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Avram Klein a �t� gravement bless� au cours de cette op�ration.
Il est entre la vie et la mort,
mais les forces d'occupation
ont condamn� ce fier combattant � la mort par pendaison.
�coutez, soldats britanniques...
Si vous touchez � l'un des n�tres,
on fera pareil � deux des v�tres.
Je saurais quoi lui faire, � cette salope !
Facile � deviner, obs�d�.
Que fait-il l� ?
Comment tu te sens ?
Stupide.
- Et toi ? - C'est le paradis.
Plein d'infirmi�res.
Quoi ?
Tu as de la chance qu'elles te troublent encore.
Ils ont loup� tes burnes de peu.
� propos de chance...
La petite Clara est venue.
On y a go�t�.
Pas f�ch� ?
Et Derek ?
On les a eus ?
Tu plaisantes !
Ils en ont coinc� un autre.
Avram Klein.
Il a �t� bless� � Tib�riade.
Ses copains l'ont abandonn�.
Il a l'air amoch�.
Il revient du billard.
Pourquoi faire tant d'efforts ?
Il a tu� trois policiers.
D�s qu'il sort, on lui passe la cravate !
�a va ?
Vous perdez votre temps.
Il ne peut pas parler. Il a la m�choire cercl�e.
Quelqu'un a tir� dessus.
Quelqu'un peut le faire boire, s'il veut se rendre utile.
J'esp�re que je ne d�range pas.
Tu m'as d�nonc�e ?
Pour quoi ?
Pour le King David.
Tu as dit que j'�tais au courant.
T'aurais pas d� ?
C'est paradoxal.
Tu te m�fies,
alors que je passe pour une Juive qui fraternise avec l'ennemi.
La belle vie...
Merci.
Doucement, vous le tenez ! C'est bon.
Je n'ai pas pu r�sister. C'est si beau.
J'esp�rais pas entendre Donizetti dans une caserne britannique.
C'est Gigli. Je l'ai vu chanter quand j'�tais gosse.
Un orphelin pouvait se payer une place pour Gigli ?
Tous les t�nors venaient � Leeds.
Au Grand Theatre.
Souvent, je...
Je montais au poulailler en douce.
Que faites-vous ici ?
Vous le savez.
Je viens voir Jackie.
C'est risqu� de la faire venir.
On est dimanche.
Y a personne.
Rowntree est obs�d� par les fuites.
S'il apprend �a, il la fera arr�ter.
Et toi avec.
Je voudrais l'emmener.
Quand on partira.
Tu disais que Clara voulait un passeport.
Je croyais que c'�tait un petit flirt.
Tout change.
Elle me dirait oui ?
Je sais pas.
Elle m'a dragu�.
Tu le saurais pas, si une fille te draguait !
Elles sont � la m�me distance du centre.
Tu remarques quoi ?
- Elles ont la m�me longueur. - Oui.
� la m�me distance du centre, elles ont la m�me longueur.
� ton tour.
Change de diam�tre.
Merci. Vous les avez faits ?
Non merci.
Vous avez bien connu Avram Klein, � l'h�pital.
Autant qu'on puisse conna�tre un homme qui a la bouche cousue.
Bon...
Il est reparti � Acre,
o� il sera pendu dans deux semaines.
� moins qu'il ne fasse appel.
Pour �tre franc, nous serions soulag�s s'il faisait appel.
L'Irgoun menace de prendre des otages,
ce qui veut dire qu'il faut prendre toutes les pr�cautions.
Dieu sait ce qu'ils feront si nous l'ex�cutons.
Si c'�tait retard�
par son appel, la tension retomberait.
Je dois le persuader de sauver sa peau ?
Pas tr�s difficile.
�a reste � voir.
C'est une t�te de mule, il para�t.
Bon...
� toi de jouer.
- N'en fais pas trop. - Comment �a ?
Qu'on pende ce fumier.
Bonjour.
- O� il est ? - L�-dedans.
Je dois m'asseoir avec lui.
- C'est important. - Je regrette, sergent.
Impossible.
Je peux enfin te remercier pour ta gentillesse.
Je ne pouvais pas, l�-bas.
Ce n'�tait rien.
J'aurais fait �a pour n'importe qui.
T'aurais pas un clope ?
On me donne m�me pas l'heure, ici.
- Tu n'en grilles pas une ? - Je ne fume pas.
J'en ai pour les filles. C'est une sale manie.
Une manie qui vaut le coup de mourir.
J'en doute.
Tu t'es battu o� ?
� Amhem.
Dans les Ardennes. Un peu partout. Et toi ?
El-Alamein. �a manquait un peu d'action.
Sans tout �a,
on aurait pu devenir amis.
Je ne sais pas...
Tu es dans la cavalerie, moi dans les paras.
Je t'aurais tir� dessus.
Je suis l� pour ton appel.
Je serai de ton c�t�, je te d�fendrai.
Oublie.
Pourquoi ?
Ne laisse pas ces enfoir�s te pendre.
Si vous me tuez, vous le regretterez.
Un mouvement a besoin de martyrs.
Garde-les.
Je reviendrai voir si tu as chang� d'avis.
Pas la peine. Je n'en changerai pas.
Je te donne un tuyau pour te remercier.
Approche.
Sois prudent.
Un de vos gars nous renseigne.
C'est un double bluff.
Pourquoi me dire �a, sinon ?
Je n'aime pas les tra�tres.
Qui c'est ?
Vous devrez trouver la r�ponse entre vous.
D'apr�s Klein, on a un espion � Stella Maris.
- Un seul ? Il a dit qui ? - Non.
Tu le crois ?
Je ne sais pas. Je r�fl�chis encore.
Dis pas �a trop vite � Rowntree. Il peut croire que tu intrigues.
Tu es class� pro-juif.
Si tu penses que j'informe les Juifs, dis-le.
- C'est toi ? - Non, bordel !
Alors c'est qui ?
Je n'en sais rien.
Bonjour.
Excusez-moi...
Omar vit ici ?
Oui, Omar. Il vit ici ?
Il doit m'apprendre � conduire.
M'apprendre � conduire...
Bonjour. Viens avec moi.
Bonjour.
Tu devais m'apprendre � conduire.
On a dit aujourd'hui ?
Non, mais...
Allons-y.
Vous ne priez pas ?
On prie le dimanche. Ma famille est chr�tienne, comme la tienne.
Je suis rien. Je d�teste la religion.
�a passe au milieu ?
Bien s�r.
De ce c�t�, la Cisjordanie.
De ce c�t�, Isra�l.
Mon Dieu !
Tu vois Dieu l�-dedans ?
Mets sur D et d�marre.
Je ne peux pas.
Va lentement. C'est facile, une automatique.
Je ne peux vraiment pas.
Je n'ai pas le droit.
Je suis �pileptique.
Tu sais...
Je ne dois pas conduire.
J'ai �t� idiote.
Excuse-moi.
Je te fais perdre ton temps.
Je te raccompagne.
Tu entres ?
Il n'y a personne.
Ce n'est pas une tr�s bonne id�e.
�a les d�rangerait pas.
C'est quoi ?
Du jus d'orange.
Avec de la vodka !
Quoi ?
Tu n'es pas musulman.
Bonjour.
Je vous pr�sente Omar.
Un ami de Paul.
Ton nom de famille ?
Habash.
Max Meyer. Je vous donne une serviette.
Vous �tes d'o�, Omar ?
Abou Dis.
Ce qui a �t� fait l�-bas est une honte.
Comment vous connaissez Paul ?
On a des amis en commun.
� Combattants pour la Paix.
Omar a �t� tr�s �mouvant
dans une r�union � Naplouse.
Il �tait dans les Martyrs d'Al-Aqsa.
Ah oui...
Paul t'a emmen�e � Naplouse ?
Vous �tes d'o�, M. Meyer ?
Je suis n� � Manchester.
En Angleterre. Je suis venu apr�s notre mariage.
Et vous, Mme Meyer ?
Je suis d'ici.
Je veux dire... � l'origine.
Mon p�re est n� en Hongrie, si c'est �a la question.
�a a �t� ?
Comme tu vois.
Salut.
D�sol� pour �a.
- �a va ? - Oui. Je r�cup�re.
Alors ? Raconte.
Tes parents
m'ont gentiment invit� � d�ner.
Bien...
Il en reste ?
Bien s�r.
C'est Eliza.
Excusez-moi.
Tu me sauves la vie !
Quoi ? Raconte.
Rien. C'est super bizarre, comme situation.
J'ai invit� Omar � venir nager, et tes parents sont arriv�s.
Le d�ner �tait surr�aliste et Paul a d�barqu�,
genre "Qu'est-ce qu'il fout l� ?"
Le malaise ! Il fallait que je sorte.
Liza ?
Tu l'as invit� � la maison ?
Oui. Pourquoi ?
Il est toujours l� ?
Oui.
Et toi, quoi de neuf ?
Rien. Tout va bien.
Tu as besoin d'aide ?
Non, �a va.
Surtout, n'en faisons pas toute une histoire.
O� est Omar ?
Paul l'a accompagn�.
La police se m�fie des voitures inconnues, la nuit.
Tu aurais d� nous demander, avant de l'amener ici.
C'est injuste pour lui.
Et c'est injuste pour nous.
D�sol�e, je n'ai pas r�fl�chi.
Vous m'avez dit de faire comme chez moi.
Bien s�r. C'est ce qu'on souhaite.
Mais tu n'es pas � Londres.
C'est difficile pour toi, on le sait.
Tu es venue soutenir Eliza, ce qui est...
formidable.
Elle ne vient que le week-end, donc tu as plein de temps, mais...
Tant que tu es en Isra�l, on est responsables de toi.
Je comprends.
Bien s�r, tu veux sortir et rencontrer des gens,
mais on a besoin de savoir o� tu es
et avec qui.
Pour �tre franche avec toi,
on a besoin de savoir que tu ne mens pas.
Je ne mens pas.
�a va ?
Elle s'�vanouit !
�a va ?
C'est quoi ?
Je me suis mordu la langue.
C'est rien, �a arrive souvent.
Tu es sous traitement ?
�a marche pas toujours.
Je m'en veux.
J'aurais d� rester avec toi.
T'inqui�te pas.
C'�tait m�rit�.
Tes parents ont �t� adorables avec moi.
Maintenant, ils sont furieux.
Je n'aurais pas d� l'amener ici.
�a leur fait du bien.
C'est s�rement leur premier repas avec un vrai Palestinien.
Tu fais �a tout le temps, bien s�r...
Pas aussi souvent que je devrais.
Tu m'en veux.
Non.
Mais si.
Clara ?
C'�tait accroch� � ton cou ?
Qu'est-ce qui est �crit ?
"Cette femme est une putain et une collaboratrice.
"Que cela lui serve de le�on, ainsi qu'� ses semblables."
Sign� : "les fils de Pinhas."
Qui sont-ils ?
Pinhas tuait les couples ind�cents au nom du Seigneur.
Selon la Bible, Dieu l'a remerci� avec Sa reconnaissance �ternelle.
Ils ont...
Ils t'ont fait quelque chose ?
� part me tondre et me couvrir de goudron et de plumes ?
Ils m'avaient avertie !
Mais je ne pouvais pas ne plus te voir !
Je t'aime.
�a ne me r�ussit pas.
Ils t'avaient avertie ?
Dessous.
Ils me conseillent d'arr�ter de te voir
si je veux vivre.
Pour r�sumer.
Mais la municipalit�...
Ils ne sont pas de la municipalit� !
Ce sont des animaux !
Les animaux qui ont tu� tes amis et ont failli te tuer !
Tu peux rester ?
Je dois voir quelqu'un.
J'en ai juste pour une heure.
Je reviendrai apr�s.
Ne pars pas.
Je suis oblig�.
Pourquoi ?
C'est si important ?
Incroyable...
Tu n'as toujours pas confiance.
Ils doivent me tuer pour que tu comprennes
que je ne te trahirai jamais.
Robbins et Nash ont une taupe � l'Agence juive.
Ils le voient dans une demi-heure
au caf� Gan Vered.
J'y vais en renfort.
Il s'appelle Menahem Wurtz.
C'est un secr�taire.
Tu veux savoir quoi d'autre ?
Bien s�r, je te fais confiance.
Je t'aime.
Je te dirai tout ce que tu veux.
Plus rien.
C'est assez.
- Qui c'est ? - Du calme. C'est un ami.
Toujours en retard.
Probl�mes de c�ur.
Tout le monde le fait. C'est bien pay�.
On est tous amis, ici.
Merci.
D�tachez-le.
Excusez-nous
pour ce stratag�me. Asseyez-vous.
Le capitaine Rowntree vous salue.
Qu'y a-t-il ?
Selon Rowntree, le sergent Robbins renseigne l'Irgoun.
Il a organis� cette p�rip�tie pour tenter de le d�masquer.
Qu'en pensez-vous ?
Rien, mon commandant.
Avez-vous remarqu� quelque chose ?
� quoi il s'occupe ?
Je ne vous suis pas, mon commandant.
Qui voit-il ?
Je ne peux rien ajouter avant d'�tre certain de votre identit�.
- Hugh ? - Oui.
Je suis l� aussi.
Mes yeux ne sont pas habitu�s.
Tu verras rien. Il fait un noir d'encre, ici.
Oxyg�ne. Utilisez quand plus d'air.
Et pour pisser ?
Seau.
Un connard d�guis� en commandant m'a dit que Hugh �tait un espion.
Quand ?
� l'instant.
Il �tait convaincant, cet enfoir�.
Tu as dit quoi ?
J'ai l'air idiot ?
Quelqu'un a ouvert sa gueule.
Personne ne savait, pour ce rendez-vous.
�a doit �tre le secr�taire.
Je respire plus.
Attends...
Je l'ai !
Vas-y doucement, Len.
Il faut la faire durer.
Oui, jusqu'� ce que Klein sorte du couloir de la mort.
C'est notre seule chance de sortir d'ici.
On a un objet pointu ?
Il y a une fissure.
On peut l'agrandir.
- Avec la bouteille d'oxyg�ne. - Trop risqu�.
Si on bousille la valve, on est morts.
On est morts, de toute fa�on.
Vous l'emmenez o� ?
Vous ne jouez plus � l'officier britannique.
- Asseyez-vous. - Je ne pr�f�re pas.
Comme vous voulez.
Je suis un officier britannique. J'�tais.
J'ai servi...
Rien � foutre.
Un officier saurait qu'il enfreint la Convention de Gen�ve.
Lib�rez-nous ou remettez-moi l�-bas.
Je me fous de bavarder avec vous.
Vos amis n'appr�cient pas qu'on vous r�serve
un traitement sp�cial ?
Le jour de la victoire en Europe, on �tait dans le nord de l'Italie.
On a emprunt� des camions britanniques
et on est mont�s jusqu'en Allemagne.
On a transport� les Juifs des camps
vers des ports de l'Adriatique. Ils partaient pour la Palestine.
Pendant plusieurs mois.
Sous le nez de nos officiers britanniques.
Vous imaginez
ce que c'�tait
de lib�rer des Juifs d'un camp de concentration avec ces mots :
"Nous sommes des Juifs de Palestine" ?
Ce que c'�tait pour eux d'entendre ces mots ?
Ce que c'�tait pour nous de les prononcer ?
Je ne m'int�resse pas � vos amis. Je m'int�resse � vous.
Si je bavarde avec vous, comme vous dites,
c'est pour vous proposer de vous joindre � nous.
Dites � Clara que c'est non.
Explique-nous.
Pourquoi ils veulent te voir ?
Pour me recruter.
Tu as dit quoi ?
Je suis l�, non ?
L'oxyg�ne...
Quoi ?
Passez-le-moi.
On fouille l'usine. On nous cherche.
Tu fais quoi ? Cogne !
Il y a des sacs de sable !
Merde !
� l'aide !
Aidez-nous !
- Dessous ! - � l'aide !
On est l�-dessous !
� l'aide !
Gardez chaude la chemin�e
Pauvres c�urs d�laiss�s
Oui, vos hommes sont loin de vous
Mais ils r�vent du foyer
Une lueur argent�e
Brille � travers de sombres nuages
Poussez ces sombres nuages
Jusqu'au retour des gars au foyer
Quelqu'un t'attend ?
Ma femme.
Comment elle s'appelle ?
Alice.
Et toi ?
Non.
Personne.
Fais-le.
Quoi ?
Dis-leur...
que tu passes de leur c�t�.
On va tous mourir.
Salauds !
Ferme les yeux.
Ils sont ferm�s ?
- R�ponds. - Oui. Vite !
Garde-les ferm�s.
C'est ici ?
Hugh ! Frank !
C'est moi !
Ils les ont d�plac�s.
Je suis rest� longtemps ? J'ai perdu le compte.
Quinze jours.
Savez-vous pourquoi vous avez �t� lib�r� et pas eux, sergent ?
Non, mon capitaine.
Je retourne voir Klein pour qu'il fasse appel ?
Inutile.
Il a �t� ex�cut�. � 5 h ce matin.
- O� ? - � environ 3 km, capitaine.
Montez.
Laissez les d�mineurs finir, sergent.
C'est �crit : "Sergent Hugh Robbins,
"reconnu coupable de meurtre, et condamn� � mort
"par l'Organisation militaire nationale.
"Sentence ex�cut�e pour venger l'assassinat d'Avram Klein
"par les forces britannico-nazies..."
Compris, d�tachez-le.
Attendez !
Ces fumiers ont pu laisser autre chose.
O� elle est ?
Elle n'est pas l�.
Elle n'est pas l� !
O� elle est ?
Elle est partie hier soir !
- Je ne sais pas o�. - C'�tait un coup mont�.
Le cr�ne ras�, le goudron... C'�tait pour gagner ma confiance.
- Pour que je parle. - Je comprends rien.
Pourquoi je suis en vie ?
Vous avez fait exploser Robbins en morceaux !
Il ne reste rien � envoyer � sa m�re, ordure !
Pourquoi je suis en vie ?
Je ne sais pas.
Elle est plus extr�miste que moi.
Je ne sais pas ce qu'elle fait.
Elle ne me dit rien.
Mes condol�ances, pour vos amis.
Qu'est-ce qui arrive � votre peuple ?
Comment �tre s�r que c'est elle ?
Et le secr�taire ?
Je suis en vie.
Si ce n'�tait pas elle, je serais pendu � l'arbre.
Elle a n�goci� votre protection ?
Je ne sais pas.
Peut-�tre.
Vous auriez d� me parler de votre histoire, sergent.
Oui ?
La derni�re fois que je me suis confi� � vous,
la moiti� de ma section a �t� tu�e.
Ne m'accusez pas d'avoir caus� la mort de Robbins et Nash.
Je le sais d�j�.
D�sol� pour Robbins et Nash.
Quoi ?
Je ne sais pas. �a tourne.
Mon Dieu !
�a fait longtemps ?
Dix minutes.
Que s'est-il pass� ?
� toi de me le dire.
On parlait, et tu t'es mis � gigoter par terre.
Qui m'a mis l� ?
Je t'ai tra�n�.
La bave aux l�vres, c'est mal vu ici.
�a va pas ?
Quoi ?
Je me suis piss� dessus.
Bordel !
Avec une fi�re reconnaissance, telle une m�re pour ses enfants,
l'Angleterre pleure ses morts par-del� les oc�ans.
Ils �taient la chair de sa chair,
l'esprit de son esprit.
Ils sont tomb�s pour la libert�.
Ils ne vieilliront pas
comme nous qui sommes vou�s � vieillir.
L'�ge ne p�sera pas sur eux,
les ann�es les �pargneront.
Au coucher du soleil
et au matin,
nous nous souviendrons d'eux.
Nous nous souviendrons d'eux.
Attention !
Pr�sentez armes !
Armez !
En joue !
Feu !
Continue.
Alors tu joues du piano...
Non.
Enfin, pas tr�s souvent.
Tu veux quoi ?
Rien.
J'ai appris comment les soldats sont morts.
Les deux qu'on a vus au cimeti�re.
Si �a t'int�resse.
Raconte.
Oui, je me souviens.
�a a bris� la volont� des Britanniques.
�a les a fait partir.
Omar m'a dit que tu connaissais H�bron.
Oui, un peu. J'y ai �t� soldat trois ans.
Je pourrais passer ?
Pourquoi ?
Tu veux y aller ?
Je sais pas.
Comment c'est, l�-bas ?
C'est...
un asile de fous.
Quoi ?
Dis-moi.
Mon grand-p�re a fait une crise d'�pilepsie.
Alors �a te vient de lui.
C'est bizarre.
Il ne sait pas ce que c'est.
Je voudrais pouvoir lui dire.
Non...
Salut, c'est moi.
Excuse-moi, pour l'autre jour.
J'ai d�conn�, excuse-moi.
J'esp�re que tu es bien rentr�.
Je suis dans un bus pour H�bron.
J'ai d�cid� d'y aller seule.
Tu pourrais me rejoindre.
Rappelle-moi.
La plupart des rues sont d�sertes.
C'est une "zone st�rile".
Pourquoi ?
Pour loger 500 colons juifs hors la loi,
presque tous les Palestiniens du vieil H�bron ont �t� expuls�s.
Expuls�s du quartier arabe...
Si vous pouvez prier sur le tombeau des Patriarches,
c'est parce que des Juifs vivent ici !
Oui, bien s�r.
Mais pourquoi voler une maison palestinienne, la barricader
et faire venir 5 000 soldats pour nous prot�ger ?
Nathan...
O� est pass�e ta queue de cheval ?
Ton copain ne voulait plus de toi si tu ne la coupais pas ?
Nathan Filer aide les Arabes !
Nathan Filer aide les Arabes !
Excusez-moi...
Comment tu t'appelles ?
Erin.
Khouloud.
Passez.
L�chez-les.
Allez.
Laissez-les tranquilles !
Arr�tez-les !
Ils vont tuer quelqu'un !
Arr�tez-les !
Allez...
Tiens �a.
Je pourrais �tre secouriste.
Pourquoi vous ne faites rien ?
Vous servez � quoi, si vous les laissez faire ?
Khouloud...
Je dois trouver cet endroit.
Quoi ?
C'est ici ?
C'est ici ?
Merci.
Au revoir. Merci.
Excusez-moi...
Excusez-moi de vous d�ranger.
Je cherche la famille d'Abou-Hassan Mohammed.
Il a v�cu ici il y a environ soixante ans.
Vous ne comprenez pas un mot...
Si. Je comprends.
Entrez.
Merci.
Venez.
Je m'appelle Erin. Je suis de Londres.
Sela�t.
Couvrez-vous.
Qui est cet homme ?
Un serviteur de mon grand-p�re.
Mon grand-p�re �tait soldat ici dans les ann�es 40.
Il est malade. Je cherche son ami ou les enfants de son ami.
Comment s'appelle ce serviteur ?
Abou-Hassan Mohammed.
J'ai quelque chose � lui.
Excusez-moi de d�ranger votre repas.
Pas grave. Montrez-moi �a.
Passeport.
J'essayais de leur parler. O� est le mal ?
T'as pas le droit d'�tre ici. Voil� o� est le mal.
Adaptation : St�phane L�vine
Sous-titrage : T�L�TOTA
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