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Nous avons vu qu'un transistor est composé par un canal semi-conducteur connecté à
deux contacts, la source et le drain, parmi lesquels passe un courant.
Ce courant est contrôlé par le contact de grille qui est couplé capacitivement au canal
semi-conducteur.
En fonction de la tension sur le contact de grille on pourra donc avoir un courant qui
circule librement entre la source et le drain, le transistor sera donc dans son état ON,
ou un courant qui est bloqué et donc le transistor sera dans son état OFF.
Par rapport aux géométries simples qui sont montrées dans les images de microscopie électronique
à gauche, la réalité est bien plus complexe.
Pourquoi ? Parce que on essaie de maximiser l’effet de la grille et donc, à parité
de tension de grille, avoir un blocage bien plus efficace du courant.
Et on essaie aussi d’utiliser le moins de courant possible et donc d’avoir des résistances
d’accès, des résistances de source et de drain qui soient minimum.
En plus, on aimerait avoir des transistors qui sont peu sensibles à la température,
aux irradiations.
Donc quelles sont les géométries adoptées ? Vous avez ici plusieurs exemples, on va
vous en donner en particulier trois.
En haut à gauche, le FINFET.
Donc "FIN" est le mot anglais pour aileron qui est notre canal semi-conducteur.
Donc on voit que ce canal est bien affiné et qu'il est complètement entouré par la
grille.
Donc l'effet électrostatique sera bien plus important venant de trois côtés du canal
plutôt que juste du dessus.
Un autre exemple est l'utilisation des diélectriques entre la grille et le canal semi-conducteur
dits de high-K, donc de haute constante diélectrique, qui à parité de tension vont donner un champ
électrique bien plus important dans le canal semi-conducteur et donc augmenter l'efficacité
de la grille.
Un troisième exemple qu'on va développer un peu plus est le transistor Fully Depleted
Silicon On Insulator.
Donc ce sont des transistors réalisés sur des substrats dits SOI.
Donc du Silicium au dessus d'un isolant.
Et quels sont les intérêts de ce type de transistor.
Le transistor est réalisé sur une fine couche de silicium qui est isolé du substrat par
une couche amorphe d'oxyde de silicium.
De ce fait, les courants qui circulent entre la source et le drain sont confinés au canal
semi-conducteur.
Il n'y aura pas de courants de fuite qui passent dans le substrat et qui sont difficilement
contrôlés par la grille car elles sont assez loin.
Donc on aura une consommation diminuée.
Ensuite, on aura aussi une meilleure tenue aux irradiations.
Pourquoi ? Parce que la lumière qui arrive sur le substrat de silicium, c’est-à-dire
le substrat semi-conducteur, va créer des charges et ces charges peuvent donc fournir
des porteurs de charge, donc de la conduction, dans le canal.
Ceci est rendu plus compliqué ou impossible par la présence de la couche isolante.
Maintenant, quel est le coût associé à l'utilisation de ces substrats SOI ? En fait,
il n'est pas si simple d'en réaliser car nous avons un substrat monocristalin, une
couche isolante amorphe et au dessus un autre substrat de silicium monocristalin qui sera
difficile à faire pousser, à épitaxier au dessus de la couche isolante.
La réponse est que le coût des ces substrats peut être limité grâce en particulier à
un brevet SOITEC donc d'une usine française qui a trouvé comment réaliser des substrats
SOI de façon simple et économique.
On part d'un substrat silicium qu'on vient oxyder thermiquement, l'oxyde thermique a
de bonnes propriétés électriques et structurelles.
On vient ensuite implanter des ions légers, normalement de l'hydrogène.
La position de ces ions dans le silicium sera déterminée par l'énergie d'implantation.
Ensuite, on vient coller ce wafer à un wafer identique donc oxydé aussi en surface.
Et par simple pression, les deux couches d'oxyde de silicium amorphe vont avoir une tenue mécanique.
Et enfin, on vient cliver donc couper le substrat de silicium là où les atomes d'hydrogène
étaient présents.
Donc ce procédé agit comme un scalpel atomique.
On vient ensuite enlever le substrat de silicium qui surplombe le dessin, sur lequel on repart,
on ré-oxyde thermiquement et on produit un nouveau wafer de SOI.
Les caractéristiques, les performances des ces transistors sont bien comparables au transistor
bulk, donc sur un substrat de silicium avec un standard de 28 nanomètres de longueur
de canal et aux FINFET qui sont utilisés par exemple par INTEL.
Et parfois leurs performances sont aussi meilleures.
Donc on voit que l'utilisation de différentes géométries peut être intéressante dans
différents cas mais que ces 3 performances seront disponibles dans l'électronique actuelle.
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