All language subtitles for Sweetwater.2023.720p.AMZN.WEB-DL.DDP5.1.H.264-APEX-French

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Original subtitles

Jordan vole le ballon et traverse tout le terrain...

Aéroport O'Hare. Terminal Pan-Am.

C'est parti.

- Vous pouvez monter le son ? - D'accord.

Michael Jordan, 42 points,

13 tirs réussis sur 26 sur le terrain,

et 9 passes décisives.

Les Bulls battent les Pistons 108 à 101.

Ils vont y arriver cette année.

Michael Jordan fait des choses

que je n'ai jamais vu aucun autre joueur faire

de toute ma vie.

Oui, c'est un grand joueur,

mais beaucoup de gars avant Mike faisaient des choses

que vous n'avez jamais vues.

- Comme qui ? - Je parle de...

Connie Hawkins,

Elgin Baylor, Julius Erving.

Dr. J chez les Hawks.

Oui, je vois.

Ce style de jeu remonte à loin.

À l'époque de David Thompson et de Oscar Robinson ?

Vous connaissez le basket.

Je suis journaliste sportif.

- D'accord. - Et vous ?

Quelle est votre excuse ?

Je connais mon sport.

Écoutez, on a un bout à faire,

alors pourquoi ne pas m'en dire plus sur votre sport ?

Peu de gens savent comment ça s'est passé.

VILLE DE NEW YORK 1949

Le match retour très attendu entre les Globetrotters

et les champions de la NBA les Lakers de Minneapolis,

c'est le match du siècle.

Oui, Howard.

Les Trotters sont remontés dans les dernières minutes.

Et on doit cette remontée spectaculaire à un joueur,

Sweetwater Clifton,

qui nous offre un spectacle incroyable ce soir

contre le géant des Lakers, George Mikan.

Allez. Tout droit ! Sweets !

Vas-y ! Sweets, bon travail !

Je suis là. Oh, c'est une faute !

George Mikan s'est fait contrer, j'avais jamais vu ça !

Personne n'a jamais vu ça, Howard.

Attaque !

Et c'est une égalité, les amis !

Sweets ! Boum chick-a-boum !

Maintenant !

- Passe le ballon. - Bouge à droite.

Les Trotters ont la balle.

J'ai trouvé mon homme.

OK.

Que se passe-t-il au milieu du terrain ?

Marcus Haynes fait des choses inédites avec ce ballon.

Allez ! Allez !

Ouais ! À toi de jouer.

Allez, Mike, t'es un arbre bloque-le !

Oh, joli !

Irish, t'as vu ça ?

T'as déjà vu un truc pareil ?

Non, personne n'a jamais fait ça !

Mes joueurs sont les meilleurs.

Tout le monde le sait, Abe, et surtout toi.

- Je le marque. - Allez, Joe.

Ouais je le marque.

- Il faut qu'on... - Interception !

Regarde les mains de Sweetwater,

la balle ressemble à un pamplemousse.

Il pourrait jouer en défense.

On sait tous que les contres et les rebonds

font gagner des matchs. Pas vrai ?

Oui, mais on dirait un cirque. C'est les frères Ringling.

Oui, mais tout le monde vient les regarder.

Ce joueur peut faire bien plus que des contres et des rebonds.

Allez !

Et les Globetrotters battent les champions de la NBA,

les Lakers de Minneapolis.

Score final 49-45.

- Qui sont les champions ? - C'est nous !

On est les champions ! On est les champions !

Bravo, les gars !

Quel style !

Maintenant, tout le monde sait qui est le meilleur.

Dis à ta femme que t'as fait un score à deux chiffres.

- Tu t'es bien amusé ce soir. - Comme toujours.

Ça paraissait si naturel. Joe Lapchick.

Nat Clifton. Mais on m'appelle Sweetwater.

Allez, Abe attend.

Et on veut pas l'entendre gueuler.

J'entraîne Les Knickerbockers de New York.

- Dick McGuire joue pour vous ? - Oui.

- Il tire bien. - En effet.

Aucun Noir ne joue dans votre ligue.

C'est pas un secret.

Ça ne sera pas comme ça pour toujours.

Et tu peux m'aider à faire avancer les choses.

Non, je veux dire...

que tu pourrais être le premier.

Joli match ce soir.

Je te rappelle plus tard, Sweetwater.

Merci.

- À bientôt, M. Lapchick. - Appelle-moi "Joe".

Aïe !

Fais voir. Va voir maman.

- Mais, papa... - Va voir maman !

Aïe !

Un peu de sucre rend l'eau beaucoup plus douce.

Viens ici.

Viens ici.

À partir d'aujourd'hui,

tu ne t'appelles plus Clifton Nathaniel.

Tu t'appelles Nathaniel Clifton, d'accord ?

Oui, maman.

D'accord. Maintenant, Nat Clifton.

- C'est l'heure de partir. - Mais, maman...

Écoute ta maman.

Allez, monte dans cette charrette.

Ton père t'emmène dans la grande ville.

Où tu auras une meilleure vie.

Il prendra soin de toi.

D'accord ?

Mais, maman, je veux pas partir.

Utilise ces mains que Dieu t'a données.

Fais-en bon usage.

J'ai toujours su que tu étais né pour accomplir quelque chose.

Il faut juste y croire.

D'accord ?

- Je t'aime, bébé. - Je t'aime, maman.

Viens là.

Allez, vas-y. Vas-y.

BUREAUX

ENTRÉE DES EMPLOYÉS

- Hé, joli match, Sweets ! - Joli match, Sweets !

Hé, Sweets...

Tu as vu la tête de Mikan quand tu as contré son tir ?

À quoi il s'attendait ?

On dormira ici ce soir,

mais d'abord, c'est l'heure de la paye.

Excellent travail. Merci pour ce que tu as fait.

Merci.

Tu as été génial, sincèrement.

- Merci, Abe. - Merci.

- Tiens, Pops. - Merci, Abe.

Et le dernier, mais pas des moindres,

merci.

Quoi ?

Me lance pas ce regard.

Dis-moi ce que t'as à me dire, je peux tout entendre.

On a battu les Lakers. Les champions de la NBA.

- Oui, on l'a fait. - C'était pas facile.

Non, ça ne l'était pas. C'est les meilleurs.

On s'attendait pas à ce que ce soit facile.

Et je peux savoir combien ils ont été payés ?

Ça te regarde pas.

Tu ne m'entends pas, Abe.

Tout le monde entend ce que tu es en train de crier.

Au nom de Sweetwater,

je tiens à tous vous remercier de tout cœur

en puisant dans ma recette du soir,

car vous l'avez bien mérité.

- Désolé. - Génial.

De l'argent bonus.

J'ai de grands projets,

cette victoire va nous ouvrir les portes du monde

grâce à votre talent.

L'Amérique du Sud, l'Europe, jusqu'en Chine.

Des endroits dont vous n'avez que rêvé.

Les Globetrotters à la renommée internationale.

Plus grand que Jesse Owens.

N'est-ce pas ? Joe Lewis.

Ils ne parleront plus que de vous.

Et j'ai de nouvelles tactiques que vous allez adorer.

Et un jour,

un jour, on entrera dans la NBA.

Reposez-vous.

On va changer le monde, Abe.

Ouais, exactement.

Merci, mon frère.

C'est l'occasion d'égaliser les chances.

BUREAUX DE LA NBA VILLE DE NEW YORK

Donnez-leur une chance sur le terrain !

Ce ne sera jamais une ligue de Nègres !

- Qu'est-ce que tu racontes ? - Du calme, du calme.

Du calme !

C'est quoi tous ces cris ?

Je pense que nous devrions discuter

dans une atmosphère de respect.

Et de bienséance.

Quant à la question de M. Walter Brown

concernant le recrutement de nègres pour les Celtics,

les statuts sont clairs.

Vous n'êtes pas limités aux Blancs.

On parle de joueurs.

Des joueurs.

Donc, si quelqu'un veut recruter un joueur nègre, qu'il le fasse.

Les Celtics sont très intéressés par un joueur nègre.

- Et... - Assez !

Je veux parler au nom de mon équipe

et de notre intérêt pour la ligue en disant

que ces fioritures ridicules sont inutiles.

Et c'est ce que les nègres vont faire.

Est-ce que je peux intervenir ?

Écoutez-moi.

Je peux vous garantir

que personne ici n'aime plus le basket que moi.

- Allez, arrête ! - Oui, c'est vrai !

Et ce que tu appelles des fioritures ridicules,

je trouve ça amusant et même divertissant.

Comme... une danse !

- Une danse ? - Oui, une danse.

- C'est une danse. - Oui, une danse !

Ils doivent marquer et faire venir des spectateurs.

Parce que le basket est un business.

Tu ne le savais pas ?

Votons.

Un accord entre gentlemen, si vous voulez.

Je propose que la NBA soit réservée aux Blancs.

Euh... je...

Je tiens à ce que l'on note

que c'est une erreur d'inscrire ça.

Je le répète.

Je propose que la NBA

soit réservée aux joueurs blancs.

Je te suis !

Merci.

Il y a une motion sur la table

pour que la NBA soit une ligue blanche.

Ceux qui sont pour, dites : "oui".

- Oui ! - Ceux qui sont contre ?

- Non. - Vous avez gagné.

- Tu es intervenu ? - Bien sûr.

- Vraiment ? - Qu'est-ce que tu crois ?

Qui a pris cette décision ? Podoloff ?

Et le conseil d'administration, les dirigeants, c'était unanime.

Les champions de la NBA se sont fait botter le cul

par une équipe de nègres.

Si j'ai bonne mémoire, c'était très serré.

Si les Trotters jouaient dans cette ligue,

aucune équipe de la NBA ne pourrait les battre.

Je sais.

Ce n'est pas ma décision, d'accord ?

- C'est comme ça, Joe. - Ce n'est pas une fatalité.

Qu'est-ce que tu veux faire ?

Je commence à penser à démissionner.

C'est malin.

C'est très malin.

On peut enfin être champions et tu veux démissionner ?

Ces gamins comptent sur toi pour aller en finale.

Et tu veux les laisser tomber ? Vas-y, dis-leur. Vas-y.

D'accord.

- Oui. - D'accord.

Allez, travaillons les rebonds.

Allez, les gars ! En ligne.

LES MAGICIENS DU BASKET

Babe !

Goose !

Et voilà.

Oui, je l'ai ! Je l'ai ! Je l'ai !

Je l'ai !

Je l'ai ! Je l'ai !

- Non, faute du 2-2. - Quoi ?

- Ça s'appelle une faute. - Moi ?

- Oui, vous êtes le 2-2. - Oh, je suis désolé.

Donnez-moi la balle.

Merci, monsieur.

MAÏS SOUFFLÉ

C'était quoi, ça ?

- Je dois laisser passer ça ? - C'est bon.

Balle aux blancs.

Allez, viens.

Continuez.

Il a mis mon chapeau.

C'est encore l'embrayage ?

Non, le réservoir est vide.

On va faire le plein en ville.

ESSENCE - PNEUS - SERVICE

LES MAGICIENS DU BASKET

Alors, qui s'occupe des sacs ?

- Pas moi - Non.

Ça devrait être celui qui a marqué le moins de points.

- Qui c'est ? - Oh...

OK, je vais prendre les sacs.

Bien. Merci.

ESSENCE

Recule, mon garçon.

Éloigne-toi de mes pompes blanches,

le nègre.

Nous ne voulons aucun mal, monsieur.

Il nous faut de l'essence pour continuer notre route.

T'es courageux de répondre.

Tu vois ce fusil ?

Il est chargé.

Je sais m'en servir.

Je vais te dire, je l'ai déjà utilisé.

Comme je l'ai dit, il nous faut juste de l'essence.

Notre réservoir est vide.

Si je te laisse prendre de l'essence,

comment vas-tu la payer, mon garçon ?

Ton argent ne vaut rien ici.

Qui n'aime pas le cash américain, monsieur ?

Abe Saperstein à votre service.

Laissez-moi vous présenter

l'homme sur lequel vous pointez cette puissante arme...

est une légende du basket !

Nat Sweetwater Clifton.

L'une des vedettes des Globetrotters,

les mondialement connus Globetrotters.

Il nous faut quelques litres d'essence, monsieur.

Je vois que les prix ont doublé, mais ça nous va.

Vous êtes l'équipe de basket de nègres ?

Exactement, c'est nous, sauf moi, bien sûr.

J'entraîne l'équipe.

Bon, alors...

Pour Jen, ma blonde, de ce côté.

Bien sûr, je vais voir si j'ai un crayon.

Vous pouvez signer avec ça.

Très bien. Ça ira.

Oui, bien sûr. Nous sommes heureux de faire ça.

Ça a déjà une certaine valeur sur le marché,

mais si vous attendez,

comme avec un piano, l'immobilier ou un tableau,

ça prendra de la valeur avec le temps.

C'est certain. Vous jouez aujourd'hui ?

On a joué ! Un très bon match !

Avec un public incroyable. Hein, Sweetwater ?

Ouais, les meilleurs fans de basket qu'on ait vus.

Les habitants sont formidables ici.

Et l'équipe locale est formidable,

si vous les aviez vu jouer...

Ce serait un honneur de vous offrir

les meilleures places à vous et à vos enfants

la prochaine fois que nous passerons

dans votre chaleureux État.

Qui a gagné aujourd'hui ?

Qui a gagné à votre avis ?

Merci pour l'autographe.

Ça s'est bien passé.

Remonte dans le bus.

Je suis désolé, nous n'avons aucune chambre.

Aucune chambre ?

C'est la période la plus chargée de l'année.

Oui, je vois ça.

Il y a beaucoup de clés derrière vous.

Vous ne voulez pas jeter un coup d'œil

pour voir s'il y a des chambres ?

Ce serait une perte de temps, monsieur.

Vous devriez aller voir au Dunbar.

De l'autre côté de la ville. Ils vous accueilleront.

- De l'autre côté de la ville ? - Oui.

Et lui ? Il est au Dunbar aussi ?

M. BANANES

Oh non. Il est ici, monsieur.

- Quoi ? - Oui, M. Bananes.

Il séjourne chez nous.

Il travaille au théâtre en face.

Vraiment ? Et il a sa chambre ici ?

Eh bien...

Avec son dompteur.

Quelqu'un doit bien commander le service de chambre.

Voyons si je comprends bien.

M. Bananes est là, un singe si talentueux

qu'il porte un nom de nourriture alors que mes amis,

qui sont les meilleurs joueurs de basket au monde,

n'y ont pas leur place.

Ce n'est pas moi qui fais les règles.

Si je pouvais, je ferais autrement.

Oui, vous ne faites pas les règles.

Vous ne faites que les suivre, comme à Nuremberg.

Ça vous dit quelque chose ?

Allons-y, les gars.

Je vous souhaite bonne chance.

C'était très bon, maman.

Je suis ravie que tu aies aimé, mon chéri.

Papa, je peux me lever ?

C'est bon.

Je ne t'ai jamais vu aussi troublé.

C'est le mur.

Quel mur ?

Ce Sweetwater Clifton

représente tout ce pour quoi je me suis battu.

C'est l'avenir du basket,

et il y a ce mur que la ligue a construit,

et qu'il ne pourra pas franchir.

Tu comprends ?

Le temps que ça change, on sera grands-parents.

Regarde-moi.

Tu es Joe Lapchick.

Ouais.

Tu n'as pas à casser de mur.

Va chercher Sweetwater

et franchis ce mur avec lui.

J'ai commandé le service de chambre ?

- Je voulais pas te réveiller. - Non, c'est bon.

Je ne dormais pas.

Au moins ton équipe ne dort pas, hein ?

On devrait aller dans les Catskills.

Saperstein et Lapchick, Lapchick.

- C'est pas mal. - Ouais.

Qu'est-ce qui me vaut ce plaisir ?

J'aimerais te proposer quelque chose.

Si tu as une minute.

Ah, ramener les Globetrotters dans le Garden.

- Je crois pas. - On ferait encore salle comble.

Non, on a fait salle comble parce que les Lakers jouaient

pour un championnat du monde non officiel.

C'était pour le spectacle.

Les fans ne sont pas venus pour les Lakers.

Ils ont payé pour les Trotters, c'est du grand spectacle.

On ne vend des billets que pour les frères Ringling.

Ils font salle comble partout.

Dans la campagne, dans les petits gymnases.

C'est incomparable avec le Garden.

- Ned. - Salut, c'est Mickey.

Oh, Mickey, ça va ?

Et contre une équipe d'étoiles universitaire ?

Ça ramènerait du monde.

Une seconde, Mickey.

Je veux pas parler à Saperstein.

Je m'en occupe. Merci, patron.

Je t'écoute, Mickey.

C'est ça, les gars. Suivez le rythme.

Boum chick-a-bom.

Ouais !

- Oh ouais ! - Montrez-moi de la magie.

- Allez, Michael ! - Vas-y, mec !

Ça, c'est du spectacle.

Le basket dans toute sa splendeur.

Et du talent. Du talent.

Les frères Ringling.

Oui, ça peut aider.

Crois-moi, et les gens adorent ça.

Ils font tout ça et ils savent jouer.

C'est beaucoup de fioritures.

Mais c'est vendeur, et tu le sais.

Non.

Ne vous contentez pas de marquer,

passez la balle dans le dos, ou quelque chose comme ça.

Souvenez-vous que c'est pour ça que les fans payent.

Ne jouez pas les Blancs, ils vont s'endormir.

Cinq minutes de pause, cinq !

Hé, fais pas attention à Sap.

Fais ce que t'as à faire.

Tu vas voir, c'est un bon gars.

Ne lui fais pas peur.

Voilà Ned Irish, propriétaire des Knickerbockers et du Garden.

C'est du sérieux, hein ?

Enchanté, M. Irish.

Également, Nat.

Montre-moi ces mains.

- Bienvenue dans le Garden. - Oui, monsieur, merci.

Monsieur ? Appelle-moi "Ned".

Désolé, une vieille habitude de l'armée.

- Tu as fait la guerre ? - Oui, monsieur Joe.

Assieds-toi.

Saperstein est dur avec toi, hein ?

- Il sait ce qu'il veut. - Oui.

Il veut un spectacle.

Abe doit toujours gagner.

C'est pour ça qu'on nous paye.

Et je peux vous dire que ce n'est pas beaucoup.

Alors vous gagnez toujours et vous êtes payés pour ça ?

Ça ressemble pas vraiment à un problème.

Ce n'est pas ça, M. Irish.

Abe organise ces matchs avec des joueurs blancs

pour qu'on les batte.

Mais pourquoi les organiser

alors qu'on est meilleurs que ces équipes de Blancs ?

C'est pas comme s'il demandait de truquer les matchs.

Vous savez, M. Irish,

on fait des trucs avec ce ballon

que vous ne pouvez même pas imager.

Et des gens payent pour ça.

Mais je ne veux pas faire partie d'un cirque.

La sieste est terminée. On a un grand match ce soir.

On doit botter le cul de ces imbéciles d'étudiants.

Allez. Sweets !

ÉTOILES UNIVERSITAIRES CONTRE LES TROTTERS

Ouais ! Sweetwater !

OK, Caleb et Andrew, tous les deux sur Sweetwater.

Chaque fois qu'on est sur ce terrain,

ça signifie quelque chose.

Marquons le coup pour les dernières secondes.

J'ai un tour dans ma manche.

Attendez !

Attendez.

Merci !

Ça a fonctionné, mec.

Après une victoire comme ça, je vais sortir ce soir.

On dirait Superman avec ces épaulettes.

On va où ce soir ?

Si tu veux leur parler, il suffit de me demander.

Plus tard.

Prenez vos affaires et montez dans le bus.

Allez ! Merci.

- Bonjour, M. Irish. - C'était un bon match.

- C'est ton jour de chance. - À quel point ?

Environ 2 000 fois.

T'es pas si mauvais finalement.

J'aimerais en dire autant de toi.

Et l'autre équipe ?

Je m'en suis occupé. Comme convenu.

- 100 shekels chacun ? - 100, en liquide.

Je dois filer, on a un spectacle au nord de l'État.

Tu travailles trop fort.

Si j'avais ton argent, j'arrêterais de travailler.

ASSOCIATION NATIONALE DE BASKET-BALL

C'est un endroit spécial.

Oh, oui.

- C'est magnifique. - Ouais.

J'ai gagné des championnats ici avec St. John's.

- Oh, je sais. - Ouais.

Voyons de quoi t'es capable.

Essaie de me passer. Tu devrais enlever ton manteau.

- Toi, contre moi ? - Oui.

Allons. T'es sérieux ?

Je ne pourrais pas être plus sérieux.

Très bien.

Je sais à quoi tu penses.

Tu es plus grand, plus fort et tu es un meilleur athlète.

T'es plus en forme.

T'as plus d'allonge, de plus grandes mains.

Mais tu...

- Tu ne pourras pas me passer. - D'accord.

- Attends, Joe. - Je crois que tu...

- C'était une faute, Joe. - Non.

C'était pas une faute, t'as oublié quelque chose.

OK.

Oh, maintenant tu enlèves ton manteau.

Donne-moi le ballon.

OK.

Trop lent, Joe.

Allez, Joe !

Non.

C'est...

- Ça peut arriver. - Allez, entraîneur.

J'étais pas chaud.

C'est parce que j'étais pas chaud.

- OK, tu vas partir ? - Oui.

C'est bon, je comprends. Tu as peur.

Tu manques d'entraînement. Joe.

Le vieil embrayage a fini par lâcher.

Je trouverai un mécanicien demain matin, on reste ici.

Bonne nuit.

On a fait beaucoup de route ensemble.

Je peux pas vraiment me plaindre, hein ?

Où vas-tu ?

Occupe-toi de tes affaires, Abe.

La cuisine est fermée. Vous devez partir.

J'ai dit : vous devez partir.

C'est bon. Il est avec moi.

OK, viens.

Veuillez ATTENDRE QU'ON VOUS ASSIGNE UNE TABLE

Qu'est-ce que je vous sers ?

Un autre Bourbon pour moi

et un double pour mon ami.

Un verre d'eau avec deux cuillères de sucre.

Pas mal.

Sa façon de chanter prend au dépourvu.

C'est comme lancer le ballon sans réfléchir.

- C'est comme ça que tu joues. - Ouais.

Comme du jazz. À l'intuition.

Je serai plus attentif la prochaine fois.

Lapchick dit que tu es l'avenir du basket.

Mon avenir est dans un bus en panne dans une ruelle.

Tu sais, on pourrait changer ça.

Si vous payez bien, on pourrait gagner un championnat.

Je payerais n'importe quoi pour voir la tête qu'Abe fera.

Rien n'est plus tentant que la liberté.

Eh bien, voyons ça.

- Alors ? - Merci pour le soda.

C'est le moins que je puisse faire.

Profite de ton eau sucrée, Sweetwater.

Désolé de vous déranger, j'ai aimé vos chansons.

Surtout le dernier blues.

Merci.

Hé.

- Jeanne Staples. - Nat Clifton.

Mais on m'appelle "Sweetwater".

Vous avez une belle voix mélodieuse.

Je pourrais vous écouter chanter toute la nuit.

J'adore le blues, vous savez.

Ma Rainey, Bessie Smith, Billie Holliday,

c'est authentique.

Il y a une boîte de nuit branchée à Harlem.

Mais la fête commence tard.

Je sais pas si ça pourrait...

Il est jamais trop tard pour ça.

OK.

C'est T-Bone ?

Attendez, les gars.

J'ai vu quelqu'un entrer et illuminer la pièce.

Un bon ami qui répond au nom de Sweetwater.

Applaudissez cette charmante jeune femme

qui chante le blues pour vous ce soir, Mlle Jeanne Staples.

- Vous êtes en feu ce soir. - Merci, vous aussi.

Oui, Jeanne se produit au 50 Second Club.

Vraiment ?

Il faut revenir chanter avec nous à l'occasion.

J'adorerais ça. Merci, monsieur.

C'est juste T-Bone.

Bien.

J'en reviens pas du nombre de fois où j'ai dû le réparer.

Hé, Sweets, on a bientôt terminé.

Ouais.

- Je vais me laver. - Fais vite.

On doit aller dans le nord. Ça va coûter combien ?

5, 10 $ ? Ne réponds pas, c'est une question piège.

Attaque du milieu de terrain. Allez, les gars.

Allez. McGuire, qu'est-ce que tu fais ?

Continue de bouger. Fais des passes.

Attendez une seconde.

Continuez de bouger sans la balle.

Faites une passe et bougez, faites une coupe.

Ne vous arrêtez jamais. Allez. Du mouvement.

Coupez. Voilà.

OK. C'est parfait. Très bien.

- C'est ce qu'il faut faire. - Il y a d'autres options.

C'est qui ?

Content de te voir, Joe.

- Moi aussi, Sweetwater. - Donne-moi le ballon.

OK, faites la même action.

En place.

Max, Vandeweghe, criss cross, ici.

McGuire, coupe, maintenant !

Ouais !

Belle formation ! Joli tir.

Pas mal pour des Blancs.

C'est une équipe bien entraînée.

Merci, les gars. À la prochaine, Joe.

Joe, je peux te parler ?

Une seconde, les gars.

- Qu'est-ce que tu fais ? - De quoi tu parles ?

C'est une violation des règles de la ligue.

On ne peut pas recruter de joueur noir.

- On peut s'entraîner... - Oh, allez, Joe.

Personne ne bouge comme lui. Personne ne peut le passer.

Peut-être Cousy, mais il fait pas 6'8".

Sweetwater est plus vieux. Et tu oublies que c'est un...

Un nègre ?

On pourrait gagner un titre avec ce nègre.

Il ferait un excellent Knicks.

Ce n'est que mon avis.

Merci.

OK, les gars.

Allez prendre une douche. C'était très bien.

Je sais que la ligue et les propriétaires vont se battre...

Mais c'est ce que je veux.

Je le veux vraiment, Ned.

T'as vu qu'on a fait salle comble.

Les fans vont adorer.

T'as jamais pensé

que Sweetwater commençait à vieillir ?

Tu sais que c'est faux.

On sait tous que c'est faux.

Sweetwater connaît mieux ce sport que n'importe qui,

jeune ou vieux.

Tu sais depuis combien de temps je lutte

pour briser ces barrières ?

Je me battrai pour ça.

Je veux me battre avec toi.

C'est pas une montagne facile à gravir.

On la gravira ensemble.

- Ça pourrait être moche. - Je suis né moche.

- Merci beaucoup. - De rien.

- Prends soin de toi. - Merci.

Hé, Saperstein.

Beau match hier.

À ce propos, je suis content de te voir.

Merci pour l'hébergement, ta ruelle pleine d'urine

a été très agréable.

De rien, reviens quand tu veux.

Alors...

Je crois que ça t'appartient.

On a réglé ça hier.

- Une nouvelle affaire. - Mais, qu'est-ce que c'est ?

Environ 5 000 dollars en espèces.

Quoi ? Pourquoi ?

Pourquoi ?

Ce n'est pas une augmentation.

Je veux acheter le contrat de Sweetwater.

Je t'adore, Irish. T'es drôle.

T'en as parlé à Sweets ?

- Non. - Non, je crois pas.

Je devrais garder l'argent pour l'insulte.

- C'est non. - Pourquoi ?

Il te fait des maux de tête.

Ouais, quand je compte l'argent qu'il me fait gagner.

Oublie ça.

Tu ne penses pas vraiment qu'il va jouer à la NBA ?

Lapchick veut faire bouger les choses, je respecte ça.

Mais toi, qu'est-ce que tu veux ?

Je ne sais pas.

Remplir le Garden, gagner des championnats.

- Pour la gloire ? - Pourquoi pas ?

Je ne t'imagine pas dépenser un centime pour un joueur nègre

alors que tu sais que la ligue ne le laissera pas jouer.

À cause des règles.

J'aime changer les règles.

Qu'est-il arrivé au "aucun juif, surtout s'il a cinq nègres,

ne jouera jamais au Garden."

- J'ai dit ça ? - C'est une citation.

T'as dit que ça n'arrivera pas de ton vivant.

Tu ne changeras pas d'avis.

Mais pense à une chose,

tu pourrais dormir dans un vrai lit avec des draps,

par sur le sol d'un bus.

Allez !

- Des draps ? - Des draps.

- Quel genre de draps ? - En coton égyptien.

- Tu vas adorer. - Fils de pute.

- Dégage. - Tu es drôle, Saperstein.

Je t'aime bien, tu sais ?

Appelle-moi quand vous revenez.

- C'est pas assez. - OK.

TROTTERS ÉQUIPE DE BASKETBALL

Vous êtes bien avec vos uniformes assortis

et vos beaux souliers.

Très bien!

Et pour vous, arbitre.

Bien, vous pouvez recompter, il devrait y avoir 75 shekels.

J'ai compté moi-même. Allons jouer, maintenant.

Vous jouez le jeu, les Trotters gagnent,

et tout le monde est content.

Allez-y doucement. Des questions ?

- Parfait ! - M. Saperstaine ?

- Ouais ! - C'est vraiment généreux.

Ouais, comptez ça à l'intérieur.

- Et c'est Saperstein. - OK.

Sweet !

Qu'est-ce que tu fais ? On joue dans cinq minutes.

T'es prêt ? Qu'est-ce que t'as ?

Allez, mon pote, on va s'amuser.

Boum chick-a-boum. Allez.

Allez, tu peux le faire. C'est parti.

Ouais ! Allez.

OK, je l'ai ! Entre tes jambes !

Au-dessus de ta tête !

Attention !

Ouais !

Attendez !

Qui croit en la magie ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Sap, assieds-toi et profite de la magie.

- D'accord. - Oh, je vois quelqu'un.

Excusez-moi.

- Viens. - Oh, attends.

Jouez le jeu.

Allez, tu vas me montrer la magie.

Tu as juste à y croire.

Je dois aussi payer l'enfant ?

- Qu'est-ce que t'as ressenti ? - C'était génial.

Allez, terminons le match.

Attendez !

Quel est le score ?

C'est un petit peu contre beaucoup.

Rendons ça plus intéressant.

Comment ça, Sweet ?

Faites comme moi.

C'est le mauvais panier.

Je vais vous compter les points.

Oui. Ils marquent pour vous.

Ils comptent tous.

- Continuez. - Ça fait 60 !

Ça suffit.

Et maintenant, Goose ?

On est à égalité.

Et il ne reste que trois secondes !

Tout le monde ! Trois, deux, un !

T'es mieux d'y arriver.

Ce tir compte, Harlem gagne de deux points.

Ouais, merci.

Absolument.

Sweetwater, c'était quoi, ça ?

C'est du divertissement. C'est pour ça que tu me payes.

Je te paye pour suivre mon plan.

On a gagné. Comme tu l'avais prévu.

Marquer contre son camp ne fait pas partie de mon plan.

Ce sera jamais le cas.

D'accord, Abe.

Mais je t'ai entendu parler avant le match.

Ouais.

Dans le bus, tout de suite !

Allez ! Allez !

Merci, tout le monde.

Le bus part dans cinq minutes, avec ou sans vous, cinq minutes.

Quel est votre nom ?

Hé, le passage avec l'enfant, ça c'est du divertissement.

Une spéciale Sweets. Continue à être toi-même.

Merci, Pop.

Merci, madame.

J'aime le chapeau.

Quelle fin de match.

T'as signé des autographes, Goose ?

Merci, mec.

- Beau match. - Oui, merci.

Beau match.

- Fantastique. - Merci, Abe.

Beau travail. Fantastique.

Les fans adorent ça.

- Géniale. - C'est bien.

Ouais, c'est vrai.

Marcus, combien t'as eu ?

- Cinquante. - Et toi, Goose ?

- Cinquante. - Pop ?

- Je sais ce que tu fais. - Combien t'as eu ?

- Cinquante. - Cinquante !

Ouais, moi aussi.

Dis-leur combien t'as payé l'autre équipe, Abe.

Il y a un problème ?

On leur a botté les fesses !

Et ils ont été mieux payés que nous.

Ça me paraît pas juste.

- N'est-ce pas, les gars ? - Non.

Ces Blancs ont été mieux payés pour perdre

que nous pour gagner.

Je devrais peut-être changer d'équipe.

Pour faire plus d'argent la prochaine fois.

La grande question est...

combien tu gagnes, Abe ?

Tu n'étais qu'un bébé quand j'ai créé cette équipe.

Quand j'ai transformé les Savoy Big Five

en Globetrotters de Harlem, tu commençais à peine à marcher.

J'ai créé cette équipe. J'ai nommé cette équipe.

J'ai cousu les chandails que vous portez.

Et surtout, je suis votre patron.

C'est grâce à moi que cette équipe existe !

C'est grâce à moi qu'elle a ce succès.

Pourquoi je fais ça tous les jours ?

Pour vous !

C'est moi qui trouve les matchs.

Pour que vous soyez applaudis

pour ce que vous faites mieux que quiconque,

jouer au basket-ball.

Personne n'est meilleur que vous.

Alors, contente-toi de jouer au basket-ball.

C'est ton métier.

C'est pas une question de basket, Abe.

On fait juste partie de ton cirque.

Tu dis que personne n'est meilleur que nous.

On a battu les champions du monde.

On peut battre n'importe qui, n'importe où, à la loyale.

Ce qu'on veut dire,

c'est que tu peux payer les autres,

mais est-ce que tu les payes pour perdre ?

Ça enlève toute la joie de leur botter les fesses.

- C'est vrai. - Ouais ! C'est vrai.

OK.

D'accord.

Tu m'obliges à vous rappeler

ce que je pensais que tout le monde avait compris.

En tant que nègres,

je suis le seul à pouvoir vous faire jouer.

C'est mon équipe. Je me fiche de qui tu es.

Personne, et surtout pas toi, ne me dira comment la gérer !

J'ai de grands projets pour vous.

Une grange ?

Quoi encore ?

C'est également un plaisir de te voir, Abe.

Viens, quelqu'un veut te dire bonjour.

Je me demande ce qui a amené deux citadins comme vous

dans cette campagne.

Abe.

Vous gaspillez votre temps et le mien.

Tu sais, je me demande ce qui t'a pris

de réunir un groupe de basketteurs nègres

de Tombouctou et de faire croire au monde

que vous venez d'Harlem.

Pour finalement devenir la meilleure équipe.

La meilleure chose qui soit arrivée au basket.

Je reconnais ton intelligence, Abe.

On veut finir ce que tu as commencé.

Un joueur nègre entrera sur un terrain de NBA,

alors aide-moi.

Qu'est-ce que t'en penses Irish ?

Tu y crois ?

Ne fais pas l'imbécile, Saperstein.

On parle de combien ?

Ah. Je commence à l'aimer plus que je ne le pensais.

Mon offre finale est dans cette enveloppe.

10 000 shekels, comme tu dis.

C'est plus que n'importe qui ne payerait

pour un joueur nègre.

Et je suis certain que tu feras en sorte

que Sweets en touche une partie.

N'y pense même pas, c'est ma voiture.

Tu n'auras jamais ma voiture, Abe.

Comment appelle-t-on ça ?

Quoi ?

Lorsque qu'on touche une bonne fortune inattendue.

- La chance des Irlandais ? - C'est ça !

Irish, c'est ton jour de chance.

Je vais prendre tes 10 000 $.

Tu vas ramener Sweetwater dans cette magnifique voiture.

Mais une fois rentré,

tu trouveras 2 500 autres dollars

que tu donneras à Sweetwater, pour qu'il se remette à flot

en attendant son gros salaire des Knicks.

C'est ma dernière offre.

OK.

Tu n'as plus d'excuses, Abe.

J'en reviens pas.

J'en reviens pas.

Qui l'aurait cru ?

Hé, Irish, j'ai une idée,

si un joueur peut marquer de plus loin que les autres,

de beaucoup plus loin,

il devrait recevoir plus de points.

Je dirais trois points. Qu'en penses-tu ?

Pour mettre du piquant au jeu.

Je sais pas si la ligue accepterait.

- Parles-en à Podoloff. - Je suis pas ta secrétaire.

Je m'en souviendrais.

Il est incroyable.

Hé, Irish.

- Oui ? - Promets-moi de te battre

pour que Sweet ait assez de temps de jeu,

pour que la NBA voie ce qu'il sait faire.

Oui, bien sûr.

- On a Sweetwater. - Oui, merci.

La façon dont...

Hé, écoutez-moi.

J'ai pris une décision.

Sweetwater,

c'était ton dernier match avec nous.

- Oh, arrête, Abe. - Il niaise.

Je disais ça pour rire.

Je voulais pas te blesser.

Tes bêtises sur le terrain

n'ont rien à voir avec ma décision.

C'est terminé.

Ned Irish vient de me racheter ton contrat.

Ton prochain match se fera donc avec un maillot des Knicks.

Les célèbres Knicks de New York

viennent d'engager Sweetwater Clifton

avec un salaire de départ de 2 500 dollars,

et je suis le Abe Lincoln Juif.

Tu peux jouer en NBA.

Allez,

je vous représenterai tous.

Bonne chance.

Prends-moi avec toi.

Je t'aime, mon frère.

Bienvenue chez les Knickerbockers, Sweetwater.

Merci, M. Irish.

- Prêt à changer ce sport ? - Je suis née pour ça.

J'en suis persuadé.

- Allons-y. - D'accord.

- Bienvenue. - Merci, entraîneur.

Non.

Sweetwater, monte devant.

C'est bon.

Oh, d'accord.

Mais, Irish, tu peux pas le faire jouer.

Je ne peux pas, mais je le ferai.

Je le vois comme le Jackie Robinson de la NBA.

Irish, quand tu mets un joueur de couleur sur le terrain,

un joueur blanc est assis sur le banc.

Dans quelle Amérique vis-tu ?

T'as tellement la tête dans le cul

que t'as oublié ce que signifie le pays de la liberté.

OK, excusez-nous une seconde.

Viens ici.

Tu dois m'aider.

Le conseil pense que tu violes le décret.

Je parle de l'avenir du sport, Mo.

On peut soit faire obstacle au progrès,

soit en faire partie.

Si tu poursuis cet objectif,

tu vas déclencher une guerre.

Et je la mènerai avec toi.

- Je disais... - Excusez-moi.

Ce que mon collègue essaie de dire

est qu'il pense que le style de jeu de Sweetwater

va être irrespectueux pour ses fans.

- Exactement. - Vous vous trompez encore.

Le style de Sweetwater est un pur spectacle.

- Et les fans adorent. - Il attire les foules !

C'est vrai. Notre ligue ne survivra pas.

Pas avec ce style de jeu traditionnel.

On a besoin de... comment tu dis ?

De fioritures ?

Des fioritures, c'est ça.

- Qu'est-ce qu'il fait ici ? - Écoutez.

Merci, patron.

Je serai bref.

Le style de jeu de Sweetwater Clifton

est créatif.

Il est innovant.

Et il apporte un changement nécessaire à ce sport.

Le changement est dur pour vous,

mais c'est le sport qui se joue dans la rue

et dans les universités.

Le sport de la rue n'est pas le sport professionnel.

C'est l'avenir de la NBA.

Écoute, on a déjà voté, Ned.

Mais les fans n'ont pas voté comme ça.

J'ai une question.

Qui vend le plus de billets ?

Allez-y, devinez.

On sait que c'est les Trotters.

Exacte, et puisque le conseil a décidé

de refuser une franchise aux Trotters,

je dis qu'on devrait tous recruter des joueurs nègres.

Que diriez-vous d'un chacun ?

On choisit chacun un joueur. C'est si dur que ça ?

- C'est ce que veulent les fans. - Tu ne connais pas mes fans.

On veut te faire comprendre que les temps changent.

Tu sais, il n'y a pas si longtemps,

un juif ne pouvait pas aller sur un terrain

ou posséder une équipe.

Et maintenant, j'ai trois joueurs juifs.

J'essaie de te dire de ne pas être idiot !

Peu importe tes opinions c'est bon pour les affaires.

- Voilà qui est raisonnable. - Irish.

disons que je te rejoins pour autoriser les nègres

dans notre ligue,

ça fait de moi ton ami ?

Tu sais ce que c'est ?

Tu vois ça ?

C'est le prix du passe pour la saison Knick.

Pour toute la saison, 1 $.

Tu pourras te prendre un hot-dog et un jus d'orange.

Je t'invite.

Pourquoi tu te bats tant pour ces joueurs nègres ?

Parce qu'il s'est battu pour nous.

Sergent Sweetwater Clifton,

c'est un vétéran de l'armée américaine.

C'est plutôt honorable.

Alors...

on passe au recrutement ?

OK, c'est à Walter Brown des Celtics.

Les Celtics de Boston prennent Chuck Cooper de Duquesne.

On autorise le recrutement des joueurs de couleur,

mais en vertu d'un accord, on ne les sélectionne pas.

- On peut le recruter ? - Oui.

Alors, je me fiche qu'il soit à rayures ou à pois,

les Celtics choisissent Chuck Cooper de Duquesne.

OK, les Capitols de Washington. M. McKinney.

Les Washington Capitols sélectionnent Earl Lloyd,

de Virginie occidentale.

Écoutez, je ne le répéterai pas,

vous ne pouvez pas recruter de nègres !

Tu as vu ces gars jouer ?

On a des règles, Podoloff.

- Et si je veux un nègre ? - Trop tard.

Il fallait faire une proposition.

Quelle journée...

Par ici, Earl.

M. Cooper ! M. Cooper !

Le Philadelphia Post, pour M. Lloyd.

Quel effet cela fait-il de peut-être devenir

le premier joueur de couleur à jouer à la NBA ?

Oh, euh...

Je suis juste un gamin d'une petite ville.

Je vous mentirais si je vous disais

que ce n'est pas effrayant.

Merci. M. Cooper ?

Même question.

Je me sens probablement comme Jackie Robinson

il y a quelques années.

C'est un rêve qui devient réalité.

J'ai grandi en jouant au basket

et maintenant, je joue au plus haut niveau.

Et je suis payé pour faire ce que j'aime.

C'est... C'est malade.

M. Clifton,

avant de signer avec les Knicks,

vous étiez déjà une star du basket.

Et certains disent le meilleur joueur du monde.

Et maintenant, vous êtes dans la NBA.

Qu'est-ce que ça fait ?

Il ne s'agit pas de savoir qui est le meilleur.

Vous savez,

depuis mon plus jeune âge, j'ai toujours dû m'adapter.

Ça a toujours été comme ça.

On hérite ça de nos parents, pour survivre.

Je crois que nous trois,

Chuck Cooper, Earl Lloyd et moi-même

pouvons tourner la page de ce passé.

Au bon endroit, au bon moment.

Et c'est le moment d'agir,

car tous ensemble, on peut changer les choses.

SPECTACLES DE JAZZ BOÎTE DE NUIT

Est-ce que vous avez des restes de corned-beef ?

LES NOIRS MANGENT DEBOUT

Nate Sweetwater Clifton ? Je vous reconnais.

- Oh, c'est Nat. - Ah, c'est vrai.

Vous allez jouer pour les Knicks ?

- Oui, monsieur. - Oh, c'est bien.

Qu'est-ce que je vous offre ? Serveur !

Oh, rien pour moi.

J'ai un entraînement tôt demain matin.

Allez, je viens d'arriver. Est-ce qu'on peut discuter ?

J'ai une proposition à vous faire.

Quel genre de proposition ?

Oh, je vais rester finir mon repas.

Mais merci quand même, les gars.

J'insiste.

Pas ce soir.

C'était un plaisir de discuter avec vous.

Bon appétit.

Hé, Nate, où vas-tu ?

Tu sais ce que j'ai entendu ?

Que ton petit entraînement de basket

a été annulé.

Vraiment ?

Hé ! Arrêtez !

Vous n'êtes pas des animaux !

T'es mieux de pas y aller ou on se reverra.

Ça va ?

Venez.

Ça me rend dingue,

cette façon de chanter,

tu es sûre de ne pas avoir de sang noir ?

Merci encore.

Aucun de nous n'est à sa place.

Moi, dans un sport de Blancs.

Et toi à chanter de blues.

T-Bone est passé au club tantôt.

Il veut que je prenne la route avec lui.

Je pars demain matin.

Tu vas percer.

Et c'est grâce à toi.

Non, c'est grâce à ton talent.

Les Noirs vont t'adorer.

- Les Blancs vont t'aimer. - Oh, c'est déjà le cas.

Je t'en serai toujours reconnaissante.

- Désolé. - Hé, Irish ?

- Oui ? - J'ai un message.

Tu veux rester en bonne santé ?

Alors, ne joue pas au nègre.

Fils de pute !

- M. Irish. - Attrape-le, Tom !

Hé, arrêtez-vous !

Merci.

- Tiens. - Merci, fiston.

- Je vais répondre. - D'accord.

Bonjour. Résidence Lapchick.

- C'était qui ? - Je sais pas.

Ils ont marmonné et raccroché.

- Sûrement un mauvais numéro. - Oui.

- Papa ? - Oui ?

Mes amis disent qu'on aime les nègres.

Est-ce que c'est vrai ?

Fiston, c'est un mot irrespectueux.

Et nous n'utilisons jamais ce mot dans cette maison.

Tu comprends ?

Ne l'utilise plus jamais.

J'ai compris, papa.

Joli tir.

Joli tir.

Attends de voir ce gamin.

Regarde ce gars.

Hé, le nouveau Knick de New York.

Je sais pas comment t'as pu le manquer.

Tu es un joueur étoile, non ?

J'ai eu une grosse soirée.

Moi, je peux pas me le permettre.

Et je peux surtout pas me permettre

de rater un panier gratuit.

C'est gratuit.

J'aime ce gars, il est drôle.

Allez, venez. Je vais vous montrer un truc.

McGuire, va là-bas. Max, Vandeweghe.

Vince.

- Garde la balle. - Je le prends, M. Clifton.

D'accord.

D'accord, passe à Vandeweghe, criss cross devant moi.

Non, attendez. Retourne là-bas.

Recommence.

Tu vois ce ballon ?

Ce ballon est vivant.

On peut pas le traiter n'importe comment.

Il faut le chérir.

Lui donner ton meilleur.

Lui donner de l'amour.

Et il te le rendra.

Je passe pas le ballon n'importe comment.

Faites-le avec amour.

Il faut le chérir.

C'est ça. Comme ça.

Non. Sur l'objectif.

Ayez un objectif et réalisez-le.

Bien, mettez-y de l'amour.

Il prend le contrôle.

Ouais.

Vandeweghe.

Oh ! T'inquiète pas, tu vas t'y habituer.

Dites pas de bêtises, il passe plus vite que vous.

Très bien, messieurs. On arrête les niaiseries.

Max, on va faire des actions.

Attaque en milieu de terrain. Allons-y, messieurs.

OK. Allez, bougez.

Cherchez la passe. Prenez de la vitesse.

OK. Très bien.

Bien.

Je te le dis, Mo, cette histoire est énorme.

Toutes les radios et...

Oh, arrête.

Tout le monde aime faire parler. C'est bon pour tout le monde.

Pas tout le monde.

Oh, c'est rien.

Ils arrêteront quand ils verront tous les fans heureux.

Admets que ça cause de sérieux problèmes.

- Tu l'as rencontré ? - Non, mais je connais.

- Mais tu l'as pas rencontré ? - Non, mais il s'entraîne.

- Va la saluer. - Il est occupé.

- Je veux pas le déconcentr... - Mo, il va pas te mordre.

Hé, Sweets.

Je te présente le président de la ligue.

Voici Maurice Podoloff.

Mo, je te présente Nat Sweetwater Clifton.

M. Podoloff, c'est un plaisir.

Sergent, c'est un honneur.

Oh... Je suis heureux d'être ici.

Avant que j'oublie, c'est à toi.

Un chèque, à un homme de couleur ?

Ça fera plus de bruit que le basket.

- Ah. - C'est vrai.

Il faudrait mieux du liquide.

Merci, Sergent, de nous l'avoir fait remarquer.

Je voulais vous dire que je suis ravi

que ce soit vous qui fassiez avancer les choses.

31 Octobre 1950 Rochester, New York

Earl Lloyd marque un panier et entre dans l'histoire.

Il devient le premier joueur nègre à jouer en NBA.

EARL LLOYD, LE PREMIER NÈGRE À OUVRIR LA SAISON

Tu arrives tôt.

Je vais faire des tirs et m'étirer un peu.

- Et si je prenais ma revanche ? - Je suis pas sûr.

- Je te mettais en confiance... - Vous avez lu le journal ?

Vas-y, lis-le.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Earl Lloyd a joué hier.

À Rochester, bon sang !

"Earl Lloyd a joué dans la NBA,

il est le premier joueur nègre de la NBA

éclipsant le match de ce soir..."

Je comprends pas...

- La saison commence ce soir. - Oui, soit-disant.

Mais non !

Écoutez, c'est bien pour Earl Lloyd.

Je crois savoir qui a fait ça.

Hé, Mo, c'est quoi ce match un 31 octobre à Rochester ?

C'est même pas un vrai match de saison.

La saison de la NBA commence ce soir.

- Le 1er novembre, au Garden ! - Pas cette année.

"T'inquiète pas, Ned, je te soutiens."

- Oui, bien sûr ! - Hé ! Hé !

Pour ta gouverne, le président peut changer le calendrier.

C'est dans le règlement.

Pourquoi tu fais ça, Mo ? Pourquoi ?

Ils ont prévu une grosse tempête à Rochester ce soir !

- Alors, j'ai changé la... - C'est des conneries.

C'était un bon moment pour la ligue.

Non, c'était fantastique pour la ligue !

Mais ça devait être le moment de Sweetwater.

Ce soir, dans mon Garden !

À New York ! Tout le monde le savait !

Tu le savais !

Tu as volé ce moment au sport !

Tu l'as volé aux fans !

Mais surtout, tu l'as volé à Sweetwater.

Trop de pouvoir pour un nègre,

c'est trop sérieux pour nous, hein ?

Je peux rien faire contre la météo.

Arrête ces conneries, Mo !

New York est au centre de la scène !

Ça aurait eu un énorme impact !

Sois honnête. Dis-moi pourquoi.

Tu le sais, tu l'as entendu, tu l'as dit !

Le changement est en marche.

Mais je ne sais pas si ma ville peut le supporter.

Tu es sûr, toi ? Je me fiche d'un...

scandale à Rochester.

Tout le monde s'en fiche.

Mais au Madison Square Garden, au milieu de Manhattan ?

Tu veux faire couler du sang ?

Tu veux des émeutes au Madison Square Garden ?

Moi, je ne le veux pas.

C'est une assez bonne raison pour toi ?

Donc, Lloyd et Rochester entrent dans l'histoire, et nous ?

On a rien. Sweetwater n'a rien.

Et pourquoi ? Un problème de programmation ?

À cause d'un problème de...

un problème de programmation qui fait l'histoire.

Tu vas faire jouer Sweetwater ce soir ?

Ça te pose un problème ?

Ça pourrait causer des problèmes.

J'espère que ce sera le cas.

Réserve-moi une place.

Je ne veux pas rater ça.

Madison Square Garden 1er novembre 1950

Ce soir, Nat Sweetwater Clifton jouera son premier match en NBA.

Reste à savoir si Clifton fait vraiment le poids en NBA.

Donnez le ton dès le début.

Du basket fondamental. Mettez-y votre cœur.

Sweet, tu commences.

Hé, c'est Sweetwater !

Et voici le moment que nous attendions tous.

L'histoire est en marche.

J'aimerais que vous puissiez voir ça.

L'émotion sur le visage de Sweetwater

et la foule qui regarde Clifton,

il y a de l'histoire dans l'air au Garden.

Porter de balle. Balle à Indianapolis.

Bien vu !

Rebond.

Et voilà, interception.

Joli.

Ouais !

Non ! Le panier ne compte pas !

Il y a porter. Balle aux bleus.

De quoi tu parles, Donnie ? Qu'est-ce que tu racontes ?

Bonne décision, Donnie.

Faute du numéro huit de New York.

Balle aux Olympians.

Les Olympians ont la balle.

Il saute, panier. Les Olympians commencent fort.

Une belle action.

Par ici.

Passe à Sweets.

Sortie de touche pour les Knicks,

Sweetwater a du mal à rentrer dans le match.

Voilà ! C'est ça qu'on veut.

Allez, les gars.

Faites des passes.

McGuire passe à Gallatin, tir crochet, et c'est raté.

- C'est rien, les gars. - Oh !

Sweetwater s'est effondré.

Oh mon Dieu, j'espère qu'il n'est pas blessé.

Il y a faute.

Faites des passes.

Allez, restez mobiles.

Retourne avec l'équipe, Sweets.

Et les Olympians marquent et creusent leur avance.

Allez.

Sweetwater à la balle, il fait une belle figure.

Magnifique action et panier !

Allez-y. Allez !

Ouais !

Continue.

- C'était quoi, ça ? - Un nouveau tir.

On aurait dit un beigne plongé dans une tasse de café.

Appelons ça un dunk.

Que se passe-t-il ?

C'était...

je vois, je vois.

C'est une faute technique.

Le panier ne compte pas. La balle à Indianapolis.

- Une faute technique ? - Oui.

Tu l'as vu faire ça ? C'est pas du basket.

- Je comprends pas. - C'est pas du basket.

C'est pas parce que t'as jamais vu ça que c'est illégal.

Faute technique pour le numéro huit.

- Sois honnête ! - Sors du terrain !

- Derrière la ligne ! - C'est n'importe quoi !

Faute technique pour l'entraîneur des Knicks !

C'est ridicule !

Je voulais pas en arriver là, Joe.

Tu m'y as forcé.

Arrête de chercher l'attention.

Tu penses que c'était une mauvaise décision ?

Assieds-toi. Simmons remplace Sweetwater.

- Mais... - Ne leur donne pas raison.

Assieds-toi. Merci.

Simmons remplace Sweetwater. Allez.

- Allez, on y va. - Restez mobiles.

On dirait que Sweetwater est mis sur la touche.

Il est clair pour les fans ici

que son jeu spectaculaire

met de l'ambiance dans la NBA.

- C'est ça. - McGuire passe à Gallatin.

Tir en crochet. Il est bon !

Retour en défense. Allez.

Les Olympians ont la balle.

Et ils marquent encore !

Restez mobiles. Prenez le rebond.

Vandeweghe rate son tir.

Et voilà qui marque la fin de la première mi-temps.

VESTIAIRES

Ne nous culpabilisons pas.

Ne nous laissons pas abattre !

Respirez profondément.

Les fondamentaux, c'est comme ça qu'on gagne.

C'est comme ça qu'on gagne des championnats.

Prenez du recul. Soyez intelligents.

Cherchez à qui faire des passes

et trouvez votre rythme en attaque.

C'est tout. Jouez ensemble.

Montrez-moi des fondamentaux !

- Allez, les gars ! - Allez, Sweets !

Tout se joue maintenant. Allez, c'est un nouveau jeu.

Si je fais encore une faute, je sors, c'est ça ?

Oui, c'est pour ça que n'en feras plus.

Tu vas marquer 30 points. Allez.

Quand tu es venu me voir, tu parlais de changement.

Je crois toujours dans ce changement.

Et je parle de changer le sport.

C'est plus à propos de la couleur de ma peau.

C'est à propos de ce que je fais.

Et de comment je le fais.

C'est à propos du fait d'être authentique en jouant.

Et actuellement,

tu l'as vu de tes propres yeux.

Ma façon de jouer n'a pas sa place ici.

Ma façon de jouer a sa place dans la rue.

Pas à la NBA.

Les figures.

Je me demande si Abe peut me rembourser mes 12 500 $.

Oh, attends un peu !

12,5 ?

Pour moi ?

Bon sang !

C'est pas une question d'argent, Sweets.

Et ça l'a jamais été.

- On se revoit sur le terrain. - Oui.

Et si tu te sens prêt à remonter au score,

on a 17 points de retard.

Ouais ! Allez !

Allez !

Nat Clifton, dans mon bureau.

D'accord.

C'est l'une des performances les plus incroyables

que j'aie jamais vues sur un terrain de basket.

Mais même si j'ai adoré,

ne refais plus jamais ça !

Hein ?

Ils n'aiment pas ton style.

Tu cherches trop l'attention.

Même si c'est plein de grâce, ils n'aiment pas ça.

Ils veulent que tu prennes un rebond,

que tu bloques des tirs.

Oui, gagnez le match.

Mais pas comme tu l'as fait aujourd'hui.

Et quand ils te lâcheront

et qu'ils te laisseront faire,

le monde entier pourra voir ce que tu fais.

Nous sommes à cinq minutes de la deuxième mi-temps,

et il n'y a toujours aucun signe de Sweetwater.

- Joli. - Excellent !

Et les Olympians marquent à nouveau !

Vandeweghe tire et marque !

Sweetwater a finalement rejoint son équipe sur le banc.

Sweets, vas-y.

Allez !

Et Sweetwater Clifton est de retour dans le match.

Ici ! Ici !

Oui, vas-y.

- Tu aimes ça ? - J'adore ça.

Il s'élance, et rebond.

Clifton a bloqué le tir !

Non ! Faute du numéro huit des Knicks !

C'était le plus beau contre du monde.

Ne me pousse pas à le faire !

- Attention. - C'est bon.

Sweetwater vient de subir sa quatrième faute du match.

Encore une, et au revoir, Sweetwater.

Et maintenant, le coach Lapchick doit le retirer du match.

Sweetwater retourne sur le banc de touche.

Fais une passe. Ne recule pas.

- Prenez le rebond. - C'est encore raté.

Retournez en défense.

Qu'est-ce que vous faites ? En défense.

Les Knicks n'arrivent pas à marquer

et les Olympians creusent l'écart.

- Temps mort. - Temps mort pour New York.

Il y a un temps mort.

N'abandonnez jamais un match !

Je sais pas ce que vous faites.

C'est quoi cette défense ?

On fait des pick and rolls avec McGuire.

- Entraîneur... - Quoi ?

On est meilleurs avec Sweets.

Écoute, si j'y vais, l'attention se porte sur moi.

Et on peut utiliser ça à notre avantage, d'accord ?

- Prenons le contrôle du match ! - D'accord.

Vous l'avez entendu. Allez-y, les gars.

Ouais !

Hé ! Vandeweghe !

Vandeweghe passe à Sweetwater.

McGuire...

- Ouais ! - Et il marque.

- Joli. - Prenez le rebond !

- Ici, Vandeweghe! - Passe-le à Sweets.

À Sweets, à Sweets. Vas-y.

Sweetwater a attrapé le rebond et remonte le terrain.

Restez hors de la raquette. Prenez le rebond.

McGuire ! McGuire, repasse-la-moi.

Vandeweghe !

Sweets, passe ici !

C'est ça !

C'est pas grave.

C'est comme si les dieux du basket

ont inversé la vapeur, Marty.

Et les Olympians ne savent pas comment gérer ça.

Les arbitres non plus !

Hé, Mo, qu'est-ce que t'en penses ?

Ce que j'en pense ? Il n'y a pas un seul siège vide.

On a vendu plus de tickets que les frères Ringling.

Restez concentrés.

Regardez ça, Sweetwater est à terre !

Qu'est-ce que tu m'as dit ? Hein ?

Faute.

Il y a une bagarre générale sur le terrain.

C'est bon, c'est bon. Il a juste peur de toi.

- Ce mec... - Il a peur de toi.

- C'est bon, tout va bien. - C'est pas du basket !

- Tu connais pas le basket ! - Joe.

Attention.

C'est un moment crucial du match.

Si Clifton a une faute, il est éliminé.

Il y a une faute personnelle.

- Du numéro 11 des Knicks. - La faute va sur Gallatin.

C'est le numéro 11. Ce n'est pas Sweetwater Clifton.

Il peut rester dans le match.

Les Knicks ont eu chaud.

Allons-y.

Vous avez deux lancers francs.

Ne rate pas. C'est gratuit.

Encore un comme ça.

Et les Knicks ont la balle.

- Vandeweghe ! - Vandeweghe à Sweetwater.

Il cherche autour de lui. Et il va tirer.

Le panier est bon !

Faute du 15 bleu.

Un lancer franc.

Quel match ! Il va rentrer dans l'histoire.

Il reste quelques secondes, c'est l'effervescence, Marty.

Le lancer franc.

Oui !

Les Olympians essaient de remonter.

- Et Sweetwater vole le ballon. - Temps mort, temps mort.

Venez.

Il y a un temps mort.

Que vont faire les Knicks, il reste quelques secondes.

La stratégie est primordiale.

Passez-lui le ballon à l'extérieur de la raquette.

Puis vous dégagez le chemin.

Passez-lui le ballon, allez. Il reste 10 secondes.

Dix secondes ! Allez, les Knicks.

Les Knicks ont la balle.

Sweetwater devant la raquette. Il reste neuf secondes.

Neuf, huit, sept, six,

cinq, quatre, trois, deux, un.

Les Knicks ont gagné le match.

Le score final est de 72 à 71.

Quelle fin, les amis !

Sweetwater !

Sweetwater !

Bon match, Sweetwater.

Merci.

- Bonne soirée. - Bonne soirée.

Je n'arrive pas à le croire.

Je suis assis dans un taxi

avec le grand Nat Sweetwater Clifton.

Les gens ne savent pas

que quand ils regardent un match de NBA,

ils regardent ton jeu, ils regardent Sweetwater.

- Tu as allumé cette torche. - Non, pas vraiment.

Je...

Je ne suis qu'une petite partie de tout ça.

Juste un messager.

Et ton message est bien passé.

Vraiment bien.

Merci.

J'ai apprécié la course.

Moi aussi.

APRÈS AVOIR PRIS SA RETRAITE DE LA NBA EN 1958,

SWEETWATER A PASSÉ LE RESTE DE SA VIE

À CONDUIRE UN TAXI À CHICAGO.

DURANT SA PREMIÈRE SAISON,

SWEETWATER À MENÉ LES KNICKS JUSQU'À LA FINALE DE LA NBA.

IL A JOUÉ HUIT SAISONS EN NBA ET EST DEVENU JOUEUR ÉTOILE.

EN 2014, IL FUT INTRONISÉ AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE.

VILLE DE CHICAGO

Je pouvais faire comme Michael Jordan,

mais pas aussi bien.

Je suis allé partout dans le monde,

mais ce pays est le seul à offrir ces opportunités.

Quelle que soit ta couleur, si tu sais faire quelque chose,

tu auras de la reconnaissance aux États-Unis.

AUJOURD'HUI, DES JOUEURS DE 40 PAYS DIFFÉRENTS JOUENT EN NBA.

Salut.

Sous-titres: Plint Traduit par: Alexandra Dormoy

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