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Zulu
(La cloche retentit)
---
Il y a quelques ann�es qu'en visitant,
Ou pour mieux dire, en furetant Notre-Dame,
l'auteur de ce livre trouva
dans un recoin obscur de l'une des tours,
ce mot grav� a la main sur le mur...
Ces majuscules grecques frapp�rent vivement l'auteur.
Il chercha a deviner quelle pouvait �tre l'�me en peine
qui n'avait pas voulu quitter ce monde sans laisser
ce stigmate de crime et de malheur au front de la vieille �glise.
Je suis Jupiter ! Moi aussi !
(Rires)
C'est assez audacieux. D'une beaut� un peu s�v�re.
Mais c'est une moralit� toute neuve,
avec mille choses charmantes et m�me un peu os�es !
Comment savez-vous tout cela ?
Je suis Pierre Gringoire. La pi�ce est de moi.
La charit� !
Science !
La charit� !
La foi et l'esp�rance que le Myst�re va nous int�resser !
Silence ! Le Cardinal est la !
Et les ambassadeurs !
Qu'il aillent au diable !
Aujourd'hui, chez nous, c'est partout !
Je suis Jupiter ! Tu l'as d�j� dit !
Vous n'avez pas �cout� !
(Rires) Ils sont d�cha�n�s !
Laisse-moi faire. Je vais les calmer.
Le Bon Jugement de Madame la Vierge, c'est le titre du Myst�re.
La charit� !
(Rires) Silence !
Et vous verrez V�nus et Madame la Vierge,
avec le Dauphin d'or et la Reine de Golconde !
�a bouge quand ?
Silence, le rimailleur ! Laisse la place aux grimaciers !
(Hu�es)
Dans les Flandres, nous avons aussi la f�te du pape des fous.
Ces jambes en l'air, c'est un dr�le de laisser-aller !
Salut, Clopin !
Je n'ai que de grandes relations ! Nous nous sommes rencontr�s � Anvers.
J'ai voyag� !
oui ! Mais a Anvers, tu �tais manchot !
J'ai fait tant de p�lerinages pour gu�rir !
Quand tout a coup, La radieuse princesse
est d�sign�e du doigt par la Vierge Marie,
le gentil Dauphin d'or, le fils du Roi de France,
l'aper�oit dans son r�ve et sourit.
(Rires)
Ce n'est pas dans la pi�ce !
Enfin un peu de polissonnerie ! Tout cela sombrait dans l'ennui !
Un Myst�re, sans musique...
...risque de devenir trop myst�rieux !
Je n'ai pas dit cela. Laissez-moi faire !
Messieurs !
Que faisons-nous ici, Croix Dieu ?
Que diable, nous avons un pape a �lire !
Un spectacle, aussi �difiant qu'il soit,
ne doit pas briller contre un autre !
Vive les fous !
Clopin ! Attends-moi !
Que voulez-vous ! Vox populi, vox Dei !
Une seule fois par an, heureusement !
( Chanson populaire)
---
Enlevez �a !
Voila l'homme gris !
Le trouble-f�te !
La mauvaise figure !
Aujourd'hui, tout est permis ! Pas sur le parvis.
On a tous les droits, aujourd'hui !
Et si t'es pas content... on te change de costume !
Tu serais beau, en costume d'Adam !
Le chien d'enfer !
Quasi, Quasimodo, sonneur de Notre-Dame
Tu nous casses les oreilles
Laisse-moi.
Quasi, Quasimodo !
Ton pauvre diable de fr�re a bien besoin d'argent !
C'est la f�te ! Cette ignominieuse parodie !
Et ou irait cet argent ? Au cabaret !
Tu n'as pas d'�me ! Toi, tu en as une avec la mort dedans.
Moi, j'ai la vie dans le corps !
Va au diable ! C'est un ami !
Vous m'�tranglez avec les cordons de votre bourse !
Je serai truand !
Ma�tre, vous �t�s venu !
Voyez ce d�sastre !
On m'a tout enlev� ! Le public, le cardinal, la musique...
Foule qui s'en va n'est rien aupr�s du petit nombre qui reste
et qui garde en son coeur La musique sacr�e.
(B�lement)
Tsss, tsss !
Djali !
(Rires)
Pardonnez-lui. La f�te des fous l'a rendue folle.
(Rires)
Esm�ralda !
Esm�ralda !
D'ou sort-elle ?
D'Egypte.
Elle ose venir danser sur le parvis.
J'ai vainement demand� qu'on la chasse.
C'est une redoutable cr�ature.
Redoutable est le mot ! Elle m'a ruin� !
J'exag�re...
La ruine �tait d�j� commenc�e.
Elle a seulement donn� le coup de gr�ce a mon Myst�re.
Mais d'un pied si l�ger !
( on entend Esm�ralda chanter )
---
Mai di nessuno
sara il mio cuore
Finch� il destino mi perdera
E sogno mio si chiamera doIore
Di nessuno
sara il mio cuore
Di nessuno...
---
C'est le couronnement !
Merci !
Tenez, prenez ! C'est pour nous ?
C'�tait a eux, puis a moi. Aujourd'hui, c'est a vous !
Pour moi, c'est la f�te tous les jours !
Viens, Djali !
Djali ? Cela �voque de lointains pays !
C'est joli comme un r�ve. Tu entends ? Dis merci et viens !
Il est pas beau, mais il est pas dr�le !
- Des comme lui, �a court les rues !
C'est le meilleur ! il a gagn� !
Vive le pape des fous !
Vive le pape des fous !
Qu'en pense Clopin ? La Cour des Miracles approuve ce choix ?
Tu vois Guillaume tous les jours. Tu le trouves chang� ?
Qu'en pense le Duc d'Egypte et Roi de Boh�me ?
Guillaume est d�j� empereur de Galil�e. Mais pourquoi lui refuser cet honneur ?
Regardez ! Voila le plus beau !
Quasimodo !
Vive le pape Quasimodo !
J'aurais du y songer ! C'est une grimace de la t�te aux pieds !
Ecartez-vous !
st P�re des fous ! Veille sur nous !
Et remercie les cloches de t'avoir rendu sourd !
Comme un chaudron !
Pape des sourds ! Pr�te l'oreille a nos pri�res !
Elle aurait pas du me faire �a !
A la voir, je me sens un paria de l'amour ! Pour la vie !
On se demande a quoi peut servir un lit sans elle !
Demandez-le-lui.
Non ! Ce n'est pas La modestie qui m'�touffe,
mais elle n'est pas pour moi !
Elle n'est pas pour nous non plus.
Pour qui est-elle ?
Dis-nous-le... qu'on le tue !
(Il siffle)
J'entends cette musique !
J'entends comme les cloches, les �clairs, le tonnerre !
Boum !
Boum !
Boum !
(Acclamations)
(Il siffle)
---
J'entends !
Que fais tu, seul, par une nuit pareille ?
Viens avec nous ! Cette nuit, c'est l'amour !
C'est la vie !
( on entend Quasimodo siffler )
---
---
Sacril�ge ! Il ab�me la f�te !
Vive le pape !
(Il grogne)
Face de Judas !
(Il grogne)
Dormez, braves gens. Il est 11 h.
Il est 11 h, braves gens. Dormez.
Dormir...
si je savais ou loge le sommeil, j'irai coucher devant sa porte !
Il est 11 h. Braves gens, dormez.
( Quasimodo siffle)
( On entend une femme chanter )
---
Ma�tre... Va !
Vous n'�t�s plus pareil.
Vous avez du malheur ?
Qu'ai-je d'autre, ici-bas, que cela ?
Pour moi, ce n'est jamais la f�te .
Va me la chercher !
Ma�tre...
Elle est si belle...
Tant pis pour elle et pour moi.
Est-ce ma faute, si elle est si vivante ?
Est-ce ma faute si la beaut� existe ?
Est-ce ma faute si elle me rend fou ?
Va !
Tu vois ? C'est pas la peine.
Au secours !
Au secours !
A l'aide !
C'est le sonneur !
Il porte malheur. Liez-lui les pattes !
Emmenez-le !
Il n'a qu'un oeil, mais �a l'emp�che pas de faire la b�te a deux dos !
Merci.
Quelle jolie voix ! J'aimerais voir cette bouche en pleine lumi�re !
Belle !
Belle comme La ma�tresse d'un roi !
Tu trembles, joli corps.
J'ai eu si peur !
Et moi, je ne te fais pas peur ? Moi aussi, je t'enl�ve !
Ce n'est pas la m�me chose. Vous m'avez sauv�e.
Quel est votre nom ?
Phoebus. C'est joli !
�a veut dire ''soleil''.
Soleil ?
Ou m'amenez-vous ? Ou veux-tu aller ?
N'importe ou dans la nuit, avec le soleil.
Au lever du jour, Le cheval pourra s'arr�ter.
Tu es trop belle pour attendre le jour !
Prenez la chambre du haut. C'est la plus belle.
Bonne nuit, soleil.
Tu ne vas pas me laisser dormir seul !
On ne dort jamais seul, mais avec ses r�ves.
D'accord, puisque tu es mon r�ve de cette nuit !
Au revoir, soleil ! Merci encore !
Dommage. Elle �tait belle.
Un peu �chevel�e, mais belle.
Belle et rebelle, j'aime �a !
La charit�, s'il vous pla�t.
J'ai vendu ma derni�re chemise La semaine pass�e.
La buona mancia !
Facitote caritatem !
Charit� ! Charit� !
Charit� ! Charit� !
La charit�, seigneur ! Charit� !
Un pedazo de pan ! Je n'ai pas un sou pour manger !
Ni pour dormir !
On ne te demande pas ta pauvret� !
on te demande ta charit� !
Un peu de charit� !
ou on te la prend tout enti�re !
Tu n'aurais pas du franchir ce seuil.
J'ai �t� pouss� ici par la force des choses.
Et on m'a vol� mon chapeau.
son chapeau !
On lui a vol� son chapeau !
Qui lui a vol� son chapeau ?
Tiens ! En voila un autre !
Un p�nitent ! Il sent la corde comme d'autres le fagot !
ou suis-je ? A la Cour des Miracles.
Tout a l'heure, un cul-de-jatte m'a vol� mon chapeau.
Vol� ?
Il vient ici pleurer qu'on l'a vol� !
(Rires)
Autant te plaindre au ciel d'avoir trop de vertu !
C'est beaucoup dire !
Mais je n'ai jamais fait de maI.
Ne t'en vante pas. Tu as viol� nos privil�ges.
Tu es entr� dans le royaume d'Argot sans �tre argotier.
Et en courant !
Es-tu si press� de mourir ?
Vous n'avez pas l'intention de...
Voir la grimace d'un honn�te homme au-dessus du collier de chanvre
rend la chose honorable !
Quel est ton m�tier ?
Je suis po�te.
Tu racontes a tout le monde les histoires de tout le monde,
et tu fais la qu�te !
Au bout d'une corde, La t�te d'un roi ou la t�te d'un po�te
tirent la m�me langue que celle d'un voleur.
Mais rassure-toi. Avant d'�tre pendu, tu seras jug� �quitablement.
( Cloche)
Un �tre humain en danger de mort ! Pauvre homme !
La justice sera faite, puisqu'elle est demand�e !
Pour la justice, le roi Louis XI n'a rien a nous envier !
Pourtant, il s'y conna�t, avec ses fillettes !
ses cages sont trop petites pour moi !
Venez ! La justice me changera les id�es !
A ton tour, Andry le Rouge !
Je suis innocent !
Les agneaux innocents font les meilleurs gigots.
Tu me reviens en t�te, toi !
Tu es le rimailleur, l'auteur de ce Myst�re !
oui, je suis l'auteur du Bon Jugement de Madame la Vierge.
Pierre Gringoire.
Est-ce une raison pour ne pas �tre pendu ce soir ?
�a a l'air de te r�pugner !
Les bourgeois se font tout une id�e de la chose !
si tu �tais truand... Je ne demande pas mieux !
As-tu d�j� �ventr� quelqu'un ?
H�las, non.
si j'avais pu pr�voir, j'aurais essay�.
Il ne manque pas de bonne volont�. Il fera un pendu acceptable !
A toi, Andry ! Chacun son devoir !
Un instant !
Autrefois, l'usage �tait qu'on ne pende pas un homme
sans demander si une femme en voulait.
Vous me retirez le pain de la bouche ?!
Rassure-toi ! Tu ne resteras pas sur ta faim !
(Rires)
R�jouis-toi, homme de petit malheur. Ta modeste chance te tend la main !
ou tu �pouses une truande ou tu �pouses la corde !
De toute fa�on, c'est la corde au cou. Mais j'ai une pr�f�rence...
Pour la truande !
Y a-t-il parmi vous une ribaude qui veuille de ce ribaud ?
Hola ! Colette la Charonne ! Marie Piedebou !
Claude Rongeoreille ! Isabeau la Thierrie !
Voyez ! Un homme pour rien ! Qui en veut ?
Trop fragile ! Je le casserais !
(Rires)
Il est peut-�tre caressant la nuit, mais j'ai pass� l'�ge des folies !
(Rires)
Il me faut quelqu'un d'utile !
si je le prends, tu seras jalouse !
Coupe-le en deux, on le partagera !
(Rires)
La vie est mal faite. on trouve jamais ce qu'on veut !
(Rires)
- Camarade, tu as bien du malheur !
Personne n'en veut ?
Une fois...
Deux fois...
Trois fois !
Adjug� a la corde !
Arr�tez !
Esm�ralda !
Vous allez le pendre ? A moins que tu le prennes pour mari !
(Rires)
Je le prends.
Pas possible !?
C'est pour rire ! Non.
�a vous amuse, qu'il meure ? Pas moi !
Il lui pla�t ?
Toi, je t'aurais laiss� pendre !
Pr�parez le c�r�monial !
Jette-la a terre.
Fr�re, elle est ta femme. soeur, il est ton mari.
Pour 4 ans.
Allez.
( on entend Esm�ralda chanter )
---
La belle qui court, la belle qui nage
N'est v�tue que de ses secrets
seul le soleil pourrait la d�voiler
Tu inventes les paroles ?
Non, personne n'invente. Tout est trouv� d'avance !
Je n'ai qu'a appeler mes souvenirs. ou mes ennuis et mes peines...
et mes d�sirs.
Tu as de la chance. C'est simple, pour toi.
Toi qui es po�te, comment fais-tu ?
Je ne trouve jamais rien tout de suite. Alors je cherche.
L�-dedans ?
H�las !
Pourquoi as-tu choisi ce m�tier ?
C'est un �tat qu'on peut toujours prendre, quand on est vagabond.
A 6 ans, j'�tais orphelin.
J'ai grandi.
Et j'ai t�t� de tout.
Je me suis fait soldat. Mais je n'�tais pas assez brave.
AIors, je me suis fait moine. Mais je n'�tais pas assez d�vot.
Et puis, je bois maI.
Alors, je me fis de mon plein gr� po�te !
J'ai �crit des livres !
Dont un de 600 pages sur la com�te de 1 465 !
600 pages pour une �toile filante !?
Quelle fatigue !
Mais c'est fini !
Plus de tracas, l�-dedans. Tu vas �tre truand.
Truand ?! oui.
La nuit, les gens vont dans les rues. Alors toi...
tu les attends... et tu les tues !
Non !
ou tu les voles, seulement.
Je suis si maladroit !
Alors tu seras mendiant...
Aveugle...
Manchot...
Estropi�.
Tu as le choix.
Je suis en excellente sant�.
Je dis cela pour te faire peur !
si tu veux, tu travailleras avec moi et Djali.
Tu l'aideras a faire sa page d'�criture.
Elle �crit ?!
Comme toi et moi. Demain, je lui apprendrai un nouveau nom.
Tu entends, Djali ?
Phoebus.
Phoebus ? �a veut dire ''soleil''.
Je sais.
C'�tait un dieu archer.
Dieu...
Dans l'antiquit� les dieux �taient nombreux !
Mon choix est fait.
C'est vraiment La Cour des Miracles !
Je cherchais un lit, je mourais de faim, on voulait me tuer,
et j'ai la vie sauve, La bouche pleine, un lit, et une femme.
Et quelle femme !
La mienne !
Mais ce lit para�t bien dur...
Et un peu �troit pour nous deux.
Vous ne croyez pas ? Je dormirai a c�t�, comme d'habitude.
Pourquoi m'avoir pris pour mari ? Fallait-il te laisser pendre ?
Vous n'aviez d'autre pens�e que me sauver du gibet ?!
Quelle autre pens�e aurais-je pu avoir ?
Je ne sais pas...
...ou ne le sait que trop, h�las !
Bonne nuit, Gringoire. Fais de beaux r�ves !
La charit� !
La charit� !
Excellente chose !
C'est le roi des ladres !
Merci de votre bon coeur !
La charit� !
La charit� !
Une pareille ascension n'est plus de mon �ge !
Esp�rons que le jeu en vaudra la chandelle !
C'est un bien curieux esprit, sire.
N'oubliez pas que pour Claude Frollo, je ne suis pas le Roi.
Je suis votre comp�re tourangeau.
Que font ceux-la, qui vont se rompre le cou ?
La foudre a endommag� la toiture.
Notre-Dame les prot�ge ! Elle porte, comme moi, des pi�ces a son chapeau !
C'est la, sire.
Il vit comme un ermite !
Il y a certains noms de femmes,
d'un charme si doux et si myst�rieux,
qu'il suffit de les prononcer pendant l'op�ration.
Esm�ralda !
Il poursuit ses recherches.
Elles pourraient le conduire au gibet !
s'il trouvait une recette pour faire de l'or !
Cela am�liorerait nos finances...
Nous avons assez de sorci�res pour alimenter nos b�chers.
Allons !
J'ai sond� La m�decine et l'astrologie : n�ant !
Le corps humain : t�n�bres !
Les astres : t�n�bres !
Je ne suis qu'un gentil homme tourangeau
qui �te ses souliers avant d'entrer chez les savants.
Mais permettez-moi une question...
A quoi croyez-vous ?
Credo in Deum. Dominum Nostrum !
Mais encore ?
Je crois aussi a l'alchimie.
L'or, c'est la lumi�re.
Avez-vous fait de l'or ?
Si j'avais fait de l'or, le roi de France s'appellerait Claude !
Si le Roi vous entendait...
Il vous demanderait ou en sont vos travaux !
Je n'ai pas err� dans les cavernes de la science sans apercevoir...
Une lumi�re...
Une flamme.
Une flamme ?
R�v�rend Ma�tre, votre science n'est-elle pas
ennemie ou d�plaisante a Notre-Dame ?
Notre-Dame veille sur mes recherches.
J'aime les savants et les grands esprits.
Je vous tiens en singuli�re estime.
Venez un jour prochain a la Bastille, ou j'ai mes aises.
Relevez-vous.
Ici, il n'y a pas de roi. Nous sommes trop pr�s du ciel !
( Quolibets de la foule)
Figure d'Ant�christ !
Fils de sorci�re !
Mal fini !
Il s'en passe, des choses,
dans ma bonne ville ! Qui diable fouette-t-on ?
Vous devriez le savoir, vous qui �t�s procureur du Roi !
C'est Quasimodo, sire.
La b�te noire du bon peuple ! L'ineffable carillonneur !
C'est comme si on me frappait.
Ma�tre Frollo l'a recueilli.
Il a m�me essay� de lui apprendre a lire.
Qu'a-t-il fait pour �tre fouett� ?
Il s'est jet� cette nuit sur une boh�mienne.
Vous prenez la chose trop a coeur !
Il n'a pas fait voeu de chastet� !
A un homme qui vit en dehors des autres,
au-del� de la vie, loin des femmes,
ignor�, peut-�tre m�pris� d'elles,
La nature tend d'horribles pi�ges.
on dit que le pi�ge �tait fort beau !
La tentation n'en fut que plus horrible.
La charit� !
Quelle mis�re ! De mon temps, on savait frapper !
N'oubliez pas la charit� !
La charit� !
J'ai soif.
On aurait soif a moins, tous les deux !
(Rires)
La fontaine est la. Sers-toi !
Tu ajoutes le supplice de Tantale a celui du fouet !
Encore 3 sabliers et tu retournes a ton clocher !
Tiens ! Est-ce ma faute, si tes mains sont li�es ?
Une hart pour le pendard ! Un fagot pour le magot !
---
A boire !
A boire !
A boire !
(Rires et hu�es)
---
Il a soif. Pourquoi ne pas lui donner � boire ?
No�l !
Belle... belle...
Belle.
Belle !
Merci, braves gens !
Esm�ralda va ex�cuter quelques tours pour vous
avec Djali, la ch�vre magique !
Que fais-tu, Gringoire ?
Les belles lettres ne nourrissent pas leur homme.
Et je me suis mari�.
Mari� ?
Malgr� moi, et de singuli�re fa�on !
Mais avec une femme si belle...
As-tu port� la main sur cette fille d'Egypte ?
Je ne l'ai jamais touch�e, si cela vous inqui�te.
Que me parles-tu de mari et de femme ? C'est une cr�ature inoffensive.
Folle de danse et de grand air.
Jure-moi que tu ne l'as pas touch�e.
J'ai essay�... C'�tait le jour de mes noces !
Mais en poussant la porte, j'ai vu la plus �blouissante cr�ature !
Tais-toi !
Gringoire !
Excusez-moi.
Le travail !
Voici Djali ! La ch�vre qui sait lire, mais aussi �crire !
Gr�ce a Messire Gutenberg !
La science de Djali est prodigieuse. Cela tient du miracle !
L'alphabet n'a pas de secret pour elle !
Depuis ce matin, elle n'a qu'un nom sous les cornes,
un nom qui resplendit !
Elle a du le lire dans les astres !
Enfin, c'est un beau nom, qui veut dire soleil !
Sorcellerie !
Phoebus !
Phoebus !
Vous vous �t�s fait d�sirer ! Quelle modestie !
Il terrasse un dragon et ne vient pas le raconter a sa fianc�e !
C'est beaucoup dire !
Ce n'�tait qu'une gargouille
Monstre ou Gargouille, tout ce petit monde �tait en �moi.
Et la grotte de Neptune en souffrait !
Nos bons moines l'attendent avec impatience !
Heureux Neptune !
Mais comment l'envier ? Je plais a la plus belle des sir�nes,
et je l'aime !
Comme il a dit cela !
Je le pense !
La voix du coeur. Il faut le laisser parler.
Si j'avais une soeur, je vous pr�f�rerais a elle.
Si j'avais tout l'or du monde, il serait a vos pieds.
Si j'avais un harem, vous seriez ma favorite.
N'est-ce pas votre Egyptienne ? ''Mon Egyptienne'' ?
Celle que vous avez sauv�e. on m'a dit qu'elle a une ch�vre blanche.
C'est possible. Il faisait nuit, je l'ai a peine vue.
on dit qu'elle danse a ravir.
Puis-je me montrer un peu jalouse avant mes noces ?
Chassez-la de la place. Vous me ferez grand plaisir.
Je vais donner des ordres...
Donnez-moi une preuve d'amour. Chassez-la vous-m�me.
Tu m'as abandonn�, ingrate !
Tout seul, en pleine nuit !
Tu ne pensais pas me revoir !
si.
Tu ne m'as pas oubli� ? Je n'ai pas essay�.
Vous �t�s chez vous dans ma m�moire. Comment vous chasserais-je ?
Que faites-vous ici ? J'ex�cute les ordres du Roi.
Partez !
La place de gr�ve est assez grande pour les baladins !
Allez !
Quand les amis s'en vont, on s'en va !
Tu ne veux pas me revoir ?
Pourquoi pas ?
Ce soir ?
ou ?
La ou nous nous sommes quitt�s. La ou tu m'as abandonn� !
Dans cette petite maison.
Tu viendras ?
Peut-�tre.
A ce soir, soleil !
Il m'aime comme je l'aime !
Comme ton p�re m'a aim�e !
Va-t-on a la Fille sans T�te ou au Bon Chat Jaune ?
Moi, j'ai rendez-vous !
Ton Esm�ralda peut bien attendre, puisqu'elle meurt d'amour pour toi !
Elle est peut-�tre press�e !
on abandonne pas un ami pour une femme !
C'est une soir�e d'adieu !
Pourquoi ?
Parce que je me suis fait truand !
Gr�ce a mon fr�re !
Tu ne me reverras plus,
sauf pour me mettre la main au collet et la corde au cou !
C'est ton m�tier !
J'ai le coeur qui me grouille dans la t�te !
Bonne nuit, truand !
sur l'oreiller du pauvre, on fait des r�ves de riches !
Tu m'aidais a marcher !
(Il ronfle)
Arr�tez-vous.
Ecoutez-moi...
Vous parlez, ombre de pierre !
Et moi qui croyais voir deux statues !
Vous allez a un rendez-vous. D'amour !
Et je peux vous dire
que c'est avec la Reine d'Egypte, au pied des pyramides !
Vous inventez et vous dites vrai.
Le ciel vous envoie !
Le ciel !
Malheureux ! Malheureux, moi ?!
De quelle voix dit-il cela !
Tenez-moi compagnie, ch�re ombre !
Dites-moi des choses bien tristes !
Rien ne vaut le malheur pour se rafra�chir les id�es !
Aidez-moi a traverser la Mer Rouge !
J'�tais entre deux vins, aidez-moi a passer au milieu !
N'allez pas a ce rendez-vous. Cette femme est mari�e.
Premi�re nouvelle !
Je vais bient�t me marier aussi. Avec une autre !
Pourquoi l'amour et le mariage logeraient-ils a la m�me enseigne ?
Vous voyez cette lumi�re ?
C'est signe qu'il faut nous quitter !
Elle est mari�e ! C'est la puret� m�me !
Vous n'avez pas le droit ! son mari non plus !
Un bossu qui l'enl�ve ! Un mari qui la d�laisse !
Une ombre qui la prot�ge !
C'est une reine, qui m'attend !
Une reine qui attend son roi !
Ayez piti� !
De qui ?
D'elle...
De son mari, de sa jalousie !
(Il frappe) Adieu, ombre !
Et merci !
La petite vous attend l�-haut.
Depuis longtemps ?
En amour, c'est toujours trop long ou trop court !
Non... Ne m'embrasse pas encore.
Je voudrais que toutes les femmes soient amoureuses de vous.
Quoi ?! Surtout les plus belles !
Et que vous passiez a c�t� sans les voir.
Jalouse ? D�j� !
Un peu.
Qu'est-ce que la plus belle, si vous m'aimez ?
Une laide !
Et si j'�tais jaloux, moi aussi ? De tous les hommes ?
D'abord, de ton mari. Gringoire ?!
Si tu le voyais, ta jalousie s'en irait !
C'est donc vrai ? Tu es mari�e ?
Oui. Mais c'�tait pour lui sauver la vie.
Je ne lui ai pas donn� la mienne.
Elle est a moi !
Je la garde pour celui que j'aime.
Avant de me conna�tre, pensais-tu souvent a l'amour ?
oui. Mais j'�tais heureuse tout de m�me.
Le bonheur, pour nous, boh�miennes, c'est notre m�tier.
Mais j'attendais quelqu'un, pour l'aimer.
Tu ne l'as pas trouv� ? Je ne sais pas s'il m'aime.
Comment peux-tu en douter ?
...s'il m'aime comme je l'aime,
pour de vrai !
Enfant !
J'ai souvent dit des mots d'amour sans les penser.
Il fallait les dire pour faire plaisir.
Mais toi, je t'aime, le plus simplement du monde.
Nul besoin de tourner de belles phrases.
si j'avais une soeur,
je t'aimerais mieux qu'elle. si j'avais un harem...
...tu serais ma favorite.
Menteur ! Je connais la chanson.
Qu'ai-je dit ?
Rien... La m�me chose que les autres.
Tous les autres.
La m�me musique.
Mais si je suis triste, ce n'est pas que tu sois menteur.
C'est que cela ne m'emp�che pas de t'aimer...
Que veux-tu que j'en fasse, maintenant ?
(Elle crie)
Au secours !
Une sorci�re a poignard� un capitaine !
Je n'ai plus la force d'�crire !
Tu auras bien la force de manger !
Parfois, elle partait sans dire ou.
Mais jamais sans donner signe de vie ou de fid�lit�.
Une fleur dans un vase...
Du vin dans un pot...
Quelquefois, un peu d'argent !
oui !
Me voila seul, comme un veuf !
ou un mari abandonn�.
J'ai confiance en elle.
si elle m'avait quitt� pour un autre, elle ne me l'aurait pas cach�.
Je suis inquiet.
Elle est si belle !
La beaut�, le bonheur, c'est...
gibier traqu�,
�pi�,
pourchass� !
Dites-moi s'il est vivant !
silence !
Vous �t�s de race boh�me, adonn�e aux mal�fices,
convaincue d'avoir commerce avec le diable,
sous la forme d'une ch�vre.
Pourquoi dire de telles choses ? Tu entends, Djali ?
Ne les laissez pas parler !
si le d�mon qui poss�de cette ch�vre r�siste a l'exorcisme,
nous requerrons contre lui le b�cher !
Un nom trac� sur le pav� par cet animal,
un homme tu� par une sorci�re venue d'Egypte,
un �cu chang� en feuille s�che, tout est limpide !
Faites entrer
les t�moins !
Reconnaissez-vous l'accus�e ?
C'est elle !
Et son bouc qui sentait le sabbat !
Ma pauvre chambre, toute en sang !
La plus belle ! Toute en sang !
Et le capitaine
qui baignait dedans !
La fille d�braill�e et le bouc qui gambadait !
Je jurerais qu'il riait !
- Parlez-nous de cet homme noir,
apparu et disparu comme par enchantement.
Dans une odeur de crime, de soufre et de sang !
C'est lui qui a chang� l'�cu en feuille s�che !
Voici la chose...
Faites passer.
Cette feuille de ch�taignier n'�claire en rien l'affaire,
qui est fort simple.
C'est la sorci�re. Le poignard est a elle.
Bien sur, cette arme joue contre elle...
Poursuivez, Ma�tre Frollo.
Vous �t�s expert en sorcellerie. Nous vous �coutons.
Il y a aussi cette �trange apparition.
Un d�mon, croyez-vous ?
Qui sait ?
Femme !
Cet homme noir, l'avez-vous vu ?
Non. Mais lui �tait la.
Vous l'avez vu ? Comme je vous vois !
Ce d�mon avait figure humaine ? Qu'a-t-il fait ?
Vous le savez !
Il a chang� l'�cu en feuille s�che et il s'est envol� !
Gardes ! Emmenez les t�moins !
Cet �tre n'a pas toute sa raison !
Il a �t� t�moin de choses bien troublantes !
Les pauvres d'esprit peuvent d�couvrir les d�mons cach�s.
C'est �crit dans le grand trait� de d�monologie.
Ne serait-ce pas ce d�mon...
...et non l'Egyptienne, qui aurait poignard� le capitaine ?
- Vous la tenez pour innocente ?
Peut-�tre...
- Fille, avoue ! Cela t'�pargnera d'inutiles tourments.
Vous pouvez me tuer.
Mais dites-moi s'il est en vie.
oui. Gr�ce a Dieu ! Etes-vous contente ?
Il est vivant et on me demande si je suis contente !
Alors, pourquoi suis-je ici ? Il a du vous dire que ce n'est pas moi !
Il s'est born� a dire qu'il n'en savait rien.
Il ne m'a pas d�fendue !?
Il sait que je ne l'ai pas frapp� !
s'il le croit, c'est encore plus triste !
Encore plus laid !
Mais je suis heureuse quand m�me.
Je ne lui ai pas port� malheur.
L'amour lui a sauv� la vie.
L'amour, la vie...
Voila bien le langage d'une sorci�re !
La plus dangereuse des sorci�res !
Et cet homme noir, poss�d� du d�mon,
a frapp� contre son gr�.
Cette cr�ature du diable l'a ensorcel� !
Femme ! Persistez-vous a nier ?
Etant donn� l'obstination de l'accus�e,
je requiers l'application de la question.
Accord�.
Persistez-vous a nier les faits ?
Je ne nie rien !
Je dis qu'il n'y a rien de vrai dans ce que vous racontez !
Je vais devoir remplir mon devoir...
Par quoi commen�ons-nous ?
Le brodequin.
�tez-moi �a !
Faites.
(Elle hurle)
Arr�tez.
Reconnaissez-vous
avoir fait un pacte avec les puissances du mal ?
Les puissances du mal... oui, je les connais.
J'avouerai tout ce que vous voulez !
Nous voulons la v�rit�.
Laissez-moi respirer !
Parlez !
Je connais les puissances du mal...
J'ai crev� les yeux d'un oiseau. Il chantait trop bien.
J'ai pouss� dans la seine un enfant qui riait.
Ne nous �garons pas. Avez-vous frapp� ce capitaine ?
oui...
Je l'ai frapp� pendant qu'il m'embrassait.
L'homme noir �tait la. Il me faisait danser.
Djali est le diable. C'est mon mari !
Il s'appelle Gringoire. C'est l'empereur des rats !
La justice est �clair�e.
D�chaussez-la.
Il n'y a pas grand maI. Vous pourriez encore danser !
Nous avons agi avec toute la douceur possible.
J'ai eu si mal !
Je dois vous dire que c'est la mort qui vous attend.
Le jour qu'il plaira au Roi,
vous serez men�e pieds nus, la corde au cou,
devant le portail de Notre-Dame.
Vous ferez amende honorable,
puis vous serez pendue au gibet de la ville.
A la Cour des Miracles, la corde me faisait peur...
...le gibet.
Mais ici, �a para�t tout simple.
Oui, tout simple...
A Notre-Dame Venez tous voir
La jeune femme Qui meurt ce soir
C'est une chose affreuse
Ce que c'est que de nous
La pauvre malheureuse
Venez, accourez tous
Vive aujourd'hui
Morte demain
Doux J�sus, tendez-lui la main
Il y a tant de sorciers, de nos jours,
qu'on les br�le sans savoir leur nom !
(La cloche retentit)
---
Cette boh�mienne
A poignard�, je crois
Un archer capitaine
Le plus beau qu'ait le Roi
Eh quoi, si belle
Et si cruelle
Entendez-vous
Comment y croire
L'�me si noire
Et l'oeil si doux.
( Chant liturgique)
---
Une jolie fille en chemise, c'est r�jouissant a voir !
- Meme la corde au cou !
- Ils vont pendre la ch�vre aussi ? Ils ont d�j� pendu un cochon !
A Notre-Dame venez tous voir
La jeune femme qui meurt ce soir
Vive aujourd'hui, morte demain...
Monsieur le juge !
---
(La foule r�cite le Kyrie)
Asile !
La Cath�drale est un lieu de refuge.
Asile !
Asile !
(Acclamations de la foule)
(Elle crie)
N'aie pas peur !
La corde est partie.
(Il s'esclaffe)
Je suis encore plus laid quand je ris, mais je suis content !
�a, c'est chez moi.
Vous �t�s chez vous.
Ne m'approche pas !
J'�tais b�te de vous emporter...
Va-t'en !
Je m'en vais.
Si vous avez besoin de moi, tenez, sifflez.
J'entends ce bruit-la.
Je vous en prie. N'ayez pas peur.
Vous m'avez donn� a boire.
Je vous donnerai � manger.
Je le mettrai la.
Ne sortez pas de l'�glise. on vous tuerait.
On vous tuerait... je mourrais.
Depuis le temps, je me demande ce qu'il fait !
Rien, il est seul ! Il dort peut-�tre.
On ne vient pas ici pour dormir.
Il est peut-�tre mort !
(Il rit)
Figures d'enfer !
Que venez-vous chercher ici ?
Elle �tait coupable !
Coupable de vivre !
D'exister !
Coupable comme vous !
Comme ce pauvre idiot ! Comme moi !
Maintenant, la chose est accomplie.
Que son �me repose en paix !
Et mon �me, a moi !
La mienne ! Mon Dieu ! La mienne !
Allez-vous-en !
Vivante !
Tu es vivante !
Qui t'a apport�e ici ?
Le diable ou Dieu sait qui !
Je vous reconnais. Vous avez menti au tribunal.
Vous aviez le plus mauvais visage.
Vous m'avez montr�e du doigt et on m'a fait du maI.
Vous �t�s l'homme noir... Tais-toi !
C'est vous qui avez frapp� Phoebus !
Pourquoi en voulez-vous a sa vie ?
Pourquoi avez-vous demand� ma mort ?
Que me voulez-vous ?
Tu me demandes ce que je veux ?!
( on entend le sifflet)
---
---
Asile !
Asile !
Asile !
Non !
(Elle siffle)
---
(Il rit)
C'est lui qui m'avait dit...
...d'aller vous prendre.
Je sais. J'avais compris.
J'ai moins peur de toi que de lui.
Ne t'en va pas !
Ne me laisse pas seule ! Je n'entends...
Tu... dormiras... la.
Tu... hmm !
Tu... hmm !
(Elle crie)
(La cloche r�sonne sous ses coups)
---
Pourquoi te caches-tu ?
Tu as peur que je te regarde ?
Dans un pays ou tout le monde te ressemblerait,
on me jetterait des pierres !
J'ai toujours �t� laid. J'ai toujours fait peur.
�a m'�tait �gal.
Mais vous faire peur a vous...
...�a me fait de la peine.
Pour moi ?
Avec �a, ma robe de pendue est presque jolie !
Mon pied ne me fait plus mal !
Le juge disait vrai : je peux encore danser !
Regarde !
(Elle fredonne)
---
C'est la grosse Marie !
C'est elle qui m'a rendu sourd. on est toujours amis.
(La cloche retentit)
Cette musique est pour vous.
Pour vous toute seule !
---
La charit� !
Les cloches sont folles ! C'est s�rement cette boh�mienne !
Quand la reine est belle, la musique est gaie !
�a vous fait plaisir ?
oui.
Merci, Quasimodo.
Vous verrez, vous serez bien, ici, avec moi...
...et les oiseaux.
Ils s'envolent.
Pauvre Quasimodo !
Tu crois qu'on va rester ensemble ici toute ma vie ?
Ils sont mauvais, en bas.
Phoebus !
Il n'a pas lev� la t�te !
Il savait que j'�tais la !
Voulez-vous qu'il vienne ? J'ai vu dans vos yeux que vous l'appeliez.
J'ai appel� un souvenir.
oui, va le chercher !
Je veux le voir !
Je veux lui dire que je ne l'aime plus et que j'ai fait semblant, moi aussi !
Va...
Va.
Le droit d'asile ! Penser que de nos jours,
une pailienne, une cr�ature du diable,
peut se promener sur le toit de la maison de Dieu !
Asseyez-vous.
Vous avez �t� bless�.
Par sa faute !
Fleur de Lys est plus bless�e que moi. Et par ma faute !
ou est-elle ?
Combien de temps va-t-elle rester l�-haut !
Des ann�es, peut-�tre !
C'est une fille sauvage. Elle essaiera de sortir.
on la guette. Elle se fera prendre.
Et pendre !
Pendre !
Ce sera justice, non ?
Je suis soldat. M�me si je voulais pardonner,
je ne pourrais que m'incliner devant la justice du Roi.
Voila qui est parl� !
Phoebus, je n'ai rien a vous cacher.
Fleur de Lys, pour oublier son chagrin,
a trouv� asile a st Paul de Grimault.
Dans notre domaine, qui devait �tre le v�tre.
Vous m'autorisez a...
Elle ne veut pas entendre parler de vous.
Mais elle n'attend que vous. Allez !
Quasimodo est mari� !
Avec une sorci�re !
Ne partez pas ! Elle est l�-haut.
Tant mieux pour elle. Tant qu'elle y sera, elle aura la vie sauve.
Portez-lui des fleurs. Elle sera contente.
J'ai dit que je vous ram�nerais.
Laisse-moi !
Venez ! Elle vous le demande !
Elle vous aime !
sans quoi, je vous tuerais !
Ne sois pas inqui�te, Djali. Je ne serai pas mauvaise.
Je ne lui dirai pas tout de suite que je ne l'aime plus.
Et puis, je serai heureuse de le revoir !
Il n'a pas voulu venir.
Moi, je vous apporte des fleurs.
Je les ai prises en bas !
Vous pleurez.
Ce n'est pas vrai...
Il va bient�t venir. Il m'a fait signe.
J'ai compris.
Ces fleurs, c'est lui qui vous les offre.
Tu ne peux pas mentir. Tu es trop vrai.
Vous �t�s contente ?
Pauvre Quasimodo !
si ton coeur pouvait battre dans la poitrine de Phoebus !
Comme le monde serait beau !
Vous avez eu raison de venir consulter votre comp�re tourangeau.
Le droit d'asile est chose sacr�e.
Le populaire y tient.
Il pourrait s'irriter et il faudrait le massacrer.
Ce qui nous co�terait beaucoup.
Mais ce bon diable d'�v�que est un homme d'une rare �rudition.
soyez sur qu'il nous sera d'excellent conseil.
Gr�ce !
Piti� !
Que serait la cl�mence des rois sans la clairvoyance des juges ?
Une faiblesse !
Je suis innocent !
si cela pouvait �tre vrai !
Je ne viens pas vous accabler, mais vous demander conseil.
A moi ?! Oui.
Vous me voyez perplexe.
J'ai l'�me toute chiffonn�e. Vous pourriez m'aider
de vos lumi�res. Mes lumi�res !?
Je n'ai pas vu le soleil depuis 1 4 ans !
Je parlais du savoir. on dit que la solitude
avive la m�moire.
Le droit d'asile est l'objet de mon tourment.
C'est un... ...merveilleux privil�ge, oui.
Mais nous souhaiterions savoir s'il a d�j� �t�...
...pas viol�, mais enfin vous me comprenez...
Parfaitement.
Bien des princes ont outrepass� ce privil�ge des �glises.
pour la gloire de Dieu et la n�cessit� des Etats.
Saint-Hugues permit au Roi de prendre un magicien dans son �glise.
Saint-Louis, roi de France, a transgress� l'�glise Saint-Paul !
N'en ajoutez pas plus. Merci. Nous ne vous oublierons pas.
Gr�ce ! Piti� !
Notre-Dame de Paris, pardonnez-moi.
Il faut punir cette boh�mienne.
C'est une sorci�re indigne de votre aimable protection.
Je ne le ferai plus.
Je vous offrirai une statue d'argent
plus belle que celle que j'ai donn�e l'an pass� a Notre-Dame d'Ecouy.
Ainsi soit-il.
La charit� !
La charit� !
Po�te, c'est ta femme !
Si peu !
Je sais... La charit� !
Mais tu vas aller lui dire que la Cour des Miracles ne l'oublie pas.
On ne me laissera pas monter. Tu as peur de son ange gardien ?
Non, mais... �a ou autre chose, d�brouille-toi !
Ma�tre, je voudrais... Une autre fois, Gringoire.
C'est pour ma femme.
Si elle l'�tait devant Dieu, ce serait triste pour toi.
Pourquoi a-t-on enlev� le Bon Dieu ?
Il reviendra demain. Quand justice aura �t� faite.
Il ne verra pas son �glise profan�e.
Tu as compris ?
Le droit d'asile... si on n'y met pas bon ordre, demain, tu es veuf !
Ne restez pas ici. C'est vaine curiosit�.
Jusqu'a demain, Notre-Dame n'est plus un lieu de pri�re.
Viens avec moi, Quasimodo. Tu peux encore
�tre sauv�.
Non... Je sais... vous lui voulez toujours du mal !
Asile !
Asile !
Gr�ve aboy�, gr�ve grouille
File, file ma quenouille
File sa corde au bourreau
Qui siffle dans le pr�au
Gr�ve aboy�, gr�ve grouille
La belle corde de chanvre
semez d'Issy jusqu'a Vanvre
Du chanvre et non pas du bl�
Le voleur n'a pas vol�
La belle corde de chanvre !
ou as-tu vol� ce cheval ?
Un Frollo ferait honte � son fr�re s'il allait au combat a pied !
Je veux lui faire honneur !
Au lieu de l'appeler le Borgne, on l'appellera l'Aveugle !
C'est toi ?! Tu m'as fait peur ! Tu es beau comme tout !
C'est dans les vieilles armures qu'on fait la bonne soupe au sang !
Ne bouge pas ! Les po�tes ont besoin de mod�les !
�a va, merci !
Tu viens d'entrer dans ma m�moire ! Tu seras dans mon �pop�e des truands !
Et beaucoup vont mourir... h�las !
Et beaucoup vont mourir, h�las.
Si je suis de ceux-la Ce chant �crit pour elle
Moi bouff� par les rats Esm�ralda la belle
Plus tard, le chantera.
Si tu restes ici, tu ne risques pas de mourir !
Et si je vais l�-bas et meurs de peur,
qui �crira l'�pop�e des truands ?
Et qui pourrait a ma place d�crire cette peur ?
Cette peur d'avoir peur !
A vos rangs, l'Egypte ! A vos rangs, l'Argot !
A vos rangs, Galil�e !
A toi, Louis de Beaumont, Ev�que de Paris,
moi, Clopin Trouillefou,
Roi de Thunes, Prince de l'Argot, Ev�que des fous, je dis :
si ton �glise est sacr�e, notre soeur l'est aussi !
Si notre soeur n'est pas sacr�e, ton �glise
ne l'est pas non plus !
Notre soeur, faussement condamn�e, s'est r�fugi�e dans ton �glise.
Tu lui dois asile et sauvegarde !
C'est pourquoi tu dois nous rendre la fille.
O� nous la reprendrons et pillerons l'�glise !
Ce qui sera bien !
En foi de quoi, je plante ma banni�re.
Et que Dieu te soit en garde, Ev�que de Paris !
N'oubliez pas qu'il y a 40 charret�es d'or, l�-dedans !
En avant, fils !
A vous, les serruriers !
Le ciel nous tombe sur la t�te !
Voila des hommes qui ont peur d'une solive !
S'il n'y avait que �a ! La porte est dure et t�tue !
Voici le b�lier r�v� !
Allez !
Allez !
Allez !
A sac !
N'ayez pas peur. Allez dormir. Ils veulent vous faire du maI.
Alors je les tue !
Esm�ralda !
Arr�te !
Ce sont mes amis, mes fr�res !
Ne craignez rien.
Ils viennent me d�livrer !
Ils sont beaucoup, mais regardez...
soyez tranquille. Allez dormir.
Victoire ! Voici l'�chelle du Pont St-Landry !
Au b�lier !
Au tr�sor !
Vive la truanderie !
Asile !
Toi aussi, tu lui veux du mal !
Car je n'ai moi, par le Sang-Dieu Ni foi, ni loi, ni feu, ni lieu
Ni roi, ni dieu !
L'�me damn�e de mon fr�re
Nous envoie aux enfers
Mais moi qui n'ai pas d'�me
Je ne risque pas d'y aller !
Allez ! La serrure c�de !
Ils vont entrer !
Venez ! Je vais vous cacher !
Encore un coup, petit b�lier !
La brebis de bronze va c�der !
Regarde, on est pas venus pour rien !
Taillez les manants !
C'est beau, la vie !
La charit� !
La charit�, pour elle, s'il vous pla�t !
La besogne est d�j� faite.
M�me si elle est morte, qu'on la tra�ne au gibet !
Elle a �t� jug�e et condamn�e.
Venez ! Ils sont partis !
Esm�ralda !
Esm�ralda !
C'est fini !
C'est a cause de vous.
Dans la nuit qui suivit le supplice d'Esm�ralda,
des gens des basses oeuvres avaient d�tach� son corps du gibet
et l'avaient port� dans la cave de Montfaucon.
Deux ans apr�s les �v�nements qui terminent cette histoire,
on trouva deux squelettes,
dont l'un tenait l'autre singuli�rement embrass�.
Quand on voulut les d�tacher, ils tomb�rent en poussi�re.
Sous-titrage : VDM@vdm.fr
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