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Original subtitles

Translated By The Community Of WWW.MY-SUBS.COM

Dimanche 8 novembre 1942

Je tiens � d�mentir formellement ces rumeurs de d�part en Pologne.

Vous �tes transf�r�s dans la banlieue de Paris.

Pr�pare des habits pour Sarah, robe, chaussures, � manger et un peu d'argent.

Vous allez prendre mes affaires, mon ausweis et sortir comme si de rien n'�tait.

Alors que Sarah prend la fuite, Rita ne se doute pas encore que Marchetti d�nonce sa m�re aux allemands.

Si je d�couvre que tu mets en danger l'entreprise, �a se passera vraiment tr�s mal, Raymond.

Tandis que Marie et Raymond prennent part � la r�sistance, Sarah retrouve Larcher.

A l'�cole, tous les d�tenus juifs sont partis pour Drancy.

Elle vous ressemble, Monsieur.

Et l'enfant de Lucienne est n�, enfant dont le p�re �tait un jeune officier allemand.

Elle gazouille.

Elle ne pleure pas. Oui.

Mais �a me d�range.

Comme �a, �a va?

Oui. Ici Londres...

Voici une nouvelle de tr�s grande importance...

Nous allons vous lire le premier communiqu� du commandant en chef du corps exp�ditionnaire am�ricain.

Les forces militaires navales et a�riennes ont lanc� ce matin avant l'aube des op�rations de d�barquement...

... � de nombreux points sur les c�tes de l'Afrique fran�aise du nord.

Fantastique!

Les op�rations avaient �t� rendues.... On n'y arrivera jamais, Jules.

Je voudrais que �a dure toujours.

Il n'y a rien qui dure toujours.

Rabat-joie.

Tu sais, ce que j'aimerais?

Rajeunir!

Non!

Ramener du bon lait frais � Gustave et Te Quiero

Alors!

Toout va bien � bord?

Comme vous voyez, Gaston. La routine. On vous vole du lait.

Vous n'avez pas vu mon chien, des fois?

Je le cherche depuis ce matin.

Et bien, non, je ne l'ai pas vu, non.

D�sol�!

Encore parti courir la gueuse!

Qui �tes vous?

Ce n'est pas un fermier. C'est qui?

Je suis m�decin.

C'est le fermier qui est malade?

Non.

Votre blessure a l'air de saigner beaucoup.

Je peux regarder?

Allongez-vous.

La balle a fait de gros d�g�ts.

Vous devez aller � l'h�pital.

N�gatif!

Ecoutez, si vous n'�tes pas op�r� rapidement, vous �tes fichu.

Vous comprenez?

Vous savez tr�s bien qu'� l'h�pital, ma blessure va �tre signal�e.

et que les fritz vont rappliquer aussi sec. Ca, il n'en est pas question.

Je n'ai pas d� �tre assez clair.

Vous avez �t� tr�s clair, docteur. Seulement, je pr�f�re mourir plut�t que d'�tre captur� par eux.

Et si on le passait en zone sud?

Il ne supporterait pas le transport.

Pourquoi vous ne m'op�rez pas ici?

Il faudrait de l'oxyg�ne.

Et puis deux m�decins dont un chirurgien.

Sinc�rement, docteur, avec vous, ici, quelles sont mes chances?

Quasi nulles.

Je prends le risque.

Ecoutez, mon amie est juive, elle a des faux papiers. Elle ne peut pas �tre m�l�e � une histoire pareille.

On ne peut pas le laisser comme �a, Daniel.

Bon, je vais revenir. Il faut que je trouve quelqu'un pour m'assister.

Je peux le faire, moi.

Mais, non. Il faut avoir l'habitude.

Et... et il faut quelqu'un de s�r aussi. Vous comprenez.

Ma femme pourrait le faire.

Je reviens avec quelqu'un.

Tu viens avec moi?

Non. Je... je crois qu'il vaut mieux que je reste avec lui.

Merci.

Ne vous inqui�tez pas, docteur. Si j'avais �t� suivi, ils seraient d�j� l�.

Je ne serai pas long.

Ce que je ne comprends pas, c'est...

Quoi, Jules?

Quand je vous... Quand nous... Est-ce que vous...

Est-ce que quoi, Jules?

M�me le dimanche!

Qui �tes-vous?

Comment �tes-vous rentr�?

Vous �tes le directeur de l'�cole?

Oui. Mais �a ne r�pond pas � ma question.

Victor Hugo est n� � Besan�on.

Je viens de Londres pour une mission de renseignements, j'ai des probl�mes et vous �tes mon seul contact

Laissez-moi entrer.

Mais je n'ai rien � voir avec ce genre d'activit�.

Et je vous prie de bien vouloir cesser de m'importuner un dimanche, Monsieur.

Victor Hugo est n� � Besan�on. Vous �tes bouch� ou quoi!

Il y a quelqu'un vec vous? Ma femme et ma fille.

Laissez-moi entrer.

Monsieur.

Ne vous inqui�tez pas, Lucienne.

Vous voulez un national?

Un quoi?

Un national, du caf�.

Ah oui, merci.

Je comprends mal ce que vous venez faire ici.

Je suis en mission, j'ai eu des probl�mes. Je dois r�cup�rer mon mat�riel et trouver un endroit s�r.

Vous �tes li� avec ce qui se passe en Afrique du nord?

Qu'est-ce qui se passe en Afrique du nord?

Et bien, les am�ricains ont d�barqu� cette nuit. Enfin, c'est ce que dit Radio Londres.

Qu'est-ce que vous racontez!

Comment! Vous venez de Londres et vous ne savez pas ce que raconte Radio Londres.

Venez.

Le commandant en chef du corps exp�ditionnaire am�ricain communique: les forces militaires navales et a�riennes

ont lanc� ce matin avant l'aube des op�rations de d�barquement � de nombreux points sur les c�tes de l'Afrique fran�aise du nord.

Je ne sais rien de tout �a.

Mais j'ai une mission importante � accomplir. Il faut que vous me meniez � un responsable de votre mouvement.

Un certain Dominique.

Merci.

Pourquoi tu ne manges jamais des oeufs avec moi, le matin?

Les oeufs �a me donne la naus�e.

Mon p�re, le matin, il prenait un oeuf cru battu dans la bi�re.

Maman disait que ce n'�tait pas humain.

C'est vrai que la bi�re le matin, c'est un peu rude quand m�me.

Ah, mais il �tait rude, pour autant que je m'en souvienne.

Tu sais, Rita, pour ta m�re, je....

... je sais que c'est long, mais, je ne peux pas brusquer les choses.

Je comprends.

Mais je t'assure que je finirai par avoir une adresse. Il faut juste que j'arrive � �tre avec Servier dans un moment un peu...

... un peu plus calme. Tu vois.

Jean! Tu n'as pas besoin de te justifier.

Je suis bien ici. Je suis bien avec toi.

Avec un flic?

Qui arr�te des juifs.

Je n'aime pas quand tu fais le cynique.

Ils sont bons, tes oeufs.

Tu veux go�ter?

Qu'est-ce qu'il y a?

Rita, �a va?

Oui, oui. C'est les oeufs, je te dis.

Je fais appel au peuple fran�ais dans son ensemble...

Pour l'instant, nous demandons � la population fran�aise en France m�me...

je dis en France m�me de rester sur l'expectative.

Qu'est-ce qui se passe?

Je ne sais pas...

Mais, faites la fonctionner.

Non, pas comme �a!

Tu dois l'ouvrir.

Le Mar�chal a r�agit? Pas pour l'instant.

Le pr�fet et l'intendant de police sont injoignables.

Les fris�s annoncent un couvre-feu g�n�ral reconductible toutes les six heures.

Merde, merde!

Pourquoi les amerlocks d�barquent en Afrique du nord, l�? C'est bizarre.

Nous, on s'occupe de ce qui se passe � Villeneuve.

Deux terroristes ont �t� parachut�s dans le bois de Margny avant-hier.

L'un est mort � l'atterrissage, parachute en torche. Le deuxi�me, les

allemands ont failli le prendre. Il espionnait pr�s de

l'a�rodrome de Volney, cette nuit.

Ils ont tir�, ils pensent qu'ils l'ont bless�.

C'est des anglais?

Ca, on ne peut pas savoir.

Les allemands sont hyst�riques avec tout ce qui touche l'a�rodrome.

Et avec ce qui se passe en ce moment, autant ne pas les contrarier.

Et avec le couvre-feu, �a va �tre coton pour le retrouver.

Et puis ils vont certainement supprimer nos ausweis. C'est s�r.

D�brouillez-vous. Il me faut ce type.

Et avant les boches.

Que je puisse leur livrer sur un plateau.

Monsieur le sous pr�fet...

Excusez-moi, mais il faudrait que je vous parle.

A quel sujet?

Une affaire priv�e.

Ca attendra. Moi, il faut que j'arrive � comprendre ce qui se passe � Vichy.

Oui, ben voila, il y a une lampe qui est fichue.

Eh bien tu es de corv�e de quincaillerie.

Pourquoi moi? Parce que c'est comme �a!

Bon, on a peut-�tre autre chose � foutre, l�. Venez.

Bon, il est certainement bless�. C'est � dire que il n'a pas pu aller bien loin. Dans un rayon de 3-4 km maximum.

Dans ce rayon il y a cinq fermes. Je veux que vous les fassiez toutes.

Et vous rencardez les gendarmes. OK

Allez.

Je ne comprends rien � ce qu'il dit. Chhhut!

Maman, il y a deux types qui arrivent sur le chemin.

Deux types?

Ah, et bien c'est B�riot.

Tu ne pouvais pas dire que c'�tait B�riot.

Et l'autre, c'est qui?

Je ne sais pas.

Bonjour.

C'est qui, ce type?

Je vais vous expliquer. vous �tes au courant pour l'Afrique du nord?

Oui, j'�tais en train d'�couter Roosevelt sur Radio Londres.

Les am�ricains en Alg�rie, �a pourrait changer des choses.

C'est qui ce type, Jules?

Il vient de Londres. Il a besoin d'aide.

C'est un pilote?

Non, un agent.

Un homme de la France libre, quoi.

Vous vous fichez de moi?

Il a dit la phrase sur Victor Hugo.

Mais la phrase sur Victor Hugo il y a dix types qui la connaissent dont au moins deux qui se sont fait arr�ter.

Comment vous avez pu amener ce type ici. Vous �tes inconscient!

Il dit qu'il a une mission urgente.

Il connait le pseudo Dominique.

S'il connait le truc de Victor Hugo, c'est normal qu'il connaisse Dominique.

Ca sent le coup fourr� de la police.

Non, Marie. Il ne savait pas que le national �tait du caf�. Un flic le saurait.

Un type de Londres, peut-�tre pas.

Et un flic qui se fait passer pour un type de Londres?

Il y a un probl�me?

Non.

Il est o�, votre mari?

Mon mari? Je suis veuve.

Pourquoi vous m'avez conduit ici. Je croyais que c'�tait la femme de Dominique.

Bon, �coutez, vous voulez voir des gens, je vous am�ne � des gens.

Mais, il faut que je vois Dominique. Pas une sous-fifre.

Alors, comme �a, vous... vous venez de Londres?

Oui.

En mission?

Non, en vacances!

Quel genre de mission?

Ca, je ne le dirai qu'� Dominique, question de s�curit�.

Bon. Je sens que �a va �tre simple.

C'est quand m�me pas comliqu� de me mener � Dominique, non?

Venez.

Bon, vous d�cidez quoi?

Je vais l'emmener voir Cr�mieux. J'ai besoin de savoir ce qu'il en pense. Vous ne faites jamais les choses comme il faut, vous, hein!

Bin apparemment oui.

Raoul!

Tu prends ton v�lo, tu vas � la planque de Cr�mieux. Tu lui dit qu'on est l� dans une heure avec un type suspect. Tu as compris?

Oui, ce n'est pas compliqu�.

Bon. Je vais vous emmener voir quelqu'un.

Dominique?

Ah, �a, je ne peux pas vous dire.

Question de s�curit�.

Je ne sais pas comment vous faites par ce froid.

Pourquoi vous ne prenez pas la maison de mon fr�re. Vous seriez mieux.

Mais non. Je suis bien ici. A la dure. Ca me rajeunit.

Au fait il y a le tonnelier de Ch�teau-Ch�lons qui a appel�. Il voudrait du Tron�ais pour mardi.

Voyez s'il peut en avoir.

En m�me temps il prendra ce qu'il y aura.

On vous a d�j� dit que vous �tiez beau?

Pas depuis longtemps.

Qui c'est, �a encore?

Vous n'�tes pas � la messe?

Tu pourrais faire un effort pour �tre aimable.

J'aime beaucoup ta voilette.

Alors?

Monsieur Schwartz, nous sommes venus vous proposer une affaire.

Je ne travaille pas le dimanche.

Tu es fatiguant!

Nous souhaitons racheter tes parts dans Schwartz b�ton.

Ah! Vous deux?

Moi.

Bah pourquoi il est venu, alors?

Je conseille Madame Schwartz.

Alors, vous auriez d� lui conseiller de venir seule.

Tu peux garder 100% de la scierie, pour les 25% du b�ton on te propose...500 000 francs.

500 000 francs!

Qu'est-ce qui me vaut tant de g�n�rosit�?

Mr Schwartz, l'offre de votre �pouse est tr�s claire.

500 000 francs. Oui.

Sur un compte de ton choix, � Paris, ici, o� tu veux.

Vous devez �tre rudement press�s, hein?

Il vous faut une r�ponse quand?

Pourquoi pas tout de suite?

C'est � dire que �a pr�te � r�flexion, quand m�me.

Mr Schwartz, la r�flexion, c'est ce qui a foutu la France par terre.

Ce qui m�ne le monde aujourd'hui c'est l'action.

Deux ans que vous bossez avec les boches. Vous n'avez toujours pas compris �a!

Bien... je vais r�fl�chir, alors.

Raymond, mon offre est g�n�reuse parce que je veux faire les choses bien.

Mmmm... mais ne tire pas sur la corde.

On attend ta r�ponse d'ici demain.

On y va, Philippe?

Mr Schwartz.

Philippe!

Et bien, te voil�, je commen�ais � m'inqui�ter.

Ecoute, je sais que ton vernissage est tr�s important pour toi mais...

... j'ai vraiment besoin que tu m'aides.

A faire quoi?

Va dans ta chambre, bonhomme. Il faut que je parle � ta tante.

De quoi?

Eh... si je pouvais te le dire, je ne te demanderais pas d'aller dans ta chambre.

C'est � propos de papa?

Non. Allez, laisse-nous, s'il te plait.

Je ne suis plus un b�b�, hein.

A la ferme de Gaston, il y a un type gravement bless�...

Sarah est rest�e avec lui. Il faut que je l'op�re mais je ne peux pas le faire seul... est-ce que tu viendrais avec moi?

Bin oui, �videmment.

Sarah le ferait volontiers mais il faut quand m�me avoir l'habitude et toi tu en as fait pas mal jusqu'en 40 alors...

Oui. Eh bien, je vais me pr�parer.

Tu as dr�lement bien arrang� les choses, dis donc.

Tu attends beaucoup de monde, mercredi?

Et bien, pour la femme du Maire, il y aura tout Villeneuve.

Il restait de la morphine, hier, non?

Oui, dans la glaci�re du haut.

Monsieur Larcher?

Oui.

Voulez-vous nous suivre � la Kommandantur tout de suite.

Tout de suite, je ne peux pas. J'ai un patient qui... C'est un ordre.

Monsieur.

Qu'est-ce qui leur prend?

Et vous faites quoi, ici, alors?

Bien, je m'occupe de ma ferme.

Une activit� � plein temps.

Non. Je veux dire votre action de r�sistance.

Le mouvement dont vous faites partie, il fait quoi?

Il fait ce qu'il peut.

Un peu de renseignement...une fili�re vers la Suisse, aussi.

Vous �tes combien en tout.

Une douzaine.

Et puis on �dite un journal, aussi, enfin plut�t un �dito-info.

Une feuille qu'on peut recevoir.

Vous savez, ce n'est pas facile. Tout est contr�l�.

Papier, encre, tout!

Je comprends, je comprends.

Et bien, moi, il y a quelque chose que je ne comprends pas...

Vous le dites?

Pourquoi vous n'en dites pas plus sur votre mission?

Parce que je dois suivre des r�gles de s�curit� tr�s strictes.

Ah, c'est dommage.

Ca m'aiderait � croire � votre histoire.

Ah, il faut dire que c'est un peu plus compliqu� que d'imprimer une feuille recto-verso.

Il y a des gens qui sont morts pour �a.

Je parlerai de ma mission � Dominique. A lui de savoir s'il veut vous en parler ou pas.

Parlez-moi un petit peu de Dominique.

Il n'aime pas que l'on parle de lui.

Mon chef m'a dit que c'�tait un militaire. De quelle arme?

Tenez, parlez-moi un peu de votre chef, vous.

Il est comment?

Pas le droit d'en parler!

Pas le droit d'en parler.

Vous ne deviez pas �tre commode en tant que chef, hein.

Hein? Peut-�tre...j'ai oubli�.

Qu'est-ce qui se passe?

Les am�ricains ont d�barqu� en Afrique du nord.

On se bat � Casablanca et � Oran.

Vous voulez dire qu'on tire sur les am�ricains?

Evidemment! Il s'agit de l'ind�pendance de la France. Si on ne se bat pas pour �a, on se bat pourquoi?

Kollwitz veut nous voir pour am�nager le couvre-feu, je suppose.

Vous avez l'air contrari�.

Non, non.

Vous �tes devenu pro-am�ricain ou quoi?

Mais non.

Je dois apporter de la morphine � un patient.

Je peux faire venir un motard de la pr�fecture, si vous voulez, il lui portera.

Non. Vous �tes gentil. Il faut faire une intraveineuse.

Evidemment.

Messieurs.

Mon commandant.

Vous voulez nous voir suite aux �v�nements d'Afrique, je suppose?

Ce n'est pas moi qui d�sire vous voir.

Et ce n'est pas � propos de l'Afrique.

C'est loin, l'Afrique, vous savez.

Je ne vous pr�sente pas au Obersturmbannf�hrer (lieutenant colonel) Muller

... qui a pris son nouveau poste hier.

Ravi de vous revoir, monsieur Muller.

Et vous, Monsieur le Maire... vous n'�tes pas ravi de me revoir?

C'est quoi, ce nouveau poste?

Je dirige tous les services de la police allemande dans la r�gion Est.

F�licitations.

Merci.

Et � ce titre, je m'int�resse beaucoup aux deux terroristes parachut�s avant hier.

Tous les services de police sont sur les dents.

Ce n'est visiblement pas suffisant

Celui que nous avons bless� cette nuit ne peut pas �tre bien loin de l'a�rodrome...

... pourquoi vous ne l'avez pas encore trouv�?

On dirait qu'il y a... comment dire?

Un certain manque d'enthousiasme dans vos services.

Pas du tout! Le commissaire Marchetti est en train de faire fouiller toutes les fermes � 5 km � la ronde.

Marchetti est un mou, comme toute l'administration fran�aise.

L'�poque des palabres est termin�e.

Les terroristes nous font la guerre. Je suis ici pour la gagner.

Et si j'ai le moindre doute sur la loyaut� de la police fran�aise...

... cela aura des cons�quences tr�s rapides et tr�s violentes.

Messieurs.

Monsieur Servier!

Votre secr�taire g�n�ral.

Oui.

Vous ne pouviez pas attendre que je sois au bureau. C'est g�nant.

Vous �tes bas� � Besan�on?

Non. Je m'installe ici, dans mon ancien bureau.

Villeneuve est une tr�s jolie petite ville.

Un policier a �t� bless� au cours d'une op�ration et on ne trouve pas de m�decin.

Ca vous d�rangerait de passer vite fait au commissariat?

Mais c'est que j'ai le patient en urgence, dont je vous ai parl�.

Vous irez le voir apr�s.

Il est o�?

Vous avez raison. J'irai le voir apr�s.

Oui, oui, oui. Tu aimes quand je te prends comme �a!

J'aime quand tu me prends de toutes les fa�ons

Parce que tu aimes les hommes forts. Je suis l'homme le plus fort de Villeneuve.

D�s que ton mari aura sign�... Et s'il ne signe pas?

S'il ne signe pas...? Tu ne lui feras pas de mal, hein?

S'il ne signe pas, je le saigne comme un porc!

R�ponds! C'est peut-�tre Raymond.

Les ennuis d'une femme mari�e.

Secr�taire particulier de Madame Schwartz.

Oui, c'est moi.

Qu'est-ce que tu dis?

Je veux du neuf, clair, pr�cis dans une heure. Tu as compris!

Qu'est-ce qui se passe?

Bertomier dit que le Mar�chal se serait envol� pour l'Alg�rie.

Mais ce serait une rumeur.

Appelle Servier. Il doit �tre au courant.

Servier n'est au courant de rien.

En tout cas, j'esp�re que ton mari ne va pas me faire chier, parce que je ne suis pas d'humeur.

Dis, tu plaisantais, tout � l'heure?

Mais oui...

De toute fa�on, � ce prix l�, il va signer.

Je vais vous envoyer quelqu'un.

Non. Attendez, �a, vous vous d�merdez, mon vieux, je ne veux pas le savoir.

Tr�s bien. Rappelez-moi quand c'est fait.

Je vous laisse.

Monsieur le sous pr�fet. Qui est ce type?

Le type que vous cherchez, Monsieur le sous pr�fet.

On l'a trouv� dans une ferme pr�s de Volney.

Le fermier a �t� tu� pendant l'op�ration. J'ai envoy� Vernet et Delage pour fouiller la ferme.

Et planquer au cas ou...

Il a parl�?

Non. Il est gravement bless�.

Vous pouvez le soulager, Docteur?

Il faut l'emmener � l'h�pital.

Larcher! D�s que Muller saura qu'on l'a, il va vouloir nous le prendre.

D'ailleurs, il faut que je l'appelle tout de suite.

Beau travail, Marchetti.

Merci, Monsieur le sous pr�fet.

Bon, alors, vous pouvez le soulager ou pas?

Je ne vais s�rement pas vous aider � torturer un homme.

La loi me permet de requ�rir un m�decin si je le juge n�cessaire.

Vous �tes devenu comme Muller. Vous vous en rendez compte?

Ecoutez, ce n'est pas de moi dont il s'agit, c'est de lui.

Alors?

Je peux lui faire une piqure de morphine.

Tu entends! Si tu parles, le docteur va te faire une piqure.

Et tu n'auras plus mal.

Mmm.. Si tu parles, tu reste avec moi, sinon, c'est la police allemande.

Jean.

Quoi? Il y a ta juive qui est en bas.

Tu ne l'appelles pas comme �a. D'accord!

Remplace-moi deux minutes.

Je lui fais cette piqure ou quoi?

Seulement si il parle.

Je peux l'ausculter, au moins?

Allez-y.

Il faut de l'eau, une bassine et du linge.

Je suis d�sol�, je ne peux pas vous laisser seul avec lui.

Sinon, il ne risque pas de parler, croyez-moi.

Il a la bouche pleine de pus.

J'arrive.

O� est Sarah?

Est-ce qu'ils ont pris Sarah?

Non. Quand les flics sont arriv�s, elle �tait partie me chercher de l'eau.

Qu'est-ce que je peux faire pour vous?

La chevali�re sur ma main droite...

... pilule dans le fermoir.

Faites vite.

Vite.

Je ne peux pas faire �a.

Je risque de parler. La vie de plusieurs personnes en d�pend. Je vous en prie.

Qu'est-ce qu'il y a. Tu ne veus plus qu'on se voit? C'est �a?

Non. Ce n'est pas �a du tout.

La naus�e, ce matin, ce n'�tait pas les oeufs.

Les oeufs du march� noir sont toujours frais, je te l'ai dit.

Tu te rends compte!

C'est la premi�re fois que �a m'arrive.

Oui. Moi aussi c'est la premi�re fois.

Tu connais quelqu'un pour le faire passer?

Oui. Enfin, non. Ca ne devrait pas �tre tr�s difficile � trouver.

Je ne pouvais pas attendre pour te le dire.

Tu as bien fait.

Bon, alors, il a parl�?

Non. Mais je ne suis pas auxiliaire de police.

Si vous voulez appliquer votre fameuse loi de r�quisition, trouvez quelqu'un d'autre.

Mademoiselle.

Il ne faut pas que tu t'inqui�tes.

Je vais trouver quelqu'un.

Et le g�n�ral de Gaulle, vous l'avez vu?

Oui, une fois pendant une c�r�monie, de loin.

Il est comment?

Il est grand.

Bah!

Ca t'amuse de nous faire peur?

Tu dis toujours que je ne suis pas discret.

Vous ne m'avez pas vu venir, l�!

Ah non. Tu t'es d�brouill� comme un chef.

C'est �a, encouragez-le.

Attendez-moi l�.

Je m'entraine quand je chasse.

J'arrive m�me � attraper un li�vre � la main.

A la main!

C'est bien, � la main.

Alors, c'est quoi ce type?

Il pr�tend qu'il vient de Londres, qu'il est en mission...

Qu'est-ce que c'est que cette histoire de Londres. Depuis quand Londres envoie des gens?

Mais, je ne sais pas.

Il connaissait le mot de passe.

Il vous dit quoi, de sa mission?

Rien.

Mais comment il est arriv� jusqu'� vous?

Par B�riot.

Les flics soup�onnent forc�ment B�riot depuis juillet.

Comme par hasard, c'est par lui que ce type nous arrive.

A mon avis, c'est un mouchard.

Il connaissait le pseudo Dominique. Il veut le rencontrer.

Vous ne lui avez pas dit qui c'�tait, au moins?

Ah non.

Et bien maintenant c'est clair. C'est un coup des flics pour trouver Dominique.

Ca fait un moment qu'ils le cherchent.

Le mieux qu'on ai � faire, c'est de le perdre dans la for�t.

Oh, vous ne voulez quand m�me pas dire que....

Non. Si c'est un type des flics, le liquider ne nous rapportera que des ennuis. Non, il faut le perdre.

Sauf s'il r�siste.

Auquel cas, on adoptera des mesures plus radicales.

Retourne avec Albert.

Pourquoi?

Parce que je te le demande.

Je vais vous emmener voir Dominique.

C'est pas lui?

Vous venez!

Attendez, je ne suis pas un touriste qu'on d�place de planque ne planque, moi!

Et bien nous aussi, on a nos mesures de s�curit�.

C'est de la foutaise.

Si j'�tais un flic, j'ai d�j� cette planque, votre ferme, le directeur de l'�cole, vous, le barbu l�; et vous me parlez de s�curit�.

On fait ce qu'on peut.

Je commence � en avoir assez. Je vous ai donn� le mot de passe, le pseudo du mec que je dois contacter...

... et tout ce que vous �tes capable de faire c'est de jouer aux agents secrets de bazard.

Votre histoire ne tient pas, cher monsieur.

Londres n'envoie pas des gens comme �a.

Et bien, ils m'ont envoy�, moi.

On �tait trois. L'un est mort � l'atterrissage, c'est facile � v�rifier les boches ont d� le trouver, on n'a pas eu le temps de l'enterrer.

Le deuxi�me s'est pris une balle dans le bide en photographiant l'a�rodrome et il est en train de crever dans une ferme.

Le troisi�me, c'est moi.

Et j'ai un �metteur radio � aller chercher et ensuite un message � �mettre demain matin � 9h 30 pr�cises.

Je ne vous crois pas.

Si, moi je le crois.

Marie!

Mais le mort c'est facile � v�rifier.

Et puis c'est normal qu'il n'ai aucun �l�ment si... si il se fait prendre, il ne doit rien avoir sur lui.

C'est vous qui voyez.

Et toi aussi tu es pour les am�ricains, hein?

Comme papa... et maman, non?

Vous n'�tes pas contre les am�ricains?

Je ne suis pas tellement pour, non plus.

Maman elle n'est ni pour, ni contre.

C'est incroyable. Elle comprend tout ce que je dis.

Allo.

Oui, un instant. C'est pour vous.

Je ne sais pas qui c'est.

Hein, mon coeur.

Allo, oui, j'�coute.

Mais qu'est-ce que c'est que cette couverture? Le type de Londres est mort.

La ferme de Gaston est surveill�e par la police.

Pr�venez ceux qui doivent l'�tre.

Sarah!

Sarah!

J'ai eu tellement peur.

Et moi j'ai eu peur que vous ne pensiez pas � venir ici.

Je n'y ai pas pens� tout de suite, mais... Ca va?

Ils ont tu� Gaston.

Oui, je sais.

C'est de ma faute. J'�tais partie chercher de l'eau � la rivi�re mais il a tir� un coup de feu pour me pr�venir et...

et Michel?

Pour Michel c'est fini.

Je vais te faire passer en zone sud.

O� �a?

Dans la maison de Moissay, chez mon p�re.

Tu seras en s�curit�, l�-bas.

Le message urgent que vous devez envoyer, c'est quoi?

Il y a un groupe de chasse en constitution � l'a�rodrome de Volney.

Les prochains bombardiers qui passeront par l� vont se faire avoiner.

Et il vous faut quoi pour r�cup�rer votre �metteur?

Un v�hicule.

Et puis au moins deux types d�gourdis et arm�s.

On n'a rien de tout �a.

Vous avez quoi?

Bah, on n'a pas de v�hicule, on a une fille... un peu gourde...

... sans arme. Et il est o� votre �metteur?

Ca, je ne le dirai qu'� Dominique.

J'esp�re que ce n'est pas lui!

Vous nous garantissez que vous ob�irez � Dominique?

Je vous dis �a parce qu'il n'est pas commode.

Evidemment que je lui ob�irai � Dominique.

Bon, et bien, Dominique, c'est moi.

Une femme ne peut pas diriger un mouvement de r�sistance!

Je croyais que vous �tiez dans l'urgence. Elle est o�, cette fichue radio?

Schwartz! Philippe!

On vous sert un verre?

Non. C'est gentil. Merci.

C'est bien la premi�re fois que je te vois refuser un verre!

C'est bien la premi�re fois qu'on m'offre mon propre cognac.

J'ai �tudi� � fond votre proposition de vente.

Alors? C'est oui! J'en �tais s�re, c'est oui.

J'ai bien r�fl�chi.

Comme vous me l'aviez conseill� d'ailleurs.

Et?

Et! Je ne vois pas pourquoi je vendrais des parts dans une entreprise en pleine expansion. C'est une �nerie dans les affaires.

Quand �a monte il faut garder, c'est quand �a descend qu'il faut vendre.

Mais enfin! 500 000 francs!

Laisse ton mari me faire profiter de ses r�flexions.

J'ai termin�.

Continuez � bien vous occuper de vos affaires et donc des miennes.

Raymond! 600 000!

Ce n'est pas une question de prix.

Je d�teste qu'on me force � faire des choses que je ne veux pas.

C'est � croire que l'on peut m'acheter comme une vulgaire cocotte! Alors l�!

Bonne soir�e.

Tu rentres t�t!

Je n'avais plus rien � faire au bureau.

Le type que j'ai interrog� tout � l'heure quand tu es pass�e...

... il est mort.

Vous l'avez tu�?

Putain, on n'est pas des boches.

Non, non. Il a r�ussi � avaler une capsule de cyanure qui �tait cach�e dans une chevali�re apparemment.

C'est incroyable, ce courage.

Oui.

Ca me fait penser � un communiste que j'avais arr�t� l'ann�e derni�re.

Tu sais, le type qui avait abattu un officier dans la pharmacie...

Tu te souviens?

Oui, celui qui avait eu sa photo dans le journal.

Et bien il m'avait dit qu'un jour, �a serait moi qui serait jug� puis ex�cut�.

Parfois je me dis qu'il avait raison.

Pourquoi tu me racontes tout �a?

Poour que tu saches avec qui tu vis.

Un type qui fait un boulot cruel dans un monde devenu tr�s cruel.

Tu penses que je suis moins pire que le monde, alors?

Je n'en sais rien, puisque je t'aime.

Et tu as trouv� quelqu'un pour ... ?

J'ai oubli�.

Tu as oubli�!

Oui. J'ai oubli�.

Je m'en occupe demain, d'accord?

Merci.

Elle est tr�s belle cette demeure.

Tiens.

Ca sent le renferm�. Je ne suis pas venu depuis que Cl�mentine est morte.

Il faudra faire attention. Laisse les volets ferm�s.

... et entre et sort par la porte de derri�re.

En cas de probl�me, tu vas voir la voisine, Madame Piquine.

Je viendrai te voir tous les jours.

Je ferai tout ce qu'il faut pour.

Allez, viens, je vais te faire visiter.

Ah, cette maison est pleine de bruits.

Petit, �a me terrifiait.

Je vous imagine petits gar�ons.

Je crois que j'ai vraiment l'impression qu'il y a quelqu'un.

Mais non! Je te dis que...

Marcel?

Mais qu'est-ce que tu fais l�!

Cr�mieux!

Marie!

C'est B�riot!

O� sont Marie et le type?

Vous les avez rat�s de justesse. Ils sont partis il n'y a m�me pas 10mn.

O�, bordel!

A la ferme o� le type a planqu� sa radio.

Ne me dites pas que le type est un flic!

Pire que �a. Lui il est r�glo, mais les flics sont � la ferme.

Et la radio?

Aucune id�e.

La voix parlait d'un certain Gaston. La ferme de Gaston, �a vous dit quelque chose?

Gaston c'est plut�t courant.

La ferme ne doit pas �tre loin de Volney puisque c'est l� qu'ils se sont fait tirer dessus.

Quelle route ta m�re peut prendre pour aller vers Volney?

Je ne sais pas, plein!

Et quelle route tu prendrais, Raoul?

Comme c'est boueux en ce moment, elle n'a pas d� prendre le chemin vicinal...

Et donc?

Non, il y a plein de routes. Impossible de la rattraper.

Oh! Oh, merde!

C'est d�gueulasse, ce que vous faites.

C'est la guerre, Marie.

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