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Juillet 1942. Les d�port�s juifs sont d�tenus dans l'�cole de Villeneuve.
Les Allemands veulent qu'on en profite pour arr�ter tous les juifs �trangers pr�sents � Villeneuve.
Alors que Marchetti est charg� des rafles, il rencontre Rita, une femme juive dont il tombe amoureux et qui se fait arr�ter.
Le m�me sort est r�serv� � Sarah, la maitresse de Larcher.
Aronson, Nathan, Simon et Nina.
Pendant ce remps, la Gestapo exige que les parents soient s�par�s de leurs parents.
Ce qu'on peut faire � notre niveau, c'est travailler pour foutre les Boches dehors.
La r�sistance s'organise, mais � l'�cole, les intimidations ont commenc�.
Un juif vient de s'�vader de ce camp! Vous allez tous payer cher pour cette �vasion.
Excusez-moi mais ce couple qui s'est suicid�... Pourquoi est-ce que vous ne faites pas enlever les corps?
Tu vas m'apprendre mon travail!
Cochon de juif.
Allez, reprends ta place.
Ca va.
Maman.
Ch�rie? C'est vrai qu'on va aller en Pologne?
Il parait. Je ne sais pas.
Papa, il ne pourra pas venir nous voir, l�-bas.
Peut-�tre il pourra...
Vous avez d�jeun�?
Non.
Quand on ne dort pas, on ne d�jeune pas.
Vous savez, en juillet, il n'y a pas besoin de faire de r�serve de bois.
Vous avez vu?
Oui, c'est idiot.
Comme d'habitude.
Vous �tes s�r que vous ne voulez pas du caf�?
Alors?
Ce n'est pas bon.
Il y a eu une �vasion cette nuit.
C'est formidable!
Pas pour ceux qui restent.
La Gestapo a d�barqu� � l'�cole. Is ont annul� le retour des enfants.
Le d�part est imminent.
Et puis, autre chose...
On a des pr�cisions sur la destination finale.
On parle de la Pologne.
H�l�ne et Anna sont toujours � la pr�fecture?
Non, elles sont rentr�es � l'�cole juste avant l'�vasion, mais H�l�ne est malade. Ce n'est pas grave.
Mais je crois qu'elle a beaucoup de fi�vre.
Il faut les faire sortir de l�!
Non, Albert, ce n'est pas possible. On en a d�j� parl�...
Vous dites qu'il y a eu une �vasion. Qui s'est �vad�?
Un type, seul. Il a r�ussi � r�cup�rer sa fille avec la complicit� d'un gendarme.
Vous voyez bien que c'est possible. Avec de la conviction et de l'�nergie, tout est possible.
Pas depuis que la Gestapo a d�barqu� � l'�cole.
Il y aurait bien un moyen, qui pourrait marcher m�me avec la Gestapo...
Si deux types de la police antijuive venaient chercher H�l�ne et Anna dans le cadre d'une enqu�te...
Et vos deux flics de la police antijuive, ils arrivent par quel miracle?
Avec des faux papiers.
Mais qui irait?
Moi, d�guis�, avec quelqu'un d'autre. On trouvera bien.
Albert! Vous �tes recherch�. C'est de la folie.
Il s'agit de ma femme et de ma fille!
Mais, justement, vous n'avez aucun recul.
On ne risque pas la vie de tous nos membres pour prot�ger un int�r�t individuel.
Tout ce que je vous demande c'est de me laisser essayer. Non!
Il n'en est pas question.
Je n'ai pas d'ordre � recevoir d'une femme.
Je suis d'accord avec elle, Albert.
Passez-moi votre v�lo.
Non, non, non. Arr�tez, s'il vous pla�t. Ne soyez pas stupide.
Ecartez-vous du v�lo!
Non! Calmez-vous! Mais je suis calme!
...mais je ne vais pas rester sans rien faire avec ma femme et ma fille dans les mains des SS. Alors, �cartez-vous du v�lo.
Vite, vite. A l'int�rieur.
Madame Germain.
Ca va, chef?
Il va faire chaud, hein. Ca tape en ce moment.
Pire que le mois dernier.
En m�me temps, ce n'est pas mauvais pour les r�coltes.
Oui. Comme il a plu toute la semaine...
Bien s�r.
Dites, Madame Germain, vous n'avez rien vu de particulier ces derniers jours?
Vous pensez � quoi?
Des gens qui chercheraient � se cacher.
Des gens....
Des juifs qui se sont �vad�s de l'�cole de Villeneuve.
Oh, vous savez, on s'occupe de nos affaires, ici...
Vous �tes seule, l�?
Ah oui, oui, avec mes poulets.
Alors, ce pantalon, il est � qui?
A mon mari. Je croyais que vous �tiez veuve?
Mais j'ai d�cid� de donner ses affaires au secours national, alors, je les lave.
Je ne vais pas donner aux n�cessiteux des affaires pas propres.
Ah, je comprends. C'est bien de votre part.
Si tout le monde pouvait faire comme vous!
Il faut qu'on les retrouve, les deux youpins. Les Boches ne nous l�chent plus depuis ce matin.
Bonne chasse, alors.
Madame Germain.
Ca va. Vous pouvez sortir. Ils ne reviendront pas.
Excusez-moi, pour tout � l'heure.
Je n'en peux plus.
C'est d�j� oubli�, Albert.
Parlez pour vous.
Il faut que j'aille retrouver Schwartz et puis je file voir Victor.
Je vous promets de lui parler de votre plan. D'accord? Merci.
Vous pouvez attendre que je revienne. On aura s�rement des d�cisions � prendre.
- �a fait juste, mais... - Je me d�p�che.
Maman m'a dit ce que tu avais fait pour nous sortir de l'�cole.
Et le truc des enfants, aussi.
Ca m'a touch�.
Quoi, le truc des enfants?
Ben, les faux papiers pour les orphelins.
Elle m'a dit que tu en avais sauv� plus de 20.
Ca va?
Oui, �a va.
Ecoute, Rita, je ne sais pas ce que ta m�re t'a racont� mais je...
... je n'ai pas sauv� d'enfants.
Pour vous sortir de l�, j'ai demand� � ta m�re...
... je lui ai demand� de me donner du temps.
Elle me l'a donn�.
Il n'y avait pas d'autre moyen de vous sortir de l�, de toute fa�on.
On n'est pas dans un conte de f�es.
Parfois il n'y a rien d'autre � faire qu'essayer.
Mets-toi � ma place.
Non, merci.
S�rieusement, je... j'aimerais que tu restes avec moi.
Maintenant?
Non, pas maintenant. A Villeneuve.
Je ferai passer ta m�re en Suisse et tu restes avec moi. On s'installe.
Je pourrais t'avoir des papiers, aussi, des papiers en b�ton.
... et comme �a, tu pourras partir quand tu voudras.
... et puis tu pourras aller voir ta m�re en Suisse, aussi.
J'ai un tr�s bon contact avec un des flics de l�-bas.
Tu pourrais passer quand tu veux.
... des deux c�t�s.
Qu'est-ce que tu en penses?
Pour l'instant, rien.
Ouais. Il faut que tu te d�cides vite.
Parce que je ne pourrai pas vous sortir de l� � chaque fois.
Je vais en parler avec maman.
Franchement, je ne sais pas.
Tu sais, ce que je te propose?
On se donne rendez-vous � 5h au jardin, au m�me endroit...
... et puis tu me dis.
Evidemment, c'est particulier de n'�tre pas capable de descendre seul de voiture.
Comment tu fais pour y monter?
L'employ�e de maison!
Efficace, d�cid�ment.
Quelque chose?
Oui.
Jeannine a pass� un nouveau march� avec Kollwitz, Ils rallongent une
piste de d�collage � Volney et ils construisent des blockhaus de DCA.
... pr�s de l'a�rodrome. Voil�, j'ai tout r�sum�.
Merci. De rien.
Raymond, ta vie avec Jeannine, �a te regarde mais...
Est-ce que tu te rends compte que cette entreprise qui porte ton nom collabore de plus en plus...
Ca c'est mes histoires.
Ca finit par �tre un peu la n�tre!
Non?
Tu vois, finalement, ces derniers mois, j'ai eu raison de ne pas t'appeler.
Bonne chance.
Cacher une juive apatride chez vous en ce moment! Larcher.
Non, mais, vous d�passez les bornes!
Mais, qu'est-ce que vous avez tous avec les juives?
Quand je pense que je vous ai aid� � propos de cette personne! Si �a se savait!
Si ce Chassagne le savait!
- M. le sous-pr�fet... - Vous ne pouviez pas choisir autre chose qu'une juive �trang�re comme ma�tresse ?
Mais cette femme n'est pas ma maitresse.
Aucun homme ne ferait ce que vous faites pour une femme avec laquelle il ne couche pas!
Elle n'est pas de votre famille, au moins?
Enfin, Servier!
Oui, bon. Avec vous, je ne sais plus.
Vous pensez que Kollwitz peut faire quelque chose?
C'est la Gestapo qui s'occupe des juifs �trangers.
Kollwitz, maintenant, il s'occupe des permissions, il g�re ses stocks d'essence...
A la Gestapo, vous connaissez quelqu'un?
Larcher, il faut vous faire tout petit-petit avec la Gestapo.
Cette juive apatride a �t� trouv�e chez vous par la police...
J'ai demand� � Marchetti de ne pas faire de rapport, mais les Allemands ont des informateurs chez nous.
Il y a une chose que vous pouvez faire...
Oubliez cette fille.
J'esp�re que Madame n'est pas rentr�e.
O� �tais-tu?
Allez fermer le portail.
J'avais envie de prendre l'air.
En voiture, dans ton �tat!
Qu'est-ce que tu veux, Jeannine !
Savoir qui a fouill� dans mon bureau, hier.
Fouill�?
J'avais ramen� un dossier important � la maison, un dossier tr�s important.
Alors? Et alors!
Dans ce genre de document, les pages sont num�rot�es. Celui ou celle qui a fouill� ne les a pas remises dans l'ordre.
Je ne vois pas ce que tu racontes.
C'est �a, prends moi pour une conne.
Madame... On vous a sonn�, vous?
Allez me pr�parer un th�.
C'est moi. Madame, c'est moi.
J'ai fait tomber ces papiers en rangeant votre secr�taire...
... en faisant la poussi�re.
Vous avez ouvert le secr�taire pour faire la poussi�re!
C'est �trange. Elle n'est pas plut�t sur le dessus, la poussi�re?
J'aime bien nettoyer � fond.
J'ai d� les faire tomber et mal les ramasser.
Oui, je me souviens, c'est �a.
Laissez, Jos�phine, c'est gentil mais c'est inutile.
Vous pouvez disposer.
Allez pr�parer vos affaires, je vous donne vos huit jours.
Elle n'y est pour rien l�-dedans.
Ah, mais �a, c'est �vident. Allez. D�p�chez-vous, je vous veux hors de chez moi dans l'heure. Allez!
Tu n'as pas le droit de faire �a.
Je fais ce que je veux chez moi!
Ecoute-moi. Tes coucheries avec ta petite pute de fermi�re ou celle-ci, je n'en ai plus grand-chose � faire, aujourd'hui.
Parce que tu t'arranges de ton c�t�.
Alors l�, tu es gonfl� de me dire �a apr�s tout ce que tu m'as fait subir.
En tout cas, je te pr�viens. Si je d�couvre que tu mets en danger l'entreprise �a se passera vraiment tr�s mal, Raymond.
Un mot de moi ou de Chassagne et tu te retrouves en prison pour meurtre et escroquerie. Handicap contre handicap.
Je n'ai pas fouill�, j'ai lu. C'est encore mon entreprise.
Plus pour longtemps? Il va y avoir du changement, ici.
Pour commencer, j'envoie Marceau � Paris. Papa et tantine s'en occuperont autrement mieux que toi. Quand je pense ...
... que tu l'as laiss� sortir tout seul l'autre jour!
Et tu veux faire �a quand?
Il voyagera demain.
Et Gustave qu'on �tait cens� garder jusqu'� samedi?
H� bien, il retournera chez son oncle. Comme �a il l'aidera � trouver � manger pour les youpins.
Vous �tes en retard.
Oh, oui, excusez-moi.
Un rendez-vous de ce genre, ce n'est pas un rendez-vous galant.
Il faut �tre � l'heure.
Bon ben �a va. Je suis entr�e dans la r�sistance il y a plus d'un an, �pargnez-moi les le�ons.
Schwartz peut � peine marcher. C'est lui qui �tait en retard.
Parce que c'est Schwartz, votre informateur? Raymond Schwartz?
Regardez, tout est l�. L'a�rodrome de Volney va devenir un centre important. La Luftwaffe ...
Il faudrait qu'il apprenne � �crire plus lisiblement, votre Schwartz.
Il n'y aura pas besoin. C'�tait juste un coup ponctuel.
Le type n'est pas...
On a �t� amant.
J'esp�re que vous ne l'�tes plus.
Non.
En tout cas, c'est du bon travail.
Sinon, j'ai une question � propos de Cr�mieux.
On vient d'apprendre que sa famille allait �tre transf�r�e en Pologne.
Oui. C'est tr�s dur pour lui.
Alors... j'ai eu une id�e, pour les sortir de l'�cole...
Dites toujours.
Ben, on envoie deux types avec des faux papiers de la police antijuive...
Vous les avez?
Non. Il faut les faire.
Nos flics d�barquent � l'�cole et pr�tendent qu'ils font une enqu�te..
.. sur Cr�mieux.
Donc ils ont un ordre de mission bidon.
...et ils demandent � emmener l'�pouse et la fille pour interrogatoire.
M�me la Gestapo pourrait marcher.
C'est une blague?
Non. C'est juste une id�e.
C'est bien une id�e de femme. C'est hors de question.
Et les deux types ont de grosses chances de se faire prendre, tout �a pour quoi ?
Emp�cher une femme et une fillette d'�tre intern�es quelques mois en Pologne.
Il ne faut pas exag�rer.
Mais, Albert a beaucoup donn� au mouvement, non ?
Certes, mais comme tous les juifs, il dramatise quand �a l'arrange.
D�brouillez-vous pour avoir l'adresse o� elles sont transf�r�es, qu'il puisse leur �crire.
Et puis voil�, quoi.
Quand on aura mis les Boches dehors, elles finiront par �tre lib�r�es.
En tout cas, bravo, pour vos informations sur Volney.
Il a refus�.
Bon. Je vais y aller avant que tout le monde se demande ce que je fabrique.
Non, attendez. Asseyez-vous. Mais ne rien faire!
Non, �videmment!
Mais visiblement, Victor a dit... Victor..., Victor...
Moi, je connais Albert Cr�mieux.
Et puis Victor, il a refus� le plan des faux papiers, il n'a pas interdit de faire quelque chose.
Qu'est-ce que vous avez en t�te?
Profiter du fait qu'H�l�ne est malade.
Les Boches s'en foutent, qu'une juive soit malade.
Mais pas s'ils ont peur que ce soit dangereux pour leurs troupes.
Vous pensez � quoi?
A une m�ningite.
Vous connaissez les sympt�mes?
La nuque raide, la fi�vre...
.. �ventuellement des taches rouges.
Ca vous parait possible de simuler?
Puisqu'elle a d�j� de la fi�vre et qu'elle est d�gourdie, oui, peut-�tre.
En juillet 40 juste apr�s la d�b�cle, les boches avaient parqu� 2 000 prisonniers dans le bois de Monteuil...
... il y a eu un cas de m�ningite, un annamite... ils ont paniqu�...
Le type a �t� �vacu� imm�diatement.
Non, mais attendez, �a veut dire laisser Anna sur place. C'est impossible!
D'accord... Commen�ons par H�l�ne. Pour Anna... Pour Anna, on verra apr�s.
Votre gendarme, celui qui vous a sauv� la mise dans la cave, il vous aiderait � entrer dans la grande salle?
Alors?
Tu es d�j� lev�e!
Il est plus de midi. Et de toute fa�on je n'ai pas pu dormir de la nuit. Tu as des nouvelles?
Je n'ai m�me pas pu la voir.
Mais... ils t'ont dit quelque chose?
La Gestapo? Que si je revenais les ennuyer pour cette juive, ils m'enverraient la rejoindre.
C'est des monstres, Hortense.
... des animaux.
Et Kollwitz?
Il m'a re�u tr�s gentiment...
... il ne peut rien faire.
Depuis l'�vasion, la Gestapo verrouille les juifs jusqu'au d�part du train.
Je suis d�sol�e, Daniel.
Pas autant que moi.
Daniel, s'il y a quoi que ce soit que je puisse faire, dis-le moi.
Je crois que je vais aller dormir un peu.
Tu veux que je te pr�pare quelque chose, une tisane...
Annule mes consultations. Il y a un abc�s surinfect�.
Je m'en fous.
R�veille-moi � trois heures pr�cises. D'accord.
Et puis... pr�pare des habits pour Sarah.
Robe, chaussures, � manger, quelque chose qui se conserve, et un peu d'argent.
Je vais essayer de lui porter des affaires.
Mais tu viens de me dire que si tu retournais... Hortense, je n'ai pas envie de discuter avec toi.
Tu me demandes ce que tu peux faire, alors, fais ce que je te demande.
Hein?
Oui.
J'ai du nouveau sur la camionnette.
Alors?
Et bien, les gendarmes disent qu'ils ont transport� les sacs, ceux dans lesquels
il y avait la machine typo d�mont�e, � la demande du directeur de l'�cole, B�riot.
Quels cons! Et tu es s�r que c'est les m�mes sacs?
S�r... non! A priori, c'est la m�me camionnette.
Deux heures plus tard les boches la retrouvent avec les fameux sacs dedans.
Et le cheminot, il dit quoi?
Il n'est plus tellement en �tat de parler.
Il dit qu'il ne connait pas B�riot.
Donc en gros, tu n'es pas s�r pour les sacs, tu n'es pas s�r pour la camionnette ni pour B�riot. C'est �a?
Hmmm Hmm. Je te rapelle qu'il est directeur d'�cole, tout de m�me.
Et bien, justement. S'il est r�sistant, belle prise, non?
Etablis mieux les faits! Je ne sais pas c'est .. Convoque un gendarme si n�cessaire. Ce n'est pas assez clair.
Tu veux faire l'audition avec moi.
Non, non. J'ai... quelque chose � faire.
Gagne ton salaire, mon vieux. Fais honneur � l'�tat fran�ais.
Maman! Oui?
Je peux te poser une devinette?
Bien s�r.
Je suis sans issue et sans nom. Qui suis-je.
Tu ne trouves pas?
Bon.
Etape 1, je vais essayer de trouver le capitaine, j'essaie de le convaincre et si tout va bien, je reviens et on y va.
Et si on me demande ce que je fais l�?
Evacuation sanitaire demand�e par le directeur de l'�cole.
Vous �tes infirmi�re � l'h�pital Saint Victor.
Vous n'en savez pas plus.
Je peux aller � la balan�oire?
Vous pouvez y aller, si vous voulez.
Viens, ch�rie.
Je suis de la police nationale, vous n'avez rien � craindre.
Pas rester l�!
J'attends le directeur.
Quelqu'un est tr�s malade, une petite fille.
Pas rester l�!
Regardez c'est ... Excusez-nous...
On va chercher quelqu'un de malade et on revient.
Bougez la voiture.
Ca prendra 5 mn.
Bougez la voiture! Oui, 5mn.
Ecoutez, je suis le directeur de l'�cole, j'ai un ausweis.
Ca se pr�sente tr�s mal.
Suite � l'�vasion de cette nuit, mon gendarme a �t� relev� de son commandement.
Vous n'aviez pas parl� d'un adjoint?
Il n'est pas l� non plus.
De toute fa�on c'est un collabo pur sucre.
Qu'est-ce qu'on peut faire!
Venez.
Si j'insiste, ils me laisseront peut-�tre rentrer, moi.
Dans ce cas, vous m'attendez dans l'ambulance.
Monsieur B�riot!
Police nationale. Veuillez nous suivre, s'il vous plait.
J'ai une �vacuation sanitaire � r�gler.
Ca durera 5 mn.
Ca peut attendre 5 mn!
Non. Je suis d�sol�. Venez.
Madame Germain?
Je peux rentrer?
Un peu de d�sordre.
Vous venez pour mon mari?
Oui... Lucienne, surtout ne vous inqui�tez pas, mais il vient d'�tre interpel�.
Quoi!
Je pense qu'ils n'ont rien de pr�cis contre lui.
Oh, mon Dieu, ce n'est pas vrai!
Mais il avait peur d'�tre arr�t� depuis la nuit pass�e.
Lucienne, il a de la ressource, votre mari.
Mais moi aussi j'ai �t� arr�t�e l'ann�e derni�re, j'ai fait de la prison, mais je suis pass�e au travers, il s'en sortira.
C'est les allemands qui l'ont arr�t�?
Non, non. Des fran�ais. J'aurai des nouvelles, vite.
Mais, pour l'instant, l'urgence... l'urgence, c'est H�l�ne. H�l�ne Cr�mieux, vous voyez.
Je ne sais pas ce qu'on peut faire.
Jules disait qu'ils allaient �tre emmen�s � Paris, puis en Pologne.
Il faudrait que... vous arriviez � me faire rentrer dans la grande salle.
Moi?
Jules ne vous parlait pas de ses activit�s?
Non.
Enfin, oui, il m'en a parl�, hier.
Pardonnez-moi de vous demander �a, mais...
On m'a dit que... Enfin, bref, vous avez bien connu un soldat de la caserne?
N'est-ce pas?
Je me trompe?
Non. Non. Il n'est plus � Villeneuve.
Oui, mais, il n'aurait pas un camarade que vous connaitriez un peu mieux que les autres?
... � qui vous pourriez expliquer qu'H�l�ne est malade...
Tr�s malade...
Et que les SS ne veulent pas nous laisser l'emmener!
Oui. Oui, j'en connais un.
Pourquoi tu n'es pas venue?
Tu devais me donner une r�ponse.
Pas venir, c'�tait une r�ponse, non?
Quoi? Ca veut dire que c'est fini. C'est �a?
C'est lui?
Tu ferais mieux de t'en aller.
Attends. Il te faut des papiers hein. Laisse moi au moins te fournir des papiers, s'il te plait.
Vous �tes fier de vous?
Maman!
Vous m'obligez � mentir � ma fille et ensuite vous me faites passer pour une imb�cile
en lui racontant tout! Ah mais j'ai tout de suite vu que vous �tiez un tordu, vous.
Bon. Rita, je peux te parler s'il te plait, deux minutes seul � seule.
Elle n'a rien � vous dire de plus.
Elle peut r�pondre elle-m�me, non!
Sinon, quoi? Vous nous arr�tez une seconde fois?
Maman, deux minutes. Non!
Je me passe de tes conseils. Merci.
Ecoute
... entre toi et moi, je ne sais pas ce que �a donnerait...
Si on n'essaye pas, on ne peut pas savoir.
Et de toute fa�on, maman a besoin de moi. Je ne peux pas la laisser seule en Suisse.
Elle a vraiment besoin de toi?
Oui! Pourquoi?
Ben, je ne sais pas, enfin, je veux dire... une fille doit soutenir sa m�re.
Rita, tu as 40 ans. Elle est �pileptique.
Si elle a une crise et que je ne suis pas � c�t�, elle risque d'y rester.
Oui... Elle en fait souvent, des crises?
Je suis juive, Jean!
Je suis juive.
Je suis juive!
Je suis juive.
Il faut m'oublier.
Notre histoire n'est pas possible dans le monde r�el.
Je pensais que tu aimais les contes de f�es.
Je vais vous faire pr�parer deux jeux de papiers pour toi et ta m�re.
Tu peux passer les prendre au commissariat � partir de 18h.
Je ne serai s�rement pas l� quand tu passeras, alors...
... demande Loriot.
Vous avez vu, ce truc?
Et alors?
Vous en pensez quoi?
Je ne fais pas de politique.
Pourtant, vous �tiez franc mac avant la guerre?
Si vous le dites.
Eh bien nous, on pense que �a a �t� imprim� sur Villeneuve.
Ah bon!
Et on a arr�t� un type, dans une camionnette, mardi soir...
... et avec le type il y avait une machine � imprimer, enti�rement d�mont�e dans des sacs.
Et puis il y avait deux autres types avec lui.
Il y en a un, on sait qui c'est. Albert Cr�mieux, �a vous dit quelque chose?
Vaguement.
C'est un p�re d'�l�ve.
Et alors le deuxi�me, on ne sait pas qui c'est, mais on aimerait bien le savoir.
Ecoutez j'ai des tas de choses � faire. Je ne comprends pas ce qu'on me reproche.
Vous m'arr�tez ou quoi?
Mardi, vous avez d�m�nag� des affaires de la cave de l'�cole.
Peut-�tre. Je ne m'en souviens pas.
Vous avez m�me demand� � des gendarmes de vous aider.
Aucun souvenir.
C'est le gendarme qui vous a racont� �a?
Vous fumez?
Non, merci.
Entrez, brigadier Morel.
Monsieur B�riot ne se souvient pas que vous l'avez aid� � d�m�nager sa cave.
Tu es certain que tu n'as aucune chance de la voir?
Non. Je vais juste remettre la valise � quelqu'un qui m'a promis de la lui faire passer.
Je croyais que tu avais annul� les rendez-vous.
Mais oui!
Bah, c'est Gustave!
Eh bien, mon bonhomme, qu'est-ce qui t'arrive?
Les Schwartz ont appel�?
Et bien, non.
Les parents de Marceau se sont disput�s. Et Marceau, il va partir � Paris demain.
Ah bon, et bien tu vas le revoir, Marceau.
Paris, c'est loin, mais ce n'est pas si loin.
H�l�ne, elle est en prison.
Marceau, il s'en va.
Papa, on ne sait pas o� il est.
Je suis tout seul, tonton.
Mais non, Gustave. Tu n'es pas tout seul.
C'est quand m�me incroyable de nous le renvoyer comme �a. Ah, la m�re Schwartz, vraiment!
Allez, viens, va.
Il vaudrait peut-�tre que ce soit moi, qui aille apporter les affaires, non?
Qu'est-ce que tu racontes!
Tu m'as dit que tu n'avais aucune chance de voir Sarah, alors, qu'est-ce que �a change si c'est moi?
Occupe-toi de Gustave. Fais lui � manger. Moi je me change et j'am�ne les affaires. Ce n'est pas compliqu�, non?
Qu'est-ce que je dois faire?
C'est une petite fille. Elle est dans le camp.
Pour des juifs, je ne peux rien faire.
Mis elle est malade. Elle ne pourra pas faire le voyage jusqu'� Paris.
Et surtout, elle est contagieuse!
Qu'a-t-elle comme maladie?
Une m�ningite.
Vous voyez ce que c'est?
Oui. Mais vous l'avez vue?
Vous l'avez examin�e vous m�me?
Non. Pas moi. Le capitaine de gendarmerie l'avait faite examiner et il avait demand� son �vacuation, mais comme il n'est plus l�...
Vous avez un document?
Un ordre d'�vacuation?
Non, malheureusement. Il n'a sans doute pas eu le temps de le faire avant de partir.
Herbert, elle est vraiment malade!
Vous vous souvenez, c'est la petite fille qui est dou�e pour le violon.
Vous lui avez donn� un cours en mai.
Oui, H�l�ne? Oui.
H�l�ne.
Je vous en supplie.
Qu'y avait-il dans ces sacs?
Je vous l'ai dit, des gravats.
Ca semblait plut�t m�tallique.
Vous ne les avez pas port�s, vous.
Demandez � son sup�rieur, le capitaine Garin, c'�tait des gravats.
Garin est d�j� retourn� sur Besan�on.
Ca, je suis s�r qu'il le sait.
De toute fa�on on va bient�t �tre fix�, les fris�s nous envoient les sacs qui �taient dans la camionnette.
Depuis qu'on arr�te leurs juifs, ils ne nous refusent rien.
Il va reconnaitre les sacs
Je ne sais pas de quoi vous parlez.
Si vous continuez � nous prendre pour des cons, on va se lasser, on va vous refiler � la Gestappo.
Qu'est-ce qu'il fout l�, lui?
C'est mon t�moin.
Tu le d�gages.
Attends, mais il est sur le point de... Tu le d�gages!
Je ne veux pas de ce connard dans mon commissariat C'est clair!
Dehors!
Allez, dehors!
Ah, elle est belle, la police fran�aise!
Je vous pr�viens, je ferai un rapport
Eh bien, faites un rapport Mon nom c'est Marchetti M A R C H E 2T I.
... mais vous le savez, vous avez d�j� fait un rapport.
Alors, tu as quoi, sur lui?
Eh ben, je n'ai plus rien, maintenant !
Tu viens de tout foutre en l'air.
C'est quand m�me malheureux d'importuner un honn�te citoyen!
Je ne suis vraiment pas d'humeur � entendre ce genre de connerie aujourd'hui.
Rel�ve-le.
Alors, Monsieur B�riot...
... dites-moi... pile ou face?
Je ne comprends pas.
Je dois choisir pour vous?
Face.
Et bien, c'est face...bravo, Monsieur B�riot. Vous pouvez sortir. Allez, vite, vite!
Je ne veux plus le voir.
Attends, je ne te comprends pas.
Tu demandes des r�sultats et puis tu... Qu'est-ce qui t'arrive?
Ecoute, l'important ce n'est pas d'arr�ter des gens. D'accord?
C'est de savoir o� surveiller. Voil�.
Bon. En attendant, tu me pr�pares deux laissez-passer pour la Suisse.
Le mod�le consulaire et tu laisses les noms en blanc.
Qu'est-ce que vous ferez avec H�l�ne si vous arrivez � la sortir?
Ne vous inqui�tez pas.
Non. C'est parce que, elle pourrait venir chez moi.
Elle a confiance en moi.
Il faut la sortir d'ici au plus vite.
Vous allez pouvoir rentrer, mais vous ne pourrez pas sortir l'enfant.
Ah bon, pourquoi?
Aucun juif ne sort sans qu'un m�decin militaire allemand le voie et signe une d�charge. Je suis d�sol�.
Je vais d�j� essayer de la soigner, et puis on verra.
Merci lieutenant.
Venez.
C'est elle.
Tr�s bien, vous pouvez entrer.
Madame Morhange?
Oh, Marie.
Qu'est-ce que vous faites l�?
Mais comme tout le monde ici, j'attends mon train.
Mais.. vous n'�tiez pas � Paris avec Monsieur de Kervern?
Si... maintenant, je suis l�, j'attends mon train.
Mais, vous, qu'est-ce que vous faites l�?
Je cherche Madame Cr�mieux et sa fille.
Mais, vous �tes infirmi�re, maintenant!
Non... Je vous expliquerai.
Ah, oui. Elles sont l�-bas, dans la petite salle du fond. Elle essaie de faire dormir la petite.
Elle a beaucoup touss�. Il y a un m�decin, ici?
Il y a juste un abruti qui mesure notre cr�ne, quelque part...
On nous l'avait chass�, mais il est revenu.
Merci.
Madame Cr�mieux?
Oui.
Excusez-moi.
Je dois �tre seule avec la petite. Merci.
Je viens de la part de votre mari.
Comment va-t-il?
Bien. En s�curit�.
Vous �tes vraiment infirmi�re?
Non. Je suis ici pour faire sortir votre fille.
Elle est malade.
Justement, c'est notre chance.
Elle pourrait simuler une m�ningite. Une m�ningite?
Elle a de la fi�vre. J'ai du rouge � l�vre pour faire des taches. Il faut juste lui expliquer la raideur dans la nuque.
Et vous l'emmenerez o�?
Pr�s de votre mari.
C'est trop dangereux.
Madame Cr�mieux!
Il est recherch� par la police. Il ne pourra jamais s'occuper d'elle.
Pardonnez-moi de vous dire �a, mais vous non plus.
Tant qu'on reste ensemble, �a va aller.
Mais vous n'allez pas rester ensemble.
Ils ont enlev� les enfants. Ils vous enl�veront H�l�ne. Ca peut arriver n'importe quand.
On m'a dit que je pourrai la garder jusqu'en Pologne.
Et de toute fa�on, je n'ai plus confiance en Albert.
Il disait que je ne risquais rien, qu'H�l�ne ne risquait rien et regardez...
Si on arrive � la sortir d'ici, je pense qu'elle risquera moins que si on n'y arrive pas.
Il compte en faire quoi?
La passer en Suisse.
Pourquoi il arriverait � faire pour H�l�ne ce qu'il n'est pas arriv� � faire pour moi?
Parce qu'elle est fran�aise.
Madame Cr�mieux...
Moi aussi, j'ai deux gar�ons...
...j'aimerais les garder pr�s de moi, mais...
... ma vie clandestine m'en emp�che.
Il y a un moment o� il faut choisir entre.. la s�curit� de votre enfant et votre bien-�tre de l'instant.
De l'instant!
Il faut vous d�cider vite. Je prends de gros risques en �tant ici.
Si vous �tiez � ma place, vous feriez quoi?
Franchement.
Franchement... je ne sais pas.
Franchement je ne sais pas.
R�veille-toi, ch�rie.
R�veille-toi.
Dites, vous �tes un sp�cimen, vous!
Dr, on a un gros probl�me avec une fillette � c�t�.
Je suis occup�, Mademoiselle. Vous savez, je n'exerce plus depuis des ann�es.
Excusez-moi, Monsieur.
Je voudrais parler au m�decin.
Je pense qu'elle a une m�ningite.
N'importe qui pourrait l'attraper, y compris vous.
Allons voir.
Fais voir ton poignet, ma petite.
Sacr�e fi�vre. Maintenant, redresse-toi et penche la t�te en arri�re, en avant.
Comme pour faire oui.
Je n'y arrive pas, j'ai trop mal � la nuque.
Qu'est-ce qu'elle a docteur?
Il dit que c'est une m�ningite.
Je vais voir sa sensibilit� r�tinienne.
Nom de dieu!
Le purpura.
C'est une fulminante. Surtout ne la touchez pas. Il faut l'�vacuer tout de suite.
Je vous dis que c'est une m�ningite c'est une maladie mortelle et contagieuse. Vous comprenez le fran�ais?
Mais la Gestapo....
Ils ont demand� � ce que aucun juif ne sorte du camp. Vous �tes s�r de vous?
Je suis membre de l'Institut, Monsieur et expert aupr�s du Commissariat aux questions juives.
Vous voulez provoquer une �meute?
Allez-y.
Mais... vous reviendrez me signer une d�charge.
Votre ambulance est o�?
L�-bas, derri�re, dans la rue.
Je l'accompagne.
Et je reviens vous signer ce que vous voulez.
Les boches n'ont pas envie qu'on leur balance des juifs contagieux.
Allez, allez, circulez.
Allez, allez.
Elle est malade. Ca va?
Ca va aller. Attends!
Viens avec moi.
Alerte!
Une juive essaie de s' �chapper.
Elles sont parties par o�?
Elles sont parties par l�!
Madame Larcher!
Qu'est-ce que vous faites l�?
Vous ne pouvez pas rester l�!
Je ne sais pas qui vous a laiss� entrer, mais c'est dangereux.
Les allemands remplacent les gendarmes. Faites attention.
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