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Bips -D'où ?
-Hou là !
Boucles d'oreilles, sac, chaussures, ceinture, tout.
-Sérieux ?
-Bienvenue
chez nous, madame.
-Fais gaffe, c'est fragile.
-Nom, prénom.
-Morgane Alvaro.
-Avez-vous
un surnom ?
-J'en ai eu plein...
En CM2, j'étais force jaune, après...
j'étais dame Carotte.
Après, il y a eu toute une période Axelle Red, Larusso, Mylène Farmer,
je t'en passe. -Le dernier.
Date de naissance.
Votre lieu de naissance.
Chewing-gum.
-Il a encore du goût.
-Votre situation familiale ?
-C'est compliqué.
-Enfants ?
Niveau d'instruction ? -Balèze.
-Dernier métier exercé ?
-Ce n'est pas
le plus représentatif
de ce... Bon. Femme de ménage.
-Domicile ?
-Chez la mère d'Henri.
-La mère d'Henri.
Personne à prévenir en cas... -Non. Non.
-051202.
Votre numéro d'écrou.
-J'ai vu des films.
-C'est votre identité
le temps de votre séjour ici.
-Je vous ai dit de me donner, pas de balancer les affaires.
Le petit haut aussi.
-Il ne bipe pas ! -Il n'est pas décent pour le chef.
Je vais aller vous chercher une tenue correcte.
-Non, il n'y a pas moyen que je mette ça.
Moi vivante... -Alvaro, au parloir !
Il y a un policier pour vous. -Non ! Il n'y a pas moyen.
-Bonjour, Morgane. Comment ça va ? -Hein ?
Je n'entends pas.
-Bonjour, Morgane.
Comment ça va ?
-Super bien, je pète le feu. Et vous ?
-J'ai parlé avec la SR
qui enquête sur le meurtre d'Emilie Fontaine, votre ex-patronne.
Des voisins vous ont vue vous disputer avec elle.
Et venir rôder dans le quartier. Pourquoi ?
-C'est bon, laissez tomber. Je n'ai pas besoin de vous, je gère.
-Vous gérez ? -Parfaitement.
Je peux prouver mon innocence. Vous me faites perdre mon temps.
Vous avez fini ? Je peux y retourner ?
-Il faut atterrir, vous êtes mise en examen pour assassinat.
Vous risquez la réclusion criminelle à perpétuité ! C'est 20, 25 ans
minimum. -Vous avez fini ?
Maxime Fontaine a tué sa première femme.
Avant Emilie, il était marié
à une Andréa qui se serait "suicidée" quand il était au Cap,
mais il n'était pas
en Afrique du Sud, et ça, je peux le prouver.
-Le jour de la mort de sa 1re femme, M. Fontaine n'était pas au Cap
en Afrique du Sud, il était au Cap Ferret, en Gironde.
On a plus de 20 témoins.
-"En Gironde" ?
Mais Gilles m'a parlé du Cap au téléphone,
pas du Cap Ferret ! -Gilles n'est rien censé vous dire
du tout !
Si j'ai bien compris,
vous enquêtiez pour Emilie
avant sa mort ? -Oui.
-Pourquoi ? Qu'avez-vous découvert ?
-Plein de trucs... Un type qui la prenait en photo.
Très chelou. -Si vous parlez du type du motel,
on n'a rien trouvé dans sa chambre
et sa plaque n'est pas référencée dans nos bases.
Je suis désolé. Quoi d'autre ?
Hé, Morgane...
Ne perdez pas espoir.
D'après ce que j'ai lu, il y a peut-être une piste prometteuse.
Quand la police a interrogé M. Fontaine, il a dit qu'un bijou
a disparu de chez lui, un bracelet en or massif 18 carats,
avec six rubis, qui appartenait à sa 1re femme.
Ce bracelet vaut environ 15 000 euros.
Si l'assassin est entré chez Emilie pour le voler,
ça a pu mal tourner.
-Récupérez vos affaires et sortez de cette maison !
-Ben, tiens...
Et comment que je vais récupérer mes affaires, moi !
-Vous voyez ? -Ouais.
Ouais...
Peut-être... -Ca semble léger,
mais c'est une pièce rare, facile à identifier.
Si on retrouve le bracelet, on retrouve peut-être
le meurtrier. -Génial. Génial...
Génial... vous voulez bien appeler Théa pour moi ?
Les enfants doivent s'inquiéter.
Allez, sérieux !
-Tu es sur haut-parleur.
-Allô, doudou ?
-Maman ? Ca va ? *-Ouais.
-Je t'ai laissé des messages. 4 flics fouillent la maison.
-OK, euh...
Bon. Tout va bien. Mais là, présentement,
il se trouve que je suis en prison.
*Juste pour quelques heures. -"En prison" ?
*-Oui, rien de grave.
J'ai besoin que tu me rendes un gros service.
Dans ma salle de bains,
va récupérer un bracelet
que tu ne connais pas,
car je l'ai pas mis. Il est neuf, bref...
j'y tiens, les flics ne doivent pas le trouver.
Il est doré
avec des pierres rouges. -Morgane !
-Prends-le !
-Vous avez volé ce bijou ? -Je croyais
que c'était du toc !
Qui se balade avec un truc pareil, à part la reine
d'Angleterre ? -Putain !
Mais non ! Non !
C'est impossible
*de faire ça ! -C'est Super Poulet ?
-On prévient le juge, vous aggravez
votre cas ! -Théa,
*jette le bracelet !
-Vous arrêtez ça. Ne touchez à rien.
-Quoi ?
-Ils fouillent l'étage, je fais quoi ?
Si je dis la vérité à votre juge, vous croyez qu'il me croira ?
-Débrouillez-vous pour que personne ne le trouve.
Coup
-Merci. OK ? Merci.
-Je ne veux pas être mêlé à ça !
-Je dois aller aux toilettes. -Allez en bas, je n'ai pas fini.
-J'ai mes règles,
il me faut un tampon. -Ah.
Une minute, hein ? -OK. Eliott, tu viens m'aider ?
Merci.
Merci beaucoup.
Je l'ai. Je fais quoi ?
-On n'a qu'à l'attacher au pigeon
sur la gouttière. -N'importe quoi !
On a 10 secondes.
On toque. -Tout va bien ? Dépêchez-vous.
-Oui, j'ai fini. Une seconde !
J'ai ce qu'il me faut, merci.
-La SR reprendra l'affaire si le juge donne son accord.
Mais avant de se décider, remémorons-nous 2-3 trucs.
Morgane ne dit jamais merci,
elle met ceux qui l'entourent dans la merde,
et la dernière fois qu'on a risqué notre poste pour elle,
elle nous a plantés. Sachant tout ça,
qui dans cette pièce est prêt à se mouiller pour l'aider ?
Elle a intérêt
à nous remercier.
Commandant.
-Notre victime s'appelle Emilie Fontaine, 34 ans,
biologiste de formation, sans emploi ces dernières années.
Elle aurait été tuée avant-hier.
On a retrouvé son corps
enterré dans son jardin.
Son mari rentre du boulot à 21h30, et selon lui, la maison était vide.
-Un alibi pour l'heure de la mort ? -Rien de concluant.
Surveillons-le, sa 1re femme est aussi décédée
dans des circonstances troubles. -Oui ?
-Déontologiquement, vous semblez bien connaître Morgane.
Ce n'est pas un conflit d'intérêts ? -Bonne objection.
Mettez-moi tout ça par écrit.
Gilles,
surveille le mari
avec Karadec. Daphné, occupe-toi du mec du motel.
Je me charge de récupérer l'affaire auprès du juge.
-Tu vas parler au juge Caron ? -Oui...
-C'est une bonne idée ?
La dernière fois que vous avez bossé ensemble, ça s'est mal fini.
-Vous l'avez traité
de facho psychorigide. -Vu ses opinions,
il a pris ça comme un compliment. Je ferai profil bas.
-OK.
-Allez. -Oui, ça va.
-La rouquine est dans le sas. Je répète.
La rouquine est dans le sas.
-Je vais te vider comme un poulet !
-Attendez, c'est à moi qu'elles parlent ?
-Par ici.
-Attendez, non... Je pense à un truc.
Vous n'êtes peut-être pas au courant, mais l'année dernière,
j'ai un peu bossé pour les flics. Si jamais l'info a fuité,
je suis mal. -Le directeur a lu votre dossier,
on vous installe au poulailler. -C'est quoi ?
-La cellule de Keller, une ex-flic. -Ca, c'est bien.
Avec un ancien flic, c'est bien. Attendez, non ! Pouce !
Keller ? Laetitia Keller ?
-Ouvre cette porte, putain ! Ouvre ! Je vais te tuer !
Cri
-Non, attendez. Ce n'est pas dans mon dossier,
car j'avais l'IGPN au cul, mais elle a essayé de me tuer.
C'est une grosse psychopathe. Prévenez le directeur !
Hé...
C'est fou de se retrouver là.
Si on m'avait dit... Léger rire
Sans rancune.
On a tous droit à une 2nde chance.
Euh... tu étais stressée, je...
Je comprends.
Tu sais ce qu'on va faire ?
Ardoise magique. On efface tout.
Et puis on repart sur de bonnes bases.
Hein ?
-Si tu ronfles, je te fais avaler tes orteils.
-OK.
Elle toque. -Entrez.
-Pierre-Emmanuel ?
-Céline.
Balbutiant Que me vaut
ce plaisir ? -Je venais te voir...
-Hm ?
-Je vais être directe.
On a eu nos petits désaccords... -"Nos petits désaccords".
Comme tu y vas. -Nos métiers ont des règles.
Ca peut sembler limite, mais je voudrais savoir si...
-On pourrait dîner ensemble ? -"Dîner ensemble"...
-Prendre un verre.
Si c'est ton idée.
Enfin, une femme
qui fait le 1er pas, c'est sympa. Comme quoi, hashtag "metoo", là...
Ca a du bon, quand même.
-Génial.
Sinon, rien à voir, c'est par rapport à un dossier.
J'ai une consultante dans une position
un peu problématique... *Sonnerie
-Comment ça s'est passé ?
-On récupère l'affaire.
Il refuse le contrôle judiciaire, Morgane reste en prison
*jusqu'à ce qu'on ait prouvé son innocence.
*Et la surveillance du mari ? -Il est sorti il y a 20mn,
on l'a pris en filature. Mais Daphné
n'a rien trouvé
*sur le type du motel. -OK.
-Céline,
le mari s'arrête, je te rappelle.
Il fait quoi ? -Il a un sac,
il veut
se barrer ? -On est où ?
-Le pont Saint-André à la Croix.
Ca me dit quelque chose...
Le pont
Saint-André à la Croix. -C'est lié à l'affaire.
-Le pont... C'est là
que sa 1re femme s'est suicidée. -Tu déconnes ?
-Non.
-Qu'est-ce qu'il fout ?
Oh, putain !
Cris
Sirènes de police
Ca va ?
Commandant Karadec, de la brigade criminelle.
C'est moi qui ai repris l'enquête sur le décès de votre femme.
Ce pont, c'est là où votre 1re femme est décédée ?
-Oui.
Quand la police m'a appelé pour dire ce qu'Andréa avait fait,
je n'ai pas pu y croire.
On venait de se marier. On essayait d'avoir un enfant.
Je n'ai rien vu venir.
Elle allait mal et je n'ai pas su l'aider.
-Elle n'a pas laissé une lettre expliquant son geste ?
-C'est sur ce pont que j'ai rencontré Emilie.
A la mort d'Andréa, j'ai complètement vrillé.
Un soir, je suis revenu là-bas...
pour la rejoindre.
Je voulais en finir moi aussi.
Au moment de passer ma jambe au-dessus de la rambarde,
j'ai entendu une femme hurler derrière.
-C'était Emilie ?
-Elle m'a ramené chez moi.
On a beaucoup discuté.
Elle était si douce.
Tellement à l'écoute.
J'ai même cru que c'était un signe.
Andréa m'envoyait Emilie pour me dire de...
de continuer, de vivre, d'avancer...
Emilie disait qu'elle avait...
Qu'elle avait beaucoup de chance.
Si son magasin n'avait pas fermé en retard,
on ne se serait jamais croisés.
-Son magasin ? Elle n'était pas biologiste ?
-"Biologiste" ?
D'où vous sortez ça ? Pas du tout.
Cris des détenues
-Vous êtes mise
en examen pour assassinat. Vous risquez
la réclusion à perpétuité !
On peut oublier
ce qui s'est passé ? Ca ne voulait rien dire.
-Tu sais, Morgane, je t'aime.
Mais des fois, c'est fatigant de vivre avec toi.
-Le mari d'Emilie est persuadé qu'elle bossait dans un magasin.
Sauf qu'on a revérifié, elle bossait
comme biologiste dans un labo.
-Elle a menti sur son métier. Pourquoi ?
-On l'ignore. -Elle cachait aussi ça
à ses proches.
-Daphné ? -D'après ses relevés téléphoniques,
la DG du labo l'a appelée pendant 45mn
la semaine dernière. -Elle cache son ancien job,
mais quand son associée la rappelle, elle se fait tuer.
Quelle coïncidence !
Vibreur. -C'est le juge Caron ?
Vibreur
Du nouveau ? -Il veut savoir où on en est.
-Et on en est où ? -Pardon ?
-Pardon ?
-Hm... vous allez voir ce labo.
Vous me tenez au courant. Vibreur
-Ca...
Les portables,
aujourd'hui, ils vibrent fort.
-Tout à fait. Vibreur
Voilà.
-Ca vibre... beaucoup. Il y a une fonction "silencieux".
-J'ai fait mon rapport déonto...
J'ai fait mon rapport déonto...
J'ai fait mon rapport déontologique. -Hein ? C'est quoi ?
-Le rapport demandé par Mme la commissaire, je lui dépose ?
-C'est manuscrit ?
-Ben oui. -Ca, elle déteste.
Ca lui donne des migraines. -Comment je fais ?
Je n'ai pas d'ordinateur. -Rentre chez toi et tape-le.
-OK, je cherchais
les toilettes, ça doit être par là.
-Poulette, on ne dit pas bonjour ?
-Si, bien sûr, bonjour, madame... mademoiselle,
peut-être, je ne sais pas. Je vais repasser plus tard.
-Tu ne pars pas comme ça. Tu vas me raconter
tes expériences avec les flics. -Aïe !
Attendez.
Non. Vous avez fait des arts martiaux ?
C'est du tai-chi ?
De la capoeira ?
Ca me permettrait de reconnaître un type
qui me ferait sortir de prison.
-Tu crois que je vais aider une fliquette ?
-Attendez.
J'ai de quoi payer. -Comment ça ?
-J'ai... une coloration spéciale racines... châtain...
Du vernis anti-mycose...
Et...
un autographe de Robert Pattinson, je peux vous avoir ça dans 24h.
-Bio ?
-Quoi ? -La coloration
et le vernis, ils sont bio ?
Je suis hyper allergique. -Grave.
Tout bio, tout... très bien bio.
Vous sauriez
reconnaître une prise ? -Je fais de la boxe.
Désolée. Mais je peux te présenter des copines.
-OK.
On décompose le mouvement. Je lui ai chopé le poignet.
Il m'a chopé le poignet, voilà, la 1re clé qui fait mal,
la 2e qui fait un mal de chien et là, il me projette
contre le mur.
Voilà. Alors, t'en penses quoi ?
Kung-Fu ? Capoeira ? Tai-chi ?
Krav maga ? Ju-jitsu ?
Judo ? -On dirait de l'aïkido.
Ingrid sort avec un mec qui en fait au club.
Ton gars et lui se sont peut-être croisés.
-OK, merci, c'est adorable. C'est qui, Ingrid ?
-Je sais pas. Des fois, j'ai des trous de mémoire.
-OK, tu veux quoi ? -Alors, je veux
des sneakers Air Star bleues, avec les bandes blanches
et une petite boîte de digues dentaires.
-OK. Alors, tu notes : une paire de sneakers
Air Star bleues avec une bande blanche.
OK ? Et une boîte de digues dentaires.
-C'est quoi, ça ?
-T'occupe, 2 recharges goût cerise
et le cahier "spécial investir" du "Courrier lillois".
Alors ? Tu l'appelles ton gars ? -C'est mort.
Il s'est fait arrêter pour braquage. On ne peut pas se parler. Désolée.
-Sérieux ?
Vas-y, raye les recharges. -Attends...
Affida, qui sextote H24 avec un mec, il est incarcéré au même endroit.
Par contre, il te faut un portrait-robot du gars.
Van Gogh !
-Non, tu rajoutes encre violette, vaseline et gants.
Et ensuite, tu me parles de ton type.
-Ouais, c'est pas mal.
-Bien ou pas mal ? -C'est bien.
Hé !
Tiens, c'est lui.
Tu lui envoies la photo ?
Sonnerie
Rire Quoi ?
T'as un nom pour moi ? -Attends.
Il veut une photo souvenir pour lui.
-Je te jure !
-On a fondé cette société ensemble, Emilie et moi,
mais elle a démissionné il y a 3 ans.
-Pourquoi n'a-t-elle jamais parlé à son mari
de son lien avec l'entreprise ? -Aucune idée.
Elle était fière de son travail ici.
-Vous faites quoi ? -Du séquençage ADN.
On a créé une technique d'analyse, des labos du monde entier
font appel à nous pour sous-traiter leurs tests.
Je ne vois pas comment vous aider. On ne s'est pas parlé depuis 3 ans.
-D'après nos sources, vous l'avez appelée la semaine dernière.
C'était quoi, le sujet de votre conversation ?
-J'amende notre pacte d'associées.
J'avais besoin de son accord avant de me lancer.
-Je vois.
Sonnerie
Excusez-moi.
Rien d'autre ? -Non.
-Oui ?
Allô ?
-Allô ?
*Grésillements -Je n'entends rien. Allô ?
*-Allô ? -On n'est pas censés se parler.
-J'ai trouvé le type, Lorenzo Dustang.
-Quel type ? *-Le type du motel.
Le type qui a zigouillé Emilie. *-Comment vous savez ça ?
-Il fait de l'aïkido en club à Lezennes, catégorie poids lourds.
Vous vous bougez
*sur mon affaire ? On ne dirait pas.
-Si. Je suis au taquet.
Vous n'êtes pas censée vous impliquer.
*Vous voulez une peine de plus
pour entrave à la justice ? -Je suis tombée sur l'info
totalement... par hasard. Voilà.
Par contre, ce n'est pas donné, la vie, ici.
Je vous ai fait une liste. Vous avez de quoi noter ?
*Alors, il me faudrait
6 boîtes de serviettes hygiéniques, un panettone de Lombardie,
*des aiguilles... -Allô ?
*Larsen
Morgane ? Je ne vous entends pas.
-Chez un certain David Millot...
-Allô ? *Propos hachés
*-Le mec s'est mis avec l'amie de Brienne après qu'elle est
tombée pour lui.
-Il s'appelle comment ?
-Lorenzo Dustang.
*Putain, vous ne prenez pas de notes ?
-Enlève ta main !
A genoux.
A genoux. Les mains sur la tête.
-Allô ?
Il était pressé d'y aller, il a raccroché.
-Il a noté ? Ou... -Il a tout noté.
Il le fera en plusieurs allers-retours.
Ah !
Purée, merci ! Je ne te cache pas que là,
j'en avais ras-le-bol de tout ce gris.
Tu vois déjà, je me sens mieux.
-Tu sors quand ?
-A toi de me le dire.
Tu n'as pas vu Gilles ? -Ben si.
-Et ?
-L'enquête stagne.
-Comment ça ? Je leur ai donné le coupable !
Je ne peux pas faire plus. Pleurs
-Tu peux t'en occuper deux minutes ? Je dois discuter avec ta mère.
Bon. Super Poulet a interrogé ton Fernando,
c'est ça ? -Non, Lorenzo.
Lorenzo ! -Oui.
-Et ?
-Il ne lâche rien. -Il ne lâche rien.
Il a espionné Emilie
et refuse de dire pourquoi. Le labo, pareil.
-Attendez. Pouce. De quel labo on parle ?
-SG Sequencing,
machin, là...
-Quoi ? -Le labo d'analyses génétiques
où bossait ta victime. -Le labo refuse de dire pourquoi
ils surveillaient
Emilie et Wajdi.
-Temps mort. Qui est Wajdi ? C'est qui, ce Wajdi ?
-Donne-lui le jus. -Ca va ?
Il ne fallait pas faire de gosses. -Oh !
Hé ! Hou ! Hou ! Elle toque.
Quel Wajdi ?
-Je ne sais pas, l'autre type que ton Lorenzo prenait en photo.
-L'autre type ? Quel autre type ?
Ah...
OK. L'autre... OK.
Alors ?
-Lorenzo ne prenait pas qu'Emilie en photo.
Dans son disque dur, j'ai trouvé des centaines de photos
d'un autre type et de sa famille.
J'ai pu l'identifier grâce à son véhicule.
Il est immatriculé au nom de Wajdi Avignon.
Non... Sauvignon.
Sauvignon ? Saucisson. Saucisson.
-Pâtisson.
-Tu n'es pas foutu de retenir 2 infos ?
-Je...
-Je te jure !
OK, euh...
Martinon.
OK, ça y est.
Wajdi Martinon.
-Wajdi Martinon.
-Wajdi Martinon,
35 ans, marié, un enfant. A priori,
aucun lien avec la victime. Et vous... Chloé !
-Chloé !
Putain...
Excuse-moi, mais j'ai pas mal de choses à gérer.
Je m'occupe de 3 enfants, dont la mère est arrêtée pour meurtre.
Tu devais les garder cette semaine. -Justement, sors-moi de là.
On se focus !
Réfléchis.
Si j'ai bien compris, on a donc ce labo
qui a embauché Lorenzo
pour surveiller Emilie et ce fameux Wajdi, OK ?
-Oui.
-Pourquoi ? C'est quoi, le lien entre eux ?
-Ben...
Ce n'est pas clair, justement. -Je n'ai jamais vu cette femme.
Pourquoi vous me demandez ça ?
-Emilie Fontaine, la victime, était surveillée par cet homme.
Quand on l'a arrêté,
on a retrouvé ces photos de vous dans son ordinateur.
C'est votre femme et votre fille ? -Oui.
Je ne comprends pas, pourquoi il me surveillait ?
-On cherche à le savoir.
On pense qu'il travaillait pour la société SG Sequencing.
Un labo de génétique. Ca vous parle ?
-Non, je suis maçon, moi.
-Vous ne connaissez ni la victime ni l'homme qui vous surveillait
tous les deux ? -Non, je suis désolé.
Pleurs -Mais qu'est-ce que t'as encore ?
C'est les dents ?
-C'est les dents ou quoi ? -Maman !
-On y va, on y va. -Doudou !
-Désolé, je t'ai dit tout ce que je savais.
Viens. Papa va te donner du paracétamol, ça ira mieux.
-Pour tu sais quoi, on est bons ?
-T'inquiète, je gère.
-Cool.
Pshh...
-Ca gaze ?
Alors, Wajdi...
-Ca va, ou quoi ?
-Ginger !
Ne bouffe pas
toute ma 4G. -Ca va.
-OK, ça va !
Sonnerie
-Promenade terminée !
-Passe-le-moi. -Ah !
Grincements
-Pff...
-Fais grincer encore une fois ton lit
et je te fais bouffer
ton oreiller ! -Je t'explique.
Je bloque sur un truc.
Quand je bloque sur un truc, je ne peux pas dormir. Voilà.
En fait, il y a 3 gros suspects.
Mais, aucun
des 3 ne parle.
-Rien à foutre !
-OK !
Pff...
L'homme de main, je n'y crois pas.
Ou alors, il l'a butée pour le compte du labo.
Le labo, j'achète.
C'est quoi le rapport avec ce Wajdi ?
Oh, putain !
Putain, la bibliothèque, meuf !
Les bouquins qu'Emilie déplaçait pendant son sommeil.
On a cru qu'elle rangeait au pif,
mais pas du tout,
elle classait pour que chaque livre commence par la lettre C.A.G.
Et C.A.G, c'est ? Hein ? Hein ?
-Des initiales.
-Non mais t'es con.
Evidemment
que c'est des initiales, mais surtout 3
des 4 nucléotides qui constituent l'ADN humain.
La cytosine, l'adénine et la guanine.
Il y a aussi la thymine, mais elle n'en a pas parlé, bref.
La meuf range ses bouquins en mode code génétique !
Et tout ça dans son sommeil ! -OK.
-Evidemment, dit comme ça, ça paraît chelou, mais non,
elle a bossé des années dans un labo d'analyses génétiques, donc non.
Par contre, avec ces 3 lettres, il y a des dizaines de combinaisons
possibles,
elle a juste reproduit à l'identique la même combinaison
36 fois !
Sérieux ? 36 fois !
36 fois ! 36 fois !
36 fois !
36 fois. -Je dois trouver ça génial
et comprendre ?
-Cette combinaison C.A.G, chez l'être humain, on la retrouve
notamment sur le chromosome 4
qui code la huntingtine.
Si la combinaison
se reproduit entre 6 et 35 fois,
c'est génial, mais si elle se reproduit 36 fois
ou plus, alors là, patatras, la huntingtine est toute mal codée,
bref, c'est le merdier, et on se retrouve
avec ?
Allez.
-La maladie de Huntington. -Eh ben voilà !
Tu vois que tu t'intéresses. Tu vas me dire :
"Quel est le rapport avec Wajdi ?" -Je me demande surtout
quand tu vas la fermer. -C'est là que c'est génial.
La maladie de Huntington est aussi appelée la chorée de Huntington.
Rapport aux mouvements involontaires qu'elle fait faire.
Figure-toi que Wajdi a les 1ers symptômes.
Applaudissements
Eh ben voilà !
C'est ça le lien entre Emilie, le labo et Wajdi.
La maladie de Huntington.
Ouh ! Tu vois que ça valait le coup.
Bon. Allez.
Ah... bonne nuit.
-Il y avait un lien
entre Emilie et vous ? Votre médecin
vous a fait tester pour la maladie
de Huntington. -Ce test
a été sous-traité par votre labo, SG Sequencing.
-C'est revenu
négatif.
Pourtant, vos symptômes
ont continué. Vous n'avez pas pensé
qu'il y avait eu une erreur ?
-En 2017, Emilie nous a convoqués.
Elle a compris qu'elle avait commis une erreur un an plus tôt.
Elle a transmis les mauvais résultats à Wajdi Martinon.
-Vous avez gardé ça
pour vous ? -Le patient venait d'avoir
une fille risquant d'être porteuse du gène comme lui.
Nos avocats ont conseillé de ne rien dire.
On levait des fonds.
-Sauf qu'Emilie a eu des regrets.
Vous aviez peur qu'elle dise tout à W. Martinon
et vous les avez mis sous surveillance ?
-Emilie m'a contacté pour me dire
que le test que j'avais fait comportait une erreur,
que j'avais Huntington.
et que peut-être ma fille l'avait aussi.
Que je devais la faire tester.
-Pourquoi ne pas l'avoir dit hier ?
-Parce que...
après l'appel d'Emilie, j'ai eu la visite d'un avocat.
Il m'a proposé de l'argent.
Je pensais à ma femme...
Et à ma fille.
-Vous avez offert 500 000E à Wajdi Martinon
en échange de son silence.
J'imagine qu'Emilie ne s'est pas laissé acheter.
C'est pour ça
que vous l'avez tuée ? -Je vous jure que non.
On a payé le patient, c'est vrai,
mais tuer Emilie, jamais.
-Devine qui sort demain !
-Cool ! Ils savent qui a fait le coup ?
*-Oui. Le labo.
Personne n'a parlé, mais ils vont se prendre une perquis'.
*Coups C'est quoi ces bruits ?
-J'ai appelé Henri pour qu'il fasse venir un plombier,
mais il refuse d'entendre.
Alors que c'est à la charge du propriétaire !
-C'est fait. -C'est réparé ?
-Quoi ? -La chasse d'eau ?
-J'ai réparé la ventilation. -Mais elle n'était pas cassée.
-Ben alors, que demande le peuple ?
-Il faut que tu fasses
*quelque chose, maman. Henri, quel radin !
-Grave, c'est une pince ! T'as vu ? *-Il dit qu'on n'a pas besoin
d'avoir l'électricité partout, et que les prises de terre,
*c'est pour les bobos.
-Dire que ce bracelet vaut 15 000E et qu'on l'a "téje".
-On ne l'a pas jeté.
-Ben si.
On ne l'a pas jeté ?
On ne l'a pas jeté ?
*-Il est sous le barbeuc. -Putain !
Mais meuf, t'es un génie ! Un génie du mal, mais je suis fière de toi.
*-Je sais.
-Ecrivaine, autrice...
préfète, substitute...
Rire Bâtonnière... alors...
J'ai des collègues qui passent plus de temps
à vérifier qu'ils ont bien féminisé tous les titres
de leurs conclusions qu'à se demander
si le prévenu est bien coupable. -Je vois.
Où est le serveur ? Je reboirais bien un truc.
-C'est comme le changement de titre d'A. Christie. Ca ne te choque pas ?
On n'a même plus le droit de dire
"Les Dix Petits..." Toux
Bon. Euh...
Tu vas arrêter de me prendre pour un con ?
Ca fait 1h que je te provoque et tu ne dis rien.
Tu t'emmerdes ou quoi ?
-C'est... Non, pas du tout, enfin...
Tu dis des choses sensées qui ne sont pas mes idées,
mais non... enfin, ce n'est pas non plus...
-Ecoute.
Je sais que Morgane Alvaro et toi,
vous avez une relation... particulière.
Et si tu as juste accepté de déjeuner avec moi
pour la tirer d'affaire,
je ne peux pas t'en vouloir, mais moi,
ça fait 2 jours que j'attends ce moment.
Pas pour que tu acquiesces à tout ce que je dis,
mais parce que tu es l'une des personnes
les plus intelligentes que je connaisse.
Et l'une des seules avec qui j'aime me remettre en question.
Je demande l'addition.
Ca n'impactera pas l'affaire. -Attends... On...
Hm...
Il y a des frozen margaritas à la carte, j'ai vu.
On pourrait en prendre une.
-Ben... non, mais... oui.
Vibreur Attends.
Excuse-moi.
Oui ?
Quand ça ?
OK, faites une nouvelle perquisition
sur place, et passez tout au peigne fin.
-Un problème ?
-La codétenue de ta consultante a contacté
mes services avec des infos.
Alvaro a fait le coup.
Je suis désolé.
-C'est ça ? -Oui.
C'est ça, oui.
-La meuf
m'a balancée contre une remise de peine !
Saloperie !
-Céline a eu le juge, vous irez aux assises pour assassinat.
Il lui manquait un mobile pour conclure l'instruction,
maintenant il l'a. -Ils arrêtent l'enquête ?
-Hm, hm. -Il y a plein de suspects, encore.
Tous les gens
du labo ! -Ils ont tous un alibi.
-Tous ? -Oui.
Une soirée avec des investisseurs.
Wajdi Martinon était en famille, il n'a pas tué Emilie non plus.
Avec l'équipe, on fait une cagnotte pour vous payer un bon avocat.
On sera là pour vous, quoi qu'il arrive.
Maintenant, si vous aviez une fulgurance, une idée,
une intuition, c'est le moment.
Alors... -Ben non,
pas ça !
Tournez. -Ah. Pardon.
Allez-y, concentrez-vous.
Vous trouvez ? -Arrêtez de me regarder.
Ca me bloque. -Quoi ? Oui, oui.
-Tournez.
Vous me foutez la pression, je n'y arrive pas.
Ce n'est pas comme si de votre côté,
vous aviez été bons.
-Pardon ? -Ouais.
Vous avez mis plus d'énergie à trouver un alibi aux suspects
plutôt qu'à essayer
de me sortir d'ici. -Quel culot !
On s'est défoncés pour vous. Je me suis même fait complice.
Vous avez volé ce bracelet,
et on en est là ! -Je croyais que c'était du toc !
Je dois répéter ?
-Eh bien non,
c'est de l'or massif.
Tic tac
Quoi ? -"De l'or massif"...
Oh, putain ! -Quoi ?
-De l'or massif. OK.
J'avais raison. C'est le mari
qui a fait le coup. Regardez le poignet de sa 1re femme.
Il y a une marque
d'oxydation, le métal, ça s'oxyde, avec la transpiration, c'est normal,
sauf l'or massif 18 carats.
Et bim !
Ah, purée !
Vous savez d'où vient
le mot "carat" ?
Musique ragtime
-Non, je ne sais pas.
-De Karadec. Je déconne. -Très drôle.
-Ca vient du caroubier.
Un arbre de Méditerranée, dont on utilisait les graines
dans l'Antiquité pour peser les métaux précieux.
Génial, non ?
En fait, un carat, c'est la masse d'une graine
de caroubier.
Joli, non ? -Oui.
-Et le mot est resté, voilà...
-Pourriez-vous revenir aux faits ? -OK.
Pardon de vouloir vous apprendre 2-3 trucs.
OK. Les faits.
L'or massif. Donc, l'or massif, c'est le seul métal
qui ne s'oxyde pas au contact de la peau. OK ?
-Oui. -Là, le problème,
ce n'est pas le métal, c'est la peau de la dame.
-Sa peau ?
-Chez les gens très carencés en fer, la peau peut marquer
au contact de l'or.
Les médecins
ne sont pas tous d'accord, mais la théorie dominante,
ce serait
que l'hémoglobine dans le sang a la dalle de fer
et elle migre vers le bracelet
pour choper
le fer en pétant des vaisseaux,
d'où les marques.
Tout ça pour dire que la 1re femme de Maxime était carencée en fer.
Regardez les résultats transmis par erreur par le labo à Wajdi.
-"A Wajdi"... -Les analyses.
Vous me les avez montrées. -Wajdi, OK... OK.
Maladie de Huntington, négatif.
-Tout à fait. -Il a une carence en fer.
-Voilà. Donc ?
-Les résultats reçus par Wajdi sont ceux de la 1re femme
de Maxime Fontaine ? -Je dis qu'Andréa a dû elle aussi
faire les examens et qu'Emilie n'a pas fait qu'une connerie,
mais deux : elle a interverti les résultats de Wajdi et d'Andréa.
Et elle leur a envoyé les résultats
de l'autre à chacun.
-OK. Wajdi a reçu les résultats négatifs,
alors qu'il était porteur du gène d'Huntington
et la 1re femme... -A reçu des résultats positifs,
alors qu'elle n'était pas malade.
Regardez la date à laquelle elle a reçu les résultats.
Soupir
-4 octobre 2019.
C'est le jour
de son suicide.
-Et bim !
-C'est la mère de votre 1re femme, Andréa.
Décédée de la maladie de Huntington quand sa fille avait 17 ans.
Vous saviez ? -Oui.
-On a contacté le médecin qui suivait votre femme,
elle craignait de finir comme sa mère, de passer des tests.
Quand vous avez décidé
de faire un enfant, elle a eu besoin de savoir.
Sauf que le labo a envoyé par erreur les résultats
d'un autre patient, votre femme a cru à tort
qu'elle était malade.
Cette erreur, c'est votre 2e femme qui l'a faite.
Votre rencontre sur le pont, ce n'était pas une coïncidence.
Emilie était là pour les mêmes raisons que vous.
Elle se sentait responsable
du suicide de votre femme. Elle se recueillait, et vous a vu.
Je vous dis ça, mais vous le savez, non ?
-Je sentais qu'Emilie me cachait quelque chose ces derniers temps.
J'avais tellement peur de la perdre elle aussi.
Je l'ai suppliée de parler, elle a pleuré.
Elle a dit qu'elle devait m'avouer quelque chose,
que je ne devais plus me sentir coupable de la mort d'Andréa.
Que ce n'était pas de ma faute si elle avait sauté du pont,
mais de la sienne.
-Elle vous a tout raconté ? -Oui.
Le test...
Son erreur.
Ses mensonges.
Je ne comprenais rien.
Je nageais en plein cauchemar.
Elle m'a demandé de lui pardonner.
Elle m'a supplié.
Elle m'a juré qu'elle ne voulait pas me mentir.
Elle m'a dit qu'elle m'aimait. J'entendais cette voix dans ma tête.
Cette petite voix qui disait...
"Elle a tué Andréa.
Elle a tué l'amour de ta vie et tu l'as épousée."
Je voulais juste qu'elle se taise. Vous comprenez ?
Je voulais qu'elle se taise.
-Bon. Eh ben moi, je me casse.
Merci encore pour le mouchardage, saloperie.
-De rien.
J'ai gagné 6 mois,
on n'est pas quittes. -Tu sais, t'es tellement pourrie
de l'intérieur qu'on ne peut rien pour toi.
Allez... sans rancune.
-Sans rancune.
Si tu reviens ici, je serai moins gentille.
Je ferai sauter tes faux ongles avec les dents.
-Ouais. OK. On fait comme ça. Allez...
*-Vous avez un nouveau message. *-C'est Ludo.
Chloé a vomi dans la voiture,
on sera à la bourre, mais on arrive.
-Bonjour, Morgane.
Vous vous êtes fait des amis ?
-Plein, figurez-vous.
Il y a un tas de nanas super. On peut les faire sortir ?
-Morgane...
Par rapport
à ce qui s'est passé entre nous... -Oui, ça ne voulait rien dire. OK.
-Vous aviez raison, ça voulait dire quelque chose.
C'est le souci. Je tiens à vous.
Et je sais que je vous ai blessée.
Mais vous perdre comme collègue,
comme amie...
c'est mon plus grand regret.
Et je ne suis pas le seul. Vous manquez à Gilles et Daphné.
Céline aussi, même si elle aura plus de mal à l'avouer.
Voilà, donc, est-ce qu'il y aurait une chance, même toute petite,
que vous considériez revenir ?
Prenez votre temps.
Bon retour, Morgane.
-La séance est dans 20mn, on prend des sandwichs ?
-Avec plaisir. -Ca va ?
Tu as l'air crevé. -Grosse journée.
-Attends, je voulais te montrer ça, regarde, j'ai trouvé...
Tu connais Agatha Christie ? -Ben non.
-Elle a écrit des romans policiers.
-C'est l'assistante. -Tu ne sais pas sur qui tu tombes.
-Bonjour, bonjour. -Bonjour.
-J'étais bloqué, l'ostéo ne pouvait pas me prendre,
il y avait son assistante...
Et regarde, je ne pouvais pas faire ça.
Tu vois ? -Pardon pour le retard,
il n'y avait plus les spirales,
j'ai dû les acheter, mais voilà mon rapport.
Arial 14, imprimé en format paysage, comme vous aimez.
-Super... Merci.
-Je me sens vraiment mieux. Et l'acupuncteur en fait aussi.
*Intro de "Antisocial", de Trust
Claquement de porte
-Alors ? On a quoi aujourd'hui ?
-Tu bosses toute ta vie Pour payer ta pierre tombale
Tu masques ton visage En lisant ton journal
Tu marches tel un robot Dans les couloirs du métro
Les gens ne te touchent pas Faut faire le 1er pas
Tu voudrais dialoguer Sans renvoyer la balle
Impossible d'avancer Sans ton gilet pare-balles
Tu voudrais donner des yeux A la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices
Antisocial, tu perds ton sang-froid
Sous-titrage EVA France ST'501
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