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Tobias !
Tobias !
Tout va bien.
C'est ça.
Tu vas bien ?
Tobias !
Tobias !
- Tiens la bâche ! - Oui, chef !
Où est ta sœur ?
Elle extrait l'eau du puits.
On peut distiller la neige.
Attèle Fable et va la chercher. Le temps presse.
Entendu.
Il faut y aller.
- La tempête arrive tôt, cette année. - On a tenu tant qu'on pouvait.
Quittons cette montagne, ou on mourra de faim.
Mourir de froid ou de faim ? Le Seigneur nous a oubliés.
Il nous met à l'épreuve.
Et les enfants ?
Les mettre à l'épreuve, c'est de la cruauté.
Tais-toi !
On peut braver la tempête.
On sera à l'abri dans la vallée.
On n'aurait jamais dû venir ici.
Abigale !
Abigale !
Ne t'aventure pas si loin le soir !
Je voulais juste…
- De quoi est faite la neige ? - D'eau.
Ne t'éloigne pas sans ton père ou Tobias.
- Compris ? - Oui, chef.
Finis de charger la charrette,
qu'on quitte cet endroit sordide.
Aie foi en ton père.
Il nous sortira de la montagne. Aie foi.
Aie foi.
Nous devons croire qu'il existe une raison à notre souffrance
et que Dieu nous délivrera.
"Heureux soit celui qui a enduré ces épreuves.
Pour les avoir surmontées,
il recevra la couronne de la vie,
que le Seigneur a promise à ceux qui persévèrent en amour.
Tu traverseras les fleuves,
mais ils ne te submergeront point.
Quand tu traverseras le feu, tu n'en seras pas brûlé.
Non, les flammes ne t'embraseront pas,
car tant que tu marcheras, je serai avec toi."
"Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie
les épreuves que vous traversez,
car elles forgent la patience et la compassion.
Mais celles-ci doivent accomplir leur tâche,
afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut,
et qu'il ne vous manque rien."
On est sortis de la tempête.
Pourquoi on s’arrête ?
Il n'est plus tout jeune.
Il risque de mourir d'épuisement.
C'est un bon endroit pour camper.
Tobias.
Pars en éclaireur.
Va voir s'il n'y a pas un meilleur endroit.
Si tu n'as rien contre.
Non.
Abigale.
Reste ici. Ramasse de la neige pour l'eau.
Regarde ce que tu fais. Inutile de défier le sort.
- Combien il en reste ? - Une suffira.
C'est vrai.
Je peux le charger ?
C'est ça.
Tasse. Doucement.
Pour éviter qu'il s'enraye.
Doucement.
C'est bien.
C'est bien.
Je peux venir ?
Ta place est ici, ma chérie.
On ne sera pas longs.
Nom de Dieu !
Reste pas planté là. Poursuis-le pendant que je recharge.
Tu l'as peut-être eu !
Silence.
Ils sont peut-être encore là.
On ne va pas vous faire de mal !
Mademoiselle.
On est de votre côté.
C'est dangereux. Vous devez vous taire.
Taisez-vous.
Tobias.
Casse la flèche.
Quoi ? Non.
J'ai vu de la mousse sur quelques arbres.
- Rapportes-en le plus possible. - Bien.
Et deux fines branches.
Entendu.
Hé. Non, non.
Restez éveillée.
Comment vous appelez-vous ?
Cassidy.
Je m'appelle Abraham.
Que s'est-il passé ?
Vous avez de la famille ?
Vous pouvez faire partie de la mienne.
On va vous…
On va vous emmener dans un endroit sûr.
- Voilà. - Enlève l'écorce.
D'accord.
- Qu'est-ce que vous faites ? - Je n'ai rien pour recoudre votre main.
Bon.
Ne bougez pas. Respirez. Profondément.
Comme ça.
- Tobias ? - C'est prêt.
Mousse. Merci.
Prends deux bâtons et mets-les de chaque côté de son bras.
Oui.
Cale-les dans son manteau.
Tiens-les. Qu'ils ne bougent pas.
- Serre bien. - D'accord.
Bon. Préparez-vous, Cassidy. Ça va faire mal.
Où t'as appris à faire ça ?
J'étais médecin pendant la guerre.
Fallait faire avec ce qu'on avait.
Finissons-en.
Une aiguille et du fil !
- Maman ! - Vite !
Que se passe-t-il ?
Libère cette chaise.
Que lui est-il arrivé ?
Elle était…
Son groupe…
Tobias a trouvé leur camp. Elle a de la chance d’être en vie.
Maman, où est le fil ?
- Je… - Maman.
- J'y vais. - On ne pouvait pas l'abandonner.
Non, bien sûr.
Elles ne sont infectées. Pas encore.
On le saura à l'aube.
Tobias, finis la chasse.
Bien, monsieur.
Bravo pour aujourd'hui !
- Prête ? - Je suis là.
Oui. Je suis là.
Tout va bien. Papa va prendre bien soin de vous.
Tout va bien. Tout va bien.
Je suis là.
C'est bien. Tout va bien.
- Immobilise-la. - Je la tiens.
Vas-y.
C'est bien.
C'est ça.
C'est bien. Ça va ?
Ça va ? Oui ?
Oui.
D'accord.
Restez avec moi.
Tenez bon.
C'est presque fini.
Courage.
C'est ça. C'est bien.
Abigale, aide-la à monter dans la charrette.
Vous êtes en sécurité ici.
Personne ne l'est.
Il faut partir avant l'aube.
Ceux qui l'ont attaquée pourraient être tout près.
Tu les as peut-être menés à nous.
Je n'ai vu personne.
On ne pouvait pas la laisser là.
On n'a déjà pas assez à manger pour nous.
C'est tout ce que tu as trouvé ?
C'est déjà bien, Abraham.
On a dû perdre les munitions à l'autre camp.
Et tu les as chassés comment ?
J'ai fabriqué un collet. Comme tu me l'as appris.
Je vais le saumurer.
- Tu as besoin d'aide ? - Non, ce ne sera pas long.
Repose-toi.
Tu t'es trop donné.
Je prends l'homme. Tu prends la femme.
Ne la touche pas.
Je te l'interdis.
Ma chérie, tu m'as manqué.
Brody ! Ferme ta gueule !
Tu trouves pas que j'ai une belle voix ?
Paraît que j'ai une voix d'ange.
Quel idiot t'a dit ça ?
Tu vas rire, c'est ta mère.
Elle m'a dit ça pendant que je la baisais.
Tu trouves ça drôle, Felix ?
Non, pas du tout.
- Tu trouves ça drôle ? - Non.
Il trouve ça très drôle.
Allez au diable.
Rhys, le prends pas mal.
C'est moi qui devrais être vexé.
Ah oui ? Et pourquoi, Logan ?
Je pensais être le seul à baiser ta mère.
Messieurs, ça suffit. On dépasse les bornes.
Désolé, Rhys.
Vu que t'es nouveau ici,
je veux t'offrir cette chanson.
Brody !
VILLE DE LOGAN
PRISON
Dépouillons le lapin.
Travailler sans arrêt, ça déprime !
À ton avis ? Droite ou gauche ?
Dans cette main, Château Lafite 1864.
Cépage principal : cabernet sauvignon.
Excellente année, certainement.
Caractérisée par les notes fumées, goudron d'encens et cuir de selle.
Thomas Jefferson lui-même n'en a jamais bu de pareil.
- Brody ? - La vache !
Bien dit.
Et dans cette main-ci, un Saint-Émilion plus récent,
un merlot.
Il évoque la mûre, les épices, la vanille et la confiture.
Deux bouteilles libérées de leurs oppresseurs !
En route à travers notre territoire !
Vers San Francisco, la ville-champignon !
Felix ?
Excellent, merci.
Tiens, mon ami. Prends les deux.
Elles valent 40 $ chacune.
Bonne dégustation.
Je vois pas ce qu'il y a à fêter.
Quelque trésor ?
Que de la camelote. Hé ! Pas touche.
On pourrait revendre le cheval.
Il vaut plus sous forme de colle.
Y a qu'un truc qui a de la valeur ici,
et il appartient à Logan.
C'est bon que tu sois là.
C'est bon d'avoir chaud.
C'était des gens bien.
D'autres auraient abrégé mes souffrances.
C'est ce que tu veux ?
Tu sais bien que non.
Après la dernière fois, je ne suis plus sûr de te connaître.
Mais ils…
Laisse-moi arranger ça.
Si tu n'avais pas essayé de fuir, on n'en serait pas là.
Si tu essaies encore…
ce sera bien pire.
Oui.
Tu ne m'as pas amenée jusqu'ici pour me tuer.
Mes balles sont trop précieuses.
Laisse-la en dehors de ça.
Tu avais son âge quand tu as commencé.
Tu peux lui montrer comment ça marche, par ici.
Ou je peux vous tuer toutes les deux.
D'accord !
Ne lui fais pas de mal.
Rengaine mes revolvers.
Ne les fais pas tomber.
Si Logan t'attrape, il nous tuera toutes les deux.
C'est toi qui m'as amenée ici. Aide-moi.
C'est pas des monstres.
Fais ce qu'ils veulent, et tout ira bien.
Et ils veulent quoi ? Me prostituer ?
Non, pas du tout.
Alors quoi ?
Faire en sorte que des gens s'arrêtent pour m'aider.
C'était toi.
Tu parles sans savoir.
- Ma famille est morte ! - Je n'ai tué personne.
- Va te faire foutre ! - Je t'ai sauvée.
J'aurais préféré que tu me tues !
Tu ne le penses pas.
Laisse-moi tranquille.
Fiche-moi la paix ! Va-t'en !
D'où tu tiens ça ?
Je l'ai trouvé.
Volé, plutôt.
On est des voleurs. En activité.
Tu devrais pas porter des gants ?
- Ça fait pas mal ? - Non.
Comment ça se fait ?
D'accord. C'est bon.
Tu fais quoi ?
Qu'est-ce que tu fous ?
Regarde.
Arrête ça !
Arrête !
Fais pas le con !
Arrête ! T'es malade !
Je sens rien.
Je suis né comme ça.
Les médecins savent pas l'expliquer.
Je sens rien.
J'ai appris ce métier à l'hospice des pauvres.
Moi, je bosse. Toi, tu fais qu'occuper l'espace.
Je suis utile.
Boire, c'est pas utile.
- Va te faire foutre. - Ça ira.
J'attends Logan.
Rends-toi utile. Préviens-le.
Pas toi.
Je te parle, Brody.
Maintenant.
Mettez votre pantalon !
J'entre !
Vous êtes présentables ?
Et merde. Vous êtes présentables.
J'espérais débarquer en pleine orgie.
Comment on appelle ça ?
- Un ménage à trois ? - C'est ça.
Un jour, peut-être.
Oui, bonne chance.
Et frappe avant d'entrer.
On t'a élevé dans une ferme ?
Oui, monsieur.
Les chevaux sont prêts.
Quand vous voulez.
Un peu plus tard.
D'accord. Une tempête approche.
Je vais mettre mes jambières, me préparer.
Prépare la fille. Elle vient avec nous.
Elle n'est pas prête.
Elle apprendra. Comme toi.
Elle va s'enfuir.
Les balles vont plus vite.
Lâchez-moi !
- Posez-moi ! - Nom de Dieu !
Lâchez-moi !
Arrête !
Lâchez-moi !
- Détachez-moi ! - Salope !
Tu vois ça ? Faut que tu te calmes !
Je vais couper tes liens…
Dans ce cas, on va laisser les liens.
On a du boulot.
D'accord ?
- Elle est à un jour, au moins. - J'aime pas ça.
Il faut la devancer.
Comment ?
- T'as pris le télescope ? - Bien sûr.
Y a un croisement à côté d'un pin fendu.
Tu le vois ?
On peut mettre les filles là et attendre qu'elle passe plus loin.
On ferait pas un état des lieux ?
- Non, ce sera trop long. - Prépare-toi.
Les chevaux ne vont pas aimer traverser la glace.
Où tu comptes aller comme ça ?
Quelle frayeur !
- Pour l'amour du ciel. - Où tu comptes aller ?
Personne ne peut dompter cette friponne ?
Nom de Dieu !
C'est la dernière fois que tu nous fais tes fouteries de fille !
Alors calme-toi, ou je ne réponds plus de rien !
- Attrape la corde ! - Non !
Attrape la corde !
Attrape la corde ! Attrape-la !
Où est-elle ?
C'est un fleuve.
Le courant l'emmène en aval.
Je crois que c'est par là.
Ramène-la morte, je m'en fous.
Mais je la veux attachée au cul de ton cheval
quand la tempête sera passée.
Ou le dernier camp où je t'ai laissée aura l'air d'une partie de plaisir.
Mon père l'a reçu à l'armée.
Il me l'a laissé à sa mort.
Felix, non. Je…
Tu me le rendras quand tu auras fini.
Ça va aller.
Allez, Roméo. En selle.
Tu lis Shakespeare ?
C'est quoi, Shakespeare ?
Allons-y.
Voilà.
Nom de Zeus !
Ne bougez pas ! Votre manche va geler.
J'ai un feu tout près. On va vous réchauffer.
Il faut partir.
- Dès que vous aurez chaud. - Non, maintenant !
Qui fuyez-vous ?
Des démons.
Venez là.
Que s'est-il passé ?
La glace a cédé, j'imagine.
Occupe-toi d'Orion. Je lui fais couler un bain.
Ça va te réchauffer très vite.
Comment t'appelles-tu ?
Abigale.
Nora.
Mon mari s'appelle Erik.
Tu as de la famille qu'on pourrait…
Ils sont tous morts.
Tu peux rester ici tant que tu le voudras.
Elle était terrifiée. C'est sûr.
- D'où vient-elle ? - Pas loin, certainement.
Mais je n'ai pas vu de fumée, difficile à dire.
Comment sont-ils morts ?
Je l'ignore.
Que va-t-on faire d'elle ?
L'accueillir.
Le Seigneur t'a envoyé la sauver.
Et si le diable l'avait envoyée ?
Ne dis pas de bêtises.
Tu n'as pas vu son regard.
Et le sang dans ses cheveux ?
Le courant avait presque tout nettoyé.
Tu as trouvé une blessure ?
Quelques bosses et des bleus.
Elle peut rester un peu,
mais je me sentirais mieux si on trouvait quelqu'un qui connaît sa famille.
- Tu as raison. - À mon grand dam.
Tu veux rester encore un peu ?
Je peux refaire bouillir de l'eau.
Je ne veux pas être un fardeau.
Je ne te l'aurais pas proposé.
Vous êtes enceinte ?
Peut-être un peu.
- Je ne… - Erik et moi
sommes heureux de t'accueillir. En sécurité, avec nous.
Ça fait trop longtemps. Elle reviendra pas.
T'en sais rien.
C'était gentil de ta part de sacrifier ton arme.
Elle servira enfin à quelque chose.
Elle a beaucoup servi.
À qui ? À ton père ?
Va te faire foutre. T'as même pas de père.
Non.
Autant la jeter dans le fleuve.
Tu la reverras jamais.
Logan aurait dû la tuer quand elle s'est enfuie.
Ou t'avais déjà oublié ?
Même une pétoire comme la tienne mérite d'être utilisée.
Elles sont bonnes.
Pardon.
C'est bien.
Tu te souviens de moi ?
Nom d'un chien.
Nora !
Je te l'avais dit, Nora !
- …mauvaise idée. - Elle est partie ?
- Je t'avais dit qu'un truc clochait. - Elle peut pas être allée loin.
Elle a pris Orion !
Ne la poursuis pas.
- On a besoin du cheval. - Et moi, de toi.
Ça.
Tout ça, c'est notre miracle.
On a travaillé trop dur pour ça.
Je n'appellerais pas ça "travailler".
Tu m'as comprise.
Viens là.
Si je ne les trouve pas rapidement, je reviens.
- Promets-le-moi. - Promis.
Fais ce qu'il faut, mais ne nous laisse pas seuls.
Promis.
J'espérais que tu reviendrais.
Je ne vais pas te faire de mal.
Regarde-moi. Je pourrais même pas.
Où est ma famille ? Qu'en avez-vous fait ?
Je te croyais morte.
Viens.
Viens te réchauffer près du feu.
S'il te plaît ?
Pourquoi tu fais tout ça ?
Que fais-tu ici ?
Ils m'ont envoyée te chercher. Te ramener.
Mais je ne le ferai pas.
Je n'y retournerai jamais.
Et…
Je sais pas pourquoi j'ai fait ça.
J'ai essayé de fuir,
mais ils ont fait ça à mes mains et…
Je savais pas quoi faire d'autre.
Mais peu importe, parce que…
tu souffres par ma faute.
Trop de souffrance.
Je n'en causerai plus.
Tu dois laisser guérir tes mains.
Elles sont déjà fichues.
Où as-tu trouvé ce cheval ?
Un rancher m'a sortie de l'eau.
- Donc tu l'as volé ? - Emprunté.
Je compte le ramener une fois que j'aurai récupéré Fable.
Tu plaisantes ?
Tu vas retourner chez ces monstres pour un cheval ?
Il est ma seule famille.
C'est du suicide.
Au moins, je serai avec ma famille.
On peut revenir après la fonte, si tu veux.
Les enterrer.
Tu ferais ça ?
Si tu acceptes.
Sale garce !
Elle a volé les pointes de flèche. Je le sais.
De quoi tu parles ? Je les ai cachées avant de partir.
Elles y sont plus.
Pourquoi elle volerait ça ?
C'est sa meilleure preuve !
Si elle nous balance, ils remonteront jusqu'à nous.
Felix, en selle. Va chercher Cass et ramène-la !
Je m'en occupe.
Non, j'y vais.
Assieds-toi ! C'est un travail d'homme.
Ramène-la vivante.
Si tu lui fais du mal, je le saurai.
Pas plus que tu ne lui en as déjà fait.
C'est mes pointes de flèche. C'est moi qui y vais.
D'accord. C'est aussi toi qui trinqueras si tu foires !
Rhys, fais en sorte que ce soit pas moi !
Bonsoir.
Je peux en avoir un peu ?
Je te paie, si tu veux.
Pas de souci.
Je te remercie.
Tu es venu à pied de Wicker ? Dans le noir ?
J'aurais dû te faire payer le café.
Que sais-tu de ça ?
Ça vaut pas le prix du café.
Je veux pas les vendre. Juste savoir ce que tu sais.
D'accord. Déjà, c'est de l'artisanal.
Je traite que la première qualité, donc non merci.
- C'est pas ma question. - Je sais rien d'autre.
Et toi non plus.
Rentre chez toi.
Je peux jeter un œil ?
Il se fait tard. Je vais…
- T'as un nom ? - Allez au diable !
D'accord.
T'es pas armé ?
Non.
Bouge pas de là.
Salut.
Désolé.
Je suis désolé.
L'homme que je viens de clouer au bar, qui c'est ?
Je l'ai jamais vu.
Il possède le ranch de Wicker Creek !
Je veux un nom.
- J'en sais rien. - Faites pas ça.
Erik ! Il s'appelle Erik !
Ça suffit !
Sa femme est enceinte !
Merci.
M. Erik avec sa femme enceinte,
du ranch de Wicker Creek,
où t'as trouvé ces pointes de flèche ?
Où ?
Dans des arbres.
- Elles m'ont mené ici. - Que cherches-tu ?
Arrêtez de lui faire mal. S'il vous plaît.
Dis-moi ce que je veux savoir, et j'y réfléchirai.
Mon cheval. Elle a volé mon cheval.
Qui ?
Elle m'a jamais dit son nom !
Non !
Non ! Par pitié !
M. Erik ?
Nous voilà associés, on dirait.
Allons chercher ton cheval.
Pourquoi t'as pas d'arme ?
Tu l'as perdue ?
Pendant la guerre, j'ai pointé trop d'armes sur trop d'hommes.
Je le ferai plus.
C'est noble.
Et idiot.
T'y vois encore ?
Cassidy, content de te revoir.
Mais…
t'as pas le cran d'appuyer sur la gâchette.
Pas vrai ?
Vas-y, rancher. Va chercher.
J'ai jamais aimé le Schofield non plus.
Trop d'entretien.
Où est la fille ?
Elle n'est jamais sortie de l'eau.
- Me mens pas. - C'est vrai.
Pourquoi t'es revenue ?
Pour les enterrer dignement. Un concept qui t'échappe.
Ils arrivent à destination de toute façon.
Viens.
En selle. Allons-y.
Quoi ?
Tu t'es donné la peine de le voler. On va pas le laisser ici.
Pas de coups tordus. Tes mains ont assez souffert.
Je rentrais, de toute façon.
J'ai laissé les pointes pour retrouver mon chemin.
Je suis pas Natty Bumppo.
Erik !
Mon Dieu. Allez.
Dieu merci.
Oui, loue-Le.
Mais pas encore.
Je suis désolée.
Ma femme trouve que ça me donne un air intimidateur.
- C'est une femme intelligente. - Pour sûr.
- Qu'a-t-il fait à votre main ? - Rien de bon.
Il a une espèce de marque de fabrique.
Ça fera pression sur la blessure sans bloquer la circulation.
Comment sais-tu ça ?
Mon père me l'a appris.
Enfin, à mon frère, mais j'ai regardé.
Tu aurais pu attraper une pneumonie.
Remerciez Nora.
Tu peux le faire toi-même.
Je n'aurais pas dû voler votre cheval.
Pourquoi l'as-tu fait ?
C'est lui qui a fait ça ?
Entre autres.
Combien sont-ils ?
Au moins quatre. Un est déjà mort.
Que vas-tu faire ?
Récupérer nos chevaux.
Je peux suivre leurs traces.
Partons avant le crépuscule.
Vous ne venez pas avec moi.
Écoute.
Désormais, je choisis de t'accompagner et de récupérer nos chevaux.
Après ça, tu décideras
si tu veux revenir au ranch avec moi.
Tout doux. Du calme.
Tu ne t'enfuiras plus.
Tu ne marcheras plus non plus.
Laisse-la.
Elle va geler.
C'est un ordre !
Va t'occuper des chevaux !
Il faut vous soigner, stopper l'hémorragie.
- Ça ira. - Mon œil.
Vous préféreriez mourir que vivre avec Nora et votre enfant ?
Je ne peux pas te laisser y aller seule.
Je ne suis pas une pauvre petite fille fragile.
- Arrête. Je n'ai pas dit ça. - Quoi, alors ?
On entre dans un nid de vipères, mais je veux récupérer mon bien.
C'est quoi, le plan ?
On attend que l'un d'eux emmène un cheval en promenade ?
D'abord, reposons-nous.
Une minute.
Oui.
Elle pourra plus s'enfuir, mais ça reste une traîtresse.
Elle a besoin d'une correction de temps à autre,
que je lui inflige volontiers.
C'est trop clément.
Elle s'enfuira à nouveau.
Que veux-tu que je fasse ?
Lui couper la tête et l'utiliser comme heurtoir ?
Si t'arrives pas à la contrôler, elle nous fera tuer tous.
Du coup, je me demande
qui est le vrai problème, ici.
C'est pas elle qui dépasse les bornes, là.
Je me suis toujours demandé comment ça marchait.
T'es toujours vivant ?
Va te faire foutre !
Non, merci.
T'as plus ce qu'il faut pour ça.
Qu'est-ce que tu fous ?
Je fais le nécessaire.
Alors, soit t'es avec moi,
soit tu meurs avec lui.
Fais ton choix.
C'est bien.
Quant à toi…
tu as déjà fait le tien.
Meurs avec.
Viens ici.
Tu me vois ?
Tu me vois ?
Tu as peut-être encore une chance,
si tu survis cette nuit avec moi
et dans mes bonnes grâces.
Si tu choisis de me trahir, moi aussi, alors…
Tu le vois ?
Hein ?
Bien.
Quand il meurt,
sors-le avec le reste des poubelles.
Maintenant, c'est parfait.
Oh, non.
Putain, ça fait mal !
Cass ?
Tiens, bois ça.
C'est chaud.
Je t'en rapporterai.
Aide-moi.
- Attends. - L'aube approche.
Felix !
Aide-moi !
S'il te plaît !
Silence !
Ça va ?
Le bruit est proche. Tu sais où on est ?
Non.
Attendons l'aube pour voir où on va.
Elle ne survivra peut-être pas.
Pourquoi ne pas me tuer ?
C'est pas morte que je te veux.
Je n'appartiens à aucun homme.
Continue à te mentir.
Ça deviendra peut-être vrai.
Fougueuse.
- Il y a un garde. - Il ne verra rien.
Tu es folle ? On sait même pas combien ils sont.
J'entre, je prends nos chevaux et je sors.
- Vous pourrez partir. - Pas sans toi.
Inutile d'y aller à deux.
Mais aidez-moi à escalader ce mur.
Maintenant, s'il vous plaît.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
À ton avis ?
Prends-le.
On a peu de temps.
Prends les chevaux. Rendez-vous à la grille.
- Vas-y. - Merci.
Viens ici. Tout va bien.
Tu es prêt ?
Je reviens te chercher.
Ça va aller.
On y est presque.
Comment ça finissait, Roméo et Juliette ?
J'ai oublié.
Ça va aller. Tu vas y arriver.
Prenez-la et serrez-la. Elle ne survivra pas dans le froid.
- Prenez soin d'elle. - Pour sûr.
Prends ça. C'est tout ce qui me reste.
- Orion est encore dans l'écurie. - Attends.
- Partez ! Oubliez le cheval. - Non. Orion !
Il faut y aller. Maintenant.
T'as enfin des couilles ?
C'est bien.
Enrayé.
Joli, mais inutile.
Comme toi et cette putain.
Tu sais comment ton père est mort ?
Hein ?
Pendant…
Pendant la révolution.
En souffrant pour les siens ?
Mon père est mort en héros.
Souffrir n'a rien de noble.
C'est juste de la souffrance.
Tiens.
C'est bien.
Abigale.
- Je sais. - Vous ne savez rien.
Te morfondre ne te mènera à rien.
Ils me manquent.
Comment s'appelaient-ils ?
Abraham, Celeste et Tobias, mon frère.
Je n'avais qu'eux et je les ai déçus.
Non. Je ne vois pas ça comme ça.
J'ai appris tout ce que je sais en les regardant,
mais je n'ai jamais rien pu faire moi-même.
Je ne voulais pas dire…
Je comprends.
J'ai été…
élevée pour être discrète, rester à ma place, ne pas faire de vagues,
et c'est ce que j'ai fait.
Je les ai laissés mourir.
C'est ma faute, et rien…
ne pourra les ramener.
Je ne peux rien faire pour me racheter.
Je ne peux pas être sauvée.
Arrête de te dire ça.
Ce n'est pas toi qui as mis ta famille en danger.
Ce n'est pas elle non plus.
Elle était prisonnière, comme je l'aurais été.
Elle m'a sauvé la vie deux fois.
Elle aurait pu me laisser subir le même sort qu'elle.
Mais au fond, elle a bon cœur.
Je ne vais pas la laisser mourir ici.
Je suis désolée pour Orion.
Je suis content que vous soyez saines et sauves.
Je serai plus rassurée quand aura quitté cet endroit.
Tout doux.
La ferme est encore loin ?
À cheval, non, mais à pied…
- On se repose un peu ? - Je vous dirai.
Vous êtes à la maison.
Nous sommes à la maison.
Tu l'emmènes à l'intérieur ?
Je devrais y arriver.
Salut, mon beau.
Que fais-tu ici ?
L'homme de la maison qui revient triomphant d'entre les morts.
Nora, viens ici, mon amour.
Non.
Elle est heureuse ici avec moi.
Que veux-tu ?
Ce que veulent tous les hommes.
Une belle maison et…
une famille aimante.
Tu ne les trouveras pas ici.
Je crois que je vais me plaire ici.
Avec ma dernière famille,
ça n'a pas bien marché.
Désobéissante.
Ces dames ne devraient pas être difficiles à dresser.
- Nora, ça va ? - Elle va bien.
Chez moi, les femmes répondent par elles-mêmes.
Mais…
ce n'est plus chez toi.
Sûrement pas chez toi non plus !
Laisse-la partir.
S'il te plaît.
Et si je refuse ?
Tu vas me tirer dessus ?
Je suis pas un pistolero.
Tu n'es qu'un rancher.
Il me faut quelqu'un pour faire tourner cet endroit.
Tu peux dormir dans l'étable.
Prends la maison. Laisse-les partir.
Pourquoi je ferais ça ?
Enlève tes sales pattes de ma femme !
Je crois que tu ne saisis pas bien la situation.
Je vais faire plus que mettre mes pattes sur elle.
Elle n'est plus à toi.
Et tes grands principes ?
Je croyais que tu ne pointais plus d'armes.
J'oubliais… Celle-là est enrayée.
Hélas, un rancher estropié ne me servira pas à grand-chose.
Non !
Elle ne sera pas ta putain. Aucune de nous ne le sera.
Pas toi, c'est certain.
Non !
Nom de Dieu !
C'est ma maison !
Et vous allez faire ce que je vous dis.
Vire tes sales pattes de là !
Fais tes prières.
Personne ne t'a jamais aimé.
Tu sens ça ?
Doux Jésus.
Erik ? Erik, tu m'entends ?
Dieu merci.
Abigale, il est vivant.
Tout va bien, Cassie.
Sous-titres : Charlotte Dekaise
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