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-Allez, hop, hop, hop ! On se dépêche.
Mais... Mais qu'est-ce que vous foutez ?
Hein ? Je vous préviens, on ne va pas faire ça
tous les matins.
Oh, là, là... -Ca fait 20mn qu'on t'attend.
-Bien sûr. Ce n'est pas ça. -Ca ne fait pas 20mn,
ça fait 23mn qu'on t'attend. -Attendez. Vous avez vos affaires ?
C'est bon, c'est bon. OK, on est bons. Allez, go, go.
Dans la voiture, dans la voiture.
Hop, hop, hop ! Ouh !
-Tu es relou, aujourd'hui. La reprise du boulot te stresse ?
-N'importe quoi.
Je ne suis pas du tout stressée.
-C'est ça, oui. Rebosser avec Super Poulet, aucun problème.
-Hein ?
Bah, non.
Elle bafouille.
Bon, allez !
On frappe à la porte. -Hm, Hm.
-Merci. Un petit check, hop.
Grosse réunion, ce matin. -Tu dors ici, ce soir ?
-Ce soir, je reste chez moi. Demain, je me lève tôt.
Il faut que je dorme. Et le squat, ton frère en a marre.
-Tu es une coloc bien plus cool que moi.
Gilles ? *-Commandant,
on a un homicide. Je t'envoie l'adresse.
-Je te rejoins. Préviens Morgane. *-OK.
-A tout de suite.
-Morgane revient ?
-Oui, elle nous rejoint cette semaine.
-Ah.
-Je ne te l'avais pas dit ? -Non, non.
Je crois pas.
-Ah, bon. J'ai dû oublier.
-Je crois.
Tu as...
Regarde, c'est un peu court.
-Oh, merde ! -Oui.
-Oh, merde !
...
Soupir
-Ca va, commandant. -Ca va ?
-Tu as l'air fatigué.
-Je me suis rasé la barbe.
-Ah... Ah, ouais.
Ca te va hyper bien. -Je te remercie.
-Notre victime s'appelle Naïma Hamouni.
Elle a 17 ans, lycéenne. -Oh, merde.
-Il faut que tu saches... -Morgane
a déjà fait une bourde ? -Non.
C'est rempli de chats.
Il éternue. Miaulements
Ca va ? -Hm, Hm.
Oui, ça va. -La victime gardait
les chats du proprio
qui est revenu ce matin.
-Eteignez le flash.
Cléopâtre est sensible à la lumière. -Salut, la team !
Allez, on se détend,
le cerveau
est de retour ! Rires
-OUH !
Ils rient.
-Brain Is back, Brain is back
Commandant.
-Bonjour, Morgane. Bienvenue.
-Hey !
Dr Beau Gosse. Bien ? -Alvaro.
-Qu'est-ce qu'on a ? -Des traces
de strangulation
et vu la rigidité et la température,
elle est morte hier soir. -Hier soir.
Miaulements
...
Elle est un peu bizarre. -Non.
-Non ? -Non.
...
-Avez-vous des informations
sur la victime ?
-Très peu. Je l'ai recrutée sur un site spécialisé.
Elle devait garder mes chats.
Ca va durer longtemps ? Les chats de race ne supportent pas le stress.
-Un enlèvement de chats
qui a foiré. -Hein ?
-Ils ciblaient Cléopâtre.
Il a eu 2 Minous d'Or.
Hein, puce ? -Je ne veux pas vous vexer.
Le tueur s'en balance,
de vos greffiers. -Pardon ?
-Ce qu'il voulait,
c'est l'ordinateur.
Il reste juste
un rectangle
de...
25 sur 38. Pile la place d'un ordi.
-Ou de n'importe quoi,
un cahier, ou je ne sais pas.
-Oui.
Très bien.
Je te rétorque : "Pourquoi nettoyer un cahier
à l'eau de javel ?"
-Quoi ?
-Les chats squattent l'évier.
Pourquoi ?
Il pue la javel.
Son PH est proche de celui de l'urine des chats.
Donc, ils kiffent. Oui, vous kiffez.
Donc à mon avis,
l'assassin a pris l'ordinateur.
Il est allé jusqu'à l'évier
et l'a aspergé de javel pour détruire le disque dur.
Ca marche ? -Impec.
-Vu les traces de décoloration
par là, j'imagine
qu'il a voulu finir le boulot
en allant jusqu'à la fenêtre
et là, il l'envoie s'exploser 2 étages plus bas.
Bam ! Oh !
Oh !
-C'est vrai, elle est normale. -Hm.
-Elle vivait avec son père.
Je vais lui annoncer.
-Je ne vais pas me battre pour lui annoncer.
Sonnette
-Bonjour. -Commandant Karadec,
de la police judiciaire. C'est chez Farid Hamouni ?
-Oui, c'est mon beau-frère. -On peut lui parler ?
-Il n'est pas là. On l'attend.
Va avec ton petit frère.
Sonia !
-Bonjour.
-Vous avez retrouvé Naïma ? Mon frère la cherche.
-On peut lui parler ?
Quand rentre-t-il ?
-Où est ma fille ?
Je l'élève seul depuis qu'elle a perdu sa mère.
Elle ne découchait jamais.
Elle n'est pas rentrée.
J'ai compris qu'il se passait quelque chose de grave.
J'ai appelé ma soeur et mon beau-frère pour...
Qu'ils m'aident à chercher.
-Quelqu'un
pouvait lui en vouloir ?
-C'était une fille sérieuse, ma fille.
Je l'ai éduquée, justement, bien.
Ma fille n'aimait pas les embrouilles, elle s'en fichait.
Vous comprenez ?
-Celui qui s'en est pris à elle a détruit son ordinateur.
-Son ordinateur ?
-Oui. -Quel ordinateur ?
-Un portable avec des stickers.
Vous voyez ?
-Non.
-Je vous l'emprunte, OK ?
-Excusez-moi. Excusez-moi.
Vous faites quoi ?
On finit de l'interroger.
-Vous n'apprendrez rien. Il ne la connaissait pas,
sa fille. -Ah bon ?
-Dans sa chambre, il y a soit
des trucs de gamine
soit des fringues de mémé. Notre victime,
elle, elle se mettait
des faux cils, des faux ongles, de la lingerie sexy.
A mon avis,
elle planquait ses affaires.
Quelque part loin de son père.
Vous avez vu Farid ?
Il est monté à pied.
Vous en connaissez beaucoup, des gens
qui se tapent 10 étages alors qu'il y a un ascenseur ?
A part vous, évidemment.
-Il faisait son cardio. -Il y a 10 étages.
Il a passé la nuit à chercher sa fille.
Il ne faisait pas son cardio. Il est claustro.
Naïma avait un double des clés de la cave, OK ?
Un claustro ne va pas
à la cave.
Elle savait qu'il n'irait pas donc...
-Elle y cachait ses vraies affaires. -Voilà.
-Donc on va à la cave.
D'accord.
-On n'a pas appuyé sur le bouton, évidemment.
Kara...
Il y a quelqu'un.
-Hey, qu'est-ce que tu fais ?
Tu m'expliques ce que tu fais ?
Tu as perdu ta langue ?
Pose ça sur le sac.
Mains derrière le dos.
*Musique rap
...
*-Bledi, Bledi
*-C'est Bledi C'est Bledi
Ca m'appelle Bledi, c'est la base Ils m'ont vue née ici
Pourtant, c'est pas facile Je vise la fourrure
Comme une carapace -Putain, Karadec !
Notre victime était une rock star, venez voir.
*-Bledi, Bledi, Bledi, Bledi Bledigirl
Dans ton bolide T'écoutes que du Bledi, Bledigirl
Je n'ai pas tourné la page Je leur ai montré le livre
Que des potes Moi, y a pas de faux dans ma caisse
...
-Plus de 200 000 vues.
Elle faisait de la musique.
Sarah, on t'a surprise.
Tu dissimulais des pièces à conviction. C'est très grave.
Tu devrais parler.
Sarah...
-Je ne voulais pas gêner l'enquête.
Mon oncle ne devait pas trouver tout ça.
Il adorait Naïma, mais il n'aurait pas accepté
qu'elle publie des vidéos.
-Elle publiait, tu la couvrais.
C'est ça ?
-Le rap, c'était son rêve.
Quand elle a publié son clip, on pensait qu'elle ferait 50 vues.
Mais ça a cartonné.
Il y a même un manager qui lui a proposé de faire un album.
Vous ne direz rien à ma famille, hein ?
-Comment tu as pu faire ça ? Tu réalises ?
-Elle ne pensait pas à mal.
-BLEDI, BLEDI, BLEDI, BLEDIGIRL
DANS TON BOLIDE T'ECOUTES QUE DU BLEDIGIRL
BLEDI, BLEDI, BLEDI, BLEDI, BLEDIGIRL
DANS TON BOLIDE T'ECOUTES QUE DU BLEDI...
-J'ai eu
le SNPS : l'ordinateur est HS. Le meurtrier l'a trop endommagé.
-Ou la meurtrière.
-Ou la meurtrière, oui.
Plus probablement le meurtrier.
A peine 12% des homicides sont commis
par des femmes. -On peut mieux faire.
-Daphné
a été nommée référente discrimination
et risques psychosociaux pour le département.
On est tous et toutes ravis.
-Les problématiques intersectionnelles.
N'hésite pas à venir me voir si tu es discriminée par rapport
à ton identité de genre, ta couleur de peau
ou ton âge.
-J'ai du nouveau.
Elle avait un manager, Stanislas de la Boisselière.
Tu nous trouves
ses coordonnées ?
-Il s'est rasé.
-Ah !
-Morgane,
votre nouveau contrat. -"Yes" !
Pas trop tôt, je dirais.
-Je vous vois tout nu.
C'est perturbant. -C'est vrai. Il y a un truc...
-Ouh, hé ! Non, non, non, attendez.
Il y a une erreur, là.
Payée 30% de moins ? L'arnaque. -Faites voir.
C'est le bon montant.
Après votre abandon de poste, Timothée
vous a remplacée. Le budget est limité.
-D'où il me remplace ?
Le gars est à l'accueil.
-2 De Tension
a fait un burn out donc vous avez un bureau.
-J'en ai même pas, de bureau. J'ai un pauvre bout de fenêtre.
Sans double vitrage, on se pèle le cul.
-J'ai signé Naïma il y a 3 mois. Je l'ai repérée sur les réseaux.
J'ai été bluffé. Un flow simple, efficace.
On a pris un café, je l'ai signée.
-Vous gérez sa carrière ?
-Ses réseaux, sa life.
Je suis manager, au service de mes talents.
-La commande des tee-shirts. -OK. Bon, on voit ça plus tard.
Merci.
-Une publicité pour la mort de Naïma ?
-On imprime quelques tee-shirts, en hommage.
On lui doit bien ça.
-Hm !
-35E le tee-shirt, effectivement.
C'est un bel honneur. -Dites,
je me demandais. Comment vous recrutez, dans votre label ?
Pour tout vous dire, j'ai toujours eu un truc
avec le chant donc je me disais que...
Il y avait moyen...
Hein ? -Inutile de répondre.
Donc vous connaissez
la vie de Naïma entièrement.
Quelqu'un pouvait vouloir lui faire du mal ?
-Le problème, c'est toujours l'entourage.
-Effectivement.
-Naïma sortait avec un mec de sa cité. Entre nous, un tocard.
Il l'a aidée pour le beat.
Les histoires ont commencé.
-Ouais, ouais
Yo, yo, yo
C'est l'histoire d'un amant Qui est devenu trop insistant
Pop, pop, pop, po
Po, po
-Quelles histoires ?
-Il a appris que j'ai versé une avance à Naïma.
Il voulait sa part.
Je lui ai conseillé
de le larguer.
-Il voulait sa moula Elle lui a dit : "Sors de là"
Sors de là, po, po
-Et...
Et cette avance, on parle de quelle somme ?
-15 000
en cash. -15 000E ?
-Il s'appelle Alan Rénal, 22 ans.
Trafic de stups
depuis qu'il a 12 ans et il n'est pas allé
à son contrôle judiciaire ce matin.
-Il vit seul ? *-Oui. L'adresse,
c'est un quartier craignos.
-OK. Merci, Daphné.
-Elle a... Bip
Putain, merde. Oh ! Je n'ai plus de batterie, fait chier.
-Il y a mon chargeur, là.
Soupir -Non, ce n'est pas grave.
-Vous ne chargez pas ?
-Je vais le faire chez moi.
Sa meuf est une reusta
Et ça le mec supporte pas
Na, na, na, na, ah
-Prenez-le. J'en ai un de rechange.
-Vous avez tout en double.
-Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Rien.
Enfin, je me comprends.
Trop insistant, bébé Trop insistant
-Alan vit là.
Je ne l'ai pas vu depuis 2 jours. -Merci.
Je vous ramène les clés. -Merci.
Elle chantonne.
...
-Ne touchez à rien
sans gants, Morgane. -Ouh !
Morgane chantonne.
...
C'est l'histoire -Putain...
Morgane ? -D'un amant
T'as cru qu'il était ti-gen Parce que le gars mettait ses gants
Il t'a fait non, non, non Chérie tu t'méprends
Quoi ?
Ouh ! Les 15 000E du manager.
-C'est lui qui lui a volés. -C'est l'histoire
d'un condé qui a voulu jouer
Les BG Il s'est pris pour Superman
J'ai fait miam, miam, miam Par ici le croque-madame
J'fais monter la mayo Ouais, j'fais monter la mayo
Ouais, j'fais monter la mayo Pour le poulet, frites
Ah ! -Morgane, vous vouliez me dire
quelque chose ?
-Hein ?
Quoi ? -Cette chanson parle de moi.
-Karadec, redescendez, vous êtes pas
le nombril du monde.
T'as cru qu'il était gentil Parce qu'il portait un képi
Mais c'était
que du mépris
Il t'a tèj comme un débris -Ca va,
ça parle de moi. -Vous savez quoi ?
Ouais.
-Ah. -Admettons.
Vous avez...
Vous êtes... Vous...
Vous m'avez fait... Vous...
Vous...
Vas-y, laisse tomber.
Elle soupire.
...
Ouaich, gros !
Tranquille ? Ca va, le biz ? -Casse-toi.
-On va bien s'entendre, tous les 2.
Tu fais le chouf pour les gars
du quartier ?
Je cherche un de tes collègues. Alan, tu connais ?
-Non, casse-toi.
-OK, ouh ! Excuse-moi de m'intéresser.
Attends, j'ai un deal.
Tu me dis où est Alan et moi, en échange, je ne dis pas
à mes copains flics de perquisitionner ce camion.
Les cartons d'emballage
qu'ils utilisent,
on en a retrouvé 2 chez Alan : sur un,
c'était écrit "Margarita" et sur l'autre, "Pepperoni"
mais c'étaient
des calzone, ça me turlupinait.
Mais vu la quantité de cash que donnent les livreurs au cuistot,
les calzone
ne doivent pas être fourrées
à la mozza.
-Ciao, Alan.
-A tout à l'heure.
-Hein ?
Où est Alan ? -Madame,
un problème avec mon petit frère ? -Aucun.
Non. -C'est une keuf.
Brouhaha
-Non, on est partis sur des mauvaises bases.
C'est une propriété privée.
-Ce contrat !
Une keuf !
-Il y a mépris. -Police nationale ?
C'est marqué. -Non, je suis consultante.
-Police nationale !
-Mes collègues.
-Les flics, les gars.
-Allez, démarrez. -Vous étiez passée où ?
-Je vous raconterai. Allez.
-Ca ne peut pas continuer.
On doit parler. -Une autre fois.
Je vais rater le bain des enfants. C'est important. Allez, go, go.
-Putain, elle est où ? -Elle est là.
-Elle est là ! Vas-y, on va la chercher.
On va l'attraper. -Vas-y !
-Reviens ! -Salope !
*-30%
de moins ? -Comme je te le dis.
Ce n'est pas le pire. J'ai investigué.
Cette nouille de Timothée est mieux payé que moi.
Il ne sert à rien.
Sonnette
Attends, ça sonne.
Je te laisse, bisou. *-Bisou, maman.
-Bonsoir.
-Bonsoir.
-Euh...
-Merci.
-Désolée, je... Je n'avais pas prévu.
Je n'ai rien au frigo. -C'est parfait, merci.
-Bon, vous vouliez...
me voir ?
-Oui.
J'ai trop repoussé le moment de vous parler.
Vous retravaillez avec Adam. Il est temps.
-De ?
-Morgane...
Je vous dois
des excuses. -De excuses de...
-Pour avoir enquêté sur Romain. J'ai abusé de ma fonction
pour violer votre intimité.
C'était déplacé. -Ah !
Ouh ! Grave !
-Oui, c'était déplacé. -Ouais.
C'était hyper déplacé.
En même temps,
ça m'a permis de savoir ce qu'il était devenu.
Donc j'imagine que...
Qu'on est quitte ?
Oh, fait chier,
ce robinet de merde, là !
-Adam a été très affecté par votre départ de la police.
A chaque fois que j'ai essayé d'aborder le sujet, ouf !
Il se refermait complètement.
Impossible de... Laissez-moi faire. -OK. Ouh, là.
-Voilà.
-Ah bah, voilà.
-Voilà. -Voilà.
-Ah ! -Parfait.
-Ca fait du bien de crever l'abcès avec vous, enfin.
-Grave, ouais.
Ouf ! Elle rit.
Ca va mieux. -Hm.
J'ai quand même failli passer à côté de votre retour.
Adam ne m'avait rien dit. Morgane rit.
Rires
-C'est marrant, ça. -C'est marrant, oui.
Je trouve aussi. -Oh...
-Et ouais. -Hm.
-Comme s'il avait peur. -Hein ?
-Comme s'il s'était passé
quelque chose entre vous. Rires
Il n'a pas osé m'en parler. -Bah, non.
Euh...
Ouais, OK,
je l'ai embrassé. OK. Mais il m'a repoussée direct.
Et c'était sans conséquence.
Déjà, j'étais vachement perturbée par Romain, tout ça.
Je ne sais pas, égarement. Lui,
mur et sans conséquence.
On est sur un non-événement. -D'accord.
Vous l'avez embrassé
et il ne s'est rien passé. -Rien.
Vraiment pas de quoi en parler. -Voilà.
Rires -Eh bah, ouais. Ouh !
Bris de verre
Qu'est-ce que c'est ?
Ah !
Tirs en rafale
...
Aboiements
...
Une moto démarre.
-C'est quoi ? -Une calzone.
Soupir
Punaise, je venais juste de passer le contrôle technique.
-Poussin, ça va ? -Oui.
-Ca va ? -Ca va, tout va bien.
-Moi aussi, si ça intéresse quelqu'un.
-Ne me fais pas ça tous les 6 mois. -C'est moi qui étais visée.
On s'en fout. -Que s'est-il passé ?
Que fais-tu là ? -Morgane a vu
quelqu'un roder.
Elle a essayé de te joindre.
Elle pensait que j'étais avec toi.
-Une dizaine de fois, j'ai essayé.
Jamais vous ne répondez ? -Ah ?
Aucun appel
en absence.
-Les enfants, ils vont bien ? -Ils sont chez leur père, ça va.
Par contre, je suis choquée. Il y a une cellule psychologique ?
-Qui a pu faire ça ? -Je n'en sais rien.
Il y a la bande de jeunes, mais ils ne feraient pas ça.
-Quelle bande ? -La bande d'Alan, là.
Cette après-midi,
j'ai essayé de faire chanter
un dealer pour avoir des infos sur Alan.
-Un dealer ? Vous êtes folle ? -Il n'avait
que 12 ans, je ne savais pas
qu'il avait des frangins armés.
-Ils en ont toujours.
Ils avaient l'adresse ? -Je ne sais pas.
Alors là... Si ça se trouve,
le gars a trouvé mon contrat de travail
et s'est étonné de mon salaire. -Ca n'a rien à voir.
Ca coûte cher, la mise sous protection.
Timothée fait partie de l'équipe.
Vous vous partagez un salaire, point. C'est quoi, cette bande ?
-Qu'est-ce qui s'est passé, à la cité ?
Sirènes *-Ca court, derrière.
Ca court, derrière.
Sirènes Brouhaha
...
-Des armes, de la drogue,
mais pas d'Alan.
Cris étouffés Coups
...
Cris étouffés
Alan ?
-Tu faisais quoi dans le coffre ?
-On déconnait entre potes.
-Ils cherchaient ça ?
Tu l'as volé à Naïma avant de la tuer ?
15 000 euros.
Pile le montant versé par son manager.
C'est un mobile. -Je ne lui ai rien fait.
J'ai volé cet argent pour elle.
-Je comprends pas.
-En signant, elle a eu une avance.
On n'a jamais vu autant de thune. Elle a pété un plomb.
Elle a tout cramé en fringues, en fêtes. Je lui ai dit d'arrêter.
Elle ne livrait pas d'album. L'agent voulait le fric.
Elle avait plus rien.
-Elle devait rembourser l'avance ?
-Elle était obligée.
Son manager, si elle ne faisait rien,
il disait tout à son daron, qui ne savait rien.
Fallait faire un tube en 48 heures. Il allait pas comprendre.
-Tu as piqué ce fric à tes potes dealers
pour rembourser sa dette ?
C'est ça ? -Oui.
Sauf qu'ils m'ont soulevé.
Elle a cru que je l'ai lâchée.
Ce n'est pas vrai, putain.
Elle est allée voir Stan sans la thune, seule. Tu comprends ?
...
-Daphné, tu es référente discrimination.
-Oui. -Et risques
psychosociaux, patata. Tu t'y connais en droit du travail ?
Licenciements ? -Oui.
-OK. Alors, exercice de style. Comme ça, mettons, imaginons
que tu aies envie de virer quelqu'un de la police.
Comment
t'y prendrais-tu ? -C'est une femme ?
Tu attends qu'elle prenne son congé mat'
et tu prétextes des coupes budgétaires.
-D'accord, mettons. Mais maintenant, si c'est un homme ?
-Préretraite. Il a plus de 50 ans ?
-Non, pas vraiment.
-Là, Morgane...
Un homme cisgenre de moins de 50 ans est "invirable".
Tu peux attendre une démission
ou une faute grave.
-OK. Tu peux me lister les fautes graves ?
Morgane crie de douleur.
... -Ca va ? Ca va ?
-Pardon.
C'est pas toi, c'est le bruit
du tampon, ça ressemble tellement à un tir de Kalachnikov
que ça me replonge dans le trauma.
On t'a raconté ce qui s'est passé ?
-On m'a dit.
Vous êtes saine et sauve. -Oui,
c'est quand même passé à ça. 3mm plus à gauche et plaf !
Plaf ! Plaf !
-Oui, dis donc... Elle soupire.
-On a un métier hyper dangereux,
Timothée. -Hm... Oui.
-Ca peut arriver à n'importe lequel d'entre nous.
Céline, Daphné, Gilles, toi.
-Je suis à l'accueil, ça va.
-Tu es en 1re ligne.
Il faut changer
le système de l'intérieur, OK ?
J'ai un plan, note. Je te fais la liste
du matériel qu'il te faut.
Tiens, prends ça. Alors, carton. -Carton.
-Un drap blanc.
-Vous êtes ?
-Pardon. Il n'y a personne à l'accueil.
Je cherche
le service contraventions. -Là-bas.
Au fond, "contraventions".
-OK, merci.
-C'est quoi, ça ? -Aucune idée.
Vibreur
-Oui ?
-Oui. J'y suis, mais je ne vous vois pas.
-Oui, non, c'est...
J'arrive. Commence la manif. Je suis coincée dans les bouchons.
-2e étage. Vous allez reprendre le couloir.
Il y a l'ascenseur.
Il se passe quoi ?
Où est Timothée ? -Pff ! Aucune idée.
Sonneries
...
Oui. *-Vous avez fait
la demande d'autorisation
de manifestation ? Je suis pas le bienvenue.
*-Mais ça, évidemment,
ça les dérange, ils sont pas prêts.
-Pose ta pancarte, maintenant.
-OK. -Enlève ça, mains en vue.
-C'est pour vous. -Une arme !
*-Ah ! -Timothée ? Timothée ?
Timothée ?
-Le suspect
est en garde à vue.
Le manager nous a baladés.
On retourne le voir. Allez.
Musique rap
...
-C'est bon, ça.
Il renifle. Ca sent l'oseille, ça.
-Yo ! Salut, Stan !
Hey, classe !
Tu m'en files un ?
Ta nouvelle star ? Naïma, c'était une planche pourrie.
-Naïma, c'était ma petite reine.
Mon étoile. -Ce baratin.
Elle a dilapidé son avance sans faire un titre.
...
-Karadec, jetez un coup d'oeil à ça.
-Vous avez compris qu'elle vous baladait.
Ca a dégénéré.
-Attendez,
c'est du délire.
Elle fait quoi ? *-1, 2, 1, 2.
Alvaro au micro
Feat. Stan
Ouh
Voilà la réverb' et tout, j'adore.
Tu fais le mec triste Mais t'en as que pour ton blé
Je te savais cynique Mais là, mec
Tu m'fais flipper -Elle fait quoi ?
-Elle travaille.
-T'es prêt à tuer
pour tes produits dérivés T'imprimes des tee-shirts
En parlant d'un hommage
Ca vient de Chine T'as pensé au décalage
Tu surfes sur la vague
Tu parles d'anticipation Mec, aux tribunal, on dira
Préméditation Préméditation
Préméditation
Prémédita-prémédita
-Votre commande de tee-shirts, vous l'avez saisie à Pékin
à 15h soit à 9h, heure française avec le décalage.
1 heure avant qu'on vous annonce sa mort.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Tuer votre star, créer le buzz ?
-Ce n'est pas ce qui s'est passé. -Alors je vous écoute.
-J'ai mis la pression à Naïma. Elle livrait de la merde.
J'ai perdu patience, mais je ne l'ai pas tuée.
-Pourquoi commander des tee-shirts avec une larme avant sa mort ?
-Pour sa nouvelle chanson.
Elle est venue me faire écouter
une maquette.
C'était de la bombe, un truc
à la hashtag Me Too, qui sent le vécu.
J'y ai cru, alors j'ai commandé des goodies un peu dark.
-C'est quoi, ce truc à la hashtag Me Too ?
Un morceau qui parle d'abus sexuel. *-Une chanson sur un viol ?
-Autobiographique.
-Si elle s'apprêtait à dénoncer son violeur, on a un mobile.
*-Exactement. -Tu as la chanson ?
*-Elle y est allée avec une clé USB et elle est repartie avec.
On est revenus sur la scène de crime
pour la chercher. -Oh, s'il vous plaît !
Du cuir de buffle.
-Très bien. Tu me tiens au courant. *-OK.
-S'il vous plaît, non. Attention.
Soupir
-C'est une clé USB en fourrure rose.
-Oui.
-Il y a obstruction à la justice.
C'est hyper grave. -Mais je n'ai jamais vu de clé !
-Ah !
-Vous l'avez ?
-Ce n'est pas ça.
-Non ?
Soupir -Ne vous dérangez pas,
hein.
Si je peux aider...
-Grave.
Grave que tu peux nous aider.
Lequel de tes bébés fait du pica ? -Du quoi ?
-Lequel est le serial suceur ?
-Morgane ?
Je ne comprends pas.
-Le pica...
-Trouble qui pousse les gens et les animaux
à bouffer ce qui...
-Ne se bouffe pas. Voilà.
-Du latin "pica" : pie.
-Connue pour être un animal qui bouffe n'importe quoi.
De la laine, un pan de rideau, des lacets.
N'importe quoi, surtout si c'est
en fourrure.
-Le pica est fréquent chez les siamois.
-Cléopâtre a mangé la pièce à conviction.
*Musique romantique
...
Miaulement
-Peut-on voir ses selles ?
-Il est constipé.
-Une manif en plein plan Vigipirate ?
Vous avez 2 neurones ?
Reprenez votre boulot. On réglera ça plus tard.
Le préfet refuse de payer pour la protection de Morgane.
Vous pouvez vous en charger,
ce soir ? -Euh...
En fait, j'avais prévu
de...
OK.
Je vais m'organiser. -La chanson
"Me Too", on en est où ?
Je dois rappeler le proc.
-On a un contretemps. -Comment ça ?
-La chanson se trouve dans une clé USB
qui est dans... Miaulement
-Dans le cul du chat.
-Vous rigolez ?
On attend le caca d'un chat pour faire avancer l'enquête ?
-Oui.
-Très bien, OK. Timothée !
-Oui, commissaire. -Récupérez-moi
chaque crotte de ce chat.
S'il en manque, vous pourrez dire adieu
à votre carrière.
-Désolée.
Je n'ai pas eu ton courage, bravo.
-Tenez, attention. Miaulement
Il y a des ristrettos.
Courage, brigadier.
Bip
Morgane, vous faites quoi ?
-Je vais prendre mon bus. -Non,
vous ne pouvez pas rentrer seule. -Je ne suis pas seule.
Je prends le bus.
-On a tenté de vous assassiner.
On n'a pas neutralisé l'ensemble de la bande.
-C'est bon, je gère. OK ?
Je gère.
-OK, comme hier soir.
-C'est-à-dire ?
-Vous avez appelé Roxane.
Vous n'avez pas tenté
de me joindre.
-C'est ça, votre problème ?
Que je foute la merde ?
Je n'ai pas appelé Roxane.
Elle est venue chez moi. J'ai tout pris
sur moi, elle croit que vous êtes sensas.
Il bafouille.
-C'est parce que je suis
avec Roxane ? -Ce n'est pas Roxane.
C'est vous, le problème.
C'est vous qui m'avez embrassée au pire moment de ma vie
et après, vous vous comportez
comme si c'était la chose la plus débile.
Ce jour-là, j'ai compris que je m'étais plantée sur Romain...
Et que je m'étais plantée sur vous.
-Gilles va dormir chez vous.
Vous l'attendez ici.
-C'est ça, appelez-le.
Soupir
-Bon, les amoureux. Moi, j'y vais.
Juste pour info, je ne dors pas là.
Donc faites autant de bruit que vous voulez.
A bientôt, Roxane.
-Bonne soirée.
-Ca va ? Tu n'as quasiment pas parlé du dîner.
-Euh... Pardon, oui. Enfin, non.
C'est... Oui, ça va.
Bon, je voulais te parler
d'un truc. -Je te jure que...
-Laisse-moi finir. -OK.
-J'ai un poste à Paris.
-Un poste ? -J'ai passé
le dernier entretien hier.
Un poste d'adjointe
auprès de la directrice de l'IGPN, un gros truc.
Et...
Voilà, ils m'ont choisie. -Waouh !
C'est génial ! -Ah.
-Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? -Je voulais vérifier 2 ou 3 trucs.
-Comme quoi ?
-Une relation à distance, c'est pas simple alors...
Mais je pense que nous 2,
c'est assez solide pour que ça marche.
Qu'en penses-tu ?
-C'est génial.
-Ah bon ? -Mais oui.
Attends, à ton poste. -Merci.
-Tu le mérites. -Tchin.
-Gilles,
ils sont dans le jacuzzi.
Allez, viens.
Je mets ma corne.
-Je fais
le guet. -Ils les ont tous arrêtés.
Je t'ai pris de la bière sans alcool.
Accent italien Je suis la pizza
4 fromages et je suis
pleine de gorgonzola.
Mange-moi,
Gilles. -Bon, 5mn mais pas plus.
-Ah !
Gilles rit.
Trop contente
qu'on fasse une soirée. -Oui.
-Donc Cassandra
avait fait une alliance avec Tiffany qui sortait
avec Alan qui l'a trompée
avec la "pestouille". Fracas
La calzone. C'est le retour
de la calzone. -Chut.
-Gilles, me laisse pas.
Quelqu'un force la serrure.
...
Déclic
Ah !
-Oh !
Putain, la vache !
-Serge ? -Il m'a déboîté
l'épaule, ce con. -M. Alvaro, je suis désolé.
Je vous ai pris pour un psychopathe.
-Qu'est-ce que tu fous là ?
-Je viens voir mes petits-enfants.
-Arrête. Qu'est-ce que tu fous là ?
Tu es à la rue ? Une planque ?
Ma tête aussi est mise à prix.
-Je vais chercher de la glace. -Non.
Je m'en occupe. Fais gaffe qu'il ne pique rien.
Garde un oeil sur lui.
-Ah ! Vous pouvez me donner
votre veste ? -Oui.
-Vous pouvez la caler ? -Oui. Pardon, je suis désolé.
-Aïe, aïe, aïe ! -Pardon.
Il soupire. Je suis gêné.
-Hé, chope.
Elle va très bien, cette épaule.
Tu vas pouvoir rentrer chez toi.
Allez, file.
-Aide-moi.
-Oh, je te jure. -Mon genou.
Allez, dégage. -"Dégage".
Morgane,
je voulais te dire que... Je commets des erreurs, d'accord.
Mais je voudrais partager un peu ta vie.
Tu me manques. Vous me manquez,
toi, Eliott, Théa, Zoé.
-Chloé.
-Chloé. -Si tu reviens,
j'achète une arme et je te tire
dessus. -D'accord.
-Mes petits pois. -Oui.
Ca fait un peu mal, quand même.
Elle soupire.
-Quoi ?
-Tu coupes facilement les ponts.
Tu sais, quand...
Quand tu as quitté les radars,
je t'en ai voulu.
T'es revenue et j'étais content de te voir.
Je m'en suis rappelé
et j'étais en colère.
J'ai réalisé que...
Je t'en voulais parce que...
Tu m'avais manqué.
C'est dur de pardonner quelqu'un.
Mais ça vaut le coup.
...
Miaulement
...
-Bonjour. -Bonjour.
-Bonjour.
-Bonjour.
Ca va, Gilles ? -Et toi ?
-Ca y est.
J'ai la chanson.
-"Princesse", la chanson dont parlait le manager.
*Musique instrumentale électronique
...
*-J'étais si mal dans ma peau
On m'a tant mis de bonnets d'âne noirs
Et ceux qui me prenaient de haut
Ne connaissaient pas mes états d'âme, non
Et j'ai regardé en haut Il était mon soleil d'ailleurs
Il m'avait promis le gros lot J'aurais dû regagner la lune noire
J'ai tout fait pour gagner du temps
Il m'a dit le temps presse Je pensais pas
que je souffrirais autant Il m'a attirée dans ses marais
J'ai dit "non, c'est mort"
Dans ce lit, dans ses bras Je suis passée de neuve à tu sais
Il me dit que je suis forte Et qu'on abuse
Que des bonnes choses J'aimerais bien pouvoir m'en passer
-Ca parle bien d'un viol. Elle n'a jamais déposé plainte
à ce sujet ? -Jamais.
Aucun appel à l'aide aux victimes. -C'est plus qu'un viol.
-Comment ça ?
-Le couplet. "La lune", "le soleil",
"le temps", ça ne vous rappelle rien ?
Ca ne rime pas.
Ce n'est pas le but. Ca fait référence
à "Peau d'Ane".
La couleur des robes
que l'héroïne demande
à son père pour son mariage.
Ca fait référence au bonnet d'âne dont elle parle au début.
Et puis là, regardez.
Là. *-Je pensais pas
que je souffrirais autant Il m'a attirée dans ses marais
-"Marais".
*-Dans ce lit, dans ses bras Je suis passée de neuve à tu sais
-"Neuve". Jean Marais, Catherine Deneuve.
-Oui, les acteurs de films.
-De quoi parle ce conte ?
-Une fille qui se cache sous une peau
car son père veut l'épouser. -Voilà.
-Waouh...
-Gilles, tu me convoques le père de Naïma.
-Carrément.
-Vous saviez que Naïma chantait ?
-Non.
-Naïma n'osait pas vous parler de ses activités ?
Elle avait des secrets ?
-On a des soupçons
sur le père de Naïma.
Aurait-il pu abuser d'elle ?
-Farid ? Abuser de Naïma ?
Mais non, c'est pas possible. N'importe quoi.
-Non.
J'ai juste voulu la protéger parfois, mais c'était par amour.
-Le soir de sa mort,
il vous a contactés à quelle heure ? -Vous vous rendez compte ?
Qu'il l'a tuée ? -Je voulais pas
qu'il lui arrive quelque chose.
-L'amour d'un père ou plus que ça ?
-Mais non, c'est pas possible. C'est pas mon frère.
-N'importe quoi.
-Comment ça ?
-Répondez.
*-Bledigirl, Bledigirl
Bledigirl
C'est Bledi, Bledi C'est Bledi, c'est Bledi
Ca m'appelle Bledi C'est la base
Ils m'ont vue née ici Et pourtant c'est pas facile
Ils voudraient que j'leur fasse la passe
Je vise la fourrure Comme une carapace
Capuche sur la teuté T'es contre les rapaces
-Ca ne va pas ?
Je n'ai jamais, jamais touché à ma fille. Jamais.
-Dis-moi,
c'est toi, Bledigirl ?
Hein ? C'est toi qui as écrit cette chanson pour ta cousine.
Elle ne pouvait pas en fournir une nouvelle.
Elle n'y arrivait pas seule.
J'imagine qu'elle était coincée et qu'elle t'en a piquée une autre.
"Princesse" ?
Celle où tu racontes ce que ton père t'a fait.
Seulement, celle-là, tu ne voulais pas la partager.
Je me trompe ?
-Elle a fouillé mes carnets.
Je lui ai dit de ne pas la sortir.
Elle m'écoutait pas.
Elle disait
qu'elle allait me créditer.
-Elle n'a pas compris la chanson.
-Je lui ai dit d'arrêter.
Elle s'est énervée. Elle voulait savoir
pourquoi je ne l'aidais pas.
Je ne pouvais pas lui dire.
Je... Je l'ai prise par le cou.
J'ai arrêté, elle était...
Je suis désolée.
Je suis tellement désolée. Je voulais pas.
Je vous le jure. Je vous le jure, je voulais pas.
-Sarah a avoué le meurtre.
Vu le contexte,
l'abolition du discernement sera retenue par l'expertise.
-Et son père ?
-En garde à vue.
Ca prendra du temps, mais elle finira par porter plainte.
-Espérons qu'il y ait un procès.
-Bah alors,
il est où, le nouveau ?
Ca ne rigole pas. Une petite manif
et bim, viré.
-Ne vous inquiétez pas pour lui.
Il est chez vous. -Quoi ?
-Il va assurer votre protection, ce soir.
Vous échangerez sur les conditions de sécurité.
Et pour l'augmentation, c'est non. Bonne soirée, Morgane.
Soupir
-Vous avez votre chargeur. -C'est
le vôtre, je le ramène demain.
-Oui, OK.
-Ah, Karadec, euh...
Je voulais vous dire, euh... -Je vous écoute.
-Ca ne vous va pas, sans barbe. A demain.
-A demain.
Soupir
*Musique classique
...
-Bonsoir, Morgane.
Je suis entré pour sécuriser votre domicile.
J'ai rangé un peu.
Vous avez faim ? J'ai préparé une petite salade.
-Oh !
...
-Si vous voulez du japonais, on peut commander.
...
Sous-titrage EVA France ST' 501
.
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