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Original subtitles

- Alors...

Pas de disputes ?

- Pas de conflits avec vous ou son père ?

- Non.

- Il rentre quand, son père ? - Dans un mois.

- Un mois.

- J'ai essayé de l'appeler, ça passe pas.

Mon fils est pas comme ça. Ces histoires, c'est pas lui.

Quand je laisse un massage à mon fils, il me rappelle.

- Vous ne lui connaissez aucuns petite amie ?

- Non.

- À 17 ans, vous trouvez pas ça un peu…

- Il- 16 ans.

- Ben. 16. 17 ans, vous savez.

16, 17... A cet âge-là déjà. y a des choses...

qu'une mène ne sait pas.

- Dany.

- Dany.

Peut-être qu'il a rencontré une copine qui lui plaît bien et...

il est parti faim un tour avec.

Le temps passe et on voit pas les aiguilles de la montre.

Et on oublie.

On oublie sa maman qui l'attend le coeur battant.

- Si ça arrivait, il me téléphonerait.

Je vous le dis. J'en suis certaine.

Sonnerie de téléphone

- Et merde.

Excusez-moi.

Allô?

Le lycée de qui ? De lui ?

Vous l'avez serré où ?

Vous pouvez y aller. le secouer. Oui.

J'arrive, je suis là dans quarante minutes.

Écoutez, madame.

Un brave garçon comme le vôtre, ça disparaît pas comme ça.

Rentrez à la maison.

J'ai tout noté.

Demain, si y a pas de nouvelles, on avisera.

Musique intrigante

- Ouais. j'ai une vie. là l

Oh! Le schmitt, ça fait 5 ans que j'attends.

- Reste assis.

- Assis.

Me touche pas. - Ta gueule l

- Je suis pas ton pote !

- Qu'est-ce que je fais là. mande l

- Ah oui, t'es là.

- Bande de fous l Sales malades l

- On l'a mis là-haut, à l'écart.

- Merci.

- Donc là. il se pointe.

Il va faire sa vente avec le mec.

Hop.

Elle dit non.

Voilà. il se casse.

Lui, on s'en fout. mais on veut ses contacts.

Tout un réseau s'est foutu en place sur le boulevard.

Derrière, y a une bande du Blanc-Mesnil.

Du lourd.

- Déjà les reproches de la mère. Imagine maintenant.

Il fout quoi, dans ce merdier ?

Regarde ça. Une maille. ouais.

Putain.

- Portable, portefeuille, clefs. Et ça, c'est rien.

Un bout de shit. conso perso.

- C'est de la meule, en plus.

Ouvre-mai la cage, j'y va“.

Le portable. je le garde. OK ?

La porte claque.

Alors. t'es content ?

On fait quoi, tu m'expliques ?

Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Pour la loi, t'es un adulte à part entière.

Tu peux partir en prison, t'expliquer devant un juge.

C'est pas compliqué,

ils veulent l'identité de tes fournisseurs.

Je t'écoute.

Hein ?

Je l'écoute l

Accouche l

- Je leur ai dit.

- T'as dit quoi ? - C'est des…

- Des quoi? - Des mecs de banlieue.

- Da banlieue ? - On les connaissait pas.

On a acheté ça...

dans le métro.

- Tu me prends pour un trou du cul ?

Tu sais à qui tu parles, là ?

Pauvre con! Y un réseau

très organisé dans lequel tu t'es foutu l

Alors balance le nom de ces mecs. Je t'écoute.

Tu me regardes, quand je te parle l

- On revend pas.

On en refile juste aux potes. - Putain.

Espèce d'imbécile.

Y a des caméras devant tous les lycées.

Tout votre petit manège. on l'a.

Petit connard. C'est quoi. cette coupe de merde ?

On dirait une tafiole, avec ton jean serré.

Tu fais quoi ?

Hein ?

Tu vas où. là ?

T'as prévenu la mère ?

- Non.

- Alors tiens.

Les bonnes nouvelles, tu te démerdes.

Musique aime

Ça va? - Salut. François.

- C'est quoi, cette petite mine ?

On fait du cheval, cette nuit ?

- Pardon ?

François ? - Oui.

- Y a une dame. Mme Arnault.

Tu lui as dit de repasser si son fils était pas montré.

- D'abord. café.

- Et le lycée de son gamin, c'est Benjamin Franklin.

Celui des 2 jeunes parfis faire le djihad

en Syrie.

- T'appelles William.

Tu d' qu'il aille dans son lycée. - D'accord.

- A chaque élève, il demande s'il leur a parlé de Moyen-Orient,

de Maghreb. d'islam... de djihad. quoi.

- D'accord.

- Où est Sadi? - Dans la chambre du garçon.

- Tu l'appelles tout de suite. - Oui.

- Comment ça se passe ? - Y a pas grand-chose.

Des jeux en ligne. inoffensifs.

Des trucs d'ado. quoi.

- Dites-moi.

Je peux interroger votre fille seul à seule ? Je préfère.

- Je préfère rester avec elle.

Je l'ai pas mise au courant. je veux pas l'affoler.

- Solange ?

- C'est mon mari. - Je vous en prie.

- Il veut encens ta parier.

- Quoi ?

Ils cherchent dans ses affaires.

Déclic d'appareil photo

- Pas de propagande sur les barbus, n'en sur les armes.

Son premier cours était à 9h.

Y a pas ses bouquins de mercredi ni son sac.

Ses économies, d'après la mère.

Un petit compte de 300 euros, je trouve pas la carte.

- François I

- Ouais.

- Pour des son.. de procédure, faites signer les P.-V.

Si vous obtenez des renseignements, appelez-moi.

J'ai l'ordi et l'imprimante. Attendez les autres.

Et on repartira tous ensemble...

- 3 gamins dans le même lycée, y un menteur,

des trucs qui nous dépassent.

On va appeler le proc.

Je vais passer voir les parents des 2 autres gamins.

Pour voir s'ils se fréquentaient en dehors du lycée.

Fait chier l

D'accord. à tout à l'heure.

Arrivée de l'ascenseur

Pardon. Etage ?

- Cinquième.

- Je vais au quatre.

- Il se passe quelque chose ?

- Ouais.

Vous habitez ici ? - Oui.

- Le petit Dany Arnault... Disparu.

- C'est-à-dire ?

- Disparu, il a disparu.

Pas de nouvelles depuis hier, il a pas été au lycée.

- Vous dirigez l'enquête ?

- Ouais.

- Je connais bien Dany. - Ah bon?

- Je lui donnais des cours de français l'an damier.

Un professeur devine des choses sans qu'il y ait besoin de mots.

Si je peux aider…

- Vous avez un truc qui peut faire avancer l'enquête ?

Un nom, un lieu. quelque chose à propos de la famille.

De voyages, de pays étrangers ?

- Non, pas du tout.

- Vous êtes monsieur...?

J'habite l'étage au-dessus des Arnault.

- Bon, ben…

Tout ce dont vous vous rappellerez peut nous intéresser.

Alors,

Marie.

Grognements de Marie

Je suis un ami de Dany.

Aujourd'hui, je suis venu le voir. Mais…

- Le monsieur est un ami. Il va te poser des questions.

- Hein ?

Il est où, Dany ?

Où il est?

Tu sais, toi ?

- Marie, laisse ta jupe tranquille.

- Euh...

Dany, il l'a pas dit s'il était parti chez un copain ?

Il a pas une amoureuse, en ce moment ?

Elle rit.

Il a une amoureuse ? Dis-moi.

Vous la gardez tout le temps avec vous ?

Vous l'avez jamais mise dans un établissement spécialisé ?

- Non. je m'occupe d'elle.

- D'accord.

Ça te dit quelque chose, ça? 'Sécou', regarde.

- Le plus jeune des frères Aboubaka, qui tiennent le boulevard.

On ignore à quel point ton fils est impliqué : dans la revente

ou dans un vrai business avec des Sénégalais.

T'as de la chance, tu montres chez toi.

- Tu faisais quoi, avec cette saloperie ?

Hein ?

- On est partis ensemble en week-end. Je le connais à peine.

- Qu'est-ce qu'il fout sur ton portable ?

- J'ai n'en à voir avec lui.

Je sais pas, putain.

- Tu me fous la honte. Allez.

On parle de ça demain à tête reposée. sans jugement.

Faut trouver un système pour sortir ton cul de ce merdier.

Allez.

Sois cool avec ta mène.

Elle est assez choquée comme ça. Je passe te prendre demain.

Hé, t'entends ?

Je passe te prendre demain l

Putain. Saloperie l

Musique cumbia

- Rien côté lycée.

Aucune fascination connue pour l'islam.

La piste djihadiste semble out.

Pas de problèmes dans le quartier. pas de drogue.

Pas de mauvaises fréquentations.

Seul témoignage en faveur d'une fugue,

un voisin. M. Bellaile.

Il été son prof de français.

Pour lui, Dany a fugué.

Il l'a formulé dans une périphrase assez littéraire :

“Sa fugue est un acte

“qui dessere l'étau dans lequel ce garçon vit.

“Dany est un garçon mystérieux qui…

“conserve sa part d'ombre.“ Voilà.

- Et on est dans la mande l

Parce qu'on a n'en l

Tonalité d'appel

*- Yan, Lola et Frantz ne sont pas là.

““Merci de nous laisser un …. A bientôt !

Commandant Visconti.

Je cherche à vous joindre.

Vous avez quand même été son professeur. et...

on pourrait peut-être réfléchir ensemble.

Voilà. merci.

Rappelez-nous.

Chérifa! - Oui?

- Il a appelé. le prof?

- Et sa femme ?

Mais il est passé voir Mme Arnault et elle l'a trouvé bizarre.

- Mais... hé l

Tu gardes les infos sous la jupe ?

Fais tourner, écarte les cuisses l

- Pardon ? - Fais-en profiter.

- Ça va pas,de parler comme ça? - Quoi? Ça va.

- Faut se calmer.

Je su“ pas la copine. - Un peu de poésie.

- La bibine. on la sent. Elle attaque ce qui reste du cerveau.

J'ai fini, je me casse. Bonne soirée.

On se voit demain.

- Désolé de venir vous voir si tard...

j'aurais besoin de vous parler.

Concernant la visite de votre voisin.

Vous permettez ?

- Je vous en prie.

Excusez-moi.

- Attention, attention. Ça va ?

- Je me sens pas très bien. - Qu'y a-t-il ?

- J'ai cru que vous aviez une mauvaise nouvelle.

- Désolé. il est tard. J'aurais dû m'en douter.

On va s'asseoir. On va se calmer.

- J'ai pas dormi... - Oui. vous devez être épuisée.

Attention.

Voilà.

Je suis confus.

Vous pouvez me raconter un peu ?

- M. Bellaile m'a dit que cette fugue,

c'était comme une…

une révolte ou...

une rébellion.

- Par rapport à qui ? A quoi ?

- Je sais pas, il disait qu'il était comme bloqué.

Qu'il avait un blocage...

Je l'ai jamais senti bloqué.

- Il vous a dit qu'il allait réapparaître ?

Sans plus de précisions ?

- Il a dit ces choses comme une affirmation

ou comme des choses qu'il espérait...

Je sais pas.

- Ça vous dérange pas si je me sers un venu ?

J'ai soif.

- Ah bah. oui.

- Bouge: pas, je...

Je sais faim.

Ça a duré combien de temps, cette histoire de cours ?

. .

Après, il a eu besoin d'un soutien en maths.

On n'avait pas de quoi payer

deux professeurs. donc Dany choisi les maths.

- Donc.

il rentre ici après l'école à 18h, il reste avec sa soeur.

Vous, vous allez manger avec votre mari chez votre frère.

Votre mari rentre plus tôt, environ une heure plus tôt.

Car il doit finir son paquetage. C'est ça ?

- C'est ça. c'est ça.

- Vous rentrez, les enfants dorment…

alors vous allez vous coucher.

Le matin tôt à 5h, votre mari se réveille, il doit partir.

Et votre fils. Dany,

à 8h, part à l'école.

Et c'est la dernière fois que vous l'avez vu.

- C'est ça.

- Plus de Dany.

Sonnerie de téléphone

Pardon.

Eddy? *- Français, c'est moi.

*Ecoute, on vient d'avoir un appel anonyme.

- Ouais.

Accouche.

*- Ça dit: ”La cadavre est dans la forêt,

“faut chercher là. " et il a raccroché.

“'La forêt est celle que traverse le gamin pour rejoindre son lycée.

- Vous avez localisé l'appel ?

“”Pas encore, on est dessus. Je te rappelle des qu'on l'a.

- D'accord.

- Il s'est passé quelque chose ?

- Un coup de fil anonyme.

On commence des recherches...

demain dès que possible.

Sifflet

Grondements de tonnerre

Aboiements lointains

Aboiements

Sifflet - Stop!

- Une chaussure.

Discussions mêlées

- M. Bellaile.

- Ah!

Inspecteur.

Désolé pour hier soir. j'ai ou vos messages ce matin.

J'ai appelé le commissariat

et on m'a dit que vous cherchiez des volontaires.

Vous pensez qu'il trouvé quelque chose ?

- Je sa' pas. On va tout faire analyser.

Dites-moi…

Mme Arnault m'a dit que vous l'aviez vue.

- Ouais, c'est affreux. terrible. ce qui lui suive.

J'ai voulu l'assurer de ma sollicitude.

Si elle a besoin de quoi que ce soit. ma femme et moi sommes là.

Et pour Dany.

Pour vos questions la dernière fois, j'ai réfléchi...

C'est un élève en grande difficulté scolaire.

Sifflet - Allez-y, avancez.

- C'est reparti.

- Je vous accompagne.

Et euh…

D'après vous, qu'est-ce qui cause ces blocages chez Dany ?

- La situation familiale.

Ça saute aux yeux.

Le père toujours absent.

Elle, gangrenée parla solitude, collée à sa fille malade,

Dany, obligé d'assumer des responsabilités

qui ne sont pas de son âge.

Sa famille est aveugle.

Elle l'étouffe.

Ses parents l'adorent, mais ignorent qui il est véritablement.

Et il en souffre.

- Et il est qui?

- Un être...

inspiré-.

Avec une capacité

à produire des images verbales tout à fait saisissantes.

Je me suis un peu identifié à lui.

J'ai retrouvé un peu de moi en lui

quand j'avais son âge.

- Vous lui auriez pas mis...

des idées dans la tète aussi ?

- Non, non.

Non, je lui parle pas aussi directement.

Je l'encourage. je le guide. mais…

il s'agit d'un ressenti.

Ça n'a pas été vraiment formulé.

- Donc pour vous…

il fugué ?

- J'ai du mal à imaginer une agression le matin...

sur un parcours aussi court, aussi fréquenté.

Mais vous, vous croyez quoi ?

Si on fait cette battue. vous pensez qu'on peut

retrouver son cadavre dans cette forêt ?

- Pourquoi vous utilisez "cadavre dans cette forêt" ?

Jusqu'à preuve du contraire, on vient pour trouver des traces.

- Personne n'est dupe. Je peux vous faim une suggestion ?

- Ouais.

- La 1re chose à faire, si j'étais vous.

Serait d'interroger les personnes qui traversent cette forêt.

- On les a déjà interrogées.

Et aucun d'entre eux se rappelle l'avoir vu.

- Je trouve votre méfier passionnant. Inspecteur.

Le flair qu'il faut dans ce genre de brouillard.

- Vous avez gardé contact après la fin de ses cours ?

- C'est pas lui qui décidé ça.

- Qui ça, alors ? - Ses parents.

- Lui voulait continuer.

- Pourtant. ils m'ont parlé de leurs difficultés financières,

du fait que c'est lui qui a choisi de garder les mathématiques.

- Absolument faux.

Je leur ai proposé de continuer gratuitement.

Dany était d'accord. Ses parents ont refusé.

Je pense que j'étais important pour lui.

Une porte qu'il allait peut-être se décider à ouvrir.

- François I

- Ouais.

- Terminé, c'est fini pour nous.

- D'accord.

- Je vais hs regrouper sur le parking.

- D'accord.

- Ouais. - Parking, tout le monde.

Allez. les gars, c'est bon.

- M. Bellaile.

M. Bellaile!

M. Bellaile.

Quand vous quittez Mme Arnault.

Ia nuit, vous remarquez rien de suspect, de particulier ?

Dans l'immeuble. dans la me ?

Elle dit avoir eu l'impression d'être observée

depuis que son fils a disparu.

- Non. Personne.

Je suis lente directement chez moi.

S'il y avait eu quelqu'un dehors, j'aurais pas pu le voir.

- D'accord.

- Ça part où, tout ça, après ?

- Ça va au labo.

- Pour les analyses ?

- Attendez...

- On touche à rien. - Juste on regarde.

- Oui. je suis très calme.

C'est mon neveu.

Tu vois. Ils cherchent n'importe quoi.

- En fait. vous travaillez ensemble ?

Police judiciaire et les autres polices, ensemble.

- Exact.

- L'appel a été localisé à 20 min d'ici.

Y a des caméras, mais les vidéos sont inexploitables.

- Restez sur le côté, regardez de loin.

- Ce mec ment.

Tu me le convoques.

- OK.

Musique entraînante

...

- C'est moi que vous regardez ?

Vous buvez quoi, là ?

Vous êtes muette ?

- Non.

Je m'appelle Arielle.

Je veux bien pour le venu.

- Lili,

tu nous en remets deux ?

Ma femme aussi, elle devait traîner dans les bars.

Puis elle en trouvé un

et elle s'est barrée avec.

Fini.

Un couteau dans le dos.

Un cuchillo en la espalda.

Tu crois que j'ai envie de toi ? Tu crois, ça ?

Il va nous arriver quoi ?

Demain matin. on se réveille. t'es lien pour moi. Rien.

Tu puce, je pue.

Je vois ta gueule fatiguée.

Tu nous vois. là. avec tes seins flasques

et ma bite molle.

Dans le lit où j'ai passé cinq années…

Cinq années l

Avec une femme merveilleuse.

Merveilleuse!

Brouhaha de la rue

- Vous voulez quelque chose ? On a ce qu'il faut.

- Putain !

- Oh my God!

- Viens là l

Klaxon

Viens là l

M. Bellaile.

Merci d'être passé. On n'a pas mis d'embarras dans vos cours ?

Chérifa. - Bonjour, inspecteur.

Pas du tout, je me su' arrangé. - Alors...

Je sa' pas si ça vous intéresse. L'univers de la police...

“inspecteur“, on dit plus comme ça depuis 1995. On dit “commandant“.

- Très bien, j'en prends bonne note, commandant.

- Voilà. Asseyez-vous.

Mettez-vous à l'aise. Un café ?

- Non, merci.

- Peut-être…

vous fume: ? Laissez-vous tenter.

Même si c'est pas autorisé... - Pas vu. pas pris.

- Ouais, exactement.

- En fait. chez moi. c'est en cachette.

Depuis la naissance du petit.

Là, je la fume librement.

- Alors...

C'est toujours à propos de ce qui inquiète Mme Arnoult.

Avant-hier, en partant de chez elle, vous rentrez directement chez vous.

- Je rentre directement chez moi. - Voilà.

Et donc vous ne pouvez pas dire si quelqu'un réduit dehors.

- Exact.

- Là. j'ai un gros problème.

Cliquetis d'un clavier

Un gros problème.

Parce que justement, avant-hier, un témoin vous identifié.

Après 23h. Dehors.

- Dehors, c'est-à-dire ?

Attendez, je confonds peut-&“ de soir. Ou se témoin confond.

- Ah non. il confond pas. Il confond pas du tout.

Le témoin est catégorique, c'est vous qu'il a reconnu.

D'ailleurs. il n'aurait aucune raison de nous mentir. tout simplement

car ce témoin est un flic et que ce flic. c'est moi.

Alors vous mentez, Bellaile. Dites-nous la vérité.

Alors je vous écoute.

Que faisiez-vous, ce soir-là,

aux alentours de 23h, précisément?

Hein ?

Je vous écoute.

Ça s'est passé avant-hier.

D'habitude, vous êtes un peu plus loquace.

Pour pas dire bavard. Et d'un coup...

il a perdu la langue.

Regarde-le, il a perdu la mémoire.

Qu'est-ce qui vous arrive. M. Bellaile?

Hein ?

Allez !

On vous écoute. nous. - Euh...

- Ouais, ouais... - Ce soir-là, je...

- Ouais ?

- Euh, oui.

Effectivement.

Après ma conversation avec Mme Arnault,

j'ai éprouvé le besoin de faim un tour.

Son chagrin m'a atteint, j'étais oppressé.

Je connais son fils.

Mis je n'ai n'en remarqué dehors.

Pas d'individu louche.

- Et la bagnole ?

Tu l'as utilisée, ta bagnole ?

- Non.

- Tu vas me prendre pour une brèle longtemps ?

C'est le 2e pipeau que t'essaies de m'enfiler.

Hein ?

Je t'ai vu dans ta bagnole. Bellaile.

Si t'étais au volant, tu menais de quelque part.

Tu menais d'où ?

- J'ai pas... - Quoi ?

- Enfin, si. je me rappelle.

En revenant de cette manche,

ma voiture,

elle était mal garée.

J'ai cherché une auto place.

Mais c'est tout, je suis allé nulle part.

Et quand je suis rentré, ma femme dormait. Effectivement.

- La cabine qui a émis le coup de fil anonyme

est à 20 min à peine de chez toi.

Ah ouais.

Mais là où y a cabine, y a caméra.

Et là où y amère. y a vidéo.

Hein ?

- Comment ça ?

Des vidéos de quoi ?

- Des vidéos, Bellaile. Des vidéos!

On les images.

Tu crois que je suis venu sans biscuit dans la poche ?

Je suis venu dans le brouillard, comme tu dis ?

- Je maintiens ce que j'ai dit,

je ne sais pas ce que ces vidéos vous montrent,

mais je veux bien être confronté à vos images. Je parlerai plus…

- Tu restes ton cul assis sur cette chaise !

- Si vous aviez vraiment quelque chose contre moi.

Vous me signaleriez ma m'en garde à vue. Or. ce n'est pas le cas.

Vous m'avez convoqué en tant que simple témoin.

- Pourquoi ce coup de fil anonyme ?

Le cadavre dans la forêt, pourquoi ?

- Je pense être autorisé à quitter voire bureau.

J'ai une famille, des cours à assurer.

Je vais me lever et partir.

Assis !

- Je omis avoir des droits

dont vous ne tenez pas compte.

Je vous demande de me signifier mon statut exact. Et j'ai droit

à un avocat. - Que faisais-tu

le matin du 10 à 8h?

- C'était mercredi. j'ai cours à 11 h.

Je suis parti à 10h. J'étais chez moi avec ma femme.

- Voilà.

Vous signez votre déposition et vous pouvez partir.

- Non. je n'ai n'en à signer.

Vous ne m'avez pas signifié que j'étais ici pour une déposition.

Désolé.

- On le sait tous.

Un adolescent qui disparaît laisse forcément des traces.

Voilà. mais surtout.

Les fugueurs sèchent les cours ou sont déscolarisés.

Ils ont des fréquentations douteuses, ils consomment

alcool ou stupéfiants. Or.

Ce n'est absolument pas le profil du fils Arnault.

Pour moi, la piste de la fugue est out.

Quant au suicide. alors...

un jeune qui se suicide ne se cache pas pour le faire.

Et tu sais pourquoi ?

Car il veut qu'on le retrouve.

Pour moi, l'enquête n'a pas commencé.

On a fait fausse route avec le djihad,

perdu du temps avec suicide ou fugue…

- C'est faux. on n'a pas pendu de temps l

On a envisagé l'agression.

- On se concentre sur enlèvement ou meurtre.

François I

Enlèvement ou meurtre l

On en est là.

- Merde !

Con!

Sonnerie de téléphone

Oh. putain…

Il soupirs.

Je pisse ! Arrêtez de me casser les couilles !

Je sais pas où il est, ton fils.

J'arrête pas de l'arpenter, ton boulevard l

*- Il vient de tes couilles aussi !

J'ai trouvé une liste, des noms avec des sommes.

Quand je l'ai prise,

il m'a hurlé dessus et m'a poussés, je suis tombée.

- Tu sais où il va finir? En taule!

Musique intrigante

Echo des musiques des bars

Brouhaha de la rue

Viens voir, mon nègre. - Quel négro ?

- Police. Police l

- J'ai rien fait. - T'as rien fait ?

- Boubakar, ferme ta gueule.

Toi et tes copains, je vous ai vus trafiquer.

- Il vous suive quoi ?

- Ecoute-moi bien. - Je marche tranquille.

- Ton trafic de merde que tu fous sur le boulevard,

tu m'écoutes ? Je vous ai à l'oeil, on va vous cramer.

On va vous cramer! - Vous m'agressez!

Lâche-moi, tu m'agresses.

- Connard.

- Dégage ta mère, fils de pute.

- Petit enculé, va.

Fais attention. hein l

- Bâtard !

Allô.

Denis ?

Écoute bien.

Appelle-moi.

J'ai récupéré un truc

de ta petite merde de black avec qui tu traînes.

Appelle-moi. ça va t'intéresser.

- Bonjour. - Commandant Visconti.

- Vous voulez me voir sans mon mari ? Je peux savoir pourquoi ?

- On interroge hs gens séparément, c'est nom-L

Vous permettez ? - Bien sûr.

- Merci.

Bon. alors...

Le matin du 10, vous vous souvenez de l'heure de départ de votre mari ?

- Normalement. Le mercredi, c'est 10h. il ses cours à 11h.

Il a dû partir à 10h.

- Je comprends pas, pourquoi “Il a dû“ ?

- Je dors mal depuis l'arrivée du bébé.

Et mercredi. Frantz était pas là. Yen est parti, il m'a pas réveillée.

- Vote man'...

a développé une forme d'attachement à l'égard de Dany Arnault.

Je dirais même, a la limite de la fascination.

Vous n'avez pas observé ce type de comportement

parle passé avec d'autres élèves ?

- Ben...

Mon mari prend très au sérieux sa mission éducative,

il lui arrive de rester

après les nous.

Oui, il compte pas son temps. Mais…

Ce que vous dites, là... Je sais pas. non...

- Votre man' vous a déjà parlé de Dany ou pas ?

- Je comprends pas. Pourquoi ces questions ?

- Qu'est-ce que vous comprenez pas ? La question est simple.

Votre mari vous a déjà parlé de Dany ?

- Pas spécialement. non.

Non.

Il soupirs.

- Vous auriez pas quelque chose à boire ?

- Oui.

Quoi ?

Je sais pas. un petit whisky.

- C'est autorisé ?

Dans le cadre de vos activités? - Mme Bellaile.

Vous savez combien d'heures je fais dans le cadre de mes activités ?

Et puis…

Sec.

Dry.

Et ça se passe bien

- Un peu éreintant, mais…

En fait, on voulait avoir un enfant et on n'y arrivait pas.

Et euh…

Pu“ finalement. il est arrivé.

Franz est arrivé au moment où on a pris cet appartement.

Donc financièrement. Yan a dû

demander des cours supplémentaires au lycée.

- Ouais. Mais entre vous...

Y a moins de rapports ? C'est moins fréquent ?

- Je... Mais...

Vous paie: de quoi ?

Faut que je réponds à ça ?

Oui. c'est moins souvent.

Ça, c'est souvent le cas.

C'est normal, les livres le disent.

- Merci.

- Où est-ce qu'il donne ses cours ? Il une pièce ?

- La plupart du temps,

là. sur la table ou parfois dans la cave.

- La cave ? Comment ça “dans la cave“ ?

- Il en fait son bureau.

L'ancien est devenu la chambre du bébé.

Il acquiesœ.

- Et il y emmène ses élèves ?

- Parfois, oui. C'est là qu'il a tous ses livres.

Excusez-moi d'insister.

Mais vous cherchez quoi. en me demandant tout ça ?

- On pose des tas de questions à des tas de gens.

On fait notre boulot.

On peut lavoir. cette cave ?

- Non. faut attendre mon mari.

- Faut son autorisation pour aller dans votre cave ?

- Non, j'ai pas les clés. C'est son endroit.

Vous avez le droit d'être chez moi ?

- Il rentre à quelle heure. votre mari ?

- En fin d'après-midi. Pourquoi ?

Vous le mettez en cause ? - Tout le monde l'est.

La famille. les amis, hs voisins. Comme la victime.

C'est ce qu'on fait tout le temps, partout.

On fouine, on cherche. Hein ?

Ça veut pas dire qu'on soupçonne votre mari.

Ça veut juste dire qu'on fait notre travail.

Consciencieusement.

Au revoir, Mme Bellaile.

La porte s'ouvre et claque.

Remontée mécanique de l'ascenseur

Musique intrigante

Y a quelqu'un ?

Clapotis de goottes d'eau qui tombent

- Qu'est-ce que tu fa' là ? C'est la chambre de ton frère.

Grognements

Il y le monsieur de l'auto jour,

tu viens ?

On va dire bonjour au monsieur.

Bonjour. monsieur.

- Bonjour, Mafia.

Elle tente de lui parler.

L'ami ? - “Comment ça va, M. L'ami ?“

- J'ai compris.

- Tu viens t'asseoir à côté de moi.

Là-bas. tiens. vas-y.

Assieds-toi là.

- Et votre man“. alors ?

Votre man“. il...

Est-ce que…

- Son bateau a essuyé une grosse tempête…

Mais je lui raconte par téléphone.

Il doit rentrer demain ou après-demain.

(Avec difficulté) - Da-ny, pas là.

Elle répète “Dany, pas là“.

- Va dans ta chambre. Je dois parier au monsieur.

Tu vas dans ta chambre ?

Elle continue de s'exprimer avec difficulté.

D'accord, dans la chambre de maman.

Vas-y, chérie.

- Dany, pas là?

Elle renifle.

- Je crois de moins en moins à cette fugue.

Avec Marie, on a des impressions...

On se l'explique pas. c'est pas lui. Il me donnerait des nouvelles.

Je suis très proche de mes enfants.

- Mais je vois. c'est magnifique...

Enfin, comment vous êtes avec aux…

C'est beau.

Les corbeaux «cassent.

Quelqu'un approche.

Je vais le retrouver.

Grognement

- Tu don avoir faim, je vais préparer ton goûter.

Le monsieur, il s'en va.

Tintement de clés

- Merci.

Vous emmenez souvent vos élèves ici ?

- Gunter Grass a écrit son chef-d'œuvre Le Tambour

au fond de sa cave.

Quand je sens que j'ai des élèves doués.

Ils piochent dans mes livres. Je lis des passages.

On on discute.

L'acte d'écrire est solitaire.

Il exige le notait. L'isolement.

Le vide autour de soi.

- Pourquoi ? Vous écrivez quoi ?

- Des romans.

François acquiesce.

- Publiés ?

- Non, je prends des notes. J'empile les mots.

Mans ça ne forme pas encore...

une oeuvre.

Vous connaissez la lettre de Kafka à son père ?

Elle commence comme ça :

“Tu m'as demandé récemment

“pourquoi je prétends avoir pour de toi.“

Dans cette phrase,

c'est pas que le fils ait peur du père qui est important,

c'est le choix du mot “prétendue“.

Le père dénigre le sentiment du fils,

sape son ressenti.

Ce père foudroie Kafka

parce qu'il lui retire toute légitimité.

Le fils est forcément fourbe,

mensonger.

La phrase devient terrible,

magnifique l

- D'accord.

Verrouillage de la porte

Votre femme...

dormait quand vous êtes parti, mercredi matin.

Elle ne peut pas confirmer vos dires.

- Elle a dû replonger dans le sommeil. Elle dû oublier.

- Pourtant. elle m'a raconté

vos problèmes financiers. vos heures sup…

Et vous proposez la gratuité à Dany ? Expliquez-moi.

- Vous procédez de cette façon avec tous les voisins ?

- Je vous ai posé une question.

- Vous avez des enfants ?

Vous avez dû vivre ce moment

où ils comprennent qu'ils ont leur place à trouver.

À ce moment, je suis là pour eux.

Démunis comme nantis. C'est ma vocation.

Il acquiesœ.

- Malgré tout ce que vous prétendez, Bellaile,

ce qui a pu arriver à ce gosse ne vous atteint pas.

- Détrompez-vous.

Pour moi, il a mûri son départ depuis longtemps.

Tout seul. dans un recoin de sa tête, minutieusement.

Vous avez trouvé plus fort que vous.

- Les violences contre mineurs se passent où ils résident

et par des gens qui les connaissent bien.

C'est bizarre, non ? Vous trouvez pas ?

- D'accord, votre enquête piétine.

Vous croyez que j'ai donné ce coup de fil.

Même si je l'avais donné, quelle qu'en soit la raison.

Pourquoi être après moi

puisque vous n'avez pas trouvé “le cadavre dans la forêt“ ?

- Je vais trouver. Je vais trouver.

Et je vais planter mes crocs dans ton dos. Bellaile.

- Qui vous permet d'interroger ma femme, visiter ma cave ?

J'ai reconnu votre voiture. L'autre soir.

Vous savez quoi ? J'ai le sentiment, la curieuse sensation d'être un os.

Celui que vous rongez pour ne pas tourner en rond.

Vous buvez pendant vos interrogatoires.

L'alcool altère votre jugement.

Déverrouillage des portes

Il descend sa braguette.

Soupir de soulagement

Il urine

Hé oh!

On peut pisser, là ?

Qu'est-ce que tu veux ? Allez. bouge ! Allez l

Allez!

Ça va pas ou quoi ?

- Tu t'es trompé de chemin. mec.

- Putain.

Bip des touches

*- C'est Denis, top, à toi.

- Réponds pas. t'as raison, espèce de petit enculé.

Joue au con avec ton père. je vais te balancer aux stups !

Tu m'entends. espèce de petit con ?

C'est François. *- Ouais ?

“Qu'est-ce qui se passe ?

- Il est dans le trafic jusqu'au cou.

- Ouais.

Il a une liste. il a du blé et pas qu'un peu.

Je vais te donner le fric

et la prochaine fois que tu le chapes.

Le blé moments jusqu'au juge.

Je veux qu'il trinque.

*- C'est ton fils.

- Justement, on ne fait pas ça à son père !

- J'ai rendez-vous avec le commandant Visconti.

- Vous avez une pièce d'identité ?

Merci.

- M. Arnault.

Vous êtes chef mécano sur un came.

Vous partez régulièrement dans l'Atlantique, hein ?

Pour un mono ou plus, c'est ça ? - Ouais.

Vous avez embarqué le mercredi 10, très tôt.

- Oui, ma femme s'est levée avec moi, on pris un café.

On prend toujours un café ensemble.

Après. je suis parti pour Le Havre, là où on embarque.

- Très bien.

Donc ensuite.

Votre femme nous a raconté

que la veille, vous étiez allé dîner avec elle...

chez votre beau-frère, mais que vous êtes rentré en premier.

- Oui. je suis rentré, il était quoi... 23h.

J'avais encore des choses à paqueter.

Les enfants donnaient.

Dany devait dormir aussi, j'ai pas vu de lumière sous sa porte.

Ma femme est rentrée, quoi...

une heure après. Et puis...

On s'est couchés.

- Quel rapport avez-vous avec votre fils ?

Vous êtes proches ?

Vous parlez beaucoup avec lui ? Vous le connaissez bien ?

- Ben...

Je dirais que…

ma femme connaît mieux mes enfants que moi.

Avec Dany, en grandissant.

Ça nous éloignés...

le fait de mon métier.

M . ' a“...

c'est un bon gars.

Je suis fier de lui.

Excusez-moi.

En même temps. je suis...

Je suis en colère après lui.

Il doit être parti pour nous faire pour.

Enfin, en tout cas, j'espère.

- Pensez-vous que…

- S'il te plaît.

M. Arnault. continuez.

Il voulait faire l'école de la Marine.

J'étais d'accord, mais…

Solange a refusé net. Ce que je comprends.

Toute seule, à la maison… Avec le handicap de Marie...

C'est pas facile.

Il a peut-être trouvé ça injuste.

- Et vous lui imposez des règles strictes sur ses relations,

ses sorties?

- Non, je suis plutôt cool.

Je veux dire, qu'il ait des amis. qu'il fréquente des filles...

Mais c'est pas trop son truc. en ce moment.

Il sort le soir, mais tout seul.

- Où est-ce qu'il va seul ?

- Dans les bois.

Y a une forêt vers chez nous. Il aime bien.

- Alors...

Tu vas y aller.

Si j'y vais, ils vont sentir le poulet direct.

Et ils vont pas vouloir me baiser.

Toi, t'es bonne.

Dès qu'il te tripote le kiki, tu poses des questions,

sur le même et surtout. sur celui-là.

Fracas d'un couvert Pleurs du bébé

- Coucou, mon coeur.

Mais oui, c'est bon.

C'est maman qui l'a fait.

Tadam.

Alors? - C'est joli.

- Il va manger sa tarte. le petit professeur.

Il va manger sa tarte...

Rire gêné de Yan Sonnerie du téléphone

Ah, ça doit être maman, pour la garde de jeudi.

Allô?

Ah oui, c'est pour ça que je t'ai appelés.

Elle acquiesce.

Il sont. tu le changes ?

Le bébé gazouille.

Fracas

La fenêtre claque.

- C'est un homme charmant, mais Inès disent.

“Bonjour“, “bonsoir“, mais c'est tout.

- D'accord. - Je le conne. pas plus que ça.

- On le voit rarement se promener ou pas ?

- Si. quelquefois, mais…

Bon, je vous dis, tout le monde est disent.

- Pardon, excusez-moi.

- “Maman. papa.

"J'ai disparu mercredi,

“mais nous savons tous hs trois que cela n'est pas vrai.

'J'ai disparu depuis bien longtemps.

"Je suis différent et jamais vous ne saurez m'entendre.

“Cette lettre vous fera du mal. elle dit ma révolte.

“Vous vouliez me détruite

”pour que ma vie ne soit pas meilleure que la vôtre.

“Pour qu'elle ressemble à votre désolante infirmité.

“Je ne peux plus imaginer devenir

“celui que je su' vraiment auprès de vous.

“Le fils que vous avez pendu.

“Dany.“

Fermeture de l'ascenseur

- Alors?

- Rien. Personne reconnaît le gosse.

Ni ton type.

Sonnerie de téléphone

- Allô ? Ouais.

D'accord.

Ils ont retrouvé le sac à dos du même.

- Aucune trace de sang ni de substances illégales.

Des empreintes partout, mais inexploitables.

Les affaires scolaires correspondent au mercredi.

Donc. pas d'éléments nouveaux.

Sauf que l'employé municipal qui a récupéré le sac

m'a dit avoir vidé la benne

avant-hier matin et que le sac n'y était pas.

Donc

l'individu qui l'a mis l'a fait pendant ces 2 derniers jours.

- C'est peut-être Dany qui l'a jeté.

- Tu vois le gamin, alors qu'il fugue.

Se balader pendant plus d'une semaine avec son sac d'école. ses bouquins…

Non, non. le sac. pour l'instant, ne nous livre n'en.

Sauf que…

ce sac réapparaît miraculeusement quand le père revient.

Dany disparaît le matin en allant au lycée,

après l'embarquement de son père.

Ça, c'est la mère qui nous le dit.

Elle est la seule à l'avoir vu, ce matin-là.

Personne dans la forêt pour le reconnaître

parmi tous ceux qui la traversent régulièrement.

On a négligé quelque chose depuis le début de l'enquête.

on a cru la mère.

Or, si pour une raison ou une autre, elle ment

alors la disparition peut avoir au lieu n'importe quand.

Pendant toute la soirée du mardi jusqu'au mercredi.

Et pendant ce temps, évidemment, le père est présent.

- Je te dis. elle peut pas jouer la comédie.

Je l'ai reçue, elle était terrifiée.

- On perd la trace de Dany à 18h le mardi après le lycée.

Et donc quand le père est encore là.

Et quand le sac réapparaît,

le père est revenu.

- Donc l'interrogatoire de la mère a été mal mené ?

- OK.

Téléphonie, on épluche les fadettes des parents.

On se fixe sur eux. D'autre part...

- Oui.

- Tu soupçonne: un voisin.

Un professeur qui aurait donné des cours au gamin ?

- Je...

Oui. euh…

Oui et non. voilà.

Y un mec.

Il est beaucoup trop investi dans cette relation.

Il est bizarre.

- Et on apprend ça que maintenant ? - J'ai rien de tangible.

- Il a quoi de bizarre ?

- On peut savoir ce qui est baume avec toi ?

Pourquoi tu veux que cette femme mante ?

On parle d'une femme qui se sacrifie pour sa fille handicapée,

qui montrait pour ses gosses.

Elle vient de prendre 20 ans dans la gueule.

Je l'ai vue.

- Empathie avec un témoin. Il est sous son charme.

- François I

Tu viens de bousculer Marc dans mon bureau.

- Ouais.

En tout cas, la mère ment pas.

- Ça suffit !

C'est Marc qui reprend l'enquête à partir de maintenant.

Désolée de te l'annonœr ainsi.

C'est les animes. ça vient d'en haut.

- J'ai fait une faute ?

- Oui. devant nous tous. tout de suite.

Bon. on part

sur œs nouvelles hypothèses. Fin de la réunion.

Marc. tu restes dans mon bureau.

- M. Arnault, je...

Ma femme et moi. nous sommes désolés de ce qui vous suive.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit,

n'hésitez pas.

- Merci.

Respiration haletante

- M. Arnault ? Vos clés.

J'insiste, j'ai donné des cours à votre fils.

Si je peux vous aider à comprendre ce qui lui suive...

- J'ai convoqué le père. Il sera là cet après-midi.

La mère peut pas laisser sa fille seule, donc tu t'en occupes ?

On les interroge à fond. Après, on confronte leurs P.-V.

- Hé, Chéfifa. au fait…

Je vais chier. là. N'oublie pas de tenir Marc au courant.

Hein ?

Brouhaha

- Je t'explique.

Pour le...

Ce flic. c'est avec le shit qu'on l'a gagné.

On est plusieurs à revendre.

- Tous dans le collimateur des stups, bravo.

Bande de petits cons l

Ce fric, tu vas faire une croix dessus.

- Papa.

- Papa ? Papa quoi ?

Papa quoi ? L'appartement saccagé ?

C'est l'appartement de papa aussi, espèce d'hypocrite, va.

T'en as rien à foutre de hs parents, tu oublies le mot “papa“.

- D'accord.

- Le fric est chez les stups. Maintenant, on fait quoi ?

- T'as passé le fric aux stups? - Ouais.

Et vous aurez rendez-vous avec eux pour vous expliquer.

- Ce fric. il est à nous l

- Tu descends d'un ton l

Putain, qu'est-ce que je fais, moi ?

Je vais dire quoi ? Que le flic existe plus ?

- Ouais. exactement.

Et qu'il y aura des conséquences et que…

- Mais tu te mâles de quoi, en fait ?

- Je me mêle de quoi ?

Tu te fous de ma gueule ou quoi ?

- Tu veux plus être mon père, mais tu l'as jamais été.

Tu t'en bats les couilles.

Je suis qu'un paquet de merde pour toi.

Alors si je suis plus ton fils. cette histoire le conœrne plus.

Alors tu me rends mon putain de flic !

- Ferme ta gueule l

Maintenant,

tu te démerdes seul.

Seul.

Tout seul.

Mme Arnault.

Voilà, comme je vous ai dit. je viens parce que…

il faut que vous me redisiez tout depuis le moment

où Dany est parti du lycée jusqu'à sa disparition.

Navré pour tout ça, mais une procédure est en cours.

Je veux bien, mais je suis seule,

mon mari est pas là, il a été convoqué.

- C'est vous que je viens voir.

On pourrait s'asseoir ?

- Oui, bien sûr.

Solange.

Pardon. Pardon.

Pardon.

Pardon, je suis désolé.

Pardon, je sans pas pourquoi je fans ça.

Je fais jamais ça.

Jamais.

Je vous demande pardon.

- Vous…

- Quoi ?

- Vous avez des enfants ?

- J'ai un fils, oui.

J'ai un fils. mais je...

J'arrive pas à l'aimer…

comme il faudrait.

- Alors protégez-le.

Gardez-le en vie…

surtout.

- Oui.

S'il vous plaît.

Respiration forts

Gémissements

Respiration haletantes

Bon ben…

Racontez-moi…

ce qu'il a fait… Enfin, ce que vous avez fait

entre le moment où il est…

montré de l'école et le moment

où il est parti.

Grognements

- T'as bien dormi ?

Sonnerie des cours

Brouhaha

- Tu me ramènes ton devoir mercredi.

- D'accord. monsieur.

- M. Bellaile

- Asseyez-vous, M. Bellaile.

Voilà.

Donc tout porte à croire que le petit Dany,

il préfère les hommes.

Il jamais fait allusion à ça ?

Je sais pas...

Un nom…

Quelqu'un ? - Pourquoi pensez-vous ça ?

- Des informations qui se recoupent...

Alors ?

- Je n'ai rien remarqué. Jamais aucune confidence de ce genre.

- Jamais eu de recherche d'affection ?

Peut-être un geste déplacé ?

Quelque chose qui vous aurait mis mal à l'aise ?

- Certains élèves cherchent une approbation

de la part de leurs professeurs.

C'est sûrement le cas de Dany.

Il a sûrement remarqué l'attention que je lui parlais,

l'encouragement. mais non…

Je n'ai jamais rien eu à constater de...

déplacé.

- Derrière chez vous. il y a un bois, un lieu de rencontre pour les hommes.

En fait, on a appris que…

Dany aimait s'y promener le soir.

Il vous en a jamais parlé ?

- Non.

- Il aurait pu rencontrer un homme. tomber amoureux.

Et puis est homme l'aide à s'échapper,

peut-être même le cache

à l'heure qu'il est.

Et du coup. cette fuite aurait été…

la réponse, la réponse à une famille

qui refuse de voir son homosexualité,

qui va provoquer cette rébellion dont vous parlez.

- Impossible.

- Et pourquoi ça ?

Un homme qui a de l'emprise sur lui.

Et lui est au milieu de cas..

De cette recherche personnelle.

Et tout d'un coup, est homme…

lui ouvre une porte.

- Écoutez, j'ai un regard aigu sur ce qui m'entoure.

Je dissèque les êtres. je dissèque les êtres.

Je rentre dans leur tête.

Ça fait partie de mon méfier d'écrivain.

J'aurais vu quelque chose.

- Vous n'êtes pas écrivain, M. Bellaile.

Vous n'avez jamais rien écrit de votre vie. ni été publié.

Vous êtes juste un petit professeur de français.

Allez. allez.

Vous avez essayé de le revoir après avoir arrêté les cours ?

- Non.

Il soupirs.

- M. Bellaile, M. Bellaile.

Kafka,

Le Château.

Et dans le château...

Voilà.

"À mon cher ami.

“Pour accompagner ses premiers pas dans le labyrinthe qu'est la vie.

“Il faut pourtant trouver son chemin.

“Yan, 15 février 2016.“

C'est y a pas longtemps. ça. Y quoi ? Deux mois ? Hein ?

Il acquiesœ.

- Je lui ai fait ce cadeau parce que…

la façon dont je lui avais parlé de ce roman

l'avait particulièrement intéressé.

Vous offrez souvent des cadeaux aux élèves ?

Pourquoi “cher ami“. hein ?

D'où un élève de 16 ans est un “cher ami“ ?

Hein ?

Je pense que si Dany a arrêté vos cours,

malgré la gratuité,

que m'a confirmée sa mère qui n'a aucune raison de mentir,

c'est qu'il s'est passé quelque chose qui l'y a contraint.

Hein ?

Si vous avez l'air de si bien le connaître,

d'être entré dans son esprit, vous l'avez dit,

voire cadeau, regardez...

Il l'a même pas lu.

Dans quel labyrinthe vouliez-vous l'embarquer ?

Alors ?

Vous avez essayé de reprendre contact avec lui ?

Vous avez essuyé un refus ?

C'est ça ? Ça vous a blessé ?

Sonnerie des cours

Dites-moi où il est. Où est Dany, professeur ?

Je suis persuadé que vous le savez.

- Excusez-moi, mes cours, mes élèves suivent.

Rentez. rentrez.

Brouhaha

Vous vous essayez calmement.

Commandant.

Alors...

Chut. “Celui qui désespère des événements est un lâche.

“Mais celui qui espère en la condition humaine est un fou.“

Albert Camus. Vous avez réfléchi ?

“Papa, maman.

“Ma différence vous fait peur.

“L'amour en moi

“vous fait peur.“

Sanglots

- Solange.

Ça va ? Hein ?

C'est moi.

Qu'est-ce que vous faites là ?

Il fait froid.

Ça va.

Il y quelque chose qui va pas ?

Dites-moi.

Ce qui s'est passé cet après-midi, c'était sincère.

Faut que vous le sachiez.

Je vais m'occuper de vous.

Je vais m'occuper de vous.

Je vais vous protéger.

Je vais vous protéger.

D'accord ?

Tenez.

(Qu'est-ce que tu fais ?)

(Qu'est-ce que tu fais. putain l)

Tintement de clés

Sa respiration s'accélère.

Respiration haletante

- Tu veux que…

Tu veux que je t'embrasse ?

- Oui.

Gémissemants de plaisir

Yan tousse et crache.

La porte s'ouvre.

Tintement de clés et claquement de porte

Tu...

Tu lis dans mon carnet ?

-Ça...

Ça parle de Dany Arnault, comment….

Comment il est mort. - Oui.

C'est le...

C'est un des personnages de ce que j'étais.

Ça y est. j'ai...

J'ai trouvé mon histoire.

Je me sers de Dany,

de son père,

de sa mère

comme matériel.

- Ce qui est écrit. c'est la façon dont il a été…

égorgé, mutilé. c'est…

C'est horrible.

- Attends, t'es mon premier lecteur.

C'est bon. alors ? Ça... ça marche ?

- Pourquoi un garçon

qui fait des choses aux hommes et ces choses dans les bois ?

On dirait que c'est avec toi.

- Les hommes l'attirent.

OK. donc il les rencontre dans la forêt, en face.

C'est ce que croit la police.

Là, j'essaie d'être dans la tête de Dany. Et du tueur aussi.

Je sais que je peux écrire cette histoire.

Je m'en sens capable.

Ça me donne une force, une audace.

J'ai été jusqu'à…

provoquer certaines choses.

- Quoi ?

- C'est moi qui ai appelé,

qui ai donné l'appel anonyme,

qui ai provoqué les recherches de Dany dans la forêt.

Je voulais savoir comment la police réagirait,

comment ça se passe, une battue,

comment ça s'organise.

- Tu les as vraiment appelés ?

- Ça... ça...

Ça n'a pas porté préjudice à l'enquête.

Et puis, c'était tellement incroyable de...

de déclencher quelque chose,

de voir prendre forme sous tes yeux.

Tu sais, c'est comme avec ces lattes

où Dany est censé écrire à ses parents.

J'ai imilué son écriture.

Elles sont ce que j'ai imaginé

de son rapport avec ses parents.

Et lorsque le père les a lues,

j'ai bien vu que je tapais juste.

J'ai vu son sang se vider de son visage.

J'ai au qu'il allait s'effondrer.

- Tu les as envoyées ?

Yan.

Ces lattes, les parents de Dany les ont lues ?

Yan.

Oh mon Dieu.

- Attends, ils savent pas que c'est moi.

- Mais qu'est-ce que ça change

qu'ils le sachent ou non ?

Tu as fait quelque chose. mais…

d'atroce... dégueulasse.

Yan.

Pourquoi t'as fait ça ?

- Ça va, j'ai pris toutes les précautions, aime-toi.

- Des lettres arrivent dans leur boîte

et tu crois que la police va rien faire ?

Qu'ils vont pas chercher qui... qui les a écrites, lettres ?

Mais Yan !

Ils sont déjà en train de la faim.

Il faut que failles les trouver.

Que failles voir ce commandant.

Et avouer, lui dire ce que t'as fait. que c'est toi.

- Ça va pas ?

- Tu préfères attendre que la police enfonce la porte.

Perquisitionne ici ?

Qu'ils l'arrêtent. devant hs yeux de ton fils, de tout l'immeuble ?

Il faut que tu demandes pardon,

que tu regrettes !

Que… je sais pas.

Que tu leur dises que…

quelque chose a pris possession de toi.

Que ça t'a vendu malade.

Yan.

Yan.

Si tu n'y vas pas, c'est moi qui irai chez les flics demain.

- Retirez votre capuche. s'il vous plaît.

On reprend depuis le début. De quoi s'agit-il ?

Brouhaha

- Chérifa.

Le petit prof, tu me le convoques, quel que soit son emploi du temps.

- Il est en haut, il t'attend.

- Où, en haut où ?

- En haut, avec Anthony.

François se rade la gorge.

- Alors. M. Bellaile.

Je vous écoute.

- Je...

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

Je vais t'aider. Bellaile.

Un. tu nous feras pas crains

que tu ignorais l'homosexualité de Dany.

Et deux, ça va être difficile pour nous et les gens

qui vont être au courant

que hs rendez-vous dans le même bois,

le même soir, c'était pas pour enfiler Dany.

Hein ?

- Non. ces hommes dans les bois.

Ça représente rien.

- Pardon ?

L'autre soir, quand l'autre avait sa bite au fond de ta gueule,

c'était quoi ?

Un sucre d'orge ?

Coup de poing sur la table

- C'est pas vraiment moi.

Mais je suis là pour auto chose.

C'est moi…

C'est moi... qui ai écrit les lettres

en me faisant passer pour lui.

- Quelles lattes ?

Tiens, jette un coup d'oeil là-dessus.

- C'est quoi ? - Je voudra“ que tu Il... ça.

Soupir

- OK. Bon. on yva.

Sonnetb

Bonjour,

on peut entrer ? - Allez-y.

- Votrefemmeestlä? - Pardon.

- Votre femme ? - Oui. dans la cuisine.

- Madame. si vous voulez bien venir.

- Je peux savoir ce que vous faites ici ?

Vous avez des nouvelles de Dany ?

- Non. monsieur.

Arnault Raphaël et Arnault Solange, vous êtes placés en garde à vue

ce jour pour 24 heures. renouvelables.

Vous êtes soupçonnés dans la disparition de Dany.

- Vous plaisantez? - Pour vos droits,

on vous hs notifiera : avocat, médecin.

On va vous les notifier tout de suite.

Procédez à la perquisition de l'appartement, allez.

Vous allez être interrogés au poste séparément.

On veut votre courrier.

Sirènes de police

- Des lettres qui sont adressées à qui ?

Je sa' pas. elles sont adressées à moi ?

À mon mari ?

Si elles sont adressées à mon mai. je ne les lis pas.

- Si.

Vu le contenu, il aurait dû vous en parler.

Et à nous aussi.

Vous savez pourquoi il ne l'a pas fait ?

- Je...

- Solange.

Pariez-moi franchement.

Je suis là pour vous aider.

- Commandant, est-ce que vous pouvez me dire...

d'où viennent lettres ?

- Solange,

je vous retourne la question. Elles viennent d'où ?

Si je vous dis

que c'est Dany qui les envoyées.

Hein ?

Vote fils,

il les a écrites pour vous, ses parents.

- Qu'est-ce que vous racontez. là ?

- Je vous raconte

que Dany vous a écrit des lettres. Donc il est vivant.

Et vous nous avez rien dit. pourquoi ?

À moins que ce soit votre mari.

Hein ?

Il vous a pas montré œs lettres?

Solange.

Solange, c'est votre mari qui vous a n'en dit ?

- Vous me dites

que c'est noire fils qui nous écrit des lettres.

Mais il est où ?

Il est où. mon enfant ? Sonnerie de téléphone

- Pardon.

Allô.

D'accord.

Soupir

Solange.

Dites-moi la vérité.

Dany…

il est jamais parti pour le lycée ?

- J'ai surpris Dany

dans la chambre de sa sœur.

Il lui faisait des choses...

Il lui a... Il lui avait retiré tous ses vêtements.

Ça m'a rendu fou.

Alors je l'ai dégagé

pour protéger sa sœur.

Et puis... Et pu“, il m'a agressé.

Je l'avais jamais vu comme ça.

Il était pas dans son état nom-L

Et il s'est mis à me frapper.

Encore,

Alors je l'ai repoussé.

Il est tombé en arrière...

et la tète…

la tête a cogné par terre.

- Et après ?

- Après?

Je suis resté un moment, là...

incapable...

incapable de bouger, incapable

de comprendre ce qui s'était passé.

Et puis...

ma femme est rentrée.

- D'accord.

Vous avez vu quoi, Mme Arnault ?

On veut vous entendre, Mme Arnault.

Vous avez menti.

Qu'est-ce qui se passe

quand vous montrez chez vous ?

- Mme Arnault.

Faut qu'on sache.

Soupir

- Et le lendemain, vous avez entamé votre fils...

sur la route du Havre ?

- Comment ?

Comment vous avez pu

laisser votre mari faire une chose pareille ?

Déverrouillage de la porte

La première porte claque.

Déverrouillage de la porte

- Vous m'attendez là, commandant.

Vous pouvez fumer dans la cour. Je reviens.

- Bonjour. commandant.

- Qu'est-ce que vous faites ici ?

- Je... Je viens visiter Mme Arnault.

M'excuser.

C'est mon thérapeute qui me l'a suggéré.

- Et vous ?

Ça va mieux ?

- J'ai terminé ma période de rétablissement.

Je vais reprendre le lycée.

Un auto établissement.

Bientôt, j'espère.

- Et les romans ?

Les romans ?

- Vous voulez la vérité ?

Ben oui, vous êtes flic...

Le flic veut toujours la vérité.

Et la putain de vérité...

c'est que je ne renonce pas à l'écriture.

Même si...

Ma femme l'exige comme préambule à toute négociation.

Même si ça compromet notre retour ensemble.

Et si vous voulez plus de précisions,

c'est que je ne peux pas renoncer.

L'écriture...

est ma prison.

- Vous êtes bien certain

que votre période de l'établissement est...

bien terminée ?

- Je vous rappelle que ce sont mes lettres,

mes mois qui vous ont mis sur la piste des coupables.

Sans eux, vous seriez encore en bain de courir

au bord de l'apoplexie dans les sous-bois à chasser le pédé.

Vous méconnaissez le pouvoir de la littérature

comme investigation du monde,

M. le policier.

- Commandant.

François tousse.

Déverrouillage de la porte

- Mme Arnault.

Asseyez-vous, je vous en prie.

Bon voilà...

Le juge d'instruction voudrait vous auditionner.

Je vais vous accompagner.

Au vu des circonstances, comme votre mari a tout fait pour pouvoir

protéger votre fille

et que la mort de Dany n'a lien de volontaire,

je crois qu'on a une bonne chance d'avoir une réduction de peine.

Pour lui et pour vous.

Enfin, tout ça dépend du juge, bien sûr.

Et je dois vous dira,

en sortant d'ici. ça va être difficile.

Je serai vraiment content d'être là pour vous aider.

Marie et vous, à reprendre une vie normale.

- Ça s'est pas passé comme il vous l'a dit.

- Ça s'est passé comment, alors ?

Mme Arnault.

Mme Arnault.

Vous avez commencé à me dire quelque chose.

Hein ?

Solange.

Pourquoi...

Pourquoi. quand Dany a voulu partir faire cette école de la Marine,

vous avez refusé ?

C'était pourtant l'idéal.

Du même coup, vous l'éloignez de sa sœur...

et elle, vous la protégez.

Pourquoi ?

- C'est lui.

C'est Raphaël qui abuse de ma fille.

Je sais tout comment ça s'est passé.

Il est allé voir Mafia.

Il l'a câlinée.

Il lui a dit qu'il partait pour un long voyage.

Pour son long voyage.

Il lui fait tout ce qu'il voulait.

Dany donnait pas.

Dany sait tout ce qui se passe avant chaque départ.

Et il le supporte plus.

Alors il est allé voir son père.

Il a voulu défendre sa sour, il s'est accroché à lui.

Et Raphaël l'a repoussé.

Et là, Dany est tombé.

Il voulait le menacer de le dénoncer...

Mais il était pas capable parce que…

il aime son père.

- Ça a duré longtemps ?

- Elle le désirait.

Elle aimait ça.

Respiration profonds

Elle dit que…

que c'est doux.

Elle le provoque pour qu'il lui fasse tout.

Elle veut son plaisir.

Marie, elle...

Elle voit pas le mal comme nous.

J'ai pas voulu lui interdire la vie.

J'ai voulu garder Mafia.

Et...

j'ai pas protégé mon fils.

Je l'ai tué.

- Vous savez que je suis un flic.

Tout ce que vous me dites, là...

dès que je sors.

Je vais le raconter au juge.

À votre mise en examen,

le magistrat va ajouter

“complicité dans abus sexuels“ sur votre fille mineure.

Vous cherchez quoi ?

Vous préférez ne plus la revoir

plutôt que de la laisser dans les mains de votre mari ?

Hein. Solange ?

C'est ça ?

- Quand il va sortir,

vous allez lui interdire de s'approcher.

Vous allez lui dire que vous savez tout,

que j'ai tout avoué.

Vous avez abusé de moi. commandant.

Et de mon chagrin.

Et ma fille nous a vus et elle sait pas mentir.

Alors vous l'obligerez à plus nous revoir.

Ni Marie

ni moi.

Vous qui aimeriez aimer votre fils,

vous pouvez pas me la retirer.

Tintement de clés

- Commandant.

Elle doit passer au greffe, vous l'attendez là ?

- Ouais.

Verrouillage de la porte

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