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Original subtitles

Quand l'éditeur de Playboy

m'a dit que je serai Playmate de l'année,

les premiers mots qui sortirent de ma bouche furent : "Vous en êtes sûr ?"

Est-ce que votre frère sait

que vous apparaissez dans le magazine ?

Je pense, euh... Mon frère est un peu timide

parce qu'il a des amis

qui ont 18 ans, 17 ans, qui vont dire...

Vous savez bien... "Hey, ta sœur est dans Playboy."

Mais ses amis...

Bref, je me souviens que quand je suis revenue chez moi,

ils sont arrivés et ils ont dit,

"J'y crois pas. On t'a vue dans Playboy"

Et ils ont demandé : "Comment tu as fait ?"

Puis : "C'est trop génial !"

Et alors mon frère a commencé à se dire que, vous savez...

Que c'était plutôt chic. Voyez, genre "ma sœur..."

La devise de Playboy, c'est "La fille d'à côté".

Ils recherchent des filles

saines, fraiches, jeunes et naïves,

ils veulent tout ça.

Donc la plupart des filles sont, euh...

de ce genre de type.

Ça a pris 5 mois pour élaborer l'agencement de "La Playmate de l'année".

Ils ont fait plus de de 20 000 clichés. C'est du perfectionnisme.

Ce ne sont pas juste, euh... de belles photo de nu.

C'est de l'art. L'art parfait.

Et j'en suis fière.

Et, hum, je suis heureuse de le faire partager...

avec ceux qui l'apprécieront à sa juste valeur.

Voudriez-vous être comme votre sœur

quand vous grandirez ?

Ah ouais !

Pourquoi ?

Parce que je suis fière d'elle !

Salut. Comment tu vas ?

Bonjour.

Paul Snider.

Ouais, je suis Paul Snider.

Comment va ?

Snider.

Paul.

Bonjour.

Ha ha, ouais.

Paul Snider.

Ah, va te faire foutre.

Allez tous vous faire foutre, enfoirés.

Il semble un peu énervé depuis quelque temps.

Pourquoi ? Je ne sais pas.

Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est en bonne forme.

Comment gagnait-il son argent ?

De toutes les manières possibles.

Il faisait des bricoles pour moi, dans ce club.

Des trucs farfelus.

Il a toujours eu des idées farfelues.

Quel genre d'idées étaient-ce ?

Un concours de T-Shirts mouillés avec les habituées.

Très bien, Milly !

Oh, Milly !

La voilà ! Très bien, Milly !

Allez, va ! Tu nous as vraiment montré de quoi tu étais capable !

Milly est la Dolly Parton de Vancouver !

Merci, ma douce.

Et voici la numéro 4 ! L'adorable Pat !

Très bien !

Monte juste sur le podium.

La voilà !

Regardez-la faire. WHOA !

On va tous être humides ! Voyez ce qu'elle fait avec sa tête !

Admirez ce qu'elle fait avec sa tête ! Elle y est !

WHOA, bébé.

Très bien !

WHOA !

Pas vraiment de différence, hein les gars ?

Super sport !

Allez, applaudissez-la comme il se doit !

Très bien, voici Jeri !

Très bien, mettons-en une autre...

Allez, dedans ! Va dedans !

On en a deux ! Deux comme ça !

Donnez-m'en trois ! Allez Milly, vas-y !

Trois pour le prix d'une !

Paul s'est palpé dans les 900 $.

Plutôt chouette, je trouve.

Tu devais au moins faire ça.

Tu devais les divertir.

T'as cassé la baraque, mec !

Tu l'as fait car tu coûtes pas cher.

Demain, Mac.

Il était pas facile à prendre.

Par quel autre moyen se faisait t-il de l'argent ?

Oh, bon sang. Il a tout tenté.

Il a fait le mac...

Vous avez bien dit "mac" ?

Ai-je dit ça ? Ai-je dit "mac" ?

Ouais, je suppose que je l'ai dit...

Avec une poignée de filles, du moins, c'est ce que j'ai entendu.

Ah ouais,

il avait des trucs à faire avec ces shows automobiles.

Il les approvisionnaient avec des hôtesses, des mannequins ou autre...

Il avait les plus chaudes pour ces shows,

des bagnoles et des filles, des filles et des bagnoles...

Encore une chose à propos de ce petit enfoiré.

Il pouvait se rappeler le nom de tout le monde,

qu'il les aient rencontrés à l'instant ou cinq ans auparavant.

Il se rappelait toujours des noms...

Pour ça, je l'admire. C'est un don certain.

Un vrai don !

Ils ont l'air de types sympa.

Al vient de Racine, de chez Ford.

Harry et Bob sont de Seattle.

Oldsmobile.

Je me sens bizarre.

C'est juste pour un dîner et quelques sourires.

C'est tout ?

Je leur parlerai plus tard.

C'est vraiment des gars chouettes.

Ils me le diront directement.

S'ils espèrent plus...

En général, ils veulent...

S'ils veulent plus, alors on arrêtera tout, OK ?

Point barre.

Je ne baise pas pour de l'argent, Paul !

Elle non, mais moi oui...

Écoute, laisse-moi encore leur parler.

Juste pour mettre les choses au clair.

C'est un mac au rabais. Il en a même l'air !

Pourquoi veut-elle l'épouser ?

C'est comme une sorte de loyauté.

Dites à vos gars d'appeler Vancouver,

vérifiez tout sur lui et voyez s'il y a le moindre truc à savoir.

Son nom est Snider, S-N-I-D-E-R.

Prénoms, Paul Leslie.

Ouais, je le connais.

Une petite frappe. Un guignol, vraiment...

Toujours sur un coup. Toujours dans la merde.

Un usurier, principalement.

Bon sang, c'est pas marrant, mec !

Je... Je... Je me sens mal.

REMONTEZ-MOI... Je me sens mal !

Regarde mon costume !

C'est un costard à 400 $ !

C'était pas drôle, mec.

Je veux dire, soyons civilisés, hein mec ?

Oh, merde !

C'était dangereux, très dangereux !

Et humiliant...

S'il te plaît, Snider !

Fais-toi une faveur.

Ne me dis plus que c'est trop, s'il te plaît.

7 points, c'est trop, mec.

Tu ne devrais pas m'humilier de la sorte, Charlie...

C'est reparti !

Charlie. Allez, Charlie. Je t'en prie, Charlie !

je t'en prie, Charlie...

Charlie, t'es qu'une enflure !

Petite enflure de merde, tout le monde te lèche le cul !

Tout le monde rampe à tes putains de pieds !

Ben...

Pas moi. Je ne lèche le cul de personne.

Tu ne vas pas m'oublier...

Bande de fumiers, vous avez failli me tuer.

Je l'ai trouvée, pas toi.

Je l'ai trouvée.

Je bossais au Dairy Queen à mi-temps,

quand j'étais lycéenne,

et un jour ce gentleman est entré

avec cette magnifique blonde.

Elle portait un manteau de fourrure.

Ils en portaient un tous les deux.

J'avais une queue de cheval

et ce petit ( ?).

Et j'ai dit : "Puis-je vous aider ?"

Il a dit : "Eh bien, quel est votre nom ?"

Eh bien, quel est votre nom ?

Dorothy. En quoi puis-je vous être utile ?

Vous êtes belle...

Moi ?

Puis-je prendre votre commande, maintenant ?

je vais prendre quelque chose de sucré, doux et blanc.

Vous.

Voudrais-tu prendre leur commande ?

Bon sang, Paul !

Elle est vraiment belle.

C'est une gamine !

Prends-les tant qu'elles sont jeunes, n'est-ce pas ?

Je prendrai un banana split...

Seigneur, je ne sors pas beaucoup avec les garçons.

J'étais très coincée.

Je ne peux pas parler aux gens aisément.

Alors, quand seras-tu en vacances ?

En juin, j'espère.

Tu aimes la voiture ?

Eh bien, un jour tu en auras une plus belle.

Une Mercedes, peut-être.

Elles sont top !

Excusez-moi, monsieur.

La direction m'a demandé de vous parler.

Votre braguette est ouverte,

et tout les clients peuvent voir votre pénis.

Quelqu'un me regardait avec insistance.

C'est nouveau.

C'est très chouette, ici.

Si tu aimes la cuisine italienne,

je connais un endroit du tonnerre.

Je t'y emmènerai demain soir.

J'aime les pizzas.

Eh bien, c'est le "Northern Italian". Trois étoiles.

Je connais le maître d'hôtel.

Oh...

J'ai quelque chose qui ne va pas ?

J'ai probablement un morceau de salade entre les dents ou autre chose ?

Non, non, non, non.

C'est juste la lumière.

La manière dont la lumière joue dans tes yeux.

Oh. Tu es donc un expert ?

Expert en quoi ?

Oh...

J'ai trouvé ça dans le chou

au bar à salade.

Il y a ton nom dessus.

Ce n'est pas une Mercedes.

C'est une blague ?

C'est une vraie topaze,

2 carats.

C'est splendide.

Eh bien, il y a cette gamine d'une ville au Canada,

bossant dans un Tasty Freeze ou au Dairy Queen,

etc... peu importe,

et ce, euh...

gros malin de la rue...

Ouais, je suppose qu'à la base,

il voulait éblouir une jeune fille, ouais...

J'ai toujours tout foiré...

Eh bien, ce n'est plus le cas.

Je ne pense pas être à la hauteur de Paul Mc Cartney, n'est-ce pas ?

C'est trop joli.

Je l'ai fait,

J'ai essayé de le vendre.

Ça a dû être difficile à faire.

Quelque chose comme ça a dû être vraiment difficile à faire.

C'est si joli !

Je suis un peu partie...

Ta main tremble...

Oh, ma grande main...

J'ai les mains les plus grandes...

Je n'ai jamais voulu donner la main aux garçons,

parce que mes mains ont toujours été plus grandes que les leurs.

Je ne pense pas être la bonne,

tu vois ce que je veux dire ?

Je sens que je ne suis pas la bonne pour ça...

Je suis le premier ?

Eh bien, il y a eu ce joueur de football...

Qui d'autre ?

Oh, ce fut affreux !

Il a été si brutal,

et tout est allé si vite...

Bam-bam. Genre "Merci m'dame"... !

Je ne suis pas vraiment sûre que ce soit arrivé,

Mais je... je suppose que ça l'est,

parce qu'il a dit à tout le monde à l'école

que j'étais une petite...

Salut.

Comment vas-tu ?

Bonjour.

Bonjour.

C'est ça, ouais !

Très bien.

Bonjour.

Oh, mon... Ne devrions-nous pas...

Ça ne fait pas trop chic ?

Entrez donc !

Elle n'est pas encore prête.

Pour vous

Oh, elles sont magnifiques !

Je ferai mieux de les mettre dans un vase.

Elle et Eileen sont restées là-haut pour se préparer

pendant toute la matinée.

Vous vous imaginiez que ce serait plus un sacre

qu'un simple bal de promotion ?

Hey, George.

On va au bowling ?

Oh seigneur, on dirait un danseur de tango !

C'est un ami à moi.

Qui ça ?

Telly Savalas. Kojak.

C'est des conneries.

Y a-t-il trop de rouge à lèvres ?

Il a dit de ne pas trop en mettre.

Ça a l'air bien ?

Y a t-il trop d'ombre à paupières ?

ça a l'air bien ?

J'ai cru que j'avais un vase, mais...

Enlevez vos pieds de là.

Pardon.

C'est une robe bien trop chère que vous avez achetée à Dorothy.

Oh, j'ai trouvé que ça lui convenait bien.

Elle est presque prête.

Vous devriez la voir !

Sens-moi, maman.

Ooh !

Sens-moi, George.

Barre-toi de là...

Allez !

Pouah !

Sens ça, Paul. À fond.

Mmm !

C'est ça qu'elle sent.

Ca s'appelle de l'eau de toilette.

Attends ! Juste une seconde.

L'orchidée est pour Dorothy,

et les gardénias sont pour toi.

Je te remercie !

Il est ici ! On a toutes les deux un cadeau !

Elles sentent comme toi.

Cette Eileen est trop belle !

Toutes les femmes de cette maison sont trop belles !

Encore des conneries...

George !

Tu es prête ? On y va !

Hey, tout le monde... La voilà !

Elle ressemble à une star de cinéma !

Ahh !

N'est-elle pas magnifique ?

Fantastique !

Tu es incroyable !

On peut prendre une photo, maman ?

J'ai un appareil dans la voiture.

Je reviens tout de suite.

Puis-je prendre la photo,

Paul ?

Salut, Dorothy.

Comment vas-tu ?

Oh, salut.

C'est lui.

Qui ça ?

La grande gueule. Le joueur de football.

Ouais, c'est lui... Très bien.

Un sportif au rabais.

Comment tu sais ?

De la manière dont il a dit ton nom.

Croit-il que je suis trop con pour ne pas le remarquer ?

Ne crée pas d'ennuis maintenant, s'il te plaît.

Il ne va rien se passer.

Bon sang ! Qui a fait ça ?

Excusez-nous.

Vachement marrant... Une bonne blague, hein ?

Tu ne lui as pas fait de mal, hein Paul ?

Pas assez pour ce connard.

Je suis très romantique,

et j'aime les petites surprises

et vous savez, des petits gestes comme des fleurs

ou un appel quand vous vous y attendez le moins,

enfin vous voyez, des trucs comme ça.

Pas... Pas des trucs sexuels.

Bon, seriez-vous surprise

si je vous demandais

d'enlever vos vêtements à l'instant ?

Le feriez-vous ?

Non.

Ben, pourquoi pas ?

C'est...

Ce n'est pas romantique. C'est...

Ça m'a pris 5 mois pour préparer la session pour la Playmate du mois.

J'ai posé pour 20 000 photos.

Assieds-toi,

réunis tes genoux et serre-les.

Comme ça ?

Comme ça.

C'est chouette.

Et si tu déboutonnais un peu ta chemise ?

Je ne peux pas le faire.

Oh si, tu le peux.

C'est amusant.

OK.

OK.

Qu'est-ce que tu fais ?

Paul !

Humidifie tes lèvres et ouvre la bouche.

Quoi ?

Tu sais, comme tu as fait la nuit dernière.

Paul.

Je peux faire ça...

Dorothy ?

Dorothy Stratten, page centrale de Playboy.

Vous êtes sur Street Talk.

Bonjour, Miss Stratten. Je m'appelle George.

Salut, George.

Voilà, on était assis dans le garage,

et on avait une question.

Comment c'est de poser nue ?

Je veux dire, comment ressentez-vous ça ?

Ça donne un peu la chair de poule, des fois.

Un point pour Dorothy.

Nous sommes avec Dorothy Stratten.

Oh mon Dieu, j'ai l'air grasse sur celle-là !

Oh seigneur. J'espère que ma mère ne les verra jamais !

Oh mon Dieu, ma mère... Quelle heure est-il ?

16h30.

Salut, maman.

Oui, je sais.

Je suis désolée.

Donne-moi une chance de m'expliquer, maman...

Il se fait tard,

je croyais que tu dormais.

Je ne voulais pas te réveiller.

Je reste chez Nancy.

Non, je ne suis pas avec lui...

Bon, il m'a montré quelques polaroids,

et il voulait que je fasse quelques photos tests.

Et nous, euh... nous avons conclu un marché.

Si elle était acceptée, je leur donnerais 1 000 $.

Sinon, ils n'auraient rien d'autre.

C'est le tarif habituel

que Playboy donne. Mille.

Il croyait vraiment en cette fille,

ou il voulait juste la sauter.

Je n'en suis pas sûr. Peut-être les deux.

Quoi qu'il en soit, il m'a convaincu.

Oh, on y va.

OK, les yeux vers moi.

La tête renversée...

C'est ça.

Désolé.

Oublie-ça, Dorothy.

Tu parais mieux de l'autre manière.

Tu tiens ce foulard

comme si c'était une couverture de survie.

Voilà... Allez, détends-toi.

Ouais !

Cambre ton dos.

Rentre ton ventre.

Je pense que ça va le faire bien mieux.

Excuse-moi.

Désolé.

C'est ça. Bonne petite...

C'est parfait !

Par ici !

Regarde vers ici, Dorothy,

et ouvre ta bouche.

Pourquoi vous arrêtez-vous ?

Puis-je te parler, un instant ?

Écoute Dorothy. Je vais attendre dans la loge.

Trop de décisionnaires...

OK.

Peut-être va-t-on pouvoir travailler, à présent !

C'est bien...

OK.

Très bien,

Maintenant, renverse un peu plus la tête

et fais-moi un sourire.

OK, c'est bien.

OK maintenant, fais-moi une petite moue.

Regardez-moi ça ! C'est bien !

OK, maintenant, détends tes mains à nouveau.

Maintenant, pense à un animal.

OK.

Ouais, fais-moi un animal sauvage.

Ça commence à devenir chaud !

De cette manière.

De cette manière. Très bien !

Oui, très bien.

Maintenant, la petite fille commence à apprendre, là !

Allons-y. Chouette !

Oh, ça c'est bon ! Maintenant, tiens ça... C'est chouette !

Ha ha ! Oui, oui !

La petite fille grandit à vue d'œil...

Très bien, on y est !

Oh, c'est chouette. Chouette ! Tiens ça.

Tiens ça.

Oh, oui, oui, oui !

Oui, oui, oui, oui !

Elle ressemble à une grande et adorable gamine.

Polie, aussi.

Pas de cicatrice.

Peut-être qu'on doit faire quelque chose avec ses cheveux...

Pas de surpoids. Elle me plaît beaucoup.

Quel âge ?

18, je crois.

Maintenant,

voilà ce qu'a fait ce fils de pute.

Je m'étais vraiment défoncé.

Alors il a traîné à droite et à gauche,

puis est allé voir un autre photographe,

et a utilisé mon travail pour convaincre l'autre gars

que la fille était douée.

Ensuite, il a envoyé les photos tests

de l'autre gars à Playboy

et m'ont baisé pour les 1 000 $.

Je veux dire, ce gars est un enfoiré.

Ils l'ont emmenée à L.A. en première classe,

ont pris quelques photos tests,

puis ont demandé

s'ils voulaient les utiliser pour la revue ou pas.

C'est vraiment tout ce que je peux dire sur ça.

C'est tout, hein ?

Mais on a besoin de votre consentement,

à cause de son âge.

Et si je ne signe pas ?

Alors, on sautera tous les deux par la fenêtre.

Non sérieusement, si vous ne signez pas, alors...

Tout sera fini.

Elle veut le faire.

Je commence à me dire petit à petit

que c'est vous qui voulez qu'elle le fasse.

Ça va l'éloigner de moi, sa mère.

Je sais que ça pourrait être une vraie opportunité pour nous.

Ça pourrait changer nos vies.

C'est quoi ce "nous", ce "nos" ?

Je ne vois aucune photo nue de vous, Paul.

Je ne vois aucune photo de vous

avec vos parties à l'air

pour que tout le monde puisse les voir.

Allons chercher l'appareil photo... Je suis prêt !

Oh, je n'en doute pas...

Oh... Je ne sais pas.

Elle ne se serait même pas baladée autour de la maison

en chemise de nuit, avant qu'elle ne vous rencontre.

Savez-vous qui lit Playboy ?

Non, dites-le moi.

Des producteurs de cinéma, des réalisateurs,

des agents artistiques, des responsables de la télé.

Les gens qui produisent "Drôles de dames"

lisent Playboy.

J'ai ce sentiment envers Dorothy,

j'ai l'intuition qu'elle va devenir une grande star

dans un film ou à la télé, je ne sais pas,

mais en tout cas une très grande star.

Mais elle a besoin d'un coup de pouce.

On ne peut pas le faire de soi-même.

On a besoin de quelqu'un.

Et vous allez être ce quelqu'un ?

Je connais toutes les ficelles.

Je connais toutes les combines.

Hey, je connais toutes ces conneries.

Il y en a tellement, croyez-moi !

Ensemble, nous pourrions être quelqu'un.

Les gens voudront savoir qui on est.

Les gens voudront connaître notre nom.

Les gens voudront nous traiter d'une manière spéciale,

la manière dont on traite les stars.

Les gens voudront...

Nous marcherons dans un restaurant et les gens...

Je l'aime.

Que venez-vous de dire ?

J'ai dit que je l'aimais.

Intéressant. J'aurai juré vous avoir entendu dire "j'aime ça".

Vous ne m'aimez pas, n'est-ce-pas ?

J'aime Dorothy.

La réponse est non.

Pourquoi ?

Donnez-moi une raison.

Je n'ai pas à vous donner de raison.

Je suis sa mère.

Voilà la raison.

C'est la raison !

Votre attention, s'il vous plaît.

Le vol Western Airlines 468 sans escale à destination de Los Angeles...

Je ne veux pas partir.

Tu meurs d'envie de le faire.

J'aurais aimé que tu viennes avec moi.

Tout le monde nous regarde. Tu avais remarqué ?

Ouais, un peu.

Redresse-toi, mon ange. Tu es toute voûtée.

C'est mieux ?

Fais-toi encore plus grande.

Comporte-toi comme une reine.

Je n'ai jamais signé ça !

De toute façon, ça été signé, oui.

Mais je ne l'ai pas signé !

Je suppose que je sais comment c'est arrivé.

Je n'ai jamais voulu le signer !

L'as-tu déjà rencontré ?

Qui ça ?

L'homme. L'Homme. Hefner.

Oh Paul, il est merveilleux,

comme un père ou un truc dans le genre.

Oh, excusez-moi. Je suis désolée.

Pas de souci.

D'où appelles-tu ?

De la maison de M. Hefner.

Tu veux dire du manoir ?

Oh Paul, je voudrais tant que tu sois là.

Je voudrais tant que tu sois là, avec moi...

Tu devrais voir ça.

Je n'ai jamais vu autant de jolies filles

de toute ma vie.

Je me sens soudain vraiment moche.

Est-ce que James Caan est là-bas ?

Qui ?

Sonny Corleone dans "Le Parrain".

Je ne l'ai pas vu.

Il y est probablement. Lui et Hef sont potes.

Qui as-tu rencontré ?

Oh, tellement de gens.

Laisse-moi réfléchir...

Je crois que c'est un athlète célèbre ou un truc dans le genre.

Il s'appelle Billy Bob,

ou Willy Joe, quelque chose comme ça.

Batton ? Billy Joe Batton ?

Il arbore un demi-sourire tout le temps.

Ben, prends garde à ce sourire.

C'est un vrai queutard.

Il a une mauvaise réputation.

Est-ce que Telly est là-bas ?

As-tu rencontré Telly ?

Je ne pense pas. Je n'en suis pas sûre.

OK Dorothy, quand tu rencontreras ces gens-là,

tu devras faire l'effort

d'essayer de te rappeler leurs noms.

Ça fait bonne impression.

J'essaierai à partir de maintenant.

Paul, tout arrive si vite...

C'est un peu énervant.

Laisse-voir,

Ils vont faire quelques autres prises

ou peu importe comment ils appellent ça, et ils ont dit

que je ne serai pas la playmate anniversaire.

Mais ils ont dit que j'avais une bonne chance,

une très bonne chance

d'être la page centrale du mois d'août.

M. Hefner prendra sa décision la semaine prochaine.

N'est-ce pas excitant ? Je suis toute retournée.

Comment est-il ?

M. Hefner ?

Oh génial, comme je l'ai dit.

Mais j'ai le sentiment

que tout le monde tremble un peu

à l'évocation de son nom.

Tu vois, genre "M. Hefner veut vous voir dans son bureau".

Porte-t-il des pyjamas ?

Comment veux-tu que je le sache ?

J'ai tant attendu d'avoir cette conversation

avec toi,

mais je suppose qu'on était tous assez occupés...

J'allais le dire.

Un café pour mademoiselle Stratten.

Dorothy, ça va prendre quelques semaines,

avant de se décider pour tout ça.

Oh, je le comprends.

Merci.

Prenez un siège.

Entre-temps, j'imagine que vous pourriez dépenser un peu d'argent.

Oui, je le pourrai.

J'y pensais aussi.

De toute façon, nos gars pensaient qu'on pourrait vous introniser

en tant que "Bunny" dans un de nos club, à Century City.

Les pourboires y sont assez conséquents.

Ça serait vraiment bien !

Et je vais voir s'ils ne pourraient pas vous trouver

un petit appartement pendant votre attente.

Pas trop cher...

Entre-temps,

vous pouvez rester ici, si vous le voulez,

dans l'une des chambres pour les invités.

Ben, je peux chercher un appartement moi-même.

Non. On s'occupera de tout pour vous.

De toute façon, j'ai le sentiment

que ce n'est que temporaire, Dorothy.

Je crois qu'il y a de grandes choses

à venir devant vous.

Je n'en sais rien,

mais je ferai tout mon possible pour ça.

Je sais que vous le ferez.

Bon... c'est ainsi que se finit, euh...

mon speech.

Prête ?

Oui, monsieur.

Playboy

est une revue très spéciale, Dorothy.

Il n'y en a pas d'autre comme elle.

Tous les écrivains, les éditeurs, les photographes,

les filles, etc.

nous avons tous une relation vraiment spéciale.

Ce n'est aucunement similaire aux autres revues.

Nous sommes plus comme...

Eh bien, nous ressemblons juste à une famille.

Une famille.

C'est comme avoir une famille.

La seule revue

qui est comme une famille.

La seule revue

qui ressemble à une famille.

Tu vois ?

Je sais que beaucoup de gens disent que c'est des conneries,

mais c'est ma façon de voir les choses.

C'est notre façon de voir les choses.

C'est comme un petit monde à l'intérieur du monde.

C'est...

Ben, c'est une famille.

N'est-ce pas chouette ce travail

et l'appartement et tout le reste !

Hey, ça paraît fantastique.

Seigneur, et rencontrer tous ces gens.

Ce sont des bons contacts. Ça ne peut qu'aider.

Tu vois ce que je veux dire ?

Oui, je vois.

Je t'appellerai demain.

Je t'aime.

Moi aussi, je t'aime. Bye.

Merci Johnny.

Ça, c'était un coup de fil !

Comment va la gamine ?

On dirait que ça roule.

Elle appelait de chez Hef.

Johnny, sois un pote et sers-moi un autre scotch.

Elle est au manoir ?

Billy Joe Batton lui sort le grand jeu.

Billy Joe Batton, le joueur de football

veut se la faire ?

Ah, c'est ce qu'il aimerait.

C'est ainsi qu'est L.A.

Bon sang... Je vais péter un plomb

si Billy Joe Batton

essaie de toucher au cul de ma nana.

Ah... Comment tu as dit qu'elle s'appelait ?

Je ne suis pas dans le...

truc des mecs noirs ou des mecs blancs,

mais ce que j'ai remarqué

à propos des mecs noirs et des mecs blancs

c'est que les noirs matent plus leurs gosses.

Et le résultat,

c'est que tu ne vois pas de noirs faire des trucs de dingues,

comme tirer sur un président. C'est une réalité,

parce que si un frère tirait sur le président

et qu'on le coffrait, il dirait

"Hey mec... Ne le dis pas à ma mère, mec."

"Ma mère va me tuer, mec..."

La voilà.

Ce sont les chambres 217 et 218.

219.

Au Beverly Hilton.

Non je ne peux pas... Vraiment.

Oups. Ce n'est pas comme ça qu'on est censé le faire.

On appelle ça le pourboire de la Bunny.

La devise de Playboy c'est "la fille d'à côté"

Ils recherchent des filles

saines, fraîches, jeunes et naïves.

Ils recherchent tout ça donc la plupart des filles

ont, euh... ce genre de type.

Tu sais, Snider,

j'ai une théorie te concernant.

Oh ! Vraiment ?

Je crois que la raison pour laquelle tu es si doué au lit

c'est que tu veux faire de ton mieux.

Je veux dire, tu condenses 8 heures

en 15 minutes.

Salut, c'est moi.

J'ai déjà appelé plus tôt,

- Lâche-moi. mais je n'avais pas laissé de message.

Je voulais juste que tu saches

que j'allais travailler tard,

mais je rappellerai encore quand je serai rentrée chez moi.

Oh, merci pour les fleurs. Elles sont magnifiques.

Ooh, des fleurs...

Ces machines me rendent si nerveuse...

J'ai toujours cru que si je ne parlais pas assez vite,

mes 30 secondes disparaîtraient.

Oui, je crois que ça pourrait être une idée d'enfer.

Si tu emmènes Eileen à la fête foraine.

Elle va adorer.

Ne la laisse pas trop manger de cochonneries.

Je t'aime, bye. Ouf, j'ai réussi...

Ça doit être la meilleure...

Je parie que tu as flippé à mort

pendant qu'elle était sortie la nuit dernière

pour faire ce qu'on vient de faire.

Écoute, je dois me lever tôt demain matin,

alors pourquoi t'irais pas te faire foutre ailleurs ?

On a pris la meilleure, ma chérie.

On a pris la Mercedes !

Qu'est-ce que je te prends ?

Euh, 2 hot-dogs à la moutarde et à la relish,

2 jus d'orange, un sachet de chips et des frites.

Et 2 boîtes de pop-corn au caramel.

Mais pas de cochonneries, pas vrai ?

Vrai !

Tu sais, cette nourriture "saine" te tuera.

Ne va pas encore dans le Rocket.

C'est mon attraction préférée, ma chérie.

Eileen, redresse-toi !

Tu es encore tout voûtée...

Je sais...

Tu veux que je ressemble au modèle de la page centrale !

Vraiment ? Vous le pensez ?

Août !

Oh M. Hefner, je vous remercie.

Mademoiselle Stratten, et concernant votre mère ?

Comment réagit-elle à propos de vos photos sur Playboy ?

Je ne crois pas qu'elle ait apprécié au départ,

mais ensuite elle a commencé à recevoir des appels

de plusieurs de ses amies qui la félicitait

et puis elle m'a dit,

"Je me sens comme une star de cinéma !"

Je veux dire qu'elle était très excitée.

10 000 $ !

Ils vont me donner 10 000 $

pour avoir pris mes photos.

Ça fait du bien, hein ?

Oh oui ! Oui !

Dorothy... Est-ce que tu m'aimes vraiment ?

Oui ! Oui, je t'aime !

Bon, d'accord.

Voilà comment ça va se passer.

Je prendrai l'avion mercredi,

ou jeudi au plus tard,

et je serai là.

Eh bien, je ne pourrai pas

passer beaucoup de temps avec toi.

Ils me font courir toute la journée.

Alors quand on aura un peu de temps,

on aura plus qu'à aller à Vegas et le faire.

On va le faire, pas vrai ?

Le faire ? Faire quoi ?

Que dirais-tu de te marier ?

On va se marier, Dorothy...

On sera soudés, comme ça.

On sera une équipe soudée...

pour la vie !

On avait tout pour nous,

mais tu n'as pas voulu que j'en sois.

La belle affaire...

Eh ben, tu peux prendre ta revue,

ton manoir et tes films

et te les fourrer dans le cul, maintenant !

Menteuse !

Tu m'as manqué.

Tu m'as tellement manqué !

Je suppose qu'on devrait y aller, hein ?

Quelqu'un a dit à M. Hefner que je venais te récupérer.

C'est sa voiture personnelle.

Un peu embarassant, non ?

Non !

Salut.

Salut.

Tu es Dorothy.

On s'est rencontrés l'autre nuit.

Oh, oui. Voici Paul Snider.

Et vous êtes... Je suis désolée, je l'ai oublié.

C'est pas grave. Je suis...

Vince Roberts.

Je suis un de vos grands fans.

Merci.

Hey, écoutez, c'était ma série télé préférée.

Merci.

Ça a été annulé, hein ?

Ouais...

Aucune chance qu'ils la remettent ?

Je ne pense pas.

Ah... Dommage.

Il n'y a pas beaucoup d'acteurs de votre trempe.

Ce ne sont que des poids plumes.

On a besoin de poids lourds comme vous !

Ça me fend le cœur...

Bon sang, ça fait un petit moment que cette série a été arrêtée.

Combien ça fait, un an maintenant ?

Trois.

Ça fait 3 ans que vous n'apparaissez plus à la télé ?

Ouais.

C'est quand même incroyable, non ?

des mauvais scénars, hein ?

Je suppose.

Dorothy, te voilà !

Excusez-moi.

Ouais vous savez,

les bons scénaristes sont très difficiles à trouver.

J'ai quelques projets en tête...

J'aurai besoin d'un bon scénariste, et je n'en trouve pas.

je veux dire, pas le bon...

De toute façon, quand vous en avez un,

ils ne veulent pas faire ce que vous leur demandez.

Ouais. Certains scénaristes sont comme ça.

Voulez-vous m'excuser ? Je dois...

Bon, j'espère simplement

que vous reviendrez bientôt au petit écran.

Merci.

Hum, vous travaillez sur quelque chose, à présent ?

Juste des lectures de scripts.

Juste des lectures de scripts...

Excusez-moi.

À plus, Vince.

Tu devrais lui parler.

C'est Hef. Redresse-toi !

Salut, Dorothy !

Regardez-la ! Oh wow...

Quand tu veux...

OK.

Je vois que vous êtes là. Très bien.

M. Hefner, voici Paul Snider.

Paul, M. Hefner.

Si l'Homme à le droit de trouver Dieu à sa manière,

il a le droit de faire

de même avec le diable.

En voilà une autre...

Les descriptions d'un meutre -que nous pouvons considérer comme un crime-

sont acceptables dans l'art et la littérature

mais la description du sexe est interdite.

Notre société a placé la haine au-dessus de l'amour,

favorisant les tueries au droit à la vie.

Pas vrai ?

très proche, mais je crois que j'ai dit

"ça favorise la mort par delà la vie."

Quoi ? Je ne comprends rien !

Il me cite. Ça date pas d'hier.

C'était une excellente chose.

Un travail remarquable. Un...

Seigneur, j'ai l'impression qu'Hef et moi sommes de vieux amis !

Vous savez, je crois que nous avons des amis en commun.

Est-ce que... Euh, Telly est dans le coin ?

Telly ?

Savalas.

Telly Savalas. C'est un vieux pote.

Je pensais le trouver ici...

OH !

Hey, Bobo.

Ah, Bobo... Bobo, je veux te présenter Dorothy Stratten.

Salut.

Bobo Weller.

J'ai encore votre page centrale

sur mon mur.

Oh... Wow !

Votre livre favori est "Le rapport Hite".

Vous aimez Rod Stewart, Linda Ronstadt,

et Boz Scaggs, pas vrai ?

Oh, wow !

Je reconnaîtrais ce corps n'importe où...

Quel est votre nom ?

Snider.

Dorothy ?

Paul...

Excusez-nous une seconde. Dorothy...

Que faites-vous ?

Euh, je suis manager.

Phil, dis bonjour à Dorothy Stratten.

Il a dit "Dis bonjour", vous dites "Bonjour".

Bonjour, Dorothy Stratten.

Je suis Phil Wass.

Bonjour...

Phil produit des films... de temps en temps.

Dorothy est notre Miss août.

On est tous très excités à son propos.

Si tu joues bien tes cartes,

on pourrait te la laisser

pour son premier film.

C'est une excellente actrice.

M. Hefner...

Ne t'inquiète pas. Il connaît que dalle

au boulot d'acteur, de toute façon...

Excusez-moi. Je vous laisse un peu tout seul.

Écoute, je fais un film qui s'appelle "Ball Bearings".

Peut-être voudrais-tu faire un saut au bureau demain,

et rencontrer le réalisateur ?

Qu'est-ce que j'ai à perdre ?

Tu ne connais pas le réalisateur...

Excusez-moi une minute...

C'est un tout petit rôle...

qu'elle va avoir.

Salut ! Paul Snider est là !

Mademoiselle Stratten,

j'ai vu vos débuts dans le film "Ball Bearings".

Euh... Oh ! Ha ha...

"Euh... Oh !" résume le tout !

Non, je ne suis pas un critique de cinéma,

mais ce n'était pas vraiment un grand rôle.

Eh bien, je n'étais pas vraiment une actrice, non plus.

Oh ? Vous êtes meilleure, maintenant ?

Oh seigneur, je l'espère... Je prends des cours.

Les classiques ?

Non. Comédie. Je ne connais rien en musique.

Désolée. Je suis terriblement embarrassée.

Hefner n'aime pas quand je le cite.

J'aurais dû fermer ma gueule...

Putain !

Je crois que ça l'a juste un peu surpris.

Idée stupide...

Peut-être que tu étais un peu nerveux...

Oh...

Regarde ce look idiot !

Quelle idée stupide de le citer !

Tu sais, j'étais un peu nerveux

lors de la première soirée là-bas...

Bon sang, arrête de dire ça !

Je veux dire, pourquoi devrais-je être nerveux

devant Hefner et cette foule ?

Bande de gros malins...

avec leurs stupides coupes de cheveux de pédales,

enfoirés prétentieux...

Et ce Vince Roberts...

Il veut se glisser dans ta culotte.

Il ne le fera pas.

Il t'a demandé de sortir avec lui, non ?

Oui.

Qu'est-ce que tu lui as dit ?

J'ai dit que j'avais un mec,

un régulier.

C'est vrai ?

Peut-être que tu devrais...

Je devrais faire quoi ?

Sortir avec lui.

Il a dit qu'ils lisaient quelques projets de films.

Ah... je suis vraiment claquée ! Mettons-nous au lit.

Penses-tu qu'Hefner m'apprécie ?

Paul, allez...

Je ne pense pas qu'il m'apprécie.

Si seulement il me connaissait...

Écoutez, M. Hefner,

essayez-vous de me dire

que vous ne voulez pas que je me marie avec Paul ?

Tu dois comprendre, Dorothy...

c'est pas évident de se trouver

dans ce genre de situation, etc...

quand on essaie de conseiller quelqu'un

sur le concept du mariage.

Tu ne sais jamais comment ça finira.

Ce n'est pas à cause du fait

que je vais devenir une Playmate, n'est-ce pas ?

Non, Non !

Bien sûr que non !

En fait, quelques autres filles m'ont dit,

que vous n'aimiez pas l'idée que les Playmates

soient mariées.

Franchement, nous pensons que c'est mieux pour l'image de marque

qu'elles ne le soient pas.

Tu peux comprendre ça ?

Mais certaines l'ont été !

Juste un instant, Sam.

Qui ça ? Donne-moi des noms !

C'était Cindy.

La rouquine, je crois.

C'est ça. Cindy... Rousse...

Écoute, il ne peux pas tout déballer comme ça,

aussi sec...

Il essaie de te dire quelque chose.

Je le sais,

et je crois savoir ce qu'il essaie de me dire,

mais je ne pense pas qu'il comprenne...

Qu'est-ce qui ne vous plaît pas chez lui ?

En fait, il...

Il a le comportement d'un proxénète !

C'était déplacé... Je n'aurai pas dû dire ça !

Oh, M. Hefner,

c'est juste sa manière de s'habiller !

Il ne s'habillera plus comme ça, dorénavant !

Oh seigneur...

Je suis tellement déconcertée !

Je pense que personne ne comprend rien.

Je lui dois tout !

Mademoiselle Stratten,

puis-je vous poser une question d'ordre personnel ?

36-24-36.

Non. J'ai déjà cette information

dans les communiqués de presse que j'ai là.

Pour tout dire, je les ai eues plusieurs fois.

Je voulais juste savoir si vous étiez mariée ?

Oui.

Je me suis mariée il y a 3 mois.

Je me demande pourquoi vous regardez mademoiselle Davis

quand je vous demande ça.

Aucune raison.

Aucune raison ? Il voyage avec vous ?

Non, il ne le fait pas.

Et pourquoi ça ?

J'aimerai que mademoiselle Stratten me réponde...

si elle le veut bien !

Il est à Los Angeles. Il travaille.

Quel genre de travail fait-il ?

Il fait un spectacle.

Pardonnez-moi, mais je n'ai pas entendu...

Pourriez-vous répéter encore une fois, un peu plus fort ?

Hal voudrait être le premier président des États-Unis

de couleur !

Laisse-toi aller, maintenant !

Montre-leur ce que tu peux faire !

Whooo !

Faites-lui un triomphe ! Hal Dafoe !

Ouah !

Voici le numéro 3 ! Voici Mickey !

Mickey... Ouah...

Il aime la poésie !

Et Mike espère rencontrer un jour Olivia Newton-John !

Oh, on arrête. On arrête là.

Les filles, on arrête. Je crois avoir vu quelque chose...

Michael, tu devrais avoir honte !

Pas de rembourrage !

Maintenant, c'est la règle, les gars !

Pas de rembourrage !

Maintenant, tourne-toi, vilain garçon.

Allumeur que tu es !

Ne refais plus jamais ça !

Voici le numéro 5 !

Voici Dick !

Oh les filles. Je vais vous dire une chose,

Dick parle courament le français !

Je l'ai remarqué la nuit dernière...

Oh Dicky, montre-leur ce que tu vaux, bébé !

"Voulez-vous coucher avec moi, Dicky ?"

Que pensez-vous du "gros paquet" de Dick ?

Hey les filles, que pensez-vous

de tous nos magnifiques et bien membrés jeunes hommes ?

OK, les gars...

5, 6, 7, 8...

WHOOO !

On arrive à 874 $ et des brouettes.

Désolé, Paul. Voilà ce qu'il en est...

Je ne comprends pas. La foule était emballée !

Ouais ben, c'était pas une bande de paniers percés...

C'était pas un rassemblement d'adoratrices dévouées...

Des projets au programme,

des nouveaux films ?

En fait, quand je retournerai à L.A.

je commencerai dans un film qui s'appelle "Wednesday's Child".

Ça parle de quoi ?

Ben, tu me verras ligotée et battue,

la plupart du temps.

Ce ne sera pas un futur classique, ha ha !

Sal, pourrais-tu

lui mettre la pilule dans la bouche, s'il te plaît ?

Fais-gaffe, maintenant. Ne mords pas dedans !

Il y a un appel pour toi, Dorothy.

Pas maintenant, pour l'amour de Dieu !

Très bien, pointe ton flingue sur son visage.

Il dit sa réplique,

et tu secoues énergiquement ta tête pour dire non !

Et après il te frappe le visage avec le flingue.

Quoi ?

Tu as mordu dans la pilule...

Putain de merde !

Ça te fait rire ?

- Je suis désolée... - Nettoyez-la, S.V.P.

Oh seigneur !

Dois-je lui dire de rappeler ?

Il a appelé 3 fois.

Putain de pilule de sang.

Bon sang...

Écoute... Je suis désolé de te déranger,

mais je l'ai trouvée !

Elle est magnifique.

Paul écoute...

Je ne pense pas que ce soit le bon moment pour discuter.

Je suis assis là et je plane grave !

C'est la voiture de Paul Snider et Dorothy Stratten

telle que je ne l'ai jamais vue.

Mais c'est un peu plus que ce que je m'imaginais.

Voilà, je me demandais

si par hasard

tu allais passer à la banque, aujourd'hui ?

J'aimerais signer les papiers

avant que quelqu'un d'autre ne la prenne.

Il nous faut 3 000 de plus.

À ta pause déjeuner, peut-être ?

On a dépensé beaucoup d'argent, ces derniers temps.

Peut-être devrions-nous attendre un peu...

Il n'y a pas plus belle voiture à avoir

dans cette satanée ville.

Pensez-vous qu'il soit possible

d'arracher mademoiselle Stratten du téléphone

pour quelques minutes ?

Il attendra.

Je vais faire faire une plaque d'immatriculation

où sera écrit "Star 80".

C'est putain de génial !

Tu vois... S-T-A-R 8-0 ?

C'est tout toi.

STAR 80.

Tout le monde dans cette ville

va apprendre à nous connaître.

Peux-tu aller à la banque ?

S'il te plaît ?

OK... OK, j'irai à la banque.

Tu es ma reine.

David... David...

Veux-tu la ramener ici ?

Dans combien de temps pensez-vous qu'on s'arrêtera ?

Tard. Très tard !

Tard. Il a dit très tard.

Si tu ne rentres pas à la maison

je me disais que tu aimerais venir

au manoir pour un moment.

Peux-tu l'appeller

et arranger ça pour moi,

lui faire savoir que je vais venir ?

Dorothy, tout va bien ?

Mmm...

Putain, j'aimerais qu'il ne m'appelle pas ici...

Très bien !

C'est un film de S.F.

Elle, euh... Elle joue un robot.

Ta mère ! Rentre là-dedans !

Ils nous ont donné 10 000 $.

En fait, j'ai dit que c'était ça ou rien...

Ça commencera

juste après que l'on ait terminé "Wednesday's Child".

Elle est si belle.

On peut dire que c'est la préférée de M. Hefner.

Elle est la meilleure !

La meilleure...

Tu es toi-même très chouette, Bobo !

Je vais bien...

Salut, Lonni.

Où est Dorothy ?

Elle travaille. Elle a appelé et a demandé si on était OK

pour qu'il vienne ici.

Je ne pouvais pas lui dire non...

Oh... Salut Hef !

Salut Hef.

Tu vois, ça me revient...

Je lui parlerai plus tard.

J'ai eu l'idée pour un poster avec Dorothy.

Merde.

Oh...

Tu veux manger un truc ?

J'ai toujours la dalle !

J'ai l'air d'avoir pris du poids ?

En fait, j'ai euh... rencontré M. Snider pour la première fois

au manoir Playboy.

Snider, Paul. Salut.

Martin Gebber.

On allait justement se remplir le ventre.

Voulez-vous vous joindre à nous ?

Bien sûr.

Pas un habitué, Dr Gebber ?

Euh, Geb, s'il vous plaît.

Non, je suis de Newport Beach, mais j'envisage d'emménager ici.

Vous êtes interne ?

Chirurgie plastique.

Principalement des retouches cosmétiques.

Paul est marié à Dorothy Stratten.

Il la manage aussi.

Du poulet.

Il m'a dit que lui et Dorothy

cherchaient un nouvel endroit pour vivre.

Et comme j'avais localisé mon cabinet à L.A.,

nous pourrions trouver une maison ensemble

pour partager les charges.

On a emménagé en octobre,

j'ai pris le dernier étage

et ils ont pris le premier.

C'était tout à côté de l'autoroute,

bruyant à mort...

mais ça me convenait bien.

Il y avait une cour pour King,

un garage pour ma Rolls.

La Rolls est comme un investissement pour moi.

C'est un investissement.

Ce n'est pas pour afficher le statut social, comme le font tous ces gens, là-bas...

C'est un investisement, OK ?

Dorothy avait déjà eu sa page centrale,

"Miss août".

Elle avait déjà eu le rôle dans "L'île fantastique"

et dans "Buck Rogers".

Les choses avançaient vite pour elle.

Je devins très proche d'elle.

Elle s'occupait très bien de son image publique.

Elle était très vite devenue mature pour ses 19 ans,

mais pour moi, ce n'était qu'une amie.

Vous comprenez ?

Une amie.

J'avais ma régulière...

Robin.

Je restais avec elle la plupart du temps,

donc je n'ai pas passé beaucoup de temps à la maison.

Mais on est tous sortis ensemble, une fois.

Un barbecue pendant un dimanche, avec quelques amis.

Paul, peux-tu faire

ce truc toi-même ?

Je peux en faire 12.

À qui tu vas vendre ça ?

À celui qui voudra en acheter un !

Elle n'a pas vraiment de concurrence, tu sais.

Oh, et "Miss décembre" ?

Vicki quelque chose ?

Après Dorothy ? Tu plaisantes !

Où veux-tu que je le pose ?

Dans le garage, avec les autres "invendus".

Tu devrais t'en acheter un, Nick.

Si Hefner a du bon sens, ce sera Dorothy.

Il n'y a personne d'autre dans sa catégorie.

Ça devrait...

Alors, vous devriez tous nous rendre visite à Bel Air.

- Tu entends ça ? - Quoi ?

On déménage à Bel Air.

Oh oui, bien sûr. Quand ?

Quand tu deviendras Playmate de l'année !

Arrête...

Non, je suis avec lui. Je pense aussi

que tu vas être la Playmate de l'année.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Qu'est-ce donc ?

Je sais ce que c'est.

J'ai vu ça dans une boutique sur Santa Monica.

Oh mon Dieu !

Ne nous dis pas que c'est pour faire de l'exercice, Paul !

Je pense savoir à quoi ça sert...

Et moi donc...

Qu'est-ce que c'est ? Dites-le moi. Quoi ?

Eh ben...

Dis-lui...

Demande au mec qui a fabriqué ça !

Je l'ai simplement fait pour rire.

Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?

J'ai fait ce que vous avez tous fait.

Alors dites-moi, hein ?

J'ai fait quoi de mal ?

Bande d'enculés !

Ooh !

Ah !

Salut, Aram.

Qui est la fille avec la casquette rouge ?

Ah... C'est Dorothy Stratten.

Pourquoi tu ne la prends pas pour ton film, Aram ?

Non.

J'ai besoin d'une vraie actrice.

Laisse-la faire un essai. Tu verras bien.

Qui la gère ?

Peter Rose, de Rose & Matz.

Ne traite qu'avec Peter !

Pourquoi ?

Je te le dirai une autre fois.

Content de te voir, Aram.

Ça sera un gros film... De 5 à 6 millions $.

J'ai entendu dire qu'ils avaient eu Paul Newman.

J'aimerais voir ces films...

"Time Step" ? Tu n'as jamais vu "Time Step" ?

Non.

"The Last Chase" ?

Non. Si on m'en parle, je dois mentir ?

Non, vaut mieux pas !

Sois juste toi-même et tout ira bien.

Tu as une certaine aura, Dorothy. Hef l'a remarqué,

et je suis sûr qu'Aram la verra aussi.

Oh Peter, c'est l'agent qui parle, là !

C'est un ami qui parle !

Nous y voilà !

Houlà...

J'attendrai ici.

Ça ne prendra pas longtemps.

OK.

"Time Step" et "The Last Chase", c'est ça ?

C'est ça.

Une fille ne peut pas juste s'assoir et dire

"Bon, mes photos dans Playboy ont été vues

dans le monde entier,

et je suis sûre que plein de producteurs et de réalisateurs

ont vu mes photos,

et s'ils m'apprécient à ma juste valeur, ils m'appelleront !"

Ça ne marche pas comme ça !

Donc vous devez aller au-devant

et chercher des opportunités ?

Absolument.

Ne soyez pas nerveuse. Il est très sympa.

Salut !

Salut !

Je suis Aram.

Je suis Dorothy.

Ouais, je sais !

Euh...

Vous êtes nerveuse ?

Oui.

Ouais, je le suis aussi...

Bon, connaissez-vous mon travail ?

"Time Step" était incroyable !

Euh... c'est "The Last Chase !

Vous n'avez pas vu "Time Step", n'est-ce pas ?

Non, mais je vais le faire.

Voudriez-vous voir certaines de mes photos ?

Non.

Dois-je faire un essai pour vous ?

Euh...

Non, non.

Aram m'a dit que ce serait à plateau fermé

et que ce serait un planning très étroit.

Il a dit que nous ferions de très longues journées de tournage...

De 14 à 16 heures par jour.

Je connais New York.

Nous n'aurions pas beaucoup de temps pour nous voir.

Je pourrai vraiment t'aider, là-bas...

Quelque chose ne tourne pas rond, Dorothy.

Quelque chose se prépare, là-bas.

Je peux le sentir.

Aram dit que je vais avoir besoin

de toute ma concentration.

Il a dit ça, hein ?

Aram dit ceci, Aram dit cela.

Veux-tu arrêter avec ce putain d'Aram ?

Aram est un homme très gentil.

Eh merde, à la fin ! Ils sont tous "gentils", pour toi !

"Tout le monde est merveilleux,

M. Hefner est merveilleux..."

Tout ce putain de monde entier est formidable pour toi !

Eh ben, je le baise Aram !

Ou alors tu l'as déjà fait...

Oh Paul...

Je veux dire, peut-être que voilà ce qu'il en est, hein ?

Peut-être que ça s'est passé

pendant les répètes dans sa maison...

As-tu baisé avec lui ?

C'est comme ça que t'as eu le rôle ?

C'est comme ça que ça se passe, à l'extérieur, n'est-ce pas ?

Ce n'est vraiment pas juste.

Ça sonne peut-être comme un cliché,

mais je dois focaliser mon amour sur seul homme.

Je suis fidèle !

Mon Dieu,

je suis tellement con des fois !

Je suis désolé...

Je suis terriblement désolé.

Je comprends.

C'est...

C'est juste que je t'aime tellement, bordel !

Paul, retournons à Vancouver.

Je ne suis pas obligée de faire ce film.

J'ai peur.

De quoi ?

Je sais pas...

C'était chouette à Vancouver.

Je t'en prie, repartons là-bas !

Mon ange, on ne peut pas y retourner !

On perdra tous les contacts qu'on s'est faits ici.

Je t'en prie.

Non.

Mmm.

Mais j'ai une fantastique idée.

Je suis ton manager, pas vrai ?

Ben, en tant que tel,

je pense que tu devrais aller à New York

et devenir une grande star de cinéma.

Je resterai ici et je bosserai

sur l'affiche de Dorothy Stratten.

Ça nous rapportera un joli magot.

C'est une bonne idée ?

Ça m'est venu juste comme ça !

Hey.

Tu es ma reine.

Je ne sais pas. Il semblait être d'une exceptionnelle bonne humeur

juste avant qu'elle ne parte,

l'aidant à faire ceci et cela,

étant très attentif envers elle.

Il lui a fait une fête pour son départ.

Ça a dû coûter une fortune.

Il m'a emprunté la Rolls pour la conduire à l'aéroport...

Il a dit "La reine doit partir avec style !"

Et après qu'elle soit partie,

il est revenu à la maison.

et alors...

Il a fait la chose la plus dingue...

Je ne suis toujours pas certain de pourquoi il l'a fait,

mais il a construit une niche pour King.

Une magnifique niche.

Un truc de fou !

Je ne pensais même pas qu'il savait que j'avais un chien.

Ouais, avance, Caroline...

OK. Ouais, viens. Donne m'en plus.

Viens un peu plus près.

Ouais, prends ça... Prends ça.

Ouais, marque-le. Marque-le.

Jette un œil, Gary.

C'est bon ?

C'est chouette.

Tu ne devrais pas mâcher du chewing-gum.

Il y a du sucre, dedans.

Je te remercie.

C'est lui. Je le reconnais.

Je peux le dire de la manière

dont elle prononce son nom au téléphone.

Et qu'est-ce qu'elle raconte ?

Pas grand chose... Elle dit toujours

qu'elle a travaillé toute la journée sur le film d'Aram

et qu'elle n'est pas encline à la conversation.

Pourquoi tu ne peux pas l'accepter ?

Elle l'appelle un "film".

Bon Dieu, elle n'a jamais dit "film" avant !

Elle a toujours dit la "production" ou le "long-métrage",

mais jamais le "film".

Je parie que lui, il dit "film"...

Ça doit être une chose grave

pour que ça te mette dans tous tes états !

Il la fournit en coke.

Paul, je sais que tu es énervé,

mais tu ne devrais même pas insinuer ce genre de chose.

Et connaissant Dorothy, j'en doute fort !

Tu te trompes.

Ah ouais ? Elle a reniflé sans arrêt la nuit dernière...

Pendant toute notre conversation, elle n'arrêtait pas de renifler.

Peut-être qu'elle a pris froid.

Ouais, c'est ce qu'elle m'a dit.

Un coup de froid, mon cul !

Paul, tu vas te rendre marteau

si tu continues sur cette voie !

Tu dois réaliser

que Dorothy est le fantasme de tout homme !

Tous ceux qui la croisent,

ou même voient ses photos dans la revue,

pour ce que ça change,

veulent lui courir après !

Et il y aura toujours quelqu'un

qui sera plus riche que toi, plus célèbre,

ou avec un plus grand pénis que toi,

et il n'est rien que tu puisses faire contre...

Elle n'est pas elle-même, mec !

Écoute, je connais ces gars, Geb !

Ils fourrent un peu de coke dans les narines d'une nana,

et ils s'imaginent qu'elle fera n'importe quoi, après.

Bon sang, tu n'as pas entendu un seul mot de ce que je t'ai dit !

Écoute, tout ce que tu peux faire, c'est lui faire savoir que tu l'aimes !

Reviens sur Terre !

Arrête de te plaindre !

Sors et trouves-toi un boulot,

fais quelque chose,

et essaie de faire en sorte qu'elle soit fière de toi !

Je sais ça...

Tu as raison.

Je peux surmonter ça.

Je peux le surmonter.

Dans quelle branche êtes-vous ?

En fait, j'avais pensé en terme de station thermale.

Vous savez qui est Dorothy Stratten, n'est-ce pas ?

Je crois.

Bon, c'est ma femme,

et je suis son manager...

J'avais pensé l'appeller

"Station Thermale de Dorothy Stratten".

Que de l'équipement moderne... Bains de boue, hammam, sauna.

Vous savez, ils sont dans ce genre de truc, ici.

Vous leur rendez les dents blanches, un teint hâlé,

quelques muscles et bang ! Vous avez du succès.

J'ai vu un endroit du tonnerre sur Santa Monica.

L'agente immobilière

a dit que le proprio en demandait 2 500 $ par mois,

mais elle est persuadée qu'il pourrait revoir son tarif à la baisse.

Qu'en penses-tu ?

Quelque chose ne va pas, Dorothy ?

Non.

Bon, qu'en penses-tu ?

Ça a l'air bien.

Tu n'aimes pas.

Je peux le dire au ton de ta voix.

Tu n'aimes pas... Merde !

Paul, penses-tu qu'on pourrait en reparler demain ?

Je suis vraiment claquée, je pense.

Ouais, bien sûr. Euh...

Écoute.

J'ai appelé plusieurs fois la nuit dernière.

As-tu, euh... As-tu eu mes messages ?

Oui, je les ai eus, mais on a bossé jusqu'à très tard.

Tard comment ?

Je ne m'en souviens pas exactement.

J'étais avec Peggy.

Peggy Johnson.

Qui est Peggy Johnson ?

C'est une actrice. Elle joue aussi dans le film.

Tu l'aimerais bien. Elle est vraiment très chouette.

"Film"...

Bref, nous sommes devenues amies,

et il était si tard

que nous avons passé la nuit à son appartement.

Je ne voulais pas te réveiller.

Je me suis dit que tu devais dormir.

Je reste chez Nancy.

Je suppose que tu ne voulais pas me réveiller.

Paul, je suis désolée, je ne t'entends pas.

Rien. C'était rien.

Donc, euh...comment se passent les choses sur le plateau ?

Es-tu, euh...

sur la même longueur d'onde que le réalisateur ?

Parce que je crois que c'est important

qu'une actrice et son réalisateur

aient une bonne relation de travail !

Il doit bien avoir quelque chose que vous pouvez faire,

pour l'amour de Dieu ! Il me vole ma femme !

On ne peut pas le poursuivre ?

on ne peut pas faire payer cet enfoiré ?

Le faire payer pour quelque chose.

Le poursuivre ? Pour quoi ?

Pour quoi ?

Vous êtes le détective.

Vous êtes supposé être capable

de me dire pour quoi !

Êtes-vous son manager ?

Oui.

Vous avez des contrats... des papiers ?

Non, mais...

Mais c'était quelque chose dont vous aviez discuté, pas vrai ?

C'était implicite, vrai ?

Oui. C'était implicite.

Vous avez alors un contrat verbal, pas vrai ?

C'est vrai, nous avions un contrat verbal.

Nous sommes une équipe.

Je l'ai découverte.

Ouais, je sais. Vous l'avez déjà dit.

Bon, peut-être...

Peut-être pouvons-nous essayer de le poursuivre pour tentative

de rupture de contrat de management verbal, à votre encontre.

Ouais, c'est ça !

Pas si vite ! Je ne suis pas avocat !

Je devrais vérifier ça avec l'un d'eux.

Je sais que nous devons avoir de la documentation.

J'aimerais crever ce fils de pute.

Je ne peux pas vous aider sur ce genre de truc.

Il m'a appelée 5 fois, la nuit dernière.

Je n'ai pas pu dormir.

Voilà pourquoi j'ai raté mon marqueur.

On le refera après le déjeuner.

Je ne sais pas pourquoi je ressens cette loyauté envers lui.

Il pète les plombs. Je le sais.

il voit d'autres femmes.

Il l'a toujours fait.

Vers les 3 heures du matin,

toutes les putains d'épaves sur le trottoir

semblent finir chez nous.

Il n'a pas l'air différent

des autres abrutis de cette ville,

mais il baratine bien.

Il a dit qu'il pouvait me faire entrer à Playboy,

parce qu'il connaissait Hef.

Il a dit qu'il pouvait m'avoir des rôles au cinéma.

Il a une carte bleu de haut niveau et une Mercedes 450 SL,

alors merde !

Et en ce qui concerne l'idée de la station thermale ?

Il ne peut avoir aucun soutien pour ça.

personne ne veut lui donner d'argent.

Quoi ?

Dites-le !

Ben, je me disais juste

que vous pourriez prêter votre nom

pour quelque chose de ce genre... une station thermale...

avec lui ou quelqu'un d'autre.

Plus il foire,

plus il semble se raccrocher à moi !

Ouais, c'est Paul Snider.

J'aimerai parler à Hef...

Snider.

M. Hefner est en dehors de la ville. Puis-je vous aider ?

Qui est-ce ? À qui est-ce que je parle ?

Je suis Roy, l'assistant de M. Hefner.

Oh ! Bon, écoutez Roy, voilà ce qu'il en est.

J'aimerai passer au manoir ce soir

et parler à Hef.

- Je vous l'ai déjà dit... - Ouais, c'est vrai. Il est hors de la ville.

Oh merde. J'aurai dû savoir que tu me racontais des craques.

Il y a quelqu'un que j'aimerais qu'il voit.

Voudriez-vous laisser mon nom au gardien, Roy ?

Je suis vraiment désolé, je ne peux faire ça.

Seul M. Hefner peut faire ça.

Hey, bien sûr que vous pouvez le faire, Roy !

Je sais que ça se fait. Ça se fait tout le temps !

Allez, quoi ! Faites le une fois.

Hey, on s'est rencontrés, n'est-ce pas Roy ?

J'étais probablement avec Dorothy...

Dorothy Stratten ?

Je sais qui vous êtes, mais je ne peux pas vous aider.

Je ferai passer votre message.

OK, le sportif, faites-le donc passer.

Je rappelerai plus tard.

C'est quoi ce bordel ?

Je parie que tu ne connais même pas Hefner...

Combien de temps faut-il pour

courtoisement rappeler ?

Je n'en ai pas la moindre idée.

Non. Bon, je ne pense pas que tu le puisses.

Merci pour ton aide précieuse, Roy !

De rien.

On y va ou pas ?

Ce fils de pute

était présent tout le temps...

Veux-tu rester avec lui ?

Est-ce que tu veux le quitter ?

Qu'est-ce que tu veux faire ?

Je pense que tu vas avoir besoin d'une aide officielle.

Tu devrais probablement en parler avec un avocat.

Dorothy, tu ne peux pas juste le laisser te faire ça.

Il doit te donner plus de liberté.

Tu dois comprendre,

que tu n'es plus la même fille

que tu étais à Vancouver.

Tu as grandi. Tu as mûri.

Je le vois arriver juste sous mes yeux,

chaque jour.

Tu es unique, Dorothy.

Et tu as un don unique.

Tu as grandi et il est resté le même.

Hollywood n'a pas changé mes valeurs

ou ma personnalité,

mais ça m'a certainement rendu plus réfléchie.

Je pense que j'ai acquis 5 ans d'expérience en 18 mois.

Tu es plus grande que lui.

Ça va être un être un peu raide.

Êtes-vous sûr de vouloir entendre ça ?

OK.

"Elle a pratiquement emménagé au Wyndham.

Elle va habituellement là-bas après le tournage,

prend les messages,

et traverse la Plaza.

Il est dans la suite 1210.

Ils dînent habituellement à l'hôtel.

Et au petit matin, elle retourne au Wyndham

où elle attend la voiture du studio

qui vient la chercher."

Donc vous étiez dans le vrai, tout du long.

C'est lui.

Ils le cachent assez bien.

Vous allez bien ?

Ouais, bien sûr.

J'ai juste besoin de pisser.

Si nous avions ne serait-ce... qu'une lettre, une cassette,

n'importe quoi du moment qu'elle y parle du management,

je pense que nous aurions vraiment une bonne raison.

À propos de la rupture de contrat, je veux dire.

Ah, qu'ils aillent se faire foutre tous les deux.

Pourquoi on ne dirait juste pas,

"Écoute, tu la veux, mon pote ? Tu peux l'avoir.

mais tu vas devoir payer."

Je sais ce que vous ressentez, mais je n'y crois pas.

Hey, peut-être qu'il y a un truc

sur l'aliénation affective.

Je ne pense pas.

Ouais, ça coûtait 379,95 $ neuf.

Et tu peux l'avoir pour 250 $.

C'est à peine vieux d'un an.

Il a seulement servi les dimanches

pour un putain de prof psychotique.

Comment le charges-tu ?

Oh c'est facile ! Ça se fait en 5 sec !

Je t'en donnerai une.

Tu la mets dans la chambre,

tu appuies sur le bouton,

tu armes...

et elle est prête à partir.

Gaucher, hein ?

On se sent bien avec, n'est-ce pas ?

Bon, on conclut la vente ?

Il agissait très bizarrement.

Il accrochait, punaisait,

scotchait des photos d'elle, de lui,

de lui et elle, d'elle et lui,

partout chez lui.

Comme une sorte d'autel bizarre.

Étrange.

Franchement...

Ça m'a fait penser un peu à un soap opera.

Et je l'ai évidemment mal interprété.

C'est presque la même photo.

Oh, regarde.

C'est Eileen.

Quelle gamine !

J'avais pensé

à l'amener ici pour une visite

quand Dorothy reviendrait.

Ça serait amusant.

C'est raide. C'est vraiment raide.

Je ne suis pas sûr de pouvoir le supporter.

Écoute Robin, je veux prendre ça pour King.

Tu as vu la photo du bal de promo ?

Est-ce que je te l'ai montrée ?

Je lui avait acheté cette robe blanche.

La voilà.

Je ne m'étais jamais senti de la sorte, avant.

Elle a brisé mon cœur.

Chouette, hein ?

J'en ai une meilleure.

Paul, écoute, on doit vraiment y aller.

C'est quand je l'ai portée

et que nous avons dansé. C'est trop chouette !

Attendez juste une seconde !

On reviendra dans une heure, d'accord ?

OK, mec.

OK, on se voit plus tard.

Reste cool, OK ?

WHOA !

J'ai cru que j'allais exploser

quand il a dit "Elle m'a brisé le cœur".

Je ne trouve pas que ce soit marrant.

Je peux croire à un Snider vantard.

Je peux croire en un Snider indulgent.

King !

Ouais !

Je ne peux juste pas avaler un Snider sentimental.

C'est la seule fois où je l'ai apprécié.

Arrête ! Pourquoi ?

Je ne sais pas vraiment.

Un macho comme lui...

Tu ne t'imagines pas qu'il va faire un truc de dingue, non ?

Comme quoi ?

Je sais pas. Comme se faire du mal ?

Pas s'il s'agit de s'ébourriffer les cheveux.

On ne peut pas discuter, maintenant ? Je commence à devenir fou !

Je te verrai quand je viendrai à L.A.

Tu as clôturé le compte joint.

Oui.

Pourquoi ?

Je t'enverrai un peu d'argent.

Tu ne réponds pas au pourquoi ?

J'ai pensé que c'était le mieux à faire.

À propos de ?

Notre situation, Paul.

Je dois raccrocher, maintenant.

Non, ne raccroche pas, s'il te plaît !

Quelle est notre foutue situation ?

Bon sang, dis-moi quelque chose, veux-tu ?

Écoute, si tu as une aventure,

c'est OK pour moi. Je peux comprendre.

mais ça ne veut pas dire que nous devons

jeter notre mariage à la poubelle !

Je t'en prie, Dorothy...

S'il te plaît, dis-moi où je me situe...

Je dois avoir plus de liberté.

Je veux plus de liberté.

Dorothy, tu peux avoir plus de liberté. Honnêtement.

Ce n'est pas assez.

Les choses changent.

Je ne suis pas la même fille que j'étais à Vancouver.

Non, bien sûr que tu ne l'es plus !

On dirait que tu as un souffleur près de toi.

Je ne comprends pas ce que tu dis.

Je veux dire, j'ai l'intuition

que tu es assise sur les genoux d'Aram à l'instant même,

et qu'il fait bouger tes lèvres. Il tire les ficelles !

On parlera quand je rentrerai.

Tu vis avec lui.

Je reste chez lui temporairement.

Tu vis avec lui.

Tu couches avec lui.

Tu baises avec lui.

Pourquoi t'as pas les tripes de le dire ?

Tu es en train de le faire.

Pourquoi tu ne peux pas le dire ?

Enlève ces foutues lunettes !

Je suis ruiné.

Paul, je prendrai soin de toi. Tu le sais.

Eileen est ici, pas vrai ?

Écoute, trop de choses sont déjà arrivées.

Je t'appellerai dans quelques jours.

Alors on pourra peut-être discuter.

À propos du divorce ? C'est ça que tu veux dire ?

Oui.

Je pourrais changer.

Bon sang, donne-moi une chance, veux-tu ?

Je t'appellerai.

Putain de merde, il a dû te faire suivre.

Fils de pute.

Je ne veux plus que tu le voies.

Tout ça peut être réglé d'autres manières.

Promets-moi que tu ne le verras plus.

Il semblait si effrayé...

Hey sœurette, viens là ! S'il te plaît ?

Dorothy, je veux que tu promettes...

OK, je le promets.

Comment est l'eau ?

C'est tiède.

Ouais ?

Vous aurez probablement à la manipuler un peu.

Amenez-la à parler d'Aram.

Du gâteau, si vous y arrivez !

Encore mieux si vous pouvez l'amener

à parler du truc du management.

Elle reviendra. Je le sais.

Ouais... Bien sûr !

Juste au cas où.

Il n'arrêtait pas de changer d'avis.

D'abord il a dit que je pouvais avoir certains de ses vêtements,

et puis il a dit non, qu'elle reviendrait vers lui.

C'est que de la merde pour moi, ce qu'il dit.

Marqueur.

Dorothy ?

Sam, je suis là.

Bon, je dois faire quelques courses,

puis je reviendrai vers 14h30. J'ai promis à Eileen

que nous irions sur Rodeo Drive pour faire des achats, cet après-midi.

Oh, ouah ! C'est toi !

Tu es dans le programme télé !

Je suis désolée, Aram.

Eileen va faire la folle, plus que tout.

Je n'ai pas entendu ce que tu as dit.

J'ai dit que je ne serai rentré que très tard.

Je dois m'arrêter au labo.

Regarde, c'est toi !

Juste une seconde...

Recule un peu.

Là, essaie-le là.

Elle a dit,

"Je prendrai toujours soin de toi"

Ouais. Maintenant, si vous pouvez lui faire répéter ça...

OK.

Poussez le bouton vers le bas,

marchez autour et parlez.

Ça va être une chemise différente.

Alors ?

Bon, qu'est-ce que tu veux me dire ?

Rien. Rien.

Salut, je suis Paul Snider.

Paul Snider, salut.

Plus, plus.

TEST. 1, 2, 3, 4.

TEST. 1, 2, 3, 4.

OK.

Vous savez, on a juste

à mettre les choses au clair.

Une fois qu'on sera face à face, tout ira bien.

Putain.

cette foutue chose ne marche pas.

Et merde, on n'en a pas besoin, de toute façon.

Une fois qu'on aura passé un peu de temps ensemble,

tout redeviendra à la normale.

Je sais ça.

Il m'a appelé dans la matinée

et il a dit qu'il allait la voir ce jour même.

Ça passe jeudi à 20h00.

On pourra le regarder ensemble ?

Absolument ! On a rendez-vous.

Je te verrai à 14h30, OK ?

Il avait toujours des idées folles.

Il pourrait les réunir à nouveau.

Il a aspiré la moquette, poli le lino,

a nettoyé toute la maison...

Elle est arrivée peu après midi.

Le plan était que je devais l'appeler l'heure suivante

ou alors voir ce qu'il en était.

On a mis au point un code

donc elle ne pourrait pas savoir qu'il me parlait.

J'ai essayé de l'avoir au téléphone, mais euh...

vous savez ce qui est arrivé.

J'avais bu...

Je suis nerveux.

Je le suis aussi.

Regarde mes mains.

C'est une nouvelle chemise.

J'ai dû me brosser les cheveux

une douzaine de fois..

Je suppose que j'ai eu l'idée farfelue

que je pourrais t'avoir à nouveau.

Un vrai idiot, hein ?

Il n'y a aucune chance, n'est-ce pas ?

Il y a des choses dont on devrait parler.

Je sais.

Je t'aime, Dorothy.

Je t'aime tant...

je peux te donner 7 000 $.

Je t'en prie, reviens-moi !

C'est la moitié de tout ce que j'ai.

Faisons que ce soit comme avant.

S'il te plaît ?

J'en ai un peu sur moi.

Tu te rappelles la bague que je t'ai offerte ?

Oui.

Tu l'as toujours ?

Oui.

Je ne pense pas

que je pourrai vivre sans toi.

J'ai acheté une arme.

Oh, Paul.

Les choses vont changer pour toi.

Non !

Quoi ? Tu veux dire que je vais peut-être

devenir un grand réalisateur de film ?

Ou posséder un important magazine ?

C'est ce que tu veux dire ?

Peut-être alors je te laisserai revenir !

C'est ça que tu voulais dire ?

Assis !

Ces putains d'enculés !

Je veux partir !

Je suis désolé... Je suis désolé.

Ne t'en va pas, s'il te plaît !

Je veux te montrer quelque chose.

Reste une petite minute, s'il te plaît.

Je ne le referai plus.

Je t'en prie.

Je me suis cassé le cul à bosser là-dessus.

Seigneur, j'espère que tu vas les aimer.

Ils sont bien meilleurs que ceux de Farrah Fawcett,

n'est-ce pas ?

Elle en a vendu 5 million en un an.

Bon, tu penses auquel ?

On peut au moins rester dans les affaires, ensemble.

Ne secoue pas ta putain de tête comme ça, devant moi !

C'est trop gagne-petit pour une grande star de cinéma, hein ?

De mauvais goût, peut-être ?

Je pense...

Oh oh ! Tu penses !

Je pense qu'on devrait rompre proprement.

Oh...

Je veux que ce soit fini.

Hmm... C'est ce qu'Aram t'a dit de dire ?

Et c'est quoi ces putains de 7 000 $ ?

Tu crois que je suis stupide !

je ne suis peut-être pas un Hefner ou un Aram,

mais je ne suis pas stupide !

Pas encore !

Pas jusqu'à ce que tu me dises

où est le reste de l'argent.

Qui te l'a donné ?

DIS-LE MOI !

C'est la moitié.

MENTEUSE ! Casse-toi d'ici !

"Je prendrai toujours soin de toi, Paul."

"Je t'aime, Paul."

"Je te dois tant, Paul."

MENTEUSE ! MENTEUSE !

MENTEUSE !

MENTEUSE !

Je pense que tu n'as jamais su

à quel point je t'aimais.

Eh ben, maintenant tu le sauras !

Tu penses que je simule, n'est ce pas ?

Tu ne penses pas que je pourrai le faire, n'est-ce pas ?

Tu penses que je suis un lâche...

Ne nous faisons plus de mal, s'il te plaît...

Oh, s'il te plaît.

Trop gagne-petit pour toi, hein ?

Tu as couché avec lui la nuit dernière...

N'est-ce pas ?

Réponds-moi.

Tu l'as fait ?

Bien sûr que tu l'as fait.

Tu as baisé le grand réalisateur.

Bon, à mon tour.

Je te donne une chance de juger,

une chance de voir ce qu'est un vrai mâle !

AAH !

ARRÊTE ÇA, PAUL !

AAH !

Tu vas me faire une grande faveur, hein ?

OK.

C'est moi...

Je suis une œuvre de charité.

Maintenant, essaie de penser à ce cher Aram si tu peux.

Ils me tuent.

Ils essaient de me tuer.

Ces enfoirés !

Opérateur, pouvez-vous vérifier un numéro pour moi ?

Je pense qu'il est hors-service.

Quel est le numéro, monsieur ?

474-5051.

Veuillez patienter.

OK.

Tu m'entends ?

C'est eux qui l'ont fait.

Ma reine.

Son nom est Billie Joan Worth.

Elle est vraiment très chouette.

J'ai pensé qu'elle pourrait être la "novembre".

D'où vient-elle ?

Davenport, Iowa.

Elle me plaît.

En fait, c'est une technicienne

pour une compagnie pharmaceutique

qui aime tous les sports,

la lecture et la photographie.

Voulez-vous du sucre ?

Un peu, s'il vous plaît.

Vous n'oublierez pas Paul Snider.

Maintenant que les gens vous reconnaissent,

c'est comment ?

Oh...

J'irai faire du shopping dans une boutique,

et je verrai les gens s'approcher,

"Hey, c'est Dorothy Stratten !"

ou, "Hey, on peut prendre une photo de vous ?"

"Peut-on avoir un autographe ?"

ou même à l'aéroport, vous voyez,

les gens vont se précipiter vers moi

pour avoir mon autographe ou autre chose.

C'est vraiment très excitant pour moi !

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