All language subtitles for The file on Thelma Jordon

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Original subtitles

L'AFFAIRE THELMA JORDON

- Pas de chance.... - Je l'ai cherch� partout.

- Il lui est arriv� quelque chose. - Pamela, tranquilise-toi.

- Il est peut �tre avec le procureur.

- Il est presque dix heures. C'est ta femme au t�l�phone. - Je d�sire l'oublier.

- Qu'as-tu? O� �tais -tu? - Oui, Pamela, je t'�coute.

- Pourquoi se comporte t'il ainsi avec moi chaque fois que p�re vient nous voir?

- Je l'ai cherch� partout, m�me dans cet endroit malfam� qu'est le bar chez Al de l'autre c�t� de la rue?

- Cleve ne boit pas, il ne pouvait pas y �tre.

- Il travaille trop, c'est tout. - Probablement il l'aura oubli�.

- Son p�re bien aim� est l�. - Pourquoi ont t'ils besoin de moi?

- Quelqu'un est t'il entr�? - Y a t'il quelqu'un Miles?

- Ecoute Pam, je ne d�sire pas m'en m�ler.

- Ne serait ce pas que Cleve d�sirerait c�l�brer un anniversaire qu'avec toi et toi seule?

- Je sais ce que tu ressens, particuli�rement vis � vis de p�re, mais c'est seulement une fois par an.

- Et N�el, le 14 Juillet, Action de Gr�ces et toutes les f�tes.

- Ecoute Pam. - Je ne peux rien y faire.

- Si il a bu, dis lui qu'il ne se d�range pas.

- Au moins jusqu'� ce que p�re s'en aille.

- Les enfants sont l� et nous ont chant� "Joyeux anniversaire".

- Je suis d�sol�e.

- C'est impardonable!

- Pourquoi lui permets -tu cel�? - P�re.

- S'il te pla�t, je reviens dans un instant.

- Tu te comportes comme un chien, c'est tout.

- J'en est plein le dos.

- Comprends-tu cel�?

- Non, �videmment. - Tu n'est pas mari�.

- Et si tu te mariais, tu devrais choisir une orpheline.

- Ceci est un peu bizarre - Tu sais combien j'aime Pam.

- Moi aussi, j'aime Pam.

- Alors?

- Je ne peux pas discuter sans boire un autre verre.

- D'accord.

- Mais tu devrais te r�veiller. - Je l'ai fait.

- Pendant cinq ans.

- Cinq ans saoul sans le savoir.

- Et que s'est il pass� aujourd'hui? - O� est-tu all�?

- Au port. - Ah oui?

- Non pas dans cette partie du port. - Dans des zones respectables.

- Je suis all� dans une boutique d'antiquaire. - Ah, oui? - Dans les autres parties du port, je n'aurais pas su quoi y faire.

- Continue, ouvre ton coeur.

- J'y suis all� pour acheter un cadeau d'anniversaire � Pam.

- Elle m'a indiqu� qu'il y avait un "je ne sais quoi" qu'elle d�sirait.

- Un "je ne sais quoi"?

- C'est une chose qui se place dans un coin pour garnir je ne sais quoi.

- Tu prends les choses trop � coeur. - Tu es beaucoup trop sensible.

- J'aime bien faire les choses par moi-m�me.

- C'est ma femme, mes enfants, ma maison.

- Pour cette raison, je ne d�sire pas que son p�re vienne aussi souvent chez nous.

- et que je souhaite qu'il ne mette pas sa voiture devant ma porte et arr�te son moulin � paroles ...

- ... lorsqu'il est dans ma salle � manger. - Qu'est ce que cel� � voir avec le "je ne sais quoi"?

- Bien.

- Tout cel� me para�t �tre une bagatelle.

- Mais l'important c'est le fond.

- Quand je suis entr� dans la boutique. Le "je ne sais quoi" n'y �tait plus.

- L'honorable juge en retraite Calvin Blackwell,,...

... l'avait achet� le matin m�me pour sa fille.

- Elle lui avait dit qu'elle le voulait.

- Il agit ainsi continuellement.

- Si je ne peux pas lui acheter quelque chose, son p�re le lui donne.

- Tu vas quelque part? - Je vais chercher un t�moin qui arrive au train de dix heures.

- D�sires-tu m'accompagner?

- Pour te donner une id�e.

- Si tu ne rentres pas chez toi,... - Je n'y retourne pas!

- Viens au moins te saouler de v�rit�.

- Et raconter � quelque fille que ta femme ne te comprends pas.

- Cel� ne fait pas de mal et quelquefois c'est salutaire.

- Je lui dirai que mon beau p�re ne me comprend pas.

- Je crois que je le ferais. - Demain tout cel� se sera arrang�.

- Tu as beaucoup � y perdre.

- Demain on c�l�bre le jugement de Denim.

- Le procureur compte sur toi. - Je suis son petit enfant tout blond.

- Tu ne me l'a pas rappel�. - Et qui m'a conseill� ce poste?

- Qui m'a plac� ici? - Bien.

- Ferme quand tu partiras. - Oui, certainement.

- Pardon.

MILES SCOTT CHEF ENQUETEUR

- Pardon, excusez-moi.

- Mr. Scott, vous �tes tr�s gentil de m'avoir attendue. J'ai t�l�phon� hier, et j'esp�rai bien que vous m'attendriez.

- Je ne vous attendais pas.

- Toujours au travail malgr� ces heures tardives? - Bien que le crime ne diminue pas, claro.

- Vous ne me proposez pas un si�ge?

- S'il vous plait. - En fait,...

...si seulement il n'y avait pas autant de crimes la nuit, c'est tr�s ennuyeux.

- Je viens au sujet de Vera Edwards, la connaissez-vous, c'est tout un personnage par ici..

- Est ce que je vous d�range en quelque chose?

- Manifestement oui.

- Ne fa�tes pas ceci pour moi.

- Si apr�s une dure journ�e un homme ne peut pas prendre un verre...ou plusieurs

- Je suis saoul.

- compl�tement saoul, merci.

- Ne nous sentirions nous pas mieux si l'air �tait moins lourd? - Je vais arranger cel�.

-D�sirez-vous que je revienne un autre jour?

- J'ai t�l�phon� il y a deux semaines apr�s que nous ayons dej� eu peur une premi�re fois et je n'ai re�u aucun soutien de la police.

- Ici, vous n'�tes pas au d�partement de la police. - Oui, je le sais, c'est pour cel�...

- que je m'adresse � vous.

- Ma tante est excentrique et l'uniforme lui d�plait beaucoup.

- Mr Scott, avez-vous encore envie de boire? Ou est ce que vous ne voulez pas m'�couter?

- Comment vous appellez-vous? - Thelma Jordon, je suis sa ni�ce.

- Mlle la "ni�ce", - Je ne suis pas Mr Scott.

- Ains� vous pourrez �conomiser votre salive.

...cependant si je peux aider en quoi que se soit...

- Une dame ayant des probl�mes. - Et qui est tr�s �l�gante.

- Ce soir ma sp�cialit� ce sont les ennuis. - Aidez-moi et je vous aiderai. - Ai je �t� clair? Non, pas tout � fait

- Si vous voulez m'excuser... - Attendez!

- Je reviendrai un autre jour voir Mr. Scott pour le tenir inform� de mes probl�mes.

- Je regrette de vous avoir d�rang�. - Vous ne m'avez pas d�rang�.

- J'�tais sur le point de partir pour chercher une "petite femme".

- Excusez-moi pour l'expression. - Bonne chance. - Merci

- Je connais votre tante. Elle m'a surpris une fois cueillant des oranges de ses arbres..

- Ne vous �tes vous jamais �corch� avec une branche d'oranger?

- J'en ai toujours les cicatrices. - Je me suis abim� d�finitivement les jambes.

- J'ai remarqu� que cel� ne vous est pas arriv�.

- Je ne suis ici que depuis quelques mois.

- J'ai pass� l'�ge de voler des oranges.

- Et n'ai pas encore atteint celui des flatteries. Au revoir.

- Je voulais juste essayer de faire un bon mot, Mme Jordon, un moment!

- Je suis un fonctionnaire, et ma fonction est de vous �couter.

- Si vous �coutez mes probl�mes, j'�couterai les v�tres.

- Au moins, laissez-moi m'excuser.

- Puis-je vous aider en quoi que ce soit? - C'est atypique.

- Je viens d�clarer une tentative de de cambriolage et on me mets une contravention.

- Non seulement je rencontre un poivrot, dans le bureau d'un inspecteur en chef ...

- L'autre voiture n'a pas de contravention!

- C'est ma voiture. - Pouvez-vous la d�placer de fa�on � ce que je puisse sortir la mienne?

- Je suis un citoyen tr�s respectable.

- Mais moi aussi j'ai des probl�mes.

- Je m'appelle Cleve Marshall.

- J'ai trente cinq ans et je suis l'assistant du procureur du district.

- Et alors?

- Je ne suis pas n'importe quel poivrot.

- Voyez-vous comme mes cheveux sont clairs? - On me promets un brillant avenir.

- Que voulez-vous de moi?

- Vous inviter � boire un verre. - Je suis inoffensif,

- Et je me sens seul.

- Cel� est tr�s tentant, mais...

- Les hommes avec un avenir ne vous int�ressent t'ils pas?

- Je dois d'abord m'occuper du m�en.

- Au moins, donnez-moi cette contravention pour que je la fasse annuler.

- C'est tr�s aimable � vous.

- Voyez comme c'est utile d'avoir de bonnes relations?

- C'est seulement pour cette raison que je prendrai un verre avec vous.

- Bien, garez-vous... - Seulement � la condition que je conduise moi-m�me.

- C'est vous qui commandez. - Je me r�jouis de l'entendre.

...car je ne suis pas une de ces "petites femmes".

- Je ne comprends vraiment pas. - Oui, il n'a rien pris d'autre que du caf�.

- Si c'est ce que vous croyez. Chaque fois que vous vous �tes lev�e...

- Voil� ce qui s'est pass�.

- Allons, monsieur. - C'est l'heure de la fermeture.

- Je l'ai m�rit�, n'est ce pas?

- Ah, la voil�! - Encore une danse. - Non il est tard.

- N'est ce pas merveileux? - C'est notre anniversaire.

- Quelle heure se fait t'il? - Trois heures.

- Je te ferai un cadeau d'anniversaire.

- Oui j'ai pay�. Allons-nous en.

- Veux-tu aller chercher la voiture? - Pas avant que la musique ne s'arr�te.

- Nous ne pouvons pas en perdre une partie.

- Nous ne devons rien laisser perdre de tout ce qui est bon, Thelma.

- Du premier regard... - Oui je le sais, mais...

- Pas de "mais", ni de "quoique" qui tiennent, - Rien de cel�.

- Ni de contraintes d'aucune sorte. - Je t'aime, Thelma.

- Te l'avais je dit oui.? - Tu l'a d�j� fait.

- La musique s'est arr�t�e.

- Alors nous partons de cette gargotte.

- Merci. - De rien.

- Demain je n'aimerais pas avoir la m�me t�te que lui.

- Tu peux essayer de l'avoir maintenant si tu le d�sires.

- Thelma. - Ma ravissante Thelma.

- Thelma � la chevelure claire... - Ne recommence pas encore.

- Je ne peux m�me pas te dire que je suis amoureux de toi? - Non, m�me pas cel�. Debout, Cleve.

- Je ne t'ai toujours pas racont� mes probl�mes. - Ils attendront.

S'il vous pla�t, Mr Marshall!

- Avant tu m'appelais Cleve.

- A chaque moment je ressens une chose diff�rente.

-Et maintenant, que ressens-tu?

- Suis-je Mr. Marshall ou Cleve?

- Je ne sais pas, mais je le regrette. - Je ne le crois pas.

- Moi non plus.

- Il se peut que je sois une "petite femme" et que je ne le sache pas.

- Et que j'aime me faire raccoler par les hommes dans les bars.

- Ne crois-tu pas que lorsque on est amoureux il peut se produire quelque chose?

- Je suis d�sol�e, vraiment d�sol�e, tout ceci n'a seulement �t� qu'une petite f�te, cependant sans aucun futur.

- Il n'y a eu rien de plus. - Sors d'ici, Cleve.

- Ceci m'a lib�r� compl�tement de ma cuite. - Parfait.

- Retourne chez toi, quelqu'un est en train de t'attendre. - Au revoir.

- Et si je te disais que personne ne m'attends?

- Je ne te croirai pas.

- Conduis prudamment.

- O� �tais tu dans la nuit du 25 mai?

- C'est inexcusable.

- Je me r�jouis de ne pas t'avoir achet� ce "je ne sais quoi". Il est horrible.

- Ne changes pas de sujet.

- O� est tu all�?

- Bonjour. - Bonjour.

- Aujourd'hui on ne m'as mis aucune contravention. - Seulement j'esp�rai.

- Je vois que tu est venue avec une certaine protection.

- Est-tu venue voir Scott?

- Je voulais te voir toi aussi. Je d�sirais savoir si tu �tais bien arriv� chez toi.

- Bien s�r, les poivrots et les fous rentrent toujours bien chez eux. - Qu'a t'il dit au sujet de tes cambrioleurs?

- Il nous enverra un homme du comt� pour ne pas que ma tante ne s'inqui�te.

- Ne crois-tu pas qu'elle pourrait s'en apercevoir?

- Oui je te l'ai d�j� expliqu�.

- Tu as oubli� beaucoup de choses de cette nuit.

- Bien. Je vois que de jour je ne te plais pas. - Je n'ai pas dit cel�.

- J'ai devin�, tu es mari�.

- Ne te f�che pas. - Je ne le suis pas.

- Mais je ne veux pas te faire honte.

- J'ai compris.

- Je me suis conduit d'une fa�on un peu cavali�re la nuit derni�re.

- Je te demande de m'excuser. - Accept�.

- Au revoir, Cleve. - Au revoir!

- Si tu me laissais la voiture.

- Jusqu'� huit heures.

- Je d�sire partir t�t, - Ce sera mieux pour les enfants..

- Voil� Cleve qui arrive, - Au revoir je t'appelle. Au revoir.

- Quelque chose te pr�occupe?

- Tu as fait une belle r�ception. - Je ne te croyais pas capable d'en faire une.

- Crois-tu que je t'abandonnes?

- Je vois que tu �tais en train de faire tes valises. - Que d�sires-tu que je crois?

- Seulement que je t'aime beaucoup.

- Cleve, ch�ri. - Ne refait jamais cel�.

- Je t'ai effray�e.

- O� vas tu? - Je ne m'en vais pas, nous partons tous.

- Tout l'�t�, comme toujours.

- A la mer? - Tout est pr�t.

- Mme Perkins nous laisse la maison plus t�t cette ann�e.

- C'est tr�s aimable de sa part?

- Pourquoi ne te changes tu pas, ch�ri?

- Nous d�jeunerons dans le patio. - Nous pouvons faire un barbecue ce soir.

- Pam, n'allons pas � la mer cette ann�e.

- Ne pas partir. Oui, si c'est pour se faire bronzer au soleil toute la journ�e, veiller sur les enfants lorsqu'ils sont dans l'eau...

...�tre oblig� de partir et de revenir, chaque semaine...

- Est-tu poursuivi par quelque blonde l� bas?

- Pourquoi ne reviendrais tu pas chaque soir. - Nous ne serons qu'� quatre vingt quinze kilom�tres. - C'est une trop grande distance � parcourir la nuit.

- En outre...

...Cette maison ne me pla�t pas quand tu n'est pas l�.

- C'est tr�s gentil.

- Mais nous partons.

- Les enfants seront enchant�s. - Ne sois pas �go�ste.

- D�sirez-vous que j'appelle quelqu'un de plus? - Pourquoi?

- Pour votre diner.

- Vous ressemblez � un pingouin perdu.

- Nous sortons avec quelques journalistes. - Si vous voulez venir. ...

- Il n'y aura aucun danger.

- N'oubliez pas de faire ces commissions pour Mme Marshall.

- Oui je les ai not�es ici.

- Je dois te dire que tu ne dois pas rapporter de lait, t'acheter un maillot de bain,...

...emporter un ballon pourTimmy, faire trois repas par jour...

- Je me pr�occupe pour toi.

- Et appelle-moi au Garden 8409.

- Je ne sais pas pour qui sont ces commissions. - Une autre personne viendra les chercher.

- Bien. - Je dois m'en aller maintenant.

- Au revoir et merci, Dolly.

"Ces fruits ne sont pas trait�s ou color�s artificiellement

Il vont directement de la nature aux consommateurs...

...dans des beaux paniers mexicains ou chinois...

...ou en cajots de sequoia de californie.

- Vous avez un appel de ce d�tective, - Mr Thompson.

- Merci. - Excuse-moi, tante Vera.

- Qui a appel� Thelma?

- O� est le reste de ceci, Sidney?

- Docteur ou pas, - J'ai besoin d'un brandy.

- Mr Thompson?

- Vous fa�tes erreur. - Je suis Cleve Marshall.

- Bonjour, Cleve.

- Je n'ai pas de raison pour t'appeler.

- Mais j'en ai ressenti subitement le besoin.

- Je me sens seule de jour comme de nuit, - Tante Vera ne va pas bien....

- De fait...

...tout est vide depuis un certain 25 Mai.

- Tu ne peux pas. - Non, pas ici.

- Si tu le d�sires...

...je te verrai sur la route dans vingt minutes.

- Merci d'avoir appel� Mr. Thompson.

- Et apr�s?

- Apr�s l'�t�, je vais au lac.

- Il est toujours plus joli en hiver. - J'ai trouv� un travail dans un h�tel comme animatrice.

- Comme animatrice reconnue par la loi. - Que fais-tu?

- Je joue au tennis, au loto et aux cartes.

- Je rends des services � tout le monde, si quelqu'un a besoin de moi.

- Si le fait de boire te fait penser ainsi, tu ferais mieux d'y renoncer.

- Tu d�sires conna�tre mon pass�. Si tu m'avais vu...

- La raffin�e Mme Jordon.

- J'�tais dans toutes les f�tes.

- Au lac, � la plage... - Toujours � m'occuper des autres.

- J'avais un grand talent pour ce travail.

- Partager la lumi�re de la lune avec des veuves et des personnes ag�es atteintes de goutte...

- Je n'ai pas la goutte. - D�sires-tu danser?

- Je suis lasse de voir comment on s'occupe des autres.

- Au final cel� me d�truit.

- Et aujourd' hui je suis en train de faire la m�me chose avec toi.

- M'as-tu dit que tu voulais danser?

-Prenons nous quelque chose avant? -Certainement.

- Je regrette, un autre jour.

- Gar�on! La note s'il vous plait. - Oui?

- Pouvons-nous sortir par l�? - Oui si vous �tes pr�ss�s. - Tenez. - Merci.

- Ce fut une soir�e agr�able. - Except� quelques details.

- Qui �tait-ce? Ton �pouse? - Non, elle est partie.

- Mais seulement temporairement. - Je suis d�sol�e.

- Bien, tu sais o� je vis et o� je me prom�ne le soir.

- Cel� m'est �gal ce qui se passe. - J'ai besoin de te voir plus souvent.

- Non, demain nous sommes vendredi.

- Je t'appelerai lundi.

- ...Sois prudent, ne dit pas �tre Thompson. - Qui est-ce?

- Le policier que Scott a envoy�.

- Il m'a conseill� de laisser Sidney habiter � la maison.

- En voil� une protection!

- Mais comme je n'ai pas eu d'autres probl�mes...

...dis que ton nom est Mr. Smith ou Mr. Brown.

- Je suis Dick Tracy?

- C'est pour ton bien. - Je le sais.

- Bonne nuit, Mr Tracy. - Aujourd'hui tu ne m'as pas embrass�e.

- Bien s�r que si.

- Tu m'as effray�e.

- Ce n'�tait pas mon intention.

- Je ne t'espionnais pas.

- Que fais-tu ici? - Ne t'inqui�te pas.

- Je ne suis pas mont�.

- Je t'ai appel� et tu n'�tais pas l�.

- Je savais que tu reviendrais vite.

- Qui est-ce ?

- Laisse-moi le calmer.

- Attends ici. - Certainement.

- Je peux attendre.

- Pourquoi quand on conna�t une jolie femme...

...elle devient en quelques semaines une merveille de beaut�?

- Quelques fois c'est le contraire.

- Pas dans ton cas.

- Bien, je t'ai racont� l'histoire de toute ma vie.

- Et j'ai l'impression qu'elle t'a d��ue.

- Tu devais me la raconter.

- On ne dit pas � son �pouse "ne t'en vas pas, je me suis amourach� d'une autre".

- Si c'est la v�rit�, on doit le lui dire. - C'est la v�rit�.

- Tu l'as d�j� dit la premi�re nuit.

- Il y a une diff�rence.

- Maintenant je suis saoul. - Alors non.

- Maintenant je suis s�re quelqu'un va arriver, comme toujours.

- Ce week end je n'irai pas. Je ne supporte plus ces week ends.

- Ne crois-tu pas que moi aussi je me sens coupable, de ne pas pouvoir parler de toi?

- Cleve, quel malheur!

- Quand tout commencait � aller si bien pour moi.

- J'�tais venu ici pour r�cup�rer.

- Quelle r�cuperation!

- Etre folle d'un homme et �tre oblig�e de se cacher comme une adolescente.

- Je te l'ai dit, nous devons partir d'ici.

- Etre folle? Ceci n'implique pas que tu m'aimes.

- Je sais seulement que je pense � toi jour et nuit.

-Que j'aime quand tu me regardes avec ces yeux l�.

- Que quand je te dis "je ne veux plus te voir".

- je le fasse la fois d'apr�s quand tu me prends dans tes bras.

- C'est moi qui court le risque, non?

- Pas totalement.

- Je suis mari�e moi aussi.

- Je pense ne pas t'avoir bien entendue.

- Je suis mari�e.

- Ne d�sires-tu pas tout me raconter?

- Non, c'est un mariage comme le tien.

- Il s'appelleTony. - Son nom m'importe peu.

- Je l'ai connu en Floride en jouant � la roulette.

- Et tu l'aimes toujours?

- Il y a de nombreuses choses que je dois te raconter.

- Rappelle-toi, je t'ai dit un jour que je voulais devenir actrice

- Tout cel� faisait partie de ce monde,

- dans lequel les gens te pr�te attention.

- Obtenir la meilleure table dans les restaurants chic.

- Porter un smoking noir, un champeau en feutre, poss�der un porte-cigarette en or.

- Un bon motif pour se marier, un porte-cigarette en or.

- Je ne m'attendais pas � ce que tu le comprennes. - Je ne le comprends pas moi m�me.

- Tout brillait.

- Jusqu'� ce que j'ouvre le porte-cigarette et que j'y d�couvre le nom d'une autre.

- A Tony, de Debbie ou comment s'appelait t'elle.

- Et ensuite tu l'as rencontr�,

...par ici avec elle.

- Combien de temps est tu rest�e avec lui?

- Il est rest� avec moi jusqu'� ce que je n'ai plus d'argent.

- O� est t'il en ce moment?

- Cela m'importe peu, gr�ce � toi.

- O� qu'il soit il passe son temps � jouer en compagnie de jolies femmes.

- Tu l'as vu derni�rement? - Non, et je ne le souhaite pas.

- Dans quelque temps je serai libre, je suppose.

- Mais ne te f�ches pas Cleve. - Tu ne devrais pas me plaindre.

- Je d�sire que tu me dises...

...que tu ne penses plus � lui.

- Oui je te le dis. - Encore une fois.

- Oui, je ne pense plus � lui parce que tu est l�.

- Nous devrions partir ensemble quelque part.

- Pourras-tu t'arranger? Rapidement? - Vendredi.

- Je dirai que je vais voir le procureur du district.

- Nous prendrons le train de nuit.

- Ou nous partirons avec ta voiture.

CHERE TANTE VERA: J'ARRIVE EN VOITURE A LA FIN DE LA SEMAINE

JE RENTRERAI LE LUNDI ET JE T'EXPLIQUERAI JE T'AIME THELMA

- Residence Edwards. - Avec Mme Jordon.

- De la part de Mr Johnson. - Un moment. Je vais voir.

- Oui. - O� est mon chauffeur? - N'est ce pas l'heure maintanant?

- Heureusement que tu as appel�. Il s'est pass� quelque chose.

- Ne dis rien, viens tout de suite. - Je t'attends sur le chemin.

- Passe par la porte lat�rale.

- Que se passe t'il?

- Je me l'imagine.

- Tony est venu.

- Pourquoi dis-tu cel�? - A part Tony qui cel� peut t'il �tre? - Alors, que s'est il pass�?

- Moi aussi j'ai pens� � lui. - Mais non.

- Tout allait bien jusqu'� aujourd'hui. - Je ne sais pas qu'est ce qui me prend.

- Allons, parle, que se passe t'il?

- Elle est morte. - Qui?

- D'un coup de feu. J'allais chercher la voiture quand je l'ai entendue.

- Elle se trouvait dans la biblioth�que, et le coffre-fort �tait ouvert.

- Son collier d'�meraudes de grande valeur dont je ne t'avais pas parl� avait disparu.

-Tu m'as cach� l'existence de ce collier comme tu m'as cach� celle de Tony

- Je ne sais pas, tu aurais pu �tre d�sesper�...

- J'ai peur. - N'entre pas, je t'en prie!

- Pourquoi non? - Tu sembles ne pas comprendre pourquoi j'ai peur?

- J'ai �crit � ma tante une lettre il y a huit ans...

...dans laquelle il �tait mentionn� qu'elle poss�dait des �meraudes.

- Il a d�couvert cette carte...

- Je ne voulais pas en parler. - Seulement il a voulu �tre d�sagr�able.

- Je ne sais pas si cela signifie quelque chose ou pas. - Je ne connais pas Tony.

- Et peut �tre que je ne te connais pas toi non plus.

- Je m�rite ce qui m'arrive. - Je suis d�sol�, ch�rie.

- Je sais ce que tu ressens, mais si c'�tait Tony ils me suspecteront.

- Nos sorties, nos appels t�l�phoniques...

- Nous avons �t� prudent. Je ne permettrai pas qu'ils te suspectent.

- Dis-moi ce que je dois faire?

- Tu dois y retourner, hurler, et appeler la police.

- Ou est Sidney? - Il est chez lui.

- Savait t'il que tu �tais partie?

- Qu'attends-tu?

- J'esp�rais que tu me dises de faire autre chose.

- Tu n'as rien fait d'autre.

- Tu n'a touch� � rien � l'int�rieur!

- Si un peu. - Un peu, et quoi?

- J'ai effac� les empreintes. - Quoi?

- J'�tais paniqu�e. Je ne savais pas quoi faire. - Et si c'�taient celles de Tony?

- Ou les tiennes. - Tu ne devais pas le faire.

- Que nettoies-tu?

- La fen�tre par o� il est rentr�, le pistolet et le coffre-fort.

- Les voleurs utilisent des gants, ne le penses tu pas?

- Non, pas avant que je me sois calm�e.

- Il semble que tu ais fait du joli travail � l'int�rieur de la maison. Quoi d'autre?

- Je ne pense pas que... - Je ne sais pas!

- L'as tu touch�e? - Non

- Comment gisait t'elle? - Sur le ventre.

- Si tu ne l'as pas retourn�e, comment as tu su qu'elle �tait morte?

- Parce qu'elle ne respirait plus.

- Il faut que tu y reviennes et la retourne. - Je ne pourrai pas.

- Tes empreintes doivent �tre sur le coffre et sur le cadavre. - Cleve, je ne peux pas.

- Peut-�tre je ne la connaissais pas beaucoup mais je l'aimais.

- ...et cette pi�ce avec cette odeur de mort. - Je vais avec toi.

- Je ne te laisserai pas prendre le risque. - J'irai moi.

- Pour faire plus de b�tises? Non. Va � la porte lat�rale pour voir si il ne vient personne.

- Je vais abaisser la lumi�re.

- Si tu dois t'immiscer l� dedans... - Je ne le ferai pas.

- O� est Sidney? - On voit sa maison l� haut.

- Pourquoi n'y a t'il pas de lumi�re? - Je l'ai �teinte apr�s avoir nettoy�.

- Etait-elle allum�e quand tu est entr�? - Non.

- Alors l'assassin en toute h�te a �teint la lumi�re lorsqu'il est parti. Tu en est s�re?

- Je n'en suis pas certaine. - D'accord, laisse l� comme �a..

-Mais touche l'interrupteur pour y mettre tes empreintes, comme si tu l'avais �teinte. - Vas-y!

- Aucune preuve qu'il ait tir� un coup de feu - Est ce le sien?

- Je ne l'avais jamais vu. - Pose le par terre.

- Retourne-la. - Cleve!

- Ne serait ce pas cela le plus logique? - Tante Vera, tante Vera!

- Mets-l� sur le dos.

- Le gars de Scott est venu ici. - Lui as tu dit qur le coffre se trouvait dans cette pi�ce? - Ou�.

- Que s'est il pass� les deux premi�res fois?

- La premi�re fois la porte lat�rale a �t� forc�e, la seconde nous avons entendu quelqu'un s'approcher du chien.

- O� est le chien maintenant? - Au magasin de toilettage.

- Et tu n'as pas pens� que ce pouvait �tre Tony auparavant?

- Non, mais... - Mais quoi?

- Quand j'ai remarqu� que le collier n'�tait pas l� et que presque personne n'�tait au courant des �meraudes.

- Remets tes empreintes sur le coffre-fort.

- Touche le, est ce une curiosit�?

- Y a t'il quelque chose dedans? - Il semble qu'il n'y ait que des papiers.

- Des papiers? - N'avait elle pas fait un testament?

- Qui h�ritera?

- Tu seras peut �tre une femme riche.

- Elle ne peut avoir...

- Si elle l'a fait, pas de chance pour toi. - C'est ce qui semblerait?

- Oublie ce que je t'ai dit. - Oui.

- De toute fa�on, elle n'aurait pas...

-Apr�s mon d�part, attends dix minutes. Ensuite hurle et vas chercher Sidney.

- On passera des jours avant de se revoir. - Ferme la lumi�re et n'oublie pas d'enlever ce manteau.

- Que se passe t'il?

- Je viens de me rappeler, j'ai laiss� une note sur la table de nuit. - Vas vite la chercher, cours!

- Que fait ceci ici?

- Je la prenais quand... - D�barasse-toi en.

- Voit t'on la maison de Sidney depuis la fen�tre? - Oui.

- Elle est dans l'obscurit�.

- Prends le t�l�phone. - Non.

- Prends-le!

- Mme Edwards est en train de dormir. - Le t�l�phone n'est pas connect� l� haut.

- Certainement, docteur. - Cel� va me prendre quelques minutes. - Je vous appelerai tout de suite.

- Il va venir ici!

- Quand je t'ai appel� plut�t, comment sais tu que Sydney n'�tait pas au t�l�phone? - Nous n'avons pas le temps!

- Il a allum�.

- Tu as dit "il s'est pass� quelque chose", et c'�tait il y a une heure environ.

- O� �tait t'il? O� �tais tu? - Je ne le sais pas. S'il te plait!

- J'ai appel� deux fois. - La premi�re fois qui a r�pondu?

- Par o� sommes nous entr�s? - Je ne sais pas!

- Va � la fen�tre et touche uniquement le rebord. - Vite.

- Cleve! - La fen�tre a �t� forc�e!

- Ferme la porte par laquelle nous sommes entr�s.

- Je sortirai par la porte principale. - Ferme la tout de suite. - J'ai perdu mon stylo.

- J'essaierai de venir. - En attendant, tu ne sais rien.

- Cleve! - Les empreintes sur le coffre!

- Si je ne suis pas venue ici...

- Fais semblant d'�tre en train de dormir. - D�p�che-toi!

- Mme Jordon! - Mme Jordon!

- Je vais r�pondre.

- Allo?

- Bonjour, Miles.

- Cleve ne se sent pas bien, - Il �tait en voyage dans le nord jusqu'� hier soir.

- Tu ne peux pas le laisser en paix une journ�e?

- Il est � la plage, - Je lui dirai qu'il te rappelle.

- Passe-le moi. - Il vient d'arriver. C'est Miles.

- Bonjour Miles - Ne lis tu pas les journaux du matin?

- En premi�re page.

- Vera Edwards?

- Vaguement.

- Pourquoi moi? - Je travaille au tribunal, tu te rappelles.

- Il s'agit de deux cent mille dollars.

- Des �meraudes, et un testament r�cemment r�dig�...

- C'est bien.

- Quelle est l'adresse de la maison?

- Cel� va me prendre quelques heures.

- Bien, au revoir.

- Mon p�re avait raison, tu ne m'aimes pas.

- Ton p�re a toujours raison. - Ne dis pas cel�.

- Derni�rement personne ne sait o� tu �tais.

- Et pour une fois que tu �tais ici... - Mon travail passe avant les loisirs.

- Tu aurais pu dire que tu �tais malade.

- Maintenant je me sens mieux.

- Tu as effectivement meilleure mine.

- Alors ce n'�tait seulement qu'une excuse.

- Tu as de la compagnie.

- Avec tout un attirail.

Cleve, je suis d�sol�e.

- Je les ai invit�s pour le week end parce que j'ai pens� que tu serais l�.

Et au r�veil quand je t'ai vu aujourd'hui...

- Que m'importe? - Rester tranquille me va � merveille.

- Bonjour, Timmy et Joanie! - J'ai un travail...

...et toi, un p�re aupr�s duquel tu peux te plaindre.

- Je ne me plains pas, Cleve.

- Tu en est s�re.

- Alors de quoi parlais tu? - Il n'y rien � en dire de plus.

- Comme tu est distant.....

- Toujours occup�, je te vois � peine.

- Si je ne te conaissais pas aussi bien et si je ne t'aimais pas tant...

- Je penserai la m�me chose que mon p�re. - Que tu as �t� avec une autre.

- Cel� est sans objet.

- Mon p�re dit, mon p�re pense... - Bien, je lui dirai.

- Tu as une autre femme, non? - Oui

- Tu la connais depuis longtemps?

- Je ne d�sire pas parler d'elle.

- Tu ne d�sires pas te marier avec elle?

- Essaie d'�tre un homme adulte, Cleve.

- Que se passe t'il?

- Tu es toujours une petite fille avec des noeuds dans les cheveux..

- Je le sais, je sais que cel� est mon probl�me.

- Mais, d�sires-tu te marier avec elle?

- Je suis mari� avec toi et avec les enfants.

- Ceci n'est pas une r�ponse.

- Je ne peux pas divorcer � cause des enfants.

- Ce n'est pas cel� que je d�sire entendre. - Cleve!

- Ou�, Pam.

- Je t'aime toujours.

- Alors?

- Donne-moi du temps pour y voir clair.

- Pamela! - Tu ne vas pas partir sans dire bonjour?

- S'il te pla�t, ne t'en vas pas! - Je t'aime!

- Miles m'attends.

- Je t'appelerai. - Cette nuit?

- Dans un jour ou deux.

- Il semble que l'homme soit grand. - Bien.

- Que l'on prenne des moules des empreintes.

- Que savons-nous � cette heure?

- Il mesure un m�tre quate vingt, et � un poids compris entre 80 et 90 kilos.

- Son talon est us� � force de conduire.

- Continuez Mme Jordon. - Je vous ai dit tout ce que je sais.

- Quand j'ai eu des probl�mes, j'ai pens� � ma tante.

- Je ne savais pas o� aller, elle �tait malade et moi sans argent.

- Je crois qu'elle s'en est r�jouie. - Je lui faisais les courses...

...je la peignais et lui faisais la lecture...

- Je faisais beaucoup plus que de lui tenir compagnie.

- Ainsi, elle a modifi� son testament.

- C'est ce que vous dites, - Moi, je ne le savais pas.

- Savez-vous qui h�ritait auparavant?

- Je ne savais pas qu'il y avait un testament. - Le comt�. Pour r�aliser un parc.

- Je suis vraiment d�sol�e. - Ne soyez pas trop d�sol�e.

- Il se pourrait qu'il y en ait encore un.

- Mr Scott, quand vous traitez avec moi, quand vous m'interrogez et que vous avez des soup�ons.

- Ne soyez pas sarcastique.

- Ne me traitez pas comme une criminelle.

- Je vous fais toutes mes excuses. - Je vais me contr�ler.

- Nous sommes en train d'�tablir la communication. - Merci.

- Vous avez la ligne mainteant. - Merci.

- Vou pouvez y aller. - Cleve, puis-je te parler?

- Vous pouvez m'attendre dans le petit salon Mme Jordon.

- Qu'en penses tu? - Il est encore trop t�t.

- Et ces empreintes de pied?

- Je ne crois pas qu'elles soient celles du voleur.

- Je ne crois pas non plus que ce voleur existe.

- Va voir ce que tu peux en tirer.

- Cleve! - Un moment. - Sois prudente.

- Ils vont m'arr�ter, non?

- Scott ne fera pas ce genre de faute. - Ne ments pas.

- Mais, que s'est il pass�? - Je n'en sais pas beaucoup plus.

- Qui �tait l� si ce n'�tait pas Tony?

- Comment? Je ne leur ai pas parl� de lui. - Tu n'en as pas eu besoin.

- Tant d'ennuis pour rien.

- Il t'a appel� ce matin de Chicago. - Tony?

- En est tu s�r? - Il s'appelle Laredo, non?

- Scott me l'a dit. - Un des d�tectives a pris la communication et l'a inform�.

...Si il l'a vraiment fait, pourquoi m'a t'il appel�?

- Peut �tre d'avoir un alibi.

- Ou peut �tre parce qu'il a tu� ta tante.

- Ou pour le testament. - Serait t'il uniquement int�r�ss� par l'argent?

- Non ce n'est pas pour cel�? - Ou alors il d�sire revenir avec toi.

- Et alors? - Il aurait pu se d�placer en avion.

- Scott a demand� � la police de Chicago de faire des recherches.

- Si son alibi est bon...

- Qu'ont t'ils d�couvert de plus?

- Que tu n'�tais pas mari�e avc lui.

- Ni que tu l'as jamais �t�.

- Pourquoi m'as tu menti?

- J'avais honte de te dire la v�rit�.

- Pourquoi ne me disais tu rien? - Je ne sais pas.

- J'en avais assez de t'entendre parler de ta famille.

- J'en ai une encore. - Je le sais et c'est pour cela que je l'ai fait...

- Cleve, nous n'avons pas le temps pour nous quereller!

- Je ferai tout mon possible. - Tout.

- J'aurai besoin d'un avocat.

- Mais je n'ai pas d'argent.

- Je m'en chargerai.

- Je te rembourserai. - Ne parles pas ainsi.

- Il y en a un � San Francisco, Kingsley Willis. C'est le meilleur.

- Il faut en faire plus. - Tu dois en faire beaucoup plus.

- Quoi de plus? - J'ai les mains li�es.

- Il est trop tard pour faire quelque chose.

- Cleve, et si le procureur du district te passait l'affaire?

- Il ne va pas laisser une affaire comme celle-l� lui �chapper. - Demande lui que tu le d�sires.

- Moi pr�senter l'affaire contre toi?

- Si non, comment vas tu me prot�ger? - Retarde le, demande plus de preuves.

- Jusqu'� ce qu'ils v�rifient qui a agit.

- Pendant ce temps tout peut arriver. - N'abandonne pas.

- Quelque chose va se produire, Cleve. - Je le sais.

- Juste � cause du testament? - Les gens...

- Veuillez attendre ici. - Pardon de vous d�ranger dans votre petite r�union.

- Mr Marshall a �t� si gentil avec moi.

- Parce qu'il ne savait pas tout ce que je sais de vous.

- Mme Jordon, je viens juste de parler avec un de vos vieux amis. - Mr Loredo.

- Il serait heureux de vous aider, mais il est sans argent.

- M'aider en quoi?

- Je lui ai dit que vous �tiez arr�t�e pour assassinat.

- Il y a eu un cambriolage chez les Jordan cette nuit avec un vol de bijoux. - Nous les retrouverons.

- Sidney, avancez.

- Cette nuit j'ai re�u un autre appel.

- Je l'avait tenu secret. - D�tes nous.

- Je suis d�sol�, Mme Jordon.

- L'homme qui vous a appel� derni�rement en donnant des noms diff�rents.

- De nombreux amis m'appellent.

- Celui que vous avez rencontr� au grand portail. - Nous l'appelerons "Mr X".

...il a appel� une premi�re fois peu apr�s neuf heures et la communication a �t� coup�e.

- Il a rappel� et vous avez d�croch�.

- Vous lui avez dit "Il s'est pass� quelque chose. Viens tout de suite".

- A ce moment l�, je ne pensais pas � lui, mais maintenant si. - Le jury fera de m�me.

- Quarante minutes apr�s vous avez feint d'�tre endormie.

- Pourquoi, Mme Jordon?

- Je ne dirai rien avant d'avoir vu mon avocat. - Bien, pouvons-nous partir?

- Puis-je prendre mon sac et mon manteau? - Non.

- Cleve, je la ram�ne.

- Tu vas avec Sidney au commissar�at pourqu'on prenne sa d�position. - D'accord.

- Je suis d�sol� pour elle. - Bien qu'elle ait �t� toujours quelque peu �trange.

- En insistant sur le fait que quelqu'un voulait de nous voler comme si elle pr�parait quelque chose.

- Mais elle a toujours �t� gentille avec moi.

- Je ne peux pas encore le croire, et vous?

- Pour cel� il existe des tribunaux, Sidney. - Certainement.

- C'est termin�.

- C'est du tout cuit.

- Ce n'est pas ce qu'en disent les journaux.

- Je te dis qu'ils la jugeront. - Mais ont t'ils des preuves?

- Il y a ses empreintes partout.

- N'est ce pas, Monsieur le procureur? - Et nous retrouverons les �meraudes.

- Vous n'avez rien de mieux � faire? - Non pas vraiment.

- J'attends quelques journalistes. - Je suis sur une affaire.

- Nous aussi. Nous la portons au tribunal. - Bonne chance.

- Quelle affaire? - Des d�trousseurs de tombes.

- Qui est ce? - Leur avocat, Willis.

- Kingsley Willis? - Ou�, malheureusement. Mais nous gagnerons.

- Le caf� est extr�mement petit. - Ou�.

- Mr. Pierce, - Votre fr�re a appel�. Il a dit que c'�tait important.

- Rappelez-le. - Oui, monsieur.

- Bonjour. - Salut.

- Sais-tu?, - J'�tais en train de penser...patron

- ...que si vous ne vous sentiez pas � m�me de traiter cette affaire... - Tu dois faire une pause, Cleve.

- Tu n'allais pas bien ces derniers temps.

- C'est le moment de la p�che. - Et de la chasse ici.

- Je n'appr�cie pas particuli�rement les premi�res pages. - Bien, mais � l'occasion.

- Bonjour, Alex. Comment vas-tu? - Comment vont ces ambulances?

- Dans l'affaire Jordon?

-Oui, elle a un avocat.

- Que dis-tu? Tu te moques de moi. - Alex, est tu devenu fou?

- Tu sais ce qu'une affaire comme celle-l� signifie pour mo�.

- Comment oses-tu?

- Petit traitre!

- Je lui paie ses �tudes et pour un peu de publicit�...

- De qui vient cette id�e?

- Tu peux aller avec...

- Kingsley Willis.

- C'est le plus grand salopard...

- Je ne serai f�ch� que tu me racontes.

- Je suis hors jeu, disqualifi�. - Je ne peux plus m'occuper de cette affaire.

- Willis a fait un contrat avec mon fr�re pour tout son personnel de d�fense.

- En voil�, une action extr�mment rus�e!

- Pourquoi?

- Il me fait peur. - Je savais qu'il essaierait de me d�truire avec cette affaire.

- Je suis d�sol�, Pierce.

- Reviens ici. - Pourquoi tant de h�te?

- Tu tiens ici ton affaire. - Pr�pare-toi bien.

- Nous allons gagner.

- Nous devons absolument r�ussir.

LE PROCUREUR DU DISTRICT INHABILITE DANS L'AFFAIRE THELMA JORDON

- Pierce est tr�s populaire ici. - Il a beaucoup de poids dans le jury.

- Mais de ce Marshall - Nous ne devons pas trop nous en pr�occuper.

- Cel� vous est t'il arric� � vous m�me? - Sinc�rement, non.

- Le m�rite doit revenir � celui qui est � m�me de le recevoir.

- Comme � ce petit ami anonyme de votre tante...

...le m�me qui m'envoie cinq mille dollars pour vous d�fendre.

" Cher Mr Willis. L'inhabilitation du procureur du district ayant �t� provoqu�e...

...par l'embauche de son fr�re en tant qu'avocat dans votre syst�me de d�fense....

- Le procureur est tr�s influent ici.

- Les membres du jury le respectent beaucoup".

- Vous n'ignorez rien � ce sujet, n'est ce pas?

- En appr�ciez-vous l'id�e? - J'en suis ravi.

- Ains� nous ferons d'une pierre deux coups.

- Nous allons avoir un avocat local, dont nous avons besoin,...

...puis des jur�s qui �couteront ceux de l'ext�rieur....

...et un substitut du procureur.

- Les �quipes de seconde classe me plaisent bien.

- Elles me permettent d'obtenir la victoire plus facilement.

-En outre, Marshall n'est pas s�r que vous soyez coupable.

- Si non, il n'aurait pas accept� l'affaire. - Ne soyez pas id�aliste.

- Un travail est un travail.

- Vous ne m'avez jamais demand� si j'�tais coupable.

- Pourquoi le devrais-je? - Je sais que vous ne l'�tes pas.

- En fait je ne d�sire pas le savoir... - Je ne travaille pas de cette fa�on.

- Pour mo�, le monde est plein de petits agneaux innocents...

...que je defend.

- Mais, ne devriez vous pas savoir certaines choses de fa�on � me d�fendre?

- Mme Jordan, il existe deux types de criminels, ceux qui sont conscients et les inconscients.

- Ces derniers souffrent du syndrome "de double personnalit�".

- la squizophr�nie,...

...quand la main gauche ne laisse jamais savoir � la main droite ce qu'elle en train de faire.

- Je ne veux pas dire que vous soyez squizophr�ne.

- Nous travaillons tous les deux ensemble.

-Je suis la main droite, et je ne dois jamais savoir ce que la main gauche a fait...

...ou ce qu'elle est en train de faire.

- Si je le savais...

...je pourrais commencer � me sentir coupable...

...et agir en tant que tel.

- C'est une explicati�n rudimentaire, je suis s�r que vous la comprenez.

- Mme Jordon, si je devais avoir des probl�mes,...

...s'il y a des choses que je devrais savoir...

...plus tard.

- Satisfaite? - Je suppose.

- Surtout dans un cas comme celui ci, avec autant d'avocats qui nous soutiennent.

- N'est ce pas mieux ainsi?

- Seul un avocat peux penser de cette mani�re.

- Si vous en avez termin� avec moi Mr Willis... - Thelma.

- Seulement il y a une chose que je d�sirerais savoir.

- Qui est ce? - Ce Mr. X...

...Celui qu'ils cherchent?

- Celui des empreintes de pied et des appels t�l�phoniques.

- Double personnalit�, rappelez-vous?

- Une main ne sait pas ce que fait l'autre.

- Seulement je d�sire savoir comment nous proc�dons.

- Jusqu'� quel point nous pouvons compter sur lui..

- Nous pouvons compter sur lui.

- Je ne l'ai pas vue ces derniers temps, si c'est ce qui te pr�occupes.

- C'est que j'ai �t� tr�s occup�.

- R�unir un jury pour ce proc�s n'a pas �t� une chose facile.

- Ce matin je suis all�e � la banque.

- Tu ne m'as envoy� aucun ch�que, et regarde l'extrait de compte.

- Oui je vois..

- Cinq mille dollars.

- Tu t'est lib�r� d'elle ou bien est ce seulement le d�but? - Le d�but, la fin. Je ne sais pas.

- Pam s'il te pla�t, reste en dehors de tout cel�.

- C'est aussi mon probl�me.

- Cet argent n'�tait pas destin� � un chantage, si c'est ce que tu penses.

- J'ai un probl�me. - Je tiens � l'aider.

- Pas un probl�me habituel. - Non, quelque chose de diff�rent.

- Et naturellement tu l'a crois. - Oui, je la crois.

- Ne serait t'elle pas en train de profiter du fait que tu es mari�? - Ou de ta position?

- Que veux-tu dire?

- Que tu devrais enqu�ter un peu plus sur elle.

- Mon p�re pourrait engager un d�tective.

- Comment? - Je ne vais pas te le dire.

- Mais tu pourrais prendre quelques renseignements sur elle.

- Qu'ont ils d�couvert? - Que tu est sorti avec elle une nuit.

- Quoi de plus? - Rien de plus pour l'instant.

- Il faisait sombre et elle portait un foulard. - Seulement ils ont vu que ce n'�tait pas moi.

- Je n'�tais pas d'accord. - C'est la v�rit�, Cleve.

- Je suis comme Pamela. - Je ne peux pas t'aider si tu n'y mets pas du tien.

- Je n'ai pas besoin d'aide.

- Pam, tu ferais mieux de partir. - Je voulais seulement...

- Il semble que tu perds un peu la t�te dans cette affaire Jordon

- Et c'est l'occasion de ta vie.

- J'ai ma propre id�e sur cette affaire.

- Tu d�sirais plus de preuves et nous te les avons apport�es. Le collier d'�meraudes.

- Au lieu de cel�, tu agis comme si tu d�sirais terminer cette affaire ou t'en d�saisir � partir de maintenant.

- C'est juste. - Mais, c'est diff�rent, je suis d�sol�.

- Entre temps ne l'embrouille pas.

-Tu dois toujours maintenir le jury de ton c�t�.

- Rappelle-toi. Condamner une femme n'est pas chose facile.

- C'est tr�s d�licat.

- Je ferai de mon mieux.

- D�sires-tu que nous repassions ton expos� d'introduction ?

- Tu l'entendras demain.

- Bonjour, Dolly. - Mr Scott.

- Bien, demain c'est le grand jour.

- Ou�.

- Je vous verrai au tribunal.

- Bonne chance, Mr Marshall.

- Oui.

- Du pourquoi, du comment, du lieu et du moment de ce crime,

- ainsi que du chatiment qui doit s'en suivre,

- Il n'en a pas encore �t� question.

- Je tiens � vous rappeler Mesdames et Messieurs la longue et ardue proc�dure...

...de s�lection du jury que nous venons juste de terminer.

- Durant cette p�riode, j'ai pos� � chaque membre du jury la m�me question

- Croyez-vous en la peine de mort?

- Vous les douze jur�s, vous avez r�pondu oui. - Autrement vous ne seriez pas ici.

- Tu dois la faire condamner et ne pas te soucier pas de la peine.

- Il se peut que vous pensiez "elle est innocente, alors nous ne la condannerons pas � mort".

- Mais vous la condamnerez, Mme Asher. - Vous et les autres.

- Parce que je vais d�montrer que Thelma Jordon est coupable.

- Regardez Mme Asher.

- Et vous n'opposerez aucune objection religieuse ou humanitaire...

...en la condamnant.

- Je d�sire que vous soyez aussi froid et aussi durs dans votre verdict...

...que l'a �t� Thelma Jordon en condamnant sa tante � mort.

- C'est tout ce que je vous demande que vous vous rappeliez.

- J'appelle le premier t�moin le Dr Griffith.

- Ta d�claration est tr�s embrouill�e.

- Et parler de la peine capitale, avec toute la pol�mique que cel� peut d�clencher, � quoi veux tu en venir ?

- Tu t'est mis le jury � dos.

- Peut �tre ai je �t� un peu confus. - Je vais �tre plus prudent.

- Exactement comme j'aime une �quipe de seconde classe.

- Il ne pouvait nous aider davantage.

- Mme Asher t'a �cout�.

- Presque par charit� chr�tienne.

- Vous devrez remercier Mr Marshall. - Je le ferai

- Nous reviendrons dans une heure, j'esp�re pour la derni�re session.

- Que disent t'ils dans les journaux?

- Tous d�sirent savoir qui est Mr X.

- Et qui est-ce vraiment? - C'est notre point faible.

- Nous aurions du en parler d�s le d�but.

- Je l'ai fait. - Mais ce n'est pas de mon ressort de le d�masquer.

- J'ai peut �tre mal pr�sent� certaines choses et j'en suis d�sol� pour Mme Asher.

- Mais je lui ai l�ch� les bottes. - Et elle s'en est rendue compte.

- D'accord, arr�te de m'ennuyer.

- Je n'ai pas demand� � m'occuper de cette affaire. - Je le sais, Cleve.

- J'ai pr�sent� toutes les preuves, n'est ce pas?

- Ils vont la condamner. - Pour y r�ussir, il nous en faudrait plus.

- Et Willis est tr�s int�lligent. - Tu l'as entendu auparavant?

- Il dit que le voleur aurait cach� le collier...

...pour retourner l�-bas plus tard.

Qui va le croire?

A l'exception de Mme Asher.

Cleve, cet apr�s midi c'est ta grande opportunit�.

Quand tu pr�senteras notre nouvelle preuve,...

- ...tu vas la coincer sans aucun doute. - Sois tranquille.

- A voir comment elle explique son pass�.

- Ce sera suffisant.

- Mon avocat d�sire que je ne parle � personne.

- Et si c'est seulement moi qui parle? - Il n'y a pas de microphones cach�s, entre.

- Ne vous �loignez pas. - Soyez tranquille.

- Il va vous offrir un traitement de faveur. - Ils le font toujours.

- C'est une opportunit�, Jordon.

- Comme j'ai esp�r� ce moment?

- Au tribunal, quand tu me regardes avec haine...

- Je dois le faire.

- Parfois je crois que ta haine est r�elle et je ne la supporte pas.

- Pourquoi penses-tu qu'elle pourra�t �tre r�elle?

- A cause des preuves.

- Elles s'accumulent, n'est ce pas?

- Mais je crois seulement en ce que je vois. - Je crois que tu n'as pas confiance en moi.

- Je n'ai pas confiance en mo� non plus. - Je ne sais pas si tout ceci finira bien.

- Il faut que cel� finisse avec tout ce que tu est en train de faire.

- Moi aussi j'ai peur.

- De qui en particulier?

- De subir au tribunal ton interrogatoire.

- Dis la verit� et tu n'as pas � t'inqui�ter. - Je ne le peux pas!

- Pourquoi pas?

- Tu, je,...

... Sidney qui arrivait...

...et toi qui devais partir pr�cipitamment.

- Je vais pr�senter la v�rit� d'une autre mani�re.

- Quelles autres choses ne peux tu pas me dire? - Je ne sais pas.

- Je vais devoir te demander certaines choses sur ton pass�. - Tu le connais.

- L'animatrice officielle de l'h�tel.

- Alors ce doit �tre une autre Thelma Jordon

- Comme celle sur ces photos de rafles dans des boites de jeu prises par la police de Floride.

- Comme cette blonde qui a donn� un faux nom.

- Est ce toi? - Non - Que tout ceci est peu convainquant. - Ce n'est pas moi Cleve, je ne suis pas celle l�.

- Laisse tomber les subtilit�s! - On t'as vu en compagnie de Tony!

- Le pass� est le pr�lude du futur, Mme Jordon.

- Pour qui as tu op�r� ce changement? Pour Mrs Edwards? - Pour son argent?

- Ce n'est pas la v�rit�! - Tu es une grande actrice.

- Ne d�sirais tu pas �tre actrice? - Assez, Cleve!

- Ne m'appelle pas Cleve pendant le proc�s.

- C'est pour cel� que je suis effray�e d'aller � la barre.

- Et cel� vient tout juste de commencer.

- Quoi encore? - Et maintenant plus de photos, seulement des faits.

- Des faits fortuits, mais r�els.

- Ta vie reluisante avec Mr Laredo.

- De toutes parts des chantages, des vols, des rixes....

- Tu ne peux pas m'en tenir rigueur. - Le jury le fera.

- Cleve, regarde-moi!

- Je ne suis pas ains�, en v�rit�.

- Malheureusement le jury ne te vois pas de la m�me fa�on que moi.

- Qu'allons-nous faire?

- Un dernier appel de Mr X � Mr Willis.

- Je te donne une chance. - Profite-en.

- Vous en avez tir� quelque chose?

- Je pensais bien que vous n'y parviendriez pas.

- La d�fense appelle son dernier t�moin, Thelma Jordon.

- Il n'a a plus d'autres t�moins, V�tre Honneur.

- L'accusation proteste t'elle?

- J'ai le droit d'interroger le t�moin.

- De quel droit? - O� avez vous appris le droit?

- Je d�sire interroger le t�moin. - Un t�moin inexistent?

- Seulement si je l'appelle � la barre, vous aurez le droit de l'int�rroger.

- Si le procureur se sent frustr�, la faute lui en incombe.

- Croyez-moi, je serai enchant� de faire venir ma cliente � la barre.

- Mais la soumettre � ce procureur cruel n'est pas...

- Ici on ne d�bat pas de la personnalit� du procureur ou des avocats.

- Je d�sire la faire t�moigner, V�tre Honneur?

- Voulez-vous s'il vous plait une fois pour toute lui dire... - Mr Marshall, aucune loi n'oblige l'accus�e � venir � la barre.

- Elle n'a pas � prouver son innocence. - Vous devez d�montrer sa culpabilit�.

- Merci, V�tre Honneur.

- Comme je l'ai dit,...

...je ne peux pas en conscience soumettre ma cliente � cette tension pendant plus longtemps.

- En outre, vous ne lui poserez seulement qu'une question.

- Avez-vous tu� votre tante, Mme Jordon?

- Mais la r�ponse est �vidente. - Si non, elle ne pourrait pas me regarder de cette fa�on.

- Tout le reste est sans objet.

- Tout, sauf une chose.

- Le doute que je vois dans vos yeux, Mesdames et Messieurs.

- Qu'a d�montr� exactement l'accusation?

- Que Mrs Edwards a �t� d�valis�e puis assassin�e... ou l'inverse.

- A part cel�, le procureur n'a rien d�montr�.

- Mr Marshall, au d�but de ce proc�s,...

... vous a promis des r�ponses sur le moment, le lieu, la raison et le mode op�ratoire de ce crime.

- La seule chose qu'il a oubli�...

- a �t� "qui".

- Et il ne le d�montrera pas avec des preuves circonstancielles.

- Nous y sommes, � nouveau Mr X.

- Telle est la question que je vois dans vos yeux.

- Si elle n'a pas commis ce crime, qui l'a commis? - Qui l'a commis

- Jusqu'� pr�sent je me le demande et ma cliente aussi.

- Le procureur a tent� de d�montrer...

...que personne d'autre n'a pu avoir commis ce crime.

- Mais r��coutons les t�moignages de l'accusation.

- Pouvez-vous me donner les proc�s-verbaux?

- Sois tranquille, il n'a rien en main.

- Le procureur a dit que lorsque Mr X, � t�l�phon� quelques minutes apr�s neuf heures...

...il ne pouvait certainement pas �tre pr�sent dans la maison...

...quand est morte Mme Edwards, parce qu'elle avait �t� tu�e avant.

Mme Jordon lui a dit au t�l�phone "Il s'est pass� quelque chose".

En principe, ceci peut para�tre tr�s intelligent de la part du procureur.

Mais maintenant citons la d�claration du m�decin,...

...le Dr Griffith.

Quand le procureur a demand� ...

..."Eh bien, confirmez vous que l'heure de la mort...

...n'a pas �t� ant�rieure � huit heures ni post�rieure � neuf heures?"

- Le docteur a r�pondu: "Je l'affirme.

Elle a eu lieu entre huit heures et neuf heures, Mr Marshall".

- Mesdames et Messieurs.

- Mr X a pu arriver une demi heure plus t�t et �tre pr�sent dans la maison avant neuf heures,...

...et appeler seulement l�g�rement apr�s neuf heures.

- Il se peut aussi qu'il soit l'assassin. - Ne peut t'il pas l'�tre?

- Et Thelma Jordon, � son arriv�e...

...a pu suspecter que Mr X �tait le coupable.

- Pourquoi, si non, a t'elle feint de dormir, d�sesper�e par sa d�couverte?

- Pourquoi reste t'elle silencieuse et ne dit t'elle pas qui est Mr X?

- Serait-ce par loyaut�, ou par peur?

- Ou parce qu'elle l'aime?

- Qui sait...

...ce qu'il y a dans le coeur d'une femme?

- Mais, Mesdames et Messieurs,...

...si vous avez le moindre doute...

...si vous croyez que quelqu'un d'autre a pu commettre ce crime,...

...si il y a la plus petite possibilit� de cel�...

...vous ne pouvez pas condamner Thelma Jordon.

- La d�fense a termin�.

- C'�tait captivant.

- Mr X. - Oui.

- Allons, Jordon. - Le jour du jugement est arriv�.

- Bonne chance, Thelma.

- Si tu gagnes, crache au visage du procureur. - Le procureur? Un inquisiteur!.

- Et si tu rencontres ton Mr X., am�ne-le un jour par ici.

- Jordon, si tu ne reviens pas, tu nous manqueras.

- Et si tu reviens, je t'accompagnerai � Tehachapi.

- Peut �tre en d�couvrirons t'ils plus � ton sujet.

- La vol� qui arrive, pr�parons nous.

- Croyez-vous qu'ils l'aquitterons?

- C'est la derni�re fois que vous allez venir par ici.

- La session, pr�sid�e par l'honorable Jonathan Hancock est ouverte.

- Mme Asher a pleur�, il y a encore de l'espoir.

-Mesdames et Messieurs �tes-vous arriv�s � un verdict? -Nous y sommes parvenus, V�tre Honneur.

- Que l'accus�e se l�ve, et se place face au jury.

- Le peuple de Californie contre Thelma Jordon.

- Affaire un deux quatre un deux zero six.

- Le jury, dans cette affaire, d�clare l'accus�e...

...innocente.

- Elle s'en est bien sortie.

- Sois tranquile, la prochaine fois tu auras plus d'exp�rience.

- Cleve, je suis d�sol�e.

- Tu sembles �tre �puis�.

- Maintenant que ceci est termin� nous parlerons nous?

- Je t'appelerai demain. - Mais...

- Quelque d�claration? - Non.

- Vous �tes un tr�s mauvais perdant.

- Vous pourriez dire que le meilleur a gagn�.

- Je ne vois pas ce que vous voulez dire.

- Je me trompe peut �tre.

- Pourquoi ne r�ponds tu pas? - Pourquoi? Ce sont certainement des f�licitations.

- Au moins, d�croche.

- Maintenant r�ponds.

- Je veux voir comme ce type est anxieux.

"Bonjour, Cleve".

- Allo?

- Ou�, Cleve. - Ou�.

- S�. S�, il est parti. - Mais tu ne peux pas venir.

- Ce n'est pas s�r ici.

- Non, Cleve, oui nous nous reverrons. - Je t'appelerai dans quelques jours.

- T'as t'il demand� si j'�tais l� ? - Non.

- Pourquoi est tu venu?

- Ne devions nous pas nous voir apr�s?

- Ou le plan a t'il chang�? - Nous avons b�ti ce plan depuis longtemps.

- Non, pas si longtemps que cel�.

- Ma m�moire n'est pas si mauvaise. - Bien que oui je crois qu' il a chang�.

- Pour cette raison, je suis revenu la premi�re fois.

- Et maintenant il ne me pla�t pas.

- Je ne d�sire pas le voir. - Je ne pense pas que lui veuille me voir non plus.

- Qu'est ce qui te pr�occupe? - Je ne crois pas que tu le comprendrais.

- Je d�sire partir d'ici.

- Naturellement. - Cet endroit te rem�mores certaines choses.

- Tony, s'il te pla�t!

- Pourquoi ne me dis tu pas que tu �tais tomb�e amoureuse de lui cette nuit l�?

- Cela ne s'est pas pass� comme cel�.

- Tu devais t'amouracher de Scott.

- Et le faire tomber dans tes bras.

- Et tout d'un coup tu t'est l��e avec ce type, ce Marshall.

- Cel� ne s'est pas pass� de cette fa�on l�.

- Et rien n'a �t� meilleur?

- Ou�. L'assistant du procureur du district.

- Mari� et avec des enfants.

- Ceux l� tombent toujours amoureux.

- Si tu n'�tais pas tomb�e amoureuse de lui... - Je ne l'�tais pas.

- Alors, que se serait t'il pass�?

- Lui serait tomb� amoureux de moi.

- Et tu as trouv� que c'�tait trop difficile de lui r�sister.

- Moi aussi je suis amoureux de toi. - Je comprends que tu le sois surtout maintenant.

- Maintenant que tu est riche? - Ou�, je suppose que cel� fait la diff�rence.

- Mais ceci est ta faute. - Je te demande seulement les �meraudes.

- Et avec elles, j'ai une rente � vie.

-Penses-tu que je vais la laisser �chapper?

- Je te donnerai tout. - Tout ce que tu voudras.

- Mais je ne partirai pas avec toi.

-Tu passeras pour �tre complice.

- Oui, je te laisserai, si tu le souhaites toujours.

- Mais tu changeras d'id�e.

- Viens. Tu vas m�me en changer maintenant.

- D�barrasse toi de lui. Je ne veux pas savoir comment, mais d�barrase toi de lui. - Puis nous partirons ensemble tout de suite apr�s.

- Rappelle-toi que le procureur serait content de conna�tre � qui appartiennent ces empreintes de pied.

- Et de savoir qui est Mr X.

- Thelma. Porte-moi la bouteille.

- Tu peux laisser la porte ouverte.

- Tu est pr�occup�.

- Il y a quelqu'un ici.

- Tony est l�.

- Viens, Cleve.

- Entre ici.

- Je t'ai menti tant de fois dans cette pi�ce. - Que se passe t'il?

- Je m'en vais avex lui. - Je ne le crois pas.

- Tu crois seulement ce que tu vois. - Le proc�s est termin�. Que fait Tony ici?

- Lui...

...c'est mon complice.

- Je l'ai toujours aim�.

- Ce n'est pas vrai. - Tu mens!

- Non.

- Ecoute-moi, nous n'avons pas beaucoup de temps.

- Tu aurais du le savoir, mais tu ne voulais pas voir la v�rit� en face. - Pourquoi ne m'as tu pas fait venir � la barre?

- De fa�on � t'avantager. - Tu craignais que je m'effondre.

- Je l'ai tu�e. Dans ce coin l�.

- Je n'�tais pas au courant au sujet du testament, je d�sirais seulement les bijoux pour Tony.

- N'est ce pas, Tony?

- Continue. - Je ne veux pas t'interompre.

- Aide-moi, ce n'est pas si facile.

- Elle m'a surprise en train d'ouvrir le coffre.

- Elle �tait aussi arm�e d'un pistolet.

- Je dois avouer que je ne d�sirais pas la tuer.

- Mais quand on a une arme,...

..tout se passe comme si on a l'obligation de le faire.

- Depuis le d�but, tu as �t� la personne

- dont nous nous sommes servis.

- Je suppose que comme tu l'as dit, j'aurais du savoir que tu l'avais tu�e.

- Bien que j'ai cru que tu l'avais fait toi. - Depuis Chicago?

- Ou insinues-tu qu'elle a seulement appuy� sur la gachette?

- C'est une tout autre mani�re de voir les choses. - Quelque soit celle-ci, sort de sa vie pour toujours.

- Tu ne sembles pas bien comprendre. - Nous avons commenc� cette histoire ensemble et nous la finirons ensemble.

- C'est � prendre ou � laisser. - Autrement que peut t'il se passer?

- Thelma ne peut plus �tre jug�e � nouveau, mais toi oui pour complicit�.

- Et toi? - O� te situes-tu Mr X?

- Cleve, ne vois tu pas...?

- Le grand avantage d'une personne qui vous sert de couverture est que lorsqu'on l'a trouv�e, on la conserve pour toujours.

- Non, Cleve, il est arm�! - Pas de chance.

-Je voulais que ce soit Scott qui s'�croule ici.

- Mais tu �tais si anxieux....

- Est que c'est vrai?

- Prends tes affaires.

- Apr�s un agr�able voyage en mer, nous serons en Europe.

- A Par�s ou sur la Riviera. - Je suis s�r que tu vas adorer cel�.

- Aussi loin que nous pourrons.

- Nous allons nous arr�ter quelques instants pour boire un verre, - Tu te sentiras mieux.

- Je me sens bien maintenant.

- Donne-moi une cigarette Tony.

- Tu avais raison. - Cela a �t� difficile, mais c'est mieux ainsi.

- Il a eu de la chance. - Oui.

- Seulement il a perdu son �pouse et son foyer.

- Il les retrouvera..

- Et nous, que r�cup�rerons nous?

- Pour commencer je t'ai toi.

- Tu devras porter de belles robes coiffer cette chevelure,...

...et �tre sexy.

- Et avec tout ce que nous avons. - Et plus encore.

- Nous n'aurons plus de probl�mes.

- Nous allons vivre sans probl�mes.

- Tu ne m'abandoneras pas?

- Je ne te laisserai pas.

- Un nouveau porte-cigarette?

- Dans celui-l� il n'y a aucun nom � l'int�rieur.

- Il est tr�s joli.

- Il n'y a....

...rien de plus � dire.

- Et en ce qui concerne ce Tony?

- De combien d'aveux ...

...avez vous besoin?

- Ce n'a pas �t� un accident.

- Non, Mr Scott.

- Oui, il y avait bien deux assassins.

- Elle a tout avou�, sauf qui est Mr X.

- Pourquoi ne le dis tu pas?

- Parce que je l'aime.

- C'est pour cel�

- Que je ne pouvais pas partir avec lui, Cleve.

- Tu m'aurais trop manqu�.

- Je me r�jouis que tout soit fini.

- Toute ma vie n'a �t� qu'une lutte...

...entre le bien...

...et le mal.

- Mainteant sois forte, ch�rie.

- Willis dit que tu as une double personnalit�.

- Il a raison.

- Ne pouvait on...

...laisser...

...mourir qu'une moiti� de mo�?

- Docteur!

- Il n'y a plus rien � faire Mr Marshall.

- Tu n'avais pas besoin de sortir. - Cleve, j'�tais au courant.

- Je le sais depuis une heure environ.

- C'est curieux comme quelques paillettes donnent autant de lumi�re.

- de la personne qui m'a racont� toute l'histoire....

...de cette m�me personne pour laquelle tu as franchi la barri�re de s�curit� en ce qui concerne cette affaire.

- Je ne veux pas te demander pourquoi. - Tu croyais en elle.

- Je l'aimais.

- Disons-le de cette fa�on.

- Que vas-tu faire? - Je ne sais pas.

- Partir en quelque endroit et recommencer une nouvelle vie.

- Tu sais ce que cel� signifie.

- Ton inhabilitati�n pour la pratique du droit.

- Je suis d�sol�, mais je devais t'en informer.

- Oui je l'ai fait moi m�me.

- Je viens de parler avec le procureur.

- Je t'ai toujours bien appr�ci� Cleve.

- As-tu t�l�phon� � Pam? - Oui je l'ai d�j� fait.

- Je d�sirai seulement lui dire que...

- ...je l'appelerai un peu plus tard. - C'est ce qu'elle a dit. Un peu plus tard.

- Mais elle s'en remettra.

- Au revoir, Cleve.

- Bonne chance.

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