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T'es sûr? Moi, je sens rien.
Tu déconnes? Y a quasiment des morceaux de liège.
Fait chier.
Je sens plus rien.
"Être libre, ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut,
"mais vouloir ce que l'on peut."
Jean-Paul Sartre.
- Ça vous dit rien? - [élève] Si.
Ah si, quand même.
Bon, euh...
[musique cocasse]
Tu lui parles, André, hein?
Tu lui parles. Sinon, la prochaine fois, ceinture.
- Sylviane... - Non, je suis sérieuse, André.
Bon, d'accord. Pepper, allez, viens.
Viens.
- Déjeuner. - Oui, oui.
Conclusion, votre opinion, c'est de la merde.
Eh oui, on veut vous faire
croire qu'elle est sacrée
pour vous vendre du Twitter,
du Snapchat, du Facebook...
Mais ce qui est vraiment important, c'est votre raisonnement.
Deux et deux, ça fera toujours quatre,
quoi que vous pensiez.
Voilà, bon week-end, les nains.
- Bon week-end, Monsieur. - [rires]
[sonnerie de téléphone]
[Guillaume] Samia!
Tu peux leur donner des baffes, surtout à lui.
- J'hésiterai pas. - C'est ça!
Merci, Samia.
- On a tous les sacs? - Oui.
Pardon, pardon, pardon...
C'était une galère.
On est trempés, là!
T'inquiète pas, ça va aller.
[Céline] Ah, voilà la plus belle!
[brouhaha joyeux]
[rires]
Que de la gueule! Dès qu'il l'ouvre, il me fout dans la merde.
Ça... Alors ça, c'est élégant.
C'est toi qui as commencé, mon lapin.
[Céline] Vous avez une grande gueule, avec Nico.
Pourquoi il vient pas, Nico?
Il a la grippe.
- Ah oui? - [Joanna] Il s'excuse.
La grippe en avril?
Ça fait un bail qu'on l'a pas vu.
Ah ouais?
Tu l'as vu, toi?
[Céline] Vous avez pas fait une soirée, le mois dernier?
[Jean] Ah bon? Sympa de m'avoir appelé, salopard!
[Guillaume bégaie]
T'aimes pas le rugby, Saucisse.
C'est ça.
En plus, j'étais tout seul
avec Nico. Cet enfoiré de Pat est pas venu à cause de l'autre conne.
Arrête.
"L'autre conne", faut se calmer. Il va l'épouser, OK?
Et "l'autre conne", tu l'as vue qu'une demi-fois.
C'est vrai.
- On l'a vue deux secondes. - Toi aussi.
Ben, ça m'a suffi.
- Je vais pas l'appeler par son prénom. - Ben, si.
Pars plus jamais aussi longtemps.
[femme] Tu me parles, nounours?
J'ai des acouphènes à cause de l'avion.
C'est plus de notre âge, les enterrements de vie de garçon.
Ça fait deux semaines que je t'ai pas vue.
Ça fait longtemps que vous vous êtes pas vus.
Et on se retrouve lundi.
- Si tu nous rejoignais là-bas? - Ça se fait pas.
Ben, si.
Ça va se faire. Ça se fait. C'est mon week-end à moi.
On est en train de le perdre, Pat.
T'exagères, Guigui.
Quelqu'un veut un sandwich à l'œuf dur?
Oh non!
- Non, Jean! - Ça pue! Ça pue!
Fais pas ça à Jo. Son nez, c'est son outil de travail.
Lui empeste pas.
Ça va, Marie, t'inquiète.
Dis oui.
[Guillaume] C'est sûr, Jean voit le mal nulle part.
Merde!
Ah ben voilà!
[rires]
Attends, attends, tiens!
Tiens.
Christine te pisserait dessus, tu dirais qu'il pleut!
C'est Hitler, cette nana. Elle fait son Anschluss.
- Son quoi? - Son Anschluss.
Jo, toi, il t'écoute.
- Dis-lui de se taire! - Tu veux pas que Patrick se marie
- parce que ça t'arrange pas? - C'est ça.
- C'est un bon argument. Non? - [rires]
C'est ça...
Marrez-vous. J'en connais qui rigolaient
- en allant à Munich en 1938. - Oh!
- N'importe quoi! - Elle annexe le Pat
- et demain, ce sera... - La Pologne.
Il va annexer la Pologne.
Comment j'ai pu adopter avec toi?
- L'alcool, peut-être. - Je vois que ça.
C'est à droite!
- C'est la sortie! - Merde! Putain!
- On a le temps! - Mets ton cligno! Ton cligno!
La sortie, bordel de merde!
[musique aux airs de reggae]
[notification]
[coups de klaxon]
Voilà!
On est là!
Ah, les amis!
Bienvenue. Ça va?
Qui êtes-vous, jeune homme?
- Salut, André! - Oh, ma Céline!
- Tu nous as manqué! - Et vous donc!
- Comment vont les triplés? - On les a noyés.
Les Africains, ça flotte pas bien.
Arrête avec tes blagues pourries!
Ça m'énerve!
Joanna!
- Toujours aussi belle. - Mon André.
Bientôt Chevalier?
À propos, à 17h,
au Palais du Tau à Reims.
- Tous! - Oui!
Nico est pas là?
Il a la grippe.
La grippe en avril, le pauvre.
Les tourtereaux!
Oh, mais on vous attendait pas si tôt!
T'as vu le temps?
Ils prévoient du gel.
En Champagne, il faut s'attendre à tout.
Avec le temps qui part en sucette...
Et Patrick est où?
Il est à la bourre!
Il récupère Christine qui revient de L.A.
De L.A.!
- L.A. - Ah bon?
Elle vient avec lui?
Ça va pas la tête?
- Il y a des limites! - Il recommence.
- Et M. Cromagnon, comment ça va? - Bien.
André, où sont les meufs?
Elles sont dans les vignes.
À propos, elles ont une grande nouvelle.
J'en dis pas plus.
- [André rit] - Eh, eh.
Viens là, toi. Il paraît que t'as une garçonnière en ville?
Elles devaient vivre leur vie.
Et puis, je suis très bien au village, près d'ici.
Mais assez loin pour vivre la mienne.
Tu vis ta vie?
- Il serait temps. - Coquin.
Je vais les chercher.
[musique cocasse entraînante]
- Elles sont peut-être enceintes. - Non.
Ben, une grande nouvelle!
- Aïe! - Et la remontée!
[cris]
C'est ma chambre!
[Guillaume rit]
- C'est qui, le patron? - On avait dit
- qu'on leur laissait. - Même pas en rêve!
Tu vis avec ça? Han!
- [elle l'imite en train de rire] - T'es con.
- [on fredonne] - Ouah.
C'est la fête, ce matin.
- T'aimes pas quand je chante? - J'adore.
Ta bonne humeur revient quand tes potes arrivent.
Tu te plains qu'on voit personne.
Là, je suis contente de voir mes potes. Nos potes, d'ailleurs.
Mais je rêve, t'as cru que c'était des rosiers?
Regarde.
C'est des nœuds de sagouin.
Oh, Irina, ça va!
Ça va, les filles?
On nage dans le bonheur.
- Elle a quoi? - Rien, super.
Super, papa.
C'est un signe.
Non, c'est une abeille.
Un cygne, c'est plus gros, avec des plumes.
[rire forcé]
Une abeille d'été, en avril.
Allez!
Hop! Voilà.
Tu te rends compte que, depuis 1995, on est passé
de plus de 30 000 tonnes de miel produit
à moins de 10 000 tonnes? Les abeilles meurent
et on fait rien.
Allez, dis-leur.
Quoi?
- Je veux être apiculteur. - Non?
- Sauver des abeilles. - C'est pas vrai?
On reprend un domaine vers Palaiseau.
- Génial. - 200 ruches. 4 tonnes de miel par an.
Que des essaims français, pas de la saloperie chinoise.
100 % écolo-tricolo-responsable.
On signe dans 10 jours.
- C'est dingue. - Si tout va bien.
Mais t'as l'argent?
J'ai mieux que ça, j'ai un plan.
- C'est beau de suivre ses rêves. - Attends, Jo...
Je me souviens de cette machine à sorbet révolutionnaire.
La machine était géniale! Le mec m'a planté.
Arrête un peu. Tu peux pas être gentil une fois?
Irina, allez.
Tu me soûles. Ma princesse.
- T'es chiante. - Je sais.
Tu me connais.
Excuse-moi.
- C'est bon? - Oui.
Regarde comme c'est beau.
- [coups de klaxon] - Les voilà!
Ah, quand même!
Regarde-le.
- C'est Fangio, dis donc! - Quelle arrivée!
[cris de joie]
Salut!
Ouh!
- [ils la sifflent] - Quoi?
J'ai pris du cul?
Vous auriez une grande nouvelle.
Il a cru qu'un enfant arrivait.
Allez, je vous laisse.
Champagne!
[cris de joie]
Tiens, regarde le crapaud!
Regarde!
Lâche-le!
S'il veut faire du miel à Palaiseau, il a le droit!
Ça fera un bobo de moins dans la capitale!
Exactement, j'ai tous les droits.
Fuck les mammouths et Cromagnon!
Et fuck les bobos!
Fuck les bobos...
Tiens, Jo, c'est des cépages rares.
Pinot blanc, arbane, petit meslier.
Je te dis.
Vous m'avez manqué, les gars!
Ça peut être...
- Ça peut être bouchonné, le champagne? - Oui.
Dans le temps, on appelait ça "un puant".
Comme Jean dans la voiture.
- Je m'exprime. - Ça se sent.
Nous, on a des bouchons spéciaux,
traités pour enlever la molécule de liège qui bouchonne.
La bouchonnule.
Blague nulle.
- C'est un bouchon mythique DIAM. - T'avais frappé qui
pour avoir mis un glaçon dans le champagne?
Clémence. Y avait pas que le glaçon.
C'est une grosse connasse.
Le sirop de cassis dans le champagne, on a le droit?
Si t'as plus besoin de tes genoux.
- C'est ça. - Sacrilège!
Sacrilège!
Comme ça. Tu veux du cassis?
[musique douce entraînante]
[rire excité]
L'énerve pas, j'ai un truc à lui demander.
Le pognon pour tes ruches? C'est Patrick, ton plan?
Eh, ma biche!
- Ça va? - Oui, ça va.
Ah, t'es beau!
Eh voilà!
Un beau célibataire de moins sur le marché.
Je suis en retard, désolé.
C'est Cricri, avec le gamin...
Le gamin ou son gamin?
De playboy à père de famille.
Je suis bête... C'est tout à fait toi, ça.
Nouvelle nana full options,
nouvelle voiture full options.
Un problème avec la voiture?
Mais non, il rigole.
Passer sans transition de la 911 au break Volkswagen...
faut que je m'habitue.
C'est un SUV Volvo, c'est suédois.
C'est les Allemands du nord, comme disait Adolf.
- T'as quoi avec Hitler? - Rien.
Je vous montre mon pressoir?
Ou on attend la fin du concours de bites? Et y a la décoration à 17h!
Je laisse ça là.
Regarde.
- Magnifique. - C'est suédois.
Bien.
- Allez, on y va. - On est partis?
Je t'ai mis la chambre verte.
- Tu préfères la mauve, mais... - Qui est dans la mauve?
T'es au courant? Elles vont faire
leur propre champagne.
Il est courant, c'est grâce à sa banque.
- Ah bon? - Oui, il bosse au Crédit Mutuel.
Pourquoi on me dit jamais rien à moi?
Romane voulait vous faire la surprise.
T'as un truc, là.
Faut que te dise un truc aussi.
Plus tard. Dis-moi, Joanna.
Il est pas là, Nico?
Il a la grippe, il s'excuse.
La grippe en avril?
Oui.
Ici, on va installer les cuves en inox.
Et là-bas, on garde les fûts de chêne pour le vieillissement.
- T'as vu? - C'est grâce à ton argent, tout ça?
Cricri sait que tu dilapides l'argent du ménage?
Voilà la merveille!
Entrez, allez, allez.
Ça, c'est la classe. C'est Coquard, 4 000 kilos vertical.
Tradition oblige. Ça, c'est la grande classe.
Avec ça,
j'ai une grande surface de pressurage, une très faible pression.
Le pressurage doit être hyper doux et progressif
pour conserver la qualité des vins.
On dirait Harry Potter qui parle de son balai.
N'importe quoi.
Qui va assembler?
Euh... Ben, en fait...
En fait, j'avais pensé à toi.
Hein, Irina?
C'est la meilleure, non?
Ça me touche, merci.
Quoi? T'es rouillée?
Excusez-moi.
Bon, ben, on va à la cave.
Vous envisagez quelle production?
12 000 cols, en espérant avoir une bonne récolte.
De toute façon, on n'a plus de réserve.
On a tout vendu quand on est passé bio.
Et il y a eu la grêle de l'an dernier.
Vous vinifiez tous les raisins?
Vous vendez rien aux maisons de Champagne?
- Ben, non. - Non, on prend le risque.
On bouffera peut-être pas pendant 2 ans.
T'inquiète pas, vous avez Assur'récoltes.
Votre dossier est béton. Vous êtes couvertes.
Ouais, c'est vrai.
C'est cool.
À propos de contrat, il faut que vous renvoyiez
le document signé à Duverlet.
- Oui, désolée. - Il faut qu'il l'enregistre rapidement.
Il arrête pas de m'appeler. Duverlet, Duverlet...
Ouais, je vais le faire.
Oui, j'ai oublié. Excuse-moi, je suis désolée.
Dis-moi, c'est pas ce que je crois?
Quoi?
- Pas maintenant, Irina. - Pas maintenant?
- J'ai pas de verre, moi? - Tiens.
Mais on crache pas?
Tout le monde a un verre?
Où est Irina?
Ah, je sais pas.
On peut boire un verre?
- C'est marrant, y a pas de bulles! - Ben non, c'est un vin clair!
Y a pas encore la liqueur de tirage.
D'abord, tu mélanges
tes vins clairs pour trouver ton champagne, ton style.
Après, tu mets les bulles. T'as compris?
Exactement, c'est ton assemblage, mon petit Jean.
C'est comme la couleur unique d'un peintre.
Ou comme un parfum. Faut qu'il y ait une intention.
Faut qu'il y ait une émotion, que ça te ressemble.
Faut trouver le bon équilibre, avec un peu d'acidité,
un peu de douceur.
Et euh... beaucoup, beaucoup, beaucoup d'amour.
C'est la vie, mais la vie en beau.
"La vie en beau", c'est joli!
Le mariage parfait, c'est comme nous.
Je devais te dire qu'il nous manquait 15 000 balles pour passer bio?
Tu le sais.
Je devais les trouver.
Mais pas sur l'assurance, t'es tarée.
Il faut s'assurer la première année.
Un coup de froid, de chaud, de grêle,
on perd tout. Mais tu t'en fous, t'es dans ton flash!
T'as fini?
Non! C'est quoi, ces conneries?
Tu décides de tout toute seule?
Tu décides de l'assurance, si on a un bébé,
si ton ex fait notre champ.
Mon ex, n'importe quoi.
Tu délires. Et Jo est pas gay, tu le sais.
Tout le monde est gay!
Je suis quoi pour toi? Un oiseau en cage?
Faut arrêter
le refrain : "Je t'ai donné mes plus belles années."
T'as laissé quoi pour moi, hein?
Pas tes deux mains gauches et ton sale caractère.
Tu chiales tout le temps : "La ville me manque."
Mais retournes-y en ville! Ça me fera des vacances, va!
Dis donc, Jo...
C'est pas la grosse patate.
Tu m'étonnes...
Quoi?
- Tu sais un truc? - Non.
- Et tu m'as rien dit? - J'ai dit "non".
C'est le contraire de "oui".
C'est Nico?
Oh merde... Il la trompe?
T'es malade! J'ai rien dit du tout!
Depuis quand?
Depuis la soirée rugby, France-Irlande?
Mais non.
Ah non, merde.
Attends, c'est sérieux? C'est pas un coup comme ça?
- Il va la quitter? - Tu sais,
- t'es flippante, des fois. - Je sais.
Je t'ai rien dit, OK?
Mais je te confirme. Tu m'as rien dit!
Les mecs! Vous êtes des porcs!
Vous êtes incapables d'aller voir un match sans draguer?
J'ai rien fait, pourquoi "vous"? C'est Nico!
Nia, nia... Pourquoi tu m'as rien dit?
- Parce que j'ai rien fait! - Fais l'innocent.
Mais je suis innocent! Mais...
Tu crois que je te tromperais, avec tes pouvoirs de sorcière?
Ça s'appelle l'expérience.
Ma mère l'a appris de sa mère.
- Toutes cocues de mère en fille. - Ben...
Quoi? Dis rien. Je préfère.
Excuse-moi.
Excuse-moi.
T'as raison, j'aurais dû te le dire pour Jo.
J'aurais dû t'en parler pour l'assurance, désolée.
Excuse-moi. Pardon, mon amour.
Pardon.
T'es vraiment une connasse.
OK.
Dis-le.
Oui, je suis vraiment une connasse.
Comment t'as fait pour la regarder dans les yeux?
C'est ton amie d'enfance!
Sans déconner, Guillaume.
Je sais, mais je voulais pas lui faire de peine.
Et je savais pas
si c'était sérieux ou pas.
Après le match, je sors des chiottes,
je vois Nico parler avec cette nana au bar...
et je suis parti.
Je te jure sur la tête des garçons.
- C'est la vérité. - Attends, tu jures pas.
Je lis en toi comme dans un livre.
Tu me crois?
Ben oui, je te crois.
Si je te croyais pas,
tu serais déjà aux urgences avec la bite coupée.
Oh.
- Oh. - Oui.
Tu dis rien?
Il s'est barré! J'ai le texto.
Mais non? Oh, merde! Merde!
Viens.
Attends, c'est un secret.
Oui, c'est un secret. T'as pas confiance?
Si, je te fais confiance. Regarde.
Putain. Pourquoi Nico m'a rien dit?
- On te voit plus. - Mais je suis là.
- Ça va, les mecs? - Tu fous quoi, là?
On parle entre adultes.
Ferme la porte alors. Ferme la porte.
- C'est dingue. - Mais oui, c'est dingue.
Qu'est-ce qu'il y a?
[Pat baragouine]
Quoi?
- Dis-le, toi. - [Guillaume baragouine]
Nico a quitté Joanna.
Chut, c'est un secret.
On n'est pas censés savoir.
Comment vous le savez alors?
Parce que je lui ai dit.
Et moi... Tiens, regarde.
C'est quoi, ça?
- C'est un secret. - Oh, merde. Putain.
Oh, merde. La pauvre. La pauvre, merde.
Non, c'est pas une pauvre merde.
J'ai dit : "La pauvre... Merde."
- Ouais, merde. - On y va?
Mesdames et messieurs les dignitaires,
les personnalités ici présentes
sont dignes de porter les couleurs de notre ordre.
Au nom de nos vignes et de nos vins,
recevez-les dans les rangs des Chevaliers de l'ordre des coteaux
de Champagne.
Notre ordre n'est pas
celui des amateurs de champagne, mais bien
des amoureux du champagne.
[rires]
[Marie] Putain, on est loin, là.
Ben...
on est les pièces rapportées.
Nia, nia, nia...
[elles pouffent]
- Oh, ça va. - Chiant, ton mec.
Il se croit en fac.
...et la vivacité magique de ses bulles.
N'oubliez jamais,
il n'est de champagne
que de la Champagne.
T'en veux?
Non, merci.
J'ai des chewing-gums. T'en veux un?
Euh... non. Non, merci.
Tu veux venir là?
Non, je suis bien là. Merci.
Ils ont quoi avec Jo?
Mon cher André.
Approchez, s'il vous plaît.
Approchez.
Ils s'affichent ensemble.
Lâche-le, t'es pas sa mère.
Plus près, voilà. Stop!
André, promettez-vous
de rester fidèle en toutes circonstances
aux grands vins de Champagne,
de vous conduire ainsi en bon et loyal Chevalier
de l'ordre des coteaux de Champagne?
Oui, Commandeur.
Très bien. Approchez.
Par ce pomponne,
nous vous faisons Chevalier dans l'ordre des coteaux de Champagne.
La pomponne, s'il te plaît.
Chut.
Bravo!
Merci.
[musique triste]
Vous auriez des Tuc?
Merci.
Je te crois, attends.
André, pourquoi tu dis ça?
J'ai peur que Romane s'imagine que Sylviane va remplacer sa mère.
C'est bête.
Oui, c'est bête.
Parce que, l'amour, c'est quoi?
- Oh là. - Alors attention.
C'est pas remplacer.
C'est additionner. Voilà.
Faut pas être jaloux du bonheur des autres.
C'est beau! C'est Céline Dion, non?
Elle dit de jolies choses, Céline.
Pourquoi elle s'imaginerait ça?
Dis-le.
Qu'est-ce qu'il y a?
Y a un truc là.
Ah! Venez, ils ont un truc à dire!
André, accouche.
On va se marier!
[cris de joie]
Bravo!
C'est une blague?
Il vient de le dire.
Bravo, Sylviane.
Félicitations.
Pas un mot à Romane. J'attends le bon moment pour lui dire.
Pas sûr qu'elle ait des bons moments.
- [Rires] - Voilà, André.
Compte de Champagne. Tattinger.
- Année 71. - Ah, 71!
La grande année!
- Non! - Quoi, non?
La grande année, c'est 70.
- T'en sais quoi? - C'est vrai.
Mais 1971, c'est l'année de naissance de Romane.
Que voulez-vous? Je deviens un vieux con.
[The Rubettes : "Sugar Baby Love"]
- Non, non, non! - Si, si!
- On arrête. - On arrête.
- D'accord. - OK, on arrête.
On arrête, non?
C'est parti, les filles!
Ah non, les filles!
Non!
Ne faites pas ça!
Bravo, bien visé.
- Passe! - Deux secondes.
Avec ta bière aussi...
Au pied.
- T'es mauvais. - J'ai jamais dit que j'étais bon.
Le foot, c'est pas mon truc.
Attention, mon Jeannot.
Aïe! Vous tirez de trop près! Je me fais allumer!
- Tu te fais allumer, t'es pas bon. - T'es trop près.
C'est pas la fin du monde, non plus.
Eh, quand même... André. Se fiancer en cachette
avec sa vieille, c'est pas romantique?
Il exagère, nous mettre dans la confidence.
On doit mentir à Romane.
Je suis pas à l'aise.
Qu'est-ce qu'il est veule...
- Tiens. - J'ai arrêté.
Quoi?
"Quoi? Quoi?" Vous êtes sérieux?
J'ai arrêté de fumer, c'est pas non plus...
On m'arrache pas les deux bras.
Bonne manière d'arrêter de fumer.
[déclics du briquet répétés]
Tu vois, c'est pour ça aussi.
[Guillaume rit]
Sors pas ta merde,
ça pue le pain d'épices, ça!
Pas du tout, ça sent... bon. Vous avez les boules
parce que j'ai eu les couilles d'arrêter.
Les couilles d'arrêter...
Tu as arrêté
ou on t'a arrêté?
Ça pue le cours magistral, ça.
Non, petit point sémantique.
Moi, j'ai arrêté.
Ça se voit, oui.
Je t'assure.
Je me force à fumer le week-end. Tu sais pourquoi?
Qu'est-ce que t'as? On dirait un tir à l'arc.
Des étirements, c'est très important.
Tu vas craquer ton ben'.
Alors tu veux savoir pourquoi?
Oui.
J'ai dit "oui".
Parce que ça me manque.
C'est pas la toux, les dents jaunes,
la mauvaise haleine ou la fumée,
c'est le côté totalement irresponsable du geste.
Moi, ça me manque pas. J'ai arrêté depuis 6 mois,
- et je me sens bien. - 6 mois, ouais...
depuis que t'es avec Cricri.
Cricri? Et alors, c'est quoi...
Pourquoi tu fais comme ça?
On dit pas Cricri?
- Tu fais un truc. - Je dois avoir un petit problème.
Bref, t'as pas arrêté, c'est elle qui t'a arrêté.
Fin du point sémantique.
Tu nous fais chier.
C'est vrai.
- T'es plus souple, non? - Oui.
Ah non, non, non.
C'est du grand n'importe quoi.
- Non! - Des folles furieuses!
Arrête tes conneries.
Qu'est-ce qu'ils ont foutu?
- Ça colle. - Je...
Ouais.
- Voilà. - Venez nous aider!
On fait quoi pour le week-end à Bordeaux?
Je peux tout le mois de juin.
Excellente ouverture, je te suis. Pat?
Juin, c'est compliqué. Avec les préparatifs, tout ça.
Les préparatifs?
C'est pas en septembre, le mariage?
- Si. - Mais ça se prépare, un mariage.
Ben oui.
Le 4, on a rendez-vous chez le fleuriste et le traiteur.
Le 11, dîner chez des amis de Cricri.
- Elle a des amis? - [petit rire de Guillaume]
Le 18 et le 25,
- faut voir. - Faut voir? Tu demandes, quoi.
C'est normal qu'il demande, c'est sa femme. Enfin, bientôt.
On va faire plus simple.
Prochaine fois qu'on veut te voir,
on demande directement à la dirlo, hein?
Ça ira plus vite.
Les gars, vous gavez pas, c'est fini.
- Moi, je dois te parler d'un truc. - Non, il faut... Non.
- Quoi? - Il a quoi?
Je sais pas...
Il est fou?
Cuissot de chevreuil, grand veneur,
et ses gnocchis maison.
Patrick, je te sers?
Merci, avec plaisir.
[musique douce enjouée]
Merci.
Mais mets sur vidéo.
- Mais... - Ben oui.
C'est ce que je fais!
Montre à Irina.
- Le gâteau! - Ah!
Tout le monde est là?
Tout le monde est là. C'est le moment, silence.
J'ai une annonce à faire.
- Oui, oui! - C'est les bilans.
Alors, Pat, t'es beau.
- Oui, enfin... - C'est subjectif, ça.
- T'es jeune, enfin... - Euh...
- [rires] - T'es à nous,
on accepte juste de te prêter
à ta merveilleuse future épouse,
qui doit être merveilleuse.
Sinon, à quoi bon te partager?
T'es doué en tout, tu fous des complexes,
t'es bronzé tout le temps...
T'as toujours été le premier d'entre nous.
- Sauf en mariage. - Voilà.
Il était temps.
Il était temps.
[rires]
Euh, bref...
Je t'aime.
[cris attendris]
À vous, les autres.
Tchin, tchin.
Alors à moi.
Moi, je lève mon verre à Patrick,
qui donne de l'espoir à tous les vieux beaux qui cherchent l'amour.
L'amour est clair comme le jour, l'amour est simple comme le bonjour.
André!
André, c'est la classe.
L'amour, oui...
L'amour...
[petit rire de Guillaume]
Ben oui... Oui, l'amour, Guillaume. Ouais.
C'est pas parce qu'on a soif d'amour
qu'on doit se jeter sur la première gourde.
- Oh, ça va... - C'est moyen, ça.
- Ça va pas recommencer. - C'est Desproges, c'est drôle.
C'est pour ça que c'est drôle.
- C'est Desproges, ça? - Oui.
Et la gourde, c'est Christine?
Mais non, pas du tout.
Comme avec la nouvelle voiture.
- Ça passe pas, ça. - J'ai pas de problème.
Ah non?
Non, c'est pas toi, c'est tout.
Tu sais qui je suis, en fait?
- Mieux que Christine, en tout cas. - Arrête.
C'est intéressant.
- Il a bu ou quoi? - J'espère.
Oui, t'as changé, oui.
Je vois pas en quoi.
Tu vois pas?
- Ça, c'est intéressant. - Ben oui, ouais.
Qu'est-ce qui va plus?
Vas-y.
Tu te rends même pas compte?
Ton pantalon. Un fute rose, c'est quoi, ça?
Son pantalon?
Ça va!
- Quoi? - Depuis quand tu mets un fute rose
quand t'es en week-end?
Ah ben, 6 mois. Ben oui, 6 mois.
Bien sûr, ouais.
Et ton tatouage? Je sais pas, ton tatouage?
- "À cœur vaillant, rien d'impossible." - On s'en fout!
- Non, on s'en fout pas! - On s'en fout!
On parle, il me demande.
Tu veux quoi?
T'essaies de le cacher, t'en as honte depuis 6 mois?
Et tes bagues?
Tu les as perdues?
D'accord,
elles étaient pourries,
mais c'était toi. Pas quelqu'un d'autre.
Voilà.
Oui, t'as changé. Voilà.
[petits rires jaunes]
- Tu m'as demandé, je te réponds. - Je change pour Christine?
J'ai pas de personnalité?
Pourquoi j'aurais pas eu envie de changer?
Le monde change, les amis changent.
Ils acceptent quand ce sont de vrais amis.
Exactement, et puis,
l'amour change un homme.
L'amour... "C'est l'infini à la portée des caniches", disait Céline.
Céline? Tu parles du romancier?
Louis Ferdinand Céline?
Le facho? C'est de lui dont tu parles?
Pas Céline ta femme? Qu'on adore.
Tu me traites de facho?
Là, t'es chiant!
Les gars, arrêtez. On respire un grand coup, on se calme.
- Qui veut du gâteau? - Ouais.
Et nos déjeuners du mercredi midi? Ça te manque pas, ça?
Ça fait 6 mois qu'il y en a plus.
Bon.
J'abdique.
Ne gâchons pas un bon moment avec du mauvais esprit.
Soyons comme Montesquieu.
Amoureux de l'amitié, hein?
- Voilà. - Je connaissais pas,
mais je suis d'accord.
Y a une citation qui t'irait très bien, c'est de Léautaud.
Il disait : "Aimer, c'est préférer un autre à soi-même."
Ça risque pas de t'arriver.
À ta santé, mon pote.
- À ta santé, ouais. - Allez!
Allez, on passe au salon!
- Jean, on est au salon. - Ah oui.
Quelqu'un veut ce dessin?
- Tu l'as fait très souriant. - Presque trop.
[musique triste]
Tu fumes?
Je dis ça, c'est pour toi.
T'es sérieux, Guillaume?
J'aime pas quand tu m'appelles Guillaume.
Tu t'inquiètes pour ma santé?
Demain, tu vas tousser, tu vas avoir mal à la tête.
Ouais.
Et toi, demain, t'auras plus d'amis.
T'es content de toi?
Je suis triste.
C'est pas pour ça que j'ai pas raison.
Seuls les cons préfèrent avoir raison que des amis.
T'en as pas marre de donner des leçons
de vie à tout le monde?
Qu'est-ce qui te prouve que t'as raison?
Mon raisonnement.
Ça te paraît pas suspect que t'aies toujours raison?
Non, c'est logique.
- [il bégaie] - Si t'es pas d'accord...
- Tu veux mon opinion? - Ton opinion...
Fais attention à ce que tu vas dire.
Mon opinion, c'est que, derrière chacune de tes provocations
et tes raisonnements à la con,
y a un petit garçon qu'a peur de perdre son meilleur pote.
Et le pire, c'est que ça va
arriver si tu continues tes conneries.
[raclement de gorge]
J'ai l'air d'un con avec mon pantalon rose, alors?
T'inquiète.
Y a de fortes chances que je sois un connard.
Voilà une parole sensée.
Tu me trouves intolérant?
Oh, oh...
Grave.
Grave?
Grave, c'est...
Ça veut dire "beaucoup".
- Grave... - Ouais, grave.
- Même ça, c'est pas toi. - De dire "grave"?
- Vous êtes là, les gars? - Oui, on est là!
- Sérieusement... - Quoi?
Pourquoi le pantalon rose?
- Rose? - Oui.
Parce que dans rose, il y a "ose".
T'es pas devenu con?
Je croyais qu'on s'aimait plus!
[Guillaume rit]
Vous êtes relous!
- Mais arrête! - Donne-moi ça!
Il fume! Arrête!
Quoi, arrête? Oh, c'est trempé.
C'est dégueulasse.
Mais non, c'est trempé.
Allez, venez. On va boire un coup.
[Les Rita Mitsouko : "Marcia Baïla"]
Guigui!
- Toi, je t'aime! - Non!
- Moi, je t'aime! - Non, moi, je t'aime.
Non, c'est moi.
Je t'aime!
Oh, putain, un slow!
[Bonnie Tyler : "Total Eclipse of the Heart"]
- Quoi? - Viens.
J'adore.
Non, eh, oh!
Quoi? Lâche ma meuf!
Je dois te dire quelque chose.
- Oui. - Hein?
Tu veux me dire quelque chose?
Ah bon.
Les gars. Je vais me la faire.
- Quoi? - Je vais me la faire.
[quelqu'un approche]
Tu fous quoi?
Je le ferai demain.
Non, ça me détend.
Ça te détend?
Ben dis donc. T'es la seule.
T'es dépressive?
Nico m'a quittée.
Quoi? Comment ça "Nico t'a quittée"?
Pourquoi tu l'as pas dit?
Et ruiner le week-end de Patrick?
Mais quand? Raconte.
- Il s'est passé quoi? - Comme d'hab. Lui 50, elle 25.
Ah, merde.
Il est amoureux d'elle?
C'est ce qu'il dit. Mais c'est la peur de vieillir.
On le sait toutes.
- Y a que les mecs qui voient pas. - Oui.
Je te jure.
Je sais pas si je dois avoir pitié pour moi ou honte pour lui.
C'est tellement cliché.
Et depuis, je sens plus rien.
Plus de goût, plus d'odorat.
- Je te jure... - Ah, merde!
Merde! T'as pas chopé un truc?
Non, je suis vaccinée.
J'ai pas de virus, pas d'enfant, pas de mari,
j'ai plus de nez, donc plus de métier.
J'ai bientôt 60 ans.
Et je suis pas là où je me voyais.
T'as pas 60 ans, t'as 49 ans.
Arrête!
J'ai 49 ans...
Même à 80, t'auras toujours une allure incroyable.
Avec les fesses qui tombent...
Ça, c'est la vie.
Ton cul décède toujours avant toi.
C'est comme un animal domestique,
un cul.
T'as juste perdu le goût des choses.
Tu te rappelles?
On avait 20 ans.
- On va oublier ce moment. - Non.
Tu sens quelque chose?
- Non. - Ah, zut.
- Faut qu'on insiste. - Oui, peut-être.
Irina!
Irina... est là!
Tu es là. Faut aller là-bas.
- Romane. - Là-bas. Tout le monde est parti.
- Mais où? - Romane, là-bas.
- J'étais là-bas. - Juste là.
Elle est à gauche.
- À gauche? - Oui.
Elle est là-bas. Romane!
- Comment tu sais? - Je sais!
Elle est pas là-bas.
C'est... Elle a pas le don d'ubiquité.
Eh, oh! Dis donc, me pique pas ma meuf!
T'étais où?
Mais toi, t'étais où?
- J'étais là. - Je te cherchais.
J'adore cette chanson! On va danser!
Moi aussi, j'adore.
C'est qui qui a évité la catastrophe?
C'est moi.
[Fred Wesley : "House Party"]
Hop, faut changer le fût.
- Je... Je n'en crois pas mes yeux. - Ah bon?
Quoi?
J'ai...
- Ouah. Vous allez pas me croire. - Vas-y.
Ah bah voilà!
Quoi?
Compris, maintenant?
Il raconte quoi?
Attends, attends, attends.
Oh! Guigui, putain!
Allez. Attends...
[soupir]
Tu vas m'en vouloir.
Qu'est-ce que tu racontes? Allez, on dort, maintenant.
Non, je t'explique d'abord.
Tu vas pas te fâcher, hein?
C'est promis?
Juré, craché, sur la tête de notre amitié?
Oui, allez.
Oh, oh!
- Crache, bordel! - Arrête de me...
Crache.
Non,
c'est à toi... C'est toi qui dois cracher.
Pat, putain.
On dort, maintenant? Faut dormir.
Alors, c'est...
Euh... Un peu...
Tu vas me tuer, j'en suis sûr.
Oh, putain, Pat. Faut vraiment qu'on dorme.
Ça a à voir avec... un peu...
Avec Cricri.
Vous annulez le mariage?
Euh...
C'est pas exactement,
précisément ça.
C'est... de... parce qu'elle...
Cricri, elle m'a téléphoné.
Elle m'a téléphoné, figure-toi.
Oh, putain...
Je te jure, accouche, là, putain.
- Alors quoi? - Calme-toi.
Je suis calme.
Oui.
Accouche, putain!
Eh bien, elle...
Cricri, elle m'a téléphoné...
Et elle vient demain.
Où?
Où? Où, où?
Mais où?
Elle vient i... Elle vient ici, voilà.
Maintenant, tu me détestes.
Je te déteste pas, je te jure. Je te méprise.
De toute mon âme. Je te déteste pas.
- Je te déteste pas! - Mais arrête de... Arrête.
C'est pas de ma faute.
C'est pas de la mienne. C'est...
Tu connais bien les gonzesses.
Alors, j'ai pas eu le cœur...
- Le cœur ou les couilles? - Ouh...
- Ah ouh. - Tu joues sur les mots.
Et tu vas où?
Je vais où?
Calme-toi.
Voilà.
T'es pas gentil.
Voilà.
Prends un Doliprane et...
Et dors.
Mais donne-moi alors un Doliprane.
Tu me laisses...
Tu m'abandonnes...
Ouh, la porte!
C'est ça... C'est ça, l'amitié?
Ah ben... Elle est comme ça.
On peut raconter n'importe quoi.
Si on... on...
T'as pas craché!
Tu vas arrêter, je te jure. Patrick.
J'étais en train de dormir!
Excuse-moi. Je m'excuse.
Je m'excuse.
Ah ben, j'espère bien.
Je peux... s'il te plaît?
- Bonne nuit. - Oui.
Merci pour le Doliprane.
[notification]
[musique douce au piano]
- Ah oui! - Des bourgeons et tout?
- Oui, ça commence. - Des petites grappes même, on dirait.
Il est tout le temps bourré du matin au soir.
T'exagères quand tu dis ça...
Non! L'autre jour, il était allongé dans la vigne.
Je te jure. Je l'ai vu comme je t'ai vu.
J'ai été au village acheter des clopes, Sylviane sortait de chez lui.
Il a le diable au corps, cet homme-là.
Chut, chut!
- Bonjour! - André!
Les croissants, pains au chocolat.
- C'est sympa! - Pain au chocolat!
D'accord, un pain au chocolat. Voilà.
- Bien dormi, André? - Oui, très bien.
[rires]
Pourquoi vous rigolez bêtement?
Tu les connais, ils font tout bêtement!
Hello, les chéris!
- Oh, la travailleuse! - Salut.
Salut, Jo.
Bien dormi?
Ouais.
- Ça va? - Ouais, très bien.
Je meurs de faim.
Les croissants sont devant toi.
T'as vu, y a du miel?
J'avais dit que tu tousserais.
Tu t'étouffes?
Non, c'est juste un truc qui...
qui passe pas.
[Irina] Un peu de jus?
Un peu de jus, Romane?
Tu veux du jus?
Euh, ouais... Tu veux du pain au chocolat?
Non, ça va. J'ai mangé.
Passe-moi le miel.
En parlant de miel, je dois te parler.
- Café, mon pote? - Non.
Je file à la gare.
Ah ouais?
- Il va chercher Cricri. - Ah bon?
Pourquoi il va à la gare?
T'as combien de pantalons roses?
[rires]
Romane.
Je peux te parler une seconde?
C'est pas toi que je visais.
Oui, j'imagine.
En fait, je comprends pas.
Comment ça?
Ben...
Oh, ça va. Ça va.
Ça fait 7 ans que je suis mariée, j'ai bien droit
- à une partie gratuite. - À une?
Une partie gratuite.
Hein?
Ça fait combien de temps que vous êtes mariés?
- Ça fait au moins 10 ans, non? - Oui.
T'as jamais eu de...
Non, ça m'est jamais arrivé d'avoir... Et lui non plus.
C'est pas un flipper. Pas de partie gratuite.
Ah, très bien.
Chacun fait ce qu'il veut avec son cul.
Tu déconnes, permets-moi de te le dire.
Tu te permets toute seule.
Tu sais quoi? Je pense que si j'étais un mec...
ça te poserait beaucoup de problèmes.
- C'est-à-dire? - T'as un problème avec l'homosexualité.
Moi? Je n'ai aucun problème avec l'homosexualité.
J'ai un problème avec la fidélité. J'ai un problème avec l'infidélité.
D'accord.
Je te charrie. Déstresse, poulette. C'est que de l'amour.
Tu fais du sport, toi. Hein?
[Romane rit]
Je te ferai du pied, un de ces 4.
Très drôle.
[coup de klaxon]
Pardon.
- Ça va? - Bonjour.
- Ça va? - Ouais.
Tiens.
André m'a dit que tu adorais ça.
Merci.
C'est gentil, merci.
Sylviane nous prête des chaufferettes.
Avec le froid qui s'annonce, ça pourrait être utile.
Ah, tiens.
Voilà la Première dame.
[musique cocasse]
- Ah, ils sont là. - Ah, putain.
Ah ouais, d'accord.
En blonde, c'est Barbie.
Putain, elle est gaulée, la salope.
La moitié est en plastique.
- C'est ça, ouais. - En même temps,
elle va pas coûter cher en bouffe.
Elle a pas de cul. C'est vrai.
Mais vous arrêtez?
La démarche est belle.
Salut!
Change de godasses.
Hey!
Pupuce, tu connais déjà Céline.
Bonjour.
- Je te présente Joanna. - Enchantée.
- Vous étiez où? - Là.
Ouais, ouais.
Allez, va voir la pépette.
- Eh ben... - [sifflement]
Je suis ravie!
- Tu vas bien? - Ça va.
- Il faisait beau y a 15 min. - Ouais, c'est con.
C'est pas grave, c'est dépaysant.
[rires]
- Je te présente Romane. - On va à la piscine.
- Bonjour, Romane. - À tout à l'heure.
- Ça va, ma belle? - Ça va.
T'es chez toi, ici.
Elles sont copines comme cochonnes.
Quoi, cochonnes?
Merci de m'avoir invitée.
- Voilà mon papa. - Le papa.
- Bienvenue. - Merci, René.
André. Voilà Sylviane.
Je vais préparer l'apéro.
Tu me retrouves?
À tout de suite. Bon ben...
- On a tout le week-end pour papoter. - Oui.
Viens, viens.
T'as raison, elle boite, la Sylviane.
[rires]
Elle a pris cher, mémère.
Ça va, les boys?
- Enchanté. Guillaume. - Content de te voir.
- Moi aussi. Bonjour. - Moi, c'est Jean content.
- Christine. - Patrick.
C'est moi qui vous fais rire comme ça?
Pas du tout, c'est nerveux.
D'accord.
Moi aussi, je suis nerveuse.
Non, mais y a pas de raison.
On s'occupe de l'apéro.
- Ah? - Allez, à tout à l'heure.
Allez, allez.
- Y a beaucoup d'apéros ici. - Oui.
Tu me laisses pas toute seule.
Mais tout va bien, on est entre amis.
- Attends. - Tout va bien.
[Guillaume] Tu fais quoi dans la vie?
Asset management.
Ça veut dire quoi?
- Tu sais pas? - Non.
Ben c'est...
tu gères l'argent des riches.
Pas seulement, Patrick. Pas seulement.
En même temps, pour les pauvres, ça doit être vite vu.
"Bonjour, monsieur.
"je sais où placer vos 1,20 euro.
"Penchez-vous en avant."
On gère aussi la trésorerie
des fonds de pension et autres institutionnels.
C'est pas que...
Vous aviez des vedettes comme clients?
C'est passionnant, les vedettes...
- On va se dire "tu". - Oui.
C'est un secret bancaire.
[mécontentements]
- S'il te plaît! - Allez, Cricri.
Non, non.
Balance ton riche.
- Allez! - Christine?
Oui, René, je veux bien.
- André. - Bon euh...
Juste un prénom.
Sharon.
- Ah, pas mal. - Non?
C'est pas vrai!
- Je l'adore! - Moi aussi.
Elle est bien gaulée?
- Elle a trouvé une culotte? - Elle s'épile
vraiment la chatte?
Tu t'emballes, là!
Elle a quoi alors?
Balance.
- Non. - Si!
- Allez! - Non, ça me gêne.
- Allez, vas-y! - Je peux pas.
Bon.
Accrochez-vous.
Elle a...
un chien qui pète.
Voilà, je l'ai dit comme ça.
Ah, c'est de l'info!
- Ça casse le mythe. - Sharon Stone
a un chien qui pète.
[rires]
On était en consultation dans sa poolhouse à Beverly Hills,
elle avait son boxer sur les genoux,
elle se lève, elle craque une allumette,
et elle me dit : "My dog is such a farter."
C'était très, très cocasse.
- Ça veut dire quoi? - C'est de l'anglais.
- Ah. - Je vais être pompette, moi.
Elle est bilingue.
- Elle parle deux langues. - [Cricri] Vous buvez pas?
On se dit pas "tu", nous?
- Très drôle, ton histoire. - Merci.
T'as bien fait de la raconter.
Bienvenue encore.
Vous êtes pacsées?
Non, on est mariées.
Ah bon?
Ah.
- Pourquoi? Ça te choque? - Non, pas du tout.
Non. Un mariage, c'est un mariage.
Même avec des gens du même...
- Qui ont le même... - Tu peux dire "homosexuel",
c'est pas un gros mot. Ça peut même être une découverte.
Je pensais qu'à la campagne, c'était moins courant.
Statistiquement...
Oh là...
Reprends du champagne.
Statistiquement, un con sur deux est une conne.
Sois gentille, crapaud. J'ai promis à Pat.
La campagne...
N'exagérons rien.
C'est pas la Sologne, ici, quand même.
Oui, c'est pas la Sologne.
[musique douce entraînante]
- Oui, deux secondes. - Tu ouvres?
Ah, mais ça va! Deux secondes!
- Ça t'amuse? - Quoi?
D'agresser Cricri pour faire ton intéressante?
Quoi? Mais pas du tout, rien à voir.
- J'arrête pas de la défendre. - C'est ça...
Si tu me fâches avec Patrick, je fais une dépression.
Je prends 12 kilos.
Tu seras encore plus beau, je t'aimerai encore plus. Allez, viens.
Chouchou!
On y va.
Bon, on va vous laisser.
Je vous ai pas vexé, René?
Pas du tout. On va compter les chaufferettes, avec André.
André.
Parce que si le coup de froid se confirme...
Bon, à tout à l'heure.
Les mecs, on va larver à la piscine?
Oui.
T'as pas besoin de moi?
Non, je vais parler avec les girls.
Les gars, ça vous accrocherait le zgègue d'aider à débarrasser?
- Ouais. - OK. Cassez-vous.
- Carrément? - [en italien] Vaffanculo.
Quelle bande de nazes.
- [musique cocasse] - [discussions mêlées]
[notification]
- Merci. - De rien.
- Merci beaucoup. - Elle est bonne?
Très bonne.
Tu veux de la crème, Irina?
Non, merci.
Oui, et donc, tu...
tu disais qu'il y a beaucoup de SDF à Los Angeles?
L.A., home of the homeless.
C'est le style de vie de ces villes.
Être à la rue,
c'est un style de vie?
Non, c'est pas ça. Non...
Les gens vivent pas downtown, mais dans les suburbs.
C'est un choix de vie.
Donc c'est de la faute aux pauvres.
Tiens.
Non, Irina. C'est pas ce que j'ai dit.
T'inquiète.
C'est pas toi.
Elle vient d'une famille pauvre?
[soupir]
Non, elle me fait chier.
- Ah. - D'accord.
C'est que des essaims français.
Pas la saloperie d'abeille chinoise. 100 % écolo-tricolo-responsable.
Tiens, mon Patrick chéri.
Mon Guillaume adoré.
Les gars, c'est Compte de Champagne Tattinger 2004.
C'est introuvable donc évidemment, inoubliable.
Tiens, jolie...
- très jolie Christine. - Merci.
Tiens, ma jolie Jo.
Romane, excuse-moi.
Est-ce que tu aurais un glaçon?
[musique cocasse]
Euh...
Oui, oui.
- [sonnerie de téléphone] - Merci.
- Maman? - Oui, chéri.
C'est quoi, Youporn?
Samia, elle a quitté Samir
- parce qu'il regardait trop Youporn. - Attends.
Je te passe ton père. Il va t'expliquer.
En plus, il est avec ses copains, il est très inspiré. Tiens.
- Quoi? - C'est ton fils.
Mon amour, qu'est-ce qu'il y a?
Maman m'a dit de te demander...
- Elle est bonne, hein? - Ouais.
Moi aussi, mon fils me manque tellement.
Tu vois, un cœur bat sous le silicone.
Quand même.
Je disais, essaim français parce que circuit court.
Le consommateur veut du local.
- Il veut du 100 % français. - 100 %.
Vous avez pas d'enfants avec Nico?
Euh, non. On n'a pas pu.
Quel dommage.
Et vous avez pas eu envie d'adopter?
Non.
Excuse-moi.
Tiens.
Vous avez raison, elle est reloue.
[Romane] Tu nous poses pas la question?
C'est normal, hein. Deux lesbiennes.
On pourrait très bien. Hein, Irina? On pourrait même
faire un gamin. Un coup de zizi, et hop!
- Quand même... - Les candidats manquent pas sur Tinder.
Ou on pourrait demander à un pote, y en a plein ici.
Un couple d'homo en manque d'enfants, ça se trouve.
Enfin, bon, l'adoption, c'est tellement personnel.
Hein?
Hein, Céline? Hein, ma chérie?
Ouais.
Ah, parce que...
c'est pas vos vrais enfants?
Si, évidemment que c'est nos enfants.
Oui, oui.
Bien sûr que vous pourriez, Romane.
- C'est très moderne, maintenant. - C'est sûr, c'est le mot.
Mais...
Qui serait la vraie maman?
Biologique, je veux dire? Ce serait Romane, je suppose?
Ben ouais, ce serait moi. Ouais, ce serait moi.
- Ou la boulangère. - Pourquoi tu supposes?
Ça pourrait aussi être Irina.
Oui, bien sûr. Mais déjà que l'enfant serait un peu différent,
avec deux mamans...
C'est compliqué
à l'école de... Excusez-moi,
je dis n'importe quoi.
Faut pas cumuler, c'est ça?
En plus d'être un enfant de gouines,
il faudra pas que sa mère soit noire?
Non, c'est pas ce que j'ai dit.
Non, non.
C'est pas ça qu'elle dit.
Mais non!
Mais non!
Et puis merde!
Oh là là...
[Pat] Super.
C'est cool de la tacler.
J'ai commencé, c'est de ma faute.
Je suis d'accord avec lui.
T'es tout le temps d'accord avec lui. Quel lèche-cul.
T'as dit quoi? Lèche-cul?
T'as besoin de le sucer comme ça? Ça fait 30 ans
que vous êtes amis.
T'as besoin de jouer le laquais
pour lui taper du fric?
T'es son valet ou son ami?
- Oh! - Mais putain, sérieusement!
Il a rien fait! C'est pas de sa faute si Christine...
- est débile. Pardon. - Quoi?
C'est quoi?
- Ça va ou quoi? C'est... - [Patrick cherche ses mots]
C'est quoi le problème?
- C'est super, merci! - [cri]
[Cricri] Ah, putain! Ah!
Elle a quoi, cette conne?
- Qu'est-ce qu'il y a? - Je me suis fait piquer!
Je me suis fait piquer!
- C'est pas grave, calme-toi. - Ah oui.
Calme-toi.
[sanglots]
C'est une abeille.
Non!
Qu'est-ce qui nous arrive?
Je comprends rien.
Je sais pas.
On s'aime peut-être plus.
Ça n'a aucun sens.
Oui, entrez.
Ah.
- Je peux te déranger? - Oui, ce sera pas long.
Bien sûr.
Vous avez changé de place la...
la photo, là? La gravure.
- Ouais. - Vous étiez belles.
Vous êtes toujours belles, mais...
Magnifiques.
Tu veux quoi, papa?
Voilà, en fait...
je voulais te dire que...
Sylviane et moi, on a beaucoup réfléchi
et en fait, on a décidé de...
d'officialiser.
Voilà.
OK. Ça veut dire quoi? C'est-à-dire "officialiser"?
Se marier.
Ouais.
Avec Sylviane, donc?
- Ouais. - Mais c'est n'importe quoi!
C'est la meilleure amie de maman! T'aurais pas pu...
prendre une voisine, une nana dont on se fout?
- J'y crois pas... - Je te laisse.
Ouais, va-t'en.
[musique douce]
Tu déconnes.
C'est à base de gelée royale. Formidables, ces abeilles.
Tu mets tout autour sans appuyer.
- Autour de quoi? - Là où t'as mal.
- Bien sûr. Ben merci. - Je t'en prie.
C'est cool. Merci aussi pour la piscine.
- Les autres sont pas cools. - Quoi?
Qu'est-ce qu'il y a?
C'est lèche-cul, ça aussi?
[Cricri] J'aurais jamais dû m'énerver comme une idiote.
Ils me détestent.
Mais non.
T'as eu raison de t'énerver.
Mais faut tourner la page.
Hein?
Tu sais, c'est très dur d'arriver dans un clan.
Vous êtes tellement soudés,
tellement drôles,
et moi...
Moi, je suis tellement tarte!
Mais non.
Tu es ma tarte... lette...
à moi. Hein? Ça va?
- Attends, tu me tires les cheveux. - Oui, oui.
Et Isa...
- À côté, c'était un prix Nobel. - Ah oui, Isa...
Oh, Isa... "Oui, je pense que...
"franchement, la nature est plus forte que nous."
- Et la guerre. - La guerre? Oh non...
"À un moment, la guerre, faut que ça s'arrête. Y en a trop."
[ils rient]
- [notification] - Merde, écoute...
Ça va aller, ils t'adorent.
- Ah bon? - Oui.
Tu parles.
Irina et Céline me prennent pour une connasse raciste.
C'était un malentendu, ils ont compris.
- Ils t'adorent. - Tu dis ça pour me consoler.
- Non. - Si.
Surtout Céline et Irina.
- Ouais. - Oui.
Qu'est-ce qu'elles t'adorent...
Patrick, c'est un mec intelligent.
- Ils préfèrent les connes? - Oui, c'est pas faux.
[il rit]
- Là, il a décroché la timbale. - Oh, la vache!
Guillaume me l'a dit.
C'est vrai?
- Oui. - Il t'a dit ça?
Mais nounours, faut que je m'explique avec elle alors.
Non. Ça vaut pas la peine.
- Mais c'est tes amis, si! - Non.
- C'est la peine! - C'est pas la peine. Cricri...
Non, Cricri.
- C'est la peine. - Non. Non.
Le nombre de préservatifs qu'on aurait pu
fabriquer pour son père avec tout ce silicone.
Déjà, éduquer les cons, mais elle,
franchement...
Le meilleur remède contre la connerie, c'est le préservatif.
- Oui, oui, oui, oui... - Non?
Quoi?
Quoi?
[pas dans les escaliers]
Oh non...
Oh...
[une porte claque]
[pas dans les graviers]
[notification]
Bordel de merde.
Vous deviez juste la mettre à l'aise,
lui faire une petite place. C'était trop vous demander, ça?
Hein?
Quitte à prendre sur vous, pour une fois.
T'as raison, excuse-nous.
C'est nul, pardon.
Vous êtes des enfants gâtés.
Vous, le soir, vous êtes en famille.
Moi, le soir, je suis seul!
Les week-ends, je suis tout seul!
En vacances, je suis tout seul!
Même à Noël, je suis tout seul, putain!
Aux Seychelles.
Quoi, les Seychelles?
Je suis seul aux Seychelles,
je suis tout seul, comme un con!
J'en ai marre d'être seul!
Je veux être avec elle!
Vous pouvez comprendre ça?
Je vous demande pas de l'aimer.
Juste de l'accueillir, pour moi.
C'est pas compliqué, non?
On va te la retrouver, ta Christine.
Ouais.
On va te la ramener.
Viens.
- On prend le van. - Quoi, le van?
Lâche-moi.
Patrick.
[musique triste]
Elle a dû faire du stop.
On voit rien.
Y a que des vignes.
Vous disiez quoi quand Cricri a entendu?
- Des trucs... - Des trucs?
Des trucs? Mais quels trucs?
Des... Des trucs...
drôles à dauber dans le dos, pas drôles à dire en face.
- Des trucs, putain! - Oui, ça va.
- Des trucs, voilà. Tu sais bien! - Non!
- Quels trucs? - Je me suis excusé!
- Tu veux que je fasse quoi? - Oh là là, tu t'es excusé...
Guillaume s'est excusé.
- Oui. - Magnifique, Guillaume s'est excusé.
Tu t'es excusé!
Le monde se prosterne devant ta mansuétude magnanime.
Jean, tu peux dire à l'autre qu'il a l'ironie pédante?
Non, non, non. Je rentre pas dans vos conneries.
Bien sûr, quand il s'agit de te mouiller... C'est tout toi.
C'est tout Jean.
C'est dingue, les gars!
Je veux pas dire, enfin, quand même...
C'est ta femme qui a traité Christine de conne.
- Quoi? - Ben... oui.
Laisse ta veulerie de côté, pour une fois.
Hein? Choisis ton camp.
Stop!
- [crissement] - Merde! Merde!
Merde!
Vous me faites chier, bande de connards!
Avec vos concours de bites et vos chamailleries de gonzesses!
C'est vous, les veules!
Toi, Guillaume! T'es pas foutu de dire à ton meilleur pote qu'il te manque
depuis qu'il est avec cette grosse conne de Christine!
Et puis, toi, Patrick!
Malgré ton pognon et tes pantalons roses,
t'es pas foutu de dire à cette greluche de respecter
notre amitié de 30 ans!
C'est vous, les enfants gâtés qui se vexent pour du pipi de chat!
Je suis pas votre bouffon, je suis votre ami!
Bien sûr! Bien sûr
que tu es notre ami, Jean!
Je suis un rigolo! Je suis un gentil loser.
Maya l'abeille... Mais quand je parle de mes problèmes, y a plus personne.
- Moi, je t'écoute, c'est... - Tu m'écoutes, toi?
- Oui. - Ça fait deux jours que je te dis
que je deviens apiculteur.
T'en as juste rien à branler. Mais rien! Rien!
Vous savez quoi? Pour la première fois de notre vie...
Enfin, de nos vies, je sais pas...
vous m'avez déçu.
- Arrête. - [ensemble] On s'excuse.
Pardon.
Allez vous faire enculer!
- C'est con, en plus, j'adore le miel. - Moi aussi.
Foutez-vous de moi, en plus!
Vous vous foutez de ma gueule!
Je te suis, t'as besoin de combien?
On m'achète pas!
Mais non, on t'achète pas.
On investit sur toi.
Nous, on croit en toi.
- C'est vrai? - Mais bien sûr.
- Jean. - On est des potes, oui ou merde?
J'avais pas compris. Voilà.
Ça y est, on a bien compris.
- C'est vrai? - Bien sûr que c'est vrai.
Il faut pas beaucoup.
- Combien? - Juste un petit pécule de...
Il faut acheter les ruches. 400 ruches.
Et là?
- Rien. - Mais elle se cache où?
C'est quoi de disparaître comme ça?
La fin de week-end de l'enfer.
S'il y avait que ça.
Comment ça?
Non...
Oh merde.
C'est elle qui te l'a dit?
Non, c'est Guillaume. Il était avec lui
- quand il a rencontré la nana. - Il a une nana?
D'après toi?
Oh, putain...
Horrible, je savais pas du tout. J'ai rien vu, moi.
Allez.
- C'est quoi, ce week-end? - De merde.
- On va pas chercher toute la nuit. - Si, s'il faut.
- Je fais quoi? - Ralentis.
Va ici, à droite. On est déjà passés par là.
C'est André, arrête-toi.
- Quoi? - C'est André, arrête-toi.
André! André! T'as pas vu Christine?
- Christine? - Oui. Elle s'est barrée.
Tu veux pas monter avec nous?
Si t'as un truc à dire, dis-le.
Céline t'a parlé, c'est ça?
Je suis désolée, j'arrive pas à faire semblant.
Mais je suis tellement choquée.
Qu'est-ce que t'as?
Je comprends pas pourquoi toi.
J'ai pas de mots, c'est...
C'est... C'est juste dégueulasse.
Le mot est un peu fort, non?
Ah, tu trouves?
T'es incroyable. Je sais pas si j'aurais aussi bien réagi.
Ah.
On réagit comme on peut.
On est qui on est.
Mais pleure pas, attends!
Tu vas pas pleurer pour ça.
Qu'est-ce que t'as?
Elle est au courant, Romane?
Ah oui, oui. Elle est au courant, oui.
D'accord. Céline m'a dit que seul Guillaume savait.
Quelle pute. Je la vois, je la défonce, la meuf.
Tu vas défoncer qui?
Céline?
De quoi?
Attends, euh... Marie, tu parles de quoi, exactement?
Mais non, mais quand Nico est sorti avec Guillaume,
- et qu'il a rencontré sa nana. - Quoi?
Guillaume savait depuis le début?
Regarde un peu.
Vous êtes sur la messagerie de Christine.
Laissez un message.
[Patrick soupire]
[bip]
Elle répond pas.
On fait quoi?
On va à la gare, c'est le seul endroit qu'elle connaît.
Guillaume, on va s'arrêter chez Gilou.
Un copain ancien gendarme. Il pourra nous aider.
Mais on n'entre pas, sinon, c'est le traquenard assuré.
Bonne idée.
Christine!
Christine!
Christine!
Ça va?
- Introuvable. - Tu l'as pas vue?
Non.
Arrête, Romane. Pense à Irina.
Je t'aime.
Mais non. T'aimes juste rouler des patins comme au lycée.
Oui, c'est vrai que j'aimais rouler des patins.
En cachette.
Surtout à toi.
Mais moi aussi.
Sauf qu'on n'est plus au lycée.
Et si j'avance pas maintenant,
je vais droit dans le mur.
Tu comprends ça?
Non, je comprends pas. Prends-moi dans tes bras.
- Putain. - Putain, merde.
Irina! Putain!
- Attends! - Putain...
Gilbert! Gilbert! Gilbert!
[cris de joie]
Allez, on va chercher Cricri.
Non, tu restes là, toi. Eh, oh!
T'es un travailleur, mais on est chez moi, ici.
Sans risquer de tomber dans le bizarre,
il faut que vous goûtiez la cerise.
- 70 degrés. - Gilou! Fabuleux!
[rires]
C'est qui... C'est qui...
- la fugueuse? - C'est moi! C'est Cricri.
C'est ta femme!
C'est ce que je dis!
Il faut y aller!
Non, encore un dernier!
[Joesef : "Comedown"]
J'adore cette chanson.
On n'a pas été cools avec toi, désolée.
C'est ma faute.
Je voulais tellement vous plaire.
Toi au moins, il t'aime.
Toi aussi, tu sais.
Je suis conne, mais je sais lire dans les yeux.
On la retrouvera jamais, c'est foutu.
Et moi, je vais vieillir tout seul.
Abandonné par tout le monde.
Mais oui, évidemment.
Attends. Attends, regarde.
Qu'est-ce que tu fais? Arrête!
Qu'est-ce que vous foutez?
- Non, André! - Non, j'ai besoin de sortir.
De prendre l'air.
Elle va être longue, la nuit.
[notification]
[Marie] Han! Oh, putain!
Mais qu'est-ce que c'est que cette apparition?
- Ça va? - Oui.
Totalement bourré?
- Oui. - Oh là là là...
Mais on retrouve pas Cricri, vous non plus?
- Non. - On l'a pas trouvée.
Nous non plus.
- Ça va? - Vous l'avez cherchée?
Viens par là.
- Vous avez picolé? - Non.
J'ai suivi, moi.
Avec eux, c'est compliqué.
Moi, j'ai rien bu du tout.
Elle est nulle part.
Tu savais pour Nico et tu m'as rien dit?
Celle-là, il l'a pas volée.
Je suis d'accord.
Enfoiré.
- Eh, oh, oh! - Toi aussi, t'es d'accord?
Jo, euh...
Oh ben, regardez!
Y a Christine!
Christine!
[cris enjoués]
- Mais elle était où? - On t'a cherchée partout!
Ça va, toi?
Oui, t'en as pris une.
On est sûrs de ça?
Ah oui, c'est ça.
[rires de Marie et Jean]
[musique douce]
Je suis désolée.
[bips du téléphone]
Merde.
Oh, merde.
- Qu'est-ce qui se passe? - Il gèle.
- Hein? - Il gèle.
[musique sombre]
C'est la merde.
Putain...
Patrick, tu vas rire... Enfin, non, je sais pas pourquoi je dis ça.
Tu sais le...
l'assurance pour le gel?
Je l'ai pas prise.
Je l'ai pas renvoyée. Je sais pas pourquoi, j'ai déconné.
Je suis une grosse conne.
Je suis une vigneronne de merde.
Ce soir, je perds mon domaine, la femme que j'aime...
Je perds mes amis.
C'est ce qu'on va voir.
[musique intrigante]
Allez, ma poule. Courage.
On en a fait la moitié, allez. Viens.
Allez.
- Putain, fait chier! Ça remonte pas! - Continue, allez.
Oh, Patrick! Bouge!
J'arrive.
- Là? - Ouais.
Oh.
- Ça va? - [soupir]
Qu'est-ce que t'es jolie.
C'est gentil. Merci.
Ça va, Maya l'abeille?
[il imite un bourdonnement]
N'empêche, les abeilles sont moins cons que le raisin.
Elles, quand ça caille...
elles se planquent. Aide-moi.
- Ah, tu veux que je... - Oui.
Allez!
Tiens, Romane. Ça va te réchauffer.
- Si. - Non, j'en veux pas.
Tu discutes pas.
Tiens, prends-le. Donne-moi ça.
On va y arriver.
On va y arriver, je te le dis.
Eh, dis. T'y es allée fort, quand même.
- Connard. - Ouais.
[rires]
T'es un connard.
[gémissement d'effort]
Voilà, c'était la dernière.
Et si ça marche pas?
Ben on replantera.
Je sais pas qui a dit : "Je préfère marcher avec un ami dans l'obscurité
"que seul dans la lumière",
mais il avait raison.
C'est Helen Keller. Elle était sourde et aveugle.
En amitié, ça peut aider.
[rires]
- On y va? - Allez.
Plus qu'à attendre.
[Guillaume] Bravo.
[musique triste]
Il dit rien, le grand philosophe?
Grand philosophe?
Il dit : "Tous les hommes sont menteurs,
"inconstants, faux, bavards, hypocrites,
"orgueilleux et lâches...
"méprisables et sensuels...
"Toutes les femmes sont perfides,
"artificieuses,
"vaniteuses, curieuses, dépravées...
"Le monde n'est qu'un égout sans fond
"où les phoques les plus informes rampent
"et se tordent sur des montagnes de fange, mais...
"il y a au monde une chose sainte et sublime :
"c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.
"On est souvent trompé en amour, souvent blessé,
"et souvent malheureux, mais on aime.
"Et quand on est sur le bord de sa tombe, on regarde
"en arrière et on se dit :
'J'ai souffert souvent,
'je me suis trompé quelquefois,
'mais j'ai aimé.'"
- Alfred de Musset. - Oui.
Si vous m'invitez à votre mariage, c'est ce que je dirai.
- Ça remonte. - Oui, ça remonte.
Ça remonte, putain.
Ça remonte!
Putain.
[cris de joie]
Ça remonte!
Les gars! C'est gagné, putain!
[musique douce]
[roucoulement]
[claquement de bouchon]
Vive les mariés!
Vive les mariés!
Vive les mariés!
C'est la photo, là! Céline, viens! Marie!
[discussions mêlées]
- Ah! - On fait une photo à quatre?
[musique cocasse]
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