All language subtitles for One.Potato.Two.Potato.1964.720p.BluRay.x264.AAC-[YTS.MX]

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Original subtitles

LE PROC�S DE JULIE RICHARDS

SI VOUS VIVIEZ � HOWARD, VOUS SERIEZ D�J� CHEZ VOUS!

L'audience du tribunal de la ville de Howard est ouverte.

Elle est pr�sid�e par le juge Warren Bailey Powell.

Vous pouvez vous asseoir.

Silence dans la salle.

Veuillez lire le r�le.

Dans l'affaire Joseph Cullen, plaignant, vs Julie Cullen, accus�e,

apr�s avoir entendu les plaidoiries finales du demandeur et du d�fendeur

Le juge Warren Bailey Powell a ajourn� l'audience � 14 h 53.

Il annoncera sa d�cision,

quand la s�ance reprendra le 15 mai � 9h30.

Merci.

Les auteurs?

La plaignant est pr�sent, Votre Honneur.

L'accus�e est pr�sente, Votre Honneur.

Cette affaire est extraordinaire

� cause des pressions sociales complexes impliqu�es...

Ce n'est pas seulement une question de garde d'enfants.

Le mariage est aussi en cause.

� cause de l'aspect extraordinaire,

le tribunal souhaite passer en revue les preuves et arguments

pour montrer comment nous avons pris notre d�cision.

Une d�cision qui r�v�le quel parent

aura la garde permanente de l'enfant, Ellen Mary Cullen.

- Puis-je apporter mes jouets? - D'accord, et quoi d'autre?

- Puis-je jouer avec eux? - Oui, et si...

Si je dois aller aux toilettes, je l�verai la main.

- Oui. Tr�s bien. - Au revoir, ch�rie.

Il m'a dit: "Tu travailles sur un tour,

tu ne sais pas utiliser un microm�tre?

Arr�te de parler au conducteur, on va �tre en retard.

Tu m'aimes?

- Oui je t'aime. - Eh bien, embrasse-moi.

Il est 8 heures du matin.

Tu es quoi? Un obs�d�?

C'est la nouvelle. Ralentis.

H�, Julie Cullen! Julie Cullen.

JARDIN D'ENFANTS

Ceux-ci proviennent de Howard Manufacturing.

Voici Madame Julie Cullen.

- Elle a commenc� � la paie. - Salut!

C'est Johnny Hruska, de l'atelier d'usinage,

et Frank Richards, du personnel. - Bonjour.

Viens, on t'emm�ne.

Merci.

C'�tait ton fils?

Ma fille.

Punaise!

- Je me suis tromp�. - � 32 ans, tu ne sais pas la diff�rence.

Et nous allons nous marier.

Pourquoi ne prends-tu pas une douche froide le matin?

Je m'entra�nais.

Ce n'est pas �a la vie conjugale, Madame Cullen?

Eh bien, je ne suis pas... je suis divorc�e.

Salut, Charlie!

- � tout � l'heure. - Un instant...

Quelle belle journ�e pour p�cher.

- Quelle belle journ�e. - Enfin,

tu as des responsabilit�s, moi.

Va travailler.

Elle aime trop l'argent.

- Elle aime trop l'argent. - Oui!

- Va-t-on gagner le match aujourd'hui? - Bien s�r.

- D'accord. - Sam, j'aimerais te parler.

- Oui, continue. - Allez, ne l�che rien.

Bien jou�. Allez, Howard!

Que fais-tu ici, toute seule?

Je ne connais personne.

- Moi tu me connais, non? - Oui.

Viens.

- Oh, je... - Madame Cullen.

Monsieur Richards. Ravi de vous voir. - De m�me.

Merci.

Vous �tiez au cin�ma?

J'ai ador�, et vous?

J'ai trouv� �a pas mal, mais...

Vous �tiez surpris, � la fin?

Vous savez ce que je fais d'autre?

Quoi?

Je lis des livres.

Des biographies.

J'adore la vie d'autres gens.

J'ai lu celle de Madame Roosevelt,

et celle de Churchill.

M�me celle de Greta Garbo...

C'est stupide, non?

Non, je ne trouve pas.

Voici ma maison.

Vous voulez un caf�?

Non merci. Il est tard et ma voiture est au cin�ma.

Bonne nuit, Madame Cullen.

Julie, Monsieur Richards.

Franck, Julie.

- Frank, bonne nuit. - Bonne nuit.

La relation entre Frank Richards et Julie Cullen est

rest�e superficielle et amicale, selon tous les t�moins.

Une relation simple, quotidienne, ordinaire.

Je me suis mari�e sans savoir tout ce que �a impliquait.

Parlez-moi Joe Cullen.

Je ne sais pas quoi dire.

Il a essay�, vraiment.

D�s qu'on s'est mari�s, il a commenc� � parler

de voyage � l'�tranger...

Que s'est-il pass�?

Tout allait bien pendant un moment.

Puis le b�b� est n�...

On s'est disput�s pendant un an, apr�s �a.

C'�tait de ma faute, je l'avais pi�g�.

M�me b�b�, je n'avais pas autant pleur�.

Un jour, il est rentr� chez lui et a dit qu'il allait en Am�rique du Sud.

Pour un boulot dans le BTP.

C'�tait �a: il �tait fait

pour l'aventure.

Alors, il est parti.

Vous avez rejoint votre famille?

Non, j'�tais seule.

J'avais un enfant d'un an et je ne savais pas quoi faire.

Je ne savais m�me pas comment m'occuper d'un enfant.

Il m'a �crit pendant quelques mois,

il m'a m�me envoy� de l'argent pendant un moment.

Puis les lettres et l'argent ont

cess�, alors j'ai divorc� et je suis venue ici.

Vous savez quoi?

Ellen Mary a promis d'�tre ma meilleure amie

si je garde le secret.

Oui.

- Savez-vous ce qu'elle me demande? - Quoi?

Quand Frank nous emm�nera-t-il encore pique-niquer ?

Ana m'a invit�e � son mariage.

- Vous allez y aller? - Bien s�r.

Je ne veux pas manquer �a.

Je ne devrais pas le faire.

- Venez ici. - �teignez la lumi�re.

- Que faites-vous? - On discute, monsieur.

Ce n'est pas un h�tel.

- Pardon? - D�guerpissez.

Emmenez votre client plus loin.

Vous ne pouvez pas lui parler comme �a.

Vous m'avez entendu, bougez.

Frank.

Il a seulement dit �a parce que vous �tiez avec moi.

C'est horrible � dire.

Vous �tes avec moi, donc vous �tes une prostitu�e.

O� est la blague?

Moi? Une prostitu�e?

J'ai peur de ma propre ombre.

Vous ne trouvez pas �a dr�le?

Regardez-moi.

N'est-ce pas dr�le?

Oui. Assez amusant.

Non, attendez...

� la sainte boh�mienne.

C'est �a, le monde.

Tout le monde, tout le monde !

Merci � tous, c'est l'heure de la danse de l'oreiller.

Que les mari�s se tiennent la main. Formez un cercle.

L'oreiller pour la mari�e.

Les mari�s, apr�s vous.

Faisons la course.

Au monument.

Sur place

Pr�t.

- Pr�t? - Si vous l'�tes.

Pr�t? D�marrez!

Le gagnant!

Prends un bus et va au Nord.

L'Alabama n'a jamais �t� lib�r�e.

C'est un fait.

Vous avez fait les courses chez Kelly.

- Oui. - Merveilleux.

- Bonjour papa. - Bonjour.

Comment �a se passe au travail?

Tu fais quoi?

Pareil, papa.

Pareil qu'hier et le jour d'avant.

Rien ne change, hein?

La m�me chose tous les jours.

Tu as un probl�me ce matin?

Tu fr�quentes une Blanche?

J'ai pos� une question. R�ponds.

R�ponds-moi.

C'est vrai.

Mais je ne vois pas le probl�me.

Papa, on s'aime.

Comme toi et maman.

On s'aime, on veut se marier.

Peu importe qu'elle soit noire, blanche, violette ou verte.

Tu n'�pouseras aucune putain de femme blanche.

Mais... - Reste avec ton genre.

Papa, tu parles comme oncle Tom.

William!

Je vais parler comme

en tant que fermier, en tant que fermier Noir.

qui s'est d�men� pour que sa famille puisse avoir une vie.

Ne m'insulte pas, alors que j'ai su� sang et eau pour m'occuper de toi.

- William... - Tais-toi!

Pour l'amour de Dieu,

tu es all� � l'�cole avec des Blancs.

Tu travailles avec eux. Qu'est-ce que �a te fait?

Ton cerveau s'est-il endormi ?

Tu oublies les faits, la vie?

Ils sont gentils avec toi,

polis.

Mais tu ne peux te tourner que vers ta propre race!

Vous serez tous les deux des marginaux.

Et les enfants? Comment allez-vous pour les enfants?

Ils seront quoi?

Blancs? Ou noirs?

Frank,

si tu aimes cette fille, laisse-la tranquille.

Frank.

Il y a plus de tristesse que de joie dans le monde.

Un gar�on de couleur

porte tous ces malheurs sur les �paules.

- Et pose �a chez Julie. - Bien.

Frank.

Frank!

On se voit plus tard.

Frank!

O� veux-tu aller?

Est-ce que tu veux rentrer � la maison?

Non.

Pas tant que tu ne diras rien.

� propos de quoi?

� propos de nous.

Tu m'�vites Frank, pas vrai?

Qu'est-ce que j'ai fait, Franck?

Qu'est-ce que j'ai fait?

Rien du tout.

Tout ma vie, les gens m'ont fui.

D'abord Joe, et maintenant toi.

J'ai d� faire quelque chose, �a doit �tre de ma faute.

Ce n'est pas de ta faute.

�a ne peut pas marcher, c'est tout.

�a ne va pas marcher.

La gentillesse ne va pas marcher?

L'amour?

Rien ne fonctionnera.

Ah oui?

Tu sais ce qu'il y a entre nous?

De la haine, des �meutes,

des lynchages, des pr�jug�s.

Je suis noir, tu es blanche.

Allez, dis-moi o� tu veux aller.

Avec toi.

Je te ram�ne chez toi.

Comment tu sais que �a ne va pas marcher, Frank?

Comment le sais-tu?

Il faut essayer, il faut d�couvrir

de voir ce qui marche ou non.

Je te ram�ne � la maison.

Et moi, je fais faire quoi?

Que dois-je faire?

Je t'aime.

Comment avoir peur de quelque chose ou quelqu'un que j'aime?

Je t'en prie, Julie.

Laissez-moi tranquille.

Ne rends pas �a compliqu�.

Tu as peur de moi?

Est-ce que tu m'aimes?

On est pareils, alors.

Exactement pareils.

William, tu dors?

Tu dors, William?

Plus maintenant.

Qu'est-ce qu'il y a? Je suis fatigu�.

Je veux te parler.

De quoi?

Je me suis retenue autant que j'ai pu.

La fa�on dont Julie et toi vous comportez.

Tu lui parles � peine.

On dirait une �trang�re, une ennemie.

Je dois travailler demain... - Je me fiche de ce que tu fais demain.

On en discute maintenant.

Tu vas la traiter comme un membre de la famille.

Punaise.

Punaise.

Punaise.

Si tu veux parler, parle.

Je dormirai dans une autre chambre.

- Aucune fiert�. - Toi et ta fiert�.

Ne m'en parle pas.

Oui, j'ai ma fiert�.

Tu crois qu'elle nous rend service.

Une blanche dans cette famille.

Tu n'as aucune gentillesse en toi.

Tu n'as que ta fiert� de personne de couleur.

C'est la femme de ton fils,

et elle va avoir un enfant.

C'est pourquoi c'est encore pire.

Il y a de la gentillesse en moi, mais pas pour les imb�ciles.

Frank et Julie Richards ont eu un enfant.

Ils l'appel�rent comme son grand-p�re, William.

- Salut. - Bonjour.

Les mains en l'air!

D'accord. Et maintenant?

Va jusqu'� l'arbre.

Tr�s bien.

Bien s�r.

Qui est ton partenaire?

Peu importe qui il est, mais il est dangereux.

Regarde-le.

Qui �tes vous?

Je suis le tireur le plus rapide du monde.

Tu saurais mon nom si tu me voyais tirer.

Que fais-tu ici?

On dit qu'il y a une guerre, par ici,

et les cow-boys m'ont engag� pour �liminer les bergers.

Je suis avec les bergers.

Tu veux bien enlever ta main de ton arme?

Quand tu veux.

Quand quelqu'un est si rapide, je

ne veux pas qu'il soit mon ennemi.

Monte dire bonjour � mon partenaire.

Voici Seymour Sagebrush.

Et toi, comment t�appelles-tu?

Ellen Mary, mais mes

amis m'appellent Ellen.

Et toi?

Devine.

- Billy the kid. - Non.

- Jesse James? - Non.

J'abandonne. Tu es qui?

Je suis ton papa.

Tu n'es pas mon papa.

Oh, si.

Je connais mon papa.

Je suis ton papa.

Tu es Jesse James. Faisons un duel.

D'accord, je vais te botter le cul sur Booth Hill.

Et je vais...Si j'ai une arme.

Quand tu veux.

- Bonjour Joe. - Bonjour Julie.

Comment as-tu trouv� mon adresse?

J'ai demand�.

Je pensais que tu �tais en Am�rique du Sud.

Oui. Je suis rentr�.

Regarde ce qu'il m'a apport�.

J'ai une voiture pleine de cadeaux pour toi, b�b�.

Je veux faire quelque chose pour Ellen.

JE...

Tu es plus belle que jamais.

Merci.

Je devais revenir la voir.

C'�tait...

Je commen�ais � me sentir vieux,

� voir et faire des choses seul.

J'errais sans but.

Comme si je n'avais rien.

Mais si.

Je veux faire quelque chose pour elle, Julie,

et je veux la voir souvent.

Ellen Mary, viens voir papa.

- Tu aimes les cadeaux? - Oui.

je vais t'acheter le plus gros.

le plus bleu, le plus bleu, le plus doux et le mieux habill� des...

Non merci, Joe.

Merci beaucoup, mais mon mari peut s'occuper d'elle.

Je voulais juste la voir.

Ellen, sors. On 'appellera.

�coute, elle fait partie de moi.

Tu l'as abandonn�e en partant.

- Elle est � moi. - Que...

Tu n'as plus rien � voir avec elle.

Je veux qu'elle ait le meilleur.

- Tu veux voir voir ma chambre? - Ellen!

Regarde la. Elle est magnifique.

Si je devais r�ver d'une fille,

elle serait exactement comme toi.

- Ellen! - Grand-m�re!

- Grand-m�re! - Bonjour, ma ch�rie.

Tu m'as apport� quelque chose?

Et toi, grand-p�re?

Je pense que je l'ai fait.

Voici Joe Cullen,

mon ex mari.

Monsieur et Madame Richards.

J'ai �pous� leur fils.

Et voici William.

Notre second enfant, le fr�re d'Ellen.

Elle est magnifique.

Tout blonde,

et son rire est magnifique.

Un miracle...Elle fait partie de moi.

Elle semble heureuse.

Qu'est-ce qu'elle en sait?

Elle va grandir.

Elle sera une fille,

une femme,

au milieu de ces gens.

J'ai entendu parler de leur mani�re,

de vouloir des femmes blanches.

C'est horrible de penser comme �a.

Je l'admets.

Un homme ne sait rien

sur lui-m�me jusqu'� ce que quelque chose comme �a arrive.

Et ce qu'il d�couvre peut

�tre naus�abond,

mais il ne peut rien y faire.

Rien du tout.

Nous l'avons �t� pendant des ann�es

on a aspir� le lait de nos m�res,

Et �a nous a paralys�s.

S'il te pla�t! J'ai besoin d'aide. Je suis venu ici pour �a.

Tu veux que Dieu soit de ton c�t� n'est-ce pas?

- Tu es pasteur... - Tu veux que Lui,

Lui qui nous a cr��s �gaux,

tu veux qu'il ait aussi des pr�jug�s raciaux?

Je veux savoir quoi faire. C'est tout.

Suis les enseignements du Seigneur.

Que nous apprend-il ?

"Tu aimeras ton prochain comme toi-m�me."

Aie confiance en ta religion.

Puises-y force et sens.

Repose-toi dessus, laisse-toi guider.

� quoi d'autre sert-elle?

Crois en ta religion.

Tu vas le faire, jeune homme?

Pardon, r�v�rend. Je ne pense qu'� mon enfant

qui vit au milieu de Noirs.

La religion va devoir

d�gager de mon chemin.

RESSOURCES HUMAINES

Julia? C'est Franck.

Ils viennent de me remettre une citation � compara�tre.

Moi aussi.

Il demande la garde exclusive d'Ellen.

Je ne lui donnerai pas mon enfant, Frank. Je ne lui donnerai pas Ellen.

�a suffit, Julie.

Il ne peut pas d�barquer et nous voler Ellen.

C'est le tribunal qui d�cide.

J'irai voir un avocat d�s que j'aurai termin�.

Ch�rie, n'aie pas peur.

H�.

Je t'aime.

Tu veux que je m'en charge?

Tu acceptes?

Je ne sais pas...

Il y a beaucoup de choses � consid�rer dans une telle affaire.

On a des soucis � tous les niveaux.

J'ai de l'argent. Ce n'est pas un souci.

Entre vous et moi, ce n'est pas une question d'argent.

Je ne sais pas si je suis l'homme de la situation.

J'ai eu peu d'affaires comme celle-ci.

Mon propre calendrier.

Je suis occup� pour les deux prochains mois.

Est-ce que je pourrai aller aux W.C.?

Je suis coinc� au bureau et je ne pourrai pas...

Tr�s bien.

Ai-je besoin de te mentir?

Je pourrais m'en sortir avec un �il au beurre noir.

Pourquoi es-tu venu me voir?

Pourquoi tu fais �a � tes amis?

Je devrais aller voir mes ennemis, alors?

Mes amis.

J'ai besoin d'aide et toi, tu vas te cacher.

Tr�s bien, Jordan.

Je n'ai pas le luxe ni le privil�ge d'une peau blanche,

mais au moins je ne suis pas un froussard.

Frank!

D'accord, tu as gagn�.

Tu m'as bien eu comme il faut.

Je suis un bon avocat, mais un �tre humain tordu.

Ce m�lange te va?

Tu vas t'am�liorer. Dis-moi, Jordan,

quelles sont mes chances de gagner ce combat?

- Tu veux la v�rit�? - Bien s�r.

Tu as peu de chance.

Dans le premier �pisode, nous vous annoncions...

Puis-je entrer, Joe?

J'aimerais te parler.

Tu l'as eue?

Eue?

La citation � compara�tre.

Oui.

Pourquoi fais-tu �a?

Parce que je veux mon enfant. Voil� pourquoi.

Je veux qu'elle grandisse dans une maison appropri�e.

Elle n'est pas...

inappropri�e.

Laissons le tribunal en d�cider.

Excuse-moi, mais j'ai un rendez-vous.

Joe, ne fais pas �a.

Arr�te. Ne va pas plus loin.

Si tu veux discuter, va voir mon avocat.

Elle adore mon mari, Joe, et il l'aime aussi.

Je ne veux pas qu'elle grandisse dans cette famille.

Mais elle y est heureuse.

Et plus tard, quand elle sera grande...

Eh bien?

Je n'aime pas ce qu'elle pourrait apprendre.

Tout ce qu'elle apprendra, c'est que des gens l'aiment.

Mon mari lui a donn� ce que tu as pris.

un p�re,

une famille.

La seule maison qu'elle ait jamais connue.

Ce que j'ai pris.

Tu lui a pris.

Tu as divorc�, pas moi.

Tu es parti

et tu reviens, quatre ans plus tard.

Je serais revenu plus t�t si j'avais eu une famille dans laquelle revenir.

Je n'ai aucun sens de la famille, � t'entendre.

J'ai envoy� de l'argent, non?

�a a cess� apr�s quelques mois.

Tu n'�crivais plus, ne r�pondais plus.

Ce n'�tait pas d'argent dont on avait besoin.

On avait besoin de son p�re, � la maison.

� la maison,

pas � des milliers de kilom�tres.

Je suis all� l�-bas pour qui?

Pour moi? C'�tait pour Ellen et toi.

Je me fiche de savoir �a.

Pas moi.

C'est toujours ma faute.

�a a toujours �t� de ma faute.

J'aurais d� rester? � travailler comme un forcen� pour des clopinettes?

Rester dans cet appartement cercueil

avec vue sur une cour arri�re.

Je peux compter sur les doigts d'une main

les moments heureux que j'ai eus l�-bas.

Deux.

Peut-�tre trois.

Une fois quand

Ellen est n�e et que tu l'as ramen�e de l'h�pital.

Je me suis senti grand, ce jour-l�.

Je faisais plus de trois m�tres.

Et puis,

pour son premier anniversaire.

Elle m'a grimp� dessus

parce que je lui ai avais ramen� cette poup�e.

C'�tait la deuxi�me fois.

Et la troisi�me fois,

c'�tait quand on a fait un pique-nique, un dimanche,

dans les bois, tous les trois.

Le soleil brillait

et j'�tais �tendu dans l'herbe. - � r�ver.

� r�ver.

C'est possible quand tu n'as ni femme ni enfant.

J'�tais un gamin quand je me suis mari�, je n'avais rien pu voir,

Visiter... - Pas pu t'enfuir.

Bon, je me suis enfui. Je l'admets.

Je r�vais d'�tre quelqu'un d'autre.

Dans un autre endroit.

Tu aurais d� venir avec moi, Julie.

O�?

Un camp pr�s d'un gisement de p�trole? Avec un b�b�?

On s'en serait sortis.

Tu r�ves encore.

Tu es encore perturb�.

Arr�te de me parler comme si tu �tais ma m�re ou mon professeur.

Tu as toujours fait �a aussi.

C'est toi qui as commenc� �a.

Joe,

je suis venue ici pour te supplier de ne pas aller au bout.

Sois gentil avec moi une fois.

Sois juste.

Ellen est heureuse,

mon mari est un homme bien,

gentil et respectable.

C'est un n�gre.

Et toi, tu es quoi?

Un clochard, un vagabond.

Tu n'as jamais rendu personne heureux, pas m�me toi-m�me.

Tu d�testes l'id�e que quelqu'un r�ussisse l� o� tu as �chou�.

Tu d�testes �a, pas vrai?

Je veux savoir une chose.

Tu dis qu'il aime notre fille,

qu'il t'aime, toi.

Mais tu oublies quelque chose. Et toi?

Tu peux aimer un noir? Tu peux?

Hein?

Je peux et je l'aime.

Il est mieux que moi, c'est �a?

Je vaux moins que lui.

Tu as oubli� plein de choses, Julie.

Salope!

Salope!

J'ai 900 dollars � la banque, j'irai les retirer demain.

Toi et Julie

devriez prendre les enfants et partir.

Non.

On vous rejoindra plus tard.

Tu aimes cette enfant?

Et tu veux la garder? Alors, �coute-moi.

Sors de l'�tat.

Tu veux que je fuie comme un voleur.

Non, comme un noir.

J'ai longtemps v�cu avec des blancs.

Sois malin.

R�fl�chis et bouge plus vite qu'eux pour rester en vie.

Papa, j'ai ma fiert�. Je ne m'enfuirai pas.

Et je vais y rester

et me battre.

C'est peut-�tre vrai,

mes chances sont faibles.

C'est ce que l'avocat a dit, pas vrai?

peut-�tre que mes chances sont minces.

C'est vraiment ce que l'avocat vous a dit, n'est-ce pas ?

Papa.

Je n'y suis rest� qu'une demi-heure.

C'est ce qu'il a dit, n'est-ce pas ? Il l'a dit, pas vrai?

Julie.

O� �tais-tu? J'�tais inquiet.

En centre-ville.

Pourquoi n'as-tu pas appel�?

Les enfants dorment?

Qu'y a-t-il, Julie? �a va?

Je vais bien.

Si tu vas bien pourquoi tu n'as...

Qu'y a-t-il, Julie? Quelque chose ne va pas?

J'aimerais qu'on me fiche la paix.

Il s'est pass� quelque chose.

Julie, qui as-tu vu en ville?

Julie, qui as-tu vu en ville ?

J'ai...

vu...

Joe Cullen.

Et il a essay�...

- Il a essay� de... - Je vais le tuer.

Je vais le tuer.

Merde, je vais le tuer!

- Tu ne vas tuer personne. - Papa, reste en dehors de �a.

Si tu veux garder l'enfant,

ne poursuis pas cet homme.

�a ne fera qu'empirer les choses.

Ils ne te laisseront jamais la garder.

Ton p�re a raison.

Je devrais rester ici

� ne rien faire.

Mais je suis son mari.

C'est diff�rent pour toi.

Si j'�tais blanc,

Je pourrais le tuer et �tre acquitt�.

Je pourrais prot�ger ma femme.

Ils me donneraient m�me une m�daille.

C'est �a, n'est-ce pas ?

Si tu �tais blanc,

ce proc�s n'aurait pas lieu.

Franck...

Je veux mon enfant.

Je t'en prie.

S'il te pla�t.

Franc!

Franc!

N'y allez pas.

N'y va pas. J'ai peur. J'ai besoin de toi.

Pour quoi?

Pourquoi as-tu besoin de moi?

J'ai promis de t'honorer et te prot�ger.

Je ne peux pas.

Ils m'emp�chent d'�tre un homme.

Tue-le!

Tue-le!

Tue-le!

Tue le sale homme blanc!

Tue-le! Tue-le!

Une pomme de terre, deux pommes de terre...

- Pardon. - Aucun probl�me.

Je te cherchais.

Vous �tes Ellen Mary, n'est-ce pas? - Oui.

Je suis Monsieur Powell et j'aimerais vous parler.

�a ne prendra pas longtemps, promis.

D'accord?

Allons-nous asseoir sur ce banc.

Merci beaucoup.

Vous savez, Ellen,

J'aimerais pouvoir faire �a.

Ce n'est pas difficile.

Ce n'est pas difficile pour vous, mais je suis vieux.

Je ne plus faire �a.

Ellen, comment va ton fr�re?

- William? - Oui.

Je l'appelle William, deuxi�me du nom.

Il est beau, n'est-ce pas?

- Tr�s beau. - De quoi voulez-vous parler?

On pourrait parler de vous,

de ton p�re et de ta m�re.

William, deuxi�me du nom.

Ellen,

ton fr�re est diff�rent de toi, n'est-ce pas?

Bien s�r, c'est un gar�on.

Bien s�r.

Un gar�on.

Ellen.

Ellen, aimes-tu ton p�re?

Mon papa Franck?

Je l'adore.

Tu sais Ellen, beaucoup de gens pensent que...

Pardon, mais c'est mon tour. Au revoir.

Il ne fait aucun doute que la vie de

famille d'Ellen �tait proche de l'id�al.

� tous les niveaux,

le foyer de Julie et Frank Richards

�tait plus qu'appropri�.

On pourrait dire qu'il est au-dessus de la moyenne

� tous les niveaux,

sauf dans un.

Le monde dans lequel nous vivons, les normes de notre soci�t�.

Je parle bien s�r des pr�jug�s

li�s � la couleur.

Les principes, dans un mariage m�tis,

surtout entre Noirs et Blancs, diff�rent,

ils deviennent en quelque sorte des exil�s

parce qu'ils n'appartiennent ni � la communaut�

des blancs ni � la communaut� des noirs.

On peut protester et se battre contre une telle intol�rance,

mais on ne peut l'ignorer.

Elle doit �tre prise en compte

pour d�terminer l'avenir de l'enfant.

Comment un foyer n�gre va-t-il

affecter les chances pour l'enfant de devenir heureux

dans un monde d'adulte.

Je ne dis pas que ces difficult�s ne peuvent

�tre r�gl�es, et surmont�es.

Mais peut-on prendre ce risque?

Surtout quand une alternative est propos�e

un p�re blanc qui peut la

soutenir et souhaitant sa garde.

La requ�te du plaignant est accept�e.

La garde permanente de l'enfant est accord�e au p�re, Joseph Cullen.

Les parents d�termineront les droits de visite.

Pardon! Julie!

Julie.

- Je veux ma fille. -Julie!

Je veux ma fille!

- Je suis venu pour Ellen. - Je sais.

Tu peux l'attendre ici.

Je suis d�sol�.

- Je voulais juste... - Ne parle pas.

Ne dis rien.

Je ne veux pas entendre.

J'avais raison.

Je suis pr�te.

Nous avons emball� toutes ses affaires,

Ses jolis chemisiers, ses jupes et ses robes,

sous-v�tements, pyjamas et ses chaussettes.

Et aussi des articles de toilette, une brosse � cheveux et...

je trouverai,

Et le reste de ses affaires,

ses jouets et ses poup�es,

son bazar,

nous le mettrons dans une grande bo�te et nous te l'enverrons

d�s qu'on saura o� tu es.

Maman.

Maman, je prends toutes mes affaires?

- Oui. - Mais c'est ridicule.

Je vais revenir, pas vrai?

Tu ne veux pas prendre le train pour manger dans le

wagon-restaurant et faire tout ce dont je t'ai parl�?

Mais je reviendrai plus tard, n'est-ce pas?

Ch�rie, je te l'ai dit...

Tu vas vivre avec moi.

Est-ce que William vient aussi?

Non, il reste ici avec nous.

Souviens-toi, je t'ai tout expliqu�.

Nous viendrons te rendre visite.

J'ai �t� m�chante, maman?

Non.

Non.

Alors pourquoi tu m'envoies l�-bas?

Maman, s'il te pla�t, laisse-moi rester avec toi.

Je veux rester avec toi, avec William et Frank.

S'il te pla�t, laisse-moi rester.

Je ne serai plus m�chante.

S'il te pla�t!

Prends l'enfant et va-t'en. Allez.

Maman, laisse-moi rester.

Maman, laisse-moi rester, s'il te pla�t!

Laisse-moi rester, maman!

LES PERSONNAGES ET SITUATIONS DE CE FILMS �TAIENT PUREMENT FICTIFS...

LE PROBL�ME MONTR� EST R�EL.

LA D�CISION DU TRIBUNAL N'EST PAS INVENT�E ELLE ARRIVE FR�QUEMMENT DANS NOS TRIBUNAUX

MERCI AUX R�SIDENTS DE PAINSVILLE, BONJOUR

OU CE FILM A �T� ENTI�REMENT R�ALIS�

LA FIN

Tanguy MASSANGE 11/03/2022

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