Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Couvrez-vous.
Montrez-moi �a.
Passeport.
J'essayais de leur parler. O� est le mal ?
T'as pas le droit d'�tre ici. Voil� o� est le mal.
Viens.
Difficile � croire, mais j'ai form� ces deux merdeux.
Tu es comme � la maison.
J'ai v�cu ici pendant trois ans.
Ca ne m'emp�che pas d'�tre critique.
En tout cas, merci d'�tre venu.
Pas de quoi.
Excuse-moi de m'�tre sauv�e.
C'�tait bizarre de se r�veiller...
Tu sais.
C'est rien.
N'y pense plus.
Il va se passer quoi ?
Ils terminent leur patrouille,
mais ils veulent que je dorme ici pour qu'on parle un peu.
On devrait dire oui.
Pourquoi pas ?
Te vexe pas, mais tes copains sont � chier.
Ils se sont �cras�s, ils ont ob�i aux colons.
Ils laissent jeter des pierres sur des gamines palestiniennes.
L'arm�e n'est pas l� pour maintenir l'ordre.
Juste pour prot�ger les colons.
Du coup, les colons les traitent comme de la merde.
On doit les prot�ger, m�me s'ils font des saloperies.
M�me les laisser commettre un meurtre ?
Les consignes sont vagues.
Ecoute...
Tout le monde devient tar�, ici.
Tu peux faire litt�ralement ce que tu veux aux Palestiniens.
Les voler, dormir dans leur maison,
prendre leur voiture.
Tu peux les tabasser � mort en plein jour.
Flinguer un gosse qui a jet� une pierre.
Ce que tu veux.
Toi, tu as r�agi.
Qui t'a dit �a ?
J'ai suivi le mouvement, le plus souvent.
Eliza dit qu'apr�s l'arm�e, tu avais chang�.
A cause de quoi ?
Dis-moi... Pourquoi tu es l� ?
La vraie raison.
Je pensais partir, mais j'ai lu la fin du journal.
C'�tait bizarre, le ton �tait diff�rent.
D�sesp�r�.
Il risquait la prison � cause d'une histoire avec un serviteur.
Il a fait quoi ?
Je sais pas encore.
Et tu cherches quoi ? La famille du serviteur ?
Je crois.
Pour faire quoi ?
Je ne sais pas.
Je veux savoir ce qui s'est pass�.
Pourquoi t'as rien dit ?
C'est personnel.
Pour moi, c'�tait li� � Omar.
J'ai point� mon fusil sur...
une petite fille palestinienne.
Juste pour rire.
Pour jouer au dur.
Et elle s'est mise � pleurer.
Sans un bruit.
Elle me regardait fixement.
Des larmes coulaient sur ses joues.
Ce n'�tait rien.
Je ne sais pas pourquoi �a m'a secou�.
Les gens pleurent.
Ils te supplient tous les jours, dans ce m�tier.
L�, quelque chose s'est �teint en moi. Dans ma t�te.
Je ne pouvais plus continuer.
- Et apr�s ? - Ils m'ont jet� en prison.
Comme ton grand-p�re.
Eliza te l'a s�rement cach�.
Ca la g�ne ?
Qui sait ?
Personne n'en parle jamais.
Maman
Merde.
Baisse-toi, bordel !
Tu as dit � la r�union de Combattants pour la paix :
si on serre la main de l'ennemi, on ne peut plus lui tirer dessus.
Mais cette nuit, tu t'es battu, tu as ripost�.
Ca s'appelle la loyaut�, Erin.
- C'est eux ? - Oui et non.
C'est la petite-fille de l'homme que Mohammed a rejoint en 1948.
- Le cousin ? - Oui.
Mais la famille ne vit plus � H�bron.
Mohammed est parti apr�s la guerre des Six Jours, en 1967.
Isra�l a annex� cette r�gion.
Elle te dit de faire attention au verre.
Quand son grand-p�re poss�dait cette maison,
il a abrit� 400 Juifs pour les prot�ger des massacres...
Maintenant, les enfants de ceux qu'ils ont sauv�s
vivent dans leur maison et jettent du verre bris�
ou ce genre de choses sur leur t�te.
Elle te dit de faire attention.
On doit partir.
Elle dit quoi ?
"Putain." Elle la traite de putain.
Bon...
Foutez le camp ! D'accord ?
Erin...
Viens, Erin !
Ca ne sert � rien. Ils s'en prendront � sa famille.
Demi-tour.
On sait pas, pour Mohammed.
Si.
Il est parti � Gaza.
- O�, � Gaza ? - Aucune importance, Erin.
Je suis s�rieux.
M�me pas la peine d'y penser.
Gaza est boucl�.
C'est une zone de guerre.
Le partage a �t� adopt�
par 33 voix contre 13, avec 10 abstentions.
Par ce vote, les Nations unies
ont enfin mis un terme
� l'occupation ill�gale de notre pays par l'Empire britannique.
Cette arm�e d�testable doit partir avant le 1er ao�t 1948.
Peuple de Palestine...
Ca va ?
Ces idiots se jettent sous mes roues !
D'o� �a �met ?
Du nord. Pas tr�s loin.
Au nord.
Alors soldat... Il est temps
de rentrer chez toi, la queue entre les jambes.
Ils nous aiment, maintenant qu'on part.
Kol Zion donnera tous les d�tails de votre humiliation
jusqu'au d�part du dernier d'entre vous.
Saloperie de merde !
Attends ici.
Pardon, c'est ma faute.
Ils ont d� se tirer.
Ne bougez plus !
Avec moi !
Allez !
Le reportage "humiliation" est annul�,
sergent.
- Et la femme ? - Elle s'est tir�e.
- Tu l'as rel�ch�e. - Non.
Joue pas au con ! Je suis pr�t � te trancher la gorge.
Tu sais pourquoi.
T'en as dit beaucoup ?
Beaucoup ?
Ce qu'elle voulait.
Comment tu as pu ?
Apr�s tout ce qu'on a travers�.
Comme toi avec Clara pour Robbins et Nash.
Vous en �tes s�r ?
Je l'ai vu rel�cher la femme, mon commandant.
Et il est absent ce matin.
Si vous le soup�onniez, pourquoi ne pas l'arr�ter ?
Son absence m'a ouvert les yeux,
mon commandant.
Une blessure aux mains ?
Oui, mon capitaine.
En tr�buchant sur le toit ?
Probable. Oui, mon capitaine.
C'est vrai ? Les Britanniques partent ?
Oui.
Pas tout de suite.
Tu rentres dans ta famille ?
Je vais rentrer chez moi,
mais pas dans ma famille.
Pourquoi ? Tu es f�ch� ?
Hassan...
Rentre. Laisse le sergent.
Pars te mettre � l'abri.
Jusqu'au partage.
Non.
Les Britanniques ne vous prot�geront pas.
Ha�fa est un port strat�gique.
Les Juifs vont vouloir le prendre.
Eloigne ta famille.
C'est chez moi.
Je suis n� dans cette maison.
Les Juifs veulent nous faire peur pour avoir toute la Palestine.
Pas seulement la partie que vous les autorisez � voler.
Non.
Papa !
- Tu veux quoi ? - Du rouge.
J'en ai.
Je suis � court de blanc. Je reviens.
- Tu fumes. - C'est une f�te !
Je fume quand je veux.
Se cacher dans la cuisine est interdit.
Viens rencontrer des gens.
Du blanc. Parfait.
Viens !
Quelqu'un a trop bu...
Je peux pas te f�liciter ?
Dis, �a va pas ?
Ce n'est rien. Rien.
Je suis all�e � H�bron avec Paul.
J'ai vu des soldats dans de sales situations...
J'ai pens� � toi.
Ne le prends pas mal, mais...
tu ne devrais pas �couter tous les d�lires n�gatifs de Paul.
Ca a chang�, depuis qu'il a quitt� l'arm�e.
Et je te l'ai dit : il est cingl�.
- Viens t'amuser ! - Je vais faire pipi.
Encore un.
A Tel-Aviv.
Tu pars quand ?
Je ne sais pas.
Je voudrais me balader un peu.
Erin...
Si tu m'emm�nes pas, je demande � Omar.
Il dira non.
C'est ill�gal pour lui aussi.
Comme pour moi.
Je pige pas.
Ca change quoi, que tu trouves cette famille ou pas ?
Tu me dis pas tout ?
Il s'agit de loyaut�.
Tu m'as dit �a, non ?
Tous ses proches
sont morts ou l'ont trahi. Sa copine, son meilleur ami...
- Je ne peux pas l'abandonner. - L'abandonner ?
Erin, c'est du d�lire.
Aller dans une zone de guerre l'aiderait ?
C'est un vieil homme paralys�.
L'autre n'existe plus.
Pour moi, si !
Il existe pour moi.
Ne t'inqui�te pas.
Tu as rempli des pages.
A quoi �a sert ? Vous partez.
Ca va �tre la guerre.
Je dois apprendre � me battre, pas les maths.
La guerre ne durera pas toujours.
Apr�s, ton pays aura besoin de gens qualifi�s.
Tu ne veux pas finir comme moi.
Bon � rien sauf � se battre.
Viens avec moi.
Tu ne vas pas chercher tes amis ?
Pas le temps. Il faut arr�ter �a.
Reste pr�s de moi.
Ne me quitte pas d'une semelle. Compris ?
Cette attaque enfreint la totalit� de la Convention de Gen�ve !
Bonjour, Clara.
Emm�ne-le, si tu veux qu'il vive.
Tu m'as toujours menti,
mais je ne te croyais pas capable de massacrer des civils d�sarm�s.
Ces civils, comme tu dis,
abritent des mercenaires irakiens. Ils sont une cible militaire.
Je ne vois pas de soldats arabes, Clara.
Juste des femmes et des enfants abattus dans la rue.
Regarde mieux.
Leurs soldats ont tent� de fuir
d�guis�s en femmes.
Ils l'ont cherch�.
Pourquoi tu fais �a ?
Un Juif doit savoir que tuer un civil
pour son origine est mal.
Ton commandant t'a dit de tuer ce gar�on ?
Vous lui reprochez quoi ?
Le tuer vous mettrait en s�curit� ?
Je ne t'ai pas dit que des mensonges, Len.
Je t'ai gard� en vie,
comme promis.
Si tu te joignais � nous ?
Tu nous entra�nerais.
Tu serais bien accueilli, ici.
Et on serait ensemble.
Au revoir, Clara.
Reste !
Tu retournes vers quoi ?
Vous les abandonnez !
Si on y va, on peut sauver des vies.
On doit les prot�ger.
"Ne risquez pas votre vie pour les Arabes."
Ce sont les ordres.
Notre mission est de s�curiser notre repli.
- Nous partons dans trente jours. - Trente jours ?
Ca fait trente ans
qu'on tient cette r�gion.
On y a perdu des camarades. On laisse des gens sans d�fense !
Pas sans d�fense.
Les arm�es arabes passeront la fronti�re
le jour de notre d�part.
Les Juifs ne...
Ils n'attendent pas qu'on parte. Ils attaquent d�j� !
Si on agit pas, les arm�es arabes ne trouveront rien � d�fendre.
Non.
Tr�s bien.
J'irai seule.
Pourquoi c'est si important ?
C'�tait avec le journal.
Mon grand-p�re voulait la rendre � Mohammed.
Mais il n'a pas r�ussi.
Je ne l'avais montr�e � personne.
Tu sais ce que c'est ?
Une clef.
Non ?
Viens.
On appelle �a la Nakba. "La catastrophe".
Quand les Britanniques sont partis, en 1948,
des centaines de milliers de gens se sont exil�s par peur
de l'arm�e juive.
Beaucoup ont gard� leur clef, certains de revenir un jour.
Bien s�r, ils se trompaient.
La clef de la maison de mon oncle � Jaffa.
Transmise � sa mort.
Son bien le plus pr�cieux.
Ton grand-p�re l'a eue comment ?
Je ne sais pas.
Il voulait la rendre, mais �a a mal fini.
Il est all� en prison.
Tu veux la rendre ?
Oui.
D'accord.
Oui, je t'emm�ne � Gaza.
Merci !
Quoi ?
Rien.
Un mauvais r�ve.
Regarde.
Ca dit quoi ?
De rejoindre les docks.
On devait attendre le transfert.
Ils ont des mortiers lourds. Ils risquent de tirer sur le souk.
Ce sera un massacre.
On ne part pas, Alec. Reste l�, je vais voir Rowntree.
- Il est l� ? - Non.
Pas ceux-l�.
Bienvenue. Entre !
- Tu as fait tes valises ? - Non, on...
Tu dois partir tout de suite.
On rejoint les docks.
Vous �tes livr�s aux Juifs.
Les arm�es arabes arrivent.
Elles ne viendront pas ! Ou trop tard.
Les Juifs seront l� ce soir. Il faut partir.
Maintenant.
Je vous emm�ne au port.
La Navy vous fera passer � Acre.
Une balle sera moins cruelle qu'un couteau.
Attends...
Tu lui as dit quoi ?
Je lui ai dit qu'il en avait la responsabilit�.
Parce qu'un jour, nous reviendrons.
Attends ici.
C'est bon !
Prends le bateau
qui traverse la baie.
Prends �a !
Merci, mon ami.
Dieu te b�nisse !
Hassan !
O� il est ?
- J'y vais ! - Je dois le trouver.
Emm�ne ta femme et ta fille. J'y vais,
je le trouverai.
- Tu me promets ? - Oui.
- Tu partiras pas sans lui ? - Je le trouverai. Pars !
Allez-y !
On ne vous attendait plus. Rowntree dit quoi ?
Rien du tout. Il n'�tait pas l�.
On va aux docks ?
Pr�viens-les.
En route.
Quelle blague ! Ce sera fini en moins de deux.
Vous ne venez pas, sergent ?
Sergent...
Vous allez vous battre...
- On reste aussi. - Non.
Monte dans ce blind� et va aux docks.
En vous laissant ici ?
Discute pas, c'est un ordre.
Monte dans ce putain de blind� et emm�ne les gars aux docks !
Vous partez aussi.
Je garde votre place.
Merci.
Omar...
Avance, on y est presque.
Ce truc p�se une tonne. C'est des armes ?
Les fronti�res sont ferm�es. Personne ne fait de voyage � vide.
Allez...
C'est ta copine ?
Non.
Elle ne m'aime pas beaucoup.
de Gaza, le Hamas est fort.
C'est dangereux, pour moi.
Elle s'inqui�te, c'est tout.
Ils font quoi ?
Attends ici.
C'est cette famille-l� ?
Non, c'est un autre cousin.
Mais il nous offre l'hospitalit�.
Il nous emm�nera chez son fr�re demain.
Il vaut mieux pas dormir ici.
Pourquoi ?
L'arm�e isra�lienne rase la maison du martyr dans les 48 heures.
De quoi tu parles ?
Sa fille a�n�e s'est sacrifi�e � Tel-Aviv. Ils sont en deuil.
Tu parles de l'attentat suicide ?
- C'est la famille ? - Oui. Tu n'as pas vu l'affiche ?
Partir serait irrespectueux.
Irrespectueux ?
Sa fille a tu� trois personnes !
J'ai �t� victime d'un attentat, je sais de quoi je parle.
Quoi ?
C'est ta chambre ?
Excuse-moi, je ne comprends pas.
Te brosser les cheveux ?
Ca va ?
Tu as fait �a pour ta soeur...
Viens.
Ca va aller.
L�ve-toi.
Viens...
Qu'y a-t-il ?
On doit partir.
Pourquoi ?
Le fils est du Hamas, il veut que je parte.
Il prot�ge sa famille seul.
Je dois voir le fr�re !
Ne discute pas, c'est dangereux.
Les Isra�liens vont me remettre en prison.
D'accord !
Tu pars, mais pas moi.
Vous faites quoi ?
Reste ici. Ne bouge pas.
Passeport.
Vous �tes ISM ?
Pardon ?
Ecrivez votre nom et votre adresse en Isra�l.
Erin ?
Oui.
Vous �tes venue faire quoi, Erin ?
Voir des amis.
Je peux avoir mon passeport ?
Vous vivez l� ?
Oui.
Qu'est-ce que tu fous ici ?
Suis-moi ou mes parents vont me tuer !
- Je reste. - Tu vis chez une terroriste !
Encore une aventure d�bile. Tu vas te faire tuer !
Non. Pourquoi tu es ici ?
Ils m'ont oblig�e � venir te chercher
pour rendre service � mon p�re.
Le commandant le conna�t, sinon tu aurais �t� arr�t�e.
Cette maison va �tre ras�e ce matin.
Pourquoi ?
A quoi �a sert ? Des enfants vivent ici.
- Ce serait injuste... - S'il te pla�t !
Pas de larmes de crocodile pour la famille d'une terroriste !
Ils sont pareils que ceux qui ont voulu te tuer avec Paul.
T'as une clope ?
Tu avais arr�t�.
Qu'est-ce que tu fous � Gaza, de toute fa�on ?
Gaza, putain !
Je cherche la famille palestinienne de mon grand-p�re.
Je t'en ai parl�.
- O� t'as eu ce revolver ? - Je reste pour me battre.
J'ai jur� � ton p�re de te ramener.
Je lui ai promis de te prot�ger.
Viens avec nous.
Je ne peux pas.
Pas comme �a.
Il y a mieux � faire.
Par ici.
Venez !
Restez l�.
Si je te remplace,
tu pars ?
Viens.
Ne fais pas de moi un menteur, Hassan.
Restez l�.
J'ai tir� � c�t�
quand j'ai vu que c'�tait toi.
La police militaire va t'abattre. Va-t'en.
Et toi ?
Tu as d�sert� aussi.
Laisse-le !
Et si je te revois, on fera pas la causette.
Reculez !
Vous, suivez-moi.
Allez.
Vite.
Passez !
Le fusil.
Donne le fusil.
Prends �a. Attendez ici.
Viens.
Pourquoi on va vers la mer ? Les Juifs s'en �loignent.
Tu sais pourquoi.
Le port est l�-bas.
Tu te battras ?
Oui.
Merci.
Pas de merci.
Fais attention et ne te retourne pas.
File !
Tu es un bon prof.
File.
Pardon, pardon...
Pardon !
Donne-la...
� mon p�re.
Promets-moi.
Bordel !
Pardon !
Mohammed !
Sergent Matthews ! Je vous arr�te pour d�sertion.
Les menottes ! Tenez-le ! Du calme.
Allez !
Allez...
Deux minutes. J'ai quelque chose � donner !
C'est �a.
Je vais boire un th�. Appelle quand t'es pr�t.
Alec...
Donne-moi cinq minutes !
Impossible, sergent.
Vous partez aussi.
Merci, les gars.
Alec !
Pourquoi ils emm�nent la petite ?
Samira ! Ils l'emm�nent.
Ils vont... occuper la maison du fr�re.
Il faut un bouclier humain.
Emmenez-moi aussi.
Elle sera plus calme, si je viens.
Quel courage !
Restez ici.
Vous allez faire quoi ?
"Pauvre oiseau
"Prends ton envol
"Au-dessus des peines
"De cette triste nuit"
Tu as une tr�s jolie voix.
Elle est terrifi�e.
C'est bien.
Elle a raison de l'�tre.
Sa vie va �tre d�truite.
Ton nom ?
Erin.
C'est Samira.
Pourquoi es-tu ici ?
Je ne sais pas.
Je suis anglaise.
Je crois que j'essaie d'aider.
Sans grand succ�s.
Vous parlez bien anglais.
Comment �a se fait ?
Mon p�re m'a appris.
Comment il a appris ?
De vous.
Il travaillait pour votre arm�e quand vous dirigiez notre pays.
C'est mon grand-p�re.
C'est mon p�re.
Et l�, c'est moi.
Pardon !
Il n'est pas tr�s propre.
C'�tait il y a quelques semaines.
Je crois que c'est l� que vous viviez.
Je vous ai suivis � H�bron.
Vos cousines.
C'est l'endroit o� elles vivent maintenant.
Votre maison �tait par l�.
Elles m'ont dit que votre p�re �tait parti � Gaza.
Je ne pensais plus vous trouver.
Je ne comprends pas.
Pourquoi nous chercher ?
Je ne sais pas.
Mon grand-p�re est malade.
Et j'ai lu son journal.
Il parle beaucoup de Mohammed.
Votre p�re.
Il aimerait savoir ce qu'il est devenu.
Il est mort.
Vous vous souvenez de mon grand-p�re ?
Len.
Bien s�r.
Il �tait comment ?
Jeune homme...
Tu sais que mon p�re lui a propos� 3 000 livres pour m'�pouser ?
C'�tait beaucoup d'argent, � l'�poque.
- Je ne savais pas. - Je ne crois pas
que le sergent l'ait pris au s�rieux.
Mais il l'�tait.
C'�tait pour le passeport britannique.
Il n'en parle pas.
Je peux voir ?
J'ai des souvenirs heureux avec ton grand-p�re.
Mais mon p�re �tait tr�s f�ch� contre lui.
Il l'est rest� de nombreuses ann�es.
Pourquoi ?
A cause de mon fr�re Hassan.
Il s'est enfui avant de monter dans le bateau.
Le sergent a promis
de nous le ramener sain et sauf.
Il ne l'a pas fait.
Mon p�re a attendu, attendu...
Mais on n'a jamais revu aucun des deux.
Il a essay�.
Il a tout fait, c'est �crit l�.
Il a d�sert� et il l'a cherch�.
Ils se sont battus pr�s de Ha�fa.
Hassan s'est fait tirer dessus par les Juifs.
Mon grand-p�re n'a pas r�ussi � le sauver.
Il est mort.
Je suis d�sol�e.
Alors...
J'ai quelque chose pour vous.
Mon grand-p�re a essay� de vous l'apporter.
Il a cherch� votre p�re.
Il avait promis � Hassan. Il l'aurait fait s'il avait pu.
Mon grand-p�re voudrait que vous l'ayez.
Je regrette que �a ait pris si longtemps.
Vous faites quoi ?
Viens...
Tiens �a.
Eliza !
Si la maison saute, nous aussi.
Ne fais pas �a, c'est mal.
C'est cette maison-l�.
Celle de l'ami de mon grand-p�re. Il est mort ici.
Ils ont d� fuir Ha�fa, puis H�bron.
Ne les chasse pas.
Je n'ai pas le choix.
Ca va ?
J'ai trouv� �a.
J'ai de la peine.
Vous faites quoi ?
On cherche des armes.
Rendez-moi �a !
Salut, ma belle.
Tu ne veux vraiment pas qu'on t'emm�ne ?
Non, �a ira. J'ai appel� un taxi.
Merci pour tout.
J'ai beaucoup appris.
Laisse.
Merci.
Tu reviendras ?
Pourquoi ?
A quoi bon ?
Il y a beaucoup � faire.
C'est tr�s courageux, Erin.
Ce que tu as fait.
- Autre chose ? - Non.
Merci.
Je ne sais pas ce que je ressens.
L'arm�e britannique
d�tale apr�s avoir gagn� une guerre mondiale.
J'�prouve sans doute de la g�ne,
de la honte,
comme si tout �a �tait un �chec.
On a laiss� les Arabes dans la merde,
�a, je le sais.
Et les Juifs, avec leur foutu Etat conquis
si durement ?
Il y a trois ans, j'aurais dit : donnez-leur.
Ils le m�ritent, apr�s ce qu'ils ont endur�.
Maintenant, je n'en suis plus si s�r.
Leur pr�cieux Etat est n� dans la violence
et dans la cruaut� envers ses voisins.
Je ne sais pas s'il peut esp�rer prosp�rer.
Quant � moi...
Quant � moi, cette partie de ma vie est termin�e.
J'ai l'impression d'avoir l�ch� ceux qui m'ont fait confiance.
Je n'ai plus rien � esp�rer � part un long s�jour en prison
et un renvoi de l'arm�e avec bl�me.
J'aimerais pouvoir me dire qu'un jour,
je trouverai un moyen de rendre sa clef � Mohammed.
Je lui dois �a.
Au moins.
Mais je doute d'avoir le cran de me pr�senter devant lui,
apr�s ce que j'ai fait.
Erin...
Je suis revenue.
C'est moi, Erin.
Je suis all�e en Palestine.
J'ai lu ton journal, j'ai cherch� la famille de Mohammed.
J'ai retrouv� sa fille. Elle se souvient de toi.
Je lui ai donn� la clef.
Comme tu l'aurais voulu.
J'esp�re que c'est bien.
Adaptation : St�phane L�vine
Sous-titrage : TELETOTA
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.