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Le film devrait se terminer sur un happy ending.
L'histoire doit ĂȘtre imprĂ©visible,
avec une ambiance un peu indie,
des images en noir et blanc
et avec des reflets de lumiĂšre
ou ce genre d'effets spéciaux, tu vois ?
SAUVE-MOI, MON AMOUR !
- T'as entendu ce que je viens de te dire ? - Je sais pas.
JE VAIS TE SAUVER... COMME TU M'AS SAUVĂ, MA BIEN-AIMĂE.
Hé, Eddie ? Tu m'écoutes ?
J'ai des gaz.
T'as pris tes médicaments ?
Non.
Ăa a Ă©tĂ©, ma belle ? Ăa a Ă©tĂ© ? Vous reviendrez nous voir ?
Et elle s'en va.
Paul, c'est quoi ça ?
On appelle ça un tampon hygiénique.
Tous les gardes du corps en ont sur eux.
Tu sais pourquoi ? DĂšs que tu te mets Ă saigner,
tu l'appliques sur ta peau et l'hĂ©morragie s'arrĂȘte.
Plus de saignements. Ăa peut te sauver la vie.
Et range-moi cette BD !
Elle va arriver dans 5 minutes.
Bonjour. Je... suis en avance.
- C'est vous, Katherine ? - Oui.
- Je vous sers quelque chose ? - Ce serait avec plaisir.
- On fait d'excellents hot-dogs. - D'accord.
Bien. Manny, un hot-dog, un soda et des frites, por favor !
DiĂšte et Ă l'orange, s'il vous plaĂźt.
C'est noté.
C'est quoi ça ?
Je crois que ce sont des steaks, Louie.
Sérieusement, Eddie, pourquoi tu les as sortis du congÚle ?
C'est pour le dĂźner de ce soir.
T'es pas censé utiliser ceux-là , petit merdeux,
mais ceux qu'on entrepose à cÎté !
Manny, remets ces steaks dans le congĂšle
et sors-moi 20 steaks du stock d'à cÎté !
C'est quoi votre problĂšme Ă tous les deux ?
T'as de la merde au cerveau ?
J'ai dit mille fois quels steaks on doit d'abord écouler !
Votre prochaine erreur, je la rapporte
Ă votre agent de probation
et vous retournez au trou !
Le terminal bancaire est en panne.
Eh ben, acceptez que les paiements cash en attendant.
Ouais.
- Comme vous le savez... - Désolé, mais vous avez
la bouche pleine.
Comme vous le savez...
vous m'avez été recommandés par Thomas Tresham,
- un client Ă moi. - Qui ?
- Tommy l'Anglais. - Ah ! Tommy.
Il vous a vivement recommandés.
- "Votre client", vous dites ? - J'étais son avocate à Londres.
Vous ĂȘtes avocate ?
Un certain objet doit ĂȘtre livrĂ© Ă endroit donnĂ©...
la semaine prochaine.
Je veux que vous interceptiez la livraison
et que vous me l'apportiez.
Oui, ça pourrait se faire, ma belle.
L'homme qui doit faire la livraison a des gardes.
Ce serait donc à vous de réceptionner le paquet
contre 20 000 $ chacun.
Nos tarifs commencent Ă 30 000. Chacun.
Je ne monterai pas au-delĂ de 20 000.
Ăa inclut vos passeports.
Le travail se fait pas ici ?
Non, ce serait Ă Londres, dans une semaine.
Dans une... Vous avez fait le chemin depuis Londres,
en Angleterre ? Pour nous ?
Ce n'est pas vraiment mon domaine
et M. Tresham est mon seul...
contact dans ce... domaine.
C'est dommage, parce qu'en échange de notre probation,
on est tous les deux contraints de travailler ici.
Votre offre n'est pas assez élevée,
surtout si on doit traverser l'Atlantique.
- Combien je vous dois ? - Y a moyen de régler ça.
On n'y a mĂȘme pas rĂ©flĂ©chi. On devrait peut-ĂȘtre en parler ?
Ce restaurant fait partie d'une chaĂźne ?
Ouais, mais c'est nous qui sommes enchaßnés à ce trou.
Si je trouve une solution Ă vos problĂšmes de probation
avec cet établissement,
vous feriez ce travail Ă mon prix ?
En avant toute.
La pause est finie, les filles.
- Louie ? - Oui, ma jolie ?
Votre matiÚre premiÚre est indécente.
Je parle des steaks, en l'occurrence.
Vous la payez de votre poche
et vous la stockez sans la déclarer.
Si on vous commande 20 steaks,
vous servez ceux de mauvaise qualité,
non ceux achetés par l'entreprise dont vous dépendez.
Vous ne réparez pas le terminal, tout le monde paie comptant,
vous ne déclarez donc pas ces gains.
Si la franchise vérifiait le stock, rien ne transparaßtrait,
la viande fournie serait au congélateur, inutilisée.
Tout cela est loin d'ĂȘtre lĂ©gal.
Eddie sera absent pendant une semaine.
- Exact, comme son ami Paul. - Oui, tout comme Paul.
Téléphonez à leur agent de probation
et dites-lui que vous les envoyez en formation -
parce que ce sont de bons éléments -
pour une semaine. Si vous refusez,
je parlerai au siÚge social de vos activités illégales,
ce qui pourrait déboucher, j'en ai peur,
sur des poursuites judiciaires, vous me comprenez ?
HĂ©, Louie !
T'es la honte de la restauration, sale con !
T'entends ce que je dis ?
- Katherine, on est dans le coup ! - Non, on l'est pas.
- On y est pas, pardon. - Trente mille chacun ou rien.
- Vingt mille, on en reste lĂ . - Non, 30 000.
- Vous avez besoin de moi. - De nous. - Ouais.
- C'est d'accord. - Putain, cool !
à une seule condition. Je ne veux pas de blessés.
Entre eux et nous, je sais qui je vais choisir, ma princesse.
Et ne m'appelez pas comme ça.
BRAQUAGE PRESQUE PARFAIT
Tu fais du yoga ?
T'as l'air d'ĂȘtre en forme.
Ăa fait plusieurs jours que je voulais te le dire.
Moi, je fais du tai-chi, tu vois,
c'est un art martial assez doux, pour rester...
souple.
Ăa se voit rien qu'en te regardant.
Je t'assure. Je fais du cardio, voilĂ ce que je fais.
Paul, les crises de panique,
- c'est pas du cardio. - Peu importe.
AprÚs ça, Corny, on s'occupera de ta carriÚre d'acteur.
Oui, j'en serais ravi. Tu as déjà foulé les planches ?
Non, mon ami. En fait, je suis producteur.
J'avoue que je suis heureux de retravailler avec vous.
J'espÚre ne pas vous avoir trop dérangé
en vous demandant de vous déplacer jusqu'à Londres.
Mais je ne connaissais personne
- en qui j'avais autant confiance. - Tommy...
je crois pas qu'on doit utiliser de silencieux.
Si la situation s'envenime, autant faire du bruit. Compris ?
EnlĂšve-le, s'il te plaĂźt.
"Autant faire du bruit." Quelle sagesse.
Franchement.
Non, mais...
Ăa va pas ?
- T'as quoi contre les chats ? - Rien, je préfÚre les chiens.
Les chiens, c'est nul, les chats sont plus indépendants.
- Allez, les mains en l'air ! - Les mains en l'air, crétins !
Obéis, mon garçon,
ou ces longs cils se fermeront pour toujours.
Venez ici. Allez ! Approchez, approchez ! Allez, allez, allez !
- LĂąche le sac ! - LĂąche le sac !
- T'es bouché, bordel ? - à ta place, j'obéirais,
ce gars est vraiment fou.
Pousse-le vers moi. Je t'ai dit de le pousser !
Pousse-le, vieux, et personne sera blessé.
Pousse-le vers moi tout de suite ! T'es sérieux là ?
ArrĂȘtez de faire les cons, les gars.
Vous vous foutez de moi ?
- Putain, je fais quoi ? - Tu le ramasses.
Je vais le ramasser, mais personne fait le moindre geste.
- Personne ne bouge, putain ! - Ramasse-le.
- Personne ne bouge. - Surveille-les !
Restez oĂč vous ĂȘtes !
Ăa va, ça va ! On se calme !
- Doucement ! - Reculez !
- C'est fini, vieux. - Reculez !
Respire, vieux.
- Attendez ! - Tout doux, tout doux.
Fait chier.
Fait chier.
Fait chier.
Fait chier.
On y va, on y va.
Prends le sac ! Sortez tous d'ici !
On s'en va ! On s'en va !
Les voilĂ .
Alors, ça a été, les amis ?
Allez, on y va ! Il faut qu'on bouge tout de suite !
Oui, une seconde.
D'abord, je change de vitesse. D'accord, d'accord...
- DĂ©marre la putain de voiture ! - Ăa va, j'y suis !
Je m'appelle Dino Lane et celle-ci est pour Deacon
- et mes autres amis ! Santé ! - Ouais, Dino !
- Wouhou ! - Vas-y !
Bravo, Dino !
OK. On récapitule.
Les Américains ont volé ce sac
et vont le donner Ă cette grosse vache demain.
Qu'est-ce que vous devez faire ?
Quand on voit qu'ils font l'échange,
- c'est lĂ qu'on agit. - On prend le sac.
Et c'est tout, pas de prisonniers.
Qu'est-ce que vous devez pas faire ?
Regarder à l'intérieur du sac.
DÚs que vous l'avez récupéré, vous vous rendez
Ă cette adresse, vous m'appelez,
vous m'attendez, vous n'appelez personne d'autre,
vous quittez pas le bar pour manger
ni acheter des cigarettes, ni draguer les filles.
Rien du tout. Vous n'attendez...
que moi.
Toi ! Billy Ray Cyrus !
Combien de fois faut que je te répÚte
de réparer cette foutue porte ? Hum !
RĂ© ! Pare ! La !
Dexter et moi, on va en haut pour parler affaires.
Ăvitez de m'appeler ou de me dĂ©ranger.
Et donne-moi une bouteille de rouge. T'attends quoi ?
Bonsoir, madame Bradshaw.
Casse-toi de lĂ , George.
Tu sens le ketchup Ă plein nez, entre autres.
- "Parler affaires", maman ? - T'as pensé à réserver
pour la Barbade ?
- Non. - Alors fais-le !
J'ai pas envie de passer l'année dans ce foutu taudis.
Regardez-le. J'ai l'impression d'avoir accouché d'une perruque.
La mĂȘme coupe de dĂ©bile que son pĂšre.
Il est ridicule, vous trouvez pas ? Hein ? Hein ?
Il a l'air trop con !
Changement de plan. Je viens avec vous.
Toi, tu restes là et tu fermes à clé.
Vous deux, vous venez avec moi.
On est fermé.
"Ćufs brouillĂ©s sur un toast...
"2,95."
Fauteurs de trouble ?
Une simple omelette,
3,95.
HĂ©, le mulet, qu'est-ce t'as ?
T'as dévalisé une friperie ou quoi ?
Cette veste était...
Ă mon vieux.
Alors ramĂšne ton vieux ici.
Comme ça, je me ferai les deux.
Mon pĂšre est mort.
Génial.
Alors ?
D'accord.
C'est ça.
Ăa va ? Une bande de pĂ©dĂ©s
est venue me chercher des poux sur la tĂȘte.
J'ai perdu un bouton.
J'ai perdu un bouton.
Enfilez des tabliers, les gars.
Allez, on se réveille !
Allez, Hong Kong Fou Fou, on se réveille !
VoilĂ , c'est un brave gars qu'on a lĂ .
Montre-moi une piĂšce oĂč je peux t'enfermer.
Y a le... garde-manger juste... juste lĂ . Juste en bas.
Va pas te décoiffer en descendant.
Non, je voulais dire...
non, j'ai rien dit sur ta...
Mon vieux avait cette coupe de cheveux.
Je l'adorais, j'aimerais qu'il soit toujours en vie.
Et pour la coupe, je le pensais pas !
Je ne voulais pas...
Je prendrai un café.
Chouette journée, hein ?
Vous trouvez qu'une personne qui se jette dans le vide
- et se tue, c'est chouette ? - On pouvait pas savoir
qu'il allait... en plus, le gars a trébuché.
C'était la volonté de Dieu.
Vous ĂȘtes avocate, vous devriez le savoir.
Je croyais que vous étiez professionnels.
Nous sommes professionnels. Qu'est-ce que vous dites lĂ ?
Personne ne devait ĂȘtre blessĂ©, j'ai Ă©tĂ© claire.
ArrĂȘtez vos conneries et filez-nous notre argent.
Allez, c'est bon. On veut notre argent.
J'hallucine, vous avez volé le sac de Mary Poppins ?
C'est pas ce qui était convenu. On est loin du compte.
On Ă©tait d'accord, 30 000 $ par tĂȘte de pipe
si personne n'était blessé, mais sur ce coup, c'est un échec.
Donc une pénalité a été appliquée
et vous ne recevrez que 20 000 $.
Mais vous...
Vous savez quoi ? Vous prenez le hamburger
et je vais prendre le filet mignon.
- Donnez-le-moi. - Non.
- Donnez-le-moi. - Rendez-le-moi !
- Lùchez ça immédiatement ! - Non. Merci.
C'était quoi ça ?
Surveille-la.
- Et surveille le sac Ă dos. - Restez oĂč vous ĂȘtes.
- Plus un geste. - Surveille-la, tu m'entends ?
Y a un gars mort dans la cuisine.
- Quoi ? - Oui.
C'est qui, le mort dans la cuisine ?
Je sais strictement rien Ă ce sujet.
D'oĂč sortaient ces imbĂ©ciles ?
J'en sais rien.
Allez, s'il vous plaĂźt.
C'est pas grave, crachez le morceau.
Vous vouliez qu'ils nous éliminent
pour récupérer le fric ?
- Non. - Stop. Il est pour qui ce sac ?
- Ăa ne vous concerne pas. - Si, ça nous concerne.
Si quelqu'un veut nous tuer, ça nous concerne, princesse.
- M'appelez pas comme ça. - On fait tous des erreurs.
Et si on parlait en privé, toi et moi ? Juste en privé.
Regardez ailleurs, détournez la vue, on doit parler en privé.
- Tu sais ce qu'y a dans ce sac ? - J'en sais rien, moi.
- Un chat ? - Je déteste les chatons.
Ce sont des obligations au porteur pour environ 800 000 $.
Ăa, elle nous l'a pas dit. Qu'est-ce qu'on en fait ?
On revend les obligations, on fout le camp !
Qu'est-ce qu'on fout encore lĂ ?
On se tire avec l'argent. Tu crois qu'elle écoute ?
- Oui. - Alors elle m'a entendu ?
- Oui, baisse d'un ton. - C'est bon.
T'en penses quoi ? On s'en va ?
Tu penses qu'elle savait pour ces types-lĂ ?
OĂč elle est ? Et le sac Ă dos ?
Katherine.
Arkady.
Mais quelle surprise. Vous avez déjà déjeuné ?
Un café ?
- Un croissant ? - Je ne devrais pas.
Dites-nous ce qui s'est passé.
J'attendais que les Américains
récupÚrent les obligations.
Ce qu'ils ont fait.
Deux hommes sont arrivés. Ils nous ont attaqués.
C'est des conneries.
Les Américains se sont défendus, j'ai fui avec le sac.
Cette salope dit des conneries.
Pourquoi mes hommes feraient ça, au juste ?
Continuez.
J'ai encore l'argent des Américains sur moi.
Il vaudrait mieux les payer.
Ils n'ont rien fait de mal.
D'accord.
Je vous remercie de nous avoir aidés.
Vous ĂȘtes libĂ©rĂ©e de votre dette.
Ne plus pouvoir compter sur vous m'attriste.
Donc je peux payer les Américains, non ?
Non. Nous nous occuperons des AmĂ©ricains nous-mĂȘmes.
Pourquoi prendre des risques ?
Dites-nous juste...
oĂč ils se trouvent.
En tant que conseillĂšre juridique, vous feriez mieux
de ne pas ajouter un meurtre Ă vos... problĂšmes actuels.
Et...
je ne veux plus ĂȘtre complice, entendu ?
Donc vous ĂȘtes en train de me demander une faveur ?
Une faveur qui est dans votre intĂ©rĂȘt.
Si je vous accorde une faveur, vous me devrez toujours
le mĂȘme montant, la dette serait renouvelĂ©e.
Mais c'est injuste.
J'ai fait tout ce que vous m'aviez...
D'accord.
Salaud ! Salopard ! Salaud !
Pauvre con !
Je vais faire le choix de croire
que vous avez envoyé vos hommes récupérer les obligations,
tel que je vous l'avais demandé,
mais qu'ils ont choisi par eux-mĂȘmes
de s'en prendre aux Américains,
et tout cela sans votre accord.
Non, non, non. Je...
je fais le choix de penser
que vous n'avez rien Ă voir lĂ -dedans.
Arkady, je jure sur la tĂȘte...
Je jure sur la tĂȘte de ma...
Deacon.
Sale...
petite merde...
repoussante.
Ces deux hommes vont finir
par sortir de leur trou... assez vite.
Maintenant, je vais descendre pour retrouver vos amis.
Vous restez ici jusqu'Ă mon retour.
Ne bougez pas de cette piĂšce.
Machin. HĂ© !
Viens. Viens avec moi.
Deux gros sandwichs au thon, mayo.
TU DISAIS VOULOIR M'AIDER Ă CHERCHER MA BIEN-AIMĂE ?
TU ES LE DIABLE INCARNĂ !
Les filles. Tu vois ce que je veux dire ? Les filles...
Elles cachent bien leur jeu.
Au moins, on retourne aux Ătats-Unis demain.
On se casse de ce trou Ă rats.
Ouais, c'est vrai.
- AllĂŽ ? - C'est qui ?
Ouais. D'accord.
Ouais, super.
C'était Katherine. Elle est en train de monter,
Tommy a dû lui dire qu'on était là .
Tu l'as laissée monter, maintenant ? Maintenant ?
Ouais.
Bien. Bien sûr que tu l'as fait monter.
Quel génie. Excellente décision.
Vous venez encore nous voler ?
Parce qu'on n'a plus un rond, grĂące Ă vous.
Je vous dois des explications.
Et... des excuses.
"Des excuses ?"
- Quoi, pour nous avoir trahis ? - Je vous ai sauvé la vie.
- Comment, vous nous... - Laissez-moi vous expliquer.
Arkady est l'homme qui a organisé ce travail.
Je lui devais une somme considérable, j'avoue.
En volant ces obligations, je le remboursais.
Ravi que vous soyez tirée d'affaire.
Arkady voulait vous éliminer, tous les deux.
Je l'ai convaincu de ne pas le faire,
mais ça n'a rien de gratuit.
J'ai maintenant une autre dette envers lui.
Un de ses employés,
un sauvage répondant au nom de Deacon Bradshaw,
a envoyé ses deux hommes pour tout voler.
- C'est des conneries. - Vous auriez tout revendu
et m'auriez laissée aux mains d'Arkady.
- Vous en savez rien. - Arkady planifie quelque chose.
- On s'en fout. - Attends, moi, ça m'intéresse.
Arkady et Deacon ont rencontré trois hommes
avec qui ils ont déjà travaillé,
des voleurs armés jusqu'aux dents.
Arcady utilise les obligations
pour financer un braquage.
Je pensais que...
on pourrait tirer avantage de cette situation tous les trois.
VoilĂ pourquoi elle est revenue, pas pour s'excuser.
Allez, je vous raccompagne...
Au revoir, ma chérie. On y va, s'il vous plaßt, dehors.
C'est non.
Vous ĂȘtes lĂ illĂ©galement, avec de faux passeports.
Vous avez violé votre probation, commis un braquage, un meurtre.
Si la police s'en mĂȘlait, vous passeriez votre vie en taule
sans jamais revoir les Ătats-Unis.
Vous me menacez ?
Vous ĂȘtes autant impliquĂ©e que nous, princesse.
Je ne suis impliquée en rien là -dedans.
Et peu importe ce que vous raconterez...
la police va me croire, moi, et non deux criminels.
Sans compter les images captées
par les caméras de surveillance du musée, qui montrent votre...
tumultueuse tentative de vol.
Vous savez, je crois qu'ils pourront
vite reconnaĂźtre vos visages.
Et ce, malgré vos déguisements faits de...
simples casquettes.
- Je suis sûr que ça a marché. - Oh, ça non.
Je serai au bar à l'étage
pendant encore 15 minutes. Excusez-moi.
- Elle a dit "tumultueuse" ? - Qu'est-ce qui cloche chez toi ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - "C'est non !"
Tu lui as dit non cinq fois !
- C'est non ! - Elle va nous dénoncer !
Chut, calme-toi. Baisse le ton.
Elle va nous dénoncer, alors écoutons ce qu'elle a à dire.
Tu portes quoi lĂ ? Tu te prends pour Ron Jeremy ?
C'est ce que je porte quand je sors de la douche
et que je veux pas enfiler de pantalon
et que je veux me sentir comme un homme, un vrai.
Pitié, enlÚve-moi ça, tu veux ?
Je te supplie d'enlever cette chose que t'as enfilée.
Et ça c'est quoi ? Une chemise ?
Je vois pas de quoi tu parles.
Tu t'es fait beau pour quelqu'un ?
Tu t'es fait beau pour moi ?
- Peut-ĂȘtre. - Non, je crois pas.
Bonjour, Chris.
Ăa va, les gars ?
Et ce genou, ça va ?
- Un peu mieux. - Le bandage est chouette.
Toi aussi ?
Il faut que j'aille chez le dentichte.
On est désolé pour... l'autre jour... chef.
C'est pas un problĂšme tant que vous avez rien dit.
- Personne le sait. - On est rechtés achis là .
- Ă quoi ? - Achis.
On va te trouver un docteur.
Et toi un dentichte... dentiste.
Je vous donnerai du fric pour que vous disparaissiez.
Et profitez du soleil en attendant que ça se calme.
Vous pourriez aller en Espagne.
Oui, ça a l'air bien.
Vous avez faim ? Fish & Chips ?
Ouais.
Je peux te parler en privé ?
Oui.
Je reviens tout de suite.
Frites sauce curry...
- shish kebab... - Chef...
Petits pois...
Fais pas attention à ça.
Pitié, s'il te plaßt.
Chut...
Baisse ça, je t'en supplie.
S'il te plaĂźt.
S'il te plaĂźt.
Quoi qu'il arrive, tu me laisses parler.
- Comme tu veux. - Je gĂšre, laisse-moi faire.
- C'est toi le capitaine. - Je sais exactement quoi dire.
- Cours aussi vite qu'OJ. - Et enlĂšve tes lunettes.
On va pas le faire.
- MĂȘme si j'appelle la police ? - Allez-y.
Bonne chance pour la suite, Hannibal, on va pas le faire.
OK. Qu'est-ce que vous voulez maintenant ?
Si on doit vous aider avec le plan que vous avez en tĂȘte,
parce que je sais que vous planifiez quelque chose,
on veut 80 %. Pas 50/50.
- 50 %, pas 50/50. - Vous comprenez ?
- Pas 50/50 ! - Ce serait injuste.
- Comment ça, injuste ? - On n'est pas là pour négocier,
- vous avez besoin de moi. - De nous. - De nous.
J'ai besoin de réfléchir
- Ă cette proposition. - Prenez une minute.
- Alors, on est d'accord ou pas ? - Chut.
20 %, ça devrait ĂȘtre suffisant.
Ouais ! Pardon. 20 % devrait suffire.
OK. Et quand c'est fini, je m'en vais.
C'est terminé, vous comprenez ?
Je fous le camp. Ăa veut dire : je vais Ă l'aĂ©roport,
je traverse l'Atlantique pour retourner chez moi.
C'est assez clair ? Je me fais comprendre ?
- Je vous le réexplique ? - Elle a saisi.
- 80 %. - Mon ananas.
Allez, on se dĂ©pĂȘche !
Je me réjouis de travailler à nouveau avec toi, Eddie.
D'accord.
Je vais vous demander de vous concentrer.
Oui.
Sur le trottoir d'en face,
Deacon a son pub.
Il y vit et y mÚne toutes les activités illégales
que lui commande Arkady.
Je suggĂšre qu'on le surveille d'ici
et qu'on le suive, lui et ses associés. Compris ?
Notre entrée donne sur une autre rue.
Deacon ne nous verra ni entrer ni sortir.
Ce sera notre base, on vivra ici.
C'est quoi cette odeur ?
Pardon.
Alors ?
C'est bien vu. L'idée me plaßt.
- C'est la cible, j'ai compris. - Vous ĂȘtes folle !
- Cette fresque est trĂšs belle. - Cet endroit, c'est un taudis !
- On a de l'espace et... - Ils ont peint ça
pour dissimuler la merde ! Vous sentez pas ça ?
On dirait qu'un gorille s'est chié dans la main,
qu'il a avalé et re-chié sur le sol.
Trouvez-moi vite un hĂŽtel, je vais pas rester ici.
C'est intéressant. Je l'ai loué.
Il y a de quoi manger juste lĂ dans le frigo.
Pour dormir, c'est à cÎté et les toilettes sont...
C'est quoi ça ? Je vais pas utiliser un truc aussi rĂȘche !
Si vous voulez des articles de meilleure qualité plus chers,
vous devrez y aller de votre poche.
Et vu qu'on doit participer équitablement,
mais que je suis la seule personne qui gĂšre les fonds ici,
je tiens Ă ĂȘtre dĂ©dommagĂ©e de ces frais. Et du loyer.
Quand la mission sera terminée.
Voilà un décompte précis
avec les reçus des dépenses que j'ai faites.
Vous allez avoir besoin d'équipement de surveillance.
Veuillez tout noter, mais aucun remboursement ne se fera
sans l'accord de tout le monde. D'accord ?
Sympas, vous baskets. C'est comme ça
- que vous les appelez, Unic ? - Oui.
Cool. Et si je fais comme ça ? Du kung-fu.
Interromps-moi encore et je t'arrache le bras, Cornelius.
Votre attention !
VoilĂ mon papier toilette pure ouate hydratante premium !
Interdiction formelle de l'utiliser !
J'ai été assez clair ?
Vous comprenez ce que je dis, putain ?
Ou la semaine prochaine ? Ă midi ?
Salut.
Pourquoi vous n'iriez pas vous reposer
un petit moment ? C'est mon tour.
Oui.
Les solutions simples et élégantes
- sont toujours les meilleures. - Quoi ? Vous pouvez répéter ?
Dans la course spatiale des années 60,
la NASA s'est retrouvée face à un problÚme,
ils voulaient inventer un stylo capable d'écrire en apesanteur.
Ils ont dépensé des millions, mais ils ont fini par y arriver.
Les Russes se sont retrouvĂ©s face au mĂȘme problĂšme,
et ils ont donné à leurs cosmonautes... un crayon.
- Vous ĂȘtes communiste ? - Vieux, s'il te plaĂźt,
c'est qu'une anecdote.
Que l'histoire soit vraie ou non, on passe trop de temps
sur des problĂšmes complexes
en passant à cÎté des solutions simples
et élégantes qui sont sous notre nez.
C'est comme ça que vous avez compris
pour Louie et les steaks ?
Non, ça, c'était évident.
Un imbécile aurait pu le deviner.
J'ai acheté des serviettes, vous savez ? Si vous voulez...
en prendre une pour...
Je vais... Ouais...
Salut. C'est mon tour.
- Du mouvement ? - Non. Rien du tout.
On sait ce qu'on est,
mais on ne sait pas
ce qu'on pourrait ĂȘtre.
Et au fait, comment tu as connu Katherine ?
C'est ma cousine.
Ah ouais ?
Pourquoi elle trempe dans ces magouilles ?
Elle a pas l'air d'une criminelle.
Elle travaillait pour un cabinet juridique
avant de rencontrer un homme qui l'a convaincue
de lui donner toutes ses économies
pour monter une entreprise.
Les affaires stagnaient, alors il lui a dit
d'aller voir Arkady pour lui emprunter de l'argent.
Ce qu'elle a fait. Et ce connard
est parti avec tout l'argent et sa meilleure amie.
Du jour au lendemain,
elle s'est mise Ă travailler pour lui afin de le rembourser.
J'ai tout fait pour retrouver l'arnaqueur,
mais ça a été impossible. Je lui briserais le cou.
- La bande est sous le porche. - Je les vois.
Je suis sur le coup. Je vais les suivre Ă pied.
- C'est mon tour. Va manger. - D'accord.
Je vais aller faire un tour.
VoilĂ , je vais me promener.
Salut, mon grand. Qu'est-ce que je te sers ?
Commence... par me servir une biĂšre.
- T'es américain, on dirait. - Oui, madame.
RépÚte ça, voir.
Oui... m'dame.
- Je travaille pour la NASA. - Non ?
Si. C'est Stephen Hawking qui m'a trouvé ce travail.
Quoi qu'il en soit, j'ai dĂ» m'arrĂȘter Ă cause
d'une mission incroyable, un astéroïde
se dirigeait vers la Terre.
Fallait le faire sauter avant qu'il atteigne la Terre,
l'exploser en deux, mais j'ai dit : "Merde,
"j'en ai assez de sauver le monde,
"je vais plutĂŽt produire des films."
Moi aussi, je suis une artiste.
- Ah oui ? Tu fais quoi ? - Ăa.
Des montages photos. Regarde.
- C'est toi qui fais ça ? - Fruits génitaux.
Fruits génitaux, c'est évocateur comme titre.
- Je m'appelle Dawn, au fait. - Teddy Roosevelt.
Oh, te revoilĂ encore, Dexter ! Excuse-moi.
Je suis lĂ les week-ends, d'habitude.
Ah oui ?
Non. Je t'ai dit que c'était fini !
Allez, dehors ! Et vite !
- Bonjour. - Bien le bonjour.
Comment s'est passée... votre mission, au juste ?
Une perte de temps. Le bar est toujours plein.
Et je comprends pas toujours leur drĂŽle de dialecte.
Ils sont vieux jeu, la classe ouvriĂšre,
ils sont en voie d'extinction.
- Ils disent toujours ce mot... - Couille !
Ouais ! Ils répÚtent toujours qu'ils en ont plein les couilles
et qu'ils kiffent picoler du tord-boyaux.
Ăa veut dire "boire".
Ils aiment se soûler la gueule. Voilà , c'est ça.
- Ils parlent comme ça ? - Oui.
- Disons que c'est de l'argot. - De l'argot ?
Ils disent aussi "bigophoner"
au lieu de téléphoner.
Génial. On va picoler.
J'ai du tord-boyaux.
Hein ? Hein, mec ?
Du tord-boyaux, mec ?
Je te bigophone.
AllĂŽ ? Y a quelqu'un ?
J'en ai plein les couilles ! Couilles !
- Pas mal, hein ? - Euh...
J'y travaillerai. Des conseils Ă me donner ?
Oui, faites comme si vous mangiez un sandwich en parlant.
- Bien. - Mais j'enverrai directement
mon oncle Martin les écouter dans le bar la prochaine fois.
- Je crois que... - Oui. C'est mon tour.
- Pardon. C'est mon tour. - Ouais.
- Du thé, Eddie ? - Non, ça ira.
Merci.
En voyant circuler une jeune femme,
de déplaisants commentaires sont faits.
Mickey : "Je la doigterais avec les cinq doigts".
Deacon : "Tu nous casses les couilles,
"la seule chose que tu as doigtée, c'est ton anus."
Phrase complétée par des rires.
George, continue.
"Regardez ses seins !
"Je la baiserais tellement fort qu'ils se détacheraient."
Milroy ajoute :
"Je ne vais pas manger une chatte malpropre."
Mickey : "Je parie qu'elle pourrait avaler
"et pĂ©ter en mĂȘme temps."
J'ai noté "avaler" et "roter".
Non. Je crois que c'est "avaler et péter".
Mais ça n'a aucun sens.
Je suis de son avis, rien ne l'empĂȘche
- d'avaler en pétant... - Merci, mon oncle.
Merci Ă vous tous, excellent rapport.
Pas de problĂšme, Thomas. Juste une question.
Est-ce que M. Deacon est herpétologiste ?
- C'est-Ă -dire ? - Eh bien...
cela vient du grec "herpien", qui veut dire grimper.
C'est une sous-discipline de la zoologie
qui étudie les amphibiens.
Je pose cette question car cet homme
Ă la coiffure extravagante, M. Deacon,
n'a pas arrĂȘtĂ© de rĂ©pĂ©ter "Iguane bleu".
Iguane bleu par ici,
Iguane bleu par lĂ ...
Et il a aussi dit : "L'argent qu'on va se faire
"avec ce gros casse-couilles d'Arkady,
"ça va ĂȘtre vraiment orgasmique."
L'Iguane bleu. Il s'agit d'un diamant.
Pardon, qu'est-ce qui se passe ?
L'Iguane bleu. C'est un diamant.
Il est magique, jette un sort Ă ceux qui le touchent ?
Tu vois la tĂȘte que t'auras quand tu seras vieux ?
- Non. C'est juste un diamant. - Dedans, on voit notre futur ?
Dans les années 80, un prince turc a épousé une Anglaise.
Il a acheté l'Iguane bleu en tant que cadeau de mariage.
Il était fou d'elle.
Elle prĂ©fĂ©rait les fĂȘtes, les jeux d'argent...
Une fille trop libre pour lui, mais il refusait de divorcer.
Il est reparti, l'a envoyée en Suisse,
- oĂč il lui envoie des millions. - Mon cĆur saigne.
Il y a quelques mois, j'ai entendu dire
qu'il voulait retourner avec elle
et la présenter à un repas de famille...
- oĂč elle porterait le diamant. - Et alors ?
Sauf qu'elle l'a perdu
Ă un jeu de cartes, face Ă un certain Jacob Taylor.
Sans diamant, le prince ne veut plus d'elle.
Le diamant est conservé
dans un coffre-fort sous haute sécurité.
Si Arkady vole le diamant pour la princesse,
elle sera Ă nouveau la bienvenue
et cela veut dire que lui aussi.
TrĂšs lucratif pour lui. Arkady en a assez
des activités illégales de Deacon pour survivre.
Il veut faire beaucoup d'argent et prendre sa retraite.
- Vous connaissez la princesse ? - Vaguement.
Arkady nous a présentées, il a travaillé pour elle.
Comment vous voulez qu'on entre
dans un endroit aussi protégé ?
Vous devrez avoir des contacts à l'intérieur pour que ça marche !
De quels équipements ils disposent ?
SystÚmes de sécurité, minuteurs, détecteurs de mouvement ?
Si ça se trouve, ils ont tout ça !
Mais on sait rien, on peut rien voir !
Pas besoin de savoir.
Deacon le vole, on lui re-vole,
on le donne à la princesse et à nous la récompense.
Une solution simple Ă un problĂšme complexe.
D'accord. Et si ça marche,
combien vous pensez qu'elle nous paiera ?
Ente cinq
et six millions.
- Et c'est en livre ou... - Oui, c'est en livres.
En livres...
Vous savez, l'autre jour, quand j'étais...
quand je suis rentré dans le...
Vous savez, quand j'ai essayé de...
J'ai... Enfin, je veux dire... j'étais fatigué,
mon cerveau n'était pas... mais je suis désolé.
Et merci de nous avoir débarrassés d'Arkady
et de nous avoir sauvé la vie parce que...
Si jamais vous avez besoin de...
Je vous en dois une. Entendu ?
AprÚs avoir volé ce truc, comment ils vont le donner
- Ă la princesse ? - Diamant.
Oui, le... Serpent bleu
- ou je sais pas quoi. - Simple.
Arkady est interdit de séjour en Suisse
pour y avoir commis certaines infractions.
Donc soit c'est elle qui vient ici,
soit il enverra un messager.
Il fera pas confiance Ă un messager.
Il va vouloir lui donner personnellement.
On doit découvrir quand elle compte venir...
si on veut savoir quand ils voleront le diamant.
Je connais son agent de voyage.
Il me dira peut-ĂȘtre quand elle viendra.
Bonne idée. Appelez-le.
Un cappuccino Ă emporter, s'il vous plaĂźt.
Il m'a dit qu'elle venait dans un mois.
Il m'a dit qu'elle venait dans un mois !
On peut pas attendre un mois.
Qu'est-ce que vous suggérez ?
On doit tordre les oreilles du cochon
- et le regarder couiner. - Oui.
Tout à fait. Je ne comprends pas cette métaphore.
On doit mettre la pression Ă Arkady.
En lui collant mettant la police sur le dos,
ça devrait le forcer à voler le diamant
un peu plus vite que prévu.
Ăa doit ĂȘtre quelque chose de gros,
quelque chose d'assez gros
pour qu'il panique et agisse vite.
Arkady vient de faire une réclamation d'assurance
pour cet immeuble.
Il a fait augmenter la valeur de son contrat
juste avant que Deacon y mette le feu.
Il a utilisé l'argent de l'assurance
pour le rénover et le revendre.
La police enquĂȘte toujours sur l'incident.
C'est parfait. Excellent.
Vous pensez Ă ce que je pense ?
- C'est possible. - Ah oui ?
On fait exploser l'immeuble, et la police attaque Arkady.
Ăa devrait le pousser Ă voler le diamant plus vite que prĂ©vu.
- La bande est dans la voiture. - Reçu, Paulie.
- Tu peux y aller, Corny. - Terminé.
Ouais...
Cette fois, je vais y arriver.
Dans le mille.
Dans le mille.
- C'est mon tour. - D'accord.
HĂ©, Tommy ! Ăa te dĂ©range si j'emprunte ton pistolet ?
- Quoi ? Pourquoi ? - Je vais fouiner au pub à cÎté.
Je me sentirais en sécurité avec ton pistolet.
Tu as parlé à Eddie de tes... visites ?
Non, on s'en fout ! Il s'en foutrait.
Tu vois ce que je veux dire ?
Donc c'est un pistolet Glock 26,
version ultra compact. Semi-automatique, mon vieux.
- Ne tue pas d'enfants. - Non, je tuerai aucun enfant.
On verra si j'arrive à écouter quelque chose d'autre,
mais avec ça, ça ira en cas de tara-ta-ta-ta.
- Va te faire foutre. - Amuse-toi bien.
Je prendrai un whisky et ce que la demoiselle voudra !
Bonjour, Ted !
On se souvient de mon prénom !
Eh ouais !
Comment va ta copine, hein ?
Non, je n'ai pas de copine.
Elle m'a quitté quand j'étais sur l'astéroïde.
- Oh... - Je sais. Pourtant je l'aimais.
Et je lui ai tout donné : des voitures, de l'amour...
mais quand tu es sur un astéroïde
en train de sauver le monde, ça devient...
Tu deviens une sorte de héros,
et la plupart des gens ne le supportent pas.
Et voilà , chéri.
Ouais... Que cette garce crĂšve...
- abandonnée et seule. - Oh, ça oui !
Et...
Et si vous et moi, on allait dĂźner,
prendre un verre,
discuter de tout ça ?
J'ai déjà quelque chose de prévu.
Comment vous dites ? OĂč vous allez, lĂ ?
Je dois y aller.
- Vous n'avez pas le temps... - Ă plus tard !
Alors si tu viens avec moi maintenant,
je pourrais te faire vivre une expérience si forte et intense
que tu auras l'impression que tu brûles de l'intérieur.
Tu sentiras des choses que tu n'as jamais senties.
En fait, non. OĂč sont tes toilettes ?
- Dans le pub. - Je dois y aller, d'accord ?
Et toi, tu montes.
Ensuite, je viendrai te baiser
et je te ferai des choses pas possibles.
Des promesses ! Toujours des promesses !
Reviens vite !
Je vais juste aux toilettes. Je reviens.
La paix ! Je peux chier tranquillement ?
Oui... oui... Pas de problĂšme.
Putain !
Allez...
VoilĂ .
Mais qu'est-ce que vous faites lĂ ?
Mais quelle surprise !
On m'a parlé de leurs spécialités.
C'est un bon restaurant.
Vous allez bien ?
Et maintenant, sur Radio Classique,
on écoute Roberto Devereux interprété par Mario Rossi.
Il est dégueulasse ! Quel imbécile !
C'est qui ce gars-lĂ ?
C'est lui qui vous a pris tout votre argent ?
- Tommy vous en a parlé ? - Pourquoi les femmes
choisissent toujours des crétins ?
Pourquoi vous lui parlez toujours ?
Traitez-moi de naĂŻve,
je croyais qu'il voulait revenir avec moi.
Mais il veut juste mon argent.
Vous voulez que je lui botte les fesses ?
Je rigole, ça va, oubliez, je vais pas lui botter les...
Positive, vous devez rester positive, ma belle.
Le verre à moitié... Le verre à moitié plein.
Vous savez, je vous ai sauvé la vie et...
vous avez dit qu'en échange,
vous feriez quelque chose pour moi.
Katherine...
Ăcoute, laisse-moi t'expliquer.
- C'est... C'est embarrassant. - Je garde ça.
Katherine !
Katherine !
Mais oĂč tu vas ?
M'obligez pas à faire ça.
Allez, goûtez ces frites. Asseyez-vous.
- Hors de ma vue ! - Allez, ça va.
ArrĂȘtez de faire l'imbĂ©cile.
Mais enfin, lùchez-moi ! EspÚce de crétin !
Merde !
Rendez-lui son argent.
Je vous prépare un café ?
- OĂč t'Ă©tais passĂ© ? - Nulle part.
Bouge pas, c'est quoi ça ?
C'est mon papier toilette ou je rĂȘve ?
- Euh... Non. - Si, ça l'est !
C'est mon putain de papier toilette !
Et mon pistolet, alors ?
LĂ , je ne l'ai pas sur moi.
Un pistolet ? Qu'est-ce qui se passe ?
Paul est allé jusqu'au pub et a baisé
ce que je prĂ©sume ĂȘtre le Spectre de NoĂ«l.
Fils de pute !
- OĂč est mon pistolet ? - C'est bon ! Il est peut-ĂȘtre
dans les toilettes du pub de Deacon.
Commençons par le commencement.
OĂč sont mes lingettes humides ?
Ils voulaient que j'interprĂšte Frodon.
Tu rigoles, Frodon le Hobbit ?
C'était en 99, tu vois...
J'étais... maigrelet à l'époque.
Le réalisateur m'adorait. On est allés manger un jour
et il a dit que j'étais trop grand.
Et que, pour me ramener Ă la taille de Frodon,
fallait ajouter un million de dollars
en effets spéciaux décimÚtres.
Ouais, un million à chaque fois qu'on allait me voir à l'écran !
Non ! Un million de dollars ?
- Je fais 1,90 m. - Ouais, un vrai géant !
Et donc ils ont préféré un acteur court sur pattes.
Ouais, Elijah Wood. Qu'il aille chier !
Tu sais quoi ? Je te ferai jouer dans mon film indépendant.
- Ah oui ? - Ouais.
Imagine ça une seconde, tu veux ?
Ăa commence avec un plan de 45 minutes.
T'aimes les effets de reflets ?
- J'adore les reflets. - Y aura tellement
d'effets visuels que les gens se demanderont
ce qui se passe. Y aura un tas de reflets !
- Ferme les yeux. - Oui.
VoilĂ le titre provisoire.
Trop-plein de vide.
- Hou... - Ouais.
- Trop-plein de vide ! - Imagine-toi.
- Oui, j'adore. - Ouais.
J'adore, Paulie.
C'est intrigant et...
tu te poses des questions !
Exact. Avec ce titre, les gens se demandent ?
- S'il y a trop de vide. - Ou ?
- Pas assez. - C'est ça.
Hé, allez les amis, on y va, on a d'autres étages à faire.
L'ordonnance a-t-elle bien marché ?
Oui, parfaitement. Merci de votre aide. Vous ĂȘtes
un homme de bien, oncle Martin.
- OĂč je mets ça ? - Juste ici, Corny.
Oui, remplis-le Ă ras bord, on sait jamais.
Surchargé ?
Je repĂšre facilement un ex-militaire
en moins d'une minute.
Je suis si heureux de pouvoir travailler de nouveau avec vous !
Ătre assis sur une surface froide,
c'est quelque chose de terrible pour la prostate.
"La prostate."
On sait tous Ă peu prĂšs... Pardon, non.
OĂč se trouve au juste la prostate ?
Eh bien, tu sais, tu la trouves en t'enfonçant
un doigt dans l'anus.
Non...
Les gens font...
RépÚte ça ?
EnlÚve ça de mon visage.
Franchement, il faut que tu remballes cette chose.
Regardez. Cette chose va vous sauver la vie, un jour.
- Ce truc va... - Un tampon va pas
faire des massages cardiaques.
- Les gars, ça suffit. - T'as encore ce...
Ăa fait combien de temps que t'as ce putain de tampon ?
Ăa fait longtemps ! Mais si on te blesse,
tu seras bien content.
On aura tout entendu.
Ăa alors !
Quelqu'un a renouvelé sa garde-robe.
Vous voulez qu'on... qu'on fasse exploser...
On fait exploser l'immeuble ?
- Ouais. - On devrait...
Oui, on va...
Oui. Donc...
N'appuyez pas tant que vous n'ĂȘtes pas prĂȘte.
La police a appelé.
Ils ont ouvert une enquĂȘte suite Ă l'explosion,
surtout parce que vous avez fait
une réclamation d'assurances récemment.
Ils ont trouvé des traces d'explosifs.
Je ferai de mon mieux, mais lĂ ...
on frÎle l'illégalité, monsieur Arkady.
Selon mes sources, il serait possible qu'on vous arrĂȘte
d'ici quelques jours...
et peut-ĂȘtre...
aujourd'hui mĂȘme.
On dirait qu'on vous en veut.
Aucune idée de qui aurait pu faire ça ?
Vous savez, dans mon pays...
je pourrais en parler...
aux juges, Ă la police, aux avocats.
Il suffit de donner un petit quelque chose
et les preuves disparaissent comme par magie.
Il me manque... Mon peuple.
Entre nous, on se comprend,
parce qu'on est entre ĂȘtres humains !
Rien à voir avec ces enfoirés mal intentionnés !
Ah oui.
Ah oui...
Ăcoutez, voyez si vous pouvez retarder les choses
avec la police. Dites-leur...
dites-leur ce que vous voulez.
On y est ? Bien.
Bon, vous connaissez la sortie.
Je dois y aller.
AllĂŽ ?
Ăa y est, je le vois. J'y vais.
1, 2, 3, 4 et monte.
On monte. SE SENTIR BEAU
SE SENTIR BIEN Plus haut ! On tient.
4, 3, 2, 1, c'est parti.
Et on monte 2, 3, 4 et on tient...
Dites-moi que je rĂȘve...
On expulse. Encore !
... 3, 4 et monte. On monte.
1, 2, 3, 4, on expulse. Encore !
C'est grotesque !
Mais qu'est-ce qu'il fait ?
C'est un sport anglais ?
On met la pression Ă ce gars...
et lui, il va danser la salsa ?
Je crois pas que ce soit de la salsa,
on dirait plutĂŽt un genre
de fusion, une sorte de danse urbaine néonazie.
- Tommy... - C'est ridicule !
Attendez, on vient de faire exploser son immeuble, putain !
Et il passe des heures lĂ -bas,
Ă boire des smoothies et Ă manger des muslis.
Y a rien. Corny, tu as vu quelque chose aujourd'hui ?
Pas grand-chose, mon vieux.
Tommy ?
- Non, rien du tout. - Génial.
Et toi, du neuf avec Deacon et ses amis ?
Je les ai suivis en ville, les ai surveillés
pendant des heures, les ai perdus presque 30 minutes.
Je les ai vus retourner au pub et depuis, ils ont pas bougé.
J'ai rien, putain.
Super. On n'a vraiment rien.
Qu'est-ce qu'on fait ? Eddie, on fait quoi ?
Eddie ?
Eddie ! ArrĂȘte.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Je suis navré, princesse, mais on en reste là .
Ăa suffit, ne m'appelez pas "princesse" !
Qu'est-ce que vous dites ?
Vous allez juste repartir en Amérique ?
Si on reste encore ici,
on aura des problĂšmes, et des gros.
C'est aussi facile que ça ?
Eh bien, avant que vous... repartiez,
laissez-moi vous dire
que ce sac bien en vue sur la vidéo, c'est le nÎtre.
Le mĂȘme sac qui contenait les obligations
que vous avez volées.
Et l'homme qu'on voit récupérer le sac,
c'est justement le responsable de la sécurité du coffre-fort
oĂč ils gardent l'Iguane bleu.
Arkady a clairement échangé
les obligations que vous avez volées
contre les codes de sécurité.
Ils vont pouvoir y pénétrer sereinement.
Plus besoin de forcer le coffre-fort ni d'explosifs,
ils vont prendre l'Iguane bleu et s'en aller gentiment.
Votre plan censé stresser Arkady a...
finalement marché.
Mais si vous tenez tant que ça à partir...
je ne vous retiens pas.
J'ai envie de crÚme glacée.
Ăa va ?
Je suis fatiguée.
Bien...
Allez.
CrÚme glacée.
AllĂŽ ?
Bonjour.
Oui.
D'accord. Merci.
C'était l'agent de voyage de la princesse.
Il dit qu'elle atterrira dans une heure ou deux,
qu'elle restera Ă l'hĂŽtel pendant six heures
et qu'elle repartira directement.
Racontez-moi pour Deacon encore
Oui. Je les ai suivis en ville, lui et ses singes.
Je les ai perdus un moment, avant de les retrouver
puis les ai suivis jusqu'au pub, oĂč ils sont toujours.
Ils ont fermé pour la nuit.
C'est oncle Martin.
Arkady vient de prendre le train pour revenir en ville.
Ils l'ont volé tout à l'heure. Ils ont le diamant.
Ils ont le diamant. Ils ont le diamant.
Soyez plus précis !
Ils l'ont volé quand vous les avez perdus de vue
pendant une demi-heure.
Arkady a dĂ» quitter la ville, comme ça, il n'Ă©tait pas lĂ
pendant qu'ils le volaient, au cas oĂč ça irait mal.
Il revient maintenant puisque leur mission a réussi.
Ils vont donc le donner Ă Arkady,
qui le donnera Ă la princesse aujourd'hui.
Son gang protĂšge Deacon jusqu'Ă la livraison.
On doit aller au pub.
- Tout de suite. - Non. Attends, attends.
Je sais pas si on doit y aller maintenant.
On va pas y aller et tirer ! Non, ce serait du suicide.
Et pourquoi on... Réfléchissons une seconde.
On s'est rien dit, on doit échanger nos idées.
Et si on réfléchissait tous à un plan sans violence
et sans coups de feu ? Je sais pas, se faufiler
discrĂštement dans le pub sans qu'ils nous tirent dessus !
On peut y arriver parce qu'on est plus malins qu'eux.
Allez, réfléchissons une seconde.
Et si tu la fermais un peu, mon vieux ?
Je devrais peut-ĂȘtre rester pour surveiller
et m'assurer que si ça dégénÚre...
- Ouais. - Je, je, je... Oui, je...
Quelqu'un doit bien...
Quelqu'un doit surveiller l'écran, vous comprenez ?
Dans 10 minutes dehors ?
Comme je disais aux autres, si on récupÚre la pierre,
mais que les choses dĂ©gĂ©nĂšrent, faudra quand mĂȘme continuer.
- C'est Ă vous ? - Euh... Peut-ĂȘtre.
Laissez-moi y jeter un coup d'Ćil.
- Euh... - D'accord.
C'est juste une BD débile.
"Bataille finale. Au loin se trouve son chĂąteau.
"C'est là qu'il la retient en captivité.
"Je n'ai pas peur, son amour me protĂšge des forces du mal.
"Je sais qu'elle sacrifierait sa vie pour moi.
"Son amour est réel."
C'est assorti Ă mes yeux bleus.
Va chercher la voiture.
Je vais pisser.
Ăa va aller. Je dois me dĂ©faire de la voiture.
Votre timing est parfait.
On a eu des problĂšmes avec la police pour venir vous voir.
Quel genre de problĂšmes ?
Je sais pas encore. Mais je ne peux plus bouger.
Mais vous ĂȘtes oĂč ?
Entre deux endroits.
Je vous appelle dans une heure.
Attendez.
Alors, David Blaine, oĂč est-ce que t'Ă©tais passĂ© ?
Je suis allé chercher la voiture, patron.
La voiture ? Elle est oĂč ? En France ?
Elle est... au coin de la rue.
Et puis je l'ai bien chauffée pour vous.
La chauffer ? On est en plein été, merde !
Oui, mais c'est pour la climatisation,
il faut la chauffer pour...
Ici, c'était comme
le putain de Vietnam, la putain de Syrie et Isis,
et tout ça mis ensemble, t'entends ?
- Isis ? C'est quoi ? - Isis,
c'est l'organisation terroriste formée par Al-Qaïda.
T'as qu'Ă regarder les informations !
Il fait vite trĂšs chaud dans cette voiture, patron.
Toi, ferme ta gueule ! T'es vraiment trop con !
Et déplacez ce balourd en bas avec les autres couilles molles !
Qu'est-ce qui te fait rire, toi, Yankee ?
Tu sais, j'adore ce gros mot. Je le trouve super exotique.
C'est toi qui es attaché à cette putain de table,
alors, tu ferais mieux de te la fermer !
Tu vas rester encore un petit moment ici, tu crois pas ?
Combien elle te paye, ta copine, la grosse vache myope ?
- T'inquiĂšte pas pour elle. - Ah oui ?
Tu verras, tout va bien se passer.
Je lui fais pas confiance.
Elle pourrait bien te mener en bateau, vieux.
Euh... Peut-ĂȘtre. Va savoir.
J'espĂšre simplement que je me trompe avec elle.
Ouais, tu te trompes.
J'espĂšre aussi que t'as plus d'importance que ce diamant,
parce que t'es ma seule issue, sale Yankee.
On se comprend ?
C'est lui.
J'ai ce que vous voulez, vous avez
ce que je veux. Comment on s'y prend ?
Entendu, vous aurez ce que vous voulez.
Mais on doit se voir dans un lieu public.
Je vais envoyer quelqu'un pour rester avec vous
et s'assurer que notre homme va bien.
DĂšs qu'il me confirmera que notre homme va bien,
je vous donnerai ce qui vous intéresse.
OĂč ça ?
Au Mauros, sur Leather Lane, dans 45 minutes.
Vous allez devoir y aller.
- Hors de question. - Du calme.
Ils ne vous feront rien, j'ai ça.
De toute façon, ils savent que vous ĂȘtes en chemin.
Mais qu'est-ce que vous racontez, lĂ , merde ?
Mais enfin, qu'est-ce qui se passe ?
Qu'est-ce qui se passe, lĂ ?
Vous avez laissé le pistolet dans les toilettes.
- Oh, mon Dieu ! - Et puisque vous l'avez laissé
dans les toilettes, il doit y ĂȘtre.
Je sais pas, peut-ĂȘtre ! Je n'en ai aucune idĂ©e.
VoilĂ ce qui va se passer.
Vous allez là -dedans, vérifiez s'il va bien.
Vous récupérez l'arme qui doit se trouver aux toilettes.
Je vous téléphonerai quand je serai avec Deacon
et je vous dirai "bonne chance".
Et là , vous dégainez
et vous n'avez qu'Ă tirer sur tout ce qui bouge.
Non ! Attendez ! Vous vous croyez oĂč, dans Le Parrain ?
J'ai l'air d'ĂȘtre Al Pacino ?
Vous ĂȘtes folle !
Ăcoutez, Ă©coutez, Katherine...
je suis pas un tueur.
Je sais, je joue les durs devant vous,
mais je suis juste un petit malin
- qui a une grande gueule. - J'avais remarqué.
Le fait est, Paul, que vous ĂȘtes restĂ© ici
quand les autres ont attaqué.
Si vous aviez accompagné vos amis,
Tommy n'aurait peut-ĂȘtre pas Ă©tĂ© blessĂ©
et Eddie n'aurait jamais été kidnappé.
J'y arriverai pas.
Vous n'avez pas le choix, princesse.
Vous vous croyez maligne, hein ?
Vous avez choisi un endroit
à cÎté d'un poste de police.
Vous avez une idée...
de ce que je vais faire Ă votre visage hideux
dĂšs que... tout sera fini ?
Allez, les mains en l'air et contre le mur.
- OĂč ? - Juste lĂ .
- Eddie, ça va ? - Salut, tout va pour le mieux !
- Je me sens bien. - Ah oui ?
Allez, assieds-toi, et je ne veux plus t'entendre !
Content de te voir, partenaire.
Assieds-toi lĂ !
Mais qu'est-ce tu fous lĂ ?
Rien, je passais dans le coin...
Silence, compris ?
Et maintenant, libérez-le si vous voulez le diamant.
Je veux le voir.
Je fumerais bien une cigarette.
Tu vas encore disparaĂźtre ?
Je vais acheter des cigarettes.
Ăa devient une habitude chez toi.
Je reviens.
Reviens plus vite que la derniĂšre fois, alors.
Est-ce que je peux aller aux toilettes ?
T'as peur, hein ?
Il a surtout des problĂšmes gastriques.
Des brûlures d'estomac, hein ?
Oui.
Allez, vas-y, c'est juste en face.
Je fais quoi ? Je fais quoi ?
Je fais quoi ? Je fais quoi, merde ?
Allez, on se dĂ©pĂȘche !
- Ouais ? - Passe-moi leur homme.
- AllĂŽ ? - Comment va-t-il ?
Bien. Oui, il va bien.
D'accord, rappelez-moi quand vous serez en sécurité.
Bonne chance.
VoilĂ !
Vous désirez quelque chose ?
Dégage de là .
Vous réglez la note ?
Fils de pute de merde.
Encore merci, Katherine.
Oui, merci pour votre appel.
Vous ĂȘtes libĂ©rĂ©e de votre dette.
AĂŻe !
Mais non, mais non... On ne va pas provoquer
une scĂšne avec les forces de l'ordre qui sont lĂ . Hein ?
- C'est elle qui a le diamant. - Mais oui.
C'est elle qui l'a ! C'est elle qui l'a !
C'est elle qui l'a.
Vous l'avez volé.
Et puis vous avez appelé Katherine
afin de la soudoyer et aller voir la princesse
et toucher la récompense à vous seul.
Arkady, c'est elle qui l'a volé.
Comme quand vous avez voulu voler les obligations
en envoyant deux de vos hommes, ceux qui ont fini avec des trous
dans la tĂȘte ?
Dites, ça sent pas bon là -dedans.
George ? George ? George, George, George !
George de la jungle !
C'est quoi cette putain d'odeur, Ă la fin ? T'as pas d'odorat ?
Le pauvre George ! Le petit George a fait caca
dans ton pantalon ? Le pauvre George !
Le petit George a fait caca
dans ton pantalon !
Merde ! On dirait qu'un putois atteint d'herpĂšs
a élu domicile dans ton gros cul de babouin !
Et qu'il a décidé d'y mourir !
Nom de Dieu, t'empestes !
Allez, va prendre un bain, espĂšce de merde !
Tu vas fermer ta gueule !
Merde !
Merde.
C'est rien, c'est juste du sang. Viens, on doit y aller.
C'est rien, viens lĂ .
Et détache-moi.
AĂŻe !
Mais qu'est-ce que tu fous ?
ArrĂȘte de me toucher avec ça, merde !
Et maintenant, détache-moi !
Mais c'est pas vrai !
Qu'est-ce qui va pas chez toi ?
T'es con ou quoi ?
Non...
Merde.
C'est rien, c'est rien. On va laver tout ça.
Des nouvelles ?
- Elle va bien ? - Oui.
OĂč est Katherine ? OĂč est Katherine ?
Salut.
- Salut, salut. - Quoi de neuf ?
Oui... pas grand-chose.
Pourquoi vous avez mis si longtemps ?
Désolé.
Vous devriez voir ça.
D'accord, on n'a pas beaucoup de temps, on doit-
Les gars !
Dites, j'ai réussi à tout enlever ?
Est-ce que... est-ce que George
s'est accidentellement tirĂ© une balle dans la tĂȘte ?
Parce qu'il se sentait trop coupable d'empester ?
Y avait un Yankee ici attaché à la table.
Ah oui ?
Et... il... il voulait aussi sa part du diamant
et vous, vous ne vouliez pas la lui donner ?
Attendez, de quoi vous parlez ?
- Tous mes hommes sont morts. - Oui, j'avais remarqué.
On m'a tiré dans l'épaule, Arkady.
Vous avez vu ? Jolie chemise.
Assurez-vous que les portes
sont bien fermées et revenez tout de suite.
Vous savez quoi ?
- Je sais que le diamant est lĂ . - C'est elle qui a le diamant !
Je ne vais pas chercher.
Parce que... vous...
vous allez me dire oĂč il est.
Hein ?
C'est elle qui a le diamant. Je le jure sur ma vie.
On vous a tiré dans l'épaule ?
Dites, j'ai l'air stupide ? J'ai l'air stupide ?
Parfait.
OĂč se trouve le diamant ?
Hein ? OĂč se trouve le diamant ?
Hein ?
Non. Tu...
Mais...
Oui !
C'est qui le patron maintenant ? Hein ?
Regarde-toi, t'es mort !
C'est fini, les conneries !
Princesse - HĂŽtel Star Plaza 17 heures - Mercredi 17 Avril
BĂątard !
On a une voiture ! Alors, on est tous prĂȘts ?
Ouais.
Splendide.
- Ah ! - Merde ! Putain.
J'avais oublié. Dis, ça va ?
Ne saigne pas dans ma voiture, tu veux ?
Qu'est-ce que tu fais lĂ , toi ?
Qu'est-ce qui est arrivé à ta main ?
Coincée dans une porte.
Quel retardé !
J'ai les tickets
pour la Barbade, mais...
faut qu'on y aille pour pas rater l'avion.
Tu blagues ? Quoi, lĂ , tout de suite ?
Sache que mon passeport et mes valises
sont chez ma sĆur, donc...
On fera un arrĂȘt dans ce cas.
Je dois passer voir une amie Ă l'hĂŽtel sur la route.
- Tu viens ou pas ? - TrĂšs bien.
Alors, ça va décoiffer.
C'est quoi tout ça ? Franchement.
Cet hĂŽtel accueille des VIP. Ne vous en faites pas.
- Allez, continuez Ă avancer. - Oui, mais on est quoi ?
On va monter sans vous.
- Oui, d'accord. - Asseyez-vous.
- Allez, asseyez-vous. - T'as besoin de moi ?
D'accord, alors on va s'asseoir normalement,
on n'est pas du tout suspects.
C'est quoi dans votre poche ?
C'est rien.
ArrĂȘtez, c'est juste un petit pĂ©tard, d'accord ?
ArrĂȘtez, y a un policier... juste Ă cĂŽtĂ©.
Je sais, j'ai vu qu'il était à cÎté.
C'est juste un minuscule explosif, ça va.
Il est tout petit, franchement, tout petit.
Mais on s'en va voir une princesse !
Chut.
Vous ne... Vous connaissez bien cette princesse ?
Si vous avez des ennuis,
ne comptez pas sur moi pour vous aider !
- Allez, venez. - Ne me dites pas quoi faire !
On vient voir quelqu'un Ă l'hĂŽtel Star Plaza.
Oh, vous ĂȘtes dans le parking
de l'hĂŽtel Plaza Premium,
si vous voulez aller dans l'autre hĂŽtel,
c'est juste Ă cinq minutes, monsieur.
C'est une erreur courante.
Deacon, t'es vraiment qu'un débile !
Vous pouvez me laisser rentrer ?
Je peux pas faire demi-tour, je ressors tout de suite.
Oui, mais il faut un ticket, pour payer quand vous sortirez.
MĂȘme si vous ĂȘtes lĂ une minute.
- Et c'est combien ? - C'est pas vrai !
Ăa coĂ»te 10 livres, merde, c'est Ă©crit lĂ !
Il est un peu bouché, il tient de son pauvre pÚre décédé.
NavrĂ©e de vous embĂȘter.
Tu vas avancer ?
Merci Ă vous, monsieur.
Bonjour. C'est pour la... la livraison.
D'accord. Suivez-moi.
Katherine ? Qu'est-ce que vous faites donc lĂ ?
- OĂč est Arkady ? - Ă vrai dire,
je ne travaille plus pour lui. C'est fini.
Mais... nous avons votre diamant.
Vous avez l'air différente.
Non...
Non, non, non, c'est pas...
ce que vous croyez.
Non, mais quel dĂ©bile ! OĂč est-ce qu'on va ?
Ne me dis pas qu'on est perdus dans un parking, quand mĂȘme !
On doit aller à l'aéroport,
je dois faire mes valises, m'organiser.
Mais qu'est-ce qui se passe ? Quoi ?
Je viens juste de te demander
ce qui se passe, espÚce d'imbécile !
Dis donc, tu es vraiment sourd,
hein ? Tout comme ton pĂšre !
C'était un beau pédophile, celui-là ,
j'avais 13 ans et demi,
13 ans et demi, quand il a pris mon innocence.
J'aurais dĂ» me faire avorter.
Regardez ce qu'il a produit ! Regardez-moi ça !
Regardez-moi la petite merde que ce con a produite !
Mais bordel, t'attends quoi ?
Bouge-toi le cul !
Quoi ?
Mais tu vas la faire avancer, cette voiture ?
Bouge-la ! Qu'est-ce qui va pas chez toi ?
Putain, sois polie ! Pour une fois dans ta vie !
Grosse vache vulgaire !
Regarde ce que tu m'as fait faire, putain !
EspĂšce de gros tas de merde !
Merde !
Laissez-moi vous aider, monsieur.
Je veux le voir.
Stephane.
Oui, madame ?
ArrĂȘte de bouger comme ça.
Je reviens dans une petite seconde, d'accord ?
Paul, non. ArrĂȘte. Paul. Non ! Paul !
- Restez ici. - Oui.
L'accĂšs est interdit.
- Quoi ? C'est un tournage ? - Absolument.
Un film de zombies. Ils tournent sur le toit.
Bien, merde alors !
C'est Kyle Nathan ?
Il est petit, il lui faut une boĂźte.
Il va me falloir une boĂźte plus grande.
Je vais lui dire bonjour vite fait.
Je ne peux pas...
- Je suis producteur. - Désolé,
- vous ne pouvez pas entrer. - Vous ĂȘtes sĂ»r ? Vous ĂȘtes sĂ»r ?
Vous ne pouvez pas entrer.
Kyle ? Kyle ?
HĂ©, Kyle ?
Kyle ? Kyle ? Kyle ?
J'écoute.
Tout va bien, monsieur.
Ils tournent un film de zombies sur le toit.
- J'en ai rien Ă foutre. - TrĂšs bien.
Kyle Nathan joue dedans. Là , ça t'intéresse tout à coup, hein ?
- Excellent acteur. - Ah oui ?
- Et c'est un ami. - D'accord. Un ami, c'est vrai ?
Tout à fait. Je veux pas le déranger, donc...
D'accord. Jamais entendu parler de lui.
- C'est vrai ? - Il est jeune, non ?
Il est trĂšs connu ! C'est celui qui se bat
- et donne des coups, tout ça. - Des coups de pieds ?
Oui, il donne des coups de pied
et de poing en mĂȘme temps, dans les airs.
Il peut t'envoyer les couilles au visage.
- Ouh. - PlutĂŽt impressionnant.
Katherine, je peux vous poser une question ?
Oui, oui, bien sûr.
Vous avez de la coke ?
Non.
De l'herbe ?
Non.
TrĂšs bien, les enfants, ayons l'air vivants. On y va.
Reste lĂ , toi. Allez !
Bien.
On va faire une promenade jusqu'aux toilettes.
Et fermez vos gueules, entendu ?
Ou je viderai mon chargeur sur vous.
Maintenant bougez, bande de cons Ă lunettes de soleil ! Allez !
Tu veux pas prendre un thé et en parler ?
Regardez-vous, la honte.
Vous avez l'air de cons, lĂ !
Qu'est-ce qui est arrivé aux gens normaux, bordel de merde ?
Comme moi.
Mon pĂšre...
L'équipe anglaise de la Coupe du monde 82 ?
Trevor Brooking,
Peter With ?
Qu'est-ce qui est arrivé aux hommes, aux vrais ?
Telly Savalas, Lee Majors ?
Des gars virils ! Putain, des hommes, des vrais !
Toi...
petit Yankee Ă la con...
tu passes en premier.
Je vais prendre un gros couteau, l'enfoncer dans ta grosse tĂȘte,
tant et si bien qu'Ă la fin, mon vieux, elle va exploser.
Et aprĂšs, je vais tirer, je vais tirer...
entre ta tĂȘte.
Et toi...
espĂšce de grosse vache hideuse et myope,
je vais mettre le feu à tes seins avec du pétrole !
Et toi, lĂ , je vais
te couper les couilles, t'entends ? Et te les agrafer
sur les oreilles !
Et toi... Groucho !
Je vais...
te couper la queue, tu vois ?
Et en faire des raviolis.
Et j'obligerai ce gros bĂątard,
le rouquin, cet énorme et horrible bùtard,
à te violer sur une putain de balançoire !
- Il va avoir deux queues ? - Ouais.
Alors, comment ça marche ?
Le dildo est au-dessus de la premiĂšre queue ?
Oui.
Mais ça veut dire qu'il m'enculerait au...
Tu vas la fermer ? Je ne veux plus t'entendre !
Ăcoute...
Ăcoute, Billy...
Minute, minute ! C'est qui ça, Billy ?
Tu nous fais ton truc Ă la Billy Ray Cyrus, non ?
- Je te dis de la fermer ! - Court devant, long derriĂšre,
- avec des... - Tais-toi !
C'est quoi sa chanson, déjà ?
Chante un peu avec moi.
- Tu la fermes, ta gueule ? - Allez...
Tais-toi, putain !
Ferme ta grande gueule ! Tais-toi !
Va te faire foutre.
Ce connard vient de nous exploser dessus, les gars !
Ce connard vient de nous exploser dessus, les gars !
Chut ! C'est rien. Calme-toi. On va finir par t'entendre.
Et comment tu savais que ça n'allait pas
- nous faire exploser aussi ? - Quoi ?
Comment tu savais que t'allais pas nous faire sauter avec lui ?
C'était une petite... une toute petite bombe,
une sorte de pétard, tu vois ? D'accord ?
Et baisse d'un ton, y a des gens dans le couloir.
- Baisse d'un ton. - L'argent est fichu !
- Tout est fichu. - Non, pas tout.
On a un chĂšque Ă encaisser.
Elle a toujours un coup d'avance.
Toujours un coup d'avance.
On n'avait pas envie de se promener avec autant d'argent,
alors on a demandé un chÚque de cinq millions de livres.
Comment tu dis ? On a cinq millions de livres ?
Cinq millions de livres ?
Tu dis qu'on a cinq millions de livres ?
Chut.
Cinq millions... Cinq millions...
Les gars, les gars, les gars !
On a un trĂšs gros problĂšme.
Y a pas d'eau.
Regardez-nous. L'endroit est rempli
de policiers et de vigiles.
Comment est-ce qu'on va...
Comment est-ce qu'on sort ?
D'accord.
- Une minute ! - Oh non.
En fait... Génial, donc on est dans le fi... On est dans...
On est des zombies du film
et on est sortis aller se faire maquiller, pas vrai ?
Hein, Tommy, on est des zombies ? Montre.
Oui, mon copain dit la vérité.
On est allés aux toilettes, on s'est perdus,
on doit y retourner vite fait avant que le réalisateur
ne nous tape sur les doigts,
si vous voyez ce que je veux dire.
Oh, mais oui ! Pardon. Bien sûr.
Oui, je vous laisse y aller.
Attendez une minute.
Je vais vous escorter jusqu'Ă la sortie. Suivez-moi, allez.
Bien sûr. Merci, monsieur l'agent.
Oui, tout à fait. Tout à fait, ça a du sens.
Audere est facere.
T'as dit quoi ?
C'est du latin.
Ăa veut dire... "oser, c'est agir".
Audere est facere, oser, c'est agir.
Audere est facere.
Ăa me plaĂźt.
C'est... chevaleresque.
- Paul, ravi de t'avoir connu. - Ravi aussi.
Cornélius, toujours un plaisir.
Eddie, ça a été sincÚrement un plaisir
de retravailler avec toi.
Et si tu repasses par Londres, appelle-moi quand tu veux.
- Aucun problĂšme. - Merci.
D'accord. Oui.
Je peux compter sur toi.
- TrĂšs bien. - Oui.
Jésus.
Je suis flatté.
- Ouais, non. - C'est trop.
- Katherine. - Tommy.
Corny, tu veux qu'on parle
- de mon film ? - Pourquoi pas ? Oui.
Il va coûter un milliard de dollars.
Ah ?
Surveille ça pour moi une minute.
Au revoir, les gars.
Salut, Corny.
La route qui n'a pas de virages.
Qu'est-ce qu'il vient de dire ?
Non, j'en sais rien.
Donc...
TU M'AS SAUVĂE, MON AMOUR. NON, NOUS NOUS SOMMES SAUVĂS, MA CHĂRIE.
FIN
BRAQUAGE PRESQUE PARFAIT
Sous-titrage : difuze
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