All language subtitles for Des.Gens.Bien.S01E05.WEB-DL.720p.x264-ThR

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Original subtitles

...

Musique douce

-Chers amis, Dieu nous met devant une terrible épreuve aujourd'hui.

En reprenant Linda, il interroge notre foi.

Nous sommes tentés de voir dans la mort un malheur immérité.

La douleur peut nous accabler.

Mais elle ne doit pas nous enfermer dans la révolte ou la rupture.

Au contraire, elle doit nous ouvrir à l'espérance.

Car la mort,

ce n'est pas la fin, c'est l'entrée dans la vie de Dieu.

Linda était un membre important

de notre petite communauté.

C'était notre soeur.

Avec Tom, ils étaient très complices, très amoureux.

Il a souhaité

nous dire un petit mot aujourd'hui.

Tom ?

-Linda...

Mon amour...

Ma chérie...

-Faisons un enfant.

-Tu me manques.

Cri étouffé Je t'aime.

Cri de douleur

Linda vomit.

...

Musique mystérieuse

...

Sonnerie d'appel Skype

...

... Patricia ronfle.

... ...

...

Sirène de police

-*Tom Leroy est urgemment attendu à la centrale.

...

Allez, Tom, Debout, fieu !

Monsieur Leroy.

Klaxon -T'es encore là ?

Je t'avais dit de te casser !

-Mais Tom... -Non, tu fous le camp, Patricia.

Dès que je suis parti, tu fous le camp.

-Tom... -Et tu fais gaffe.

-*Allez, Tom. Debout, fieu !

Rire

Allez, on y va.

On est frais, on est dispo. On vient retrouver Joseph.

Joseph chantonne.

...

T'aurais dû voir ma tête.

Elle me dit : "quelqu'un de connu".

Je pense à une grande star, une chanteuse,

quelqu'un de "The Voice".

Et là, elle me dit :

"cousine de la reine". Rire

...

J'en croyais pas mes oreilles.

Mes yeux criaient "jackpot".

Ils tournaient comme ça, trrrl. Comme des machines à sous.

Et là, je me suis dit : "Joseph, c'est pour toi.

C'est ta chance, mec."

Un coup comme ça, il n'y en a pas mille sur une carrière.

-Oui. -Si on gère bien,

on va monter en flèche, c'est la promotion assurée.

On pourra se faire muter où on veut.

Wavre, Waterloo, Namur...

Oh...

Et tu sais, pour toi aussi ça va être bien.

Ça va te remettre sur les rails.

Et comme ça, tu ne penses pas toujours à ta femme morte.

-(Oui.)

Musique country

...

-I'm diggin' a grave In the moonlight

I'm diggin' a grave where we laid

Hopin' the sun will never come up

And there'll be No compromise again

Tom soupire.

-Hé ?

Tu crois qu'il faut l'appeler comment, ce mec ?

-Comment ?

-Le mec, on doit l'appeler comment ?

Monseigneur ? Baron ?

Majesté ?

Euh... Je ne sais pas.

-Oh putain, on aurait dû regarder sur Internet.

On va encore passer pour des ploucs.

T'as du réseau, toi ?

Une porte s'ouvre.

-M. d'Acoz va vous recevoir.

-(OK.)

-Le commissaire Gobert m'a dit que je pouvais vous faire confiance.

-Oui, oui.

On est fiables.

-Tant mieux.

Nous ne sommes pas en lien direct avec la famille royale,

mais vous voyez comment sont les médias ?

Je n'ai pas envie que...

Ça part vite, ce genre de chose.

-Ne vous inquiétez pas, Monseigneur.

On est des tombes.

On est rodés au niveau secret professionnel.

On a l'habitude.

Hein, Tom ?

-Oui, oui.

-Ça fait une semaine que ma fille a disparu.

Son téléphone ne répond plus, ce n'est pas normal.

Ambiance lourde Ça ne lui ressemble pas.

Je sens qu'il lui est arrivé quelque chose de grave.

-Vous savez si votre fille avait des ennemis ?

-Non.

Des ennemis, je ne crois pas.

Mais elle aurait pu faire une mauvaise rencontre.

...

Gémissement

Vous avez des enfants ?

-Euh... Non.

-Et vous, jeune homme ?

-Euh... Non plus, non.

-Avoir des enfants, c'est la plus belle chose au monde.

Mais c'est aussi la plus stressante.

Dès qu'ils naissent, vous redoutez leur mort.

Ça vous prend et ça ne vous lâche jamais.

... C'est terrible de perdre un enfant.

Les oiseaux chantent.

...

Il soupire. -(Oh putain.)

...

-Oh, putain ! C'est encore plus gros

que ce que je croyais, ce truc. C'est énorme.

Il est au bout du scotch.

Il nous déroulera le tapis rouge si on la retrouve.

Il va nous faire nommer barons, si ça se trouve.

T'imagines ?

Baron Gobelet.

Rire

Oh, ça claque !

Bon, il faut retourner voir Pierrot.

-Tu ne t'emballerais pas un peu là ? -Comment ça ?

-Tu l'as dit toi-même, c'est un mytho.

Il croit qu'un homme-serpent a enlevé sa copine.

Cette fille, c'est une junkie.

Elle est sûrement allée se droguer quelque part,

elle va revenir. -Non, j'ai changé d'avis.

Il lui est arrivé quelque chose. Enfin, j'espère.

Mauvaise rencontre, un viol, un meurtre...

Il a pu lui arriver plein de trucs affreux.

Elle s'est peut-être même fait kidnapper.

-Kidnappée ?

-Ben oui, pour faire cracher son père.

Ou mieux...

Faire chanter sa cousine,

la reine Mathilde.

Oh, putain ! T'imagines ? Ce serait bon, ça.

-Tu vas trop loin là.

Il faut qu'on fasse le tour des gares, des hôpitaux.

On va la retrouver. -T'as entendu ce mec comme moi.

Il y a un binz.

Un très, très gros binz.

Et tu vois, c'est bon pour nous.

Le moteur rugit.

Crissement de pneus

...

Musique intrigante

...

-(Elle avait une assurance-vie.

Son mari va toucher 400.000 EUR, chef.

Il va toucher 400.000 EUR, chef.)

(Dettes, assurance.)

Elle prend une grande inspiration. (Allez, Stéphane.

Allez, Stéphane.)

Chant au loin

-QUAND MON COEUR CONSIDÈRE

TOUT L'UNIVERS

CRÉÉ PAR TON POUVOIR LE CIEL AZUR

-Il est en rendez-vous.

...

-Ah.

...

Et tu sais s'il en a pour longtemps ? -Aucune idée.

-Il se passe quoi ?

-C'est les gens de l'église évangélique.

Tu vois le flic qui a perdu sa femme route de Gouvy ?

-Oui.

-Ils veulent créer un comité de soutien pour lui et sa femme.

Ils pensent que c'est à cause

de l'état des routes qu'il s'est crashé.

Ils veulent attaquer le département.

-Et le chef, il en pense quoi ?

-Ben comme tu vois, il est à fond.

...

Chant au loin

...

-J'ai pas pu lui parler.

Il ne m'écoutera jamais.

Il faudrait un truc plus lourd.

-C'est pas assez lourd, ça ? -Ah si, si.

Mais c'est que des suppositions.

Il voudra jamais ouvrir une enquête.

Je suis désolée, Cathy.

-On ne peut pas abandonner, Stéphane.

Ce salaud a tué sa femme et Philippe le savait.

-Je sais, mais on ne peut rien faire sans ouvrir une enquête.

Et là, l'enquête, sans le chef, elle est clause.

Il faudrait un truc énorme pour le retourner.

Une vraie preuve.

Un truc irréfutable.

-J'ai peut-être une idée.

Musique intrigante

...

Voilà, c'est lui.

-J'arrive pas à croire qu'on fait ce qu'on fait.

Si le chef le sait, il va me tuer, c'est sûr.

-Arrête de stresser. C'est un type super, tu vas voir.

À l'époque, il n'y avait pas mieux comme expert.

-Comment ça "à l'époque" ? Il n'exerce plus ?

-Non, il s'est fait virer.

-Virer ? -Mais c'est le meilleur, t'inquiète.

Il vomit.

...

-Bonjour.

-BONJOUR. -Bonjour, tout le monde.

Michel Chamfort, comme le chanteur.

Enchanté.

Accidentologue.

Expert chez Arfa.

Enfin, ex-expert plus exactement.

-Stéphane Famara, gendarme à Ressac.

-Ça je vois, je connais un peu en pratique.

Cathy, on ne se présente plus.

Ma petite courtière préférée.

Toujours à vendre des assurances dont les gens n'ont pas besoin ?

Rire -C'est ça.

Et toi, ton affaire, ça en est où ?

-Oh, c'est compliqué.

Là, je viens d'essuyer deux années... Pff.

Quatre procès.

Je les ai tous perdus, c'est pas compliqué.

Ma femme m'a quitté.

Ça, je le sentais.

Ça faisait déjà un petit temps que ça n'allait plus trop bien.

Et là, leur dernière trouvaille,

c'est qu'ils essaient de prouver comme quoi je "buvrais" au travail.

Tout le monde sait que je n'ai plus touché une goutte

depuis 2015, mais ça...

Je ne dis pas que je ne bois pas une bière quand ça se met.

Ou un verre de vin quand il est bien tiré.

Mais je ne suis plus occupé à aller tiser de tout côté.

Enfin... Anyway.

On n'est pas là pour parler de ça. Pour moi, c'est évident.

J'ai un peu checké en arrivant.

Il venait de là.

On doit être sur le coup de 22h, peut-être 22h30.

Route humide, petite brume. Parce qu'exposé nord.

Mais il arrive à tombeau ouvert, il freine et glisse.

Et paf, il tombe dans le décor.

C'est une évidence.

Maintenant, il me faudrait les clés.

-Quelles clés ? -Ben de ta fourgonnette.

Ricanement

Oui.

Thanks.

C'est une...

C'est une manuelle ?

La portière claque. Le moteur vrombit.

Crissement de pneus

...

Musique dynamique

...

-Ouh là là...

Attention... -Oh oh !

Oh !

...

Oooh !

Il tire le frein à main. Crissement de pneus

-Non.

Non, non, non.

Non, il y a un truc qui... qui ne tourne pas rond, là.

Non, ça ne fait pas sens.

-Quoi ça ?

-Votre histoire-là, votre coco.

C'est pas possible, ça ne tient pas la route.

Soit il n'a pas freiné,

alors il termine là, et il va buter dans l'arbre.

Sûr et certain.

S'il termine là,

c'est qu'il a freiné.

Et s'il a freiné, il faut qu'on m'explique où sont les traces.

-Quelles traces ? -Les traces de frein, gros malin.

S'il a freiné, il y a des traces, du caoutchouc.

Il y a 10-12 m avant le point d'impact.

Il n'y en a pas.

Nom de Djiu, voilà.

Je suis quelqu'un de cartésien. Là, j'ai un souci.

Même un gros souci.

Il faut que je voie le véhicule.

De toute façon, si votre type a fait un faux accident,

je le verrai tout de suite.

Musique inquiétante

...

-Alors Pierrot,

c'est où qu'elle a disparu, ta Carole ?

T'es sûr que c'est ici ? -Non, un peu plus loin encore.

-Ici ?

-Euh... Non.

Un peu plus loin encore. -Bon, Pierrot...

Ça fait une heure, concentre-toi.

-Oui, oui.

Je reconnaissais un peu plus loin par-là.

Ça a beaucoup poussé depuis la dernière fois.

-Quoi ?

-Ça a beaucoup poussé. -Ça fait quatre jour, Pierrot.

-Ah oui ? -(Oh, putain.)

-Ah, voilà ! C'est là !

Juste ici.

-Ici ?

-Oui, c'est ici, je reconnais le petit chemin.

-C'est là ?

-Oui, oui, c'est là.

Chants d'oiseaux

...

-Il est fou, Joseph. Il raconte n'importe quoi.

On ne devrait pas le suivre. -Non, je ne crois pas.

Il est fou, mais il n'est pas con.

Je suis sûr qu'on va trouver quelque chose.

...

Musique planante

...

-Oh, c'est ici.

...

Sifflement de serpent

...

Ah non, c'est pas ici.

-Mais tu vois, il est... C'est n'importe quoi, là.

-Hé, venez voir ! Venez par-là !

-(Putain.)

-Pierrot, s'il te plaît.

Ta Carole, elle est peut-être en danger.

OK ?

-Il est là, je sens qu'il n'est pas loin.

Musique stressante

De l'eau coule.

...

Sonnerie d'appel Skype

...

-Allô, mon chéri ?

C'est encore moi.

Rappelle-moi, s'il te plaît.

Linda sort du chalet.

Elle s'approche.

-Mais qu'est-ce qu'il fout, ton mec ?

J'espère qu'il n'est pas en train de se barrer avec notre fric, hein.

-Ne dis pas ça.

-C'est pas vrai peut-être ?

Il peut faire ce qu'il veut. Toi, t'es morte.

Et nous, on est coincés ici, comme des cons.

-Mais tu ne le connais pas.

-Non, mais je le vois.

Le fric, ça change les gens.

-Tu peux dire ce que tu veux, je m'en fous.

Tu ne sais pas

ce qu'on a vécu ensemble.

Il n'est pas comme ça, lui.

Il ne m'abandonnera jamais. -Oui, oui.

Tu vas voir, Linda.

Cette histoire, ça va changer votre couple.

Petit rire Tu vas voir.

Musique inquiétante

...

-Venez voir par ici !

-Pierrot, j'espère que cette fois-ci, c'est la bonne.

-Venez !

Venez voir ici ! -(Je te jure...)

-Voilà, c'est ici.

-C'est ici que quoi ?

-C'est ici que j'ai retrouvé sa chaussure.

-Quelle chaussure ?

-La chaussure de Chacha.

C'est celle qu'elle a perdu quand elle s'est fait enlever.

-OK. Et elle est où, cette chaussure ?

-C'est l'homme-serpent qui l'a prise.

Ambiance lourde

-Pierrot, s'il te plaît, c'est important ce qu'on fait ici.

-J'étais là, je vois la chaussure. Je la ramasse.

Je la sens.

Il renifle.

C'est celle de Carole.

Je l'appelle. Et là, elle...

-L'homme-serpent ?

-(Oui.) Avec le téléphone de Carole.

-L'homme-serpent était avec le téléphone de Carole ?

-Oui, dans sa main.

Il décroche.

Allô ?

Boum ! Coup de boule.

Chaussure, Sirius, parti, disparu.

Évaporé. Fuite.

-Pierrot, s'il te plaît.

-Je vous jure, l'homme-serpent m'a pété l'arcade.

-C'est marrant 2 min, mais là, arrête, c'est pénible.

Ta Carole, elle est peut-être en danger.

-En grand danger même.

-Putain, merde, Pierrot !

Atterris, bordel.

-Calme-toi, Joseph.

Respiration haletante

...

-OK.

Excuse-moi.

Écoute...

Il ne faut pas le dire, mais ta Carole, c'est...

C'est pas n'importe qui.

C'est quelqu'un de très important.

C'est la cousine de la reine, Pierrot.

-De la reine ?

Quelle reine ?

-Ben la nôtre.

La reine des Belges quoi.

-La reine Mathilde ? -Oui.

-Oh putain !

-C'est pour ça qu'il faut que t'arrêtes tes conneries.

Ton homme-serpent, c'est peut-être lui, le kidnappeur.

Tu comprends ?

Et c'est peut-être un truc plus large.

Une affaire d'État ou un truc du genre.

Il pourrait même faire chanter la famille royale, tu saisis ça ?

-Tout s'explique alors.

-Comment ça "tout s'explique" ?

-Carole, c'est l'élue.

C'est l'enfant cosmique.

C'est l'empereur que Sirius va sacrifier.

Mon Dieu, mais ils vont boire son sang.

Anubis, seigneur des sables...

Entends mon appel.

Je te demande d'ouvrir les portes du temps.

Prends pitié.

-Putain de junkie de merde.

Il s'est grillé les neurones, ce con. -C'est rien.

On va y arriver sans lui.

Tu sais, il a probablement dû faire une fugue, comme t'avais dit.

On va juste faire le tour des hôpitaux, des gares.

Et puis, elle va revenir toute seule.

-Là, venez voir.

-Non, mais laisse tomber, Joseph. -Attends.

-(Putain...) -Là, là.

C'est du sang.

L'homme-serpent, c'est ici qu'il m'a frappé.

Il est là, pas loin, je le sens.

Oh putain.

C'est l'oeil du serpent.

Musique inquiétante

...

-Il va nous niquer, Linda,

c'est sûr.

Si ça se trouve, il a déjà touché le fric.

Il soupire.

Je vais aller voir chez vous. -C'est pas une bonne idée, Serge.

-J'en ai rien foutre.

Je vais y aller. -Serge !

-Mais il va se barrer avec notre fric, Linda.

C'est sûr. J'y vais.

-Non, Serge, attends.

Sonnerie Skype

...

Allô, mon amour ? -*C'est moi, c'est la merde.

Serge est avec toi ? -Oui, oui, il est là.

-Qu'il reste au chalet !

Il reste planqué avec toi ! Vous ne sortez pas. C'est compris ?

-D'accord. Qu'est-ce qui se passe ?

-C'est la merde !

*C'est la grosse, grosse merde là.

La fille qu'on a butée,

la junkie, c'est pas une inconnue. -*Ah non ?

-Non ! C'est la cousine de la reine Mathilde.

-De la reine Mathilde ?

-*Ben oui, la camée, c'est sa cousine.

Tout le monde la cherche.

Et ton taré de cousin, il a bien foiré !

Il a frappé son mec.

Maintenant, c'est le principal suspect.

Joseph fait un portrait-robot.

Il est persuadé qu'il a enlevé Carole.

Ils vont placarder sa tronche.

*S'ils font le lien avec moi, on est morts.

Putain ! Mais on est dans une merde !

*La grosse merde !

On n'aurait pas dû faire équipe avec ce con.

-Je suis désolée, Tom.

*Et toi, qu'est-ce que tu vas faire ?

-Je ne sais pas, Linda ! Je ne sais pas !

Maintenant, tu fais ce que je te dis !

*Tu gères ton cousin, vous ne sortez pas !

-Compris. Vrombissement de moteur

-Bon, je raccroche.

Je t'aime.

-Salut. ...

Serge ?! ...

Attends ! Serge !

Attends !

Serge ! ...

Essoufflement

...

-Alors, le nez maintenant ? Plus gros ?

Plus petit ? Plus large ?

-Plus moyen.

-Moyen, attends.

Musique inquiétante

...

Vrombissement de moteur

-Fait chier !

Il y a quelqu'un ?

(Putain, mais elle est où, cette conne ?)

-Elle est là. Cri

-Pardon, bonjour Madame. J'ai été saisi.

Excusez-moi,

je suis l'inspecteur Leroy de l'antenne de Juvin.

Et j'enquête sur la disparition d'une jeune femme.

-Oh... Encore une disparition ? Moh...

-C'est probablement une simple fugue.

On pense qu'elle a pris un train ici. Sans doute pour l'étranger.

Est-ce que vous étiez en service le 14 ?

-Je suis ici tous les jours, il n'y a plus que moi.

-Super, vous pouvez me confirmer que vous l'avez vue ?

-Ça ne me dit rien.

-Non, mais vous êtes sûre ?

Des témoins qui l'ont vue venir vers la gare.

Donc votre confirmation ferait avancer l'enquête.

Alors ?

-Ben non, ça ne me dit rien.

-Regardez bien, elle avait peut-être les cheveux attachés, des lunettes,

ou elle était accompagnée.

C'est peut-être pas elle qui a acheté son ticket.

-Je vous dis que je ne l'ai pas vue. -OK, vous l'avez peut-être ratée.

-Comment ça "ratée" ?

-Vous ne l'avez peut-être pas vue.

-Ça, ça m'étonnerait.

-Mais c'est possible ? -Pardon ?

-Ça vous étonnerait, mais c'est possible

que vous ne l'ayez pas vue ?

-Y a que moi ici. La gare est toute petite.

Si elle était venue, je l'aurais vue, c'est sûr.

-C'est sûr, mais c'est pas certain.

Donc vous pouvez me certifier à 100 %

que cette personne n'est pas passée par la gare ?

-100 %, évidemment, non, je ne peux pas...

-Voilà, exactement.

Donc nous n'excluez pas la possibilité

qu'elle ait pris un train ici le 14.

-Comme vous voulez. -Ouais.

Super.

Un train entre en gare.

Super.

Des pas se rapprochent.

...

-Attention.

Ouh là là.

-Voilà, c'est celle-là.

-Ça va être tendu de trouver les indices là-dessus.

Putain, dis...

Oh !

Ils ne l'ont pas loupée.

Allez, let's have a look.

Il renifle.

-Tu sens quelque chose ?

...

-Ton parfum, Cathy.

Eternity, de Calvin Klein.

Je me trompe ?

-Non, c'est ça. -Je ne crois pas, oui.

Je vais te dire, de mon côté...

Ma porte sera toujours ouverte pour toi.

-Oui, merci. Tu sens quelque chose au niveau de l'essence ?

-Tu pourras le constater, on est sur du français.

Qui dit français dit plastique. Qui dit plastique, dit pas d'odeur.

Et si votre gugus n'a pas été trop con,

il aura pris un allume-feu inodore.

Ce qu'il faut, c'est...

Trouver notre pestino.

Je ne peux pas le dire autrement.

-C'est quoi un "pestino" ? -Un pestino ?

C'est un petit détail

qui peut paraître insignifiant aux yeux de tous,

mais qui pourrait nous faire progresser dans l'enquête.

Moi, il y a quelques années, j'étais sur un gros coup.

J'étais seul dessus d'ailleurs.

Et une femme... Une grosse femme,

qui est décédée dans un incendie domestique.

Moi, convaincu que c'était son mari qui l'avait allumée,

j'ai cherché des preuves.

Et j'ai mis 10 mois à le coincer, cet imbécile.

Et tout simplement.

Parce que j'ai constaté que 10 jours avant l'incendie...

Ce trou du cul avait été en Espagne, à Séville,

contracter un prêt pour une bicoque.

Ben là, il était coincé.

Dans sa bagnole, j'ai retrouvé un emballage

avec des gâteaux qu'on ne vend ni en France ni en Belgique.

-Des pestinos ?

-Exactement, des pestinos.

Oh.

Oh...

Ça, ça me plaît.

Et ça me plaît même beaucoup.

-Quoi ?

-Le changement de vitesse est au point mort.

-C'est bien, ça ?

-Ben...

Ça peut vouloir dire que...

Le véhicule a été poussé au moment de l'impact.

Voilà, ça peut vouloir dire ça.

-Donc là, on a potentiellement trouvé ?

-Mais un bon avocat vous dira que quelqu'un a pu y chipoter,

ça fait quatre jours qu'elle est là.

Et pas mise sous scellés, donc...

-Vous êtes en train de nous dire que ce qu'on fait là,

ça ne sert à rien ?

-Non, ça confirme qu'on est sur la bonne voie.

Ça, je peux le dire.

Maintenant, il faut trouver notre pestino.

Musique intrigante

...

Le moteur vrombit.

...

...

-Oui, mais vous êtes certain ou pas ?

Et quoi, aucune erreur possible ?

OK, très bien, ça va, merci.

Oui, moi aussi.

Tot ziens.

Soupir

Rot

-J'ai du nouveau sur la junkie ! Je suis passé à la gare.

La guichetière est catégorique, elle a pris un train jeudi.

Il n'est pas tout à fait certain de l'horaire.

Mais elle aurait pris un train pour l'étranger pour M...

-Maastricht ? Je sais.

-Ah bon ?

-J'ai lancé une téléphonie et je viens d'avoir les résultats.

Son téléphone a borné à Maastricht il y a cinq jours.

-Ah, OK.

-J'ai contacté les collègues hollandais là.

Ça semble coller.

Apparemment, il y a un gros technival là-bas cette semaine.

Un truc qui draine tous les camés d'Europe.

Ben elle doit être là-bas dans le tas.

Ils vont aller la chercher.

-OK.

-T'avais raison.

C'est juste une fugue.

Putain, quoi !

Les Goudas vont choper les honneurs

et on va encore rester coincés ici avec nos petits radars à Juvin.

Soupir Voilà.

Musique inquiétante

...

*Musique techno

...

Crissement de pneus

...

-Mais putain de merde !

-Oh, mais qu'est-ce qui fout ?

Sonnerie de Skype

...

Allô, mon amour ? Il faut que je te...

-*Putain, mais vous êtes complétement cons ou quoi ?

-Quoi ?

-Serge vient de passer devant moi en bagnole !

*En excès de vitesse. -Je sais, mais j'ai...

-J'avais dit DANS le chalet !

-*Je lui ai dit, mais il ne m'a pas écoutée.

-Mais c'est une blague ou quoi ?!

-Non. -*Mais putain, Linda !

Mais vous êtes en planque !

En planque ! Pas au Club Med. -*Je sais.

Désolée, j'ai rien pu faire, calme-toi.

-*Calme-toi ?!

Putain, mais tu délires ?!

Je ne sais pas si tu te rends compte de ce que je vis.

Il bégaye d'énervement. Je suis tout seul !

Et je dois mentir à tout le monde, tout le temps.

... J'essaie de ne pas craquer.

Et tout ça pour quoi ? Pour toi.

*Pour te couvrir toi.

Tu pourrais au moins faire ce que je te dis

et gérer ton taré de cousin.

-Je vais le gérer.

-*On risque gros là. Très, très gros, tous les deux.

-Je sais. Je...

Je suis désolée, je n'ai rien pu faire.

-Bon, je te rappelle. Salut.

-Je t'aime.

Tom ?

(Putain.)

Son téléphone vibre.

-Oh putain

de merde ! Le moteur vrombit.

...

-Toi et moi

On s'aimera toujours

...

Toi et moi, c'est le grand amour

...

Patricia chante dans la maison.

...

Fracas

Tom ?

Une porte s'ouvre.

Il heurte un objet.

Tom ?

Il y a quelqu'un ?

Mon amour ?

Il y a quelqu'un ?

Elle s'éloigne et remonte les escaliers.

...

Musique stressante

...

Les oiseaux chantent.

...

Linda vomit.

...

Elle tousse.

Respiration haletante

...

Musique douce

...

-Faisons un enfant.

-Mais...

-Chut.

-Vous êtes stérile, Mme Leroy.

...

La musique s'intensifie.

...

Linda fait pipi.

...

Gémissements

...

-Tous ceux qui l'ont connue vous le diront,

c'était une belle personne.

-Un rayon de soleil.

-Un rayon de soleil.

C'est une perte immense pour notre communauté.

Et surtout pour son mari, Tom.

*Il est veuf à 33 ans.

Vous vous rendez compte ?

33 ans, c'est l'âge où on fait des enfants,

pas celui où on enterre sa femme.

*Et c'est pour cette raison, pour Linda, pour Tom Leroy,

pour toutes les victimes de la route,

que nous demandons une barrière de sécurité.

Une rambarde solide...

Télé au loin Qui continue tout le long

de la route du lac.

Pour que ça n'arrive plus jamais.

Tonalité

-*Allô, Stéphane ? -Oui, bonjour chef.

Je ne vous dérange pas ? -*Non, dis-moi.

-*Je vous appelle au sujet de l'accident de Tom Leroy.

-DIEU TOUT-PUISSANT...

-L'accident de Tom Leroy ? -*Oui, chef.

Je me demande si ce ne serait pas mieux

d'attendre un petit peu avant de classer l'enquête.

-*Comment ça ?

-*LES ÉCLAIRS, LE TONNERRE

-Il y a des trucs louches.

-Une "beau" spirling, quand elle est bien cuite...

Pfff, je ferais le tour du monde pour ça.

Ceci dit, la pizza n'était pas mauvaise.

Mais la pâte, excuse-moi, dis.

Pff... On est où, là ?

-J'ai eu le chef, il ne veut rien entendre.

Je suis désolée.

-C'est sûr que sans le pestino...

-Excusez-moi...

-Cathy, je peux te demander de m'en reprendre une ?

Tiens, on ne repart jamais les mains vides.

Petit rire Prends-en deux direct.

Comme ça on ne retourne pas toutes les deux minutes pour rien.

Ça me donne le tournis.

La deuxième était chaude.

Musique intrigante

...

-Bonjour. Cri de surprise

...

L'eau continue de couler.

...

-Tom Leroy a dit être venu manger ici le soir de l'accident.

-Oui.

-Et il a dit qu'il était parti d'ici à 21h20, c'est ça ?

-Oui, c'est ça.

-Il a appelé les secours à quelle heure ?

-22h47.

-Il a donc mis 1 h 27 à faire un trajet...

De 20 minutes.

-Ça veut dire qu'il a eu tout le temps du monde

pour mettre en scène l'accident.

-Je crois qu'elle a trouvé notre petit pestino.

Musique inquiétante

...

*Musique romantique

...

-J'espère que t'as faim.

-Tu dois partir. -Pardon ?

-Je veux que tu te barres ! T'as rien à foutre ici !

-Mais Tom, je t'aime, moi. -Mais moi, je ne t'aime pas.

Désolé, on n'aurait jamais dû coucher ensemble.

C'était une erreur !

Je le pensais déjà à l'époque, mais encore plus aujourd'hui !

-Qu'est-ce que tu fais là ?

Tu me largues ? C'est ça ?

Encore une fois ?

-Mais de quoi tu parles ?

Tu t'entends ?

Redescends sur terre !

On n'a jamais été ensemble. Jamais.

On a couché ensemble un soir.

Un soir, ça n'a rien à voir.

-Tu n'es qu'une petite merde, Tom Leroy.

Je sais très bien ce que t'as fait à ta femme.

-Quoi ? -Linda.

Je sais que tu l'as tuée.

-Mais qu'est-ce que tu racontes ?

-Je t'ai vu dans la forêt faire tes petits repérages.

-Comment ça ? Dans quelle forêt ?

-"Dans quelle forêt" ? Tu sais très bien.

J'étais en patrouille et j'ai tout vu.

Ce que t'as fait, c'est minable. -C'est pas ce que tu crois.

-Je croyais que tu l'avais tuée pour nous.

Pour qu'on soit ensemble.

Je croyais que tu voulais qu'on soit ensemble.

-Patricia... -Ne me touche pas.

Je pourrais t'écraser comme une merde, Tom.

Elle claque la porte.

-(Putain.)

Attends !

C'est pas ce que tu crois !

Le moteur vrombit. Patricia, attends !

...

Musique intrigante

...

-*Un interrogatoire au polygraphe de type CQT contient dix pigments,

plusieurs séquences contenant chacune une question neutre,

"où habitez-vous ?".

Une question dont la réponse...

-Bonjour. -Bonjour.

-Je peux vous parler une minute ? -Quoi encore ?

-Je sais ce que vous allez dire, mais écoutez.

-Non, je pensais avoir été clair ! -Mais on a des preuves.

-Je m'en fous de tes preuves !

Tu te rends compte de ce que tu fais ?

T'enquêtes dans mon dos.

Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

-J'ai fait venir un expert

sur le lieu de l'accident.

Il a analysé la carcasse de la voiture...

-C'est qui, ton expert ? -Michel Chamfort.

-Sortez de mon bureau. Michel Chamfort...

C'est un ivrogne invétéré, un alcoolique profond.

Et il a été radié pour harcèlement.

Alors maintenant, il faut que tu laisses ce type tranquille.

Il vient de perdre sa femme, bon sang.

-Il a un trou dans son horaire. -Quoi ?

-Tom Leroy... Euh...

Il a mis 1 h 30 à vous appeler après son accident.

-C'est qui, celle-là ?

-C'est Cathy, mon ex-compagne.

-Cathy Manssart, courtière chez Arfa en Belgique.

-Je vous en supplie.

Regardez ce qu'elle a trouvé.

Soupir

Musique à suspense

...

-Tom a appelé.

Il est furieux ! T'aurais jamais dû y aller.

Il a dit : on reste ici et on ne bouge plus.

Surtout toi, les flics te cherchent.

-Pff, n'importe quoi.

Tu crois vraiment tout ce qu'il te raconte.

Ton imbécile de mec est en train de nous niquer.

Je viens de chez vous

et ce gros porc s'est déjà installé avec une gonzesse.

-N'importe quoi.

-Mais j'ai vu sa gonzesse, je te dis.

Chez lui, dans la maison.

-C'est sa soeur, c'est Corinne.

Elle le colle partout en ce moment.

-Ah oui ? -Oui.

-Elle est rousse, sa soeur ?

Mmh ?

-Rousse ? -Oui, rousse.

Et elle l'appelle "mon amour", sa soeur ?

Et se promène à poil ?

Musique pesante

-Elle est rousse, t'as dit ? -Oh yeah, baby.

Et assez mignonne, si je peux me permettre.

Très pulpeuse.

...

Soupir

-Je ne comprends pas.

Je ne comprends pas.

Comment est-ce qu'on peut tomber si bas ?

...

Jamais j'aurais...

-Mais personne n'aurait pu s'en douter, chef.

Mais pourtant, il faut se rendre à l'évidence.

Philippe avait raison.

On aurait dû l'écouter.

-Bon allez, on y va.

...

-*Tom ?

-*Linda, c'est la merde.

Il faut que je me casse, je me suis fait capté.

Que je me planque. -Tu te fous de ma gueule ?

-Non, je t'expliquerai. Là, je te jure, c'est grave.

C'est sérieux, on m'a capté. On m'a vu.

Je vais me casser direct.

Et je viendrai te rechercher plus tard.

-Tu nous baises ?

-Quoi ? -*Tu te casses avec ta pute ?

Ne te fatigue pas, je suis au courant.

Je sais très bien ce que tu vas faire.

-Mais qu'est-ce que tu racontes ? -*T'es vraiment une ordure.

Je te faisais confiance !

-Mais je me suis fait capter.

Je vais voler en taule si je ne me planque pas.

-(Putain, j'y crois pas.)

T'es vraiment une merde.

*Tu vas me laisser crever ici.

-Mais je ne te laisse pas crever ici, je me planque !

Je me planque ! -*Mais Serge t'a vu !

Il est passé à la maison, il l'a vue, la rousse.

Elle pleure. Il l'a vue à poil !

-Quoi ? Mais non, ça n'a rien à voir.

C'est pas du tout ce que t'imagines. -*Oh, putain...

Il l'a vue à poil, Tom !

-*C'est elle, elle m'a vu !

Elle m'a vu, Linda !

Elle veut me faire chanter.

Elle est tarée, cette fille. -J'y crois pas, putain.

J'y crois pas.

T'avais dit que tu ne m'abandonnerais pas.

Oh putain, je suis conne ! Comme je suis conne !

-*Linda, écoute-moi.

J'ai pas le choix, je ne peux pas venir te chercher maintenant.

Je ne peux pas, c'est trop dangereux.

Mais je reviendrai.

-Je suis enceinte, Tom.

-*Quoi ?

Quoi ?

Tu es enceinte ?

-*Oui, je suis enceinte et toi, tu m'abandonnes.

Linda pleure.

(Putain.)

-Euh...

OK, OK.

Je...

J'arrive.

Je viens te chercher.

*On part tous les deux.

Reste planquée, tu ne sors que quand je te le dis.

Je viens te chercher, j'arrive.

Je t'aime, mon amour.

Oh putain !

Musique à suspense

...

-Tom, tu veux bien nous suivre ?

On a quelques questions à te poser.

...

Sous-titrage : Dreamwall

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