All language subtitles for Naked As We Came.FR

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
ia Interlingua
ga Irish
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Elle a menti à propos du bébé, pour sauver la carrière du sénateur.

En vain.

Aujourd'hui, des années plus tard, revenant à la charge,

il est prêt à devenir le futur président des É.-U.

Et elle a tout perdu.

Je lui ai demandé si elle le dirait à son fils.

Elle s'est contentée de me regarder.

NUS COMME AU PREMIER JOUR

AllĂ´.

Qui est Ă  l'appareil ?

Ça fait 15 minutes que je t'attends.

C'était bloqué partout. Ça a pris plus de temps que je pensais.

T'aurais pu appeler. Ou m'envoyer un message,

au lieu de me laisser poireauter dans la rue comme une idiote.

On va devoir s'occuper de ça rapidement.

On ne peut pas se permettre de lui laisser le choix.

- Elle a son mot Ă  dire, tu sais. - Non elle ne l'a pas !

De toute évidence, elle n'est plus en mesure de s'occuper d'elle-même.

- Qui a dit ça ? Un fieffé inconnu ? - Elliot.

C'est comme ça que les choses se font, d'accord ?

On ne peut pas simplement la laisser toute seule comme ça sans personne.

Laisse-moi lui parler, d'accord ?

Ai-je le choix ?

AllĂ´ !

M'man ?!

AllĂ´.

M'man !

M'man ?

Qu'est-ce que vous venez faire ici ?

Contente de te voir aussi.

J'ai l'air si amochée ?

Tu as perdu beaucoup de poids.

Je sais.

C'est ma diète café-cancer.

Je vais écrire un livre là-dessus.

On croyait que t'étais en rémission.

Eh bien…

Quelqu'un m'a appelée et m'a dit que tu étais partie de l'hôpital hier soir.

Oui ?

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Oh Laura, laisse tomber, tu veux bien.

Non, je ne veux pas bien.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Relax !

L'un de vous deux voudrait-il bien me faire une tasse de thé ?

Bien sûr.

Tu veux du lait ?

Juste du miel, merci.

Tu sais, elle sait vraiment comment me faire chier.

Bonjour.

Navré, je ne voulais pas vous faire sursauter.

Je m'appelle Ted Kingsley.

Je… vous ai appelée hier soir.

Laura.

Et vous devez ĂŞtre Elliot.

Enchanté.

Votre mère m'a beaucoup parlé de vous deux.

Qui ĂŞtes-vous encore ?

- Je suis le jardinier. - Où est passé Hector ?

Il est parti.

Je crois que votre mère et lui ont eu un différend.

Bon OK. Vous avez un numéro où nous pouvons vous joindre ?

Je suis sûre que nous aurons des questions à vous poser.

Je… hum, je vis ici.

Vous vivez ici ?!

J'occupe une chambre au bout du couloir.

Je vis ici depuis six mois à peu près.

Six mois !

Je m'apprêtais à préparer le dîner.

- Veux-tu bien me dire ce qui se passe ici ? - Qu'est-ce que tu veux dire ?

Tu étais à l'hôpital… T'as l'air déconfite.

- Et tu vis avec un drôle de type… - Vous avez fait la connaissance de Ted !

C'est un ange.

Pourquoi vit-il ici ?

Pourquoi pas ?

Primo, parce qu'il veut probablement profiter de toi.

- Sois pas ridicule. - Qu'est-il arrivé à Hector ?

Disons qu'on a eu comme un p'tit désaccord.

Pourquoi est-ce que le jardinier doit emménager ici ?

Oh Laura, je n'ai pas envie de me battre avec toi.

Pas maintenant. OK ?

M'man…

Je veux juste savoir ce qui se passe ici. Rien de plus.

Ce qui se passe ici,

c'est que ton frère et toi n'êtes même pas venus me voir une fois depuis un an et demi.

Alors ma vie est un peu différente.

Ça, ce sont mes affaires.

Alors ce type, euh, Ted, tu couches avec ?

J'aimerais bien.

Votre frère me disait que votre père détestait cet endroit.

J'arrive pas Ă  y croire.

Mon père ne détestait pas cette maison. Il détestait ma mère.

Eh bien, ça devait pas toujours être très drôle au souper.

C'est vraiment délicieux.

Ted cuisine tout bio.

Ça vient de vos serres après tout.

Vous cuisinez tous les soirs ?

Pas tous les soirs, mais la plupart du temps.

Pourquoi ?

Eh bien, je me fais à manger tous les soirs de toute façon…

et puis c'est pas intéressant de cuisiner juste pour soi. N'est-ce pas ?

Donc vous ĂŞtes le jardinier et le cuisinier.

Il est meilleur cuisinier que jardinier.

Ted est aussi un écrivain très talentueux.

Avez-vous publié déjà ?

Un roman l'année dernière.

Je te l'ai envoyé pour ton anniversaire.

Celui sur la femme qui revient de la guerre ?

Oui.

- Je l'ai lu celui-là. - C'était donc vous.

Non, j'ai vraiment aimé. Mais je crois qu'elle aurait dû tuer la grand-mère à la fin.

Elle l'a fait. Dans une version antérieure.

Ce livre a fait un certain tabac. Je me rappelle l'avoir vu dans la liste des best-sellers.

Il s'est bien vendu.

- Alors vous préparez le prochain ? - Oui.

Je me suis dit qu'un changement de décor me donnerait une nouvelle perspective.

Ted, administrez-vous des médicaments à ma mère ?

- Je vous demande pardon ? - Laura !

Je ne suis pas un infirmier Ă  domicile, si c'est ce que vous me demandez.

Quel rĂ´le jouez-vous ici alors ?

La présence de Ted ici n'a rien d'inapproprié.

Maintenant ça suffit.

Ted, vous voulez bien laisser notre famille discuter en privé ?

Je serai dans la cuisine.

Un peu plus et tu lui sautais au cou ma foi.

- Me semble que t'en as mis pas mal pour un livre. - Assez !

Qu'est-ce que vous voulez Ă  la fin ?

Tout est pris en charge.

Le service de soins Ă  domicile vient lundi et verra Ă  ce que j'aie tout ce qu'il me faut.

Maman, peux-tu au moins y réfléchir ?

Désolée. Je ne crois pas que ni une ni l'autre ne désirions vivre ensemble.

Tu ne mélanges pas tes médicaments avec de l'alcool au moins ?

Si tu te souviens, j'ai cessé de boire il y a deux ans.

Bien, parfois c'est difficile de s'en passer.

Pas quand t'es mourante.

Regarde. J'ai pas envie de discuter. Je veux juste que tu saches que tu es la bienvenue chez moi.

C'est tentant.

J'apprécie ton offre néanmoins. Merci.

- Qu'est-ce que tu as ? - Rien. Ça va.

Je suis juste un peu fatiguée.

Je crois que je vais regagner ma chambre.

- As-tu besoin d'aide ? - Ça ne serait pas de refus.

- Quoi ? - T'étais pas juste à l'université ?

Je voudrais bien être encore à l'université.

Ça ne te réussit pas de grandir ?

Il y a certaines choses pour lesquelles on n'a pas le choix.

Tu as plus de choix que tu ne le penses.

Souviens-t'en.

Elliot, elle te manipule comme une marionnette.

Je t'avais dit qu'on ne pouvait pas lui laisser le choix.

Je ne crois pas qu'on puisse l'emmener où que ce soit. Tu vois bien qu'elle…

Donc pourquoi as-tu appelé mes enfants ?

Vous ne voulez pas les voir ici ?

Non.

Je ne veux pas qu'ils me voient dans cet état.

C'est la raison pour laquelle je ne les ai pas appelés moi-même.

Mais alors, que faites-vous de tous ces discours sur le rachat de soi.

Voici une bonne occasion.

N'essaie pas de me manipuler.

Lilly…

Vous savez que je pense le plus grand bien de vous.

Mais j'ai peur de quitter la maison au cas oĂą quelque chose vous arriverait.

Ça dépasse mes compétences, ça.

Vous avez besoin d'aide ici.

Alors ?

Tu pars ?

Je pense que c'est ce qu'il y a de mieux Ă  faire.

- J'veux dire, à présent que vos enfants sont… - Ne me laisse pas seule avec eux.

- Lilly, ils ne veulent pas de moi ici. - Moi je te veux ici !

Juste… d'ici à ce qu'ils s'en aillent.

Peux-tu me promettre ça ?

Veux-tu m'expliquer, bon sang, ce que tu fais.

Je fume de l'herbe.

C'est incroyable.

HonnĂŞtement, je sais mĂŞme pas par oĂą commencer.

C'est pas si terrible.

Non, bien sûr que non.

- Ted, tu veux bien nous laisser seuls, les enfants et moi ? - Aucun problème.

C'est insensé tout ça, tu le sais bien, non ?

- Tu sais ce qui est insensé, Laura ? - Quoi donc ?

C'est que nous n'ayons pas de relation toi et moi.

Aucun de nous.

Et c'est ma faute.

Et je vous fais mes excuses pour cela.

J'ai foutu pas mal de merde dans cette maison.

Mais il n'en reste pas moins que je suis seule.

Alors qu'est-ce que ça peut bien faire que Ted habite ici. C'est un bon gars.

Et vous devriez vous réjouir que quelqu'un prépare les repas tous les soirs pour moi.

Alors pourquoi tu ne viens pas habiter avec moi. Jeff parti, il y a plus d'espace.

Oh, ma chérie. T'as toujours pas compris.

C'est ici que la route s'arrĂŞte.

Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?

- Je vais préparer du thé. - Je prendrais bien de la camomille. - D'ac.

Elle ne va pas bien.

Je vois bien ça.

Je suis navré.

C'est juste…

Comment en est-on arrivés là ?

Est-ce que ça te fait peur ?

Ça me faisait peur.

Plus maintenant ?

Je me rappelle, lorsque tu étais enfant…

On t'avait inscrit Ă  des cours de natation.

Et quand on est arrivés à la piscine,

tu t'es aperçu que quelques-uns des enfants nageaient mieux que toi.

Ça y était. Il ne t'en fallait pas plus.

Si tu ne pouvais pas gagner, tu ne voulais pas jouer.

Point Ă  la ligne.

T'en as d'autres, de ces gentils souvenirs d'enfance Ă  me rappeler ?

C'est ça que je crains pour toi.

- Que tu ne tentes jamais rien hors de ta zone de confort.

- Je fais plein de choses hors de ma zone de confort.

D'accord. Mais la prochaine fois que quelque chose se présente,

saute sur l'occasion. Juste pour voir. D'accord ?

D'ac.

Mais est-ce que je peux te dire quelque chose ?

Je me rappelle que tu m'as forcé à prendre ces cours.

Afin que je ne sois pas dans tes jambes.

C'est ça, mon souvenir à moi.

- C'était pas ça… - Non ?

Est-ce que ça, ça te rappelle quelque chose ?

« Ne discute pas, j'en ai assez de t'avoir dans les jambes tout l'après-midi. »

C'est ça que tu as dit.

C'était pas mal merdique. Je suis navrée.

Tu te foutais de tout excepté tes sacrées fleurs

et là tu voudrais passer pour la mère modèle de l'année ?

Je n'y souscris pas.

Parfois il faut que quelque chose de grave arrive

pour te faire voir à quel point tu as gâché les choses autour de toi.

Je ne peux pas y changer quoi que ce soit.

Mais je suis vraiment désolée.

Bonjour docteur Klein, ici Laura Garcia, la fille de Lilly.

L'état de ma mère commence à m'inquiéter sérieusement

et j'espérais pouvoir être mieux informée de ce qui se passe.

Je sais que j'appelle en dehors des heures de bureau, mais si vous avez ce message,

j'apprécierais beaucoup que vous me rappeliez.

- Est-ce qu'elle dort ? - Oui.

Cette journée promet assurément d'être l'une des plus longues que j'aie jamais connues.

Elliot, qu'est-ce qu'on va faire ?

Allons nous baigner.

- AllĂ´. - HĂ© !

Dites euh, je voudrais vous faire mes excuses pour mon comportement tout Ă  l'heure.

Merci. J'apprécie.

- J'suis désolé, j'peux peut-être… - Non, j'suis juste, j'suis vraiment fatiguée.

Je m'apprêtais à aller dormir de toute façon. Bonne nuit, les gars.

C'est pas mal beau ici.

Oui, je sais.

Ç'a été génial de vivre dans cette maison.

Je n'en doute pas.

- Qu'est-ce que tu vas faire lorsque… - J'verrai bien.

Comment tu composes avec tout ça ?

Du mieux que je peux, je suppose.

Ta mère est une personne bien.

Ouais, ben… Elle n'a pas toujours été une victime du cancer qui fume de l'herbe.

Elle m'a raconté qu'elle était une mauvaise mère.

Ă€ quel point ?

Juste… des conneries… tu sais ?

- Je venais ici tous les soirs quand j'étais ado. - Je croyais que tu avais grandi à Manhattan.

J'ai déménagé à Manhattan quand j'avais 17 ans. Mon père vivait là-bas.

- Ma mère a toujours préféré rester ici. - J'comprends pourquoi.

Est-ce qu'il y a de quoi boire dans c'te maison ?

Pourquoi ton père détestait-il ta mère ?

Il voulait baiser toutes les femmes sur lesquelles il mettait la main.

Et lorsque ma mère faisait la même chose, c'était une putain.

Mais peu lui importait. Elle a pris sa revanche.

- Est-ce que tu aimes ce que tu fais Ă  New York ? - Non.

Ma sœur et moi exploitons une chaîne de blanchisserie. C'est une entreprise familiale.

Je sais. Lilly m'en a parlé.

Ah bon ?

Elle m'a tout raconté sur vous deux.

Ah oui ? Comme quoi ?

Comme le fait que tu as eu toute une série de relations qui ont foiré.

- Elle a dit ça ? - C'est pas vrai ?

Je crois que j'ai eu des relations formidables.

T'es vraiment très beau.

Merci.

Je le pense sérieusement.

Qu'est-ce que tu fais ?

- Désolé.

Ça fait un temps… Euh…

Non, ça va. C'est juste…

Je pense que je devrais aller au lit.

Bonne nuit.

HĂ© !?

Je crois que ç'a peut-être été une mauvaise décision de ma part.

Ça alors. J'peux pas croire que tu viens juste de dire ça à voix haute.

Non, c'est pas ce que je voulais dire.

J'veux juste dire avec ma mère dans la chambre voisine.

Mourante.

Ça me semble juste, au mieux, être une décision douteuse.

HonnĂŞtement,

je crois qu'elle voulait que ça nous arrive.

Penses-tu !?

Est-ce que ça va ?

Ça va.

Ta mère m'a dit ce qui s'est passé avec le sénateur Adams.

Je ne veux pas parler de ça.

Est-ce que tu l'as connu ?

Je ne sais rien Ă  son sujet.

J'voulais pas ĂŞtre indiscret.

C'est qui le gars dans la photo ?

C'est Eric.

OK.

Il n'est pas ici.

Et c'est pour quoi ce chef-d'œuvre avec des pommes de pin à côté ?

- Des pensées ? Des excuses ? - C'est ta mère qui a fait ça.

Menteur.

Non.

Ouvre-la.

Tu as tué mes orchidées ! - Elle était en maudit.

Elle adore ses orchidées.

Tu voyages avec ton arc personnel ?

Non. Je l'ai trouvé dans votre garage. Je crois qu'il appartenait à ton père.

Y'a quelques mois, j'pouvais mĂŞme pas atteindre la cible.

T'essaies ?

Allez. Essaye.

Voici une flèche.

Redresse le bras. Écarte les jambes.

- Tire. - Vraiment ?

C'est comme ça qu'on enseigne le tir à l'arc là d'où tu viens ?

Concentre-toi.

Tends l'arc.

C'est ça.

Un peu plus.

Maintenant vise le centre de la cible.

Et…

Lâche.

Bon. C'était marrant.

M'man ?

M'maaan!!!

Y'a un problème ?

Non. Tout est beau.

As-tu faim ?

Veux-tu bien me dire ce qui te prend ?

- Bonjour. - HĂ©. - Bonjour.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je prépare mes fameuses crêpes aux canneberges.

Ça a l'air bon. J'peux t'aider ?

Non. Assis-toi et prépare-toi à une expérience inoubliable.

J'ai hâte d'y goûter.

Est-ce qu'on fait des œufs aussi ?

- Ça m'est égal.

Dans ce cas, il y a du persil frais dans la serre. Je reviens tout de suite.

On dirait que tu te crois en vacances.

Qu'est-ce que t'entends par lĂ  ?

T'as couché avec lui ?

Pourquoi cette question ?

T'as couché avec. T'es dingue ou quoi ?

Je ne peux mĂŞme pas te regarder.

Au moins tu ne me juges pas.

- Oh non, pour juger, je te juge. - Ouais, ben c'est pas nouveau.

Tu t'attendais Ă  quoi ?

Peux-tu m'expliquer c'est quoi ce besoin que tu as d'avoir toujours un mec ?

C'est triste.

Elliot, pourquoi tu ne m'as jamais dit que tu savais cuisiner.

Je t'en aurais chargé il y a longtemps déjà.

J'ai déjà préparé les repas pour toi plus d'une fois.

Ah oui ?

Je suis sûre que c'était excellent.

Je préparerai le souper avec plaisir si tu veux.

Ce serait charmant.

Je me disais que nous pourrions peut-ĂŞtre sortir faire une petite promenade aujourd'hui.

Tu es sûre que tu peux ?

Bien sûr, puisque c'est moi-même qui le propose.

Ă€ quoi pensais-tu ?

Juste s'asseoir sur la pelouse, prendre un peu d'air frais.

Ted, j'espère que tu te joindras à nous.

Ç'a l'air invitant. Merci.

Excellent !

- C'est ça mon chéri, passe sur toutes les roches devant toi. - Je ne le fais pas exprès.

Je sais. C'est juste moi qui me fais des idées.

- Sacrament, pas encore ! - Bon, ça ça ressemble plus à la mère avec laquelle j'ai grandi.

Je ne me lasse jamais de ce lieu.

M'maaan !

Puis après ? J'suis presque déjà morte.

La belle affaire.

Honnêtement, ça soulage la douleur.

Non merci.

As-tu déjà fumé de l'herbe ?

Elle a plané pendant à peu près 7 ans.

Oui, et après j'ai vieilli.

Grandir n'est pas aussi sensationnel qu'on le prétend.

De toute évidence.

Qu'est-ce qu'il y a lĂ -dedans ?

J'sais pas mais j'ai juste envie de me rouler en boule.

Avez-vous acheté cette maison ou vous l'avez construite ?

Quand nous avons acheté cette propriété, il y avait une autre maison.

C'était une sorte de monument historique dans cette ville.

Et on l'a fait démolir.

C'était avant l'existence des règlements municipaux visant à protéger ces monuments.

- Mon Dieu ! - Je sais.

J'étais si pompeuse.

J'ai grandi sans rien et pour moi rien n'avait de valeur.

Et mon mari ?

Tout ce qui l'intéressait, c'était de dépenser son argent pour montrer qu'il avait réussi.

Ça c'est une de ces choses que je changerais bien si on pouvait revenir en arrière.

Laura ? Est-ce que tu chantes toujours ?

Non, non, pas vraiment.

Tu chantes ?

Je chantais.

Elle avait du talent.

Tu te rappelles quand on avait joué à l'université.

Ç'avait été une découverte pour moi.

Vraiment ?

Bien sûr.

T'en n'as jamais touché mot.

Jamais ?

J'aurais dĂ».

Dites les garçons, vous voulez bien me rendre un service ?

Bien sûr.

Pourriez-vous aller me chercher quelques cailloux.

Pardon ?

Je confectionne quelque chose et j'ai besoin de petits cailloux. Des beaux cailloux.

Petit, ça veut dire quelle taille ?

Pas plus gros que mon ongle.

Et il m'en faut de 3 Ă  9.

Trois Ă  neuf. Pourquoi pas juste neuf ?

Je ne suis pas tout à fait sûre de ce que j'en ferai.

J'suis bourrée !

Viens t'asseoir ici.

Alors ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Est-ce que ça va ? - Que veux-tu dire ?

T'as les nerfs Ă  fleur de peau depuis ce matin.

Ma sœur sait qu'on a couché ensemble.

Et alors ?

Elle croit que c'était de mauvais goût.

Au diable ta sœur.

Crois-tu que c'était une mauvaise décision ?

En quelque sorte.

Vraiment ?

Honnêtement Ted, tu ne crois pas que c'était un peu lâche.

Non.

Je ne le crois pas.

Et je ne plaisantais pas hier.

Je crois que ta mère se réjouirait de ça.

Il n'y a pas de « ça ». Il y a eu « hier soir ».

Et ce matin.

Mais on n'est pas obligés de le refaire.

Tu vois ? Le problème est réglé.

Qu'est-ce qu'on est venus chercher encore ?

Des pommes de pin ?

T'as aucune idée de ce qui s'est passé.

Alors comment peux-tu présumer que c'est moi la coupable.

Je n'ai jamais dit ça.

Alors qu'as-tu dit au juste ?

On a tous une part de responsabilité dans ce qui nous arrive.

Reconnais-le,

puis téléphone à Jeff et présente-lui tes excuses pour tes agissements à toi.

Ça devrait le secouer.

Je suppose que si.

Il n'y a pas de honte à admettre qu'on s'est trompé.

Pourquoi est-ce moi qui ai tort ? Que fais-tu de lui ?

Vous avez tous les deux tort.

Pourquoi tiens-tu tant Ă  avoir raison ?

C'est juste que… j'peux pas… J'ai l'impression que je ne peux pas discuter avec toi.

Vraiment ?

Je pense, moi, que c'est la première fois qu'on parle réellement toi et moi.

On ne se parle pas. Tu ne fais que me débiter ce charabia nouvel âge. C'est stupide.

Bien, y'a une chose ou deux qui sont devenues plus claires ces derniers temps.

Non, t'as remplacé l'alcool par la mari.

Et à présent, tu te prends pour Hare Krishna.

Laura, tu as ce que je n'ai jamais eu.

Pourquoi as-tu si hâte de voir ça disparaître ?

Si j'avais su que j'en arriverais lĂ , j'aurais fait asphalter tout le jardin.

Tu ne parles pas sérieusement.

Ça, c'est ce que toi tu penses.

HĂ© !

Qu'est-ce que c'est que ça ? - Des pommes de pin.

Je vous avais demandé des cailloux.

J'croyais que tu avais dit des pommes de pin.

Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ?

Assure-toi que c'est toi qui prendras les dispositions funéraires.

Connards.

Donc qu'est-ce que tu veux pour tes obsèques ?

Rien du tout.

Je veux être incinérée.

Et puis peut-être après vous pourriez disperser mes cendres à l'arrière du jardin.

Je ne crois pas qu'il faille un service très élaboré.

Je doute que quiconque viendrait de toute façon.

Dis pas ça.

C'est la vérité.

Ted est mon seul ami et il ne le sait mĂŞme pas.

Non. Il t'aime bien.

Ça ne fait rien. C'est pas la peine de s'en faire pour des vétilles.

Crois-en ma parole.

La bonne nouvelle, c'est que tu n'es pas morte encore.

Je vais chercher des légumes dans la serre. Voulez-vous quoi que ce soit d'autre ?

Non, mais est-ce que je peux te demander quelque chose ?

Va me chercher une orchidée dans la petite serre. Je vais la mettre près de mon lit.

D'accord. Vous avez une couleur préférée ?

Quelque chose de beau.

Elliot, c'est toi qui cuisines.

Pourquoi n'irais-tupas chercher les produits que toi tu veux ?

Ton frère semble un peu perdu.

Oui. On est tous un petit peu perdus.

Eh bien ça, c'est de ta faute.

Ces derniers jours ont été un peu bizarres, tu ne trouves pas ?

Tu crois ?

Et je ne pense pas que ce qui s'est passé hier soir était une mauvaise chose.

OK.

- Je viens juste de recevoir un message du docteur de maman. - Oui ?

Les nouvelles sont vraiment mauvaises.

Je crois que nous devons la ramener Ă  New York pour voir si on peut faire quelque chose.

Où étais-tu ces derniers jours ? On ne peut pas la décider à venir.

Peut-on au moins se mettre d'accord pour essayer ?

Bien sûr.

Bien.

Elliot, tu t'es surpassé.

C'est vrai.

Ton père savait cuisiner, tu sais.

Il avait toute sorte de recettes de Porto Rico.

C'est dommage qu'il ait arrêté.

En tout cas, Elliot n'a pas hérité ça de toi.

Certainement pas.

Je veux revenir à cet après-midi. Je veux t'entendre chanter.

- Euh, non, j'crois pas. - Ma chérie, ça serait merveilleux.

- M'man, j'en n'ai pas envie. - Je n'aurai p't'ĂŞtre plus jamais l'occasion de t'entendre.

Oh, allez !

OK. Voyons un peu.

Comme une fleur sous le soleil,

Comme un samedi paisible,

Comme un brillant clair de lune,

Tu peux me coupler le souffle.

Perdue dans ton amour,

Trouvée dans ton étreinte,

Je désire tant

Savoir qui tu es.

Alors montre-moi

Et dis-moi.

Ouvre-moi ton âme et ce sera facile

De donner tout mon amour à ton cœur entier.

Je suis tout ce que tu es.

- Maman ? Qu'est-ce qu'il y a ? - Maman ?

T'as vraiment égayé ma soirée.

Merci.

Tu devrais chanter.

Je n'en dirai pas plus.

- J'appuie.

- Ouais, ben ça devra attendre mon retour en ville.

Ça, c'est une réponse plutôt évasive.

Je crois que c'est ce qu'on appelle une fin de non recevoir.

Je crois que tu as raison.

Tu prendras soin de cette maison, n'est-ce pas ?

- Que veux-tu dire ? - Cette demeure te revient.

Et Laura ?

Elle aura la maison au bord de la mer. Elle adore cet endroit.

Cette demeure t'a toujours ressemblé davantage.

- Tu joues d'un instrument ? - Du piano. Un peu.

J'ai suivi des cours de piano pendant 3 ans. C'était désastreux !

Je suis sûre que tu n'étais pas si mauvais.

Je ne suis pas en train de me dénigrer. Dieu n'a jamais eu l'intention de faire de moi un pianiste.

Quelles étaient donc Ses intentions alors ?

J'aurais dû jouer de la batterie. Mais ma mère n'était pas d'accord.

Il n'est pas trop tard pour jouer de la batterie. Tu n'as mĂŞme pas 30 ans. Prends des cours.

Tu reprends le chant et je prends des cours de batterie. Qu'en dis-tu ?

Ted, il y a de fortes chances qu'on ne se revoie jamais toi et moi.

Alors si j'étais toi, j'attendrais pas après moi.

OK. Ce repas-là c'est vraiment… époustouflant.

Bien d'accord.

Dis donc maman. Elliot et moi on en a parlé et on s'est dit que, peut-être…

tu pourrais m'accompagner à la maison et consulter un spécialiste.

Une dernière tentative, tu comprends ?

Je croyais qu'on avait déjà parlé de tout ça.

Je veux juste être sûre qu'on a exploré toutes les possibilités.

Et tu crois que je ne l'ai pas fait ?

- Je dis juste que… - Qu'est-ce que t'en sais ?

Tu n'étais pas ici.

J'ai fait de la chimio, du yoga, du tai-chi

et j'ai essayé tous les traitements possibles et impossibles.

Ne t'avise jamais d'insinuer que je n'ai pas tout essayé pour m'en sortir.

C'est juste que ma présence ici pour toi commence à m'inquiéter.

Nous avons une entreprise Ă  faire tourner Nous devrions ĂŞtre Ă  la maison.

Alors pars.

Elliot, tu veux pas ajouter quelque chose ?

M'man…

Laura veut que tu fasses ce que elle veut, pas ce que toi tu veux.

Alors réfléchis-y.

Qu'est-ce que tu dis de ça ?

Qu'est-ce que tout ça signifie ?

HĂ© !

Je comprends pas pourquoi tu lui as dit ça.

- Peut-être pour la même raison que tu… - Tout ce que je t'avais demandé, c'est du soutien. Est-ce si difficile ?

Elle ne veut pas partir d'ici. Tu veux peut-être la traîner chez toi ? Qu'est-ce que tu veux à la fin ?

Elliot !

Il arrive un moment oĂą tu dois ĂŞtre responsable.

Pas faire ce qui te tente, mais ce que tout adulte sensé ferait.

Encore ça. Je ne suis plus ton petit frère à présent.

Il y a dix ans qui nous séparent. Tu seras toujours mon petit frère.

Je ne suis pas un enfant.

Tu ne seras plus traité comme un enfant le jour où tu prendras des décisions d'adulte.

Eh bien, que penses-tu de cette décision d'adulte : je démissionne.

- Ah c'est si simple que ça ? - Absolument !

Papa n'a jamais voulu de moi dans cette entreprise. Il voulait que ça soit toi qui la gère.

- Elliot… - T'as ce que tu voulais Laura. L'entreprise est tout à toi.

J'ai jamais dit que je voulais ça.

Eh bien tu l'as et je me fous si tu l'entraînes à sa perte. C'est pas plus compliqué que ça.

Alors quoi. Depuis que tu baises avec cette espèce de stoner t'es devenu un libre penseur ?

Qu'est-ce que vous avez Ă  vous disputer tous les deux ?

Elliot vient juste de démissionner.

Tu parles sérieusement ?

Oui.

Grand bien te fasse.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je ne sais pas.

Peu importe ce que ça sera, j'espère que ça te plaira.

Moi aussi, m'man.

Oh Laura. Tu devrais te réjouir pour lui. Il détestait ce travail.

- Mais c'était le rêve de papa. - Ce n'était pas celui d'Elliot.

Ni le tien, d'ailleurs.

Alors quoi ? On abandonne l'affaire, tout simplement ?

Oui.

As-tu une idée de l'argent que ça pourrait te rapporter ? Vends-la.

Pars Ă  l'aventure. Ne perds pas une seconde de plus de ta vie pour le rĂŞve de quelqu'un d'autre.

C'est facile Ă  dire quand tu n'en as jamais eu un.

J'ai des p'tites nouvelles pour toi, Laura.

La blanchisserie, ce n'était pas le rêve de ton père. Son rêve, c'était l'argent.

Et tu vois où ça l'a mené. Un infarctus à 55 ans.

Ma chérie. Tu ne l'emporteras pas en paradis.

Ce ne sont que des choses.

Et au bout du compte… on s'en va tous de la même façon qu'on est venus.

Nus et seuls.

Qui t'a mis ces conneries-lĂ  en tĂŞte ?

Ma chérie, j'ai perdu l'amour de ma vie. Tu n'es pas obligée de perdre le tien aussi.

Tu aurais dû dire ça à papa quand il était en vie.

Je ne parlais pas de ton père.

M'man ?

Oui. Je, je pense que je vais retourner au lit.

Tu veux bien me pousser ?

- Ça va ? - Ted, tu veux bien la conduire à sa chambre.

Je vais chercher ses analgésiques. - Bien sûr. - Merci.

Peut-ĂŞtre devriez-vous envisager de partir avec Laura.

Et peut-être que toi, tu pourrais commencer à penser à ce que tu feras après.

Peut-ĂŞtre que je devrais.

As-tu obtenu ce dont tu avais besoin ?

- S'il vous faut quoi que ce soit. - Merci.

Maman, pourquoi tu ne nous as pas téléphoné ?

J'ai pensé que c'était trop tard.

Comment ça va ?

Ça va.

Qu'est-ce que tu regardes ?

Personne ne prête jamais attention à ce côté-ci de la maison.

C'est une allée.

C'est un jardin.

Oui, je suppose.

Je vais aller débarrasser la table.

Je vais te donner un coup de main.

- On n'en a pas terminé toi et moi. - OK.

Pourquoi as-tu choisi précisément cette soirée pour brasser toute cette merde ?

- Elliot, commence p… - Tu essaies de tout contrôler et quand tu ne peux pas, tu disjonctes.

Il faut au moins qu'il y en ait un qui essaie d'avoir le contrĂ´le.

D'une situation que tu ne peux pas du tout contrĂ´ler ?

J'ai des nouvelles pour toi. Maman va mourir d'un jour Ă  l'autre.

Et ni toi ni moi ne pouvons y faire quoi que ce soit.

Alors quoi ? Entre-temps, tu te contentes de baiser avec Ted et de faire des crĂŞpes ?

- Va au diable, Laura. - Je sais. C'est moi la chiante.

Mais qui crois-tu s'occupe de tous les détails ici ?

Toi Laura. Parce que tu te sens coupable. Tu te fous de maman.

Tu veux juste tout hâter pour qu'on voie la bonne fille en toi.

- Ah tu crois ça. - Absolument. Tu parles de responsabilités ?

- Où étais-tu au cours de la dernière année et demie ? - Je faisais la même chose que toi, Elliot !

Ou faut-il que je porte le blâme pour ne pas avoir fait ta valise et ne pas t'avoir conduit ici ?

Non. C'est pour ça que tu es un enfant, Elliot. Parce que tu attends toujours qu'on s'occupe de toi.

As-tu seulement pensé que nous devons préparer les obsèques ?

Non. À quoi bon ? puisque tu sais que quelqu'un d'autre va le faire à ta place.

Et pourquoi ne peux-tu pas rester seul ? T'es la personne la plus dépendante que j'aie jamais connue.

Alors ne viens pas me dire que tu n'es pas un enfant, Elliot. Parce que c'est exactement ce que tu es.

- T'as réponse à tout, n'est-ce pas ? - On peut dire ça.

Oui ? Ton mari t'a quittée. Pourquoi tu crois ?

Penses-y.

HĂ© !

Écoutez, tout ça ne me regarde pas. Mais pensez à votre mère.

Tu as raison Ted, tout ça ne te regarde pas.

C'est juste… Elle peut vous entendre.

Pourquoi es-tu encore ici ?

Ne me mets pas ça sur le dos.

Non. Quelle personne normale reste dans une maison oĂą quelqu'un est en train de mourir ?

Par respect pour notre famille, tu aurais dû partir dès notre arrivée.

Votre mère m'a demandé de rester afin qu'elle ne soit pas seule avec vous deux.

Et je comprends tout Ă  fait pourquoi. Vous en faites tous les deux une affaire personnelle sitĂ´t que vous le pouvez.

Je ne connaissais pas votre mère à cette époque, mais en ce moment, elle se meurt.

Et toi, Laura, tu te disputes sans cesse avec tout le monde. C'est malsain.

Et toi t'es plus malin que les autres, c'est ça ?

Toi qui gardes une photo de ton ex qui s'est servi de toi ! Fais-nous grâce de la leçon de morale.

- Tu ne sais rien de ce qui s'est passé. - Bien sûr.

Tu es un ĂŞtre si complexe, que t'es impossible Ă  cerner.

Ta sœur avait raison. T'es juste un hostie de bébé.

Qu'est-ce que tu veux, Elliot ?

Je suis désolé de ce que j'ai dit. C'était stupide.

En effet.

Oui. Je suis navré.

Est-ce que je t'ai réveillé ? Excuse-moi.

Écoute, je voulais juste te dire que j'ai beaucoup pensé à nous deux.

Et…

je veux te faire mes excuses pour toutes les conneries que j'ai faites.

C'est juste…

Je sais que je peux ĂŞtre chiante, mais j'ai jamais voulu ĂŞtre ainsi.

Tu mérites mieux que ça.

Alors je suis désolée.

Non, je ne suis pas ivre.

Qu'est-ce que tu fais ?

J'espérais plus ou moins que… peut-être…

je pourrais rester avec toi ce soir.

Parles-tu sérieusement ?

Oui.

Elliot. Cette situation commence Ă  devenir un peu tordue.

Je crois qu'elle l'était déjà avant qu'on arrive.

T'es pas obligé de faire quoi que ce soit.

Je veux juste…

ĂŞtre avec toi.

OK. Essaie de te relaxer. Je vais faire le 911.

Non ?

Je crois que…

OK. As-tu besoin de quelque chose ?

Je ne sais pas ce que je suis censée faire.

Lorsque tu as chanté, ce soir…

Je t'ai vue…

Ah oui ?

Tu es si belle.

Pourquoi vis-tu ici ?

Je suppose que j'ai eu besoin d'essayer, pendant un temps.

C'était bien.

Qu'est-il arrivé.

Que veux-tu dire ?

Avec Eric.

Que penser ? Tu vis dans une maison avec une mourante deux fois plus âgée que toi.

Qu'est-ce que ça signifie ?

T'es pas obligé d'en parler.

Mais ça ne doit pas être facile de rester dans la même demeure qu'une personne qui se meurt.

Ce n'est rien.

J'ai loué une chambre à une dame qui a perdu les jambes en Iraq.

Qui devrait se traîner sur les mains.

Comme la femme dans ton livre.

Est-ce de cela qu'il s'agit ?

C'est ça ?!

Je ne sais vraiment pas quoi répondre à ça.

Ă€ quoi ?

À l'honnêteté ?

Tu te sers de nous, c'est tout.

- Ce n'est pas comme ça que je le vois. - Comment est-ce que tu le vois alors ?

Elliot…

Ta mère était si seule lorsque je l'ai rencontrée.

Tu voulais juste apprendre ce qui a ruiné la carrière politique du grand Ralph Adams.

Au début.

Mais je le lui ai avoué il y a des mois déjà. Ça lui est égal.

Donc t'es pas le jardinier.

J'essaie.

Dis-moi ? Quelle différence y a-t-il entre maintenant et une demi-heure plus tôt ?

Tu t'es introduit dans cette maison par tromperie.

Et le fait que ma mère n'en ait cure ne justifie pas pour autant ton geste.

- Tu dramatises. - Tu crois ?!

Elliot, quand je suis arrivé ici, ta mère avait désespérément besoin d'attention.

Et elle a tant d'histoires passionnantes à raconter…

Et votre famille tout entière est tellement tordue…

…je veux dire, je n'ai pratiquement pas eu besoin d'écrire le livre.

Qui est Eric ?

Mon petit ami.

Depuis 5 ans maintenant.

On a une relation ouverte. Il est au courant de tout.

Est-ce que je suis dans ton livre ?

C'est ça que je suis pour toi ?

Non.

Qui suis-je alors pour toi ?

Je n'ai pas encore trouvé la réponse à cette question.

L'honnêteté, hein ?

M'man ?

J'trouve pas m'man.

Je sais oĂą elle est.

M'man ?

M'man ?

Elliot !

Elle est si froide.

Depuis combien de temps t'es lĂ  ?

Est-ce que ça va ?

Elliot ?

Chante.

Essaie.

HĂ©.

Ma mère a laissé ça pour toi.

Merci.

Je sais que tout ça n'a pas été facile.

Elle te considérait comme un ami… alors,

merci pour cela.

Beau tir, la sauterelle.

Ta sœur vient juste de me remettre ça.

Qu'est-ce qui est écrit ?

« Quitte Eric. »

L'as-tu fait ?

Non.

HĂ© ?

Ça va toi et moi ?

Je n'ai pas encore trouvé la réponse à cette question.

C'est de bonne guerre.

- Vaudrait mieux qu'on y aille. - Je vais chercher mon sac.

Jeff !

Je suis venu aussitĂ´t que j'ai su.

Comment l'as-tu appris ?

Elliot m'a téléphoné ce matin.

- Quoi de neuf, mon vieux ? - Pas grand-chose.

Rentrons Ă  la maison.

- Conduis prudemment. - Sois sans crainte.

Est-ce déplacé si j'assiste aux funérailles ?

Plus rien n'est déplacé à présent.

HĂ©, euh ?

Tu veux bien venir avec moi ?

Non. Je vais m'y rendre seul.

OK.

Cette dernière nuit-là, tandis qu'Elliot était à son chevet,

Lilly lui a dit la vérité. Et il n'en a pas été offusqué.

Il avait toujours entendu la rumeur courir.

La peur l'avait empêchée de la lui dire.

La peur l'avait empêché de la lui demander.

Mais c'est lorsque nous allons au-delĂ  de la crainte

que de nouvelles occasions s'offrent Ă  nous.

MĂŞme lorsque nous croyons qu'il est trop tard.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.