All language subtitles for The.Promise.2011.Part.Two.BluRay.480p.H264

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Original subtitles

J'ai oubli� mon portefeuille ! Monte, j'arrive.

Du th� ?

- Th�, monsieur ? - Oui, s'il vous pla�t.

Merci.

Esp�ce de maladroit.

Tourne-toi.

Tr�s joli, Abdoul. Tr�s joli !

Bonjour.

On rigole un peu avec le charwallah, sergent.

�a le d�range pas. Hein, Abdoul ?

Non, monsieur.

Vous avez raison.

�a ne le d�range pas du tout.

Vous allez faire briller sa th�i�re pour qu'il puisse se voir dedans.

Demain, apr�s avoir fait dix tours du camp � 5 h du matin.

Vous n'oublierez pas ?

Non, sergent.

Allez...

Aidez-le � ramasser.

Il y a une relique de saint Machin, dedans.

Comme dans toutes les croix.

Oui.

- C'est sympa. - Bon anniversaire.

Bonjour.

�a va ?

Ils ont un probl�me ?

Ils espionnent pour Rowntree, ces enfoir�s.

Brod�es par vous ?

Tu auras mon cadeau plus tard. Si tu es sage.

M�fie-toi.

Elle va te rouler.

Je suis s�rieux.

Oui ?

L'h�pital se fout de la charit�.

Comment �a ?

Une alliance et un passeport. Voil� ce que veut la petite Clara.

Merci.

On peut se voir, apr�s ce que votre p�re a dit ?

Vous oubliez que je suis pay�e pour rendre votre s�jour agr�able.

C'est juste un boulot ?

Bien s�r.

Ce serait quoi, sinon ?

Je pr�f�re les Europ�ens.

Les Juifs qui sont n�s ici, les sabras,

sont incapables d'une conversation amicale.

S'ils voient une femme, c'est pour parler mariage,

parler affaires.

Le mariage ne vous int�resse pas ?

J'aime bien pratiquer l'anglais.

Vous seriez pr�te � rentrer ? En Europe.

Qui sait ?

Peut-�tre.

Je vous ai retenu trop longtemps.

Non, pas du tout, mais... j'ai une r�union au Q.G.

Vous devriez me ramener, alors.

Je vous dis au revoir ici. Pour ne pas irriter votre p�re.

Il n'est pas l�.

Il n'y a personne.

Vous montez ?

C'est �a, le style des sabras.

Ils font l'amour avec une femme et disparaissent.

Tu sais que c'est pas �a.

Si le colonel attend, je vais au trou.

Il t'accorderait s�rement cinq minutes.

S'il te pla�t, ne pars pas.

- Alors ? - Un impr�vu.

Oui. On a vu ton impr�vu au club.

Rowntree veut que tu la largues, apr�s l'histoire avec son p�re.

Asseyez-vous.

Op�ration Bulldog...

Bouclage et fouille simultan�e de toute la ville de Tel-Aviv

et des villages environnants.

Chaque Juif mobilisable

devra �tre interrog�.

Les maisons, les b�timents publics,

les �coles, les h�pitaux, les usines,

les synagogues devront �tre fouill�s.

Cela mobilisera 17 000 hommes et durera quatre jours.

Nous voulons briser l'Irgoun en une seule frappe d�cisive.

Rowntree...

Pas un mot sur cette op�ration ne doit parvenir aux terroristes

avant l'heure H.

Donc, aucun d�tail ne doit passer pr�s des yeux ou pr�s des oreilles

d'un fonctionnaire de Palestine ou d'un secr�taire militaire.

Nous avons donc tap� ces documents laborieusement

de nos mains d�licates.

- Un v�hicule a explos� ! - Des victimes ?

Je crois, mon colonel.

Attention aux tireurs !

Le colonel Reid

sugg�re de s'�loigner des fen�tres en cas de nouvelle attaque.

�a va ?

Je ne parle pas h�breu.

Je cherche un ami.

Asseyez-vous. Le m�decin va venir.

Paul !

Excuse-moi.

Je ne t'entends pas. Mes oreilles r�sonnent encore.

Comment tu es sorti ?

Je t'ai cherch�, je ne t'ai pas trouv�.

Paul !

- �a va ? - Oui, papa, �a va.

- Dieu merci ! - �a va.

Dieu merci !

- Et toi ? J'appelle un... - Ne vous inqui�tez pas, �a va.

Merci d'avoir t�l�phon�.

Ici !

Ho ! Vous m'entendez ?

Silence !

Vous m'entendez ?

�a va, ma belle ? Vous m'entendez ?

- Je la tiens. - Doucement !

Soul�ve-la, Frank.

- On y va. - Oui.

Attention...

Len...

Quoi ?

Que se passe-t-il ?

J'ai d�terr� mes amis sous des tonnes de d�bris !

C'est affreux. Deux amis employ�s l�-bas ont �t� tu�s.

Tu m'en veux ?

Pourquoi coucher avec moi ?

C'est quoi, cette question ?

Tu sais pourquoi j'ai couch� avec toi.

Vraiment ?

Tu t'es d�cid�e parce que j'allais au King David.

Et tu as tout tent� pour me retenir !

Tu savais pour la bombe. Tu voulais me prot�ger.

Ne me prot�ge pas.

Arr�te !

C'est vrai.

C'est vrai, je ferais tout pour te prot�ger.

Mais je ne savais pas, pour la bombe.

J'essayais de te montrer que je t'aime.

Monsieur...

- Vous �tes le charwallah. - Oui.

S'il vous pla�t, venez.

S'il vous pla�t...

Vite... Ici, monsieur.

Allez, petit Juif ! On va te nettoyer.

Le prochain qui le touche, je le tue !

Personne...

Je r�p�te : personne

ne se fait �triller dans cette compagnie.

Quels que soient les �v�nements, les provocations,

pas de �a ici !

Les bizuteurs, je m'en charge. Et je vous promets

que ces petits merdeux le regretteront toute leur vie.

J'ai �t� bien clair ?

Encore un tire-au-flanc...

Regardez les autres. Je me sens comme un imposteur.

- Ils ont dit que je puais. - Tu sais de quoi il s'agit.

�a n'a rien � voir.

Je peux te mettre sur un bateau.

Non, sergent, je reste � mon poste.

Je voulais vous remercier d'�tre venu me chercher.

Bon, merci beaucoup.

Je regrette

la mort de vos amis, monsieur.

Merci.

Votre nom ?

Abou-Hassan.

Mohammed, monsieur.

Merci, Mohammed.

�a va, Erin ?

Oui, �a va. Vraiment.

Tu pr�f�res rentrer chez toi ?

Je ne sais pas.

Tu as �t� tr�s courageuse.

Mais si tu as besoin de partir, c'est normal.

On s'occupera de tout.

Eliza comprendrait.

C'est toi qui d�cides.

En tout cas, tu devrais t�l�phoner � ta maman.

Elle risque d'apprendre �a aux infos.

C'est Chris. Je ne peux pas prendre votre appel.

Laissez un message apr�s le bip et je vous rappellerai.

Bonjour.

Tu es l� !

Excuse-moi. J'allais venir te voir.

J'ai eu une permission exceptionnelle.

- �a va ? Tu as l'air un peu... - �a va.

Je suis un peu secou�e.

Tu es assise l� depuis longtemps ?

Je ne sais pas. Un moment.

Papa dit que tu as �t� formidable. Merci.

Ce n'�tait rien, compar� �...

Ils ont d� le d�terrer.

C'est bizarre...

Je ne le connais pas vraiment.

Pas comme je te connais toi ou Lottie.

Je le vois seulement...

deux fois par an

et on ne fait que se disputer.

Mais je ne sais pas...

Quoi ?

C'est juste que...

Je ne supporte pas de le voir allong� comme �a.

C'est mon grand fr�re !

C'est de la folie !

Les autres, � l'arm�e, ils sont tellement r�acs !

Genre : "J'emmerde les Arabes, il faut les jeter � la mer."

Et moi : "Ne soyez pas racistes. Mettez-vous � leur place."

Ils me disent : "Petite gauchiste."

Ce qui est faux ! Je suis...

Je dis ce que n'importe qui � Londres dirait.

Oui.

En plus,

Paul ne fait que �a...

Il ne pense qu'� �a : aider les Palestiniens.

Et voil� ce qu'ils lui font !

C'est bizarre.

Quoi ?

Mon grand-p�re a �chapp� � un attentat.

Regarde...

C'est le King David.

Comment tu sais ?

Tout le monde conna�t.

C'est tr�s c�l�bre.

Comment tu te sens ?

- Attention ! - Excuse-moi.

Je les appelle ? Ils sont � table.

Et toi ?

Je n'avais pas faim.

C'�tait un fr�re et une s�ur.

Les poseurs de bombe. Ils l'ont dit aux infos.

Je les ai vus.

Je t'ai pas dit...

C'est pour �a que je suis revenue.

J'ai senti que quelque chose n'allait pas.

Ce sont des animaux.

- Voil� ce qui ne va pas. - S'il te pla�t !

S'il te pla�t quoi ? Doivent-ils

te faire exploser en morceaux pour que tu comprennes ?

Tu les d�fends apr�s ce qu'ils t'ont fait ?

Ce n'est pas dr�le.

Six personnes sont mortes dans ce caf�.

Tu as raison.

Ce n'est pas dr�le. C'est path�tique.

Les gens qui m'ont fait �a sont des animaux ?

Dans ton c�ur, tu le sais bien.

Erin...

Montre la photo qui concerne ton grand-p�re.

Celle que tu as montr�e � Eliza.

Je croyais que tu dormais.

Il �tait l�-bas ?

Oui, c'est une co�ncidence flippante.

C'est compl�tement diff�rent.

Ah oui ?

Pour moi, c'est exactement pareil.

Faire sauter des b�timents pour se faire entendre.

Parle � Erin des animaux

qui ont failli tuer son grand-p�re.

D'un animal en particulier, au moins.

Me dire quoi ?

Qui ?

Ce n'est rien.

Mon p�re �tait un des poseurs de bombe.

Dans cet h�tel ?

Oui.

Quoi ?

D�croche, maman, s'il te pla�t...

C'est Chris. Je ne peux pas prendre votre appel.

Laissez un message apr�s le bip et je vous rappellerai.

Salut, maman. C'est moi.

Ne panique pas, mais on a eu des probl�mes, ici.

Je n'ai rien, �a va, mais il y a eu un attentat suicide.

Le fr�re d'Eliza a �t� bless�. Et...

je suis un peu secou�e.

Je veux rentrer chez nous, maman !

Je veux rentrer chez nous.

Vous avez lu

dans la presse que des biens juifs ont �t� saccag�s � Manchester

apr�s l'attentat du King David.

Je vais �tre clair...

Il n'y aura pas de pillage, pas de saccage volontaire,

pas un seul acte de vengeance contre la population juive.

Cela dit, nous sommes ici pour leur donner une le�on.

Oubliez les tirs de sommation.

Ceux qui enfreignent le couvre-feu et les suspects de terrorisme

seront abattus sur place.

Vas-y.

- Du mouvement ? - Rien depuis minuit, sergent.

C'est l�-haut.

Par ici.

O� est-il ?

L'Irgoun l'a emmen� la nuit derni�re.

D'apr�s la famille.

Ils savaient qu'on venait. C'est s�r.

C'est placard� partout. Notre plan de bataille.

Indicatifs radio, tout.

Mon capitaine...

On continue ?

Bien s�r. Ils ont h�berg� un poseur de bombe du King David.

Ils n'ont rien � voir avec l'attentat au King David.

Des gens de l'Irgoun les tenaient en joue.

Laissez-lui sa maison.

Pour ses enfants.

Emmenez-les � Gan Me�r. Ils �clairciront �a.

Vous deux...

Faites-les monter.

Avancez.

Nazis !

Rien ?

Non, sergent.

- Rien ? - Non.

Tout a �t� nettoy�, comme d'habitude.

O� est Alec ?

Je ne sais pas. Je ne l'ai pas vu.

Sergent...

O� tu �tais ?

Parti pisser, sergent.

Les chambres � gaz, par l� !

Par l�, les chambres � gaz !

Allez ! Par l�, les chambres � gaz.

�a suffit ! Un mot de plus et �a ira mal.

Pardon, c'est inadmissible.

Viens !

Pose la main l�-dessus.

Tu sens ?

Une ventilation souterraine.

L'entr�e doit �tre tout pr�s.

Arr�te ! Ils ne cacheraient rien ici.

Sergent...

C'est n�cessaire ?

Viens voir.

On dirait un Allemand dans un putain de stalag !

Jackie...

O� �a m�ne ?

Bordel de merde !

L'a�ration...

Merci beaucoup.

C'est pour moi ?

Qui sait ?

Peut-�tre.

L'arsenal de Yagour...

Merci. Asseyez-vous, Len.

Ce qui est arriv� est grave.

L'op�ration a �t� tenue secr�te,

mais l'Irgoun en connaissait tous les d�tails.

Avez-vous une id�e de ce qui a pu arriver ?

Non, mon capitaine.

Aucune id�e.

Alec Hyman.

Un membre de votre section...

Oui, mon capitaine.

Que pensez-vous de lui ?

Comme soldat ou comme Juif ?

Vous avez demand� qu'il reste, je crois.

Oui, mon capitaine.

Aucun doute sur lui ?

C'est-�-dire ?

On peut lui faire confiance ?

Oui, mon capitaine. On peut.

La s�r�nade ?

Oui, mon capitaine.

Vous connaissez cette fleur ?

C'est un coquelicot.

Non, c'est une an�mone.

En h�breu, �a se dit "kalaniot".

Leur chanson s'appelle pareil.

Rouge pour le b�ret du parachutiste,

noir pour son c�ur.

Ce n'�tait pas si gentil.

Mohammed...

Tenez.

Pour votre femme.

Merci, monsieur.

- J'esp�re que tu as bon app�tit. - Pourquoi ?

Parce que Mohammed va t'inviter � d�ner chez lui.

Tu lui as donn� une obligation. Tu vas l'avoir sur le dos.

Bienvenue !

Bonjour.

Mon cousin Hamid.

Mon fr�re,

Brahou. Lui, c'est Abdelkader.

Lui, c'est Salah.

Et voici mon fils, Hassan.

- Bienvenue. - Merci.

S'il vous pla�t...

Merci. C'est d�licieux.

Quand verrai-je votre fille et votre �pouse ?

Chez nous, monsieur, ce n'est pas la coutume.

Excusez-moi. Je ne voulais pas vous offenser.

Impossible.

Vous �tes mon fr�re.

S'il vous pla�t...

Il y a une chose qu'on ne comprend pas...

Vous pouvez peut-�tre nous expliquer.

Je peux essayer.

Pourquoi les Britanniques traitent les Juifs avec autant d'�gards ?

Vous avez r�prim� durement notre r�volte avant la guerre.

Les Juifs peuvent se r�jouir.

Ils attaquent ceux qui les ont invit�s chez nous

et les ont autoris�s � rester.

Le probl�me a commenc� avec les Juifs d'Europe.

Ils veulent tout. Toute la terre. S'il vous pla�t...

Merci.

Ils ne veulent pas vivre en bon voisinage.

- Vous �tes ici chez vous. - Merci.

De rien.

Au revoir.

Je peux faire une photo de famille ?

Je vous l'enverrai pour vous remercier.

Non.

Avec vous. Hamid va la prendre.

Regardez ici.

Appuyez l�.

C'est ma fille.

Jawida.

�a va ?

Oui, merci.

Il y a un vol demain � 4 h, si tu veux toujours partir.

Merci. Ma m�re va m'appeler, mais �a ira.

Ne nous juge pas trop durement, Erin.

Apr�s ce qui vous est arriv�, tu nous as vus au plus bas.

Ne pars pas en pensant que ce sera toujours comme �a.

Nous �tablirons une paix juste, un jour.

Tu pourrais rester.

Tu le sais. Eliza est heureuse que tu sois l�.

Nous aussi.

Je ne sais pas...

C'est des moments...

o� on a besoin d'�tre seul.

En famille.

Oui.

Au boulot, alors.

Quant � moi...

Quant � moi, cette partie de ma vie est termin�e.

J'ai l'impression d'avoir l�ch� ceux qui m'ont fait confiance.

Je n'ai plus rien � esp�rer � part un long s�jour en prison

et un renvoi de l'arm�e avec bl�me.

En prison ?

J'aimerais pouvoir me dire qu'un jour,

je trouverai un moyen de rendre sa clef � Mohammed.

Je lui dois �a.

Au moins.

Mais je doute d'avoir le cran de me pr�senter devant lui

apr�s ce que j'ai fait.

Maman...

Erin ! Enfin !

J'ai vu les infos et j'ai eu ton message. �a va ?

Oui. J'�tais un peu secou�e.

Qu'est-il arriv� ? �a va ?

J'ai rien de grave, vraiment. Juste une coupure minuscule.

Il faut que tu rentres.

Tu peux voyager ? Je r�serve le vol ?

Le p�re d'Eliza s'en occupe. Maman... Comment va grand-p�re ?

Quoi ?

Un peu mieux. Pourquoi tu me parles de...

Je suis contente.

C'est vrai qu'il est all� en prison ?

Maman ?

De quoi tu parles ?

Tu viens d'�chapper � un attentat,

je suis tr�s inqui�te et tu dois rentrer.

Pourquoi ces questions idiotes ?

Elles ne sont pas idiotes.

J'ai son journal.

Il en parle.

Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

Il n'y a rien � en dire. On n'en est pas fiers.

Il a fait quoi ?

Je ne sais pas, il n'en a jamais parl� !

Tu n'as pas cherch� ?

�a explique peut-�tre ton enfance et le fait qu'il �tait malheureux.

Je te l'ai dit : un journal, c'est priv�. Fallait pas le lire.

Tu arrives � quelle heure ? Je viendrai.

- Il t'a parl� de Mohammed ? - Erin !

Je ne sais pas encore.

Rien n'a �t� d�cid�.

Quant � moi...

Quant � moi, cette partie de ma vie est termin�e.

Je n'ai plus rien � esp�rer

� part un long s�jour en prison

et un renvoi de l'arm�e avec bl�me.

J'aimerais pouvoir me dire qu'un jour,

je trouverai un moyen de rendre sa clef � Mohammed.

Je lui dois �a.

Au moins.

Tu pars quand ?

Je pars pas.

Si je peux.

- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - Rien.

Je flippais. J'ai dit n'importe quoi.

Tu es mon amie.

Si je me tire,

je suis d�gueulasse.

Tu es la meilleure !

Erin reste jusqu'� la fin de mes classes.

Mais... ta m�re t'attend, maintenant.

- Non ? - On a parl�.

Elle est d'accord.

Et je me demandais...

Je pourrais rencontrer le grand-p�re d'Eliza ?

Ce serait int�ressant de lui parler.

J'annule ton vol.

Non merci.

�a fait mal ?

�a va.

C'est Paul, le vrai bless�.

Comment il va ?

Bien.

Viens le voir.

Alors tu veux aller � Ayn Hawd ?

Oui. J'ai une carte.

C'est bon, je sais o� c'est.

Tu ne pouvais pas emprunter une voiture ?

Je ne sais pas conduire.

Tu peux peut-�tre m'apprendre.

Et c'est un village palestinien. Je parle pas tr�s bien arabe.

- C'est ici ? - Oui.

Tu viens ?

Je ne te serais pas tr�s utile.

- Excusez-moi... - Oui ?

Pardon. Je cherche une famille palestinienne qui vivait ici.

C'est �crit que tous les Arabes sont partis en 1948.

- C'est vrai. - �a dit pas o� ils sont all�s.

Qui sait ? Dans un camp en Jordanie, probablement.

Je crois que quelques familles ont d�m�nag� dans la montagne.

Tu peux monter voir.

Merci.

Viens.

Omar...

Tu ne peux pas juste lui demander ?

Il s'appelle Abou-Hassan Mohammed.

Je suis fauch�e.

C'est un nom courant. Mohammed, p�re de Hassan.

Et je lui ai demand�. Il va en parler � son p�re.

Quand les Juifs sont arriv�s en 48...

Quand les Juifs sont arriv�s en 48, j'avais 5 ans.

Ils nous ont rassembl�s et emmen�s dans un camp de prisonniers.

C'�tait loin ?

Loin, oui. En Galil�e.

Mais vous vivez ici...

C'est une longue et triste histoire.

�a a pris des ann�es.

Mon p�re et mon fr�re y ont laiss� la vie.

Mais on est revenus avec mon oncle.

J'avais 12 ans.

Apr�s, d'autres personnes du camp nous ont rejoints.

Mais quand on est revenus,

on a trouv� des Juifs qui vivaient dans nos maisons, comme vous.

Alors...

on a grimp� ici dans nos champs

et on a v�cu � m�me la terre.

On a mang�, dormi,

allong�s dans la neige sur le sol

jusqu'� ce qu'on ait de quoi construire.

D'abord une maison, puis deux...

- Alors, c'�tait... - Oui. Tout �a,

des vergers. Tout.

Avant que les Juifs arrivent.

On vivait en bas

et on montait travailler ici.

Avant.

Tout �a, c'�tait nos terres.

Quelqu'un se souvient du village avant 1948 ?

Il dit qu'il va trouver quelqu'un.

Merci. Votre caf�...

Il est sur le toit.

Dur de se souvenir. Plein d'hommes travaillaient pour l'arm�e.

Lui aussi, pendant quelque temps.

Aller surplace l'aiderait � se souvenir ?

On chercherait la maison de la photo.

Quoi ?

Ils ne vont pas l�-bas, Erin.

On peut passer en voiture. �a d�rangerait qui ?

Pas de quoi en faire une histoire.

Il dit quoi ?

Il parle des gens qu'il connaissait ici.

Il est triste.

Quoi ?

Il vivait ici.

Il n'est pas venu depuis quand ?

Tu ne comprends pas ?

Il n'�tait jamais revenu. Il n'est pas le bienvenu.

Tu peux t'arr�ter ?

Il se rappelle qui vivait ici ?

Il a dit Mohammed ?

Oui, mais c'est un nom courant.

O� ils sont ?

Ils ont rejoint des cousins � H�bron.

Et alors ?

H�bron n'est pas un endroit tr�s agr�able pour un Palestinien.

Merci.

Il te remercie.

Il est heureux d'y �tre retourn�, m�me si c'�tait douloureux.

Une adresse � H�bron.

Sans doute inutile. Il n'a pas eu de nouvelles depuis des ann�es.

Merci.

Merci d'avoir fait �a.

Pas de quoi.

Si j'ai besoin de trouver cet endroit, tu m'emm�neras ?

Demande � Paul quand il ira mieux.

Il a �t� soldat l�-bas des ann�es.

Juste une photo ?

En souvenir.

Pourquoi c'est si important de trouver cette famille ?

Je crois que mon grand-p�re leur a fait du tort.

Je suis s�re d'une chose : il a �t� malheureux toute sa vie.

Ma m�re refuse d'en parler.

Je veux savoir ce qui s'est pass�.

Comment va mon petit soldat ?

- C'est Erin. - Tr�s heureux.

S'il vous pla�t, entrez !

C'est merveilleux de te voir ici.

�a fait si longtemps...

Comment va Paul ?

Tu le connais, grand-p�re. Deux s�ances de kin� par jour.

Il va avoir la convalescence la plus courte

de l'histoire de la convalescence.

Et bien s�r, il ne veut pas entendre un mot

contre les gens qui ont essay� de le tuer.

Et ton p�re ?

Je pensais que m�me lui prendrait le temps de r�fl�chir

apr�s ce qui est arriv� � son fils.

Il est boulevers�. On l'est tous.

Alors... Que veux-tu savoir, jeune fille ?

Je me demandais...

Apr�s la guerre...

Oui ?

Vous �tiez dans l'Irgoun ?

Oui. D�j� avant.

Je me demandais...

Pourquoi ha�r les Britanniques ?

Non, on ne les ha�ssait pas.

En tout cas, pas comme individus.

Beaucoup d'entre nous venions de l'arm�e britannique.

Tu savais ?

Qui nous avait appris � tuer, Erin ?

Mais... les Britanniques

ont d�fendu les Juifs.

Pourquoi les agresser ?

Pour mon grand-p�re, c'�tait de l'ingratitude.

De l'ingratitude ?

Tu connais bien ton amie Eliza ?

Assez bien, je crois... C'est ma meilleure amie.

Oui...

Tu la connais bien.

Alors tu sais que son arri�re-grand-p�re, mon p�re,

est mort � Buchenwald, le camp de concentration ?

- Non, je ne savais pas. - Non ?

Et son arri�re-grand-m�re ?

Ma m�re.

Ou sa grand-tante ?

Ma s�ur.

Ou son grand-oncle ?

Mon fr�re.

Tu savais

qu'ils avaient tous subi le m�me sort ?

Non.

Non ?

Elle ne te l'a pas dit ?

Bien s�r que non !

Pourquoi te le dire ?

Ces dangers-l� ne menacent pas Eliza

ni personne de sa g�n�ration.

Tu sais pourquoi ?

Parce que les gens de ma g�n�ration,

ceux qui ont r�ussi � survivre,

�taient d�termin�s � ce que le peuple juif

ne capitule plus jamais face au g�nocide !

Nous �tions d�termin�s � construire le pays,

ici, en Eretz Isra�l,

o� nous pourrions �tre en s�curit� pour toujours.

Pour toujours.

Et les Britanniques nous barraient le chemin.

Rien � voir avec qui on avait �t� copain pendant la guerre.

Ils nous barraient le chemin

et on les a balay�s.

C'�tait aussi simple que �a.

Il a �t� captur� lors de l'attaque de Tib�riade

apr�s avoir tu� trois ennemis.

Avram Klein a �t� gravement bless� au cours de cette op�ration.

Il est entre la vie et la mort, mais les forces d'occupation

ont condamn� ce fier combattant � la mort par pendaison.

�coutez, soldats britanniques...

Si vous touchez � l'un des n�tres, on fera pareil

� deux des v�tres.

Je saurais quoi lui faire, � cette salope !

- Facile � deviner, obs�d�. - Ta gueule !

Elle doit ressembler � l'arri�re d'un bus.

- �a t'a jamais arr�t�. - Je n'ai pas de go�t ?

Tu ram�nes de dr�les de souris. Belles comme des serpilli�res.

Adaptation : St�phane L�vine

Sous-titrage : T�L�TOTA

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