All language subtitles for The Sister of Ursula (1978)

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Original subtitles

LA SEUR D'URSULA

- Bonjour, mademoiselle. - Bonjour.

- Pouvez-vous prendre nos bagages ? - Certainement.

Voilà. Tenez.

Voici nos passeports.

- Ma soeur Ursula et moi... - Oui ?

Nous souhaiterions une chambre double. Et la plus calme possible.

Vous avez réservé ?

Eh bien, hors saison, je ne pensais pas que c'était nécessaire.

Ah, chez nous, 9a l'est !

La chambre 20...? Non.

Peut-étre. ..

Voilà ! Chambre 14.

- Très calme, comme vous l'avez demandé. - Merci.

Ursula, ne te penche pas. Sois prudente.

Voyons, il y a une vitre.

On croirait pouvoir atteindre le ciel.

C'est beau, pas vrai ?

Non ! Tu sais bien que je ne veux pas que tu touches à mes afiaires !

Oh la la ! Quelle affaire d'Etat !

Bonsoir, Mlle Beyne.

Je suis Roberto Delleri, le directeur de l'hòtel.

♪ Espère que vous apprécierez votre séjour parmi nous.

- Où est donc l'autre Mlle Beyne ? - Elle descend bientòt.

Elle voulait se reposer. C'est nécessaire, pour elle.

Une raison particulière ?

Un piano, le soir, la mer, c'est romantique.

Un peu trop, peut-étre.

Je dirais "suggestif" plutòt que romantique.

Bien sùr ! Mais la suggestion peut ètre dangereuse.

Oh, vous croyez ?

- D'où vient cette musique ? - De la boîte de nuit.

- Il y a une boîte de nuit ? - Oui, mais ne vous inquiétez pas.

Elle se situe de l'autre còté de votre chambre.

Cela ne vous dérangera pas.

Ambiance délassante, musique douce...

Et Stella Shining.

Etoile étincelante... Qu'est-ce donc ? Une femme ou une boisson ?

Une chanteuse.

Je garde la boîte de nuit ouverte pour elle, à cette époque de l'année.

Vous verrez, elle en vaut la peine.

- Elle est vraiment très belle. - Et talentueuse, pas vrai ?

- Oui, je suis d'accord, M. Delleri. - Appelez-moi Roberto.

♪ Aime sympathiser avec mes clients.

Ca suffit.

- Filippo Andrei, mes nouvelles amies... - Enchanté.

Dagmar et Ursula Beyne.

Ram de vous connaître.

- Tant pis... - Nous sommes autrichiennes,

nées à Innsbruck.

Vous connaissez Innsbruck, M. Andrei ? Il y a beaucoup d'ltaliens. Notre mère...

Tu ne vas pas commencer 'a pafler de notte fiamme

dans un endrofi pare“.

♪ Ai l'impression qu'Ursula n'aime pas ma boîte de nuit.

- Non, ce n'est pas 9a... - Je n'aime pas les boîtes en général,

M. Delleri.

Eh bien... Ursula est fatiguée du voyage.

C'est moi qui ai insisté pour qu'elle sorte.

Oui, très fatiguée, j'aimerais aller me coucher.

Attendez un instant, s'il vous plaît. ♪ Aimerais vous présenter Stella Shining.

Voilà notre Stella. Mlles Ursula et Dagmar Beyne.

Bonsoir.

- J'aimerais rentrer. Excusez-moi. - Au revoir.

Bonne nuit.

Oui, nous sommes très fatiguées.

- Bonne nuit. - A demain.

Sami '.!

A plus tard.

- Puis-je avoir une sigarette ? - Bien sùr.

- Filippo, je t'en prie. - Cette nuit, je dors avec toi.

Non, laisse-moi. Je suis fatiguée. Salut.

Pourquoi ? Qui dois-tu voir ?

Ca suffit, Filippo. Ne recommence pas. Compris ?

Il n'y a rien à faire, Daggie, rien.

Je te l'ai dit à notre arrivée, cet endroit ne me plaît pas.

Pas plus que les gens d'ici, d'ailleurs.

- Tu l'as déjà dit. - Particulièrement ce Filippo.

♪ Ai compris. A présent, prends ton somnifère et essaie de dormir.

Daggie, autour de nous, des choses terribles vont se produire.

- Je vois du sang. - Ursula, arrète avec ga.

Je me vois entourée de sang, il y a aussi notre père !

Sérieusement, tu vas trop loin. Je n'en peux plus.

Si tu continues à délirer, mes nerfs...

- Je ne résisterai pas... - Prends ga.

Bois ga, ga te fera du bien. Tu te sentiras mieux.

Je t'en ai déjà donne'. Je vais en préparer un autre.

Pardonne-moi.

Tu verras, on dormira mieux.

Bien sùr que j'ai un copain ! Tu veux me voir faire l'amour avec lui ?

D'accord, si tu paies bien.

- Maintenant, va-t'en. - Quoi ?

- Tu n'me laisses pas dormir ici ce soir ? - Non, j'ai la migraine depuis ce matin.

- Pourquoi m'avoir appelé, alors ? - Je voulais juste baiser.

Sympa.

Tiens, c'est pour toi.

On a bien mérité notre fric, hein ?

Mais explique-moi une chose :

Pourquoi tu préfères regarder, au lieu de me baiser ?

T'aurais bien plus pris ton pied.

Non !

Que veux-tu faire ?

Non !

Ursula, ma chérie.

Daggie, c'était horrible.

- Horrible. - C'étaitjuste un de tes cauchemars.

- Non. - Maintenant, calme-toi.

Non, ce n'était pas un cauchemar. C'était bien plus que ga.

C'est une journée magnifique.

Je favaìs cm de ne pas samer cet homme.

Mais tu ne m'écoutes jamais.

Tu ne peux pas arrèter, pour une fois !

Il était gentil. Il a dit bonjour etj'ai répondu.

On nous a appris à rendre la politesse, non ?

Par moments, tu es vraiment insupportable.

♪ Ai vu comment il nous regardait.

Cet homme me fait peur. Et toi, Daggie,

tu n'aurais jamais dù le saluer !

Passez l'appel dans mon bureau.

Excusez-moi, qu'est-il arrivé ?

Une chose horrible est arrivée cette nuit.

- Veuillez m'excusez. - Viens, Ursula.

- Que s'est-il passe' ? - Comment '.7 Vous Pignorez ?

C'est dans le journal. Voilà, regardez...

Dites-moi, comment peut-on sortir avec un homme capable de faire ga ?

- Où est ma soeur ? - Elle va arriver.

Elle est montée à sa chambre pour vous chercher un médicament.

Non ! Ne me touchez pas, s'il vous plaît !

Qui ètes-vous ?

Je m'appelle Vanessa, ma petite. Et c'étaitjuste un geste d'affection.

- J'ai besoin d'un verre... - Non, merci.

Je me sens beaucoup mieux. Je veuxjuste partir d'ici.

- Soyez gentil, préparez la note... - Ursula, je t'en supplie, s'il te plaît.

- Eh bien, Gomme elle va mieux... - Merci, docteur.

Je ne sais quelles sont tes intentions, mais je veux partir le plus vite possible.

- Peut-ètre que ce crime... - Un autre crime passionnel.

Ce genre de chose arrive partout dans le monde.

Chère Mlle Beyne, la jalousie

est une bete malsaine, un monstre aux yeux verts, comme l'a dit Shakespeare.

La jalousie ?

Eh oui. Il paraît qu'ils ont arrèté l'amant de la femme.

La victime a été découverte dans sa chambre.

- Mais lui n'a pu fournir aucun alibi. - Spéculations improbables.

Les vòtres comme celles de la presse.

Ce n'est pas possible. Pourquoi dois-tu toujours traiter les gens ainsi ?

Tu es grossière, antipathique et odieuse. Et incroyablement égoîste.

Je dois ètre idiote de te coller aux basques !

Alors, faisons ainsi :

Je vais partir et tu resteras ici, à faire ce que tu veux.

D'accord,

eXcuse-moì, ce n'est pas ma fante

si je vois des choses que les autres ne veulent pas voir.

Daggie, ce n'est pas ma faute... Il m'est impossible d'aimer les gens.

Ursula, calme-toi.

- Allons déjeuner. - Non, partons.

Ce serait idiot de partir.

On s'en ira dans un jour ou deux...

Tu veux rester à cause de Filippo.

Mais que sais-tu de lui ? Rien. Rien du tout.

C'estjuste un étranger.

- Puis, c'est un danger pour moi. - Tu recommences avec tes bètises.

Ca suffit, je ne t'écouterai plus.

On se retrouve dans le hall. Compris ?

Mais oui ! Vas-y ! Cours chercher cet hypocrite, cet assassin !

Tu es folle. Tu ne sais plus ce que tu dis.

Cet homme me tuera. Il me tuera, moi, pas toi. Voilà pourquoi j'ai si peur.

Sami.

- Vous me cherchiez, Dagmar ? - Je me demandais si M. Andrei...

M. Andrei a regu deux appels de Milan... Je n'ai pas su...

- Il est parti ce matin à l'aube. - Il est parti ?

Il devait prospecter un terrain pour sa compagnie.

- Il rentrera ce soir ou demain. - Je viens de le voir passer !

- Impossible. - Roberto, désolée, je dois partir.

Mes Cosmétiques arrivent au port dans 1 h.

Certainement, ma chère, excusez-moi, Dagmar.

Venez, prenons dabord un verte.

9 RUE VALADIEY AGENCE STANTON

Allò ?

Vous appelez de Paris ?

Oui, bien sùr, la chambre est à votre disposition.

A la fin du mois ?

Parfait, merci.

- Vous désirez ? - Nous aimerions une chambre.

Je ne crois pas qu'il y en ait encore de libre.

Je paie d'avance.

Nos chambres sont réservées pour nos clients réguliers...

Puis-je parler au gérant ?

Tiens.

Prends ga.

- Mais, ga suffira ? - Bien sùr.

Le voilà. M. Delleri ?

Excusez-moi.

Qu'y a-t-il, Patrizia ?

- Monsieur voudrait une chambre... - Impossible, nous sommes complet.

- Voici nos papiers. - Désolé.

- On sort, Daggie ? - Tu te sens mieux ?

Quoi qu'il en soit, allons déjeuner.

Tu as perdu la trace de notre mère, et maintenant de ton homme.

A qui penses-tu en ce moment ?

D'abord, Filippo n'est pas mon homme.

Ensuite nous devons retrouver notre mère.

Nous ne pouvons pas garder l'héritage de notre père pour nous seules.

Pourquoi pas ? Il nous l'a laissé. Tout est à nous.

Tu eh veux 'a notte mère '?

Elle avait le droit de refaire sa vie. Ils étaient séparés.

Elle s'est séparée...

et on nous a mises en pension.

♪ Avais tout juste 5 ans. Et on ne l'a jamais revue.

- Papa venait nous voir chaque dimanche. - Allez ! Il a aussi refait sa vie, non ?

Quand on aime quelqu'un, le perdre,

c'est perdre un peu de sa vie.

- Notre père, en efiet... - Aimait d'autres femmes.

Notre administrateur m'a dit qu'il a laissé de l'argent à deux femmes

qu'il a fréquentées pendant 13 ans.

Une misère à Corinne Chauvet

et une autre misère à Valeria Monetti.

C'est 9a qui te fait penser qu'il les aimait ?

Quand il est mort, notre père était seul.

Seul.

Comment sais-tu, pour Valeria et Corinne ?

- Lorenzi... Il te l'a dit ? - Non.

Et notre administrateur ne m'a rien dit.

Je sais les choses, avant mème qu'elles arrivent.

Notre mère est avec un autre homme.

- Et elle vit très loin. - Où 9a ?

Notre père ne doit pas le savoir. Il ne doit pas.

Mais, Ursula, que racontes-tu ? Notre père est mort !

- Qui cherchez-vous ? - Je travaille pour l'agence Stanton.

Qui est-ce ?

- Que veut-il ? - l'agence Stanton m'envoie pour une visite.

Une visite ? Entrez.

Où...

Où sont tes yeux ?

Est-ce nous qui te les avons arrachés ou t'en es-tu privé

pour ne pas nous voir sombrer dans l'abysse ?

Et alors, que nous reste-t-il,

si ce n'est nos yeux aveugles qui nous égarent.

Nous marchons d'un pas égoîste

et nous pensons que c'est de l'amour.

Nous tirons de la force de notre médiocrité

et sommes convaincus d'ètre compris.

Nos sentiments sont confus, mélangés,

comme les couleurs de l'arc-en-ciel.

Nous n'avons pas de réponse.

Nos yeux se sont substitués aux tiens

et il ne nous reste que la peur,

la folie et de pauvres excuses.

Ne me touche pas !

- On fait le spectacle, ce soir ? - Bien sùr.

- Mais on commence à 23h. - D'accord.

- Salut, Stella. - Salut.

- Tu es rentré. Tout va bìen '? - Très men.

En dépit du crime.

Comment le sais-tu ? Tu es parti à l'aube.

C'est dans tous les journaux.

- Dis-moi. Qui sont ces deux-là ? - Des gens qui ne veulent pas partir.

Ils ont sùrement fait une fugue.

Elle a 16 ans, lui 17.

Figure-toi qu'ils voulaient une chambre !

- Patrizia. - Oui ?

- S'il vous plaît, faites-les partir. - Bien.

Deux mineurs.

Des problèmes en perspective pour l'hòtel.

Je leur ai dit non ce matin et ils sont encore là.

Regardez qui arrive.

- Bonsoir. - Bonsoir.

Nos deux étrangères.

Vous devez partir.

Qu'y a-t-il ?

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Je suis fatiguée, je monte dans ma chambre.

Reposez-vous bien, mademoiselle.

Filippo !

- Je l'aurais juré. - Désolé, j'aurais dù te le dire.

Me dire quoi ?

Tu me fais pitié, Filippo.

Maintenantje comprends ton amour excessif pour moi,

ton besoìn 'mcessant de îaìre Vamour, 'La possessMté.

- C'est la drogue, pas l'amour ! - Non, c'était l'amour.

Ecoute-moi ... Laisse-moi t'expliquer.

Toi, écoute-moi, gamin. Je ne supporte déjà pas un amantjaloux,

pourquoì m' en îeraìs-'ye pour un drogué '? (Dette foìs, c' esi vraìment finì.

C'est calme, ce soir, non ?

Non, je ne trouve pas.

- Tu sais qui est ce type ? - Encore un admirateur.

Ils poussent comme des champignons.

Oui, beaucoup trop.

Qu'y a-t-il, Ursula ?

C'est étrange. Je n'ai jamais autant ressenti la présence de notre père.

Il ne doit pas venir, Daggie. Pas ce soir.

Essaie de te détendre. Tu as pris ton sédatif ?

Oui.

- Tu m'as promis qu'on partirait demain. - Ursula, essaie de dormir.

- Nous partirons... - Je ne peux pas. J'ai peur.

Sipeun.

Tout juste à còté de l'hòtel.

C'est déroutant.

Sami '.!

Attendez-moi !

- Tu vas lui parler ? - Que dois-je faire ? Fuir ?

Traite-le froidement. Econduis-le. Il le mérite.

Votre soeur m'en veut ?

C'est une fille compliquée.

- Vous ètes au courant pour cette nuit ? - De quoi ?

Comment, vous ne savez pas ?

Les deuxjeunes ont été retrouvés assassinés dans la tour de l'hòtel.

- Quels jeunes ? - Rappelez-vous,

ceux qui étaient, hier, dans le corridor.

Ah, oui, je me souviens.

La chose étrange, c'est que la fille a été tuée de la mème manière que la prostituée.

Mon Dieu...

C'est terrible.

Mais n'en parlons pas à Ursula.

Elle était si agitée ce matin que j'ai eu du mal à la calmer.

D'accord. Elle l'apprendra bien assez tòt. Tout le monde en parle.

Certains des clients ont déjà quitté l'hòtel.

C'est aussi mon intention.

Eh fan, 'yaìmeraìs parfw ce soìr.

- Non, ne partez pas tout de suite. - Pourquoi ?

Je ne sais pas...

Voyez-vous... vous me plaisez.

Oui.

Parfois, on rencontre la bonne personne et puis...

les circonstances...

- Un caprice de vacances. - Je ne suis pas en vacances.

♪ Aimerais vous expliquer pourquoi je ne vous ai pas saluée l'autre matin.

Je saìs que Roberto vous a cm que 'ye suìs partì 'a Vaube.

Non, Filippo, vous n'avez pas à vous expliquer.

A présent, ma seule préoccupation est Ursula.

Oui, l'actrice, Martha Vueller, était notre mère.

Devenue célèbre,

elle est tombée amoureuse et nous a abandonnées.

Ma soeur et moì éflons ancore 'yeunes.

On nous a mises en pension jusqu'à la mort de notre père.

C'est sa mort qui a autant traumatisé Ursula ?

Exactement.

Notre père est mort dans un accident déplaisant.

Ma soeur l'adorait. C'était un musicien talentueux.

Enfant, Ursula l'écoutaitjouer du piano pendant des heures.

Elle ne s'en lassaitjamais. Il lui manque vraiment.

Elle a besoin de beaucoup d'affection, pas vrai ?

Vous pensez que je ne lui en donne pas ?

Oh, mon Dieu !

Ursula...

Ursula !

Que s'est-il passé ?

Qu'est-ce que tu as ?

Qu'y a-t-il, chérie ? Ursula, réponds-moi.

Réponds-moi, je t'en prie ! Ursula !

- Daggie... - Ursula, calme-toi, je t'en prie.

Ursula, que t'est-il arrivé ?

C'était horrible.

Il y avait deux femmes nues et notre père est arrivé.

Je l'ai vu, et l'una des deux femmes lui souriait...

d'une manière vulgaire et dégoùtante.

Quelle scène horrible...

Oui, ga appartenait à cette petite pute.

- C'est ce que je pensais, merci. - Je veux plus qu'un merci.

Que veux-tu ?

Donnant-donnant, 'ye veux des 'mîormatìons eh échange des mìennes.

D'accord.

Une question ? Demande.

Que veux-tu ?

Stella Shining.

Bien. Stella Shining ?

A-t-elle quelqu'un ?

Parlons clairement : Avec qui couche-t-elle ?

Depuis ce matin, on ne cessa de m'interroger :

La police, la presse, la scientifique.

Tout ga, parce que ces deux gamins sont venus dans mon hòtel.

Je ne t'interroge pas.

- Je pose juste une question. - Non,

en fa“, 9a fa“ deux quesflons.

D'abord,

Stella a-t-elle une liaison ?

Réponse : Stella n'a pas d'homme,

du moins rien d'officiel.

Ensuite : Qui couche avec elle ?

- Réponse : Elle fréquente plein de gens. - Voilà, tu l'as dit :

Elle fréquente plein de gens.

Je veux savoir avec qui elle baise.

- A part toi, évidemment. - Moi et Stella ?

Allez, va !

- Tu crois vraiment ga ? - Oh, oui.

Ceci dit, pour ètre franc : Si t'as le béguin, laisse tomber.

Et moi, je veux Stella pour moi seul.

Entièrement.

Si tu dois faire ce qui te plaît,

clarifie au moins tes vraies intentions, par égard pour nous.

Eh bien, j'ai toujours été très Claire avec toi, Roberto.

Je t'ai laissé toute la liberté dont tu avais besoin.

A condition, bien entendu, de pouvoir disposer de la mienne.

Et que nous soyons discrets.

Mais, cette fois, tu a été prise, ma chérie.

On t'a vue faire l'amour, là où ton amie a perdu ga.

Ah ! Oui, il se défait sans arrét.

Alors, essaie d'ètre plus prudente.

Parce que je ne veux pas de scandale dans mon hòtel.

Mais de quoi parles-tu, Roberto ? L'hòtel m'appartient. Ne l'oublie pas.

- Ne me provoque pas, Vanessa. - Alors, ne me fais pas chier, Roberto.

Tu le sais, que je fais toujours ce qui me plaît.

N'oublie pas que je suis ton mari.

Peut-ètre plus pour longtemps : Je songe à divorcer.

A divorcer ?

Mais pourquoi divorcer ?

Explique-toi.

Je veux divorcer.

Et si nos afiaires te préoccupent, on se les partage.

Sur ce point, ga semble un peu compliqué, chérie.

- Quoiqu'il arrive, je garde l'hòtel. - Nous verrons.

- Si tu veux Iàcher les... - Les afiaires ?

En fait, si tu voulais sortir de ma vie,

je t'en serais très reconnaissante.

Je te donnerai mème assez d'argent pour toi et tes petites putes.

- Filippo m'a tout raconté ! - Et Jenny ?

Que fais-tu delle '.7?

Ne mèle pas Jenny à 9a, compris ?

Tu comptes te débarrasser de moi pour lui faire de la place, hein ?

Et tu crois que je vais te laisser faire ? Jamais !

Va te faire foutre !

Sami '.!

Sami '.!

Fais attention, Vanessa.

Je ne cède pas ma place si facilement.

On les fait, on les défait. Les valises ne se reposentjamais.

Quand va-t-on quitter ce satané endroit ?

AIIò ? Oui, je suis prète, Filippo. Ursula ?

Non, elle ne vient pas. Elle a un peu de migraine.

Très bien, je descends.

Je n'aurais jamais pensé que tu accepterais de sortir avec lui.

Allez, va te frotter contre lui, comme une chatte en chaleur !

Tu es belle, élégante et ridicule.

Et tu aimerais ètre encore plus belle.

Tu ferais tout pour lui.

Comment peux-tu sortir avec l'homme qui va tuer ta soeur ?

Ne réalises-tu pas que tout ceci est atroce ?

Mais tu ne sortiras pas avec lui, je le sens.

Il t'humiliera, tu verras.

Et tu reviendras vers moi, totalement désespérée.

Et tu te sentiras encore plus frustrée, plus seule... moins femme.

Papa !

Stella !

Stella !

Bonjour.

Bonjour. Me tiendriez-vous compagnie, Roberto, autour d'un verre ?

Avec grand plaisir.

Vous ètes belle et élégante... Et seule, comme moi.

Et ensuite, si nous allions déjeuner ?

Avecjoie, Roberto. Allons-y.

Où vas-tu ?

- Voir Walter. - Allons-y.

Je ne crois pas que Walter t'apporte des parfums orientaux chaque semaine.

C'est une excuse pour le voir,

sans quoi tu serais entourée de bouteilles de parfum.

C'est pour le spectacle.

Non, tu n'en as pas besoin d'autant. Je ne te crois pas.

Pas du tout.

Assez, Filippo, ga suffit ! Je dois y aller !

Cette fois, je t'accompagne. Je veux le rencontrer.

Tu ne verras personne. Occupa-km de tes afiahes.

Je suis curieux de savoir où tu vas te faire baiser.

- Va-t'en ou je hurle ! - C'est censé me faire peur ?

Inutile de courir, je ne te Iàche pas !

Donne, je vais le porter.

T'es chiant.

Où crois-tu aller, blondinette ? Tu passes la journée avec moi.

On déjeune et on fait l'amour.

Que gate plaise ou non.

T'es cinglé.

Ursula, tu dors ? Ca s'est passe' comme tu l'as dit.

Ursula.

Ursula !

Ursula...

Vous ètes belle et élégante.

Elégante ? Je suis aussi une femme.

Une femme.

Stella ! Stella, je suis malade.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? - J'ai mal !

- Mon spectacle est dans 15 minutes. - Je me fous de ton putain de spectacle !

- J'ai mal ! - Je peux... te raccompagner à ta chambre.

- On ne peut pas rester là. - Si tu pouvais te taire !

Laisse-moi un instant.

Si tu veux partir, vas-y.

Comment puis-je t'aider ? Que puis-je faire ?

♪ Ai juste besoin... d'un peu de dope.

♪ En ai juste besoin d'un peu...

Pourquoi ne vas-tu pas voir tes dealers habituels ?

Adresse-toi à eux, non ?

Ils se sont tous fait pincer.

Les deux derniers travaillaient pour Stanton...

- Désolé, Filippo, mais... - Si ta peine se transformait en héro'I'ne,

je serais très reconnaissant.

Demande à Roberto, lui peut peut-ètre faire quelque chose.

Parce que moi, je ne sais pas...

Roberto ?

Il connaît du monde, tu sais ?

Bonne idée. Si tu dis qu'il connaît du monde...

Ah, c'est toi ! Je ne t'avais pas reconnu.

Oui, qui est-ce ?

Ah, Jenny, c'est toi.

Eh bien, je voulais lire un peu, ce soir.

Ne t'inquiète pas.

Que se passe-t-il, chérie ?

Men, tout Va bìen.

♪ Avais juste très envie de te voir.

Ce soir, en particulier.

T'as pas envie, vraiment ?

Là, je suis toute nue.

♪ Ai tellement besoin de faire l'amour avec toi.

♪ Ai toujours besoin de toi.

D'accord, je t'attends.

Fais vite.

Elle a dit qu'elle arrive. Tu verras comme je suis douée.

- Tu es contente que je sois là ? - C'est ce que je voulais, mon amour.

Mon trésor.

Ca t'a piu

♪ ai mérité ton fric, tu ne crois pas ?

Elle ne répond pas ? Essaie encore.

Elle n'est pas là ? Très bien.

Tu lui as donné du fric et elle est partie.

C'est la seule explication à son départ.

Je n'ai pas fait ga.

Mais, mème si c'était le cas,

9a prouve que tu ne pouvaìs pas fave confmnce

'a une peflte pute somme Jenny.

Elle n'a pas pu partir comme ga,

sans un mot.

Personne ne l'a vue partir. Comment expliques-tu ga ?

Tu oublies que le rez-de-chaussée mène au jardin.

Le jardin à la plage, puis la route à la gare...

Du coup, elle a très bien pu partir

sans se sentir obligée de remercier qui que ce soit. Pas mème toi.

Je n'y crois pas.

Si je ne retrouve pas Jenny au plus vite, ce serata ruine, cher Roberto Delleri.

Oh, Jenny, Jenny...

Que disiez-vous ?

Jenny.

Pourquoi ? Tu sais quelque chose ?

Papa !

Papa !

Ursula, où es-tu ? Qu'est-ce que ga signifie ?

Jenny !

Papa !

Papa !

Va-t'en !

Va-ren, papa i.

Fuis ! Fuis !

Non !

Ainsi, tu ne savais rien ? Sale Iàche, meurtrier !

- Je savais que tu l'avais tuée ! - Du calme, qu'est-ce qui te prend ?

Elle a trouvé le corps de Jenny dans un coin désert de l'hòtel.

- Jenny ? - Oui.

Qui 1.

Et je sais que tu l'as traînée là alors qu'elle était déjà morte.

Quelqu'un t'a vu : Ursula Beyne.

Donne-moi une sigarette.

Il est vide.

Quelle explication as-tu ?

Tu avais tout prévu ? Regarde !

Voilà la preuve qu'il a tué Jenny !

Ce n'est pas vrai !

Il n'a pas bougé de ce tiroir depuis que tu me l'as donné, Filippo.

Menteur ! Tu me l'as donné le lendemain. Avant que...

Bref, Jenny l'avait. Je sais qu'elle l'avait !

C'est vrai. Elle l'a perdu quand...

Je préfère commencer par le début.

(lette {emme me dérangeaìt, 'oìen sùr.

Je suis allé la voir, de nuit, avec de l'argent pour qu'elle parte.

Mais, quand je suis arrivé, la porte était entrouverte.

Je suis entré... Et elle gisait là, éventrée.

♪ Ai immédiatement pensé aux conséquences pour l'hòtel,

et j'admets avoir eu peur d'ètre accuse' du crime.

♪ Ai décidé de la faire disparaître.

Je l'ai recouverte d'un drap... et l'ai traînée ailleurs.

Plus tard, en retournant dans la chambre,

j'ai trouvé la chaîne et l'ai ramassée.

♪ Ai mis ses afiaires dans une valise que j'ai emportée au grenier.

Puis j'ai nettoyé la chambre, pour donner l'impression qu'elle était partie.

Au fond,

je ne sais qui

ni pour quelle raison

quelqu'un a décidé de son départ, en l'assassinant.

Tòt ou tard, je l'aurais dit à Vanessa,

mais j'avais peur à ce moment-là.

Je ne te crois pas. Ce ne sont que les afiabulations de ton esprit malade.

- Ca suffit, Vanessa. Ou je... - Ou quoi ? Tu oses me menacer ?

Ca suffit, bon Dieu !

Laisse-la parler, Roberto.

- Au pire, elle évoquerait la drogue. - De quoi parles-tu ?

- Tu sais ce que je veux dire. - Jenny n'avait rien à voir avec ga.

- Elle ne savait rien. - Quand Vanessa a trouvé le corps,

elle a appelé un ami, moi, pas la police.

Et elle a bien fait.

A présent, ce cadavre doit disparaître.

- Ursula. - Papa, ne viens pas maintenant.

Je t'en prie, sois prudent.

Fuis.

Fuis, papa. Sois prudent.

Ils vont te trouver.

Ursula, j'ai été prise de panique.

Docteur, elle va mieux.

- Quel àge avez-vous ? - J'ai 20 ans.

- Vous vous sentez bien ? - Parfaitement.

C'estjuste un peu de fatigue. Elle doit se reposer.

Un traumatisme d'adolescence peut entraîner

des émotions primaires :

l'intuition, la télépathie, la clairvoyance...

L'homme est peut-ètre né avec des pouvoirs surnaturels

pour se défendre, justement, d'événements naturels.

Comme la faim, la peur...

Un élément conducteur s'est déclenché chez votre soeur.

Par conséquent, une manifestation

dite "paranormale" est possible.

Gomme...

Comme, par exemple, une porte qui s'ouvre et se ferme toute seule.

Puis-je demander...

comment est morì votre père '?

L' Q Q Q.

Il s'est suicidé.

Mon père était très sensible.

Une dépression nerveuse l'a rendu totalement impuissant.

Ma mère l'a quitté peu après, ce fut pour lui un coup terrible.

Personne n'a jamais appris à ma soeur Ursula

les vraies circonstances sur la mort de notre père.

Mais elle a toujours tout su, sans que personne ne le lui dise.

De toute évidence, elle l'a capté gràce à ses capacités.

Et maintenant, elle clame que notre père est toujours en vie.

Pour elle, c'est vrai.

Il ne faut pas la contredire.

Mais vous devez comprendre que les fantòmes de son subconscient

sont seulement des fantòmes.

- Tu m'as fait peur ! - Roberto m'a donné de l'héroì'ne.

Je parie que tu as déjà tout pris.

Non, c'est faux, tout est encore là.

Très ingénieux.

La drogue dans les cosmétiques et les parfums passe toutes les frontières.

- Filippo... - Mème les chiens ne sentent rien.

♪ Espère que tu n'as pas dit à Roberto que j'ai donné son nom.

- Je ne veux pas de problèmes. - Personne n'est au courant.

Mais souviens-toi que j'ai besoin de beaucoup de drogue,

et pas seulement de celle que j'ai vue ici.

- Mais comment veux-tu...? - Comment, je m'en fous, trouves-en.

- Je crois qu'on m'a vue entrer ici. - Mais non, ne t'en fais pas.

- Alors, tu voulais me parler ? - Oui, bien sùr.

Allez, courage, vas-y.

Filippo est venu dans ma chambre et m'a dit que tu lui avais donné de la drogue.

- On est dans la merde. - Pourquoi ? Filippo t'inquiète ?

Bien sùr que oui. Il m'a fait chanter.

Il pense que je peux lui procurer beaucoup de dope.

Je me méfie de cet homme.

A vraì due, 'ye ne m' en îeraìs pas tam.

C'est lui qui a besoin de nous. Mais, fais bien attention,

ne dis rien que tu regretterais.

- C'est clair ? - Sois tranquille, je ne le ferai pas.

Bien. Maintenant, file dans ta chambre.

Pourquoi me regardes-tu ainsi ?

Maintenant, je sais. Je suis certaine que notre père...

- Oui, tu as peut-ètre raison. - Je n'ai pas fini ma phrase !

- Ecoute, chérie. - Ne m'appelle pas "chérie" !

- Ne crie pas, 9a te fait du mal. - Ne me parle pas comme à une malade !

- M. Delleri, je vous prie. - Tout de suite.

Ah, c'est toi que je cherchais. Ecoute, mon ami :

J'ai encore besoin de cosmétiques.

Tu plaisantes ? Et où vais-je les trouver ?

Il y en a partout dans la chambre de Stella.

Accompagna-mm .

Si tu es là, elle m'en donnera sùrement.

Prévenez Mlle Shining que nous allons la voir.

Cet autre crime est un sale coup. On est dans la merde.

C'est toi qui es dans la merde, Cher M. Delleri.

Comment ga ?

- Avec ce crime tout est bouclé. - Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Je ne m'appelle pas Filippo Andrei, mais Gianni Nardi,

Iieutenant aux narcotiques.

Mais qu'ai-je à voir avec tout ga ? Pour m'accuser, tu as besoin

de vraies preuves,

de témoins.

Voici les noms de tous tes dealers que j'ai mis sous les verrous.

Stella était le dernier témoin, mais tu l'as tuée.

Je comprends, maintenant.

Des flics.

C'est toi qui les as appelés, hein ?

Tu les avais déjà appelés.

Comment savais-tu, pour le meurtre, puisqu'on vientjuste de le découvrir ?

Voilà que tu m'accuses, maintenant ?

Tu crois qu'ils vont me prendre pour un tueur ?

Et POUVCIUOÌ pas ?

Je pourrais le prouver, moi aussi :

Tu étais fou amoureux de Stella,

tu ne cessais de lui faire des scènes,

tu la suivais comme un enragé.

Là ! En voici un témoin.

Lui, c'est un témoin.

Tom...

Tom était un ami de Stella.

Quel Tom ? Lieutenant Proietti.

- Tout va bien ? - Bien sùr.

Tes dealers et toi étiez sous surveillance.

- Mais t'es un drogué ! - Non.

Nous, aux narcotiques, on doit savoir simuler ga aussi.

Il faut savoir ètre crédible, sans éveiller de soupgons.

T'es fichu, mon pote.

Ursula.

- Ursula, ouvre. - Non, va-t'en !

Partez ! Tous les deux !

Ouvre, Ursula, s'il te plaît !

- Désolé, madame, vous devez rester. - Mais...

- Vous ne pouvez pas quitter l'hòtel. - Vous ètes de la police ?

Oui.

Je vais dans ma chambre.

Va dans ma chambre. Je te rejoins dès que je peux.

Après vous.

Delleri est dans son bureau ? Ah ! La scientifique est là. Descendez !

Mon heure est proche.

Je n'ai plus... le temps de m'enfuir.

Ne Yen va pas, papa.

Viens vite ici, Ursula t'attend.

Je savais que tu serais là. Si j'avais demandé, tu m'aurais menti.

Ce n'est pas vrai, Ursula.

Pourquoi t'aurais-je menti ?

Tu es nue, en dessous. Tu lui as déjà fait l'amour.

Tu as fa“ Vamour avec mon meuflfler.

Toi, ma soeur...

- tu es une putaìn, comma notte mère. - Ecoute-mm...

Ecouter quoi, Martha ? Hein ?

Tu veux partir avec cet homme, parce que tu n'es qu'une putain.

Pas parce qu'il t'a dit qu'il t'aimait.

Tu aimes juste te faire baiser, salope !

Ursula !

Ursula ! Ursula !

Dag mar.

Dagmar ?

Ursula.

Ursula...

Ursula !

Ursula...

Mais qu'est-ce que ga veut dire ? Que fais-tu avec les habits de notre père ?

C'est pour ga que tu ne voulais pas que j'ouvre tes bagages ?

Tu me fais peur.

De quoi as-tu peur, Martha ?

De 9a ?

Mais c'est toi qui me l'as donné.

Gomme un demìer gesta de méprìs, avant de me qufiter.

Tu m'as souhaité bonne chance, tu t'en souviens ?

Mais qu'est-ce que tu racontes ?

♪ Ai aussi vu, dans les yeux des autres femmes, la terreur,

avant que je ne les tue avec ga.

C'est ton tour, Martha.

C'est la seule manière de t'oublier, toi et ta traîtrise.

Tu es une putain.

Pour toi, l'amour n'est que sexe.

Et je vais t'en donner beaucoup, assez pour en mourir !

Au secours ! A l'aide !

A l'aide !

Au secours !

A l'aide !

A l'aide !

Au secours !

Que veux-tu faire ? Me voler ma femme ? Juste parce que tu crois l'aimer ?

Vous ètes trop médiocres pour parler d'amour !

Vous Pètes tous ! Tous ! Tous !

Comme des fourmis, totalement égoîstes.

Amour et horreur glissent sur vous sans laisser de trace.

Vous ètes perdus, perdus.

Ne m'approche pas, ne me touche pas !

Ne me touche pas ! Ne me touche pas !

Ursula !

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