All language subtitles for Ti.Mene.Nosis.2015 fr

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Original subtitles

Concentrez-vous, s’il vous plaît.

Parce que, comme vous l’avez dit, c’est l’heure.

Concentrez-vous, s’il vous plaît.

Parce que, comme vous l’avez dit, c’est l’heure.

Concentrez-vous, s’il vous plaît.

Quant au nom de Bota, vous ne vous arrêterez à rien

pour diffamer le nom de Bota et de Dora Bota elle-même.

Quand Dora a été sommée de comparaître à Nyon,

en tant que témoin,

ma première réaction a été de réclamer un détecteur de mensonges.

“Dora Bota a arrangé la finale.”

Qui en profite ?

Qui profite en écrivant ça sur le football croate ?

Qui ?

Des malades.

T’as soif ?

Tu as grandi.

Retourne te coucher.

Allez.

Concentrez-vous, s’il vous plaît.

Parce que, comme vous l’avez dit, c’est l’heure.

Quant au nom de Mamic, vous ne vous arrêterez à rien

pour diffamer le nom de Mamic et de Zdravko Mamic lui-même.

Ça va, chérie ?

C’est comme ça qu’un Bosniaque dit Hello Kitty.

Ne te fous pas de moi en faisant le beauf.

Je n’ai pas encore commencé à me foutre de toi, mais je suis prêt.

Pas moi !

Dors !

“Mamic, l’arbitre et la mafia ont acheté la finale de la coupe.”

Qui profite en écrivant ça sur le football croate ? Qui ?

Des malades.

Police. Perquisition.

Sortez !

Que se passe-t-il ?

- Maman ! - Viens là, chérie.

Enculés !

Dora, dans ta chambre. Maintenant !

Attends là, ma chérie.

Maman, va chercher tes affaires.

Attends.

- Je leur ai dit que t’avais rien. - Je sais.

Papa ! Papa !

Le congélo.

- Pardon, monsieur... - Foutez-moi la paix !

Donne-moi la petite.

Je bosse. Les enfants ont l’école. Regardez-moi m’habiller.

Allez, Dora. Dépêche-toi.

- Dora, habille-toi. - Suivez-moi.

Papa, ne mange pas avant tes analyses.

- J’ai failli oublier. - Tu ne mourras pas d’inanition.

Où est ton pansement ?

- Je suis pressée, arrête de déconner ! - Tu dis ça à ton père ?

- Honte à toi. - C’est vrai, non ?

Tu vas où ?

J’ai le tournage.

Mesure bien la lumière pour que ce soit ni trop sombre ou trop clair.

Je ne fais pas la caméra.

- Ça a fait mal ? - Un peu.

- C’est trop serré ? - Pas du tout, chérie.

- Tu veux de l’aide pour t’habiller ? - Non, ça va aller.

Vas-y, Ives.

Donne-moi ta main.

Mesure bien la lumière.

Salauds. Vous allez m’entendre.

Salauds.

- Je le garde ! - Ives !

- Quoi ? Dégagez ! - Ives, redonne-leur.

Tu vas remplacer la fenêtre ? Merde !

Ça m’a pris trois mois pour acheter celle-ci !

Pour la dernière fois !

Ils tapent dans le ballon sans putain de talent.

Arrête tes conneries.

Au moins, ce sont les miennes.

- Nom de Dieu ! - Désolée !

Attention, espèce de cinglée !

Tu aurais pu frapper mon bébé, putain d’enculée !

- Désolée. - Grosse vache !

- Vous avez vu ? - Oui, madame.

Elle ne s’est même pas excusée !

Ta gueule, t’en auras cinq autres de toute façon.

Regarde où tu marches, salope !

- J’aurais pu frapper votre bébé ? - Oui !

Une salope qui crie “Espèce d’enculée” est une grosse vache !

Une grosse vache qui sort son bébé quand on gèle !

Alors, pourquoi t’es sortie ?

Je travaille pour que les gens comme toi puissent glander.

Dégage !

Ta gueule !

C’est ça ! Frappe plus fort !

Espèce de grosse vache !

Le monde regorge d’idiotes comme toi ! Il en regorge !

Je suis sorti acheter du cognac pour un gâteau.

Putain d’enculée !

Tu ne devrais pas te fâcher comme ça.

Hier, la neige est tombée sur presque toute la Croatie

et ça continuera aujourd’hui.

Les trois prochains jours seront de plus en plus froids.

Avec encore de la neige samedi,

mais demain les précipitations cesseront presque partout.

Je...

Marin !

Il y a un homme évanoui dans sa voiture devant chez moi, au 26 Dvoricak.

Je ne sais pas s’il est vivant.

Oui.

Je sors en ce moment même.

Je ne peux pas ouvrir.

Non, aucune réaction.

Ses yeux sont ouverts.

Jeune homme !

Merde !

Un jeune homme a fait une overdose. Envoyez une...

Je ne sais pas s’il respire, il est enfermé !

Un, deux, trois, quatre, cinq.

Bravo ! Ça va aller.

Ça va aller.

Tout va bien.

TU ME PORTES

Mamie viendra vous chercher. Jan, tu attendras Dora. Dis-le à la maîtresse.

- Papa est en prison ? - Non.

La police fouillait notre maison par précaution.

- Menteuse. - Arrête.

- Est-ce qu’il va s’évader ? - Non, ne t’en fais pas.

Allez, embrasse maman. Maman doit y aller.

Vite ! Au revoir.

Allons-y.

Je ne comprends pas du tout.

- Ce sont les nouveaux formulaires. - Viens.

Reviens une seconde.

Regarde !

C’est pour usage personnel.

Attends un instant !

Attends, mec, ce n’est pas moi !

Il n’y a que toi et lui qui saviez que j’avais le matos.

Tu m’accuses ?

Quand Dario me l’a filé, il n’y avait que toi, moi et lui.

Dario se saboterait-il lui-même ?

Tu vas me frapper maintenant ?

- C’est comme ça que tu le remercies ? - Tu t’en prends à Rale ? Il t’a caché !

Pourquoi tu planques le matos de Dario ? C’est ton copain ?

- Allons boire un verre. - Avec 10 000 € dans la nature ?

T’inquiète. On va trouver le traître.

- C’est quelqu’un d’ici ! - On va le trouver, Vedran.

- Merde, vous retournez pas. - Vos gueules, les débiles.

Vous êtes tous des débiles.

Regarde les gosses te dévisager.

La légende de la photo.

Si seulement les flics savaient que leurs matraques sont inutiles ici.

Verse-nous un autre verre et files-en aux garçons.

Es-tu assez grande pour garder un secret ?

Un secret que même papa ne devrait pas savoir ?

Coupé ! Parfait ! Très bien. On la garde.

Dieu soit loué ! Dégage, tu me rends nerveux.

- Prochaine scène. Anabela rentre... - Tu veux dire Anastazija.

Je me souviens jamais des prénoms.

De la pédophilie ?

Qu’est-ce qu’elle fait ?

Pourquoi la pédophilie ?

Appelle le studio, dis-leur de la refaire. Pas de pédophilie dans la scène.

Les esquisses ?

Je suis tellement gênée...

Si c’est pour le boulot, vous en faites pas.

Le mur dans les esquisses était bordeaux foncé.

- Cette couleur n’existe pas ! - On était d’accord !

Dis à Ives de retourner la dernière scène.

Nataša n’est pas satisfaite.

Elle a remarqué les insinuations pédophiles.

Comment ça, elle refuse ?

- Montre-moi les esquisses. - Pardon.

- Oui ? - Il faut me remplacer.

- Non. - C’est urgent.

Sors. Je te verrai dans 15 minutes.

- C’est la fin de la journée. - Non !

- Je dois aller chercher mes enfants. - Elle ne retournera pas sans raison.

Elle la trouve bien.

Qu’est-ce qui te prend ? On est en réunion, sors.

On verra ça dans 15 minutes !

- C’est toutes les minutes ! - Elle veut que j’y aille. Parfait.

- Montre-moi les esquisses ! - Vous merdez à tous les coups !

- Arrête avec tes conneries ! - Silence !

Rentrez chez vous et ne revenez plus.

J’en ai assez de cet environnement épouvantable.

Au revoir.

Je n’ai pas été assez claire ?

Vous avez été virés.

Me voilà. Bonjour.

Désolée, j’étais aux toilettes.

- Bon, alors... - Pour ta gouverne, la patronne arrive.

- Vraiment ? Très bien. - Le médecin dit, “Je le ferai pour rien,

puisque le nouvel amant tire à blanc.”

Pas de balles aujourd’hui,

mais je vais t’amuser avec un truc semblable.

Tu es sur la table, tu viens de finir. Tu lui dis de se rhabiller.

Oui, action !

- Ce n’est pas une scène de table ? - Si, mais tu es couchée.

- Mais je suis en costume. - On va l’enlever.

Dis à quelqu’un d’apporter le drap.

D’accord !

- Je ne me suis pas rasé les jambes... - Personne ne le verra.

- Et je l’examine ? - C’est ça.

Ce n’est pas écrit, mais je pourrais dire...

Non.

- Je m’informais. - D’accord, mais non.

Très bien.

- Cette scène. - Je ne l’ai pas répétée sur la table.

- Qu’est-ce que je dis ? - Tu dis...

Il ne suffit pas de vouloir me faire un enfant.

Il ne veut pas se faire examiner. Il n’a rien.

J’écoutais cette dispute. Qu’est-ce qu’elle a fait ?

Tu as vu ? La petite est géniale !

Parce qu’elle a dévié du scénario ?

- Elle n’a pas... - Maintenant, c’est comme un film.

- Elle n’a pas changé un mot ! - Elle a changé le contexte.

La scène n’a plus le même sens que dans le scénario !

On ne tourne pas un film. Notre public ne veut pas d’horreurs !

On a un plus gros souci.

- Lequel ? - Plus tard.

- Tu as parlé à Filip ? - Non ! Et je ne le ferai pas !

Bonjour.

- Bravo pour ta couverture de Gloria ! - C’est photoshoppé, mais merci.

- Que t’est-il arrivé à la main ? - Rien. Je dois y aller.

Tout est réglé alors, souris ! On s’est débarrassé des parasites.

- Peut-être, mais je me sens mal. - Moi aussi !

On raccompagne les producteurs de Belgrade et Ljubljana ?

Bien sûr.

- Encore du squash, Nataša ? - J’aimerais trop ! Va écrire !

- Tu vas adorer le prochain épisode ! - J’espère ! T’en es où ?

- Une ou deux voitures ? - Ils sont petits. Une suffira.

Les journaux veulent en savoir plus sur ce gamin que tu as sauvé.

Non ! Il a fait une overdose. Je ne lui collerai pas la presse.

- On garde ça ? - Non, on l’a coupé. Elle improvisera.

T’as une minute ?

Qu’est-ce que tu fais ?

Où est-il écrit que Daniel est pédophile ?

C’est une bonne accroche. Vague...

Ne change plus jamais le contexte d’une scène.

On a des gens qui sont là pour ça.

Tu veux quoi ?

Une scène comme celle-ci... “T’en penses quoi ?” “Ça va être énorme !”

Qui a écrit ça ? Est-ce qu’il l’a joué ?

- Pas de pédophilie. - Il ne s’agit pas de pédophilie !

Le plus gros problème est qu’un homme rusé et malin

demande à une enfant de 7 ans de voler les compositions de son père !

- C’est mal écrit ! - Pas de pédophilie !

On ne sait pas si c’est de la pédophilie. Je voulais que la scène...

Pas de pédophilie. Combien de fois l’ai-je dit ?

Trois ?

Très bien. D’accord.

On retourne la scène d’Albert et Danijel !

C’est Daniel, pas Danijel. Pas de “J”.

On retourne la scène d’Albert et Danijel sans “J” !

Pourquoi on la garde ? On a toujours des soucis avec elle.

Marin l’aime bien, l’équipe aussi et elle n’est pas si mal.

Folle, mais pas si mal. Elle est ta responsabilité, pas la mienne.

Oui, mais ce couple...

Si ce n’est pas eux aujourd’hui, ce sera deux autres demain. Débrouille-toi.

Bon. Le Dr Kajp a appelé. Je confirme le rendez-vous ?

S’il te plaît.

Tu l’as laissé dans le studio. Tu veux répondre ?

Merci.

Allô ?

Cinq minutes de pause !

Je peux te demander un service ? Je ne peux pas partir maintenant.

Va chercher mon père et ramène-le chez lui.

Assure-toi qu’il est bien rentré.

S’il n’a pas la clé, le voisin d’en bas a un double.

Merci.

File cet argent de poche à la dame qui le surveille.

- Texte-moi pour me dire que tout va bien. - D’accord.

Non. Pas dehors. C’est pas l’endroit. À la maison.

Et voilà.

PRISONNIERS DU BONHEUR

On va manger du strudel.

- Du strudel magique ? - Non. Ce n’est pas du strudel.

Le Zauberflöte, de Mozart.

Je n’ai pas de bonbons Mozart. Juste du strudel.

Moi, j’ai le Zauberflöte. De Mozart.

Tu peux le mettre ?

Bien sûr.

La Flûte enchantée.

Deux actes, 14 scènes.

Un Singspiel.

- Au revoir. - Au revoir, bonne nuit.

Papa.

Viens te coucher.

Viens.

Je t’en prie...

Je t’en prie, rentre chez toi. Je suis marié.

- Papa, viens te coucher. - Non. Je t’en prie, va-t’en.

Je serai dans une drôle de situation si Ema te trouve ici.

Il est déjà tard, je suis marié.

Ma femme s’appelle Ema.

Arrête, papa. Ema est morte. Elle est partie.

Je suis ta fille, Ives.

Je t’en prie, on est tous fatigués...

Et si on dînait samedi ou un autre jour à ta convenance ?

Samedi, ce serait très bien.

Allez, Ives. Réveille-toi !

Allez.

Lève-toi, il est déjà midi. Tu es en retard.

Lève-toi, je t’ai préparé le petit-déj.

Allez, Ives.

Ives, allez !

Mon Dieu, comme tu peines à te lever.

- Il est 6 h. - Le temps passe vite, tu sais.

Serrez le poing.

C’est ça. Continuez.

Très bien.

Gardez les yeux fermés. Les bras en croix.

Touchez votre nez.

Avec l’autre main.

Baissez les bras.

Ça va si vite.

À certains moments, il est lui-même

et à d’autres, un parfait inconnu.

Plus souvent un inconnu.

Je sais.

C’est dur quand un proche devient un inconnu.

Et ce bracelet ? Vous devriez l’enlever.

Vous le marquez. Ce n’est pas bien.

Pardon.

PLAQUES

MÉDOCS

Allô, Igor. C’est moi.

Tu peux m’accueillir chez toi la semaine prochaine pour le boulot ?

FILMS

LA DÉMENCE

Non, pourquoi ? C’était cool la semaine dernière.

Non, j’ai demandé un prêt et j’ai besoin du fric.

Très bien, d’accord.

Entendu. Génial.

À plus tard. Merci. Au revoir.

Pour qu’on vous accorde un prêt, vous devez régler vos cartes de crédit.

Je n’ai pas de dettes.

Effectivement.

Mais les frais de dossier ont été facturés sur votre ancien compte.

Celui que j’ai fermé ?

Oui. Les frais ont été facturés et maintenant, il est dans le rouge.

Bon. Je retire 100 000 kunas et je file.

Mais le compte est fermé.

Alors, comment avez-vous facturé les frais de dossier ?

Alors, donnez-moi les 100 000 kunas.

- Impossible. - Je veux voir le gérant.

- Vous l’appelez de l’œil ? - Calmez-vous.

Je suis calme, je demandais.

Comment s’appelle-t-il ?

J’imagine qu’un Miljenko serait parfait pour ce bazar.

Laissez-moi essayer. Miljenko !

Où es-tu ?

Il doit être dans son alcôve,

où il tape sur sa machine pour ne rien foutre !

Miljenko !

Ou peut-être Drago, un autre nom parfait pour un gérant de succursale.

Drago ! Viens !

Putain de flemmards ! Personne ne bosse ici ! Enculés !

C’est toi, Drago ? T’en as l’air d’un.

Je voudrais mes 100 000 kunas.

- Que puis-je faire pour vous ? - 100 000 kunas m’iraient bien.

Vlado !

C’est incroyable ! Incroyable, putain !

- Calmez-vous. - Pourquoi je me calmerais ?

Incroyable ! Tu me files les 100 000 ? Hein, Vlado ?

Bande de bons à rien !

Incapables de répondre à une simple question !

Si vous travailliez vraiment, le pays n’en serait pas là !

- La révérence ! - Viens.

La révérence !

Viens.

La révérence.

La révérence !

Maintenant, la tête en arrière.

Je me fous de ce qu’ils disent.

Je te marque pour ne pas te perdre.

- Je veux une histoire. - D’accord. Couche-toi.

Il était une fois une toute petite fille.

Elle vivait dans une belle maison en bois au bord d’une grande rivière.

Elle voulait désespérément une barque pour aller sur l’île de l’autre côté,

parce qu’il y avait un grand arbre vert, magnifique

avec une belle grosse canopée verte.

Son père a dit qu’elle ne pouvait pas avoir de barque,

mais qu’elle aurait droit à un radeau s’ils le construisaient ensemble.

Le jour venu, ils ont navigué vers la belle île,

mais un vent violent a fait chavirer le radeau.

La petite fille ne savait pas nager alors, elle a juste battu des bras.

Son père a fait la même chose et le vent s’est arrêté.

La rivière s’est calmée

et il n’y avait plus un son.

Ils vous laissent les moulures et les rideaux. Tout est neuf.

Allô ?

Je ne peux pas, je suis avec une cliente.

- Alors, on t’a manqué, tu es accro ? - J’ai été happée.

Je ne parlerai pas du scénario avec toi !

Les producteurs veulent se débarrasser de ton personnage, pas moi. D’accord ?

Je prends tous mes rôles au sérieux. Mais ces scénarios sont débiles !

Je ne sais pas de quoi tu parles. Je viens d’arriver.

J’aurais pu refuser ce scénario, mais non, parce que je te déteste !

Les mecs...

Les nouvelles scènes sont là. Je ne comprends plus.

Ils veulent tuer Albert, il a dû exiger plus de fric.

Vraiment ?

- Aïe ! Arrête ! - D’accord.

T’es nulle. Dégage.

La semaine va être marrante.

Non ! Pas de sacs d’épicerie ! Qui va croire qu’il est un braqueur ?

Mettez-lui une veste sur le bras comme s’il cachait une arme.

Et répétons !

- Combien de scènes ? - Vingt-trois. On va battre le record.

- C’est cela. - Si on me demande...

“Quelle est ma motivation ?”

Couvre mes rides. Pas trop de bleu !

C’est assez. On tourne.

On ne me maquille jamais assez !

Ta beauté est naturelle.

Tout le monde ! C’est Marin ! Je vous en prie, venez !

Je vous en prie ! C’est Marin.

Venez !

Bonsoir. Signez ici, je vous prie.

Voilà.

Ici ?

Merci. Et la couverture, s’il vous plaît.

- C’est tout ? - Au revoir.

Adieu. Ce fut charmant.

Tu dois partir maintenant. Il est tard. Je suis fatigué. Tu es mal élevée !

Sors de chez moi ! Dehors !

Je ne te supporte plus !

Pourquoi tu ne peux pas vivre seul ?

Je vais passer ma vie à laver tes caleçons et changer tes draps ?

Tu te fous de ma gueule !

Tu ne penses qu’à ton cul !

Ton gros cul engraissé aux viennoiseries !

Fous-toi un putain de bretzel dans le cul !

Sais-tu seulement qui je suis ?

Qui je suis pour toi ?

Une putain d’infirmière ?

Dis-moi, qui suis-je ?

Donne-moi ça.

“J’ai compris qu’il n’y aurait ni aide ni espoir

et j’ai été envahi par une horreur que je n’avais jamais connue,

sauf peut-être dans de rares rêves horribles,

parce que je nous savais impuissants devant la bêtise et l’égoïsme

quand ils prennent cette forme mouvante et divine.

J’ai parlé comme un homme luttant pour sa vie.

Dans ma maison tu es venue pour y déballer tes sentiments.

Tu m’as trouvée pour faire tes bonnes œuvres ?

Sors maintenant ! Dehors ! Sors !

Je ne me souviens plus de rien. Je ne...”

Le temps passe vite, tu sais.

Arrêtez !

Arrêtez !

Il est dans quelle scène ?

Pour justifier le fait qu’Anastazija a quitté sa famille pour un rupin,

ils lui ont inventé un père fou.

Quelle est ma motivation ? On s’en fout.

Eh, Ives.

Vous parlez des langues étrangères ?

Bien sûr...

- “Où vas-tu ?” - Génial.

Vous pouvez dire une réplique dans une de ces langues ?

- Celle-là, je ne la connais pas. - Vous ne la connaissez pas ?

Choisissez n’importe quelle langue pour cette réplique.

Alors, il est professeur, parle différentes langues au petit-déj

et perd le fil de sa pensée en les parlant.

Je l’adore, mais je hais sa maladie.

Exact. Tu l’aimes, mais pas sa maladie. La maladie n’est pas ton père.

Puisqu’on est père et fille, j’ai pensé

qu’on aurait peut-être un petit rituel en mangeant...

Très bien, parfait.

- Je vais regarder sur le moniteur. - D’accord.

Parce qu’on est pareil.

Ives, ma Ives.

C’est quoi ça ?

Du maquillage.

Un baiser papillon.

Mais comment ?

Je suis allé marcher et j’ai vu...

un lion.

Le lion s’est approché et m’a demandé...

Il s’est approché et m’a demandé...

Le lion m’a demandé...

Demandé...

J’oublie ce qu’il m’a demandé.

- Il a dit, “Tu veux venir à la maison ?” - J’aimerais bien.

- Ça te plaît ? - Ils sont magnifiques.

Voulez-vous danser, jeune femme ?

Non.

Je mène.

L’homme mène toujours.

Papa, je dois faire pipi.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? - On s’est enfuies. Mamie dort.

Qu’est-ce que vous faites ici ?

- Mamie dort. - J’ai entendu.

Papa, mamie n’a pas de dents. Elle a...

Mamie dit que le diable va te reprendre. Tu vas encore disparaître ?

Je ne vais nulle part.

- Tu bois, tu mens. - Je bois, mais je ne mens pas.

Papa, je dois faire pipi !

Venez, vous ne pouvez pas rester seuls.

Attends ici et chante.

- Pourquoi ? - Pour que je sache que tout va bien.

Dora, je ne t’entends pas. Chante.

Ils diront que tu t’es échappé

Ceux toujours restés à quai

Pour eux, je suis un bateau maudit

Ils diront, presque défiants

Que j’ai craint le dragon et regardé quand ils exultaient

Papa, je dois faire caca.

Ce qui ride ma peau, tu devrais le savoir

Et la poussière dans mon œil

Peu d’entre nous ont atteint ces rivages

Où se forme un orage

Ils jureront dans leur prose, fallots

Comme une nuée de corbeaux

Sur le contresens dans mes mots...

Fini.

J’ai compté les crucifiés

Les justifiés et les exceptions

Gâchés dans cette humanité

Seuls les rares trouvent les perles rares

Je sais que tu désires la résurrection

Cette timide silhouette

Là, je

T’avais dans mon souffle

Tu te souviens de la “Comptine” ?

Papa, on m’a pas lavé les mains.

Tu as raison.

On le fera à la maison.

Attendez-moi là.

- On m’a dit ce qui est arrivé. Ça va ? - Oui et non.

- Tu vas devoir attendre pour le fric. - Pas de souci. On va se débrouiller.

Ramène les enfants à la maison. Ils vont prendre froid.

À toi !

À toi !

Je viens de te toucher !

Tu ne peux pas prendre ça.

Allez dans votre chambre. Filez. Allez.

Dans votre chambre !

Tu es un extraterrestre !

Et un gros en plus.

Non, toi !

Meurs, monstre !

Venez là !

Venez là. Allez !

Dora, viens là ! Venez là, tous les deux !

Écoutez-moi bien. Ne sortez plus jamais seuls !

Compris ? Vous m’entendez ? Maintenant, silence.

Plus un bruit !

Sors. Sors !

- Je ne veux plus te voir. - Calme-toi.

Tu te fiches de moi ou de ce que j’ai enduré

pendant tes quatre ans de va-et-vient entre la Bosnie et l’Espagne !

- Au moins, prouve-toi avec les mômes ! - J’ai envoyé du fric, j’ai appelé...

Va te faire foutre avec ton fric !

Et tes cartes postales... de Bosnie !

Mon Dieu.

Des appels de trous perdus et de numéros étranges. Je devais dire quoi ?

“Bonjour ! Nouveau numéro, chéri ? T’as baisé des putes à Utrecht ?”

Tu sais quoi ? Tu ne peux plus rester ici.

Lidija, laisse-moi une chance. Le matos n’était pas à moi...

Tu es dingue ! Complètement !

J’en peux plus ! Je ne sais même plus pleurer à cause de toi.

Connard !

Je te déteste !

- Je le sais, mais j’ai un plan. - Sors d’ici ! Dégage !

- Calme-toi. - Tu sais quoi ?

Je ne te déteste pas. Tu piges ?

Tu n’es rien pour moi.

Je ne t’aime même pas. Physiquement, tu me dégoûtes.

Sors.

Imagine, tu vas à la piscine pour rigoler,

tu chopes une mycose et tu peux plus t’en débarrasser.

Tu vas dans un pédiluve, où les gens se lavent les pieds

et personne n’est infecté.

Poltrons.

Quarante-cinq minutes avant Disneyland.

Allons-y.

Je sens que tu ne m’aimes pas et donc, je n’y arrive pas.

Je t’aime.

Non, tu ne m’aimes pas. Je le sens.

- Tu es juste fatigué. - Pas du tout. Tu es ailleurs.

Moi, je ne t’aime pas ?

- Scorpion. - “Amour :

Situation émotionnelle incomplète et incertaine.

Votre partenaire va éveiller vos soupçons...”

Le tarot et l’horoscope ne mentent jamais.

Qu’est-ce qui sonne ? Je n’entends rien !

- Lidija est venue chercher les enfants. - Dieu soit loué !

Bonjour, chérie, entre.

- Ils ont été difficiles ? - Et comment.

De vrais criminels. Je vais les appeler des orcs.

- Marche ! - C’est ce que je fais.

Plus personne ne veut vous garder !

Je ne veux pas que ce sac à vin ou ses amies nous gardent.

Et les amis de ton père, ils sont gastrophysiciens peut-être ?

Gastrophysiciens ?

Tu veux dire astrophysiciens ! L’astrologie, c’est pour tes amies.

Arrête de te marrer.

Pourquoi tu ris ?

Continue de marcher.

Marche.

Qu’est-ce que tu regardes ?

Tu regardes quoi ?

Qui que soit l’entraîneur,

j’irai dans les vestiaires et on jouera comme contre Zaprešic.

La prochaine fois, je le prendrai par la gorge

et le lèverai à deux mètres du sol devant tout le monde.

J’ai eu un F en maths.

- Et maintenant ? - Rien.

C’est pour le recyclage, pas pour chez moi.

- Le beau brun est sexy. - Pas mal.

Aucun ne me plaît, mais je dois les garder à l’œil.

Pourquoi ?

Un jour, je vais les vendre.

Les vendre ? Hein ?

- Comme des poulets au marché ? - Un acheté, un offert.

Ça rapporte plus que cuisiner et nettoyer en étant leur femme.

Ils auront assez de fric pour se payer une femme de ménage.

Alors, tu devras les embrasser.

Pouah ! Tu m’as léchée !

Allons-y.

- C’est quoi ? - De l’herbe.

- Où t’as eu ça ? - Je l’ai piquée à mon père.

- Ton père fume de l’herbe ? - Oui.

- J’ai la tête qui tourne. - Laisse-la tourner.

Cool !

Comme un manège.

Quatre de plus.

Vous courrez pour moi, les poulets.

Dinamo, notre vie !

Mamic, philistin, quitte cette équipe !

J’en ai bavé assez longtemps, à entrer dans les vestiaires,

risquant ma réputation pour entendre leurs brimades.

“Que fait-elle dans les vestiaires ?”

Je sauve ma vie, bon sang ! Je sauve le club !

Qui que soit l’entraîneur,

j’irai dans les vestiaires et on jouera comme contre Zaprešic.

La prochaine fois je le prendrai par la gorge

et le lèverai à deux mètres du sol devant tout le monde.

Tant que je suis là,

ceux qui ne sont pas prêts à mourir pour le Dinamo...

peuvent s’attendre au pire.

Mais je me répète...

ce n’est pas une menace...

et je ne suis pas furieux

ni fatigué.

Bravo.

- Comment elle va ? - Super. Qu’est-ce que t’en as à foutre ?

- Je peux te priver des enfants ! - Nos enfants !

Tu veux juste savoir ce que j’ai dit à la police.

Je veux savoir pour Dora. Je suis là pour ça.

Je t’en prie, parle-moi.

Tu sais quoi ? Si tu n’étais pas leur père, je te dénoncerais !

- Je t’aime. J’ai un plan, attends. - Allez !

Ton dernier plan t’a éloigné pendant quatre ans !

Tu crois que je veux vivre avec un débile et son plan ?

Écoute-moi. Trouve-toi un emploi.

Ce n’est pas une suggestion. N’importe quel emploi.

De 9 h à 17 h, peu importe. Vigile, serveur, éboueur.

Je m’en fous. Je te veux avec un emploi.

Légitime !

Bonjour, chérie.

Maman ne veut pas que j’apporte l’ordi. Il t’attend à la maison.

Maman est très fâchée contre moi.

Elle a bien raison.

Ne refais jamais ça. Tu aurais pu mourir.

Tu le fais tout le temps.

Pendant que tu étais parti, j’avais peur que tu ne reviennes jamais.

Et je me sentais seule.

- Tu pensais à moi ? - Tout le temps. Moi aussi, j’étais seul.

Alors, pourquoi t’es parti ?

Parce que les gens font des erreurs.

Ne fais pas les mêmes que moi. Ne m’imite pas.

Je vais changer.

Mais toi aussi, d’accord ?

Maman m’aime pas, mais ne part pas. Tu m’aimes, mais tu pars.

Maman t’aime. On t’aime tous, beaucoup.

Mais parfois, on s’y prend mal ou on n’a pas de bol.

Ta ligne de vie est courte.

Je peux m’en faire une plus longue, comme Corto Maltese.

Un gitan a dit que la sienne était courte alors, il s’en est gravé une plus longue.

Mieux vaut rallonger la ligne de bonheur.

Bien, les filles.

Très bien.

Balancez des hanches.

Continuez comme ça. Je reviens.

Salut !

Il n’y a pas de fleuristes ici, que des boulangeries.

C’est réglé. Tu n’as qu’à rénover.

- J’ai besoin d’un emploi maintenant ! - J’en ai un pour toi.

Vigile, ici.

Tu dors pendant ton quart et tu rénoves le jour.

- Le quart de nuit ? - Oui.

Les patrons viennent parfois avec des nanas, tu t’en fous.

Les patrons sont des gamins. Leur père leur a acheté l’endroit.

C’est lui là-bas...

Eh, l’ami.

- Enfant gâté ! - Je commence quand ?

- Et la boutique ? - Je n’ai pas de fric à investir.

Pas besoin. On a la boutique.

Peins-la, trouve des fleurs,

l’homme de Marko t’arrange tes papiers et tu obtiens un prêt.

Tu bosses pour toi, pas pour eux.

On va essayer.

Miljenko !

Où es-tu ?

Il doit être dans son alcôve,

à taper sur sa machine pour ne rien foutre !

Ou peut-être Drago, un nom parfait pour un gérant de succursale.

Drago ! Viens !

Putain de flemmards ! Personne ne bosse ici !

Enculés ! Tu es Drago ?

- Ne sois pas comme ça si tu veux un mari. - Qui te dit que je suis hétéro ?

- Incroyable ! - Calmez-vous.

Pourquoi je devrais me calmer ?

Sortez !

Allez !

Sortez tout !

On approche ?

Tu te fous de moi !

“Nous avons investi 70 millions et allons fournir des emplois...”

Allons-y. D’accord ?

Papa ! Albert s’en va.

Papa, lâche-moi.

Ils sont avec moi.

Attendez ici.

Ça vous plaît ?

Elle veut se reposer, se coucher un peu...

- La bataille du Thermocochon ! - Thermopyles !

Laisse-moi finir d’abord et on en parlera ensuite.

- On entre dans le ravin. - Le ravin.

Le ravin.

- Des milliers de Perses devant nous. - Et on est 300.

Des milliers de Perses devant nous. Et on est 300.

- On ne capitulera pas ! - Et on ne trahira pas !

Ni capitulation ni trahison !

Attaquez !

Attaquez !

Des flèches !

Ni trahison !

Ni capitulation !

Au galop !

Marin, qu’y a-t-il ?

Qu’y a-t-il ?

Mon Dieu.

Racailles !

Marin, allez !

Oh, non !

Au secours !

Oh, mon Dieu.

À l’aide.

Au secours !

Je vous en prie, aidez-moi !

Tout le monde ! C’est Marin ! Je vous en prie, venez !

Je vous en prie ! C’est Marin.

Venez !

Il fallait que je te voie.

Tu ne peux pas courir le risque. Fuis !

Je m’en fous. Tout ce qui m’importe, c’est toi et notre enfant.

Redonne-moi ça !

Je veux lécher de la glace à la pistache sur ton corps. Apporte la glace.

- Maintenant, tu sais tout. - Oui.

Papa !

- Lâche-moi ! - Calme-toi !

Calme-toi.

Pour le déjeuner.

Va baiser ta mère !

Si j’avais su qu’il n’avait pas le permis, je n’aurais pas été d’accord.

Du calme. Le supermarché...

Va te faire foutre avec tes théories sur “réussir ou pas”.

Qu’est-ce que j’en ai foutre d’un supermarché ?

Tu as dit que tu avais les papiers. Je fais quoi avec les fleurs ?

On va les vendre au cimetière.

- Tu me dois ce fric. - Vedran !

La photo.

Et maintenant ?

Je sais pas.

Je te l’avais dit. La maison est au nom de sa mère.

Elle est retraitée, a construit des villas.

Qui est le type ?

Du Ministère de la Culture, corrompu.

Il a vexé un politicien en ne partageant pas.

- Il faut juste l’avertir ? - Oui. Pour qu’il partage. C’est facile.

Essaie le quartier chaud. Il baise souvent là-bas.

- C’est le dernier. - Quand tu auras remboursé ta dette.

- Pas besoin de ça. - On baise pas sans bite. Au cas où.

Tu bosses pas ?

J’ai démissionné.

C’est mort pour le fleuriste. Pas de permis.

Tu ne changeras jamais.

T’as raison. Jamais. Je ne peux pas.

Tu crois que n’importe qui peut changer ?

Oui, les gens changent.

Qui ?

Quand as-tu vu quelqu’un changer et devenir un autre ?

J’essaye.

J’essaye de me changer, changer de peau, d’uniforme.

- En attendant, laisse-moi une chance. - Une chance ?

Tu ne veux pas de moi de toute façon. Tu ne m’acceptes pas.

Même si j’étais médecin, tu trouverais un truc à dire.

On aurait quand même un problème, mais différent.

Jan, va te coucher.

- Tu peux me lire une histoire ? - Bien sûr. Viens.

Laquelle ?

La Bataille de Thermocochon.

La Bataille de Thermocochon...

- Thermopyles ! - Tu ne dors pas.

Non. Et je vais te montrer comment papa lit cette histoire.

Une grosse armée avait été assemblée pour la bataille.

Les 300 guerriers étaient armés jusqu’aux dents.

Ils suivirent tous leur chef, Leonidas.

Dans un ravin, Leonidas leur dit,

“Ni trahison ! Ni capitulation !”

Tu comprends ?

Non. Pourquoi ?

Parce que.

- Où est papa ? - Il est parti.

C’est tombé de ton sac quand Jan et moi l’avons renversé.

Quand vas-tu changer ?

Viens ici !

Il est parti à cause de toi ! Je te hais !

Il a été frappé au visage. Nez gonflé, coquard...

De la chirurgie gratuite.

- Je suis Fix. - Speedy. Salut !

Allons-y !

Ces photos étaient débiles, mec.

Elle doit vraiment tout mettre en ligne ?

Comme quand cette nana a vomi sur toi.

Fallait lui rendre la pareille.

Je l’ai presque fait ! Après une bouteille de cognac...

Épique.

Regardez cet idiot.

Et le mec que t’as envoyé aux urgences ?

Lâchez-la ! Lâchez-la !

Lâche-la, idiot !

Tu vas où ?

En voyage d’affaires.

Tu reviens quand ?

Cinq ans ?

Pas de trahison.

D’accord, allons-y.

- Tu as très bien fait, félicitations. - Merci.

L’indice d’écoute à Belgrade est génial.

Elle a sauvé la vie d’un homme.

- On a entendu ! - Allez.

Bien joué !

J’ai tout oublié des premiers soins. J’ai suivi un cours.

Je n’ai pas eu le temps de réfléchir.

Les situations critiques et le danger déclenchent des réactions instinctives.

Et puis, j’ai étudié la médecine pendant un an.

Génial.

Mon regretté père était médecin militaire à Belgrade.

Vous vous appelez Cornue. Il était Français ?

Non. J’ai pris le nom de jeune fille de ma mère.

Elle est une Cornue. Française. Je suis aussi citoyenne française.

- Vous en êtes à combien de mois ? - Cinq.

Garçon ou fille ?

Une fille.

- À la fille ! - Santé !

Putain.

Edita m’a encore texté. Où est-ce...

Tu m’as filé combien ? Je suis à sec !

Je t’ai soutenue pendant 15 ans !

Tu m’as soutenue ?

J’ai fait ma part comme toi ! Je demande parce que je suis à sec !

- Vends la maison. - Tu as un acheteur ? Vends-la, toi.

Honte à toi !

Honte à toi !

- Je ne t’ai pas déjà souvent aidé ? - Tu es une merde.

Une merde ! Voilà ce que tu es.

Tu as gâché ma vie et celle de mon môme à cause de cette pute !

Tu n’as jamais été un père pour lui, jamais pris soin de lui. Jamais !

- Tu n’as jamais aidé personne. - C’est Thanksgiving aujourd’hui ?

Il est aussi égoïste que toi. Il ne pense qu’à sa pomme.

- Qui va-t-on blâmer, Filip ou moi ? - Je ne peux plus vivre avec lui !

- Je l’ai foutu à la porte ! - Bien fait !

Tu...

Tu es dans mon ventre et...

parfois tu tapes tellement fort...

que je me dis que tu vas être très costaude.

C’est ce que je ressens et je me suis dit...

que je voulais...

que je voulais te le dire et te laisser quelque chose, pour savoir...

On aura très peu de temps...

On aura très peu de temps. On n’aura pas le temps de faire...

quoi que ce soit.

Bonjour.

Je voulais juste te dire que je suis désolée et que...

je t’aime et...

Ça vous dérangerait ?

Pas du tout.

Si c’est ce qu’il faut.

Laissez-moi vous aider.

Merci.

Je vous en prie, aidez-moi !

Tout le monde ! C’est Marin ! Je vous en prie, venez !

Je vous en prie ! C’est Marin.

Venez !

Que va dire Marin ?

Il est ton père. La maison est à moi aussi.

Je n’y arrive pas. Il y a trop de choses à réparer.

À quoi sert un homme qui ne sait pas réparer une porte ?

Toute cette merde sur le rôle d’un père, c’est tellement dépassé.

Une abeille, par exemple, se débarrasse des siens après insémination.

- Elles laissent des drones, mais... - Merci pour le conseil.

Puisqu’on a des radiateurs, ton sort est réglé.

Le tien et celui de ton père !

Attends. Une seconde.

Je te draguerais si tu n’étais pas enceinte. Regarde.

Mais tu vas me donner une sœur.

Tu me draguerais ?

Qu’est-ce que tu fais ?

Maintenant, je vais te montrer !

Nataša, j’ai appelé ton portable, mais tu n’as pas répondu.

Marin est à l’hôpital. Il va bien, ne t’en fais pas.

Je voulais juste te le dire.

Je vais appeler Filip. À plus tard, au revoir.

Allez, on y va ! On tourne la scène 35, épisode 112 !

Peter trompe Anastazija ! Ça te rappelle un truc ?

Allons-y !

L’équipe doit trouver la scène marrante.

- Tu vas la virer ? - Non. Après tout, elle a sauvé le patron.

Allez. Levez-vous. Debout !

Vite ! Réveillez-vous !

Apporte-moi les rapports...

pour les sponsors et...

Quoi ?

Rien, un petit étourdissement.

Il faut revoir la trésorerie.

Je viens de lire mes scènes. Je suis complice d’un meurtre ?

Comment je m’acoquine avec des criminels ?

Les filles m’adorent ! Moi en cavale, l’indice d’écoute va morfler !

On est en réunion. Sors.

C’est urgent. Si ce n’est pas bon, on le retournera...

Les filles attendront impatiemment ton retour.

On l’a fait pour l’indice d’écoute. Merci de t’en soucier.

Edita te cherche, elle a l’air contrariée.

- Je ne suis pas là. - D’accord.

Attends, je vais m’en occuper.

Envoie-la au studio, sortie 5, pour qu’on ne soit pas seules.

Elle va encore faire une scène alors, qu’il y ait du monde.

Je ne suis pas snob, mais il a baisé la lie.

- Les gens rient dans mon dos. - Calme-toi. Que puis-je faire ?

Tu aides Filip, je t’en remercie,

- même si je les hais, lui et son père. - Je dois vraiment faire vite.

Je suis gênée.

Je n’ai pas été gentille avec toi,

mais je sais que tu me comprends, surtout après ça.

J’ai besoin d’un emploi.

Je suis sur dialyse.

C’est de la torture. Trois fois trois heures chaque semaine.

Écoute. Quoi dire d’autre ?

J’ai besoin d’argent. J’ai des dettes.

Je t’en prie, file-moi un rôle.

Tu sais que je suis pro.

Bien sûr.

Je dirai au casting de t’appeler.

Merci.

Edita...

Je peux nettoyer ?

Oui, je vous en prie.

AGENCE D’ADOPTION FRANÇAISE

NOUVEL AN : ADOPTION DE MATT, ANNE ET LILA

POLICE DE ZAGREB PRÉVENTION DES CRIMES

- C’est qui ? - Tu ne le connais pas.

- Ça dure depuis combien de temps ? - Des années.

- Tu me le dis maintenant, à l’hôpital ? - Tu me trompes, je te trompe.

Au moins, tu n’es pas la risée de ta société.

On t’a trouvé le froc baissé.

Tu peux tout avoir.

J’ai transféré ce que j’avais à Filip.

- Filip ? - Oui. Ça reste dans la famille.

Tu as vraiment une sale mine.

Je suis fatiguée. Mais satisfaite.

- Et le bébé ? - Il n’est pas de toi.

- Je peux exiger un test de paternité. - Et je peux disparaître.

J’ai déclaré à la police que je partais volontairement alors,

on ne me cherchera pas.

Arrête tes conneries !

Si ça avait été de toi, il n’y aurait jamais eu de bébé.

Salope !

Je suis désolée, on était une erreur.

Regarde !

Et j’ai purgé les radiateurs, ils étaient pleins d’air.

Regarde ce que j’ai trouvé dans la remise. Des photos, à côté de la tondeuse.

Tu aimes vraiment les souvenirs !

Et celle-ci ?

- Incroyable. - Identiques.

- Tu veux sortir ? Rencontrer mes potes ? - Je suis fatiguée. Va t’amuser.

Une petite bière.

- Je paierai demain. - Désolé, impossible.

- Oh, ma bonne fée ! - Ta banque !

Exact.

Alors, les enfants seront sponsorisés ?

Oui, s’ils veulent étudier la médecine,

ils seront volontaires dans l’équipe de leur sponsor.

Plus important, ils seront soutenus émotionnellement.

Ce dont je n’ai jamais bénéficié.

Et maintenant ?

- Tu veux dire, est-ce que je le quitte ? - Je ne comprends pas.

Tu gères la société et il joue au patron.

Tu as tort, il est bon vendeur. Tu devrais le voir négocier.

Il est charmant.

- Comme toi. - On n’a rien en commun.

Filip, vous devez vous réconcilier.

Pour vivre heureux ? Comme dans tes feuilletons à la noix.

À la noix ? Ils nous payent à boire.

Désolé.

J’oublie toujours qui est l’imbécile ici.

L’endroit est vide, mais tu ne veux pas que je reste

Parce que je demande du fric chaque jour

Tu me détestes, va te faire foutre, idiot !

Je ne paierai jamais tes factures

À cause de toi, je m’habille mal

À cause de moi tu es toujours célibataire

À ta sœur cadette, j’ai dit non

Tu es la seule que j’ai jamais aimée !

L’endroit est vide, tout le temps

Tout ce qui te manque, c’est un athlète

Tu m’as dit que j’étais le pire de tous

Reprends-moi s’il te plaît, mon amour

Tu m’as apporté des fleurs, c’est vrai

Et j’ai aspiré ton eau comme une éponge

De cette terrasse où tu m’as salué

De mon vélo, j’ai plongé !

J’ai plongé !

J’ai plongé !

Putain de merde !

J’arrive.

Attends.

- Vas-y, ouvre la bouche. - Je vais engraisser.

Tu seras forte comme une lionne !

Laisse-moi prendre une photo de toi.

Attends.

Tu es le frère de ma fille.

Peut-être que Marin n’est pas mon père.

C’est mieux que les histoires de mes scénaristes.

Ou pire.

Oui ?

D’accord, réunion jeudi à...

Désolée, je n’ai pas mon agenda. Je te rappelle ?

Tu peux finaliser le contrat de location ?

C’est fait.

- On t’attend pour celui des acheteurs. - Dans une minute.

Bonjour.

RÉSULTATS IRM

Merci pour le loyer.

Je t’ai appelée.

- J’ai aussi essayé par... - J’ai une tumeur. Au cerveau.

Je vais mourir dans... trois ou quatre mois, disent-ils.

Je suis navré.

C’était il y a longtemps.

- Je ne me le pardonnerai jamais. - Moi, c’est déjà fait !

Sinon, je ne serais pas ici.

Je ne te porte pas.

Je ne te porte pas.

Tu me portes.

Quelqu’un te portera toujours.

Au début, ce quelqu’un sera le vent dans ton dos...

et ensuite, souvent, ta pierre d’achoppement.

Mais toute pierre d’achoppement peut devenir une marche

ou une pierre de fondation.

N’aie pas peur, tu peux y arriver.

SUPPRIMER CE DOSSIER ?

TERMINÉ

SUPPRIMER CE DOSSIER ?

SUPPRIMER CE DOSSIER ?

TERMINÉ

VIDE

- Bonjour. - La résidence Bota ?

- Oui ? - J’ai une livraison pour vous.

- Assez ! Il n’y a plus de place. - Mais il en reste...

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