

L�, iI commence � d�lacer ses chaussures.

Rappelez-vous comment on I'a trouv�.

C'est � ce moment pr�cis, avant m�me qu'iI en ait enlev� une,

qu'iI meurt.

Je ne pense pas qu'iI ait su ce qui lui arrivait.

Et voici le moment le plus crueI de cette trag�die.

Brisbane rentre pour ex�cuter son astucieux projet de meurtre.

II sait que les domestiques ont cong� et qu'iI ne sera pas d�rang�.

II va dans la biblioth�que.

Et dans le tiroir du bureau, iI prend le pistolet de Coe.

Puis iI �teint la lumi�re et quitte la pi�ce.

II pose sa canne sur une chaise

et monte � pas feutr�s dans la chambre d'Archer Coe.

Voyant son fr�re dans son fauteuiI, iI le croit assoupi.

II marche sur la pointe des pieds.

II se poste de I'autre c�t� du bureau,

iI sort le pistolet, prend le temps de viser

et iI tire.

Pendant ce temps, le tueur,

persuad� qu'iI n'a pas tu� Coe,

revient dans la maison pour achever sa besogne.

Brisbane ferme la fen�tre et baisse le store.

II s'approche du corps

et iI place I'arme dans la main d'Archer

pour faire croire � un suicide.

Puis, iI se dirige vers la porte.

Et avec deux morceaux de ficelle,

des crochets et une aiguille � repriser,

iI r�ussit � fermer le loquet de I'int�rieur,

comme je vous I'ai montr�.

Un proc�d� tr�s ing�nieux

d�crit dans le livre Meurtres non �lucid�s,

que nous avons trouv� dans son sac.

Ensuite, Brisbane descend I'escalier,

� cent lieues de s'imaginer ce qui I'attend.

Le tueur confond Brisbane avec Archer

et le poignarde dans le dos.

Puis iI cache le corps

dans la penderie de I'entr�e.

Selon moi, iI a d�couvert son erreur le lendemain.

C'est bien joli. Mais qui a fait tout ceci?

J'en ai aucune id�e.

Je s�che.

Vous n'�tes pas le seuI.

Vous n'avez vraiment aucune id�e?

La situation est inextricable. II y a sept suspects.

On ne peut pas condamner sept personnes.

On ne peut m�me pas en condamner une.

Je crains que nous soyons dans I'impasse.

On est fichus.

Cela m'ennuie de I'admettre.

C'est la premi�re fois que je vous entends dire �a.

Je sais, je suis navr�.

Alors, on fait quoi?

Aucune id�e. Vous avez bien v�rifi� les alibis?

Tous.

Dubois a fait son rapport sur les empreintes?

Vous vous �tes tromp� quelque part. II doit bien y avoir une piste.

Markham, vous devriez clore I'enqu�te.

Vous �tes s�rieux?

Rel�chez tous les suspects.

Tous les journaux vont r�clamer ma d�mission.

On peut vous couvrir.

On n'a parl� que de suicide.

C'est une solution mais je r�pugne � faire �a.

Allez-y, inspecteur, rel�chez-les.

- Vous �tes s�r? - Oui.

Pour une fois, on est coinc�s tous les deux.

Quand vous renoncez, je d�sesp�re.

Je ne renonce pas.

J'ai une autre id�e.

Si �a marche, vous aurez le tueur dans 30 minutes.

Je vais le provoquer.

Vous m'avez fait lib�rer tous les suspects!

C'est ce que je voulais.

M. Vance � I'appareiI.

Je ne vous d�range pas?

J'ai un service � vous demander.

M. Markham, je peux vous parler?

La th�orie du suicide est valable pour Archer Coe

mais j'avais oubli� Brisbane.

On verra �a plus tard. Pour I'heure, lib�rez les suspects.

Entendu.

C'est cela.

A 16h30. Provoquez une dispute avec lui.

Je I'am�nerai. Je compte sur son instinct.

Parfait. Merci.

Si on le prend par surprise, je crois qu'iI se trahira.

On doit �tre I�-bas avant...

16h25.

M. Vance.

lls sont dans la biblioth�que.

Laisse-moi t'aider.

C'est gentiI.

Les chiens policiers, �a me rappelle I'�poque o� je portais des gu�tres.

- Et des cale�ons de flanelle? - J'en mets toujours!

Moi aussi!

R�servez la suite nuptiale...

sur le Coronia.

Oui, iI l�ve I'ancre � minuit. Parfait, merci.

II l�ve I'ancre � minuit?

Lady MacDonald.

Vous n'avez pas r�sist� au titre?

Ou Sir Thomas n'a pas r�sist� � votre argent?

Vous divaguez!

L'argent ach�te tout, m�me un titre.

Je n'ai pas besoin d'argent, moi.

Vous n'avez pas le droit.

Eh bien, je le prends.

Vous projetiez de partir? C'est hors de question.

Vous partirez seuI, Sir Thomas.

Allez-vous-en, sinon...

C'est une manie!

Rappelez ce chien!

- Pourquoi avoir tu� Coe? - Je ne voulais pas.

- C'est bien vous! - Je ne voulais pas.

II m'a frapp� quand j'ai parl� de mariage.

J'ai perdu la t�te et j'ai saisi le tisonnier.

J'ai oubli� la suite.

Et Brisbane?

C'�tait une m�prise!

Et MacDonald?

Je le tuerais si je pouvais!

Voici votre homme.

Vous auriez d� laisser ce tisonnier � sa place.

On m'a fauch� mes menottes!

Je les ai trouv�es � I'office.

Allez, Hennessey. On I'embarque.

Merci de votre collaboration.

Je vous en prie.

C'est Sir Thomas que j'ai appel�.

II a accept� de jouer cette petite com�die.

Le chien a fait le reste.

On a r�ussi une fois de plus!

F�licitations, inspecteur.

Je citerai votre nom dans la presse.

Trop aimable.

C'est tout natureI, M. Vance.

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