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Original subtitles

...

39 500,

39 600,

39 700,

39 800,

39 900,

40 000.

40 000 boules...

- Pourquoi la mère d'Henri avait 40 000 balles chez elle ?

- Le Loto, peut-être.

Ou elle a braqué une banque

- et elle a oublié. - Oublié ?

J'oublie une chaussette trouée, pas 40 000E.

En attendant,

j'ai besoin d'un tél.

- Donc... - Non ! Non, non.

On se calme, on n'y touche pas. Ce n'est pas à nous.

On va le rendre à Henri.

Personne ne se sert, OK ?

C'est compris ?

A ce soir.

Soupirs

...

- Où tu vas ? - Chez ma soeur, le temps de trouver

autre chose.

Je repasserai dans la semaine.

- C'est moi qui vais partir. Reste.

Je préfère pas.

Roxane, pars pas comme ça.

Faut qu'on parle. Soupir

- Bon... ...

OK.

Tu veux qu'on parle de quoi ?

Hm ?

Du fait que t'as jamais pu choisir

entre Morgane et moi ? Non ?

Ou du boulot auquel tu m'as fait renoncer

au cas où il se soit passé quelque chose avec elle ?

Ou de la fois où tu l'as embrassée

quand j'étais à l'hôpital ?

J'ai jamais voulu te blesser.

- Et ça fait de toi un mec bien ?

Hein ?

- Personne m'a jamais fait aussi mal. - Désolé.

- T'es pas le seul responsable.

J'ai voulu changer pour te plaire. C'est une connerie.

- Arrête. - Choisis Morgane,

si c'est ce que tu veux.

Mais fais gaffe à toi. Elle se choisira toujours elle-même.

Elle a bien raison.

Voix étouffée

...

Pardon, tu disais ?

- Salomé Rousseau, 2e année de médecine.

Des étudiants l'ont trouvée ce matin.

Hello !

Excusez-moi.

- J'ai raté quelque chose ? - La pauvre.

Un scalpel en plein coeur,

sous scellés.

La mort est survenue

hier soir.

L'autopsie en dira plus.

- Tu as eu ses parents ? - Père inconnu.

La mère visite de la famille en Europe de l'Est.

D'après les étudiants, elle était sérieuse.

Le genre à passer sa vie à réviser.

- Tintement - Pardon.

- Tu disais ? - Rien d'autre.

...

Pardon, mais...

Vous entendez ce son ? Il n'est pas mat.

Il est pur, limpide.

Comme celui d'une cloche. C'est comme ça qu'on reconnaissait l'argent

au Moyen Age.

Je vais vous montrer.

Oyez, oyez, damoiseaux !

A l'époque, le sans contact n'existait pas.

On payait en liquide.

Perceval et ses potes n'avaient pas de détecteur de faux billet.

Donc pour faire la différence entre une vraie pièce d'argent

et un vulgaire sou en bronze,

ils la faisaient sonner sur une surface dure.

Tong !

Vous entendez ?

En cas de doute, ils avaient une balance

nommée trébuchet. Tintement

D'où l'expression espèces sonnantes et trébuchantes.

OK.

- Autre chose ? - Ces cachets étaient dans sa poche.

- Non, mais attendez. Je vous dis que l'arme du crime est en argent.

Hé oh !

Mais...

C'est l'Education nationale, là. Il n'y a pas d'argent.

Un scalpel devrait être en acier.

C'est pas rien, non ?

- On va analyser les cachets, voir si elle se droguait.

Tintement

- Ca va. On a compris, Morgane. - Bah, c'est pas moi.

...

Salomé avait RDV

avec l'administration de la fac.

Drôle de coïncidence.

Va voir sa chambre,

- je parle au doyen. - Je viens.

- A tout à l'heure. - Attention...

- C'est bon. On gère. Prenez votre journée.

Rangez ça dans le scellé.

- OK, on est partis pour une bonne grosse journée de merde.

- Vibreur - Excusez-moi.

La rumeur s'est répandue sur le campus.

Voici le dossier de Melle Rousseau.

- Merci. - Je vous en prie.

...

Boursière...

Elle avait de bonnes notes ?

- Très bonnes. Elle a pris une année sabbatique après sa 1re année

plutôt médiocre.

A son retour, elle a fait beaucoup d'efforts.

- Elle devait voir votre administration ce matin...

- C'est souvent pour des motifs de notes, d'emploi du temps,

- d'orientation. - De drogue ?

Comment ?

On a retrouvé ça sur elle.

- Il y a du trafic dans le campus ? - On a 2 000 étudiants.

On ne peut pas

les surveiller.

Vibreur Excusez-moi.

- Je vais y aller. Je vous remercie.

- De rien. - N'hésitez pas

- à nous appeler. - Bien sûr.

- Un scalpel en argent, ça vous dit quelque chose ?

Oui.

L'Académie de chirurgie m'a remis un prix pour mes recherches.

Un scalpel en argent.

Pièce très rare. Mais !

Il était là

encore hier.

- Qui d'autre a accès à votre bureau ?

- Bonjour. - Bonjour.

- Bonjour. - Bonjour.

...

- Waouh ! - Ah !

- Ca fouette, non ? - Le commandant

t'a demandé de rentrer, non ?

- Oh, ça va. - Sérieux.

J'appelle Karadec.

Je t'aurai prévenue.

10... 9, je te l'ai dit. 8...

7... 6...

5... 4...

- 3... - Hé !

- Ca se rapproche. - Là.

Pas de miroir. C'est chelou.

- Oui, ne change pas de... Je suis à 3.

2,5. Ca se rapproche, Morgane.

Je te jure, je l'appelle.

Je m'en fiche.

1...

1,5...

On y est, zéro.

Ah, quand même !

Que je ne t'y reprenne plus.

Il faut pas exagérer non plus. *Sonnerie

Tu as trouvé quoi ?

*-Environ 10 personnes ont accès à la vitrine où était le scalpel.

Mais un profil ressort : un employé interné 6 mois en 98

parce qu'il a agressé sa voisine avec un couteau.

Il a l'air d'être un vrai psychop...

- Tiens. J'en ai fait un en trop par erreur.

Merci.

A toute.

*-Daphné ?

Tu m'entends ? Allô ?

- C'est qui, ton suspect ? - Pardon.

Emile Salvatore.

C'est l'homme à tout faire.

Je peux vous parler ?

- Bonjour, Daphné. Entrez.

Qu'y a-t-il encore ?

- On a un cas de harcèlement sexuel ici.

Timothée m'a offert

un café.

Il a séduit Gilles,

Morgane, je suis sa nouvelle cible.

En fait, c'est un manipulateur.

Quand je lui aurai résisté,

car je vais lui résister, il va se rabattre sur vous.

Ah.

Très bien.

Je vais faire attention.

Oui.

Merci pour l'info.

Voilà.

Je vais le convoquer.

Bonne journée.

Elle referme la porte.

On se calme.

Tout doux, bijou.

On se calme.

Karadec, vous tombez bien. J'ai trouvé le meurtrier.

- Que faites-vous là ? - Je l'ai trouvé !

Venez !

Posez ça.

- Posez ça ! - Alors ?

Tu harcelais Salomé ?

Je t'ai grillé

grâce aux rideaux occultant

dans sa chambre uniquement.

Elle se sentait épiée.

Et par qui ?

Par le type qui passait son temps

dans le local technique.

Il en pinçait pour elle, c'était pas réciproque, il l'a zigouillée.

Morgane.

Je n'ai pas besoin de vous sur cette enquête.

- Pardon, j'ai l'impression que si.

Non.

OK, 2s.

J'ai compris, vous me faites la gueule.

Mais on va arrêter un meurtrier.

Alors restons pros.

Arrière, Satan !

Ah, il m'a défigurée !

- Petits cris - Ca va, Morgane ?

Ah, c'est de l'eau.

Jetez ça.

Il y a quoi dedans ?

De l'eau bénite.

J'ai cru que vous étiez comme elle.

Comme elle ?

Oui.

Un vampire.

- J'ai discuté avec le médecin qui s'occupe de votre dossier

depuis 1997.

Vous avez attaqué

votre voisine

- en la croyant possédée. - Non...

Salomé Rousseau

était possédée aussi ?

J'avais pas le choix.

Elle savait que je l'avais reconnue.

Reconnue ?

Oui.

Elle était déjà là quand j'ai été embauché, il y a 20 ans.

La même fille.

Pas vieillie d'une minute.

- Salomé ressemblait à une ancienne

- étudiante ? - Non, c'était elle.

Elle évitait le soleil.

C'était... Oh... C'était...

- Un vampire ? - Oui.

- Que s'est-il passé ce soir-là ?

Je faisais ma ronde.

Et je l'ai aperçue dans l'amphi...

Elle ne respirait pas. Je crois qu'elle dormait.

Et ensuite ?

- J'ai volé le scalpel du professeur Tiber.

Et je l'ai enfoncé dans son coeur.

Pour qu'elle ne revienne plus.

- Soupir - Alors ?

- Il a avoué le meurtre. Mais il a des problèmes de discernement.

- Il faut un psychiatre. - Les 1ers vampires sont apparus

en Mésopotamie,

en 4000 av. J.-C.

Merci.

J'ai eu Bonnemain.

Le scalpel n'a pas tué

- la victime. - Sûr ?

Oui, pas d'hémorragie.

Salomé était déjà morte

- quand elle s'est fait poignarder. - Alors, pour zigouiller un vampire,

on peut le brûler, l'empaler

sur un pieu,

ou on lui enfonce un clou

- dans le nombril. - C'est peut-être un empoisonnement.

On a trouvé des cachets suspects sur elle.

Tu as eu

le labo ?

- Attends. - Ah, on peut aussi le décapiter

et faire bouillir sa tête dans du vinaigre.

Faut prévenir Bonnemain.

- Ca n'existe pas, les vampires.

Cet homme a

- des problèmes de santé mentale. - En même temps...

- Quoi ? - Elle n'avait pas de miroir.

- Les rideaux étaient occultants. - Quand j'étais petite, un truc venait

égorger les poulets de ma grand-mère.

On disait que c'était un renard.

Mais j'ai mis de l'ail et après...

- Le renard, disparu. - Liste-nous

les profanations de sépultures sur Lille les 20 dernières années.

Ho ! Morgane !

C'est moi qui décide des pistes à suivre.

Laissez-nous. On vous fera signe

si on a besoin de quelqu'un pour coucher avec un suspect.

- Je vais suivre mon intuition seule.

- Vous n'êtes pas habilitée à enquêter sans supervision.

Gilles, viens avec moi.

Le labo.

- Il répond pas. - Viens, on va aller voir.

Gilles.

Sérieux ?

Vendu, va.

Alors je prends Daphné dans mon équipe.

Oh non.

Quelle équipe ?

Quand allez-vous grandir, Morgane ?

- Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.

Il faut pas suivre les cachets mais leur contenant.

Allez, on est parties.

Elle s'est crue où ?

On est la PJ. C'est pas une cour de récré.

- Elle doit déjà être sur une piste.

Un truc en rapport avec la géothermie ou les marées de Jupiter...

Coups de klaxons

Bon, il avance ?

... Bon, ça suffit.

Sirène

- La victime rangeait ses pilules

dans un emballage de pellicule argentique.

OK ?

Or j'ai aussi trouvé dans sa chambre ce petit papier

avec un flamant rose.

Donc elle a déposé des photos ici, juste avant de mourir,

et nous, on va les récupérer.

On va la plier en 2, l'enquête, tu vas voir.

J'ai les résultats. Hé, hé !

Sérieux, dans 2h ?

Feignasses !

Hé, hé...

Granule d'homéopathie imbibée de LSD microdosé. On avait raison.

- Coups à la porte - Vite !

Police !

- Police ! - Morgane, stop !

Le commandant a demandé que tu n'enquêtes pas sans lui.

- C'est lui qui va gérer. - Non.

- Pourquoi ? - Ca donne raison à Gilles.

Comment ça ?

- Il raconte à tout le monde que depuis que madame est référente

discrimination,

elle ne fout plus rien.

- Pardon ? - Oui...

- Coup - Police !

Vous ouvrez

- tout de suite ! - Oui !

- J'ai les analyses toxicologiques. Aucune trace de LSD dans le sang.

*Ni d'une autre drogue. Ce n'est pas un empoisonnement.

- On en a trouvé beaucoup sur elle. *-Si elle en consommait,

ça n'a pas causé sa mort.

Attendez.

Sur la radio...

Il y a un problème avec ses dents.

Comment ça ?

- C'est étrange, on... *-Quoi ?

*Grésillements

Allô ? Docteur ?

Il ne répond toujours pas.

Vibreur

...

Ils sont où ?

- C'est cette pellicule. Elle l'a déposée avant-hier.

- Je ne l'avais pas développée. - Mais 2003,

tu t'es planté.

- Elle était même pas née. - Hé...

Morgane.

Cette photo vient de la même pellicule.

Oh, putain...

- C'est Salomé ! - Oui...

Le bureau ne répond pas.

Quelqu'un court.

...

Hé ! Ho ! Ho !

Ho ! Ho !

- Qu'est-ce que tu fous ?

Hé !

Hé ! Stop ! Police !

Charlie Foxtrot 915 Kilo Xray.

Charlie Foxtrot 915...

Charlie Foxtrot 915 Kilo Xray.

OK.

La voiture est immatriculée au nom de Salomé Rousseau,

domiciliée à Mérigny.

Elle est née en 1941.

- Hein ? - C'est quoi, ce bordel ?

- Moins vite, Gilles. *-La victime,

- elle est censée être morte. - Oui.

*-Elle s'est enfuie en voiture ! Elle est née en 1941.

- Elle vit à Mérigny. - Allez sur place, vous verrez.

- *-On y va, alors. - Très bien.

Excusez-moi.

A nous. C'est une situation un petit peu délicate.

J'ai reçu un signalement vous concernant.

- Un signalement ? - Oui.

Vous auriez eu une attitude inappropriée.

Possiblement, c'est un malentendu.

En fait... Tout est vrai.

Pardon ?

- Morgane. Elle dit la vérité.

Je me suis servie d'elle avant de la jeter.

J'ai sali la profession,

- avec mon attitude. - Attendez,

vous avez couché avec Morgane ?

- Oui. - Et vous avez aussi

couché avec Gilles ?

Gilles ?

Bah non. Pourquoi ?

Peu importe. Euh...

Donc, si je comprends bien,

vous n'avez réellement couché qu'avec Morgane.

Avec qui vous n'avez

aucun lien hiérarchique.

- Donc, finalement, tout ça... - Non, vous ne comprenez pas.

J'ai profité d'elle. Je vais faire des aveux

- aux RH. - Attendez.

Vous avez la sensation d'avoir profité de Morgane.

Mais peut-être qu'elle a un peu profité de vous aussi, non ?

Vous avez gardé ses enfants. Je vous ai vu.

Avant qu'on mêle les RH à tout ça,

est-ce que, au cours de votre relation,

elle vous aurait demandé

- d'autres services ? - Oui, des petits trucs.

Genre cuisiner.

La véhiculer aussi.

Faire quelques petits travaux.

Une chouette ulule.

...

Croassements

...

- Le véhicule de tout à l'heure.

Grincement

- Tu passes par-devant, moi derrière. - On se sépare ?

Vu la situation, c'est pas prudent de te laisser y aller seul.

- C'est mieux à 2, non ? - Putain, Gilles, ho !

Oui ?

Croassements Il soupire.

Ah non...

La chouette ulule.

Il respire fort.

...

AAAH ! AAAH ! AAAH ! AAAH !

- Aaaah ! Qu'est-ce que tu fous là ?

- On a trouvé des photos de cette maison sur une pellicule argentique.

(Il y avait Salomé Rousseau dessus.)

- Morgane a raison. (C'est un vampire.) - (Je le savais !)

- Elle a bouffé Bonnemain. - Quoi ?!

- Coups - Chuuut !

- Tu as entendu ? - Oui.

Il gémit.

C'est quoi, ça ?

- C'est... C'est un cercueil. C'est son cercueil !

...

- Pourquoi t'es dans le noir ?

Oh ! C'est une horloge.

C'est une horloge.

- Daphné. - Oui ?

Où est Morgane ?

- Morgane ? - Oui.

- Cri - AH !

...

Morgane !

Grincement

Morgane !

- Morgane ! Oh ! Morgane ! - Gilles...

Elle n'est pas morte.

Moaaah !

- Ah ! Elle rit.

...

- On vous la fait pas, Karadec.

En même temps, c'était plus probable

que je vous fasse une blague que je me sois fait tuer par un vampire.

- Pourquoi ? - Les vampires n'existent pas.

- Lui, il a révisé son rasoir d'Occam.

- Hm ? - Son quoi ?

Vous connaissez pas ?

Alors, le rasoir d'Occam...

Stop.

Pas le temps

pour un son et lumière.

On cherche une suspecte.

Oui, mais c'est intéressant.

Le rasoir d'Occam,

c'est un principe scientifique

selon lequel l'explication la plus simple

est souvent la bonne. Ha !

Par exemple. Par exemple...

Il n'y a plus d'eau chez moi. Pourquoi ?

Réponse A : c'est la fin du monde.

Explosion

Réponse B...

Une armée de castors enragés a détruit un barrage.

Réponse C : j'ai oublié de payer.

Alors ?

Soupirs

Tic tac,

- tic tac... - Je dirais A.

- GILLES ! - Oh, "Gilles" !

Appel à un ami ?

- C'est la B. Non, la C.

Bravo. Vous avez compris.

On fait la revanche ?

Une étudiante en médecine ressemble comme 2 gouttes d'eau

à une autre étudiante qui fréquentait le même campus

20 ans plus tôt.

Pourquoi ?

Réponse A : c'est la cousine de Dracula.

Elle a 25 ans depuis 3 siècles.

*Ricanements

Réponse B : la nana s'est fait cryogéniser

et la canicule de l'été dernier l'a décongelée.

Réponse C :

la nana est réelle mais a 20 piges de plus que ce qu'on croyait.

- Notre victime aurait menti sur son âge,

- c'est ça ? - Eh ouais !

Ca explique tout.

Pourquoi elle porte des lunettes

aux montures énormes ?

Ca détourne l'attention des pattes d'oie

sur le côté des yeux.

Pourquoi des cols roulés ?

Ca gratte. Mais ça cache les rides

du cou.

Et on a trouvé

des crèmes

anti-âge chez elle.

A 20 piges, on n'achète pas ça.

Bref, notre victime n'avait pas 20 ans mais 40.

Car notre victime, ce n'est pas Salomé.

Drrrr...

C'est sa mère.

SA MERE ?

Regardez ce que j'ai trouvé en fouillant.

Hélène.

Elle lui ressemble trait pour trait.

Et elle a étudié la médecine dans la même fac il y a 20 ans,

avant de devenir aide-soignante.

Ah !

Et comme Gilles essaie de la joindre depuis ce matin sans succès,

- elle doit être morte. - OK.

Admettons tout ça.

Si Salomé n'est pas morte,

elle est où ?

- Le rasoir d'Occam. C'est quoi, l'explication la plus simple ?

Elle est venue

se réfugier dans sa maison de famille.

Quand elle a entendu du bruit, elle s'est cachée.

Peut-être derrière ce paravent.

Tada !

Oh, j'ai bon, dis !

Hein ?

- C'est votre dossier universitaire.

En 2020, vous avez fait une 1re année médiocre.

Vous avez pris un congé sabbatique. Au retour, vos notes ont décollé.

Le problème, c'est que c'est votre mère qui a passé ces examens.

C'était quoi, l'accord entre vous ?

Elle réussissait le concours et vous repreniez votre place ?

- Non. Je me fiche de la médecine. C'était son rêve, pas le mien.

- Il faut m'aider. Je ne comprends pas.

Votre mère a fait, dans la même fac, une 1re année de médecine en 2002.

Je me trompe ?

Vu votre âge, elle a arrêté quand elle est tombée enceinte.

- Oui. Elle voulait devenir chirurgienne.

Elle a dû tout abandonner à cause de moi.

- Après votre bac, vous vous êtes inscrite en médecine.

- C'est votre mère qui voulait ? - J'ai tout fait pour pas la décevoir.

Mais les compètes, les nuits blanches, c'était trop, j'ai craqué.

- Vous avez abandonné, elle a pris votre place ?

Mais je ne savais pas.

Quand je lui ai dit que j'arrêtais, elle était furieuse.

Je suis partie vivre chez ma grand-mère.

La semaine dernière, j'ai décidé de me désinscrire de la fac

pour commencer un BTS.

Je suis venue sur le campus et je l'ai vue.

Avec mon sac.

Mon jean.

J'ai cru que j'hallucinais.

Et là, j'ai entendu quelqu'un l'appeler Salomé.

- Vous savez pourquoi elle a fait ça ?

Pleurs

Non.

Elle a dit qu'elle faisait ça pour m'aider. Je ne l'ai pas crue.

J'ai répondu que c'était pour rattraper sa jeunesse foirée.

Putain, elle s'est tapée même un mec en se faisant passer pour moi !

Quel mec ?

Je sais pas.

Je les ai vus au loin, ils s'embrassaient.

Lui, il avait mon âge.

- Henri, je suis très contente que vous ayez pu venir.

- Je dois vous dire quelque chose. - J'espère que ce n'est pas

pour me demander un nouveau report du loyer.

Ah non, rien à voir.

On a eu un problème

avec le lave-vaisselle.

Ah, ça, il marche très bien.

Non, ce qu'il faut,

c'est penser à l'incliner un peu pendant la vidange.

Mettez une cale dessous.

- M'ouais... Enfin, le problème n'est pas le lave-vaisselle.

La tuyauterie ?

La tuyauterie aussi est nickel.

Simplement...

Comment vous dire ? Les enfants,

comment s'appelle ce scotch ?

Un "gaf" à glu.

Voilà.

On le met autour du tuyau,

- et y a plus de fuite. - Oui, voilà.

Voilà.

Euh...

OK. Bon, je crois qu'on a fait le tour.

On va pas vous embêter plus.

- Vous êtes un homme occupé. - Au revoir, les enfants.

- Par là-bas. - Oh, pas tant.

Il y a des fleurs à arroser,

des trucs à bricoler, tout ça...

Voilà.

Appelle le plombier. Dis-lui qu'on paie cash.

- OUAIS ! - Merci, m'man !

Check.

- Tiens-toi bien.

Le corps retrouvé à la fac est celui de la mère de Salomé,

qui a usurpé

- son identité. - Bien. Et ce problème

avec les dents du cadavre,

c'était quoi ?

- Un malentendu. Bonnemain a estimé

l'âge du corps en se basant

sur le dossier dentaire

et c'était incohérent.

- Et cette histoire du corps qui aurait disparu ?

- Il y a eu une panne d'électricité

à l'IML.

Rires

Le corps a été

- déplacé. - Et la voiture

immatriculée au nom de Salomé, était celle

de sa mamie.

Bon, on va pouvoir

lâcher les crucifix et travailler.

Il y a des pistes ?

- Bonnemain sait la cause de la mort :

une bulle d'air dans l'artère de la victime.

Arrêt du coeur.

- Le tueur connaissait l'anatomie. Et la mère sortait avec un étudiant

qui ne s'est pas manifesté.

Il doit avoir

un truc à se reprocher.

- On soupçonne qui ? Le petit ami.

Un classique, avant d'envisager la piste des zombies.

Alors au travail.

C'était bien, hein.

Waouh.

Vous avez compris.

On suit la piste du petit ami.

Donc Morgane, si vous avez une idée... Daphné ?

- Euh, peut-être...

- Euh... - Non.

- Le comte Dracula ? - Nosferatu ?

- Arrêtez, Morgane. Il n'y a que vous qui avez cru à cette histoire.

Que nous, Gilles ?

J'ai pas pris une horloge

- pour un cercueil. - Non ?

- Ca suffit, ces tensions !

On a besoin

les uns des autres.

Certains plus que d'autres.

- Rire gras - D'accord.

Gilles, plus d'infos pour elles. On va voir qui va résoudre

cette enquête.

*-Player one.

Player two.

Fight !

Elle a arrêté

son traitement ?

...

Ho, ho, ho !

- Ca va pas ? - Coucou, toi.

Il faut partir.

- Oh, qu'est-ce qu'il y a, là ? - Il n'y a rien.

Non, non, non !

C'est pas du jeu.

C'est pas cool.

On ne regarde pas.

Non, non, non ! Les filles !

C'est petit, ça.

*-Aaah !

*Cris électroniques

- Bonjour. - Bonjour. Ca va ?

- C'est qui ? - Le doyen de la fac.

S'ils convoquent le personnel, c'est qu'ils savent quelque chose.

On va vite être fixées.

- Tu me couvres ? - Oui. Quoi ? On fait quoi ?

- Tu connais son code ? - De ?

- De téléphone ! - Non.

- S'il arrive, fais un cri d'oiseau.

- Mais je sais pas. - Tu me couvres ?

Avec un peu de chance, c'est "123456".

(Vite !)

*Ding !

- Daphné. - Quoi ?

- Regarde. - Quoi ?

- La reconnaissance faciale. - (Oh non...)

- *Signal - Ca marche.

OK, alors...

*-C'est Sofiane. T'as rappelé maman ?

- OK, on s'en fout. - (C'est bon ?)

*-Connaissez-vous le compte personnel de formation ?

*-C'est moi. Ma soeur récupérera mes affaires demain.

Elle laissera les clés dans la boîte à lettres.

(C'est bon ?)

- T'as quelque chose ? - Hein ?

- T'as quelque chose ? - Non.

Donc, grâce à Morgane, on sait

que la victime n'est pas Salomé,

mais sa mère, Hélène, qui a pris son identité.

Grâce au commandant, on sait

qu'elle avait RDV

avec l'administration de la fac.

Sauf qu'avec Morgane,

on a su qu'Hélène avait fait développer une pellicule photo.

- Qui n'a rien à voir avec l'affaire,

contrairement à la drogue

- qu'on a trouvée... - Stop.

On sait déjà tout ça.

Je vous ai demandé s'il y avait du nouveau.

Le petit ami

est identifié ?

Personne ne voit qui c'est.

Super...

Morgane,

une idée ?

Non.

Soupir

Zéro partout.

- C'est ça que vous faites depuis hier ? Compter les points ?

Et vous cautionnez ça ?

C'est pas sa faute.

- Ah, étonnant ! Depuis votre retour, on est au sommet de la connerie.

Je dis quoi

- au proc ? - Un numéro de téléphone

revient dans les fadettes.

- Mais c'est un numéro prépayé. - Oui.

Il était en contact avec d'autres étudiants.

Ca devait être son dealer.

Son dealer.

Mais oui !

Son mec était son dealer.

Hélène était fauchée. Elle mangeait des pâtes

et fauchait le PQ à l'étage.

Evidemment, vu qu'elle avait lâché son boulot

pour étudier.

Elle se droguait.

On a trouvé 1 000E de LSD.

Bizarre.

Sauf si...

Elle l'avait gratis.

Voilà.

Le petit ami est son dealer.

Ouh ! Eh...

- Bon. On est prêts pour une enquête de terrain ?

*Musique rap rock

...

*Musique, brouhaha

- Dis donc, ça révise dur.

On se sépare.

Si vous voyez quelqu'un consommer, vous demandez qui le fournit. OK ?

- Je prends le sous-sol. - Je viens avec vous.

*Musique rap rock

...

- Bon, Karadec... On enterre la hache de guerre ?

On est en service.

- OK. Allez, va pour un jus de pomme.

Vous vous rappelez ce qu'a dit Céline ? On arrête le boudin.

Allez, à nous.

- Tchin ! - Santé.

...

Et sinon...

Vous, la vie, tout ça, ça...

Ca va ?

Non, parce que vous pouvez me parler.

Enfin, on peut se parler de... De tout, euh...

- De la vie, de la météo... - Morgane.

- On est là pour travailler. - Oui.

- OK ? - OK.

20 balles.

...

Tintements

Karadec, c'est lui.

...

Ho, bouge pas.

Reste là.

...

- Interrogez-le sur place. On frappe.

Je vous laisse.

Ah.

Brigadier. Vous avez réfléchi à notre conversation ?

- Oui. Vous avez raison, je n'ai rien fait de répréhensible.

Je suis la victime et je voudrais porter plainte.

C'est une blague ?

- Non, vous m'avez ouvert les yeux sur Morgane.

Elle s'est servie de moi.

- Euh, ce n'est pas ce que j'ai dit. - Elle a tenté

de me faire licencier, elle m'a sauté dessus sans demander,

elle m'a utilisé

pour garder ses enfants

- alors que je suis fragile... - D'accord.

Mais tout ça relève de la sphère privée.

Oui... Enfin...

Vous m'avez placardisé à l'accueil

quand elle est revenue.

Brigadier, je me disais :

on n'a jamais discuté de vos ambitions.

Vous vous voyez où, dans 5 ou 10 ans ?

- Daphné prévient qu'on a le suspect.

- Suspect de quoi ? J'ai pas tué Salomé.

Arrête !

Ta copine se fait tuer et tu te manifestes pas !

Je suis dealer.

Salomé était Hélène,

39 ans. Tu le savais ?

- N'importe quoi. C'est quoi, ça ?

- Tu le savais. Sinon, pourquoi t'aurais pété son miroir ?

- Depuis 3 mois, elle me roulait des pelles pour taxer ma came.

Elle me repoussait si je voulais plus.

J'ai pigé, je me suis énervé sur la déco.

Ecoute, tu es dealer

et violent. Le juge t'épargnera pas.

Moi, à ta place, je parlerais.

Tu comprends ou pas ?

Ca va, commandant ?

C'est doux, en fait.

Oui, mais arrêtez.

C'est bon, on a compris.

Ca va.

Non. Non, non, non.

Comme du mouton.

D'accord, stop.

- (Je vais aller là-bas.) - (D'accord.)

Hm !

- Attends, y a quoi au fond du jus de pomme ?

Rien.

- Les étoiles qui flottent, c'est quoi ?

Du LSD.

OK. Commandant, attendez !

Commandant, partez pas tout seul.

Propos indistincts

- J'ai dit : "Ca fait de toi un mec bien ?"

...

Oh...

- Voix de Roxane : - Personne ne m'a fait aussi mal.

Karadec ?

Ca va ?

Le poulpe.

- Il me parle. - Le poulpe ?

- Oui, oui. - Qu'est-ce qu'il y a ?

- Rien. Vous avez juste bu trop de jus de pomme.

Jus de... pomme.

- Oui, avec du LSD dedans. Mais ne vous inquiétez pas.

- Vous vous tapez un bon gros trip. - Ah bon...

- Ca va durer 10, 12 heures, max.

On va gérer, hein ? Il halète.

Je ne vous laisse pas. Cris de corbeaux

Quoi ? ...

Qu'est-ce qu'il y a ?

Restez avec moi.

Quoi ?

Feulement

...

Le tigre.

Non, c'est une panthère.

Il y a toute une ménagerie dans votre tête.

Je vous propose qu'on se rende tous les deux gentiment à la maison.

On fait ça ?

- Oups, purée ! - Oh !

- Purée, j'en ai bu aussi.

OK, pouce. On fait une pause.

Karadec, on est devant la chambre de Salomé.

Ils ont fait un autel.

*Musique indienne

...

"14 octobre 2003."

OK ! OK.

Karadec, il faut être solidaire. J'ai enclenché un truc.

Et on a 10mn avant de partir en sucette.

Il faut se recentrer.

OK, on va dans la chambre.

Allez, je vous suis.

D'après son dossier, Hélène a arrêté ses études en janvier 2003.

Elle a dit à Salomé que c'était parce qu'elle était enceinte.

Mais ça se peut pas.

Euh... Attendez.

Je vais me mettre comme ça,

ça va irriguer mon cerveau.

Ce sera mieux.

Soupir Ca va mieux.

OK, OK. si Salomé est née le 14 octobre,

Hélène est tombée enceinte en janvier max.

Donc, quand elle a arrêté la fac,

elle savait pas qu'elle était enceinte.

Elle lui a menti. Ca, c'est bien.

Il faut qu'on apprenne pourquoi elle a menti.

On fait ça. Pourquoi elle lui a menti ?

Elle me rejetait.

Petites tapes

...

Elle s'est fait violer.

Un viol.

C'est ça.

OK... Le jour du réveillon.

Le réveillon... C'est ça. Je tiens un truc, je déroule.

Elle a été violée.

C'est pour ça qu'elle n'est pas revenue après les vacances de Noël.

Parce que sa fille est l'enfant d'un viol.

Oui, c'est ça.

Petites tapes Je déroule...

20 ans plus tard, elle revient.

C'est ça, elle revient.

Elle revient à la fac en se faisant passer pour sa fille.

Et là, tout remonte

à la surface.

Alors elle fait quoi ? Elle prend rendez-vous avec l'administration.

- Et elle se fait tuer. - Oui...

Pourquoi elle se fait tuer ?

Elle se fait tuer...

Petits cris

Parce qu'elle allait dénoncer qui était son violeur. Voilà !

Elle s'est souvenue de qui c'était.

Ouh ! Oh, purée !

Ecoutez, Karadec. Notez, notez. Mes doigts coulent, je ne peux pas.

Karadec,

je suis en partance, notez vite.

C'était le soir du réveillon.

Elle a été violée,

et donc...

(Karadec !)

Il y a une porte dans le mur.

Il y a une porte.

...

(J'ai compris.)

- Vous avez compris quoi ? - Tout.

Ah, c'est bien, ça.

*Musique folk rock

...

Brouhaha, allées et venues

- Ils ont l'air bien, tous les deux.

- Sérieux ! Tu les connais ? - Non.

Faut appeler les flics.

Et ils feraient quoi ?

- Elle crache. - Allez, on y va.

- Mon arme. Où j'ai foutu mon arme ?

Vous vous rappelez quelque chose ?

- Vous avez une écriture de merde. C'est illisible, sérieux.

Vous allez pas au bout des phrases, on comprend rien.

Et c'est quoi, cette équation ?

- Vous n'aviez qu'à écrire vous-même. C'est vous qui m'avez drogué.

- C'était dans le jus de pomme.

Si on avait bu de l'alcool, on n'en serait pas là.

Je suis sûre qu'on avait le coupable.

- Morgane. Il souffle.

- Kara, venez voir. Montrez votre poignet.

Montrez.

"Tiber" ? C'est qui ?

Le doyen de la fac.

- C'est vous, là ? - Oui.

Vous étiez dans la même promo qu'Hélène Rousseau.

Vous l'avez pas dit.

C'était il y a 20 ans.

Vous vous souvenez de vos camarades de promo ?

- J'ai du mal à imaginer que vous l'ayez oubliée.

On a joint les anciens de votre promo qui ont fini par évoquer un incident.

Une étudiante qui a accusé un camarade de l'avoir violée.

Ca vous revient ?

Pas vraiment.

Non ?

Bon, alors je continue.

L'affaire a été étouffée.

Traumatisée, la victime n'est pas revenue à la fac.

Par contre, son violeur a pu finir ses études sereinement.

C'est devenu un grand chirurgien. 20 ans après, il a été nommé doyen.

- Elle était consentante. - Non.

Vous l'avez violée.

20 ans après, elle vous a reconnu

et a voulu vous dénoncer.

- Je ne me souviens pas de ce réveillon.

J'étais jeune, j'avais trop bu.

J'ai fait une connerie. Une connerie il y a 20 ans.

- Et elle voulait gâcher ma vie. - Donc vous avez pris la sienne ?

J'avais pas le choix.

TCHIN !

- On croise pas. - Dans les yeux.

- A ces 4 mois de services,

brigadier Guichard.

Vous nous quittez

pour une promotion méritée.

Je crois qu'on peut dire que vous nous manquerez.

- Ah... - Bonne route.

- Merci. - Le ministère

- de l'Intérieur ? - C'est un placard.

- Un discours ? - Allez.

UN DISCOURS !

UN DISCOURS !

- UN DISCOURS ! UN DISCOURS ! - Oh...

Euh, bah...

Merci. Merci à tous.

De m'avoir intégré à cette équipe extraordinaire.

Si soudée...

Pugnace.

Et fourbe.

J'ai beaucoup appris

avec vous.

Surtout humainement.

Et même si ça n'a pas été facile tous les jours,

je me suis endurci, grâce à vous.

Donc merci.

- Il a dit qu'on n'est pas sympas ? - Il l'a dit, oui.

C'est ça.

- C'est du mousseux. Un producteur. - C'est ça, oui.

Sirène de police

...

Un petit jus de pomme ?

- Très drôle. - Blagounette.

Hm.

C'était pas une compétition.

Si ça avait été le cas,

il y aurait eu match nul.

On n'a pas vu le même film.

J'ai rompu avec Roxane.

Comme vous l'avez deviné.

Pendant 24h, je me suis dit que c'était votre faute.

Excusez-moi.

Maintenant, vous culpabilisez.

Hein ?

Désolée pour votre séparation.

Vraiment.

Merci.

- Mais vous voyez, la vie, c'est étonnant parce que...

Vous vous êtes séparé de Roxane hier, et moi, je me suis séparée de Ludo

il y a 9 mois.

Et de Timothée jeudi dernier.

Et de David il y a 3 jours.

Mais ça compte pas... Bref.

C'est quand même rigolo, la vie, hein ?

Comme situations de...

- C'est pas eux qui vous ont quittée ?

- Je croyais qu'on comptait pas les points.

Ce que je veux dire,

c'est que c'est la première fois en quasiment deux ans que...

Qu'on se retrouve célibataires, vous et moi, en même temps.

Et je trouve que...

C'est rigolo, quoi.

De mon côté, c'est un peu frais.

Evidemment.

Que c'est frais.

Mais on peut s'en reparler dans...

Dans quelques mois.

On verra dans 1 mois.

Deux ?

Trois, oui. 3, c'est bien. C'est un cycle.

C'est très long,

mais c'est... 3, bien.

C'est très bien.

*Ballade pop

...

Carillon

- Un homme halète. - Serge ?

- Qu'est-ce que tu fous là ? - J'entre, faut pas qu'on me voie.

- Mais tu es blessé ! - Oui. Attends.

Ferme. Claquement

Derrière le lave-vaisselle, il y a une boîte en fer.

- Amène-la-moi. - De quoi tu parles ?

- J'ai planqué de l'argent chez toi.

Si je le rends pas, ça va partir en épluchures.

Vas-y, amène-la.

Amène.

*Ballade pop

...

Sous-titrage EVA France ST'501

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