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Original subtitles

...

Il veut que je reprenne la tête de son groupe.

Vous avez d'excellents éléments.

Trouve des indics.

-T'es qui, toi ? -Quelqu'un qui peut t'aider.

-Tu lui as parlé ? -Ca va prendre du temps.

Le type qui est venu...

Patrick m'envoie.

C'est lui qui s'est fait descendre. Et il est lié au gars

qui était à l'enterrement de ta femme.

Eric, voici Saïd.

Il me remplace à la BRI.

Je cherche un client à toi.

Ils ont tiré sur un enfant.

C'est un Tchéchène.

Il rentre.

Badri ?

*Il redescend.

Police !

...

-Redis-moi comment ça s'est passé. -Pour la troisième fois ?

Oui. T'as pas entendu l'ordre de décrocher ?

Il rentre dans l'immeuble. *-On décroche.

*Badri, tu m'entends ?

J'ai perdu la communication.

J'ai rien fait que je fais pas d'habitude.

Il a dû me sentir, il m'a vu et a tiré direct.

Tu as dit "police" avant ou après ?

...

Après, je crois.

Enfin, ça change quoi ?

Quelqu'un vient.

Vous venez ?

Asseyez-vous.

Je vous écoute.

Donc, on suivait le suspect.

Aslan Makhachev ?

Exactement.

Nationalité tchétchène.

"Titre de séjour expiré.

"Connu des renseignements après un séjour en Syrie."

Sacré profil. Il serait l'auteur

de la fusillade du 12e.

On le filochait,

Badri est entré dans l'immeuble pour savoir où le type logeait,

mais le mec se retourne et ouvre le feu.

Vanessa couvre sa fuite

et le retrouve dans le parking.

Et là, elle tire pour se défendre. C'est de la légitime défense.

Il vous a tiré dessus avant ?

Il a voulu saisir son arme.

La vidéosurveillance confirmera ?

Oui, c'est ce qui s'est passé.

Etant à l'initiative de cette opération,

s'il y a eu une défaillance,

j'en assumerai la responsabilité.

Tout de suite...

Le gars a shooté sur des policiers, a tué un gars et blessé un gamin,

personne va hurler à la bavure.

Il aurait dû être expulsé.

Tenez-vous disponible pour l'inspection psychologique

et l'IGS. Très bien.

Merci.

Saïd.

Bon boulot.

Thème du générique

...

Tu vois, fallait pas stresser.

Je suis comme ça parce que ça a dérapé.

Et j'aime pas quand ça dérape.

-Ca a pas dérapé. -Ca a fini en fusillade.

J'ai perdu la communication, ça arrive.

Portable Quand on chasse des tueurs d'enfant

sans dispositif, ça peut dégénérer. Bonjour, Hélène.

Je vous écoute.

-Vaness', ça va ? -Ca va et toi ?

Ca aurait pu être pire, on aurait pu y rester.

Badri,

t'as vraiment perdu la transmission ?

Ben ouais.

Bon boulot.

Franchement, bravo.

J'ai eu la brigade criminelle.

Pour Alix et le mec qui l'a giflée, Sadio Kamara, ça sent pas bon.

Comment ça ?

Elle dit avoir gagné l'argent en tant qu'escort.

Normal.

Elle va pas avouer qu'elle a fait tuer

son mec.

Le rapport avec Sadio,

c'est quoi ? Lui, il parle d'une séparation.

On n'aurait jamais dû

faire de co-saisine.

Bon, c'est fait, faut avancer.

On cherche le deuxième tireur. Du côté tchétchène ?

On cherche partout.

-Je rappelle le gars des voitures. -Je dois voir le Renseignement.

Vanessa viendra avec moi.

Je veux qu'on ait une relation autonome avec eux

pour bosser sur ce genre de profil.

Et si la Crim' trouve rien

sur Sadio, nous, on lâche pas.

On le filoche.

C'est qui l'avocat de Sadio ?

-Herzog. -Herzog ?

Un petit délinquant défendu par Herzog ?

Il a pas les moyens.

C'est pas logique.

Oui... Il y a quelqu'un derrière.

Faut regarder qui défend Herzog.

Mansouri... Morchid.

-Traoré. -El-Hassani.

Oui, il a raison.

Que des champions.

Le commanditaire se trouve

parmi ces gens.

On va pas tous les surveiller.

Puis le mec a pu engager un avocat auquel il est pas lié

pour réorienter les soupçons sur ses clients habituels.

Donc, dès que Sadio sort

de garde à vue,

on se met sur lui.

OK ? OK.

Il sort quand ?

On en parle ?

Parler de quoi ? On a eu de la chance.

T'as raison.

Faut pas se poser de questions.

On va manger un truc ?

Non, je rentre, je suis fatiguée. Je vais me commander un burger.

Ciao.

Ouais, salut.

*Morceau rap : "Lauiss" par Ziak

*...

Quelqu'un frappe. Ouais ?

Je me rase.

Vas-y, ouvre.

...

Tu me casses les couilles !

Comment tu me parles ?

-Tu tapes comme une folle. -T'as mangé ?

-Non. -Mange avec nous.

Qui "nous" ?

Sauvage, va.

-Wesh. -Wesh.

Musique, dégradé, quel voyou.

Laisse tomber,

ils m'ont rendu ouf au taf. Ouais, t'as l'air "zehef".

T'as besoin d'aide ? Non, t'inquiète.

Vas-y, j'arrive.

T'es "stoc". C'est à la voirie qu'on pousse comme ça ?

Arrête de rendre ouf,

j'arrive. Vas-y.

Ouais, tata.

On mange quoi ?

Ils débarquent cagoulés, moi, si je sors cagoulée,

je vais en prison. Je les voyais à la mosquée.

C'est des mecs tranquilles.

Pas si tranquilles, visiblement.

Ben quoi, s'ils les ont soulevés,

il y a une raison, non ?

Parfois, ils inventent des histoires.

Ils ont trouvé des armes et les mecs dorment dans une cave.

Si ces mecs font une dinguerie ici, ça va nous arranger ?

Les jeunes qui veulent bosser,

quand ils diront qu'ils sont d'ici... Vous me faites "goleri".

-Gros, tranquille, on discute. -Il a passé une journée de merde.

Ouais. Vas-y, je suis fatigué. Je vais me coucher.

Sors le lit dans ta chambre.

-Non, je dors dans le salon. -Ca va.

Il va rester ici le temps de trouver un truc.

-Oui. -Merci.

...

Tape.

Tape.

Craquements

Aaaah !

Mais tape !

Il faut pas se blesser.

T'aurais tapé, toi ?

Je vais t'apprendre le sol. Un portable sonne.

Si un mec te met à terre, au moins, tu auras les bases.

...

Allô ?

Ouais ?

Quoi ?

Putain...

Il est fou, lui.

Qui ?

Rayan.

-Le gars avec qui tu veux taffer ? -Il a tapé de la coke dans un Uber

et s'est battu avec le chauffeur, il est en "gardav'" dans le 17.

Et alors ?

Les flics l'ont chopé,

il leur a dit de m'appeler pour que je vienne le chercher.

Il est fou.

C'est bien, non ?

Quoi ? Je vais pas me déplacer pour lui.

Mais il te rendra un service en retour.

Non, il va me filer

une info bidon et disparaître. Mais essaye.

De toute façon, il va sortir vite.

T'as rien à perdre.

Mais chauffe-le, fais-le danser un peu, avant.

Au début, tu rigoles avec lui.

Tu fais le gars carré, à l'écoute,

qui peut l'aider et quand il croit que tu es son poto

tu switches, tu deviens le fils de pute qui le lâchera pas.

Là, tu le tiens.

T'as faim ?

-Non, j'ai mal. -Tu veux pas aller manger ?

Hé, mec, j'ai une vie, moi.

Si t'en as pas, c'est pas mon problème. A demain.

Ouais.

Les gars, bonne soirée.

*Annonce d'aéroport

Musique à suspense

...

Choc

...

Quelque chose tape.

...

L'homme crie.

...

-Oh ! -Sa mère la pute.

-Oh. -Quoi ?

-"Merci", non ? -Je vais pas te sucer aussi.

-On va discuter, viens. -Un autre soir, je suis crevé.

Les fils de putes.

T'as pas 20 balles pour le taxi ?

-T'es sérieux ? -Ils ont niqué mon téléphone.

Je peux pas prendre un Heetch. J'ai pas 20 balles.

Tu sers vraiment à rien, toi.

Fils de pute.

Tu fais quoi ?

Arrête !

Je vais te ramener là-dedans

et t'iras dormir avec les arrivants.

Ca te va ? C'est bon.

Donne-moi une info,

t'as compris ? Oui !

Tes 20 balles, clochard.

Il tousse.

Ah, l'enculé...

...

OK.

L'homme sanglote.

Je veux pas entendre

le son de ta voix, à part pour répondre à mes questions.

OK ?

Les calibres, tu les sors

de la caserne ?

-C'est mes armes de tir, ça. -Ah ouais ?

Tu as acheté 4 Sig neufs

et un MP5, toi ?

Me mens pas.

Ils sont à moi. T'es qui !?

Je sais que tu sors de la drogue, apparemment, des armes aussi.

Je veux savoir pour qui.

Je peux pas te dire de nom, je le connais pas.

OK.

Arrête !

Arrête-toi.

C'est un rebeu qu'on appelle Enzo.

C'est pas son vrai nom. Moi, je l'ai vu qu'une fois.

Maintenant il m'envoie des petits.

Comment ça marche ?

Enzo, quand un truc arrive,

il me prévient et je fais en sorte

que ça passe pas au scanner.

OK. Ton Enzo, tu vas l'appeler.

Tu lui dis que c'est urgent. Pourquoi ?

Ta gueule, écoute-moi.

Tu lui dis que tu dois le voir.

Que ça concerne

ton contact à Orly.

Quand il arrive,

tu lui dis que la connexion à Orly est morte, que tu peux plus

sortir les valises.

Si tu fais ça et que tu ramènes les calibres,

je dis rien et tu gardes ton taf.

Sinon, tu sautes

et je repasse te voir.

Je vais t'appeler,

tu réponds.

T'es keuf, hein ?

...

Alors ?

Le mec de l'IGS dit que tout est carré.

Je dois revoir la psy une fois

et je passe l'examen.

-Super. -Oui.

La psy, c'est bien, mais si tu veux parler à quelqu'un du métier.

Pourquoi vous prenez tous des pincettes ?

-Comment ça ? -Comment ça...

Je suis pas un boulanger qui a tué un cambrioleur à coups de 12.

On est entraînés à ça.

On répète pour être prêts si jamais ça arrive.

On a été pris à la BRI pour notre discernement et notre sang-froid.

Alors, me traitez pas

comme une victime. C'est pas le cas.

Si, tu sous-entends que ça va mal.

Je sous-entends rien du tout.

D'habitude, tu me proposes pas de parler.

Parce que ce qui t'est arrivée,

ça n'arrive pas tous les jours.

Vous me traiteriez pareil

si j'étais un mec ? Je sais pas pour les autres.

Mais moi, oui.

Il démarre.

Putain, Sadio,

qu'est-ce que tu fous ?

Toi aussi, t'as la tête

dans le cul ?

J'ai fini tard, hier.

Ouais.

Avec une meuf ? Hm ?

-Une petite meuf ? -Non.

Tu fais des trucs

dans le dos du groupe ?

Pourquoi tu dis ça ?

-T'es bizarre, là. -T'as un truc à dire ?

Je te l'ai dit, t'es bizarre.

Non, je suis fatigué.

Je t'ai prévenu quand tu es arrivé ici.

Aux Stups, vous êtes bizarres.

Tu recommences avec ça ?

Sérieux ?

Pourquoi tu crois que je suis là ? Je crois rien.

Là-bas, je pouvais plus faire certains trucs.

Chacun ses problèmes.

Chacun ses problèmes ?

C'est toi qui poses des questions. Alors, arrête de sous-entendre

que j'ai rien à foutre ici.

-OK. -Comme ça, on passe à autre chose.

Vas-y, vas-y.

Putain, pff !

-Putain, c'est pas trop tôt. -Quand tu dis pas de conneries,

il se passe quelque chose.

Vas-y, let's go.

Doucement, là.

Quelqu'un entre.

Ah.

Alors ?

On te manquait tant que ça ?

Comment ça va ?

Vanessa, qui bosse avec moi.

Enchanté.

Si votre nouveau patron

vous fait trop chier, venez me voir.

Je vous raconterai toutes les fois

où il a déshonoré la France. Bon.

Tu as quoi sur le Tchétchène

ou sur son complice ? Profil classique.

Aslan Makhachev.

Ca, c'est en Tchétchénie.

Les Russes nous les ont envoyées après son départ en Syrie.

Ca, c'est en Syrie.

Il a principalement combattu pour Faylaq al-Cham

et à sa dissolution, il a rejoint Faylaq al-Rahmane.

Des groupes affiliés

à l'Armée syrienne libre.

Des islamistes modérés qui se sont battus aussi contre Daech.

On l'a surveillé à son arrivée, mais il luttait contre Bachar...

-Il a des liens en France ? -Un oncle.

Il a une laverie à Strasbourg. Mais ils n'ont aucun contact.

Ah.

Autrement dit, pas grand-chose. Attends.

Le dernier cheikh pour lequel il a combattu avait recruté

beaucoup d'étrangers, dont deux Français.

Un est mort et l'autre est toujours en vie.

C'est Jean Khodja.

Il est toujours vivant, lui ?

C'est qui ?

Un ancien des guerres islamiques.

Il a fait la Bosnie, le Yémen,

l'Irak, la Syrie. Revenu l'an dernier.

On l'a mis en prison, interrogé, mais il est clean.

Il se battait contre Daech,

son groupe était financé par le Qatar, les Américains.

Islamistes, islamistes modérés, quelle différence ?

C'est pas à nous de la faire.

Il fait quoi maintenant ?

Il est fiché S, il pointe chaque jour

au commissariat de Villiers, il y vit avec sa femme et son fils.

Il a trouvé la paix.

Envoie la photo à Socrate. Son carrossier peut le connaître.

Combien de personnes

un type comme lui a tuées ?

Sur quatre guerres.

Merci.

Bon.

Tu faisais quoi

comme missions là-bas ?

Ca dépendait des périodes.

-Ben, en Syrie, par exemple. -Ca, je peux pas trop en parler.

Tu dépendais de quel service ?

Ca, pareil, je peux pas trop en parler.

Tout à l'heure, tu m'as dit que je pouvais te parler.

-Hm. -Tu voulais dire quoi du coup ?

Tu vois très bien ce que je veux dire.

Et si je veux l'entendre de ta bouche ?

J'ai déjà tué des gens.

Sadio est pas rentré chez lui. Il crèche au Blanc-Mesnil.

Mais l'appart est censé être non-occupé.

Un portable sonne.

C'est mon gars des voitures.

Ouais, Anzor ?

C'est le mec de la photo ?

T'es sûr ?

OK, bien joué.

Je gère, à plus tard.

OK, c'est Jean. Il l'a identifié direct.

Il est venu prendre la voiture avec Aslan.

Donc, le 2e tireur

de la fusillade du 12e

serait Jean Khodja.

Alors, lui, c'est un chaud.

Prison dans les années 90 pour tentative de meurtre,

puis il devient mercenaire

dans les Balkans, au Proche-Orient.

Il est fiché S et pointe tous les jours au commissariat.

Et il trouve le temps

d'aller "charcler" des gars ? Il a un mode de vie.

Difficile à changer.

Je veux savoir quelles sont ses journées.

L'heure à laquelle

il se lève, il se couche, qui il fréquente.

C'est un vieux de la vieille, on y va en douceur et on est malins.

Donc, filature à plusieurs.

On décroche plus que d'habitude. Il va tous les jours au commissariat,

on prend pas de risques. Hein, Badri ?

Un scooter arrive.

...

Je peux vous aider ?

On peut se parler ?

Que voulez-vous ?

On s'est déjà vus.

Au cimetière.

J'étais pas bien. Sale journée.

Tu viens d'arriver, toi.

Je suis là depuis 30 piges. Je sais comment

ça marche, Paris.

Tu veux savoir ?

Chacun chez soi, personne casse les couilles à personne.

C'est pas Marseille où chaque jour, il y en a un qui se dit chef.

C'est pas bon, ça. On n'aime pas ça.

Pas bon pour le tourisme.

On est d'accord ? Je t'explique. Ca, c'est une équipe de "chtouf".

Ils l'ont allumé devant son fils.

C'est quoi, ça, des animaux, des "kalos".

Les "kalos", les Arabes, ils bossent mal.

Bon... qu'est-ce qu'on fait ?

"Qu'est-ce qu'on fait ?"

Vous savez qui a tué Sélim Khemissi ?

El-Hassani.

Ca te parle pas ?

Deux frères. Le grand, il est au "chtar" à Villepinte.

Il joue les boss, il donne des ordres au téléphone.

C'est intéressant, ça.

Si vous avez des preuves

de ce que vous avancez, ou un témoin à me présenter,

je suis preneur.

Tu me donnes un rendez-vous de bureau, là ?

Tu me prends pour qui ?

Je te prends pour personne.

Je fais mon métier.

Je connais pas la nature de ta relation avec Patrick.

Puis ça me regarde pas.

Par contre, dans mon métier,

on se méfie des mecs comme toi, qui débarquent et qui me sortent

des noms de concurrents direct. Je m'en occupe de mes concurrents.

J'ai pas besoin de toi.

T'as rien compris, change de métier.

-Et tu viens plus traîner par ici. -Sinon quoi ?

Tu préfères que je sois devant chez toi ?

A bientôt.

OK.

Ca te saoule que je sois là.

Non.

Pourquoi tu dis ça ?

Je peux comprendre.

T'es tranquille et je débarque avec mes conneries.

Mais ça va pas durer longtemps.

T'as plus du tout d'oseille de côté ?

-Rien. -Comment ça se fait ?

J'ai une sale procédure.

J'ai payé les baveux de mes gars, la baraque de la daronne au bled.

Mais je regrette pas, sans ça,

j'aurais pris le double. Le mec qui t'a pris ton terrain,

t'allais vraiment le fumer ?

A ton avis ?

Vas-y, j'étais "matrixé", je voulais tirer sur tout le monde.

Au final, c'est un mal pour un bien.

Tu vas retourner dans ta cité ?

Pour que ça reparte en couille ? Non. Je leur laisse tout.

Drogue, argent, stress, police.

Perquis'.

Tu vas faire quoi, alors ?

-Je sais pas, je vais trouver. -Tu vas trouver un vrai taf ou...

Je sais pas, je te dis.

Tu te souviens, la dernière fois où on a dormi ici ?

Oui, c'est quand ta mère

est entrée en prison.

C'est le soir où on a joué à "Mario Kart" toute la nuit.

Ma mère, elle est tranquille là, alors qu'avant, c'était le bordel.

Comme quoi, tout est possible.

C'est Dieu qui donne. C'est ça que tu veux pour toi ?

Je sais pas, peut-être.

Mais faut que je fasse un truc avant,

un truc qui compte.

Vas-y, dors. A demain.

A demain.

...

Il démarre, les gars.

*Socrate, je passe derrière toi.

Ressors !

Coup de sifflet

-C'est ton fils avec la teinture ? -Avec la teinture, oui.

Le mien, c'est lui, là.

Badri :

*-Il rentre dans la cité.

*Je décroche.

OK, je l'ai. Il est là.

Il dépose son fils.

Je crois qu'il va repartir.

Vanessa, go.

...

Ca va ?

Vanessa : Il a vu deux personnes :

Une à l'entraînement de foot.

Après, il a couru avec un mec.

-Montre-moi la photo. -Ouais.

Aslan.

Ca parle à quelqu'un ?

El-Hassani.

J'avais dit que ça serait

un client d'Herzog.

Lui, c'est le petit frère. Le grand s'appelle Rachid, et lui ?

Hamza. On l'a serré avec Patrick.

Trafic international.

Exact.

Beau voyou. Pour un jeune, il réfléchit.

Le grand frère serait mêlé

à l'assassinat de Sélim, mais il est en prison, on va filer Hamza.

Hamza.

Ecoutes et filature.

Sadio, ça donne quoi ?

On a "balisé" son scooter,

mais ça bouge pas.

Je veux quelqu'un

devant chez lui. Pff.

Nous,

on l'a déjà fait.

-J'ai compris, j'y vais. -Merci, Badri.

Thème mélancolique

...

...

*Sonneries

*...

Quelqu'un décroche.

*-Allô ?

Tu m'as pas rappelé.

...

Putain, je t'ai pas loupé.

T'abuses. Tu tapes dans le taxi, tu frappes le chauffeur.

Ils t'embarquent, je te sauve la mise et tu parles mal.

-J'avais trop bu. -Tu avais trop bu, oui.

C'est Paris, tu peux pas sortir

et faire n'importe quoi.

Quoi ? Quoi, "quoi" ?

Tu me défonces la gueule, tu m'invites à manger,

tu me donnes des conseils de vie, tu veux me pécho ?

Non, je veux rien, mais tu niques ta vie, c'est tout.

Je veux te protéger de toi-même.

"Me protéger de moi-même ?"

T'es schmitt, t'es psy ? Tu fais dans l'humanitaire ?

Te prends pas la tête, j'ai capté.

Faut que je te donne quelque chose.

-Oui. -Ben, dis-le.

-Je te le dis. -Voilà.

Ca te parle, le braquage de Fontainebleau ?

Ben ouais.

C'est un Gitan du 95 qui bosse avec ses cousins,

plus 2-3 mecs du sud.

Ils sont en prépa d'une bijouterie.

C'est eux qui auraient tapé la salle des ventes à Fontainebleau.

Avant de vérifier,

je voulais t'en parler, mais ça tient la route.

Oui, ça a l'air pas mal.

On va voir ça ensemble ce soir ? Ouais.

Tu étais déjà au groupe quand vous avez arrêté El-Hassani ?

*-Rachid, oui.

C'est moi qui l'ai interpellé.

On lui a tendu un piège sur l'autoroute et il a tenté de forcer

*au péage.

C'est quel genre de mec ?

*-Beau joueur. Je l'ai un peu traîné

parce qu'il m'avait foutu la trouille, mais il a rien dit.

Il jouait aux cow-boys et aux indiens dans les règles de l'art.

Tu le sens capable de monter sur un mec, comme ça ?

Tout le monde le fait, mais lui, c'est pas un attaquant.

*Il a un cerveau, il s'en sert.

*C'est pas le genre à aller au conflit ou à se montrer.

Bon.

Musique à suspense

...

Attention, ça bouge.

C'est notre gars.

*-Donc, les infos de Rayan sont solides.

T'emballe pas, on va le suivre un peu.

Allez, je démarre.

...

...

T'es tout seul ?

Ouais, je suis seul.

-Je t'écoute. -J'ai rendez-vous

dans 2 heures à Pontault-Combault, faut pas que je traîne.

Calme-toi, tu agis normalement.

Tu leur donnes leur truc, tu dis que c'est terminé et tu t'en vas.

Ils vont rien te faire. Le matos, il est où ?

Ouvre.

J'ai tout le matos, là.

T'as ramené les calibres ?

Je vais m'en occuper.

-T'as pas oublié, hein ? -Non, je vais le faire.

Juste un peu de temps. OK. Allez, vas-y.

Joue pas au con, je t'ai à l'oeil.

Putain de keuf de merde.

...

Il fait un coup de sécu.

Julien, à toi.

Il est pas clair.

Je prends le relais.

...

Il vient d'entrer dans un box.

Je me gare et je vais voir. *-Oui.

...

Visseuse

...

Il sort.

Je reviendrai fouiller le box. *-Super, beau boulot.

Très beau boulot.

Attends, quitte pas.

Ouais ?

*-Sadio est rentré, je décroche.

OK, ça marche.

Badri a décroché sur Sadio.

Je te propose qu'on prenne le relais.

Comme ça, on se fait un débrief. *-OK, on se retrouve là-bas.

Alors ?

Le gars est suspect.

S'il prend autant de précautions, s'il va pas sur un truc...

J'espère que ça va être une belle affaire.

Moi aussi, j'espère.

...

Ah ?

Sadio a besoin de prendre l'air.

Pourquoi il est tout excité ?

Deux dans une journée, ce serait magnifique.

Musique à suspense

...

Ca va ?

...

Qu'est-ce qu'il fait ?

...

Tu veux faire comment ?

Ben, on va aller voir.

...

-Sadio, content de te voir, ça va ? -T'as mis du temps.

...

Tu as tout ce qu'il faut ?

...

Il arme.

Bouge pas.

Police.

Julien, c'est moi.

-Qu'est-ce tu fous là ? -Chut.

Putain !

Sous-titrage : Denis Poudou pour Tri Track

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