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Papa !
Mon bisou.
Je t'ai dit d'y aller directement de l'école, pas de revenir à la maison.
La route est dangereuse.
- Mais j'ai... - Tu as oublié ta robe, oui.
Viens.
L'alliance de maman.
La seule autre femme qui m'ait accompagné était ta mère.
Tu es assez grande.
J'ai pensé que tu devrais porter quelque chose à elle.
Ton oncle est en bas.
Mets ta robe.
Mon Dieu.
Non !
Cours !
Jonna !
Jonna !
Jonna.
Vas-y ! Trouve mon frère !
Jonna !
C'est Luka Lesek.
Il gère la plus grande opération de traite d'êtres humains d'Europe de l'Est.
Surtout des femmes et des enfants,
utilisés pour le travail forcé, la prostitution, etc.
Et il dirige la police locale, bien sûr, avec des pots-de-vin.
Et te l'ai-je dit ?
Au coin de l'endroit où tu te trouves,
il y a le plus merveilleux des bars.
Je ne sais pas maintenant, mais dans les années 90,
les plus belles femmes de toute l'Europe de l'Est y allaient.
Tu aimes le son de ta propre voix, hein, vieil homme ?
Morgan, mon cher garçon, j'essaie juste d'aider.
Il y a plus dans la vie que...
J'adorerais suivre les conseils de voyage d'un Don Juan vieillissant comme toi,
mais ce n'est vraiment pas le moment.
D'accord, eh bien, je te laisse.
Rends-moi service.
Essaie de ne pas pulvériser la splendide ville de Ljubljana.
Je ne peux rien promettre.
Bon voyage.
"Ni peur ni espérance n'assistent Un animal qui meurt
"Un homme, lui, attend sa fin
"En craignant, en espérant tout"
Merde!
Où es-tu, connard ?
Merde.
Allez.
Bon sang !
Content de t'entendre, Morgan. Dis-moi tout.
Eh bien, dire que ça s'est mal passé serait un léger euphémisme.
Je suis désolé d'entendre ça. Tu m'expliques ?
J'extrais une balle de mon corps, mais...
On m'a tiré dessus, alors que je visais Lesek.
Une petite blessure ici et là,
ça fait partie du métier.
Ça semblait calculé. Professionnel.
Quelqu'un d'autre est impliqué.
Un autre tireur ?
Eh bien, Dieu merci, tu es en vie. Et Lesek ?
Le gars qui m'a tiré dessus lui a tiré dessus.
Clairement pas trop sélectif.
Je vais creuser et voir ce que je peux trouver.
Autre chose.
Il y a un nouveau travail, arrivé après ton départ.
Il est temps de laisser des jeunes prendre le relais, l'ami.
Sans crainte de se faire tirer dessus.
Non !
Morgan, on ne peut pas laisser passer ça.
C'est énorme.
Alors, fais bon voyage.
On en reparlera quand tu reviendras.
Ma journée s'est améliorée.
Tu es blessé ?
Non.
Fatigué. La journée a été vraiment longue.
J'entends ça. Vidéo, s'il te plaît.
Le réseau n'est pas très bon, bébé.
Ça ne va pas marcher.
Allez. J'ai envie de te voir.
Je ne dors pas bien quand tu n'es pas là, et tu le sais.
Ta robe de chambre est trop serrée.
Ah oui ?
Alors, je devrais peut-être la desserrer.
C'est mieux.
Désolée. Mauvaise connexion.
Ça, c'est cruel.
Ecoute, je dois y aller.
Tu as un avion à prendre ?
Bien. Je t'aime.
Tu me manques.
Bon sang.
L'attaque a abouti à la mort de Luka Lesek,
chef du réseau criminel de Ljubljana.
Un gang rival ? Peut-être. Une querelle personnelle ? Possible.
Mais si vous regardez les rapports d'autopsie, ils indiquent le contraire.
De toute évidence, cela a été fait par un pro.
Regardez ces blessures. Elles sont bien trop précises
pour une guerre de gangs habituelle.
Le point d'entrée de la balle et sa précision extrême
suggèrent un assassinat.
Je dirais que c'est un tueur à gages. Formation militaire.
Notre meilleure option est de coopérer avec les autorités locales.
Alors, mesdames et messieurs, mettons-nous au travail.
On a beaucoup à faire.
Merci.
Que se passe-t-il dans le monde aujourd'hui ?
Qu'est-ce que tu mijotes, toi ?
Un graffiti. D'accord.
Eh bien, tu dois t'entraîner, mon pote.
Et toi ?
Je sais que tu es quelqu'un de bien.
Achète-lui de l'eau ou autre chose.
Voilà.
Il reste de bonnes personnes dans ce monde.
La voilà.
Tu m'as manqué.
C'est si bon de te voir.
J'ai un cadeau pour toi.
Elle semble avoir eu une vie difficile.
Tu n'imagines même pas.
Un jour, je t'offrirai quelque chose de beau.
Je préfère ça.
- Rentrons. - Tu en auras d'autres.
Tu es un régal pour les yeux.
C'est si bon que tu sois là.
- Salut. - Salut.
- C'est quoi, ça ? - Rien.
Juste une égratignure. Tu sais que je suis maladroit.
Putain, Morgan !
Et ça ?
Je ne voulais pas te le dire. Je sais que tu détestes les motos.
Un des gars en avait une.
Et j'ai fini à l'envers dans un fossé.
Désolé. Mais ce n'est rien.
- Ça va. - Non, ça va pas.
Chaque fois que tu pars, c'est contusions, coupures, égratignures...
Et maintenant ça ?
- Je suis là, maintenant, non ? - Et demain ?
Demain, je serai là aussi.
Et après-demain, et le jour suivant, et celui encore après.
Tu ne te débarrasseras pas de moi.
Promets-le.
Si tu peux me retenir, je te promets.
- D'accord. - Ouais ?
Merde !
- Ça va ? - Oui.
Juste deux côtes cassées, mais bon...
Les instructions étaient claires.
Oui, et j'ai dit que j'arrête.
Morgan, ce n'est pas passé loin. Je comprends.
Tu as fait face à ta propre mortalité. Oui.
Mais c'était un jour sans. Nous avons tous des jours sans.
Des gyoza. Ils sont très bons.
Je ne pense pas que tu m'écoutes. J'arrête.
J'arrête aussi.
Il manque la sauce soja.
Serveur !
- Tu es insupportable. - Morgan, assieds-toi.
Ne sois pas si dramatique. Allez.
Ce n'est pas aussi simple.
Le client t'a spécifiquement demandé.
Pourquoi ?
Ta beauté enfantine, ton charme diabolique. Qui sait ?
Ou peut-être apprécie-t-il juste ton travail. Peu importe.
Le fait est que ce n'est pas un travail.
Ce sont six contrats distincts.
Et chacun est payé un million de dollars.
Cet argent te couvrirait le reste de ta vie.
- Ce serait quel genre de vie ? - Celle que tu désires.
C'est six millions de dollars.
J'ignore si tu connais ce genre de concept,
mais tu pourrais acheter énormément de bouteilles de Pinot Noir.
Nous faisons du bon travail.
- Bon ? - Un travail nécessaire.
Ce sont de mauvais hommes.
Ils sont censés payer pour leurs péchés dans la prochaine vie.
Mais pourquoi attendre ?
Je ne sais pas. Ce dernier travail...
Je sais, mais tu as survécu.
- Tu sais pourquoi ? - Parce que tu m'as entraîné.
C'est ce que tu es censé faire.
Maintenant, ces six contrats...
Quand on a commencé à bosser ensemble,
je n'étais qu'un gamin.
Je n'avais aucun plan, aucun contact, aucune idée.
Maintenant j'ai fait mon temps. D'accord.
A un moment, il faut comprendre quand arrêter.
Quand on peut encore profiter d'un lever de soleil.
Et j'adore mes levers de soleil, Caldwell. Vraiment.
Donc, si tu veux tant cet argent,
tu devras appuyer sur la gâchette.
De quoi s'agit-il, Morgan ?
Il y a trois raisons pour lesquelles les gens comme nous s'arrêtent.
La première est que nous trouvons Dieu.
Dans ton cas, je pense que c'est extrêmement improbable.
La deuxième est, et j'espère que ce n'est pas ça, une femme.
Ça, ce n'est jamais une raison suffisante.
Crois-moi, je le sais.
- La troisième... - La mort.
Oui, nous mourons.
Mais pas toi, Morgan.
Non, pas toi.
A présent...
Un gyoza ?
Allez. Ils sont très bons.
Putain, je te déteste, parfois. Tu sais ça ?
Mon Dieu. La quantité de choses qu'ils mettent dans la mayonnaise.
Prends ces pâtes. C'est mes préférées.
C'est mon coin, ici.
Mes céréales préférées.
Il y a un décodeur secret à l'intérieur.
Il n'y a pas de gadget. Allez.
Pas sur le devant de la boîte.
Cela va à l'encontre de l'idée du secret.
Je vais l'utiliser pour comprendre les choses.
Comme pourquoi tu me mérites?
Je connais déjà la réponse. C'est facile.
Je ne te mérite pas.
- Pour les enfants. - Trop de sucre.
- Trouve autre chose. - Pour moi, alors.
C'est le destin.
- Notre premier animal de compagnie. - C'est une plante.
Oui, mais il faut la nourrir et tout, non ?
- L'arroser. - La sortir.
- Pour des promenades ? - Oui. Pourquoi pas ?
Tu assumeras.
Tu penses que ce sera nous, un jour ?
Je parie qu'ils sont ici tous les soirs.
Regarde.
Il va enlever sa veste et la mettre sur ses épaules.
Puis elle va reprendre sa main.
Quatre ans, et j'ignore encore comment tu fais ça.
Il suffit de prévoir. Tous les indices sont là.
Il faut les assembler et les comprendre, disons.
Que penses-tu de ce couple ?
Il semble plus intéressé par la fille en bottes blanches que par elle.
Ouais. Et elle le sait.
Elle ne dira pas qu'elle est peinée.
Mais son langage corporel la trahira.
Elle va détourner le regard, ou alors croiser les bras.
Donc tu sais toujours ce que je vais faire ensuite ?
Non.
Tu devrais rentrer avec moi.
Mes parents en ont marre de n'entendre que des histoires sur toi.
Le photojournaliste beau, intelligent et gentil.
Ils pensent que je t'ai inventé.
C'est l'impression que ça donne.
Que penses-tu du type à gauche ?
Il se demande pourquoi tu évites le sujet.
D'accord, je rentre avec toi.
Tu es plein de surprises, ces jours-ci !
Et tu sais quoi ? Tu n'es pas le seul.
- Tu as aussi des surprises ? - Peut-être.
Et avant que tu ne demandes, ce n'est pas mon école d'art.
A l'aide !
Que fais-tu ?
Tu le prends en photo ?
C'est bon. C'est fini. Tu es en sécurité. D'accord ?
Appelons la police.
- On ne peut pas... - Allez, Sophie.
Tu viens de tuer un homme.
Tu as laissé le corps dans le parc.
Il faut appeler la police.
C'était de la légitime défense. Je leur dirai.
Ne me touche pas.
Ce que tu lui as fait.
Comment as-tu pu ? Pourquoi tu l'as fouillé ?
Pour savoir qui c'est.
Pour des devises étrangères. Une piste.
Je dois découvrir qui c'était.
Il en avait après toi ?
Ce n'était pas juste un vol ou...
Morgan, réponds-moi.
Je n'ai pas les réponses.
Mais je sais que tu n'es pas en sécurité avec moi.
J'ai besoin de temps.
Donne-moi du temps.
Montre-moi les contrats.
Je veux voir ces foutus contrats, Caldwell.
Montre-moi les dossiers ou tu seras la cible !
C'est la deuxième fois cette semaine que je suis ciblé.
Je veux savoir pourquoi.
Le timing de ces contrats n'est pas une putain de coïncidence !
Je vais creuser et voir ce que je peux trouver.
Qui sont-ils ?
- Tu ne frappes jamais ? - Qui sont-ils ?
Il y a certaines civilités, quand on entre chez quelqu'un.
Celui qui a voulu me tuer.
La composition est agréable.
Le sujet est un peu macabre.
Découvre qui il est et qui l'a envoyé.
Je peux te dire qui c'est.
Il s'appelle Alec Drakos.
Ressortissant grec, opérations spéciales, quelques missions en Afghanistan,
devenu mercenaire, puis tueur à gages.
Je parie que c'est lui qui t'a tiré dessus en Slovénie.
Regarde ça. Des jours meilleurs.
Maintenant, le côté positif :
un million de dollars sera viré sur ton compte.
Plus mes frais habituels.
Et je m'occuperai de l'affaire des doigts.
M. Rossi a une vision libérale en matière de corruption.
Putain, Caldwell, de quoi tu parles ?
J'ai oublié de te dire.
Chaque mise à mort doit être confirmée par la réception d'un doigt
dans une boîte postale à Paris.
Alors, écoute-moi.
Te voilà impliqué.
J'ai accepté le contrat.
Je n'ai rien accepté.
Drakos était l'un de tes contrats.
Bon résultat. Plus que cinq.
Fais-moi rire. Qui sont les autres ?
Qui sont les autres ?
Le pire du pire.
Des antécédents d'espionnage dans l'armée et de crimes, bien sûr.
Quel est le lien ?
- Leur point commun ? - J'écoute.
Leur métier.
Ce sont des tueurs à gage, Morgan, comme toi.
Que je comprenne.
J'ai été engagé pour assassiner des assassins.
Et eux, pour me tuer.
Et les uns les autres.
Le fait est qu'ils s'en seraient pris à toi
que tu aies accepté ou pas.
Mais vois le positif. Mêmes chances, terrain de jeu équitable.
- Ce n'est pas un putain de jeu ! - Si.
Pour celui qui l'a mis en place, c'est un jeu.
Et si tu veux vivre, tu dois jouer.
Tiens.
Morgan, tu peux le faire.
Anselm Ryder.
Non !
Un psychopathe impitoyable.
Sa signature : prendre un doigt de la victime.
Une sorte de souvenir.
Pablo Martinez.
M. Martinez est un empoisonneur.
Yuko.
Yuko est mortelle avec des lames
et en combat rapproché.
Le charmant Demir est un sociopathe opportuniste.
Il est enfermé dans une prison de sécurité maximale en Bosnie.
Le trouver est simple, mais l'accès sera délicat.
Falk.
Falk est une légende et sera problématique.
Pas d'identification positive, pas de photos, pas de mode opératoire.
Juste une traînée de corps et de dissimulations
possibles uniquement si Falk...
...travaille dans le renseignement.
Chaque mise à mort doit être confirmée par la réception d'un doigt
dans une boîte postale à Paris.
- Demir. - Qui êtes-vous ?
Que voulez-vous ?
Bonnes nouvelles.
Vous êtes libéré aujourd'hui.
Bienvenue, inspecteur Leon.
Vous prenez des précautions.
Pas vous ?
Maât. La déesse égyptienne...
De la justice.
Pour me souvenir de rester concentrée.
Un penthouse dans un immeuble vide à Paris.
- Comment... - J'ai acheté l'immeuble.
Un verre ?
Et quand on dit "un verre", on veut dire vodka.
Je suis en service.
"Méfie-toi de l'homme qui ne boit pas avec toi."
C'est ce que dit mon oncle Mariusz.
Mais considérez la source.
Un assassin a été tué.
Alec Drakos.
Caméra de l'agent d'intervention.
Comment l'avez-vous eue ?
J'ai piraté le serveur vidéo de la police de Rome.
Qui l'a tué ?
On ne sait pas.
- Et les autres ? - On recherche encore.
Des gens très compétents.
Des alias, pas de traces numériques. Ils évitent de suivre un schéma.
Je vous ai remis des dossiers détaillés sur chacun d'eux, non ?
Alors, cessez de me dire ce que je sais,
et dites-moi ce que je ne sais pas.
Six millions de dollars.
Votre patron a dit que ça les attirerait.
- Où sont-ils maintenant ? - Ce plan prend du temps.
Et vous n'êtes pas la seule à devoir protéger vos arrières.
- Une seule erreur... - Alors, n'en faites pas.
On se réveille.
Où suis-je ?
Vous avez reçu un colis.
Boîte numéro 115. Qu'en savez-vous ?
Qui êtes-vous, bordel ?
On va jouer à un jeu rapide.
Répondez à mes questions et ne mentez pas,
ou je vous fais sauter la cervelle.
Qui êtes-vous et pour qui travaillez-vous ?
- Répondez ! - Je m'appelle Leon.
Inspecteur de la police française.
Un doigt arrive avec le nom de la personne à laquelle il était attaché.
On publie une fausse nécrologie dans Le Monde
pour confirmer la réception.
Quelques jours après,
on reçoit un dossier détaillant chaque assassinat que cette personne a commis
et on ouvre des enquêtes sur ces crimes.
Votre premier contact ?
E-mail, anonyme, intraçable.
On a suivi les instructions
et posté la première fausse nécrologie
juste pour dire oui.
- Sous quel nom ? - Maât.
Maât ? Qu'est-ce que c'est ?
On a trouvé que c'était une déesse égyptienne de la vérité et de la justice.
Elle a établi l'ordre de l'univers juste après le chaos de sa création.
- Et ? - Et elle pèse le cœur des morts
pour voir s'ils sont trop alourdis par le mal pour aller au paradis.
Quelle importance ça a pour vous ?
Je crois que le message dans le nom est peut-être pour vous,
non ?
Morgan Gaines.
Nous sommes vivants, mais pas tout à fait en vie.
Morts,
mais pas encore dans la tombe.
Coincés dans cette demi-vie, jusqu'à ce qu'elle se termine.
C'était quand ?
Pensez-vous que le dernier assassin en vie sera libre
de profiter de ses nouvelles richesses ?
Non, il sera traqué aussi.
A moins que...
A moins qu'on s'entraide à trouver qui tire les ficelles.
Le marionnettiste avec qui nous dansons tous maintenant,
et...
qu'on le tue.
La performance n'était pas mauvaise. Combien de temps avez-vous répété ?
Il parle.
M. Gaines.
C'est dans notre intérêt mutuel de communiquer.
De collaborer.
On devrait partager ce qu'on sait.
Alors, partagez d'abord.
Avec plaisir.
Donnez-moi une adresse et une heure,
je vous dirai ça en personne.
Partageons par voie électronique.
D'accord, mon chou.
Mais vous tuez le plaisir.
Il a saigné comme un porc.
Et il sentait comme un porc.
Envoyez une photo de vous, maintenant.
Non.
Mais je suis sûre que vous sentez meilleur que Demir.
Je ne vous laisserai pas vous vider de votre sang.
Essayez donc.
Nous verrons qui de nous deux saignera en premier.
"Un grand homme et son orgueil Confronté à des meurtriers"
Un grand homme.
En tant que tireurs d'élite,
quand on verrouille une cible, on nous apprend
à se murmurer,
à calmer notre respiration,
à se libérer des conséquences,
puis à appuyer sur la gâchette.
Je récitais toujours Mort, de William Butler Yeats.
Quel titre accrocheur.
On essaie de nous dire quelque chose.
L'argent a dû être versé par un client
qui nous a tous engagés par le passé.
Nous venons de différents pays.
Nos contrats ont eu lieu dans le monde entier.
Exactement.
On a éliminé nos cibles par différentes méthodes.
Rien n'indiquerait qu'une seule personne ait tué ces cibles.
Maintenant, il veut nous faire taire.
Peut-être. Mais pourquoi ne pas engager l'un de nous pour tous tuer les autres ?
Pourquoi maintenant ?
Pourquoi poursuivre des assassins qui ne sont pas actifs ?
Demir...
était en prison depuis quatre ans.
C'est une déclaration.
On doit ressentir les conséquences de ce qu'on a fait.
Ce que c'est d'être une cible.
Voici mon numéro.
La ligne est sécurisée.
Nous formons une super équipe.
Un petit cadeau de départ pour vous.
Pablo Martinez.
Au revoir, Morgan.
Je peux te dire qui c'est.
Il s'appelle Alec Drakos.
Opérations spéciales, quelques missions en Afghanistan, ressortissant grec.
Ce sont des tueurs à gage, Morgan, comme toi.
Bon sang ! Pas encore.
Qu'y aurait-il de mal à sonner à la porte ?
Quand je pistais Lesek en Slovénie,
tu savais que ces six contrats étaient en cours.
Mon ordinateur a été piraté. C'est toi ?
Tes fadettes montrent que tu as appelé
Alec Drakos en Slovénie après m'avoir parlé.
Et de nouveau à Turin.
Tu as menti sur son profil.
C'était un ancien des Royal Marines, comme moi.
Division de reconnaissance des tireurs d'élite, tout comme moi.
Pas d'amis, pas de famille, il a grandi en famille d'accueil.
Comme moi.
Tu as menti sur tout.
Tu te méprends complètement.
Tu étais aussi son superviseur.
Tu lui as fourni ses informations.
Tu lui as dit qu'il aurait le contrat sur Lesek
s'il se débarrassait de moi.
Morgan, ça ne fonctionne que si nous sommes complètement...
Tu lui as donné ma position.
Tu l'as envoyé pour me tuer, putain !
La balle est passé à ça de ma tête !
A ça de la tête de Sophie.
Ça te rappelle des souvenirs ?
Ton "bon vieux temps" ?
Morgan, calme-toi.
D'accord, Drakos a travaillé pour moi aussi.
Mais c'est le jeu qui vous a dressés l'un contre l'autre.
C'était le seul moyen.
Et choisir entre vous, c'est comme choisir entre mes enfants.
Mais tu as choisi.
Tu l'as choisi.
Non, écoute-moi.
J'ai mis ça en place. Il le fallait. Je n'avais pas le choix.
Mais je l'ai fait en sachant parfaitement
que tu gagnerais.
Tu n'allais pas perdre contre Drakos.
Tu es le meilleur, Morgan. Tu es l'étalon-or.
Foutaises !
C'était juste une question d'argent ?
Mes victimes méritaient vraiment de mourir ?
Toutes. Chacune d'elles.
Quand on voit le mensonge, on voit le menteur.
Mon portable, dont tu étais le seul à connaître le numéro,
a été compromis par Falk.
- Elle, je ne lui ai rien donné. - "Elle" ?
Donc tu connais réellement cette femme.
Ton arrogance t'a rendu négligent, espèce de traître.
Elle sait qui tu es.
Elle s'est introduite dans tes dossiers comme moi.
Jusqu'à maintenant,
c'était le seul moyen de m'approcher.
Mais une fois qu'elle aura perdu patience, elle viendra te chercher,
avec une approche beaucoup plus directe.
Tu souhaiteras que je t'aie tiré une balle dans la tête.
Morgan, je suis désolé.
Ecoute, tu peux le faire.
On peut le faire. On a vécu tant de choses ensemble.
Tu étais un père, pour moi.
Je t'ai appris tout ce que je sais.
Il ne reste plus rien.
Bienvenue dans le jeu.
M. Gaines.
Parlez-moi de votre côté, des 6 millions pour les contrats.
Leur argent est sur un compte offshore qui remonte à Kiev, en Ukraine.
Si vous regardez nos contrats liés à Kiev, vous trouverez un thème commun.
Ils sont tous liés à des gazoducs.
Cette industrie pèse un milliard de dollars.
Mariusz Ilych.
Son entreprise a remporté tous les projets de construction de la décennie,
car nous avons éliminé ceux qui lui barraient la route.
Y compris son frère, Yakov.
Maintenant, nous sommes des détails à régler.
Peut-être que sa nièce Jonna a découvert ce que faisait son oncle.
Elle aurait pu remonter jusqu'à nous...
Sans savoir quel assassin avait tué son père.
Elle nous a dressés les uns contre les autres.
Pablo Martinez, une sorte d'anomalie.
Il n'utilise jamais d'arme, il préfère le poison.
"Ni peur ni espérance n'assistent Un animal qui meurt"
Aucun meurtre pendant 10 ans. Il a disparu.
Il est hors réseau.
"Un homme, lui, attend sa fin
"En craignant, en espérant tout"
C'est un loup solitaire. Pas d'épouse.
- "Bien des fois déjà il mourut" - Pas d'enfants.
"Bien des fois il ressuscita"
Ça alors ! Oui !
Fais-moi un bisou.
Tu peux venir avec moi. Mais je...
Merde.
Pose la hache.
Pose la hache, putain ! Tourne-toi.
Doucement.
Tout doux.
La gamine, c'est ta fille ?
- Où est sa mère ? - Cancer du sein. Il y a deux ans.
Il n'y a que vous deux, ici ?
Prends ce que tu veux.
Fais-moi ce que tu veux.
Mais ma fille n'a que quatre ans. Pitié.
Tu as reçu des contrats, récemment ?
Réponds à la putain de question.
Je ne comprends pas ce qui se passe.
Dis-moi quel jour on est.
Aujourd'hui ? Le 5 mai.
Tu gagnes ta vie en tuant des gens.
Je sais qui tu es. Alors, ne me mens pas, putain.
Sinon, pour ta fille, le 5 mai restera
le dernier jour où elle a vu son papa vivant.
J'ai tué une personne.
Il y a huit ans.
Les cauchemars n'ont cessé qu'après la naissance de ma fille.
Et ce contrat ? Parle-moi de ça.
Papa, tu as dit 10 minutes pour la glace.
Oui, chérie. Papa arrive.
Pitié.
- Tu veux colorier ? - Ça va.
Peut-être le prochain. J'en fais beaucoup.
Oui.
Prends celle que tu veux.
Parle-moi de ton dernier contrat. C'était où ?
A Prague.
Je l'ai raté.
J'ai glissé du sulfate de thallium dans son café.
Mais le dosage était trop faible.
Il a été hospitalisé pendant 18 jours.
Ses cheveux sont tombés.
Il a perdu près de 50 kilos.
Ils lui ont percé la gorge pour l'aider à respirer.
Je suis allé a l'hôpital.
Dans la chapelle.
Je ne sais pas si je priais pour lui ou moi-même.
Après ça, j'ai disparu.
J'ai raccroché.
Papa, pourquoi tu es triste ?
Non, chérie.
Papa raconte juste une histoire triste.
D'accord ?
Donne-moi tous les détails dont tu te souviens.
Quelqu'un cherche à nous piéger. Je veux savoir pourquoi et qui.
Ce quelqu'un doit savoir que tu le chercheras.
Tu peux parier là-dessus.
Tu permets ?
Le bleu est ma couleur préférée, mais tu peux.
Merci.
C'est ma préférée aussi.
Chérie, tu veux plus de lait ?
- Je peux avoir du lait, s'il te plaît ? - Oui.
Reste loin des fenêtres.
Tu n'as pas reçu ces contrats,
mais il y a un million de dollars sur ta tête.
Tu as une arme à feu ?
J'ai un téléphone fixe.
Moins de 10 personnes ont le numéro.
Et elles vivent toutes à moins de 30 km.
Je n'utilise pas mon vrai nom.
Je me suis éloigné le plus possible de mon passé.
Eh bien, ton passé t'a rattrapé.
Ils arrivent.
Yuko.
Yuko est un maître des arts martiaux, redoutée pour son travail à la lame.
Elle a peut-être encore des problèmes non résolus avec papa.
Si sa cible est une femme, elle porte un coup net au cœur.
Mais, si c'est un homme, elle préfère l'éventrer.
L'éviscération.
Sa seule faiblesse est qu'elle s'habille très légèrement, sans armure.
Donc, si tu le peux,
une seule balle dans la poitrine devrait suffire.
Est-ce que ça va ?
Tu en as mis, du temps !
Merci.
C'est pour ton bien.
Papa, qu'est-ce qui se passe ?
Viens là.
Une balle, mon cul.
Ne t'en fais pas.
Merde.
La mort vient me chercher.
J'en ai bien peur.
Ça fait longtemps que j'ai entendu ta voix, Falk.
- Ou dois-je t'appeler Vicky ? - Ne m'appelle pas comme ça.
Ma mort sera-t-elle douloureuse ?
C'est une sensation de chaleur, comme une douce couverture.
Laisse-la te recouvrir et endors-toi.
Comme c'est gentil.
Combien de temps il me reste ?
Environ une heure.
Le fait que je ne sois pas déjà mort
me porte à croire que tu as besoin d'autre chose.
Qu'est-ce que c'est ?
Morgan Gaines. Je veux son dossier et le mien.
Tu as déjà son dossier. Tu as piraté mon ordinateur.
J'ai le dossier officiel.
Je veux le dossier personnel. Celui que tu gardes.
- Vicky... - Ne m'appelle pas comme ça.
Je suis en train de mourir. Pourquoi je t'aiderais ?
Pour ça.
L'antidote.
Je n'y crois pas une seconde.
Crois-le ou pas, je m'en fous.
Mais si tu veux vivre...
Laisse-moi y réfléchir.
En attendant, je vais me servir un verre.
Tu veux peut-être m'accompagner. On pourrait bavarder.
Je t'en prie.
Assieds-toi.
Toi, tu t'assois là. Et moi, ici.
Comme tu veux.
Tu ne peux pas m'en vouloir.
Ce n'est pas le cas. Je ne t'en veux pour rien du tout.
Le passé, c'est le passé.
Maintenant, donne-moi ce dont j'ai besoin.
Le voilà. Ton fichier, crypté.
Qui d'autre a vu ça ?
Personne.
Pas même Morgan ?
Non.
Pour lui, tu es une énigme et un mystère.
Disparus.
A présent...
Morgan, je t'en prie.
Cette fille, cette femme...
Elle est brillante. Elle est gentille.
Elle ne sait rien, et elle n'est rien pour toi.
Alors, je devrais la laisser vivre ?
Un peu sentimental, venant de toi.
Je meurs, Falk.
Mourir peut faire ressortir ça chez un homme.
Morgan était mon protégé, tout comme toi.
Et quoi que tu penses, je ne le trahirai pas.
Tu l'as déjà trahi.
Pas cette fois.
Alors, si cela ne te dérange pas,
laisse ce vieil homme reposer ses yeux fatigués,
et profiter de ce qui reste de la soirée.
Comme tu veux, vieil homme.
Regarde ce que tu as fait.
Tu...
viens de perdre le privilège d'une mort paisible.
Décroche, Caldwell.
Puis-je parler à M. Chivasso, s'il vous plaît ?
Qui est-ce ?
Morgan Gaines.
Maman tuée à quatre ans. Papa t'a abandonné.
Famille d'accueil plutôt désagréable.
Je connais l'histoire. Je l'ai vécue.
Un tireur d'élite de la Royal Marine qu'Ian Caldwell a pris sous son aile,
t'offrant la chance de tuer des hommes méchants pour le gouvernement.
Pas toujours pour ton gouvernement,
pas que des méchants.
Tu es un monstre, Falk.
Ou devrais-je t'appeler Agent Vos ?
Caldwell, ce serpent.
Savais-tu qu'il t'a menti ?
Qu'il a changé l'histoire des cibles, exagéré leurs crimes,
omis qu'ils avaient des enfants et des proches.
Tout comme je supposais que tu aimais ta mère.
Le temps presse.
Après avoir tué Ryder, tu es la suivante.
Penses-tu que Caldwell essayait d'apaiser ta conscience ?
Tu penses être un homme bon, pas vrai, Morgan ?
Tu n'es qu'un esclave de tes émotions.
C'est notre différence.
Moi, je suis libre.
Tu veux savoir qui est derrière tout ça ?
Mes condoléances, au fait, pour Caldwell.
Nous espérons tous une mort sans souffrance.
Dans son cas,
c'était juste impossible.
Mais quel dommage.
Je veux croire qu'il y a au moins une personne honnête.
Au moins tu as encore Sophie.
Elle est très mignonne.
Ryder prendra soin d'elle.
Tu as bon goût.
Salut, je ne peux pas parler, là.
Sophie, fais exactement ce que je dis.
Je peux te rappeler ? J'allais...
Quelqu'un arrive. Tu dois te rendre dans une maison sécurisée.
Jette ton portable. Il peut être suivi.
L'adresse est le 105 Via Roma, appartement 42D.
Comment ça, "quelqu'un arrive" ?
Sophie !
Merde!
Il y a un tireur actif à l'école Arcabaleno.
- Faites vite. - On est en route.
Sophie ?
Tu es blessée ?
Dis-moi ce qui se passe, bordel.
D'accord. Tu mérites la vérité.
Plus jeune, j'ai rejoint l'armée.
Je pensais que c'était une cause juste, que j'aidais la société.
Mais sauver des vies, c'est beaucoup de bureaucratie.
Je dois te montrer quelque chose.
Après avoir quitté les Royal Marines,
j'ai rencontré un dénommé Caldwell.
Il est devenu un mentor pour moi.
Il m'a fait découvrir ce monde.
C'était un médiateur entre les clients.
Ces clients voulaient des morts.
Des gens méchants.
Meurtriers, violeurs, fonctionnaires corrompus.
Je suis devenu insensible.
Tout a perdu son sens.
Puis tu es entrée dans ma vie.
Et tu as tout changé.
Tu m'as montré une vie
que je pensais ne pas mériter.
Je dois me battre pour te protéger.
Parce que je t'aime, Sophie.
Je suis enceinte.
Je pars demain.
Je vais chez ma mère quelques semaines, à Lisbonne.
Ensuite, je serai de retour à mon travail, à ma vie.
Alors, fais en sorte de régler tout ça.
Tu pars ce soir.
Dans quoi t'es-tu fourré, mon vieux ?
Pourquoi as-tu choisi la voie difficile ?
Bon Dieu.
On ne devait pas l'aimer, enfant.
Tout est prêt ?
On sait à qui on a affaire. Tirez pour tuer.
Allons-y !
On vient d'avoir la confirmation des images satellites.
Ryder et Morgan sont là.
Ne vous en faites pas, Jonna. Le cauchemar s'arrête aujourd'hui.
- On va l'avoir. - D'accord.
Je vous emmène à l'aéroport.
Mélangé à de la strychnine.
Très mortel et extrêmement douloureux.
Pourquoi ne pas t'asseoir ?
Sacrée collection.
C'est devenu ta signature, pas vrai ?
Si je creuse assez profondément, je trouverai le doigt de Yakov Ilych.
Je ne le connais pas.
Ne me mens pas, putain.
La strychnine n'altère pas le cerveau.
Alors, tu sauras
quand chaque muscle de ton corps se contractera simultanément.
La douleur s'intensifiera à la moindre stimulation.
C'est là que j'interviens.
Réponds-moi,
et j'abrégerai tes souffrances !
Parce qu'elle t'a eu aussi ?
Elle t'a dit que c'était dans votre intérêt commun
de collaborer ?
Un petit souvenir.
- Couvrez-moi ! - Allons-y !
- Couvrez-moi ! - Vite !
Il est là !
- Capitaine ! - Allez !
Couvrez-moi !
Capitaine !
Il est là !
Sors de la voiture !
C'est fini ! Sortez de la voiture, les mains en l'air !
On bouge !
Où est-il ?
Retrouvez son corps.
- Faites venir des plongeurs. - Reçu.
Vous m'avez eu ? Il vous faut un indice ?
Les règles de ce petit jeu de mensonge,
vous vous en souvenez ?
Me kidnapper à nouveau est absolument nécessaire ?
Envoyez-moi un e-mail ou appelez-moi.
Vous ne savez même pas qui est la femme que vous protégez.
L'agent Vos et Falk sont la même personne.
Elle vous utilise pour tuer des gens.
D'accord, allons-y.
J'ai un plan, mais il faut agir maintenant.
Vous m'aiderez, que vous le veuillez ou non.
Je sais que vous êtes un homme bien.
Où peut-elle être ?
La connaissant, elle cherche votre corps.
Inspecteur Leon.
Désolé d'appeler en retard. On a son corps.
Montrez-moi son visage.
Désolé de t'interrompre,
Falk, agent Vos, quel que soit ton nom.
Explique donc à Leon qui tu es vraiment.
Quelle déception vous êtes.
Policier à terre. J'ai besoin de renforts, maintenant !
La brigade a été alertée de l'incident vers 00 h 30, heure locale.
Il n'est pas clair si l'incident était accidentel ou délibéré.
Mariusz Ilych, magnat de la construction, remporte le vote au parlement.
Le défunt frère du magnat, Yakov Ilych,
a fondé l'empire de la production de gaz avant sa mort prématurée.
La fille de Yakov, Jonna Ilych,
soutient son oncle, Mariusz, dans sa campagne.
Il y aura une célébration officielle demain à Prague.
Merci, Maxim. C'est tout pour aujourd'hui, vous pouvez disposer.
Un oubli ?
Ne bougez pas.
Enchanté, Jonna. Ou devrais-je vous appeler Maât ?
Maât ? Je ne connais pas cette personne.
Bien sûr que si.
Vous avez créé ce jeu pour vous venger.
Mais c'est votre oncle qui a tué votre père.
Non. Il a payé quelqu'un comme vous pour le faire.
Comme vous nous avez payés pour nous entre-tuer.
Six millions de dollars achètent beaucoup de corps.
C'est faux.
Cet argent devait arrêter mon oncle et vous arrêter tous.
Nous arrêter ?
Comment ?
Mon oncle m'a gardée près de lui pour me contrôler.
M'a intégrée à la machine qui l'aidait.
Un meurtrier de masse a pris le pouvoir sur tout un pays.
Il aimait me faire parader.
La pauvre orpheline qu'il avait sauvée.
Mais si je l'avais questionné,
il aurait mis un contrat sur ma tête aussi.
Il résolvait les problèmes ainsi.
Je les aidais à mettre fin à ça.
- Vous aidiez qui ? - Des agents.
Quels agents ?
Jonna Ilych ? Agent Vos.
Je reprends l'enquête.
Inspecteur Leon, vous dépendez directement de moi.
Tout est là ?
Oui. Recueilli dans le cercle des tueurs à gage de mon oncle.
Cibles, transferts d'argent.
Il gardait des enregistrements cryptés.
Qu'en est-il de lui ? Falk ?
Avez-vous autre chose sur lui ? Son vrai nom ou...
Non, il couvre très bien ses traces. On n'a rien.
Avez-vous montré ça à quelqu'un ?
Non.
Je suis vraiment désolée pour votre père.
Si on avait assez d'argent comme appât,
on pourrait offrir un contrat à chacun des assassins,
puis créer des appâts imaginaires à tuer.
Attirons-les hors de l'ombre et capturons-les.
Combien d'argent vous faut-il ?
L'enquêteur principal, savez-vous qui c'était ?
L'agent Vos.
Pas le nom qu'elle a donné, mais qui elle était.
Vous avez remis ces fichiers à Falk.
C'est la femme qui a tué votre père.
Non.
Non !
Elle ne pouvait pas risquer d'être exposée.
Elle devait se débarrasser des preuves.
Cela signifiait votre oncle, les assassins qu'il a engagés, et vous.
Elle a créé un jeu mortel
qu'elle manipulait de l'agence.
Et même Leon, en lui donnant les mensonges à nous dire.
Mais ce n'est pas...
Le doigt de mon père a été coupé.
Falk imite les méthodes d'autres assassins.
Elle imitait Ryder pour duper les enquêteurs.
Tout ce qu'elle a fait, c'était pour essayer de me tuer,
ou faire en sorte que je vous tue.
Qu'en est-il de l'argent ? Où est-il ?
Disparu.
L'agence n'en a aucune trace, ni d'aucune de nos réunions.
L'argent n'est jamais allé à personne.
Falk a gardé l'argent.
J'ai eu un mot de l'agence il y a une heure.
Ils m'ont dit que l'agent Vos est mort.
Elle était en mission en Italie et aurait eu une crise cardiaque.
Sophie.
Ce n'est que moi. C'est bon.
- C'est fini ? - J'espère.
Je n'aime pas cette réponse.
Mon Dieu, qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
C'est bon. Ça va.
Je vais guérir.
Je ne reste pas longtemps.
Où tu vas ?
Je vais à l'appartement chercher des vêtements.
Rends-moi service. Verrouille ta porte.
Si tu comptes disparaître, je ne veux pas ça.
On reste ensemble.
Tu me l'avais promis.
- C'est une fille ? - Notre fille.
Petit idiot.
Morgan, tu sais quelle est ta plus grosse erreur ?
Tu veux vivre.
Non seulement survivre,
mais vivre.
Aimer. Prendre soin.
Ça te rend vulnérable. Faible.
Si tu as une occasion, tire.
Non.
Tu vas souffrir, d'abord.
Exactement comme moi.
Comment tu as dit ?
"Ressens les conséquences de ce que tu as fait."
On a des affaires en suspens.
Un dernier contrat non rempli.
Tu vas te tuer.
Cette conversation est terminée.
Toi et moi savons mieux que quiconque que chaque vie a un prix.
Et je connais le tien.
Tu ferais mieux de courir vite.
Pour ne pas rater le spectacle.
Leon, Falk est toujours en vie. Elle a Sophie.
J'ai besoin de vous.
Je vous envoie une adresse. Soyez-y.
Sophie ?
Sophie !
Je ne bougerais pas, si j'étais toi.
Si tu écartes ta jambe de ce fil, tu vas exploser.
Il doit nous rester un peu moins de cinq minutes.
Donne-moi ton arme.
Allez, donne-la-moi.
Fait chier !
Bon garçon.
On doit encore jouer à un dernier jeu.
Le jeu est terminé. C'est fini. Tu as gagné.
Libère-la. Il n'y a rien de plus.
Il y a un rebondissement.
Un compte à rebours pour désarmer.
Donc dans environ quatre minutes, tu seras en sécurité,
mais Sophie se sera noyée.
Tu as donc une décision à prendre.
Soit tu regardes la mère de ton enfant à naître mourir
ou tu laisses la bombe exploser,
et vous mourez ensemble, ce qui est romantique.
Quel que soit ton choix, je gagne, tu perds.
La victoire m'appartient.
Tu sais si c'est un garçon ou une fille ?
Tu as réfléchi à un prénom ?
Parce que je trouve que Falk, c'est plutôt mignon.
Allez, lève-toi !
Debout. Tourne-toi. Montre-moi ton visage.
Amusez-vous bien. Ciao.
Sophie !
Reste calme.
Reste calme, bébé.
Leon.
Aidez-nous. S'il vous plaît !
Vite, Leon !
Sophie, reste avec moi.
Reste là quelques secondes.
D'accord.
Bébé, reste avec moi.
Ne meurs pas ! Respire !
Réveille-toi.
Ne meurs pas ! Sophie, réveille-toi !
Bébé. Ça va.
Mon Dieu.
- Putain d'enfoiré. - Non. Sophie, c'est moi !
Tu as dit qu'on était en sécurité !
On l'est, maintenant. Ça va.
On est en sécurité.
Respire. Voilà.
J'ai cru t'avoir perdue.
Ça va.
Tout va bien.
Je dois en finir.
Je dois en finir avec ça.
Descends cette salope.
Aide Leon. Appelle une ambulance.
Falk !
Sous-titres : Michael Puleo
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