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Original subtitles

Le décompte pour la nouvelle année a commencé.

Allumez le barbecue et sortez la bière,

car c'est le moment de dire adieu à l'année

qui vient de s'écouler

et d'accueillir la nouvelle année dans une ambiance de fête !

Je suis surexcitée !

Je pense que ça va être une super année !

Comme on peut s'y attendre,

il va y avoir une fête au centre-ville,

et les feux d'artifice illumineront la nuit

au-dessus de Inner Harbor.

Et la sécurité reste la priorité absolue.

Les forces de l'ordre ont été déployées en grand nombre

dans tout le pays...

Une grande fête est prévue ici,

juste après les douze coups de minuit !

C'est un peu le calme avant la tempête.

Regardez la foule qui s'amasse derrière moi !

On a testé les confettis,

on a testé les feux d'artifice,

et croyez-moi, vous n'allez pas juste les voir,

vous allez les sentir dans votre corps.

CHASSE AU TUEUR

- Allez !

- Allez ! Allez !

- OK, alors, c'est quoi, le problème ?

- C'est elle, le problème, OK ?

Cette femme dérange mes clients et elle refuse de partir.

Hé, c'est bon, vous pouvez y aller.

- Me touche pas, sale petite merde !

- Vous avez entendu ?

- Hé ! Oh ! C'est vous qui dérangez les clients.

Elle a payé pour son repas,

elle a quand même le droit de le finir.

C'est la nouvelle année, après tout !

- Oui, je sais que c'est la nouvelle année,

mais je travaille, moi !

Super !

- Madame, vous pouvez pas apporter votre alcool.

- Essayez de manger cette merde sans alcool !

- Merci !

- Bon, elle a visiblement un problème.

Pourquoi vous ne la laissez pas finir avant de partir ?

- Parce que ça fait trois heures qu'elle est là,

et qu'elle n'a pas bougé son cul, OK ?

Non, écoutez, je cherche pas à être méchant,

mais j'ai besoin de cette table. - Vraiment ?

- Oui, vraiment. J'ai besoin de la table

et je veux qu'elle s'en aille. Alors faites votre travail.

G-25, code trois.

Toutes les unités qui ne sont pas en situation d'urgence

doivent se rendre immédiatement à Hopkins Plaza.

Je répète, G-25, code trois.

C'est quoi, un G-25?

- Elle reste ici !

Tireur en embuscade.

On dénombre 25 victimes donc 17 sont décédées.

On nous signale la présence d'un tireur sur le port,

quelqu'un l'a vu ? On attend confirmation.

On survole la zone.

305 rue Fayette Ouest, appartement neuf B.

Un adolescent décédé, Jonah Miller.

Les lieux doivent être dégagés au plus vite

pour le service de police.

- Je ne veux pas que tu meures !

Je ne veux pas que tu meures !

- 305 Fayette Ouest, 1409,

vous pouvez confirmer que la victime est décédée ?

- Madame Miller,

je vais vous demander de le coucher par terre.

Je suis désolée, je dois faire mon travail.

- Votre travail, c'était de le garder en vie.

- Salut.

Je m'appelle Eleanor. Comment tu t'appelles ?

- Haley.

- Madame Miller ? Votre fille a besoin de vous. Maintenant !

Je vais vous accompagner dans votre chambre.

- Une seule balle par la fenêtre côté nord

a perforé la tête de la victime

avant de se loger dans le mur

suivant une inclinaison...

de 23 degrés.

Vous voulez devenir aveugle ?

On voit le faisceau laser,

on est en train d'analyser la trajectoire.

OK, c'est bon. On l'a repéré.

12, rue Redwood, au 17e étage.

- Nom de Dieu ! Merde !

À toutes les unités,

on signale une explosion sur Redwood.

Je répète, explosion sur Redwood !

L'explosion a provoqué un incendie.

Nous ne savons pas s'il y a des victimes pour le moment.

Évacuez les résidents au plus vite.

Les pompiers sont en route.

Faites évacuer l'immeuble au plus vite !

Sortez, sortez !

- Allez, allez, dépêchez-vous ! Par ici ! Allez !

Dépêchez ! Vite, vite, vite ! Allez ! Je vous en pris !

- Arrêtez ! Ne quittez pas le parvis !

- T'es pas bien ou quoi ?

L'immeuble est en feu ! Faut les faire sortir !

- Et si le tireur était parmi eux ?

- Et s'il a prévu de faire sauter tout l'immeuble ?

Faut les faire sortir maintenant !

- Alors filme-les ! - Hein ?

- On va filmer tous les visages ! Vas-y, filme-les.

On les aura dans notre téléphone.

- Allez, allez !

- Allez-y, on entre !

- Éloignez-vous de l'immeuble ! Allez ! Allez ! Allez ! Allez !

- Continue de filmer !

- Avancez, avancez !

- À droite, à droite !

- On y est presque, il reste deux étages.

C'est bon ! La voie est libre !

C'est bon, la voie est dégagée !

Il ne reste plus rien, tout a été soufflé.

- Cherchez dans les autres pièces.

- Équipe deux en place !

- C'est ça.

Ça va. C'est bon, ça va ?

Vous pouvez le tenir ? Par ici !

Salut ! - Salut !

- Elle va bien, elle s'est juste évanouie.

C'est l'effet que je fais aux femmes.

- On va changer de masque, d'accord ?

- Ça va, merci ! Désolée.

Combien de temps je suis restée inconsciente ?

- Doucement, doucement.

- Vous n'allez pas descendre 17 étages à pieds.

Je vais l'examiner. - OK.

- On va l'installer ici. Parfait !

Très bien, parfait ! - Doucement.

- Très bien, suivez mon doigt.

C'est ça.

OK, parfait !

- On a fouillé trois fois l'immeuble. On n'a rien trouvé.

Le stationnement, les casiers de rangement,

les ascenseurs...

- Ouais, c'est pas la peine de nous faire une liste

des parties communes, Commandant.

Arrêtez de vous demander où vous n'avez pas cherché

et commencez à vous demander où est-ce qu'il a pu se cacher.

- Tendez-moi votre bras.

Mac ! Qu'est-ce qu'on a ?

- Le propriétaire est Norvégien, un conseiller financier.

Il est à Oslo, en ce moment même.

Il dit qu'il n'a jamais vu l'appartement.

Il l'a eu comme remboursement de dettes.

Il essaye de le vendre depuis. - Je lui souhaite bonne chance !

Merde !

Désolé, ils étaient programmés à l'avance.

On va tout arrêter.

Oh, merde, c'est pas vrai !

- J'ai vraiment cru que...

qu'on se faisait tirer dessus.

Je pense qu'on devrait prendre la toilette.

Avant qu'elle soit encore plus contaminée.

Non, non ! Toute la toilette.

Prenez toute la toilette et emmenez-la.

- Continuez de respirer, d'accord ?

- Excusez-moi... Madame ?

Est-ce que ça ressemble à un hôpital, ici ?

- Non !

OK. - Désolée.

- Ne soyez pas désolée.

- Je... je m'en vais, c'est bon.

- Est-ce que l'explosion a été déclenchée à distance ?

- C'est intact.

Celui qui était à l'intérieur avait forcément une clé.

- On a placé les résidents au camp de base.

Ceux qu'on a pu retenir, en tout cas.

Les autres ont été filmés par mes policiers.

- Bravo ! Et vous avez fouillé les autres appartements ?

Je peux obtenir des mandats. - Sérieusement ?!

17 étages sans masque ?

Tu fais perdre du temps aux secouristes, Falco.

Au moment où il y a une urgence médicale dans toute la ville.

- Ça ne se reproduira pas, Chef. - Oubliez les mandats.

On va frapper aux portes

et ceux qui nous intéressent, ce sont ceux qui sont nerveux.

Votre attention, s'il vous plaît !

Nous accueillons dans notre équipe l'agent spécial Lammark,

directement du bureau régional du FBI.

Le FBI va nous aider à mener cette enquête.

- Merci !

OK, dans les prochaines heures,

vos bureaux seront submergés d'informations.

La plupart...

seront inévitablement fausses.

Vous allez aussi entendre énormément d'opinions.

Mais on n'a jamais attrapé personne avec des opinions.

Il est donc très important

de garder certaines idées préconçues en tête

lorsque vous rassemblerez les preuves.

La première :

veulent se faire prendre. >»

Pas celui-là.

29 victimes.

Chaque balle a atteint sa cible.

Pas de douille,

pas de cartouche,

pas un seul cheveu,

pas une seule empreinte.

Ce type est minutieux.

Il ne veut pas mourir,

et il ne veut pas se faire prendre.

On va le décevoir.

La deuxième :

vous entendrez dire

que cet homme est un terroriste.

Mais n'importe quelle organisation terroriste

qui aurait fait un tel massacre

l'aurait immédiatement revendiqué,

or, jusqu'à présent, personne ne l'a fait.

La troisième,

vous entendrez dire que cet homme est un malade.

Et Dieu sait que je suis d'accord.

Sauf que l'éventail des troubles de la personnalité

est si étendu qu'on peut tous se sentir concerné :

dépression, anxiété, schizophrénie.

Mais...

les paranoïaques,

les bipolaires,

les victimes de stress post-traumatiques,

si on doit arrêter tous les »

qu'on trouve dans la rue,

il n'y aura plus personne à protéger.

Donc, pour réussir,

nous devrons garder l'esprit ouvert.

Ne commencez pas à vous imaginer un raciste,

ou un nazi.

Ce n'est pas un profil.

C'est une personne.

Quelqu'un l'a aimé.

Quelqu'un l'a formé.

Quelqu'un lui a vendu cette arme.

Si on les retrouve,

on trouvera notre homme.

La quatrième...

- Le gouverneur met toutes ses ressources à votre disposition.

Je ne peux rien faire de plus. - Je suis un agent fédéral.

- Les autoroutes ne dépendent pas du fédéral, désolé.

Les fermer provoquerait une panique générale.

- Non, c'est un tueur qui provoque la panique générale.

Fermer une autoroute ne cause que des maux de tête.

- Mon gouverneur n'a pas besoin de ça en ce moment.

Le maire a lancé un appel au calme

et demande à quiconque aurait des renseignements...

- c'est une personne. >»

Quel amateur !

Pas étonnant qu'ils l'aient viré de Washington.

Ces gens-là sont des monstres, ni plus, ni moins.

- Un monstre coupe les ailes d'un oiseau

pour voir ce qui se passe.

Lui, il écrase des moustiques.

- Peu importe ! On devrait le pendre par les couilles

en haut d'un mât, que tout le monde le voie.

Ça dissuaderait tous les autres cinglés de faire pareil.

- Laissez donc le soin à un juge de décider de la sentence.

Notre travail à nous, c'est de l'attraper.

- Désolé, Monsieur. - Y'a pas de problème.

C'est bien de savoir ce qu'on pense de nous.

Est-ce qu'il y a du bon café, ici ?

Celui-là a le goût de... d'huile de moteur.

- Je vous le sers.

- Oh, c'est bon...

je m'en occupe.

- Excusez-moi.

- Pourquoi vous avez parlé de moustiques ?

- Je sais pas, une impression. - Basée sur quoi ?

- Je ne crois pas que ce type cherche à détruire.

Je crois qu'il cherche à se soulager.

- Et est-ce que vous avez le sentiment qu'il va recommencer ?

- Oui. - Pourquoi ?

- Parce que ça lui a plu.

- Comment vous le savez ?

- Il a tué 29 personnes.

Sinon, il se serait arrêté à... deux.

- Mais dans ce cas, pourquoi s'arrêter ?

Je veux dire, il aurait pu en tuer 50? 60?

Est-ce que c'est parce qu'il n'y avait plus de feux d'artifice ?

Et qu'il n'y avait plus de bruit pour couvrir les coups de feu ?

- Je ne sais pas, peut-être. - Arrêtez !

Me dites pas ce que je veux entendre.

Dites-moi ce que vous pensez.

- Je pense qu'il a eu sa dose.

Même si la bouffe est bonne, quand on n'a plus faim,

on arrête de manger.

Jusqu'à ce qu'on ait encore faim.

- Comment vous vous appelez ?

- Eleanor Falco, Monsieur.

- Lammark.

- Le nombre de morts par arme à feu dans ce pays...

- Et c'est peut-être parce qu'on a détruit l'Irak sur...

- Il n'y a pas de deuxième amendement en Chine.

- Donc vous justifiez les tueries de masse ?

- Non, j'essaye de les comprendre !

- Il n'y a aucune ambiguïté à avoir sur...

- Le taux de suicide ou d'homicide a augmenté...

- se construisent un récit élaboré

dans lequel ils sont le héros.

Salut !

Les tueurs de masse sont des terroristes

qui ne défendent pas une cause particulière.

Ils deviennent obsédés par les armes

et les tenues de combat pour pallier

leur propre sentiment d'impuissance et d'échec.

Ce sont souvent des personnes

qui ont subi de la maltraitance dans leur enfance,

venant surtout de la part des personnes

qui sont censées les aimer et les protéger.

CHEF JACKSON

- Oui, Chef ?

Y'a eu un problème avec Lammark, Falco ?

- Non, pourquoi ?

- Retrouve-le au café Lindemblat à six heures. Il veut te voir.

Il n'a pas dit pourquoi. - Merde !

On expose la population à un grand danger.

Il en est hors de question.

Vous pouvez oublier ça.

- Jesse, vous avez vu »?

Eh bien là, vous faites exactement comme le salopard

qui tient à ce que la plage reste ouverte. 29 morts.

- À Las Vegas, il y en a eu 58.

Le lendemain, Celine Dion donnait son spectacle

au Caesar's Palace. La vie a repris son cours.

- Mais attendez ! Le tueur était mort !

Là, on a un tireur d'élite de catégorie olympique en liberté.

- Le gouverneur ne fermera pas les hôpitaux,

il ne fermera pas les écoles...

- Très bien ! Mais fermons au moins ce qu'on peut fermer !

Comme les parcs d'attractions,

les centres commerciaux, les stades...

- Non ! On ne va pas imposer un couvre-feu

sans le moindre indice.

C'est quoi la stratégie ?

le trouve ? >»

Il peut très bien être allé au Minnesota.

Ils ne vont pas fermer le Minnesota.

Le 11 septembre, la ville de New York,

ils ne l'ont pas fermée. - Ah !

- Écoutez, si vous n'êtes pas capable d'arrêter

ce type sans fermer toute la ville,

alors c'est pas la peine de continuer.

- Jesse, calmez-vous.

Je vais le trouver.

Ce que je veux savoir, c'est si vous êtes avec moi.

- Je dois y aller.

Le maire était toujours maire dans la suite.

C'est ce que je retiens des ».

On se donne des nouvelles dans la journée.

- J'espère qu'on en saura un peu plus.

Ah... c'est pas possible.

- Monsieur.

Est-ce que c'est un bon moment ?

- Ouais, je vous en prie, asseyez-vous.

Ce sont vraiment des abrutis.

C'est comme s'ils avaient conçu le système uniquement

pour me pomper toute mon énergie.

- Je ne comprends pas,

ils veulent que vous l'attrapiez ou pas ?

- Oui, évidemment ! Le problème,

c'est qu'ils croient savoir comment faire.

Bref... parlons plutôt de vous. Un café ?

- Je veux bien.

- Je vois deux raisons qui expliquent

pourquoi vous avez l'air de si bien le comprendre.

La première : c'est que vous êtes potentiellement

une bonne détective. La deuxième :

vous êtes aussi dérangée que ce type.

Quoi qu'il en soit, je rends un grand service

à tout le monde en vous retirant des patrouilles.

Oh.

- Salut ! Comment tu fais pour être aussi mince ?

- Ah. J'ai arrêté le gluten. La solution miracle.

- Le gluten, hein ? - Ouais.

- Y'a du gluten dans la viande ? - Non !

- Je crois que vous connaissez déjà Jack McKenzie.

Comme enquêteur, honnêtement, il est moyen,

dans le meilleur des cas,

mais...

quand on s'approchera du tueur, croyez-moi,

on sera contents d'avoir Mac avec nous.

- Je suis flatté.

Elle embarque ?

- J'aimerais demander votre transfert.

- Je travaillerais pour le Bureau ?

- Non, vous seriez l'agent de liaison

entre la police de Baltimore et... et moi,

pour m'assurer d'avoir l'information

dont j'ai besoin quand j'en ai besoin.

Je suis entouré de chacals et de clowns.

Krupp et Marquand sont très compétents

mais ils vont tout rapporter à Washington.

Je dois m'entourer de gens intelligents

en qui je peux avoir confiance. Et croyez-le ou non,

les seuls à remplir ces conditions, c'est vous deux.

Alors ne me décevez pas.

Soyez une artiste, pas une policière.

Suivez votre intuition.

Ce type est dans une spirale de destruction.

Ce que j'attends de vous,

c'est d'anticiper ses faits et gestes.

- Je suis là pour vous surveiller, vous le savez ?

- Laissez-la tranquille.

- Merci, Monsieur, mais je peux me défendre toute seule.

- Je sais, c'est pour lui, que je m'inquiète.

OK, Messieurs, Dames, attrapons-le !

- Y'a douze caméras de sécurité dans l'immeuble,

mais le disque dur s'efface toutes les 72 heures.

Si notre homme est entré avant, on l'aura pas.

Il y a aussi des zones non couvertes,

comme l'aire de livraison et le couloir du deuxième étage.

Samantha a rassemblé toutes les images de l'incident :

cellulaires, drones, etc...

Ça représente environ 300 heures de vidéo.

On devrait avoir une version nettoyée

et découpée en séquences d'ici treize heures.

- Je peux avoir un premier montage à onze heures ?

- Sans problème. L'agent d'immeuble

est en train de vérifier

toutes les allées et venues des six derniers mois.

Lui et son équipe seront disponibles

pour répondre à nos questions dès demain matin.

- OK ! Peintres, serruriers, compagnies...

- Pas de ligne fixe, pas de câble, pas de Wi-Fi.

Personne ne vit dans l'immeuble.

Le propriétaire a fait faire la peinture avant la pandémie.

- Mm-hm. - On a trouvé la compagnie.

On est en train de retracer les peintres.

- Euh, Eleanor ? On va vous fournir

des copies de tous ces rapports, d'accord ?

- Très bien.

- Euhm, je vous en prie. Allez-y.

- Monsieur Ortega

est le gardien de l'immeuble depuis son ouverture.

54 ans, Cubain, pas de condamnation.

Pas d'armes à feu, pas de casier.

Il assure ne jamais avoir reçu des doubles des clés.

- Ouais !

- Il y a un autre gardien, Barraza,

qui fait le quart de nuit.

Il est parti en vacances donc il est injoignable.

- Où est Barraza ? - Il n'est pas dans la région.

- J'ai pas demandé où il n'était pas, j'ai demandé où il était.

- Il ne correspond pas au profil.

Il est gentil, drôle. La moitié des résidents

lui reprochent de fumer de l'herbe dans le hall.

- Et pour l'autre moitié ? - Ils se fournissent chez lui.

- C'est vraiment très drôle. Krupp ?

- On a identifié les résidents de l'immeuble

et vérifié leurs antécédents. - Mm-hmm.

- La brigade antiterroriste est en train d'évaluer leur profil.

- Antiterroriste ?

- C'est une demande de Frank Graver.

- C'est moi qui dirige l'opération. Pas Frank Graver.

Pas Washington. Certainement pas vous.

- Ils ont deux fois plus de ressources.

Je pensais que vous alliez être d'accord.

J'essaye juste de faire accélérer les choses.

- C'est votre sortie que vous allez accélérer.

Si Frank Graver a besoin d'un massage cardiaque,

vous devez avoir mon accord, c'est compris ?

Et ça vaut pour tout le monde.

Qu'est-ce qu'il y a, encore ?

- La confirmation que nous ne demandez pas de couvre-feu.

Jesse Capleton vous demande de la signer.

- Pourquoi je signerais une demande

qui est exactement l'inverse de ce que j'ai demandé ?

- Il a dit que vous avez conclu un accord, ce matin.

Il veut que ce soit officiel.

- Quel enfoiré !

OK. Marquand ? - Oui, Monsieur ?

- Soyez franc avec moi.

Vous avez parlé à la brigade antiterroriste ?

- Non, Monsieur.

- Vous me promettez de ne pas leur parler.

- Oui, Monsieur.

- Qu'est-ce que vous avez alors ?

- D'après l'analyse de l'onde de choc,

l'arme utilisée est une grenade. Une M14.

Il a ouvert le gaz, dégoupillé la grenade

et est sorti en fermant la porte derrière lui.

Il y a aussi beaucoup de griffures sous la serrure.

Comme s'il avait un trousseau de clés.

La balistique de son côté a fixé son choix

sur un fusil d'assaut XM-21.

En service du Vietnam

jusqu'à l'opération Tempête du désert.

Ils ont changé la lunette en 75, mais...

on pense que c'est l'original.

Et si c'est le cas, alors on a un problème.

- Pourquoi ?

- Le fusil date d'avant le registre.

Ce qui veut dire qu'on n'a pas le choix,

il faut qu'on compare manuellement

chaque fusil avec les archives militaires, état par état.

C'est un pet dans un ouragan. - C'est très poétique.

- C'est aussi ce que dit ma femme.

- Que fait l'armée des armes qui ne sont plus en service ?

- Si elles sont en bon état,

ils les refourguent aux forces de l'ordre.

Certaines sont démontées et d'autres sont redistribuées

aux forces armées alliées à travers le monde.

- Qui est-ce qui les démonte ?

- Euh, l'armurier. Il y en a un dans chaque base militaire.

- Mais... mais qui vérifie qu'elles ont bien été détruites ?

- D'accord... vérifiez les dossiers des armuriers.

États de service, condamnations, disparition d'armes,

stress post-traumatique, troubles psychologiques.

- On s'en occupe !

- Toute aide supplémentaire est la bienvenue,

Nathan, mais c'est d'une collaboration que j'ai besoin,

pas d'une compétition.

La voie hiérarchique doit être clairement établie.

- J'ai une question pour toi.

Lammark ne serait pas un peu...

parano au sujet des autres services impliqués ?

- Pas vraiment, non. Tout le monde veut faire la une.

J'ai vu trop souvent des enquêtes dérailler

à cause de luttes internes.

- C'est pas vrai !

- Je t'en prie. Dis-moi que tu as trouvé quelque chose.

Taille, poids, n'importe quoi.

- À cette distance ? Je ne peux même pas émettre d'hypothèse.

Petit point d'entrée, large point de sortie,

un tir par victime.

Tête, poitrine, cou éclatés.

Je te les laisse, mon ami.

- Merci. Vous avez déjà vu ça, Mac ?

- Pas en dehors de l'armée.

Et très peu dans l'armée sont capables de...

d'autant de précision avec le vent,

les feux d'artifice.

- Il a dû exprimer son talent quelque part.

Peut-être dans un sport extrême ou un camp militaire.

Quoi qu'il en soit,

ça, ce sont ses trophées.

Est-ce qu'il s'agit d'un homme ?

Oui.

- Pourquoi ?

- À cette échelle ?

Du jamais vu.

- Prémédité ou spontané ?

- Prémédité. - Spontané.

- Alors pourquoi il avait une arme ?

- Il s'est introduit par effraction.

Il attendait peut-être la police.

- Avec un fusil d'assaut vieux de quarante ans ?

De genres différents, de races différentes.

Des vieux,

des jeunes.

- Pas de profil type.

Pourquoi ?

- Eh bien, on peut élaborer toutes sortes de théories.

Ce n'est pas la nature qui est en cause.

C'est le mode de vie.

On est tous différents,

mais on vit tous de la même façon.

L'heure de pointe, l'heure du lunch,

le Vendredi fou, le Réveillon du jour de l'an.

On suit tous le mouvement sans réfléchir.

Il...

il ne cherche pas à punir les gens,

il veut juste dénoncer leur comportement.

Il n'y a pas de torture,

pas de plaisir à les faire souffrir, juste un... pouh !

Un billet express pour Narnia.

Monsieur !

Ils l'ont trouvé !

- Comment ça, trouvé >»? Qui l'a trouvé ?

Frank !

C'est moi qui dirige l'opération,

sauf si Nathan décide du contraire.

- Ça va, n'en fais pas toute une histoire !

Je ne cherche pas à prendre ta place.

Il fallait qu'on agisse vite.

On interrogeait les résidents,

et ce jeune homme n'arrêtait pas de déclencher l'alarme.

On a voulu l'interroger, et il s'est enfermé dans sa chambre

en menaçant de tuer tout le monde !

Ce qui n'est jamais bon signe !

Équipe Alpha en position.

Équipe Bêta, sécurisez les lieux.

Est-ce que quelqu'un a vu l'arme ?

Je répète, est-ce qu'on a la confirmation

qu'il est armé ?

- C'est vraiment gentil

d'avoir convoqué tout le monde avant de m'appeler !

- Il coche toutes les cases :

TDAH, il a quitté l'école parce qu'il s'est fait intimider,

il passe ses nuits à regarder des vidéos de Daesh

et à exploser des crânes dans des jeux vidéo.

Et son oncle, Aziz,

l'a emmené dans un club de tir l'été dernier.

C'est ici que sont relogés à nos frais

les locataires du 12, rue Redwood.

Et il semblerait que le tueur soit parmi eux.

- Comment on accède à l'appartement ?

- Les Rahmani vivent juste au-dessus.

Il a dû passer par l'extérieur. Il connaît bien l'immeuble.

Il avait sûrement planifié tout ça.

- On est prêts ! Vingt secondes ! - Bien reçu.

- Allons-y !

Équipe Alpha, on entre !

- Est-ce qu'on est sûr et certain qu'il est armé ?

- Il a dit qu'il allait tuer tout le monde !

- J'ai demandé s'il était armé, pas ce qu'il a dit !

- Il y a un matelas dans l'appartement.

Pourquoi il y en aurait un s'il vit au-dessus ?

- C'est qui, elle ?

Mais qu'est-ce qu'elle fait ici ?

- Merci, Eleanor.

- Dans trois, deux, un !

On y va, on y va !

- Est-ce que t'as donné le feu vert ?

- Lâche-moi, Lammark !

- À terre ! Pas un geste !

- Allez-vous-en ! - Où est ton arme ?

- Reste où tu es ! Ne bouge plus ! - Dégagez !

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Prenez un matelas de sauvetage !

Il va se jeter par la fenêtre !

Il va se jeter par la fenêtre !

Allez, dépêchez-vous !

- Envoyez l'équipe médicale, vite, vite !

Ils ont tenté d'appréhender le suspect

mais l'intervention ne s'est pas déroulée...

- Oh !

Central au poste de commandement,

l'équipe Alpha quitte l'appartement.

- Où est son arme, Frank ?

On n'a même pas trouvé de lance-pierre.

- Lammark, il a pu la cacher n'importe où.

- A, tu n'as pas d'arme à feu.

B, tu es à des années-lumière d'établir le moindre lien

entre ton suspect et un ancien fusil d'assaut.

Un XM-21, plus précisément.

Et C, on ne devient pas un tireur d'élite

de première classe en jouant à des jeux vidéo.

Alors soit tu me trouves des éléments là-dedans

qui justifient l'intervention, soit tu reconnais

que tu as fait...

une erreur phénoménale !

- Ça va, Lammark.

Si c'est pas lui, pourquoi il a sauté ?

- J'en sais rien.

Peut-être parce que ce foutu parasite de Jimmy Kittridge

l'a décrit comme un terroriste en direct à la télé.

Un jeune arabe dans une école de Baltimore.

Vous pensez qu'il aurait été accueilli en héros après ça ?

- OK, mais pour l'instant, c'est peut-être lui,

on ne sait pas.

Je veux dire tant qu'on n'a pas prouvé son innocence.

- Jesse, c'est dans l'autre sens que ça marche.

- Pas quand on est en concurrence

avec six autres États

pour obtenir une raffinerie de neuf milliards !

Il faut que la population se sente en sécurité, Lammark.

Là, on leur montre qu'on est sur le coup,

ça nous fait gagner du temps.

- Allez dire ce genre de conneries aux Rahmani.

Allez-y, allez leur dire.

Parce que moi, j'ai autre chose à foutre !

- On a trois peintres qui ont travaillé dans l'appartement :

Rodney Lang, Abraham Haynes et Dimitri Bovrov.

- Monsieur Lang, on n'en a pas pour longtemps.

- J'espère que ça ne vous dérange pas

que je sois venu avec des renforts.

Ma femme a deux emplois, alors je vous laisse deviner

qui doit s'occuper du petit Desmond.

- Desmond ? J'avais un oncle qui s'appelait Desmond.

Il écrivait des romans érotiques sous le nom de...

- » - OK.

- J'imagine que vous vous souvenez

où vous étiez hier soir ?

- Euh, oui ! On est allés voir le feu d'artifice

en famille sur le port. On était là. On a eu super peur.

- Vous pouvez le prouver ? - Le prouver ?

- Mm-hmm.

- Je peux le prouver, ouais...

j'ai des millions de selfies.

- Chez ma belle-mère.

- Je croyais que vous l'aviez attrapé.

- Peut-être. Vous n'avez pas de photos ?

- Mmh. Tenez.

- Avec ma belle-mère ? J'en ai plein.

C'était une grande fête avec les cousins, les neveux.

Qu'est-ce que je fais là ? Est-ce que vous me suspectez ?

J'ai juste rénové l'appartement ! Y'a deux ans !

- Hé, hé. Calmez-vous. Tout va très bien.

On pose juste des questions.

- J'étais à mon appartement, tout seul.

- Détendez-vous, Dimitri.

On a encore le droit de passer la nuit tout seul dans ce pays.

Vous pouvez le prouver ?

- Mon, mon voisin m'a peut-être vu rentrer.

Et j'ai appelé mon père en Russie.

Vous pouvez vérifier auprès de la compagnie de téléphone ?

- Mais vous avez fait un camp d'entraînement militaire

en Russie, n'est-ce pas ?

Est-ce que vous vous êtes entraîné au tir ?

- Ce n'est pas moi qui ai tué ces gens, Monsieur.

Mais pour qui me prenez-vous ?

Je trouve ça un peu insultant de devoir me justifier.

Je suis un honnête homme,

et je travaille fort pour obtenir ce que je veux.

Oui, je me suis entraîné au tir, pendant deux semaines.

Mais après, je me suis cassé le bras, donc le tir,

c'était fini pour moi.

On m'a dit de nettoyer les baraquements,

alors j'ai passé le balai. J'ai lavé les vitres,

et c'est comme ça que j'ai servi mon pays.

- Monsieur Haynes, pourquoi avez-vous arrêté

de travailler chez les Peintures et réparations DeLuxe ?

- J'étais peut-être pas assez rapide.

C'est à eux qu'il faut demander.

- Donc, vous avez rénové l'appartement tout seul ?

- Oui.

- Vous vous souvenez d'autre chose ?

- La lumière, la vue.

On a fait la salle à manger ensemble,

et Dimitri a fait des heures supplémentaires

pour faire les chambres, il me semble.

- Non, c'est moi qui ai fait les chambres, j'en suis sûr.

- Eleanor, est-ce que vous me trouveriez extrêmement sexiste

de vous demander de prendre le petit Desmond,

et de l'aider à s'endormir ?

- Oh. Merci, ma belle.

- Monsieur Lang, vous avez beaucoup de...

de contrats de peinture, non ?

Vous êtes à plein temps chez Deluxe

et vous faites quelques contrats pour Ultraviolet ?

- Ouais, bien, ça coûte cher, les enfants.

Chut, chut !

Euh, excusez-moi.

Le rapport préliminaire du labo.

- Oh ! - Vous pouvez me le signer ?

- Bien sûr. - Merci.

Parfait. Merci !

Messieurs ! Messieurs !

Est-ce que vous voulez une enquête ?

Ou est-ce que vous voulez simplement du divertissement ?

Eleanor, est-ce que vous avez reçu un colis du labo ?

- Oui, Monsieur. Je l'ai inclus dans mon rapport.

Il y avait très peu d'urine et de matière fécale

mais assez pour détecter une carence en fer.

J'ai vérifié et c'est fréquent

chez les personnes qui ne mangent pas de viande.

- À quelle heure c'est arrivé ?

- Je sais pas, y'a peut-être vingt minutes ?

- 45!

Comme je ne l'avais pas reçu,

j'ai appelé le labo, vérifié auprès du coursier...

- Je suis désolée, je voulais juste rendre service,

vous étiez au téléphone, et...

- Ce sont des renseignements sensibles,

confidentiels, et urgents.

Vous êtes agent de liaison de la police de Baltimore,

une patrouilleuse, sans diplôme universitaire.

Et vous vous êtes dit

que je devais attendre votre verdict.

Eleanor, je suis désolé de m'être énervé.

J'ai eu une conversation téléphonique

particulièrement stressante et c'est retombé sur vous.

- Pas de problème.

- Bon, je sais qu'il est tard,

mais j'ai reçu de nouveaux éléments

et j'aimerais avoir votre point de vue.

Vous voulez qu'on aille manger ensemble,

qu'on en discute autour d'un bon verre de vin ?

- Monsieur, si vous m'avez engagée pour me baiser,

vous pouvez reprendre votre travail

et vous le mettre au cul.

- Eleanor, je suis marié.

Venez manger avec nous.

Je pense que ça vous ferait le plus grand bien.

- Vous aussi, vous pensez qu'il va recommencer.

Pourquoi vous avez signé le document ?

- Il faut savoir choisir ses batailles.

Choisir celles qu'on peut gagner.

- Oui, mais en signant, vous entrez dans la partie.

- Et si je ne signe pas, on me remplace.

Non, le seul choix véritable,

c'est d'être soit enterré soit brûlé vif.

- Jesse Capleton peut pas vous virer.

C'est pas votre patron.

- Jesse Capleton coopère avec mon patron,

qui coopère à son tour avec lui.

Les types comme ça sont tous de la même espèce.

Il suffit d'un coup de téléphone.

est un peu dépassé dans cette affaire ?

Si tu me demandes, je l'admire beaucoup,

mais on doit penser avant tout à son coeur. >»

Chacun dit ce que l'autre veut entendre.

Et du jour au lendemain,

on se retrouve à vider son bureau dans une boîte.

Vous voulez mon avis ?

- Mm-hmm.

- Ils ont pas peur que vous l'attrapiez pas.

Ils ont plutôt peur que vous l'attrapiez.

Quand vous l'aurez trouvé, on ne parlera que de vous.

Certaines personnes ne sont pas faites pour vivre dans l'ombre.

Y'a quelque chose qui colle pas avec Lang.

Ses chaussures,

sa montre, venir avec son bébé...

- Ce n'est pas Lang. Il a un alibi en béton.

Mais je vais appeler Tracey demain matin,

si vous voulez revoir son dossier.

- Depuis quand vous êtes marié ?

- Depuis qu'on en a obtenu le droit.

- C'est ça, la question.

Comment les gens changent le système,

comment le système nous change.

Vous voulez un peu de... - Je vais prendre de l'eau.

Merci.

- Aujourd'hui, tout est une affaire de statut social.

Ceux qui en ont un tueraient père et mère pour le protéger,

ceux qui en veulent un

tueraient pour parvenir à leurs fins,

et tous les autres se retrouvent prisonniers entre

les gouvernements, les grandes compagnies,

les grandes écoles.

C'est toujours le même schéma.

- Comment changer ça ?

- Il faut de l'empathie, renouer les liens.

Quand on se met sincèrement à la place des autres,

on veut les hisser vers le haut, pas les écraser.

- Si jamais on devait manquer d'argent,

tu pourras toujours te lancer dans les cartes de souhaits.

Sérieusement, tu aurais beaucoup de succès.

Oh.

Qu'est-ce qu'ils disent ?

- Tu veux pas savoir.

- Gavin, si je le demande, c'est que j'ai envie de savoir.

- Tu sais comment ça se passe :

les premières 24 heures, c'est »

Et ensuite, c'est...

qui ne l'a pas encore attrapé ? >»

- Non, je parlais de la théorie.

- Quelles sont les théories qui circulent ?

- Oui.

On a la théorie d'une cellule terroriste implantée

dans chaque ville américaine, un coup monté de l'intérieur

pour faire reculer les droits fondamentaux,

le complot juif, je vous laisse le choix.

- Quelle est la vôtre ? - Excellente question !

Qui mérite une réflexion... - Faut pas le lancer.

- Trop tard !

Je pense que votre homme n'est pas né ici.

- Hmm.

- Il doit se dire que le pays où il a grandi

est devenu un endroit horrible,

comme une bonne partie du reste du monde.

- Mm-hmm. - Et il doit aussi penser que

cette nation est responsable

d'au moins 50 % de ce bordel.

- Wow ! Si tu n'avais pas le vertige,

je te considérerais comme suspect.

Ce qui m'effraye le plus, c'est qu'au fond de toi,

tu penses qu'il n'a pas tort. - Mmh.

On parle du pays qui a défait les nazis,

qui est allé sur la Lune... - Oui.

- qui a établi le séquençage complet du génome humain,

et qui a posé un engin spatial sur Mars,

à 220 millions de kilomètres de notre position actuelle.

- Et pendant ce temps-là, on impose nos marques,

notre plastique, notre vision déformée,

notre démesure partout ailleurs !

Je suis allé à Bogota pour une conférence.

Où on trouve le meilleur café au monde !

Vous savez où ils m'ont emmené ? Chez Starbucks !

On prend ce qu'il y a de meilleur

et on leur renvoie en pire, uniquement pour en tirer profit.

Et là, je parle de ce qu'on fait à nos alliés !

- Qui dit bénéfices, dit impôts.

Et donc plus d'argent pour la recherche et le développement.

- Eleanor... - Gavin ! Va te coucher !

Sinon, je te fais arrêter

pour harcèlement contre des agents de la fonction publique.

- C'est bon, c'est bon, j'abandonne.

- Bon alors, Eleanor, pourquoi vous m'avez menti ?

- Pardon ?

- Le Bureau a rejeté votre candidature.

Et vous n'avez pas jugé bon de me le dire ?

C'est ça qui m'a énervé, pas le rapport du labo.

- C'était y'a huit ans,

je ne savais pas que c'était important.

- On est scrutés à la loupe.

Chaque détail est important.

- J'espérais pouvoir faire mes preuves

avant que vous l'appreniez.

J'aurais dû vous le dire, je suis désolée.

- Vous avez réussi haut la main l'observation

et les connaissances.

C'est votre évaluation psychologique

qui vous a valu d'être écartée.

addictif, antisociale. >»

C'est le profil des gens qu'on arrête,

pas de ceux qu'on engage.

Vous savez, quand on nous demande de dessiner un arbre ?

- Mm-hmm.

- Le tronc représente votre vie jusqu'au moment présent.

- Ouais.

- Et d'après votre dessin, le docteur Katz en a déduit

que quelque chose s'était mal passé et vous avait traumatisée

quand vous aviez environ douze ans.

L'arbre ne repose sur rien, il n'y a pas de racines,

pas de fruits. Qu'est-ce qui s'est passé ?

- C'est vraiment nécessaire ?

- Vous n'êtes pas obligée de répondre.

Je veux juste savoir si on doit virer le docteur Katz,

parce que je pense que vous avez du talent.

des substances illicites ? >»

» » »

Ça non plus, ça n'a pas aidé votre candidature.

Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?

- Kurt Cobain.

pour ce que je suis qu'être aimé pour ce que je ne suis pas. >»

- Mouais... Ce n'est pas vraiment un modèle

selon les critères du Bureau.

Vous avez travaillé dans une laverie,

puis dans un centre d'appels.

Pourquoi vous n'avez pas cherché un emploi plus intéressant ?

Vous êtes intelligente, vous vous exprimez bien.

- Ouais, bien, ça ne compte pas beaucoup

quand on n'a pas fait d'études.

- Pourquoi vous n'en avez pas fait ?

- Parce que je n'avais personne pour les payer.

Et quand on travaille toute la journée pour payer le loyer,

on n'a pas la tête à étudier, on pense plutôt à dormir !

- Qu'est-ce qui vous a amenée à devenir policière ?

- Je cherchais à me protéger.

- De qui ?

- De moi-même !

Vous êtes satisfait ?

- Non. Eleanor,

je ne serai satisfait

que quand nous aurons une piste concrète.

La haine qui anime notre tueur

n'est pas si différente de la vôtre.

Mais au lieu d'aller dehors

et de tirer sur tout ce qui bouge,

vous la retournez contre vous.

Je veux que vous vous serviez de ce sentiment

pour m'apporter quelque chose de nouveau, maintenant.

On attrape ce type ?

Tout ça disparaîtra.

Et on pourra enfin se consacrer à notre vrai travail.

- Un petit blanchiment des dents, Madame ?

On peut vous le faire là, maintenant.

- Pas aujourd'hui.

- Vous verrez la différence en cinq minutes.

- Non, merci ! - Un petit blanchiment ?

Mesdames, si vous attendez l'été avec impatience,

c'est le moment de retrouver la ligne.

Venez nous voir au comptoir beauté au deuxième étage

pour une consultation gratuite.

- Euh, excusez-moi. - Oui ?

- Je crois que vous avez pris mes affaires par erreur.

Mes vêtements.

- T'as vraiment un problème, mon gars !

Excusez-moi, y'a un type

qui se lave de la tête aux pieds dans les toilettes.

- Ah.

- Je pense qu'il a un problème, mais honnêtement,

c'est pas cool. - OK, je m'en occupe.

Quelqu'un peut aller au troisième niveau ?

Je suis avec un monsieur... qui s'est fait voler ses vêtements.

- OK, Central ? Y'a personne, ici !

- Oh, mon Dieu, mais qu'est-ce qu'il fait ?

- C'est triste à voir.

- Hé ! Vous n'avez aucune dignité ou quoi ?

On n'est pas des animaux !

- Ignore-le. - Je suis...

- Hé ! Monsieur !

Attendez, Monsieur ! Attendez !

Je vais devoir jeter un coup d’œil dans votre sac, Monsieur.

M'obligez pas à le répéter, ouvrez votre sac,

s'il vous plaît.

- Je veux juste rentrer chez moi.

- Je sais que vous voulez rentrer chez vous

mais j'aimerais vérifier le contenu de votre sac.

Alors ouvrez-le.

- Je veux pas d'ennuis, je veux juste partir.

- On va vous laisser partir. On veut juste voir votre sac.

Ouvrez-le, s'il vous plaît. - Ouvrez votre sac !

- Monsieur, ne m'obligez pas à le répéter ! Ouvrez votre sac !

- Ouvrez votre sac ! Non !

- Ça fait des années que je n'ai pas vu de XM-21.

Mais on peut en trouver si on sait où chercher.

- Où est-ce que je dois chercher ?

- Le Département de la Défense

est le seul organisme gouvernemental

qui ne passe aucun des audits qu'ils ont eus depuis vingt ans.

Ils ont perdu l'équivalent d'un milliard de dollars

en armes rien qu'en Irak et au Koweiït.

- Monsieur Lassky, pourquoi acheter une arme

qui ne se fait plus alors qu'il en existe des plus récentes ?

- Eh bien, souvent, c'est parce qu'elles sont meilleures.

Faciles à charger, nettoyer, avec des munitions standard.

- Comme le Enfield Pattern 1853?

Oui !

C'est un classique, celui-là.

Utilisé par l'Armée des États confédérés.

- Et le Ku Klux Klan.

- Écoutez, je ne fais rien d'illégal dans mon magasin.

L'histoire de l'Amérique...

- Un Milkor BXP ? Dans le Maryland ?

C'est pas très légal.

EÉcoutez, Monsieur Lassky,

je vais avoir besoin de la liste de vos clients.

Si cet homme est l'un d'entre eux

et que vous retenez cette information...

un centre commercial >» ?

On a un homme noir, 35 ans, 1,75 mètre,

environ cent kilos... - C'est pas vrai !

- un Magnum 357 à l'arrière de son véhicule.

- Ils font exprès ou quoi ?

Notre homme fait plus d'un mètre quatre-vingt et il est blanc !

- Ouais. Je vais leur rappeler.

- Je répète, on a un homme noir, 35 ans,

1,75 mètre, environ cent kilos,

un Magnum 357 à l'arrière de son véhicule.

- Appelez-moi. >»

du suspect ? >»

2-0-3, 2-0-3,

nous avons repéré un homme qui a bifurqué

dans une ruelle en nous voyant arriver.

- C'est la chose la plus bizarre que j'ai jamais vue.

- Appelez Sam. Reflets dans les vitres,

caméras dans les boutiques,

y'a forcément moyen d'obtenir un portrait de cet homme.

- Désolé, il n'y a pas de caméras dans les toilettes.

- Continuez.

- Oh, revenez en arrière !

- C'est son T-shirt !

- Emmenez-moi dans ce restaurant.

- Tout de suite.

- Il n'est pas venu pour tuer.

Il est venu pour manger,

changer de vêtements,

et se laver.

Comme un chien qui sait où trouver des restes.

- Il est assez futé pour ne pas laisser d'empreintes.

- Est-ce qu'il ne récupère que les légumes ?

- Oui. Elle est là, votre carence en fer.

Notre chien est herbivore.

- Merde !

Et maintenant, l'habileté au tir.

Il est d'un calme olympien.

- Il ne cherche pas l'affrontement.

- Merde ! - Par ici ! Non, non !

- Il se croit dans un stand de tir.

- Qui est-ce qui l'a formé ?

- Pas l'armée, en tout cas.

L'arme est un prolongement de son corps,

comme des cheveux ou des ongles.

Il est né avec une arme dans la main.

Oh...

C'est pas vrai !

Mauvaise nouvelle !

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- L'équipe de ménage est passée avant la fusillade.

Les éboueurs ont ramassé les poubelles à quatorze heures.

- C'est pas vrai ! - Où est-ce qu'ils sont allés ?

- Je ne sais pas ce qui va m'arriver en premier :

si je vais faire une crise cardiaque

ou si je vais me faire virer. - Oui.

- Merci de me réconforter.

- Vous êtes juste un peu parano.

- EÉcoutez, si jamais j'ai raison,

travaillez main dans la main avec McKenzie.

Retrouvez la benne à ordures. Si on a son ADN...

Mac, où est-ce que vous êtes ?

Emmenez-la avec vous, d'accord ? - OK.

- Je vais le laisser croire que c'est lui qui prend les rênes.

Hey, Lammark !

Prenez vos pilules.

Ignorez les clowns. Écrasez les chacals.

- Allez, fichez le camp !

VILLE DE BALTIMORE GESTION DES DÉCHETS

- Les camions passent quatre fois par jour

au centre commercial. Tout est mélangé et compressé

dans les camions, et le tout est déposé ici.

- Merci ! - Merci, Messieurs !

- Merci ! On cherche un T-shirt vert que quelqu'un a laissé

dans les toilettes du deuxième niveau. Un conseil ?

- Oui ! Mangez pas les sushis.

- Les euh... les matières organiques

sont pas censées être séparées du recyclage ?

- En théorie, mais on ne le fait plus.

Je pense qu'ils disent aux gens de faire le tri pour

éveiller leur conscience ou un truc du genre.

- OK !

Merci ! - Y'a pas de quoi !

- Une des plus grandes attaques de l'histoire des États-Unis

et tout ce qu'on a à proposer, c'est »?

- Il n'y a eu que 72 heures

qui se sont écoulées depuis la première fusillade.

- Et les gens pensent déjà que vous avez perdu le contrôle.

Il faut changer de stratégie. Ça pourrait marcher.

- Non... Non !

- On n'a toujours pas de visage à mettre sur le tueur.

Montrons sa façon de bouger. Deux millions et demi de vues,

y'a forcément quelqu'un qui le connaît.

- Kittridge est un idiot. Les idiots sont imprévisibles.

En faisant ça, on ouvre la boîte de Pandore !

On risque de provoquer des problèmes

qu'on ne soupçonne même pas !

- Je préfère prendre des risques

que d'avoir des citoyens qui pensent qu'on ne fait rien.

- Je parlais de risque pour la population,

pas pour votre administration.

Ça, ça c'est une piste !

Cheveux, sueur... - Pas d'empreintes ?

- Sur du tissu, c'est peu probable.

Mais laissons mon équipe faire son travail.

- Vous n'avez pas l'air de comprendre, Lammark.

La décision ne vous appartient pas.

Vous ne voulez pas faire d'efforts,

alors on ne va pas en faire non plus.

- On dirait que ça se passe pas très bien.

- Ça se passe pas bien du tout. - Nous tenons

à vous avertir que les images que vous allez voir

en exclusivité contiennent des scènes extrêmement choquantes.

Donc, si vous êtes avec des enfants,

ou que vous êtes sensible à la violence,

s'il vous plaît, ne regardez pas ce qui suit.

Ces scènes sont insoutenables,

mais elles ne sont pas l’œuvre d'un monstre.

Elles sont l’œuvre d'un homme.

D'un homme dangereux, bien entendu.

Mais d'un homme brisé, également.

C'est pour cette raison que je lance un appel :

si vous connaissez cet homme,

si vous aimez cet homme,

si vous êtes cet homme... appelez ce numéro.

- Wow ! Le prix Nobel de la pire idée

qui n'ait jamais été conçue.

- Le travail d'équipe, y'a que ça de vrai !

- Oh, ta gueule, Frank !

Avec moi, ce soir, Martha Curry,

professeure de psychologie à l'Université de Baltimore...

- Pistolet semi-automatique de la Seconde Guerre mondiale.

Une arme de choix.

Difficile à trouver en dehors des stocks des forces spéciales.

Il faut préciser

que lorsqu'une personne est atteinte de troubles mentaux,

la violence est plus une réaction qu'un acte planifié.

Je dois vous interrompre,

nous avons un appel. Allô ?

J'ai peur de mon mari.

Je le trouve bizarre en ce moment.

Est-ce que cet homme ressemble à votre mari ?

Vous pensez que c'est lui ?

- À vrai dire, non, mais ça n'empêche pas...

OK, excusez-moi, Madame.

Ce n'est pas une thérapie de couple.

Nous cherchons ici à identifier un tueur de masse.

- OK... la liste des armuriers de ces quinze dernières années.

En vert, ceux qui ont un alibi solide.

En bleu, en attente de confirmation et nous,

on vise les roses,

ceux qui se sont fait virer des forces armées.

- Et ceux en jaune ?

- Ils sont morts.

C'est un bon alibi.

- Oui, je crois que... que nous sommes tous d'accord pour dire

que le tireur fait partie du monde des vivants.

- Des munitions aussi vieilles, ça...

pourrait venir d'un héritage, non ?

- Ça c'est une excellente remarque.

Une excellente remarque.

- Les analyses des empreintes de pas du centre commercial.

Chaussures de chantier, vieilles de six ans.

Ce n'est pas le premier à les porter.

Semelle usée sur la gauche, il privilégie la droite.

Il y a aussi de la sciure,

des échardes et des traces de peinture.

Je vais vous dire qui a tué

des milliers de personnes l'an dernier : la police.

Monsieur, 24 policiers ont trouvé la mort

- dans ce centre commercial. - George Floyd...

Les policiers risquent leur vie tous les jours

pour nous protéger.

- Daunte Wright. Andre Hill. Breonna Taylor. Je continue ?

Nous ne sommes pas en train de faire le procès

des forces de l'ordre de notre pays.

- »

DeLuxe. >»

»

» OK, j'imprime.

- On vient de recevoir les analyses du T-shirt.

- Mm-hm. - OK.

- Pas d'empreintes mais le CODIS

a trouvé des particules de peau et de cheveux.

Pointes de cheveux cassantes et quand ils tombent,

ils tombent avec des fragments de peau.

- Qu'est-ce qu'ils cherchent à faire ?

À me vendre un shampoing antipelliculaire ?

- Non, c'est très fréquent chez les personnes

qui ont subi un grave traumatisme crânien.

- limitant l'inhibition. >»

Malformations,

tumeurs cérébrales et traumatismes crâniens. >»

Vous êtes en direct dans le Kittridge Show.

Ne soyez pas timide.

Je ne suis pas timide, je suis fier.

Fier ? Fier de quoi ?

Fier de mon peuple. Fier de nos soldats.

Oh, vous êtes dans l'armée ?

C'est vous qui dirigez ces hommes ?

Qu'est-ce que vous voulez ? Des chaussures bon marché ?

- On est en train de le localiser.

Parce que vous savez,

ce n'est pas dans les centres commerciaux

qu'ont eu lieu les grandes batailles.

C'est pas un jeu,

c'est une réinitialisation.

Pour rétablir la promesse de notre nation.

- Il a pris une ligne prépayée et a composé á♪67

pour masquer son numéro.

- Et ça marche ?

Comment être sûr que vous n'êtes pas un gamin

avec une appli de distorsion de la voix

en train de prendre son pied sur une croix gammée ?

Un semi-automatique ? Un Mac-10?

Ce ne sont pas vraiment des jouets d'enfants.

Vous pouvez vous moquer de moi depuis votre tour d'ivoire,

mais vous y passerez vous aussi, mon ami.

- Téléphone acheté au Walmart de Montgomery

il y a seulement vingt minutes.

- Vous savez, j'espère que vous êtes assez bête pour venir ici.

Je pense que vous verrez

que ma tour d'ivoire est très bien gardée.

Mais pas la chambre

de votre fille à l'université. - Il a payé en liquide.

300 millions d'Américains,

400 millions d'armes en circulation.

Je suis sûr que quelqu'un

se fera une joie de lui rendre visite.

Vous savez que c'est assez...

- Il ne pouvait pas y avoir pire comme idée.

Ce n'est qu'une question de temps.

Je n'en suis pas si sûr.

Dans ce pays, la moitié des crimes ne sont jamais résolus.

L'argent de vos impôts va à l'industrie de l'armement.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Mais ça ne peut pas vous protéger contre nous.

- Euh... ma sœur est enceinte.

- Sérieux, Mac.

Excusez-moi, désolé, je...

Ils nous volent nos emplois,

notre terre, nos femmes.

Pendant qu'ils sont en train de massacrer les dresseurs

de chameau à l'étranger, nous, on peut s'occuper des Noirs,

des Jaunes, des défenseurs des nègres

et des Juifs avides d'argent. - Un vrai malade !

- Si nos soi-disant dirigeants ne sont pas capables

de nous défendre, nous le ferons nous-mêmes.

- Ils ont localisé la borne

et ils nous l'envoient par message sécurisé.

- Bon sang !

- si vous êtes réellement la personne

derrière ces attaques, je vais parler

au nom des familles que vous avez détruites.

Vous êtes un lâche, un amateur

qui cherche à attirer l'attention...

- L'armée invisible est prête à passer l'action.

Ne vous faites pas tuer, les gars.

Votre colère n'est pas un aveu de faiblesse, c'est une arme.

Il est temps de s'en servir.

Allô ?

- OK, ils le tiennent.

L'appel a commencé à 20 h 21 Somerset,

et s'est terminé à 20 h 29 huit kilomètres plus au sud.

Une minute plus tard, la puce a disparu

mais le GPS du téléphone correspond à celui

d'un Chevrolet Silverado, dont la plaque est

Alpha, Lima, X-ray, huit, zéro, huit,

immatriculée au nom de David Lee Hicks.

Il est membre de la NRA

et a un permis pour un AR-15, un AK-47,

et plusieurs fusils de chasse.

Il est aussi membre de la branche locale des 3 %.

Il déteste le gouvernement, les libéraux et les Juifs.

- Ici le commandant de Somerset, on a un camion de surveillance

et du matériel tactique qui vous attendent sur le tarmac.

Dites-nous quand vous serez là.

- Qu'est-ce qu'il y a, Eleanor ?

- La NRA ? Les 3 % ?

Notre homme est un solitaire, pas un suiveur.

- D'accord. Je prends bien note de votre objection.

- Un homme en mission ne s'arrête pas

pour prendre un falafel. Ce n'est pas notre tueur.

Ce n'est pas notre enquête,

laissons quelqu'un d'autre s'en charger.

- Je ne peux pas, j'obéis aux ordres.

- Même si vous savez qu'ils ont tort ?

- Le pouvoir oscille entre les gens qui le méritent

et ceux qui l'adorent. C'est une lutte sans fin.

Je ne peux pas dire que nous sommes en train de gagner.

Mais pour l'instant, nous devons rester dans l'arène.

- Avec tout le respect que je vous dois...

- Nom de Dieu, Eleanor ! Obéissez aux ordres, vous aussi !

Ils se dirigent vers l'avenue Wisconsin.

Patrouille 17, tenez-vous prêts

au centre commercial Friendship Heights.

Bien reçu.

INTERVENTION D'URGENCE 24 heures sur 24, 7 jours sur 7

On se les gèle, ici !

OK.

- O.K. Corral.

- Wooh ! Comment tu l'as remis à sa place, cet abruti !

Il ne fera plus le malin, après ça.

- Hé ! Maintenant, il remercie la police

qui est allée protéger sa fille.

- Oh. Quelle bande de connards !

Ces gens-là ne prennent jamais de risques.

Ils croient que le monde gravite autour d'eux.

- Ouais ! Quand tu passes à la télé,

tout le monde te lèche le cul.

Mais qui protège nos enfants, pendant ce temps-là ?

Hein ? Qui protège nos enfants ?

- C'est nous qui les protégeons, on n'a pas besoin d'eux.

Je prends les chips !

- Toutes les forces de police mobilisées pour un meurtrier

alors que les cadavres s'empilent dans les rues.

- Ils se doutent pas de ce qui les attend.

- Et bien sûr, quel parti a la côte ?

On est dans la merde !

Va falloir faire quelque chose pour que ça change.

- OK, donc... shampoing ?

- Oui, et euh... du dentifrice blanchissant.

- OK. - Merci !

Oh, des bonbons !

- Je sais qui paye !

Y'a que des légères.

Bière légère, bière légère, bière légère...

Qui est-ce qui tient ce magasin, un mormon ?

OPÉRATION DU F.B.I SVP SORTEZ CALMEMENT

- Chut ! Je vais vous le prendre.

- Les gens se sont mis à crier comme des fous.

- Ouais... Ils foutent la merde et après,

ils s'étonnent que ça dégénère.

Comme dans un bar ! - Ouais !

- Les gens ont un peu trop bu, ils jouent les gros durs.

Et c'est là que les ennuis commencent en général. Non ?

- Est-ce que t'as la carte ?

- Euhm... t'as pris les médicaments pour ton père ?

- Je reviens. - Mm-hmm.

- C'est pas avec ça qu'on va s'en sortir, en tout cas,

je vous le dis !

- Monsieur. Bonsoir.

- C'est quoi, ça ?

- Euhm... vous voulez bien ?

- C'est pas ton jour, toi, hein ?

- Vous voulez bien venir avec moi, s'il vous plaît ?

- Parlez plus fort, Mademoiselle,

je ne vous entends pas !

- Ve... venez avec moi, Monsieur.

- C'est pour un sondage ?

- Non, non, non, ce n'est pas un sondage.

Vous voulez bien venir avec moi, s'il vous plaît ?

- Je suis un peu pressé, je dois rentrer chez moi.

Ma... ma femme...

- Oui, d'accord, y'a pas de problème.

- Ma femme est malade, elle m'attend. Je suis pressé.

- J'ai bien compris, je veux que vous veniez avec moi.

- Je suis désolé, je peux pas.

- Je vous demande de venir avec moi.

- J'ai pas beaucoup de temps. - Monsieur, venez avec moi !

Maintenant !

- FBI ! Lâchez votre arme !

- Va te faire foutre !

- Lâche ton arme !

Lâche ton arme !

- Falco ! - Ça va !

Oh, mon Dieu !

- FBI ! Regarde-moi !

- Merde ! Merde !

- Je veux que tu lâches ton arme,

et mets tes mains en évidence !

- Espèce de sale négro !

- C'est pas le moment, je veux que tu lâches ton arme

et que tu mettes les mains en l'air !

- Et moi, je veux que tu dégages !

Fous le camp, sale policier de merde !

- Lâche ton arme et mets les mains en évidence !

- Je vais te faire exploser la cervelle, sale con !

- David, lâche ton arme et mets les mains en évidence !

C'est pas un négro qui va...

- Pour la dernière fois, va te faire foutre !

- Hé, me parle pas comme ça, t'as compris ?!

Je veux que tu me dises ce que tu as fait,

je veux savoir qui est impliqué

et s'il y a d'autres personnes à arrêter.

- Il prétend que c'est une mauvaise blague

qui a mal tourné. D'après Tracey, c'est la vérité.

L'armée n'est pas invisible,

elle n'existe tout simplement pas.

Y'a pas d'organisation, pas de communications.

Uniquement des copies de statuts conspirationnistes

republiés sur Facebook avec 23 ».

Et l'appel à Kittridge a causé de sérieux dommages collatéraux.

- Monsieur Lammark, avez-vous donné l'ordre de transmettre

les images du centre commercial à l'émission de Kittridge ?

- Ce n'était pas ma stratégie.

J'ai avisé mes supérieurs que le plan était risqué et bancal.

- Mais vous dirigiez cette enquête ?

Vous aviez tous les pouvoirs ?

- Oui.

- Était-ce aussi sous vos ordres que le public a été encouragé

à s'exprimer la télévision sans aucune retenue ?

- Oui, Madame.

- Une demi-heure à peine après l'émission,

deux adolescents ont tué deux personnes

et en ont blessé trois autres avant de se donner la mort.

À Boston, un cocktail Molotov a été lancé sur une synagogue,

le Temple d’Israël, infligeant des blessures à vie au gardien.

Acceptez-vous d'endosser la responsabilité de ces crimes ?

- On sait tous ce qui se passe ici.

Ce n'est pas de la mort de jeunes hommes qu'il s'agit,

mais de l'ambition de personnes plus âgées.

- Connaissez-vous le nom du tueur ?

- Je sais que c'est quelqu'un

qui vit dans la clandestinité depuis...

- Monsieur Lammark, veuillez répondre à la question.

Connaissez-vous sa profession ? Son lieu de résidence ?

- Pas encore.

- Il semble que sous votre gouverne,

l'information ne soit pas un gage de discernement.

Vous auriez peut-être dû prêter un peu plus attention

aux personnes qualifiées.

J'ai ici un rapport interne

qui indique que vous avez suivi les recommandations

d'une jeune policière n'ayant aucune expérience

en matière d'enquête et dont la candidature

fut rejetée par le Bureau pour avoir eu entre autres

des problèmes de dépendance. C'est bien ça ?

- Ce n'est pas ce que j'ai retenu de sa candidature.

J'y ai vu une personne foncièrement honnête

et extrêmement motivée. Pendant que ses collègues

aidaient les résidents à évacuer un immeuble en feu,

l'agente Falco est la seule à avoir eu la présence d'esprit

de filmer les personnes qui sortaient.

Si nous avions trouvé notre meurtrier parmi ces personnes,

ça aurait été uniquement grâce à elle.

Je sais reconnaître le talent quand je le vois,

ça fait partie de mon travail.

- Monsieur Lammark, ne peut-on pas envisager que votre besoin

de recruter de nouveaux talents vient du fait

que vous vous sentez en perte de contrôle.

Vous avez eu une carrière exemplaire

et vous avez lutté courageusement

contre la maladie, mais... - OK, OK, OK.

Je connais cet homme.

Je sais comment le trouver.

Vous pouvez me virer, vous avez votre sacrifice.

Ou vous me gardez, et vous aurez votre tueur.

À vous de choisir.

C'est partout. Ça fait quoi, 45 minutes

que le communiqué de presse est sorti ?

»

se pisser dessus

et il se demanderait quand même qui a fait ça. >»

- Ça suffit, arrêtez de lire ces conneries.

Les commentaires attirent les trous de cul

comme la merde attire les mouches.

- Qui ?

- Qui, quoi ?

- Allez !

- C'est Morales.

- Je dois le rencontrer à sept heures, demain matin.

Il a demandé à avoir vos mots de passe.

- Morales.

Il est bon.

On s'est donné du mal,

mais on n'a rien obtenu.

- Monsieur, euhm...

- Eleanor.

- Ils vous ont utilisée comme corde.

Mais vous n'êtes pas le bourreau.

- OK. - Oh, merde !

- Il est temps de rentrer !

Oh ! Content de voir que tu le prends plutôt bien.

Allez, pas devant les enfants.

- Ouais. - Hmm ?

- Je vais payer. - Non, non, non. C'est pour eux !

Merci pour les verres !

C'est bon ? - Oui, oui !

- OK.

- Après trente ans de service, je n'arrive pas à le croire !

- J'arrive !

C'est qui, encore ?

- Ce que je n'arrivais pas à comprendre,

c'est comment vous pouviez être à deux endroits en même temps.

Et là, j'ai compris ! Vous sous-traitez.

Je vais le prendre. - Hé, hé ! Doucement !

- Vous êtes allé faire la peinture du salon

pour DeLuxe le douze mars.

Et après, les deux jours suivants,

vous avez donné les clés à quelqu'un d'autre

pour qu'il aille finir les chambres.

C'est comme ça que vous avez pu travailler

pour Ultraviolet le treize mars et le quatorze mars.

Alors ma question est : à qui avez-vous donné les clés ?

- Je suis considéré comme suspect ?

Parce que si c'est le cas,

j'appelle immédiatement mon avocat.

- Tu vas lui dire la vérité, maintenant !

- Salut ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

- J'ai décidé de venir voir Lang chez lui

car y'avait un truc qui collait pas.

- Et...?

- Je pense qu'on est sur une bonne piste. Il nous attend.

- OK, j'ai... j'ai abusé du système.

J'ai pris plus de boulot que ce que je pouvais.

J'ai appelé d'autres types...

des Arméniens, des Mexicains, des Polonais.

- C'est très généreux de votre part.

- Chacun a eu son dû. Et avec toutes les nouvelles mesures,

même eux, devenaient trop cher.

Et je suis tombé sur une liste :

des ex-détenus, des types que personne ne veut engager.

Va-t'en ! C'est pas vrai ! Viens chercher le chien !

Il m'énerve, ce chien.

Ces gars, ils bossent pour pas grand-chose

à condition de pas leur poser de questions.

De toute façon, on n'a pas envie de discuter avec eux.

C'est moi qui leur apporte le lunch, comme ça,

ils peuvent travailler toute la journée.

Et un jour, j'ai eu un gars très spécial. Pas de viande,

pas de produits laitiers,

le genre de gars qui parle à personne.

Alors un jour, je lui ai demandé pourquoi ?

Il m'a dit qu'il avait travaillé dans un abattoir

dans le sud de l’état.

Et qu'après ça, il n'avait plus jamais mangé de viande.

Je sais juste qu'il s'appelle Dean.

Un grand type, toujours une casquette sur la tête.

C'est lui.

Il ne répond plus à mes appels.

J'ai arrêté de l'appeler.

- C'est une ligne prépayée. Coupée depuis plusieurs mois.

Il n'y a que trois abattoirs dans le sud de l’État.

- EÉcoutez, j'avais peur.

Je ne veux pas me faire arrêter.

J'avais peur qu'il vienne chez moi

et qu'il s'en prenne à ma famille !

- Bonjour ! Je viens voir monsieur Lammark.

- Ils sont dans la cuisine.

- Bonjour ! Est-ce que je peux vous poser une question ?

Est-ce que ce visage vous dit quelque chose ?

- Excusez-moi, Messieurs,

j'aimerais prendre une minute de votre temps, s'il vous plaît.

Je suis du FBI. Cet homme est recherché

pour de nombreux homicides.

Je voulais savoir

si l'un d'entre vous l'a déjà vu ici. Regardez bien !

Il a travaillé ici y'a environ une dizaine d'années.

Non ? Ça ne vous dit rien ?

Il travaille peut-être encore ici.

- Non. Mais j'ai commencé ici en 2014.

Vous devriez demander à...

Hé, Ramona ! Ramona, tu peux venir, s'il te plaît ?

Est-ce que tu connais cet homme ?

- Si je le connais ? Évidemment, c'est Dean Possey !

Il était discret, il ne faisait pas de vagues.

Il n'était pas très sociable,

mais Alonso, son superviseur,

à l'époque, n'arrêtait pas de l'embêter.

Il l'appelait Quasimodo,

parce qu'il avait une tête qui faisait un peu peur.

Le genre de réflexions stupides.

Et un soir, ça devait être en 98, ils finissaient la journée

tous les deux dans la section hamburgers.

On est arrivés le lendemain matin et Alonso était réduit

en petits morceaux d'un centimètre.

Dean a dit qu'il était tombé dans le hachoir, mais...

on savait tous que c'était lui.

Il a fait de la prison pour ça,

mais il est sorti au bout de deux ans.

- Le dossier a été rouvert en décembre 99.

Il a obtenu la conditionnelle grâce au soutien

du colonel Leopold Stamper et du général Benjamin Tusk.

Les deux ont servi avec le père de Dean,

le Sergent Arthur Jules Possey,

qui était instructeur de tir au 75 régiment de rangers.

Quand il a pris sa retraite d'instructeur,

il est devenu armurier du régiment

jusqu'à sa mort en 2003.

Le psychiatre de la prison

a écrit : introverti. Mine abattue.

Ayant subi un traumatisme crânien dans sa jeunesse.

Coups de feu. >»

Trois mois plus tard :

et à la lumière.

Incapable de dormir. Préfère être placé en isolement

que de vivre avec la population carcérale.

A demandé à être transféré à un autre établissement,

ce qui lui a été refusé. >»

Pas de carte de crédit,

pas d'adresse, pas d'assurance sociale, c'est un fantôme.

Vous avez atteint votre destination.

On devrait appeler Mac.

- Pas tout de suite. Appeler Mac, c'est prévenir le Bureau.

Ils enverront l'équipe tactique,

qui détruira toutes les pistes qu'on peut trouver ici.

- Et si lui, est ici ?

- Alors il aura gagné une heure pour s'enfuir.

- C'est un tueur expérimenté équipé d'un arsenal militaire.

J'appelle Mac.

- Pour qu'on nous retire tous les deux de l'enquête ?

Juste au moment où on l'a résolue ?

- Non, Eleanor. Ils m'ont viré comme un malpropre.

Alors je vais prendre ce type par la peau des fesses,

le traîner dans le bâtiment J. Edgar Hoover,

et écrire un best-seller sur cette affaire.

Et qui en sera le héros ?

Merde !

- Non, calmez-vous.

- Merde !

- Bonsoir, Madame Possey.

Vous savez qui je suis ?

- Je sais ce que veulent dire ces plaques.

Ça fait une éternité que je ne l'ai pas vu. Désolée.

Arrêtez-moi ou allez-vous-en.

Je ne vais pas vous aider à tuer mon fils.

- Vous pouvez nous aider à l'attraper vivant.

Personne d'autre n'en fait sa priorité.

- La dernière fois qu'il est venu ici,

c'était pendant la pandémie.

Tout le monde était confiné.

Dean n'avait pas de port d'attache.

Il vivait comme un nomade.

Je ne l'avais pas vu aussi heureux

depuis qu'il était enfant.

- Est-ce que vous savez où il pourrait se cacher ?

- Il peut se cacher n'importe où.

Il avait l'habitude d'aller dans des campings,

puis dans des parcs et ensuite,

il a commencé à dormir dans des maisons vides.

Je savais qu'il allait finir par avoir des ennuis, mais...

je n'avais jamais imaginé qu'il puisse faire ça.

- Madame Possey, qui lui a tiré dessus ?

- C'est nous.

Dean était un gentil petit garçon.

Il était drôle, il était intelligent.

Toujours prêt à nous aider. Alors un jour,

Arthur l'a envoyé dans les bois pour récupérer les cibles.

Ce jour-là,

il avait oublié que Dean était encore dehors.

Bang.

Il s'est pris deux plombs dans la tête.

À six ans, vous imaginez ?!

Il a été cloué au lit pendant près d'un an.

Il a failli mourir.

J'aurais préféré ça.

On ne se l'est jamais pardonné.

Je lui en ai voulu

de ne pas avoir fait attention avant de tirer.

Et lui, m'en a voulu parce que je devais le surveiller.

On avait tous les deux raison.

Dean n'était plus le même, après ça.

Il était toujours intelligent,

mais il a commencé à détester l'école et les anniversaires,

alors qu'avant, il adorait ça.

Les enfants sont cruels, parfois, vous savez ?

- Votre mari lui a appris à se défendre tout seul ?

- Pas uniquement.

Il voulait lui offrir un avenir dans l'armée.

Et euh...

Dean était très doué.

Il n'était pas... violent.

Pas à ce moment-l.

Il adorait observer les insectes au microscope,

et... les oiseaux.

Il passait des heures allongé dans l'herbe avec son fusil

à contempler la Lune.

Mais évidemment, ils l'ont refusé.

»

Arthur ne s'en est pas remis.

- Monsieur...

- Ne bougez pas !

Il vous tuera ! Ne bougez pas !

Il vous tuera.

Il n'hésitera pas à vous tuer.

Vous disiez que vous pouviez l'aider ?

Comment ?

Dites-moi comment ?

Vous disiez que vous vouliez l'attraper vivant.

Qu'est-ce que vous comptez faire ?

- Le klaxon, c'était pour lui ? - Oui.

- Ça veut dire qu'il vous fait confiance.

- Oui !

- Voilà ce qu'on va faire :

venez prendre mon téléphone et mon arme.

Prenez la sienne, aussi.

- Dean !

Elle est là pour t'aider !

Elle a dit qu'on l'avait retirée de l'enquête !

Personne ne sait qu'ils sont ici !

Je la crois et je pense que tu devrais la croire, toi aussi !

Avec tes antécédents médicaux, elle peut t'éviter la prison !

Tu iras à Dalloway ! C'est un centre au milieu de la forêt !

Dean, je t'en prie. Il faut que ça s'arrête.

Regarde ce que tu as fait.

Il faut te rendre, maintenant.

Mon fils...

si tu ne veux pas aller avec eux,

viens avec moi !

- Oh, non ! Merde, merde ! Merde ! Merde !

- J'ai toujours pensé que j'allais mourir avant elle.

- EÉcoutez, Dean. Je m'appelle Eleanor...

- Arrêtez !

Ne faites pas ça, ne me sortez pas vos tactiques de merde

qu'on vous apprend à l'école de police.

Je suis pas ce genre de gars.

Je ne suis pas un vulgaire délinquant qu'on peut...

raisonner en l'appelant par son prénom

comme si nous étions voisins.

Vous êtes venue me tuer, pas me demander du sucre.

Alors ne me faites pas croire

que vous vous en faites pour moi.

Votre seule chance de vous en sortir sans souffrir,

c'est de ne pas mentir comme tous les autres.

- Vous vous trompez.

S'ils m'ont fait venir,

c'est parce qu'ils pensaient que je pouvais vous comprendre.

Que j'avais de l'empathie. - Enfin !

Il faut tuer 200 personnes,

pour qu'on s'intéresse enfin à vous.

Est-ce que l'enquête avance bien ?

- Bien, je suis là.

Et je n'ai pas peur de mourir.

Parfois, je me déteste tellement que j'ai envie de mourir.

Et il m'arrive parfois de me dire

que ce serait beaucoup plus simple pour moi

si tous les gens qui nous entourent disparaissaient.

Mais ça n'arrivera pas.

Ça n'a rien changé, Dean.

Vous êtes un divertissement,

vous êtes du temps d'antenne.

Ils vous mesurent en nombre de clics.

Ils en veulent plus.

Plus d'action. Plus de sang.

Déjouez leurs attentes ! Allez en prison !

Si vous pouviez juste expliquer à tout le monde

qu'est-ce qui, selon vous,

justifie de prendre une arme et de tuer plein de monde.

- Qu'est-ce qui justifie de tuer plein de monde ?

Les gens sont tellement bruyants.

Année après année,

ils hurlent en regardant des feux d'artifice

comme si le silence et l'obscurité

étaient des ennemis à éliminer.

Retournez dans vos foutues grottes !

Le soir, il y a tellement de lumière

qu'on ne peut plus voir les étoiles.

Je veux du temps pour moi.

De l'espace.

Eux, ils veulent des objets.

Qu'ils aillent se faire foutre !

Faut être particulièrement stupide ou à moitié endormi

pour trouver ce jeu divertissant.

Les gens se défoncent, nettoient la merde des autres

12 heures par jour pour toucher une poignée de billets verts ?

Non, merci.

Ce n'est plus pour moi.

- Vous pouvez me croire, je...

je vois très bien ce que vous voulez dire.

C'est juste que j'aurais voulu qu'on ait cette conversation

avant que vous ayez franchi la limite.

Je suis allée à l'abattoir, aujourd'hui.

Il y avait une femme, Ramona,

qui semblait vous apprécier.

- Ouais. Elle était gentille.

Cet endroit...

Un matin, après avoir travaillé toute la nuit,

j'ai refait le parcours des vaches à l'envers.

J'ai commencé par la section hamburgers, puis la découpe,

j'ai vu les vaches se faire enlever la peau

et découper en deux,

puis prendre un coup de massue sur la tête.

Puis j'ai suivi le camion jusqu'à la ferme.

J'ai enjambé la clôture,

fait le tour du lac, et elles étaient là,

magnifiques.

Elles avaient l'air heureuses de leur existence.

Elles ne voulaient rien changer.

Elles ne voulaient pas évoluer.

Elles voulaient juste être là.

Respirer.

Vivre. Et mourir,

et se dissiper dans le grand vide.

N'est-ce pas ce que nous voulons tous ?

- Pourquoi vous ne partez pas ?

Je suis sûre qu'il y a un endroit où vous pouvez vivre

comme les vaches dans la ferme.

- Non.

Partout où on va, il y a un propriétaire.

Partout où on va, il faut avoir de l'argent.

Ils peuvent savoir qui vous êtes.

Toujours en train de vérifier ce qu'on fait,

à nous poser des questions, à nous surveiller.

Et maintenant, ils ont des drones, des satellites...

ils nous espionnent depuis l'espace.

Ils ont transformé la planète en prison.

Pourquoi je devrais obéir à vos règles ?

Je ne sais pas comment faire plein d'argent.

Je ne sais pas comment gagner des votes.

Mais qui a le vrai pouvoir ?

De vie et de mort à quelques centaines de mètres.

Je trouverai peut-être pas la paix,

mais je peux imposer un châtiment.

- Ce n'est pas d'un châtiment dont vous avez besoin.

- De quoi, alors ? D'amour ?

- Oui.

Certains d'entre nous avons été tellement maltraités

qu'on ne sait même plus ce que c'est que d'être heureux.

On nous a enlevé le goût du plaisir.

Mais je pense qu'on peut le retrouver.

- Non.

C'est trop tard pour moi.

J'ai atteint le point de non-retour.

Mais c'est gentil d'avoir essayé.

Vous inquiétez pas, y'en aura pas d'autres.

C'est pas pour rien que vous êtes encore en vie.

Vous disiez vouloir m'aider ?

Je vais vous dire comment vous allez m'aider :

Je vais aller dans le jardin, m'allonger à côté d'elle.

La prendre dans mes bras comme quand j'étais petit.

Et vous, vous allez attendre que je m'endorme.

Je suis très fatigué, ce sera rapide.

Et là, vous me tirez une balle dans la tête.

Je veux pas que mon corps soit livré en pâture.

Alors vous prenez le bidon d'essence,

vous le versez sur nous et vous mettez le feu.

Et quand le barbecue est fini, vous appelez vos amis

et vous récoltez le trophée.

Ça vous va ?

Eleanor ?

- D'accord, Dean.

Je vous exécuterai dans le respect et la dignité.

- Vous me prenez pour un abruti ?

- Non ! Dean !

Non ! Dean, non !

Au secours !

Au secours !

- Madame Possey, ouvrez la porte !

- Dean !

- Non !

Dean, je n'ai pas de micro !

Quelqu'un a dû entendre les coups de feu.

Je n'ai pas de micro !

- Madame Possey, police !

- Dean !

Arrêtez !

EÉcoutez-moi !

- Merde !

Coups de feu ! Coups de feu depuis le cabanon !

- Dean !

- Pourquoi ?

Des enfants viennent de perdre leur père,

tout ça parce que vous êtes contrarié ?

Dean, il faut arrêter.

Ces gens ont des familles !

Vous allez leur infliger des années de souffrance

alors que ça ne changera rien du tout à votre combat !

Merde !

Je sais que vous m'écoutez.

Tuez-moi si j'ai tort.

C'est vous qui vouliez arrêter.

Y'a à peine cinq minutes,

vous m'avez demandé de vous tirer une balle dans la tête

et de brûler votre corps.

Ça montre à quel point vous êtes fatigué

et à quel point tout ceci est inutile.

Regardez-moi !

- Monsieur Possey, vous êtes cerné !

Sortez immédiatement du cabanon les mains en l'air !

- Vous avez dit que c'était terminé.

Détachez-moi et laissez-moi leur parler.

Vous savez que je ferai tout pour vous aider.

- Monsieur Possey,

je veux que vous sortiez du cabanon maintenant

et je veux que vous sortiez lentement, c'est compris ?

- Espèce d'enfoiré, sors de là !

- Dean...

reste avec moi, reste avec moi.

Avec notre voiture, ils savent que je suis ici.

S'ils savent que je suis vivante, ils ne tireront pas.

Sors de là, sale fils de pute !

- Dean. Dean.

Reste avec moi.

Reste avec moi.

Dès que tu te feras arrêter,

je m'assurerai que tu obtiennes l'aide dont tu as besoin.

Des médicaments. Crois-moi, ça fonctionne.

Tu dormiras comme un bébé, et quand tu ouvriras les yeux,

je serai là pour t'accompagner et t'aider à t'en sortir.

- Monsieur Possey, je vais compter jusqu'à cinq.

- Dean.

Dean, t'es pas obligé de me détacher, mais reste ici.

Reste avec moi, reste avec moi. - Quatre !

Pose-le. S'il te plaît.

- Trois !

- Allez-vous-en ! - Deux !

- Dean, repose-le, s'il te plaît,

ou alors donne-toi la mort.

- Un !

- Je suis désolée mais tu n'as pas le choix ! Fais-le !

- Le décompte est terminé, enfoiré !

Ah !

- Pas un geste ! Les mains en évidence !

- J'ai dit pas un geste ! - Non, c'est bon,

arrêtez, c'est bon ! Ne tirez pas, ne tirez pas !

Eleanor !

- Il est vivant. Blessé, mais vivant.

- Qu'est-ce qui s'est passé, pourquoi vous m'avez pas appelé ?

- Je voulais, je voulais vraiment

mais Lammark m'en a empêché.

Six unités sont sur le terrain

pour couvrir le secteur sept.

- C'est bon, on l'emmène.

- La distribution d'armes et de gilets pare-balles

se fait près de la rivière. - Bien reçu.

- L'appui aérien est en attente d'instructions.

- Unité canine à Central,

je crois que nos chiens ont détecté une odeur.

Bien reçu. Quelle est votre position ?

On est dans le secteur neuf,

en direction du sud.

- Centre de commandement à Central,

envoyez toutes les unités dans le secteur neuf.

Bien reçu. À toutes les unités, dirigez-vous

vers le secteur neuf.

L'unité canine a repéré le suspect.

- Eleanor, nous avons relu votre rapport

et nous en sommes venus à cette stratégie.

Collectivement.

Nous espérons que vous allez l'accepter.

Toute l'opération restera confidentielle.

Selon la version officielle, ce plan avait été approuvé.

La police de Baltimore et le Bureau ont résolu l'affaire

et attrapé le tueur avec le soutien

du gouvernement de l’État. Point final.

Pas un mot sur ce qu'il s'est passé dans la maison.

Pas un mot sur vos problèmes de dépendance.

Ceci étant dit, même si votre profil ne le laissait présager,

nous sommes tous d'accord pour dire

que vous avez largement fait vos preuves.

Le Bureau aimerait par conséquent

vous proposer un poste permanent en tant

qu'analyste du renseignement.

- C'est comme ça que vous comptez acheter mon silence ?

Vous espérez vraiment que je vais vous aider à couvrir

votre incompétence, votre manque de jugement,

votre intention de mettre des vies en danger ?

- Il cherche à vous aider, Eleanor.

On vous avait suspendue.

Lammark avait été renvoyé.

Et malgré tout, vous avez illégalement contacté Lang,

vous l'avez interrogé sans avocat,

et vous êtes partis enquêter sans autorisation,

ce qui a mené à sept nouveaux meurtres.

Alors plutôt que de laisser la presse faire de vous

une héroïne pendant quinze minutes,

avant de détruire votre vie,

on vous offre un avenir plus serein.

- Je veux que vous donniez à Lammark

la médaille du Mérite à titre posthume.

Et je veux que vous donniez

l'intégralité de sa pension à son mari.

- Ça peut s'arranger.

- Je ne veux pas être analyste.

Je veux être agente spéciale, je crois que je l'ai mérité.

- D'accord.

- Un coup tordu, maintenant ou plus tard,

et je ferai savoir à tout le monde

que vous avez du sang sur les mains.

- Merci, Eleanor.

Je suis content qu'on ait trouvé un terrain d'entente.

- Ce n'est pas le cas.

- Beau travail, Falco.

- Merci, Chef.

On attrape ce type ?

Tout ça disparaîtra.

Et on pourra enfin se consacrer à notre vrai travail.

Sous-titrage : difuze

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