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Bonjour, Madame Morhange.
Alors, comment �a se passe?
�a ne se passe pas si mal.
Tr�s bien. Allons-y, elles vous attendent.
Une minute.
Laissez-moi en profiter... De quoi?
... du calme.
Fermez le portail. En faction derri�re et que personne ne rentre. Ex�cution.
Rejoignez-les, Madame Morhange. Elles vous ont vue.
Les petits vont bien. Ca ne se passe pas trop mal.
Mais on croule sous le linge sale.
Il faudrait que chacune en prenne un peu.
Il n'y a qu'un seul robinet et il coule � peine.
Non, mais on doit pouvoir se laver un minimum, quand m�me!
Je m'en occupe. Merci.
Je repars dans une heure. On fera s�cher les v�tements l�-bas.
C'est comment, l�-bas?
Ce n'est pas facile, mais �a va.
Ils arrivent � dormir quand m�me?
Oui, oui.
H�l�ne va bien, Madame Cr�mieux. Ne vous inqui�tez pas.
Et Sophie, comment va Sophie? Bien.
Elle a bien dormi? Oui, oui.
Elle a pris ses gouttes?
C'est important qu'elle prenne ses gouttes.
Oui, ben attendez. Excusez-moi. Ils ont tous bien dormi. Ils vont bien. Ils ont d�vor� le peu qu'on avait.
Excusez-moi, mais je ne vais pas pouvoir donner des nouvelles de chaque enfant.
En plus, l'institutrice, les 2 volontaires sont �puis�es, alors il me faudrait 2 femmes pour les remplacer.
Laissez-moi y aller.
Laissez-moi y aller, je vous en prie.
Madame Kohn, vous savez, ce n'est pas �vident, alors je pr�f�rerais pas.
S'il vous plait, c'est important... Madame Kohn, s'il vous plait. Elle va nous dire qui va y aller. Calmez-vous.
Tout �a parce que vous voulez y aller, c'est tout.
Mais non, mais pas du tout. Ce n'est pas la question. Calmez-vous.
C'est elle qui va y aller!
Excusez-moi, mais en tout cas ce ne sera pas vous.
Et pourquoi?
Mais, parce que, Madame Kohn, vous n'�tes pas en �tat, vous �tes trop...
Vous... Je suis quoi? Vous...
Vous n'�tes pas capable de vous occuper d'enfants en ce moment, c'est tout.
Mais il y a ma fille l�-bas.
Mais justement!
Madame Cr�mieux, vous voulez bien y aller, vous? Mais bien s�r!
Mais je ne veux prendre la place de personne.
Qu'est-ce que je disais. C'est elle qui va y aller. Pourquoi elle et pas moi?
Mais parce que! Vous �tes compl�tement hyst�rique, Madame Kohn.
Et c'est la derni�re chose dont les enfants ont besoin.
M�me votre fille, surtout votre fille. Ce n'est quand m�me pas compliqu� � comprendre!
Excusez-moi. je suis un peu fatigu�e.
Allez chercher son mari.
Quelqu'un sait o� est son mari?
Il est � l'int�rieur.
Monsieur Kohn!
Il est au fond, l�-bas.
Ne vous excusez pas. C'est formidable, ce que vous faites pour nous.
Merci, Mme Cr�mieux. Venez, votre femme est malade... elle s'est dirig�e vers les toilettes...
....elle est tr�s nerveuse...
Qui va venir avec vous?
Je pense � Mme Goldmuntz.
Qu'est-ce qui se passe?
Elle a besoin de vous, Monsieur Kohn. Elle est partie vers les toilettes, je crois.
Il y a des nouvelles du d�part? Non.
Merci.
Poussez-vous, poussez-vous!
Respire, respire, respire, respire....
Je ne comprends pas qu'on se donne la mort quand on a un enfant.
Le mari est l�?
Il faudra penser � renforcer la surveillance.
Elle l'a trouv�e o�, cette paire de ciseaux ?
Je ne sais pas.
Il ne faut pas que �a se reproduise.
Les Allemands ne sont pas contents.
Que nos juifs soient morts?
Non, �a ils s'en fichent. Non. Ils pensent � l'impact sur la population.
Il ne faudrait pas laisser les youpins d�molir l'image des Allemands.
Vous croyez que c'est pour �a qu'elle s'est tu�e!
Je m'en moque de savoir pourquoi elle s'est tu�e.
Ce qui m'int�resse, c'est nos administr�s....
... nos prisonniers, le redressement du pays...
Mais �a nous int�resse tous. Ah oui?
Eh bien alors, il va falloir collaborer beaucoup plus.
... sans tabou. Les Allemands veulent du youpin, on leur donne du youpin.
Oh, tenez. Une bonne id�e pour nos amis de Besan�on. Un prisonnier, un juif.
Cette rel�ve-l�, elle marcherait, croyez-moi.
Pas les juifs fran�ais, quand m�me!
Juif et fran�ais, c'est incompatible, Servier.
Antinomique, m�me.
J'aimerais que le rabbin puisse dire le Kaddish.
Quoi!
La pri�re des morts.
Bon. Je vous laisse. J'ai rendez-vous avec la Gestapo. Je vais tenter de les calmer.
Docteur.
Il y a des choses qui vont vite changer, dans cette ville.
Croyez-moi.
Pour la pri�re, je vais voir ce que je peux faire.
Je peux demander au rabbin. On s'entend bien, maintenant.
Oui. Faites �a.
Vous voulez que je demande au rabbin?
Raccompagnez-les.
Vous le trouvez comment, le nouveau maire de Villeneuve?
Quelle importance!
Larcher! Je n'ai pas encore transmis votre d�mission au pr�fet.
Ce type est dans les mains des Boches.
Vous voulez vraiment lui confier les cl�s de la ville?
Reprenez votre d�mission.
Je pourrais l'envisager...
... si vous obtenez un rendez-vous avec Kollwitz.
Pour faire revenir les enfants.
Il faut que je les sorte de l�.
Pour l'instant vous n'allez rien faire. Il y a votre photo dans le journal de ce matin.
Comment est la surveillance du c�t� des enfants?
Pire qu'� l'�cole.
La Kommandantur est juste � c�t�. Il y a une l�gion de gendarmerie. Non, non. �a, vous pouvez oublier.
Et H�l�ne, elle va comment?
Sa m�re est avec elle et les autres enfants, maintenant. Elles tiennent le choc.
Je veux la v�rit�, pas du bla-bla...
Albert!
30 m�mes sans leurs parents, sans hygi�ne, avec rien � bouffer, la moiti� qui ne parle pas fran�ais, ce n'est pas l'Eldorado.
Je veux qu'on pr�vienne Victor.
Le mouvement doit pouvoir faire quelque chose.
Au minimum, contacter les groupes juifs de nos enfants.
Contacter Victor, �a je peux.
Comment je fais?
Il faut passer par le cur� de Fraisance.
... et dites bien qu'il s'agit d'une urgence, hein.
Bonjour, Madame.
Sarah, vous pouvez m'appeler Hortense, vous savez.
Vous faites partie de la famille, maintenant.
Je vous en prie, Sarah, venez vous asseoir.
Merci.
C'est joli.
Ca vous plait?
Oui.
Ca va?
Vous... vous plaisez, dans ma chambre?
Oui, oui. Oui, oui, c'est... c'est tr�s gentil de votre part.
Mais non, voyons. C'est normal.
Ca vous ennuie, si je fais votre portrait?
Non, non.
Mettez-vous de profil.
Ah, voil�, comme �a.
Faites comme si je n'�tais pas l�.
Mais non, mais soyez naturelle, Sarah, parce que sinon...
Oh, je suis d�sol�e. Vous vous �tes br�l�e?
Bon, �coutez, je crois qu'il vaut mieux que je ne reste pas trop longtemps en bas.
On... pourrait continuer ce soir.
Oui. Bonne id�e.
Messieurs.
Vous avez demand� � me voir?
Il y a du nouveau sur le d�part?
Paris me parle d'un wagon dans un train de marchandises pour demain.
Un seul wagon!
C'est ce que j'ai compris.
Je suppose que c'est pour les adultes.
Et pour les enfants?
Je ne sais pas.
La Gestapo ne me rappelle plus depuis ce matin.
Vous �tes au courant du suicide � l'�cole?
Oui.
Mon commandant.
Puisque la Gestapo ne vous donne pas d'instructions, faites revenir les enfants � l'�cole.
O� en �tes-vous des arrestations de juifs �trangers?
Nous en sommes � 23, mais on ne fera pas beaucoup mieux. Entre les fausses adresses, ceux qui se sont donn� le mot...
Alors, je ne peux rien faire.
Mon commandant...
Si vous ne remplissez pas le quota, je ne peux rien n�gocier avec la Gestapo.
Vous avez promis 28 juifs, vous devez livrer 28 juifs.
Admettons qu'on y arrive...
Alors, apr�s tout, puisqu'on manque de train, dans l'absence d'instructions claires,
il est logique de faire des regroupements et ensuite ils se d�brouilleront � Paris.
Merci, mon commandant.
Je ne vous promets rien, je vais essayer.
Mais attention, s'il y a encore le moindre incident � l'�cole, plus rien ne sera possible.
Noous allons renforcer la surveillance et faire fouiller les salles.
Apr�s ce qui s'est pass�, on ne va pas laisser trainer des ciseaux, des lames de rasoir...
Je compte sur vous.
Mon commandant.
Monsieur Kohn!
Monsieur Kohn ... je suis d�sol�e de ce qui est arriv�.
Oh, Monsieur Kohn!
Il faut garder de l'espoir.
Vous avez une fille.
Une fille qui a besoin de vous.
C'est vous qui allez lui dire que sa m�re est morte?
Ne vous inqui�tez pas. Tant que je suis en vie, je me battrai.
M�me si je ne sais pas contre quoi.
Combien il y a d'enfants?
Entre 20 et 30.
Et comme vous le savez peut-�tre, parmi eux, il y a ma fille.
Oui, je sais.
Et je me disais pourquoi ne pas contacter les organisations juives qui prennent en charge les enfants?
Vous voulez dire l'UJIF.
Ils collaborent avec les boches!
Il y a des juifs qui collaborent avec des boches!
On a le droit d'avoir nos cons, comme tout le monde.
Non, je pensais plut�t � l'OSE (Oeuvre de Secours � l'Enfant).
A l'OSE, il y a des gens bien, mais sur des enfants d�j� arr�t�s, je ne vois pas ce qu'ils pourront faire.
Mais, enfin, ce n'est pas possible qu'on ne puisse rien faire!
On ne fait pas Rien, Albert. Deux familles sont cach�es par nos gens de Landon.
Thomas fait r�guli�rement passer les r�fugi�s en Suisse.
Simplement, l�, ce qu'on peut faire � notre niveau, c'est travailler pour foutre les boches dehors.
Oui, �a oui.
Vous avez raison. Je ne suis plus lucide.
C'est vrai que l'action antiboche doit passer avant tout.
Et bien, justement, les gens de Londres m'ont transmis une demande urgente...
Schwartz b�ton, vous connaissez?
C'est Schwartz qui m'a aryanis�.
Mais, il s'est pris une balle dans le dos il y a quelques mois. Je ne sais pas o� il en est.
Je n'ai pas de nouvelles.
D'apr�s nos tuyaux, Schwartz livrerait de grandes quantit�s de b�ton � l'a�rodrome militaire de Volney...
Et alors?
Et bien, �a int�resse bigrement les anglais.
Vous pourriez v�rifier �a?
Je suis coinc� ici, moi.
Et votre directeur d'�cole?
Il est suspect depuis l'arrestation de Charles.
Et puis c'est pratique pour �a.
Bon.
Tant pis.
Moi, je pourrais.
Vous pourriez quoi?
Trouver des informations sur Schwartz b�ton.
J'y ai travaill�, je connais bien Schwartz.
Vous croyez que c'est une mission pour une femme?
Elle ne vous a pas attendu pour faire des missions, croyez-moi!
Bien. C'est urgent.
Rendez moi compte au plus vite.
Bon courage.
Voous �tes s�re que c'est une bonne id�e de revoir Raymond?
Avec ce qui nous arrive, si je ne suis pas capable de faire �a!
Et puis... peut-�tre que... si je ram�ne de bonnes informations...
... Victor acceptera de se creuser un peu plus la t�te pour votre famille.
Pas de nouvelle, l�-dessus? Parce que je viens de me faire remonter les bretelles par l'intendant de police.
Avec toutes ces arrestations de juifs...
Donc tu n'as rien!
Pas grand chose.
A part un vague truc, dans le voisinage de l'�cole.
Un t�moin a reconnu la fameuse camionnette bleue.
Celle dans laquelle il y avait la machine � imprimer.
Gar�e devant l'�cole.
Le type a reconnu Cr�mieux sur une photo.
Et devine qui l'a aid� � charger la camionnette!
Maurice Thorez.
Mieux que �a.
Des gendarmes!
Des gendarmes qui aident des r�sistants! Bravo.
Il est foireux ton t�moin.
Oui, et bien attends parce que ce n'est pas fini.
Il a dit ausi qu'il a vu un type qui ressemblait au directeur de l'�cole en train de bavarder avec Cr�mieux.
B�riot! Oui.
Il n'est pas s�r. Il dit qu'il lui ressemblait 3/4 dos.
Il est fich� comme franc mac et il chante des airs r�publicains.
C'est possible.
Tu tires le fil l�-dessus. D'accord?
Patron! Oui?
La liste des juifs arr�t�s, la pr�fecture nous la demande. Vous en voulez une copie?
Oui. En tout cas, ce n'est pas gr�ce � toi si on a cette liste.
Parce que je ne sais pas si tu sais, tu es le seul qui n'a pas arr�t� un seul juif en trois jours.
Oh, j'ai manqu� de pot, chef...
... j'ai tout marqu� dans mes PV. Vous ne les avez pas lus?
Si, si, je les ai lus, justement.
Absent, absent, n'habite plus � l'adresse indiqu�e...
Qu'est-ce qu'il y a? Tu as un probl�me avec le fait d'arr�ter des juifs ou quoi?
Non, pas sp�cialement, chef. Tout est dans les PV.
Non, mais �a ne r�ppond pas � ma question. Je te demande si tu as un probl�me.
J'ob�is aux ordres. Non! non, tu n'ob�is pas aux ordres, non.
Notre boulot c'est d'arr�ter des juifs, pas de faire des PV. C'est clair, �a!
Et vous, vous en avez bien rel�ch�, hier?
La fille et sa m�re.
Ca, �a, �a, �a,�a.... �a n'a rien � voir, c'est... elles n'�taient pas juives , je me suis tromp�.
Ca m'�tonnerait, les gendarmes les ont r�arr�t�es.
Quoi!
Elles ont �t� d�nonc�es par un voisin qui s'est pr�sent� spontan�ment � l'�cole.
Il parait qu'elle avaient des faux papiers.
Ecooutez, si l'on veut avoir une chance de r�cup�rer les enfants il faut
absolument qu'on donne des gages de bonne volont� aux allemands.
Il y a vraiment une chance?
Mais oui. Le maire est vraiment optimiste.
Le commandant allemand a parl� d'un seul wagon.
Il va falloir r�duire les bagages.
Pas plus de 10kg par famille.
10kg. 10kg par famille!
Ah, mais c'est une plaisanterie!
Monsieur Goldmund!
Quoi, que vont devenir les bagages qu'on laisse ici?
Est-ce qu'on en sait plus sur la destination?
Non.
Un gendarme a parl� de l'Alsace.
Ca, vraiment, je ne sais pas. Heu... Autre point...
Les gendarmes vont passer pour r�cup�rer tous les objets....
Bonjour. Inspecteur Marchetti. C'est la pr�fecture qui m'envoie.
Tr�s bien, Monsieur, vous pouvez y aller.
Merci.
Pour sortir.
Merci.
... Inspecteur Marchetti.
Je dirige la police de Villeneuve.
Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
Une de mes informatrices, une youpine, elle a �t� arr�t�e ce matin. avec sa m�re par vos services...
... elles sont � l'int�rieur, l�-bas...
Et alors?
Et bien, alors, j'aimerais qu'elles puissent sortir.
Personne ne sort sans un ordre �crit du sous pr�fet.
Ah, �coutez, je pense que vous n'avez pas... compris.
Cette fille m'aide dans une enqu�te. Une grosse enqu�te de police judiciaire.
Et moi, je vous dis, votre enqu�te, je m'en fiche!
J'ob�is � ma hi�rarchie et au sous pr�fet.
C'est clair?
Ecoutez, ces filles sont belges. Vous n'aviez m�me pas le droit de les arr�ter.
En mati�re de youpin, je crois qu'on a tous les droits.
Je commence � me demander pourquoi vous vous int�ressez tellement � cette fille.
Ah.... Vous allez avoir des nouvelles du sous pr�fet. Je vous le garantis.
Mon nom c'est Morel, M O R E L.
J'ai retenu, merci.
Connard de flic!
Vous d�sirez?
Bonjour. Je voudrais voir Monsieur Schwartz. J'ai des poulets � vendre.
Les poulets, c'est moi qui m'en occupe. Faites voir.
Non, il faut vraiment que je le vois lui.
Je le connais. Il est tr�s difficile en mati�re de poulets. Dites-lui mon nom, Marie.
Attendez un moment.
Je suis d�sol�e. Il a dit qu'il n'avait pas envie de poulet en ce moment.
M�me quand vous lui avez dit mon nom?
Surtout quand je lui ai dit votre nom.
Madame, s'il vous plait... Madame!
Qu'est-ce que vous faites, Madame.
Mais enfin, revenez ici!
Monsieur, vous voulez que j'appelle la police?
Non, non. Ca va aller.
Faites du th�, plut�t. Bien, Monsieur.
Bin alors, quoi, tu n'aimes plus le poulet!
Jeanine aurait pu �tre l�!
Non, non. Ca ne risquait pas. Ca fait deux heures que j'attends qu'elle s'en aille.
Ca fait longtemps que je ne suis pas venue ici.
Mai 40. Apr�s, c'est toi qui venais.
Tu es venue ici pour parler du bon vieux temps?
Comment tu vas?
Ca va, sauf quand je respire.
Pourquoi tu n'es pas venu?
Quand?
Et bien quand je t'ai dit que la balle dans le dos, �a ne changeait rien pour moi.
Parce que je n'avais pas envie que tu me torches, que tu m'emm�nes aux toilettes, que tu me bordes...
Et si moi, j'en avais envie?
Non, non. Laissez. Je vais servir.
Pardonnez-moi, Monsieur, mais... je pense que Madame n'en a pas pour longtemps.
20mn au plus.
Merci.
Efficace, l'employ�e de maison!
Qu'est-ce que tu cherches, Marie?
Tu ne d�barques pas ici apr�s des mois sans quelque chose de pr�cis en t�te.
Je voulais juste des nouvelles.
Comme �a!
Et bien oui, comme �a.
Je ... voulais... Bon, excuse-moi. Je t'ai d�rang�.
Mais, non!
Merci pour le th�.
Au revoir.
Sarah, vous n'�tes pas cens�e vous promener au rez de chauss�e en pleine journ�e.
Il vaudrait mieux que vous montiez au premier.
Madame n'est pas l�?
Non. Elle ne revient que ce soir.
Je ne sais plus... � quelle heure est mon premier rendez-vous.
Dans une heure.
Qu'est-ce que vous faites!
Je ne pense qu'� �a depuis ce matin.
Vous voulez faire sortir une juive belge de l'�cole?
Pour en faire sortir, il faut en faire rentrer.
On est toujours bloqu� � 23, je vous signale.
Ce serait justement pour en faire rentrer, pr�cis�ment.
Je ne vous suis pas tr�s bien.
Les deux youpines qui... Evitez l'argot en ma pr�sence, Marchetti.
Excusez-moi. Elles avaient des faux papiers d'une excellente qualit�. Si on arrive � mettre la main sur celui qui leur a vendus...
...il noous m�nerait certainement � d'autres juifs.
Beaucoup d'autres juifs. Vous comprenez.
Et pourquoi voudriez-vous qu'elles balancent leur traficant?
Et bien, parce que, on va leur promettre de les lib�rer.
Enfin si on arrive � arr�ter suffisemment d'autres juifs gr�ce � elles mais �a... �a, on ne leur dira pas, �videmment.
Et vous �tes s�r que la fille parlera?
Non. La fille ne sait rien, c'est... c'est la m�re qu'il faut lib�rer.
Je suis s�r que c'est elle qui connait le faussaire.
Mais si c'est la m�re que vous voulez, pas de probl�me.
Parce que, je vais �tre honn�te avec vous, Marchetti...
Il y a eu un rapport de la gendarmerie qui mentionne que vous aviez lib�r� ces filles un peu... l�g�rement.
Tout le monde peut se tromper, non?
Bien s�r.
Mais enfin, si je vous laissais faire sortir la fille, �a jaserait.
Vous voyez.
Je vous dis que c'est la m�re qu'il me faut.
Juste pour quelques heures, c'est tout.
Parfait.
Ah! Je peux prendre la valise?
Elle est lourde, un peu, hein!
Tiens, tu peux me la mettre l�-bas.
Avec ces deux l�.
Monsieur Kohn.
Le rabbin a dit le Kaddish? Oui.
Je pensais que �a me ferait du bien. En fait, �a ne m'a pas fait de bien.
Alors, voil�. Les gens trient leurs affaires.
Ils y mettent m�me du coeur.
Et vous, vous ne triez pas?
Oh, vous savez, j'ai bien moins de 10 kg.
Avec la prison, les passages un peu partout...
Je vous ai vu avec le gendarme.
Le gendarme? Oui, vous lui avez fait passer quelque chose, de l'argent, je ne sais pas.
Vous vous trompez.
Vous ne portez plus votre alliance, Monsieur Kohn.
Je l'ai retir�e quand Marianna est morte.
Bon. D'accord. J'ai donn� mon alliance au gendarme.
Pourquoi faire?
C'est curieux, on dirait un interrogatoire.
Oh non, non, pas du tout. Parce que �a m'a surprise, c'est tout.
Sophie est diab�tique. Elle a besoin de sucre, alors j'ai graiss� la patte de ce gendarme pour lui en faire passer.
Excusez-moi. Vraiment, je ne savais pas...
Mais pourquoi vous ne me l'avez pas demand�. J'aurais pu lui faire passer le sucre sans que �a vous co�te votre alliance.
C'est gentil, mais vous savez, on n'est jamais mieux servi que par soi-m�me.
Oui.
Merci.
Vous ne vous en sortez pas mal.
Je vais pouvoir vous engager.
Vous engagez des juifs?
S'ils sont honn�tes.
Il ne faut pas trop m'en demander, hein!
Comment �a s'est pass� avec Raymond?
Il a refus�. Il a dit qu'il ne voulait pas �tre m�l� � �a.
Ca ne m'�tonne pas.
Ce n'est pas le mauvais gars, mais il est tellement �go�ste...
Je pensais que sa balle dans le dos l'aurait peut-�tre chang� un peu.
Qu'est-ce qu'on va dire � Victor, demain?
Et bien, la v�rit�!
Il y a des fois, c'est quand m�me ce qu'il y a de mieux!
Vous pouvez lui enlever les menottes.
Vous me signez un re�u pour le paquet.
Le chef a insist�.
Je la reprends dans deux heures.
Merci.
Vous pouvez vous asseoir.
Vous devez vous demander ce que vous faites ici, non?
Un peu.
J'aimerais vous aider.
Ah, j'ai bien vu que vous en pinciez pour la petite, mais c'est fichu puisque les gendarmes savent que nous sommes juives.
Le type qui vous a vendu les faux papiers... Si vous me le donnez, je pense pouvoir vous faire sortir.
Rita et vous.
Et vous arr�terez d'autres juifs.
Ah... oui, �a j'arr�terais d'autres juifs. Oui!
Et vous pensez qu'apr�s vous irez vous promener dans les jardins avec Rita pour f�ter �a.
Vous la connaissez mal.
Il ne faudra rien dire.
Pardon?
Vous me donnez le traficant mais vous n'en parlez pas � Rita. C'est justement �a notre march�.
Vous voyez, je ne la connais pas si mal.
Et qui vous dit que je tiendrai parole?
Vous n'avez plus de papiers, votre domicile est grill�. On est amen� � se revoir...
Si vous en parlez � Rita, je le verrai tout de suite.
Je ne pense pas que ce soit une bonne id�e.
Mais, enfin, � Rita, je lui raconte quoi?
Ah, je suis certain que vous trouverez.
Il est peut-�tre temps que vous appreniez � lui raconter des histoires, non?
Vous ne croyez pas?
Marie!
Marie!
J'avais peur que tu ne sois pas l�.
Qu'est-ce que tu fais l�?
Je suis venu te ramener tes poulets. Tu les as oubli�s.
Ah, non, tu pouvais les garder.
Non. Je voulais savoir savoir ce que tu �tais vraiment venue me dire tout � l'heure.
Mais... je voulais des nouvelles. Je te l'ai dit.
Tu pouvais t�l�phoner, aussi.
Non. Je voulais te voir.
Et je t'ai vu. Allez, rentre chez toi!
Tu sais, ce n'est pas facile, pour moi, de venir jusqu'ici.
Tu pourrais m'offrir un bol de soupe. Je ne peux pas maintenant!
Ah... Alors tout � l'heure tu �tais pr�te � me torcher et l�, tu ne peux plus!
Raymond!
Ah, bien �a, pour une surprise!
Vous avez chang� d'avis?
Oui, oui. J'ai chang� d'avis, oui.
Prends-moi �a.
Il faudrait d'abord trouver la nature exacte de ce b�ton.
Ah, �a c'est impossible.
Il faudrait que je passe � l'usine... Non, il faudrait que j'essaie de tirer les vers du nez � Jeanine.
Eventuellement, fouiller dans ses papiers.
Et bien, oui, oui. Ce serait bien, �a.
Raymond, il y a quand m�me une question qu'il faut que je vous pose.
Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis?
Quelle importance?
Il n'y a que le r�sultat qui compte, non?
Dans votre monde, peut-�tre, mais pas dans le mien.
Oui. Et bien si vous voulez que je vous aide, il faut que vous acceptiez que moi je vive dans le mien.
Avant de partir, j'aimerais dire un mot � Marie en particulier.
Vu les circonstances...
Je vous laisse.
Alors, c'�tait pour �a!
Non. Pas seulement.
Ecoute! C'est toi qui n'as plus voulu de moi.
C'est toi qui n'as plus voulu me voir.
Ne renverse pas les r�les.
Bon. Supposons que je trouve quelque chose qui confirme l'histoire de l'a�rodrome... il se passe quoi?
Je ne sais pas.
Tu es s�re que je ne vais pas me faire descendre par les copains de Cr�mieux?
Pourquoi tu jouerais � �a!
Si tu as peur, pour toi ou pour Jeanine, rien ne t'oblige � le faire.
Ne t'inqui�te pas, je vais le faire.
Pas pour la cause, que je trouve risible, mais pour tes beaux yeux.
Que je trouve toujours aussi beaux.
Je vais le faire parce que je m'emmerde, Marie.
Si tu savais comme je m'emmerde!
Ca va?
Tu as pass� une bonne journ�e?
Tu as de ces questions, vraiment!
Comment tu veux que je passe une bonne journ�e avec ce qui se passe � l'�cole!
Bon. Et bien si on ne plus rien te demander, alors.
Une femme s'est suicid�e, ce matin.
Une m�re de famille.
Daniel, que tu te tapes ta petite juive, je n'en ai rien � faire, enfin...
... je veux dire, c'est de bonne guerre. Mais enfin!
Mais que tu me prennes pour une imb�cile, �a je ne l'accepterais pas. Que ce soit clair.
C'est pourtant ce que tu as fait pendant des mois.
Oui! Et bien, je mentais mieux que �a, non?
Tu t'en vantes?
Daniel!
On est reparti sur de nouvelles bases, non?
Hein, des bases de sinc�rit� vraie, l'expression est de toi...
... j'accepte tout, je ne te reproche rien...
...elle est o�, la sinc�rit� vraie?
Daniel, si tu veux que je parte, dis-le moi. Je parirai.
Mais non... Enfin.
Excuse-moi.
Tout ce que je te demande, c'est de ... c'est de veiller sur Sarah.
Tu peux compter sur moi.
Tu ne restes pas diner?
Non. Il faut que j'aille � l'�cole. Il y a des cas graves.
Asthme, angine de poitrine...
Le capitaine de gendarmerie m'a appel� � l'aide.
Alors, � demain?
Et bien, oui.
A demain.
Bravo, Marchetti. Sept d'un coup, comme dans le conte de Grimm.
Je ne connais pas.
Je vous le pr�terai.
Vous vous rendez compte. On est le seul arrondissement du Nord Jura
a remplir notre quota. Le pr�fet va nous manger dans la main.
On est m�me au dessus. On est � 30.
Non. EN fait on est � 28, Monsieur le sous pr�fet.
Non, non. A 30 je vous assure. J'ai recompt� trois fois.
Oui, mais les deux juives qui nous ont donn� le traficant, il faudrait pouvoir les lib�rer. C'�tait justement �a notre march�.
J'ai... j'ai donn� ma parole.
A une juive! Vous croyez que les juifs sont des gens qui respectent leur parole?
Justement, il faudrait... peut-�tre �viter de faire comme eux, non?
C'est la fille que vous voulez!
N'est-ce pas?
La fille et la m�re.
Non, non. C'est impossible, Marchetti. J'ai d�j� annonc� au Pr�fet qu'on �tait au-dessus du quota.
Alors au moins 29. Je ne peux pas redescendre � 28.
Bon, alors, la fille? Ca reste entre nous, mais... n'en demandez pas trop.
Monsieur le sous pr�fet!
Marchetti, si vous voulez aller loin, il faut savoir composer.
Ou alors, trouvez un autre juif � arr�ter dans les deux heures.
Bonjour. Bonjour.
Bonjour.
Je voudrais voir Madame Morhange, s'il vous plait.
Pourquoi faire?
Pour lui remettre des dessins.
Elle est l�.
Lucienne! Comment �a se passe l�-bas?
C'est dur. Tout le linge que vous avez nettoy� �tait sale en une heure!
Vous savez, il y en a vraiment qui sont � la d�rive.
J'ai apport� des dessins et des mots pour leurs parents.
C'est bien. Je vais leur donner. Ils vont �tre contents.
Qu'est-ce que c'est? C'est des dessins des enfants.
Des enfants! Oui. Des nouveaux.
Je vous les apporterai tout � l'heure. Merci!
Je vais aller dormir un peu. Je suis �puis�e.
Oui. Lucienne, je voulais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour nous. Je n'�tais pas s�re que vous en soyez capable.
Qui va dire � la petite Sophie Kohn que sa m�re est morte?
Son p�re, je suppose.
Tr�s bien.
Ah, Lucienne, elle a eu son sucre?
Son sucre? Mais il n'y a pas de sucre, l�-bas!
Mais un gendarme devait lui apporter du sucre, elle est diab�tique.
Vous �tes s�re?
On a fait l'inventaire de toutes les maladies, Sophie n'a besoin que de gouttes dans son nez. C'est tout.
Il n'y a pas un gendarme qui lui a apport� quelque chose?
Non. Qui vous a dit qu'elle �tait diab�tique?
Ah, j'ai d� me tromper.
A plus tard.
Vous n'allez pas me dire qu'on n'arrive pas � trouver un juif arr�table dans ces dossiers qunad m�me. C'est quoi, �a?
Des juifs fran�ais!
On ne va quand m�me pas taper dans les juifs fran�ais.
Vous voulez que je fasse un petit caf�, Monsieur Marchetti?
Vous avez l'air tout contrari�!
Oui, merci, Henriette. C'est une bonne id�e.
Vous avez vu mes cigarettes, Henriette?
Elles sont l�.
Vous ne venez jamais, le jeudi, vous, normalement.
Mais d'habitude, le jeudi, je suis chez le maire. Il n'avait pas besoin de moi, cette semaine.
Pourquoi il n'avait pas besoin de vous?
Et bien c'est parce qu'il y a une petite cousine de sa femme qui est arriv�e lundi et qui va les aider.
Enfin, si j'ai bien compris.
Vous l'avez vue cette petite cousine?
Entre deux portes, avec Madame Larcher. Elle avait l'air tr�s timide.
Ou alors, je les ai d�rang�es, je ne sais pas.
Vous pourriez la d�crire?
20 ans, blonde, tr�s blonde, les yeux tr�s bleus,l'air gentil.
Attendez, Henriette.
Attendez, s'il vous plait.
Philippe, tu me prends le dossier Sarah Meyer, s'il te plait.
M E Y E R.
C'est qui?
Une juive un peu d�lur�e qui travaillait chez les Larcher.
Elle a �t� arr�t�e l'ann�e derni�re. Elle vient d'�tre rel�ch�e.
Tiens. Merci.
Elle figurait dans une de ces listes.
C'est elle, peut-�tre?
Vous n'allez pas lui faire des ennuis, quand m�me!
Non, non. Rassurez-vous, Henriette. Merci.
Prenez juste l'essentiel.
Monsieur le maire!
Il a fait un malaise. J'ai demand� qu'on l'�vacue, mais pour l'instant sans succ�s.
Dans quel but?
Il faut vous reposer, Monsieur.
Monsieur le maire!
Je crois qu'on a un probl�me avec Monsieur Kohn.
Le contre coup?
Non.... Je crois qu'il pr�pare une �vasion.
Quoi!
Il a pay� un gendarme, il a fait passer un message � sa fille.Il me ment.
Une �vasion! Mais... c'est de la folie!
Ah, je ne sais pas quoi faire.
On ne va quand m�me pas le d�noncer aux gendarmes!
Une �vasion... �a mettrait nos plans par terre.
Il y aurait des repr�sailles.
Quoi!
Vous voulez le d�noncer aux gendarmes!
Je ne sais pas.
J'avoue que je ne sais pas.
Monsieur le maire?
Monsieur Kohn, je... suis d�sol� de vous aborder ainsi.
Sachez d'abord que j'ai �t� boulevers� par la mort de votre �pouse.
Merci.
Mais le temps nous presse, la situation est grave et je suis oblig� d'�tre direct.
Vous pouvez.
Vous comptez tenter quelque chose, n'est-ce pas?
Vous pensez vraiment que je vous le dirais si c'�tait le cas?
Monsieur Kohn, c'est une folie. Pour vous, pour votre fille, pour tous les autres.
Une folie! Alors le bon sens c'est de se laisser tuer comme �a, sans rien dire, sans rien faire, c'est �a?
Ils ne veulent pas nous tuer. Ils ont besoin de main d'oeuvre. Ils veulent nous utiliser, nous humilier mais pas nous tuer.
Monsieur Kohn, vous avez beaucoup souffert et beaucoup perdu mais, vos choix vous appartiennent en ce qui vous concerne
...mais vous ne pouvez pas engager la destin�e de tous les autres.
Je ne vous suis pas.
Le seul espoir de ces gens c'est de revoir leurs enfants. Et nous sommes en train d'y arriver avec Madame Morhange.
Monsieur Kohn, vous n'allez pas priver tous ces gens d'un tel soulagement!
Vous pouvez avoir votre fille l�, ce soir, dans vos bras.
Oh, Monsieur Kohn, vous �tes tout ce qui lui reste.
Ca, je le sais.
Promettez-moi, d'homme � homme, de renoncer � votre tentative.
Tr�s bien. Je vous le promets.
D'homme � homme.
Sur la t�te de votre fille?
Sur la t�te de ma fille.
Monsieur Kohn, c'est maintenant que vous faites preuve d'un grand courage.
Hortense!
Sarah!
Sarah?
Daniel.
Elle n'est pas l�. Comment �a, pas l�?
Jean et ses hommes sont venus l'arr�ter il y a une heure!
Mais ce n'est pas moi, Daniel.
Je te jures que ce n'est pas moi.
Tu me crois, dis? Hein?
Tu me crois, Daniel, dis-moi que tu me crois.
Dis-moi que tu me crois, hein. Ce n'est pas moi, Daniel.
Les enfants! Les enfants reviennent.
Qu'est-ce qui s'est pass�?
Elle est malade.
Les enfants suivent d'ici peu. Le temps de r�cup�rer le car.
Vous avez entendu, c'est formidable.
Allez, allez attendre � l'int�rieur.
Ca va, Madame Cr�mieux?
Oui, �a va.
L'information, elle vient bien de Servier?
Oui.
Ca va, ma ch�rie?
Non, elle est malade. Elle a pris froid l�-bas.
Entrez, entrez.
Vous devriez aller vous reposer dans la petite salle du fond.
Pourquoi, elle, elle est d�j� avec sa fille et pas nous?
Franchement, madame Goldmund, l'important, c'est que les enfants reviennent, non?
Elle a raison.
Ecoutez-moi, tous.
Les enfants reviennent. Parfois je parle un peu... mais je voulais vous dire... On peut �tre fier de tous les efforts qu'on a fait.
Moi, je pense que la solidarit� entre nous �a a fait notre force.
Voil�, c'est tout.
Gr�ce � vous, Madame Morhange. Merci! Merci....
Les enfants sont l�.
Qu'est-ce qui se passe?
O� sont les enfants?
Cochons de fran�ais.
Un juif vient de s'�vader de ce camp!
Vous allez tous payer cher pour cette �vasion! C'est Kohn. Il nous a menti!
A partir de maintenant, tout refus d'ob�ir sera puni de mort.
A l'aide, une juive essaie de s'�chapper.
Je tiens � d�mentir formellement ces rumeurs d'un d�part en Pologne.
Vous �tes transf�r�s dans la banlieue de Paris.
Pr�pare des habits pour Sarah.
Robe, chaussures, � manger et un peu d'argent.
C'est des monstres, Hortense. Des animaux.
Sales juifs!
Vous allez prendre mes affaires, mon ausweis et sortir comme si de rien n'�tait.
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